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Le blog de Lucien PONS

Les antifas sont très actifs en ce moment. Un nouveau Rouge-Brun est épinglé! Nicolas Bourgoin.

13 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #La gauche, #Le fascisme, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La mondialisation, #Europe supranationale, #La lutte des classes

Bonjour

 

Un de plus dans les filets des antifas !

 

La pseudo journaliste, Ornella Guyet, en a décidé ainsi : Nicolas Bourgoin est un dangereux Rouge-Brun !

 

Je vous transmets sa publication afin que vous jugiez par vous-même.

 

Il est de plus en plus évident que ces gens-là sont les meilleurs défenseurs du système ultralibéral qui ravage notre pays.

 

La liste des dangereux déviants est de plus en plus éloquente : Etienne Chouard, Olivier Berruyer, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz, François Asselineau, Viktor Dedadj, Maxime Vivas, Jean Bricmont, Jacques Sapir, Jacques Nikonoff, le M’PEP, Le Comité Valmy,…, Lucien Pons,… etc. La liste n’est pas exhaustive.

 

Depuis que je sais que ces personnages de gôche soutiennent les nazis de Pravy Sektor en Ukraine  (ici), je suis plutôt rassuré.

 

Le fait d’être épinglé de la sorte par des individus prétendument de la gauche radicale me rassure quelque peu. A dire vrai, je suis presque heureux d’être parmi ces illustres personnes stigmatisées par ces gens-là. Il est vrai que ces contempteurs de la lutte des classes se réfugient dans l’invective pour faire croire à leurs disciples qu’ils sont encore les défenseurs des opprimés.

 

Il est urgent que les vrais progressistes se débarrassent de ces parasites afin de tenir un discours conforme à la défense des classes dominées.

 

Bien cordialement

 

Lucien Pons

 

 

Voici le texte de Nicolas Bourgoin :

 

Pour en finir avec le confusionnisme !

Mes prises de position concernant l’affaire Dieudonné m’ont valu un sérieux rappel à l’ordre de la part des antifascistes auto-proclamés, notamment un billet d’Ornella Guyet intitulé « Nicolas Bourgoin continue de s’enfoncer » publié sur son site confusionnisme.info et présenté en fin d’article. Ce texte à charge, au-delà de son aspect anecdotique, met en lumière les pratiques de certains procureurs du net : mauvaise foi, erreurs factuelles, schématisations et le tout sans droit de réponse (il est techniquement impossible de laisser un commentaire sur son site). Nous sommes dans le cadre de la justice expéditive, du procès d’intention sans droits de la défense. L’étiquette de confusionniste m’avait d’ailleurs déjà été appliquée par un site néoconservateur de gauche proche des antifas et coutumier des mêmes pratiques. Mais il pousse aussi à s’interroger sur la signification du terme de « confusionnisme », notion fourre-tout souvent associée à l’antisémitisme et employée pour disqualifier les propos de ses adversaires politiques. 

 

 

 Les antifas sont très actifs en ce moment. Un nouveau Rouge-Brun est épinglé!  Nicolas Bourgoin.

De quoi le confusionnisme est-il le nom ? Cette étiquette pour le moins… confuse m’a été appliquée par Ornella Guyet pour rendre compte de mon parcours politique : je serais passé de l’extrême-gauche anti-autoritaire à l’extrême-droite, à la faveur de l’affaire dite de « la quenelle » qui aurait agi comme un révélateur de mon « penchant dieudonniste ». Cette analyse à l’emporte-pièce, bien que brève n’en comporte pas moins un certain nombre d’erreurs factuelles qui renvoient aux schémas de pensée de l’auteur : mon site n’est pas consacré à la « dénonciation des antifascistes » mais à l’analyse critique du contrôle social et ne comporte qu’un seul article (sur près de 150) concernant les « antifas » (à distinguer des antifascistes authentiques dont je reprends d’ailleurs les thèses dans mon travail de fond, notamment celles de Georges Dimitrov). Dans mon billet sur la ZAD du Testet que j’invite Ornella Guyet à (re)lire, je défends en réalité les zadistes en dénonçant les nuisances du projet de barrage. Ce travail complémentaire lui permettra de comprendre ce qu’elle perçoit comme une incohérence (le voisinage de mes billets consacrés à Dieudonné (en fait, sur la liberté d’expression) avec ceux « dénonçant les violences policières (y compris au Testet) et les politiques répressives ». Ce n’est pas Dieudonné en tant que tel que je soutiens mais son droit à s’exprimer (et donc à travailler). Aucune confusion, aucune rupture entre l’avant et l’après affaire de la quenelle mais une constance dans la critique sans concession du contrôle social quand il se mue en autoritarisme politique et dans la défense du droit à l’expression qui doit s’appliquer à tous, y compris à nos adversaires politiques, sous peine d’être inexistant.

Au-delà de ces pratiques d’étiquetage abusif, qui ont d’ailleurs valu à l’auteur quelques procès, c’est la notion même de confusionnisme qui pose problème. Sa définition renvoie essentiellement au clivage droite/gauche :

« Le confusionnisme est le fait d’appuyer des raisonnements de gauche par des raisonnements émis par des auteurs qui ne sont pas de gauche (et qui, pour la plupart, proviennent de l’extrême-droite). In fine, le confusionnisme, c’est confondre sa droite et sa gauche, avec la conséquence logique de servir ceux qui prétendent que la gauche et la droite relèvent de la même logique… C’est-à-dire la frange la plus réactionnaire de la droite. » (Confusionnisme et déviationnisme).

Or, ce clivage qui a eu ses heures de gloire jusqu’à la période mitterrandienne est depuis largement invalidé par les revirements, trahisons et conversions au libéralisme de la gauche officielle et de ses intellectuels assermentés : comment prétendre sérieusement que les thèses anti-impérialistes et anti-libérales d’Alain Soral sont plus à droite que les positions mondialistes de Jacques Attali ou de BHL, encore classés à gauche ? ou que la politique étrangère de Laurent Fabius, marquée par un atlantisme virulent, serait de gauche par rapport à celle menée en son temps par Dominique de Villepin ? Michel Onfray a dernièrement fait état de ce paradoxe : la résistance au système de domination n’est pas seulement le fait de penseurs étiquetés à gauche. Elle se nourrit aussi d’analyses dissidentes émanant d’autre courants politiques dont certains sont classés indûment à l’extrême droite par la mouvance antifa. Des intellectuels comme Etienne Chouard, Jean Bricmont, Michel Collon ou des personnalités politiques comme Alexis Corbière, épinglés comme « figures de la confusion » par Ornella Guyet, développent pourtant des analyses concernant la mécanique du pouvoir, de l’impérialisme ou du fascisme qui seraient bien utiles aux adversaires de l’ordre établi que sont les antifas. Le site Investig’action notamment est une mine d’or pour qui cherche une information alternative afin de comprendre les ressorts géopolitiques de la domination impériale. Prendre acte de ces évolutions politiques qui brouillent certains repères traditionnels vaut immanquablement à son auteur le qualificatif infamant de « rouge-brun » en vogue chez les antifas mais qui est non-sens historique : le fascisme a été justement une réponse politique mise en oeuvre par la bourgeoisie au ‘danger bolchévique », à la menace communiste née de la Révolution russe de 1917. Les deux termes sont antinomiques et inconciliables.

Confusion ou aveuglement ? « Voir la paille dans l’oeil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien » : la confusion est surtout dans le regard de celui qui prétend la voir partout sauf là où elle est précisément.

Le démographe Nicolas Bourgoin, auparavant apprécié de la gauche anti-autoritaire pour ses recherches sur l’univers carcéral et les politiques répressives, a révélé son penchant dieudonniste lors de l’affaire dite de la « quenelle » en début d’année. Sympathisant d’Egalité et Réconciliation (E&R), il se concentre désormais, sur son blog qui se présente pourtant toujours comme étant à caractère universitaire, sur la dénonciation des antifascistes. Parmi les derniers articles publiés, on trouve ainsi une condamnation des prétendus « casseurs » de la Zad du Testet (« Les zadistes de Sivens, idiots utiles ou combattants anti-système ? », 3 novembre 2014) et une défense de Dieudonné reprise par E&R (« Les 5 mensonges de la propagande anti-Dieudonné (et comment les réfuter) », 9 novembre 2014), conjointement avec des articles dénonçant les violences policières (y compris au Testet) et les politiques répressives, comprenne qui pourra… En dépit de ses convictions d’extrême droite, Nicolas Bourgoin est toujours parfois relayé sur des réseaux sociaux marqués à gauche.

Nicolas Bourgoin, né à Paris, est démographe, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur. Il est l’auteur de quatre ouvrages : La révolution sécuritaire (1976-2012) aux Éditions Champ Social (2013), La République contre les libertés. Le virage autoritaire de la gauche libérale (Paris, L'Harmattan, 2015), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

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