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Le blog de Lucien PONS

Défense de la langue française, heureusement qu'il y a Hagège !

10 Janvier 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance

Heureusement qu'il y a Hagège !

Lettre ouverte à Claude Hagège
Dans les grandes heures de l'Histoire de la France, il s'est toujours trouvé un homme face à son destin pour la relever. Or, celle-ci est gravement attaquée par ceux-là mêmes qui sont chargés de la diriger, et qui sont en train de capituler en rase campagne au prétexte que la mondialisation aurait choisi sa langue et qu'il est du devoir de la France de s'abandonner à des objectifs mercantiles, fut-ce au prix d'un renoncement à défendre ce qui constitue le ciment fédérateur de la nation, la langue française. Je viens de parler de capitulation, mais il n'y a pas d'ennemi extérieur, il s'agit donc d'une collaboration.
Jean Dutourd de l'Académie française a écrit : « La langue française n'est pas malade, elle est en guerre. Elle est victime d'une agression. Elle est envahie par les armées du sabir qui la ravagent comme les armées anglaises ravageaient la France pendant la guerre de Cent ans. »
Il nous faut un homme providentiel, et je n'en vois qu'un, c'est Claude Hagège, professeur au Collège de France. Sera-t-il Jeanne la Pucelle ou Charles de Gaulle, peu importe. Qu'il reste Claude Hagège tout simplement et qu'il fende l'armure : qu'il devienne le militant de la défense de notre langue, qu'il lance une croisade contre les fossoyeurs du français.
Monsieur le professeur,
Je m'adresse à vous, sous la forme d'une lettre ouverte pour vous demander de prendre en considération ma demande. Je souhaiterais que vous preniez en charge une action de communication par toutes les voies possibles afin de fédérer derrière vous les associations de défense de la langue française, de la libre pensée, les associations culturelles et d'une manière générale de toutes celles qui soutiennent les valeurs de la République afin de fédérer tous les Français qui, comme moi, sont indignés par le projet scélérat que la ministre, Geneviève Fioraso, a fait voter au Parlement, instituant l'enseignement en anglais dans nos universités et grandes écoles.
Accordons à cette dame une seule chose ; c'est que ses prédécesseurs directs (Laurent Wauquiez et surtout Valérie Pécresse, Prix de la Carpette anglaise en 20081) lui avaient préparé le terrain. Les ministres passent, l'administration reste. Mais cette entreprise est soutenue, pour ne pas dire encouragée, par un ennemi de l'intérieur : la plupart des journalistes, les directeurs des grands hebdomadaires et tous ces intellectuels à la botte de l'Empire.
Je n'insisterai pas sur les arguments et réponses formulés par la ministre par respect pour vous. Votre argumentaire est bien au-dessus de ces petites arguties. Non, simplement je rappellerai pour les lecteurs de cette lettre ouverte que l'on essaie de nous faire croire que l'anglais sera enseigné à la marge, alors que bien évidemment, ce sera un Cheval de Troie qui entraînera une perte considérable d'influence de la langue française non seulement dans le monde, mais en France même.
Il est plus que temps que l'entreprise de déculturation des esprits, à commencer par celle qui s'applique sur les jeunes soit enfin dénoncée par une des plus brillantes plumes actuelles : la vôtre. Vous ne serez pas seul, et l'Histoire, la grande, retiendra votre décision et votre engagement.
Sachez que l'esprit qui m'anime ne peut en aucun cas s'encombrer d'une quelconque appétence à la flagornerie.
Je ne sais, à l'heure où j'écris ces lignes, comment vous faire parvenir cet écrit. Nul doute que les lecteurs d'Agora Vox et du site de l' A.FR.AV m'aideront dans cette entreprise. J'ai besoin d'eux, et je les remercie par avance.
Je n'ose croire qu'un amoureux des langues comme vous, un défenseur de la diversité linguistique puisse refuser de prendre le commandement de ce qu'il faut bien appeler une croisade.
Nos armes seront les mots, rien que les mots. Nos grands auteurs classiques qui ont porté la langue française si haut au cours du Grand siècle méritent qu'on se mobilise pour qu'enfin cesse cette entreprise de formatage des esprits si précieuse pour les ennemis de la liberté des peuples.
Je vous prie de croire, Monsieur le professeur, en mon plus profond respect.

Thierry Saladin

Pour la langue française, la Francophonie, le respect des langues nationales, la lutte contre le tout anglais, adhérez à l'A.FR.AV :
http://www.francophonie-avenir.com

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