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Le blog de Lucien PONS

Un vent nouveau! La victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier 2015.

26 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme

Un vent nouveau! La victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier 2015.


LE COURRIER - MARDI 27 JANVIER 2015

par Laura Drompt


Hier, le slogan «L’espoir arrive!» («H elpida erxetai!») s’est transformé, devenant «L’espoir a vaincu!» («H elpida nikhse!»). L’éclatante victoire de Syriza dans les élections législatives anticipées de dimanche marque un véritable tournant pour la politique grecque. Pour la première fois depuis 1974, le pouvoir échappe aux mains de la Nouvelle Démocratie ou du PASOK – et à leurs dynasties de premiers ministres.
Les discours alarmistes des partis traditionnels n’auront donc pas suffi à détourner la population grecque de sa profonde aspiration au changement. Il faut dire qu’après des années de privations, de conditions de travail et de vie sans cesse détériorées, de clientélisme politique et de magouilles par une caste qui, elle, ne souffre ni du chômage ni de la faim, Syriza apporte enfin l’espoir d’un renouveau.
Plus qu’une victoire de principe, le parti anti-austérité pourrait même emporter la majorité absolue – les résultats définitifs se faisant attendre à l’heure où Le Courrier met sous presse. Et, déjà, on entend que les «partenaires» européens sont inquiets face à ce qu’ils qualifient de «gauche radicale». Alors que l’exploitation bancaire de la crise de la dette grecque est devenue une véritable rente pour certaines institutions, il n’est pas étonnant que les dirigeants à la botte des lobbys financiers craignent l’arrivée au pouvoir d’un premier ministre basant son programme sur la renégociation de la dette.
Il s’agit à présent de veiller à ce que cet élan démocratique ne soit pas étouffé, à ce que les mouvements sociaux ayant cours en Grèce, auxquels nous assistons depuis 2008, ne deviennent pas une révolution manquée.
Depuis quelques mois, un autre slogan marque les murs d’Athènes et s’affiche sur les bannières des rassemblements: «Ne vivons plus comme des esclaves» (Na mhn zhsoume san douloi). Symbole de la violence sociale exercée sur tout un peuple. Le réalisateur Yannis Youlountas, qui en a d’ailleurs fait un documentaire, estime à cet égard que «seule une société plus juste et plus éclairée pourra lutter contre la résignation». Mais l’espoir est un grand mot, qu’il ne suffit pas de prononcer pour que tout aille mieux. Et la population grecque s’est si souvent vue trahie par la classe politique qu’elle attend désormais des actes et leurs effets concrets. Fidèle, en quelque sorte, à la célèbre épitaphe de Nikos Kazantzakis: «Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre.» («Den elpizo tipota, den fobamai tipota, eimai elefteros»).

Hier, le slogan «L’espoir arrive!» («H elpida erxetai!») s’est transformé, devenant «L’espoir a vaincu!» («H elpida nikhse!»). 
lecourrier.ch
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