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Le blog de Lucien PONS

« BREXIT »: le référendum britannique exprime le ras le bol des peuples de l’U.E.

24 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Terrorisme, #Les média

« BREXIT »: le référendum britannique exprime le ras le bol des peuples de l’U.E.

Europe crise

Les résultats du référendum  du 23 juin en Grande Bretagne sont clairs.
Les Britanniques ont voté massivement.  Le taux de participation a été de  72,2% 52% des votants se sont prononcés pour la sortie du pays de l’Union Européenne.
Conséquences immédiates: la baisse de la Livre sterling, le dévissage des bourses, la démission du Premier ministre conservateur D. Cameron partisan du maintien dans l’UE, comme les milieux financiers, B. Obama, la Commission de Bruxelles,  le Parti Travailliste, etc.
Pour leur part, les Partis Communistes d’Irlande et de Grande Bretagne et divers syndicats, estimant que l’UE n’est pas réformable, ont expliqué qu’ils étaient, eux, favorables à  un « Lexit » (une sortie « de Gauche »).

 

A noter qu’une fois encore les sempiternels  médiacrates français qui régentent l’opinion publique et les journaux de la pensée unique s’étonnent de ce résultat ( l’inversion des résultats du derniers sondage ) et stigmatisent ce peuple -qui comme toujours- n’aurait rien compris…
La même chanson (avec souvent les mêmes interprètes) qu’après le Non au référendum français sur la Constitution européenne, les mêmes pseudo arguments qui ont conduit , contre tout respect de la démocratie, à refaire voter les Danois et les Irlandais qui, comme les Français et les Hollandais avaient eu l’insolence de dire Non.

Ces « élites » autoproclamées, politologues et politiciens ne se sont à aucun moment remis en cause. Mieux ils ont contribué à faire avaler sous la présidence de Sarkozy, en 2009, le scandale de l’acceptation par le Parlement français du Traité de Lisbonne qui reprenait une grande partie des dispositions rejetées lors du référendum de 2005.
Seuls les députés et sénateurs du Parti Communiste Français et du Front de Gauche et une poignée de réfractaires éparpillés dans divers groupes étaient alors restés fidèles au vote des Français en 2005.

Aujourd’hui, si l’on avait à revoter en France, le Non à une constitution européenne ne serait plus de 55%,  mais de 65%.
Mais peu importe… on continue comme si de rien n’était, la même politique néolibérale, d’abandon des souverainetés nationales, de recherche du profit maximum, de casse des services publics, de chômage (22 millions de personnes dont 4 millions de jeunes), de réduction des salaires, de liquidation du Droit du Travail, d’enrichissement honteux d’une poignée de privilégiés et d’appauvrissement et de difficultés pour les peuples.

Jamais , la perception des  politiques de l’U.E. n’a été aussi négative.

C’est là que sont les causes de fond du Brexit (y compris dans le rapport à l’immigration).

Or, ces causes d’impopularité de l’U.E. se retrouvent dans beaucoup de pays qui en sont membres.
Une étude récente du Pew Resarch Center, publiée le 7 juin, montre que les opinions négatives sur l’UE ont augmenté de 34% ces 10 dernières années.
L’enquête relève qu’en 2007, la vision négative était en moyenne de 15% dans les 10 pays analysés.
En 2016, ce pourcentage atteint les 49%.
L’ensemble des pays (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Hollande, Hongrie, Italie, Pologne, Royaume Uni et Suède) représente 80% de la population de l’UE et 82% de son économie.

La Grèce arrive en tête du mécontentement avec 71% des réponses qui trouvent plus d’inconvénients que d’avantages à appartenir à l’UE.
La France suit avec 61%, puis l’Espagne (49%) et la Grande Bretagne (48%).
Curieusement, le pourcentage des « mécontents » britanniques est de même niveau que celui de pays comme l’Allemagne (48%) ou la Hollande (46%).
Les pays où l’opinion demeure très majoritairement positive sont la Pologne (72%), la Hongrie (61%), l’Italie (58%) et la Suède (54%).

Dans les pays du Sud, 65% des Espagnols, 66% des Français, 68% des Italiens et 92% des Grecs rejettent les choix économiques de l’UE.
En clair, si une claire majorité de Grecs et de Français trouvent négative l’appartenance à l’UE, même en Espagne -où les avis négatifs n’ont pas la majorité absolue- et en Italie -où l’appartenance est ressentie comme positive- les politiques européennes néolibérales sont condamnées dans le Sud de l’Europe.
Le référendum britannique, avec la victoire du Brexit malgré toutes les pressions sur les électeurs, prouve qu’aujourd’hui ces choix économiques et politiques, l’absence de démocratie et de contrôle sur les eurocrates de Bruxelles, le poids des lobbies, sont en train de défaire l’Union Européenne.

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