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Le blog de Lucien PONS

TAFTA: Des dizaines de milliers de citoyens dans les rues, et s’il fallait tenter autre chose?

20 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Le capitalisme;

TAFTA: Des dizaines de milliers de citoyens dans les rues, et s’il fallait tenter autre chose?

 

Les mouvements se répètent, les manifestations se multiplient, les pétitions furent nombreuses et toutes ont fini au fond d’une poubelle), et en général, le TAFTA n’est pas le bienvenu, LES POPULATIONS N’EN VEULENT PAS!!! Mais dans leur mépris le plus total comme dans leur manque de loyauté envers leur population, nos politiques persistent à vouloir nous imposer cette trahison dont les principal bénéficiaires seraient les industriels et les financiers.

Ce 18 Avril, des dizaines de milliers de personnes se sont réunies dans 34 pays pour protester contre le TAFTA, mais bon, on se doute bien que le résultat ne sera pas celui escompté, car de toute manière, ils s’en foutent que la population ne soit pas contente…

Peut-être va-t-il au final s’inspirer des seuls à réellement avoir réussi à faire trembler la république, même si leurs méthodes furent assez radicales, elles ont également été efficaces…

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Le 18 avril est la Journée mondiale d’action contre l’Accord de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) négocié entre l’UE les Etats-Unis.

Des dizanes de milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans 34 pays européens pour protester contre la signature de l’accord TTIP (TAFTA) prévoyant la mise en place d’une zone de libre-échange entre les États-Unis et l’UE.

En Allemagne, où 230 actions ont eu lieu dans 170 localités, 15.000 personnes ont manifesté à Munich (sud), 2.000 à Leipzig (est) et un millier à Stuttgart (sud-ouest), selon les organisateurs. Entre 6.000 et 15.000 manifestants sont descendus dans les rues à Vienne. Au total, jusqu’à 22.000 personnes ont pris part à des actions de protestations à travers l’Autriche.

 

Des manifestations se sont également déroulées dans 40 villes italiennes. Les médias néerlandais ont pour leur part fait état de « dizaines de milliers » de protestataires rassemblés dans 45 villes et villages du pays.

A Varsovie, environ 300 personnes se sont réunies devant la représentation de la Commission européenne, selon les médias polonais. Un millier de protestataires, dont certains étaient masqués, ont défilé à Helsinki, capitale finlandaise. A Bruxelles, la manifestation contre le traité de libre-échange négocié entre l’Union européenne et les Etats-Unis a rassemblé environ 2.000 participants.

1015717774© Flickr/ Global Justice Now
 

L’Accord TTIP/TAFTA en français, également connu sous le nom de Traité transatlantique, est négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne. Censé aboutir à la création de la plus grande zone de libre-échange du monde, cet accord est doit réunir, selon ses partisans, des conditions propices à la croissance économique sur les deux rives de l’Atlantique.Le projet suscite toutefois de vives discussions au sein de l’UE. Ceux qui s’opposent à sa conclusion craignent une dégradation des conditions de travail pour les salariés, ainsi que des normes en matière de protection de l’environnement. La perspective de l’annulation des droits de douane a également soulevé une vague de protestations dans le secteur agricole européen.

Quels risques pour l’Europe?Contacté par Sputnik, l’économiste français Frédéric Farah, coauteur (avec Thomas Porcher) du livre TAFTA: L’accord du plus fort, a exposé sa vision des possibles conséquences qu’engendrerait la signature de l’accord TTIP pour l’Europe.

Selon lui, les dispositions contenues dans le document risquent d’exposer des secteurs comme l’agriculture à une concurrence trop lourde, tandis que les coûts d’ajustements entraîneront des pertes d’emplois et aggraveront les inégalités entre régions dynamiques et celles en déclin.

Dans le même temps, le « rapprochement des normes sanitaires » pourrait déboucher sur une situation dans laquelle la mauvaise norme chassera la bonne, explique M.Farah. L’Europe risque également de faire face à une « dilution définitive dans une zone de libre-échange », indique l’expert. »La reconnaissance d’une justice privée, c’est-à-dire des tribunaux d’arbitrage, réduirait la capacité des Etats à définir des normes communes fortes », prévient M.Farah.

Source: Sputniknews

C’est en ignorant les cris et la colère que les états finissent par se retrouver confrontés aux mouvements radicaux, et c’est ce qu’il risque d’arriver avec le temps, le terrorisme de certains pour combattre un terrorisme encore plus dangereux, le terrorisme économique imposé par des multinationales. Ce jour-là, nous assisterons à des actions plus violentes encore que celles de ces quelques français qui ont réussi à faire reculer « la république »: les bonnets rouges. Serait-ce réellement la seule solution pour qu’enfin le TAFTA recule et qu’enfin, la presse mainstream puisse en parler?

Ils se sont battus contre les portiques écotaxes, une taxe inique qui profitait avant tout (mais est-ce étonnant?) à des entreprises privées avec dans le lot, ô étonnement feint: la Goldman Sachs!

En reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n’a jamais été soumise au débat public : c’est la première fois que la collecte de l’impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête. sic…

Qui va toucher ces 280 millions par an (desquels sont déduits 50 millions de TVA) pour mettre en œuvre le dispositif de recouvrement ? Un consortium d’entreprises baptisé Ecomouv’, mené par le groupe italien Autostrade per l’Italia. Celui-ci est une filiale d’Atlantia, la société qui gère la plupart des autoroutes italiennes. Elle est détenue (à 48 %) par le fonds d’investissement Sintonia, propriété de la famille Benetton [2]. La banque états-unienne Goldman Sachs est entrée au capital de ce fonds en 2008. Autostrade, qui détient 70 % d’Ecomouv’, s’est allié avec les groupes français Thales, SNCF, SFR et Steria, une entreprise qui vend des services informatiques aux entreprises. Visiblement, personne ne s’est demandé comment la SNCF appréhendera d’éventuels conflits d’intérêt, alors que les 3 300 camions de sa filiale Geodis, spécialisée dans le transport de marchandises, seront concernés par l’écotaxe. Rappelons également que l’objectif initial de l’écotaxe est de développer des transports plus écologiques, notamment le fret ferroviaire, sur lequel la SNCF a quelques intérêts financiers.

Les rentrées fiscales passeront-elles par les paradis fiscaux ?

Ecomouv’ prévoit des recettes de près de 2,8 milliards d’euros pour les 11,5 années d’exploitation du dispositif. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes – environ 600 000 immatriculés en France et 200 000 étrangers – devront s’enregistrer auprès d’Ecomouv’, notamment via des sociétés de télépéages habilitées : Axxes, DKV, Eurotoll, Ressa, Telepass et Total. Les poids lourds devront se doter d’un boîtier, type GPS, qui permettra de retracer leur parcours sur les 15 000 km de tronçons routiers concernés par la taxe. Des portiques installés sur ces routes serviront uniquement à contrôler que les camions sont bien dotés de boîtiers. Les sociétés de télépéage collecteront une partie des taxes, versées sous forme d’abonnement [3]. En contrepartie, elles seront rémunérées par Ecomouv’ à hauteur de 60 millions d’euros par an. Les transporteurs pourront, s’ils le souhaitent, s’acquitter de la taxe directement auprès d’Ecomouv’.

Article complet du 30 Octobre 2013 sur Bastamag

Le gouvernement a tellement été traumatisé qu’il ont fait une véritable psychose autour des bonnets rouges, ces derniers ayant au final été interdits lors des manifestations, aussi indésirables que les quenelles de Dieudonné. Deux exemples assez parlants, en commençant par le plus ridicule:

Des salariés d’Ecomouv arborant des bonnets de Père Noël lors de la fête de fin d’année de l’entreprise installée à Metz ont été pris par erreur pour des Bonnets rouges en train de manifester, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.

«On nous a signalé jeudi après-midi un attroupement d’une centaine de personnes portant des bonnets rouges» devant un bâtiment de l’entreprise, «alors nous sommes rapidement intervenus sur place», a expliqué un officier de gendarmerie à l’AFP.

Or «il est apparu que c’était une réunion de cohésion interne des salariés d’Ecomouv avant les fêtes, pour se souhaiter Joyeux Noël, et ils avaient tous le bonnet du Père Noël sur la tête pour une photo de groupe», a-t-il ajouté. «Ils n’ont pas réfléchi», a critiqué l’officier, souhaitant que la prochaine fois la gendarmerie soit avisée de ce genre d’événement.

Article complet sur Libération

Second exemple: le 11 Novembre 2013, pour les commémorations organisées sur les Champs-Élysées, deux spectateurs ont été arrêtés pour avoir été les auteurs d’une provocation ignoble: ils portaient des bonnets rouges!

Est-ce cela qu’il faut dans l’avenir, s’inspirer des bonnets rouges pour faire reculer le pire de tout? Le TAFTA? Cela risque d’arriver, s’il n’y a pas d’autres moyens possibles… Et vous, vous en pensez quoi?

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B
"La démocratie n'a jamais rien fait"-de Gaulle et les amerlocs veulent pour cette raison l'imposer partout et réduire à rien les opposants!
Répondre