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Le blog de Lucien PONS

Quelques publications sur le Brexit.

3 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Bonjour.

Heureux nous sommes de pouvoir observer in situ après le Brexit le désarroi et le vrai visage de la caste qui nous gouverne. L’Angleterre a bien avant la France inventé la démocratie moderne. Elle nous permet aujourd’hui d’apprécier l’exercice de cette démocratie.

En août/septembre 2013 le parlement anglais avait refusé à Cameron d’impliquer leur pays dans la guerre ouverte contre la Syrie comme le voulait l’Empire. Il faut rappeler que l’hôte de l’Elysée avait déjà donné l’ordre d’intervenir, les moteurs des avions français tournaient déjà afin de déverser les bombes de la paix sur la Syrie, à l’instar de la précédente intervention contre la Libye.

Même si au fil des siècles les anglais ont souvent été nos ennemis héréditaires, il faut leur rendre un hommage appuyé !

Par leur rejet de l’Union Européenne, ils sont à la pointe de la démocratie et défendent ainsi cette Europe porteuse de nos valeurs communes. Il est amusant d’observer la hargne des eurolâtres de tous poils.

Voici un extrait de « C’était De Gaulle », par Alain Peyrefitte.

« Le Général me répète, avec encore plus d’énergie, ce qu’il m’a dit déjà plusieurs fois au sujet des journalistes: « Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse.

Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale.

Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.

Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu’à moi, ont dominé. La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays. Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent.

En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! »

Je vous soumets ci-après quelques publications et vidéos afin de bien identifier les adversaires voire les ennemis de la démocratie.

- Nigel Farage au parlement européen après le Brexit

https://www.youtube.com/watch?v=cyYpPDeCgrk

- Un excellent papier sur le site « Les crises »

Après le Brexit, en finir avec le référendum ? Source : Le Nouvel Obs, Matthieu Croissandeau, 29-06-2016

[…]

L’exemple du vote sur le Brexit nous a offert en quelques mois un condensé de perversion démocratique, une extravagante illustration de ce qu’il ne faut pas faire.

C’est l’autre leçon du Brexit. Elle ne porte pas sur la nature du projet européen que rappelle cette semaine Jean Daniel dans son éditorial, mais sur la procédure choisie par le Royaume-Uni pour permettre à son peuple souverain de s’exprimer : le référendum.

Entendons-nous, il ne s’agit pas, bien évidemment, de dénier aux électeurs le droit de se prononcer sur les grands enjeux qui les concernent dès lors que le résultat de leur vote risquerait de décevoir ceux qui les gouvernent.

Oui, entendons-nous bien…

Poussé à l’absurde, ce genre de raisonnement conduirait en effet à dissoudre le peuple pour en élire un autre comme l’avait magnifiquement dénoncé Bertolt Brecht !

Enfin et surtout, en matière d’affaires européennes, le référendum peut devenir une arme de frustration massive si son verdict se révèle trop compliqué à appliquer. On l’a vu en 2005 à propos du traité constitutionnel européen, en 2015 avec Aléxis Tsípras en Grèce et demain – qui sait ? – avec le Brexit.

[…]

Matthieu Croissandeau

http://www.les-crises.fr/apres-le-brexit-en-finir-avec-le-referendum-par-matthieu-croissandeau/

- Brexit : « Quittons cette Europe dont les tares ont atteint des dimensions effrayantes ». Par Mohamed BELAALI, « Le Grand Soir ».

Quel plaisir de voir les chiens de garde du capital (médias, Banque centrale européenne, FMI, Banque mondiale, Commission européenne etc. etc.) aboyer et se lamenter à longueur de jour et de nuit depuis ce fameux vendredi 24 juin 2016. Le peuple anglais vient de leur infliger une sacrée raclée. Ils sont furieux et inconsolables. Quel pitoyable spectacle donnent-ils lorsque leurs intérêts de classe sont menacés. Autour d’eux, tout n’est qu’agitation et affolement. Le choix de ces vilains britanniques « est un véritable big bang contraire à l’avis de presque tous les experts, à la raison économique et au souhait des autres Européens. […] Les journalistes, les experts, les politologues et les sociologues déferlent sur les plateaux de télévision exprimant sans retenue leur haine et leur mépris pour la volonté du peuple anglais. […].Les hommes politiques regrettent une décision douloureuse car « les Britanniques par référendum ont décidé de quitter l’Union européenne. C’est un choix douloureux et je le regrette profondément » déclarait François Hollande (5). Jean-Claude Junker président de la Commission européenne, Martin Schulz président du parlement européen, Donald Tusk président du Conseil européen, eux aussi, regrettent cette décision douloureuse. http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2329_fr.htm

URL de cet article 30578.
http://www.legrandsoir.info/brexit-quittons-cette-europe-dont-les-tares-ont-atteint-des-dimensions-effrayantes.html

- Notre Europe sans rivages. Par Bertrand Renouvin

Non, la Grande-Bretagne ne sort pas de l’Europe. A la suite du référendum du 23 juin, elle décide de quitter l’Union européenne, ce qui est tout à fait différent.

L’Angleterre s’est constituée en Europe et en même temps que l’Europe qu’elle a contribué à former par sa pensée et par ses institutions – elle, la mère des Parlements. La Grande-Bretagne est et restera européenne parce qu’elle est partie prenante, hier comme aujourd’hui et demain, dans l’équilibre de l’Europe continentale.

http://www.bertrand-renouvin.fr/notre-europe-sans-rivages/

- Etrange papier de Francis Wurtz dans l’Humanité Dimanche du 30/6 au 6/7/2016

Le lien https://franciswurtz.net/2016/06/30/le-contre-exemple-britannique/

- Sapir, Onfray, Chevènement, tigres de papier du souverainisme

« Brexit : vingt intellectuels eurocritiques lancent un appel pour un nouveau traité », tel est le titre d’une tribune publiée par « Le Figaro » du 30 juin. Ce texte signé par Jacques Sapir, Michel Onfray et Jean-Pierre Chevènement rend un hommage appuyé au « peuple britannique » qui a « exprimé souverainement sa volonté de rester maître des décisions qui le concernent. » Car « ce vote courageux et massif » est « une claque pour la dérive technocratique dans laquelle l’Union européenne actuelle s’est laissé enfermer ». Et « tout montre que dans la plupart des pays européens, les citoyens n’acceptent plus d’être gouvernés par des instances non élues, fonctionnant en toute opacité ». Fort bien, mais lisons plutôt la suite. « Le vote britannique peut être une chance : il doit être l’occasion de réorienter la construction européenne, en articulant la démocratie qui vit dans les nations avec une démocratie européenne qui reste à construire ».

Par Bruno Guigue (Normalien, énarque, aujourd'hui professeur de philosophie).

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7329

- BREXIT, une analyse d'André Boyer.

[…] Tout d’abord, l’Union européenne est un système de décision anti démocratique inventé malheureusement par deux Français, Jean Monnet et Jacques Delors, qui, notez-le, n’ont jamais été élus par qui que ce soit. Comment faire pour garder l’UE, tout en renversant totalement sa logique de fonctionnement afin de la mettre au service des Européens ?

Ensuite, une révérence, que dis-je, une idolâtrie unique dans le monde, pour la concurrence totale qui ne s’embarrasse d’aucunes limites, détruisant les services publics, les grandes entreprises comme Pechiney ou les petites comme ces centaines de milliers de PME de tous les secteurs économiques, agricoles, industriels et commerciaux, déstabilisées par une production à jet continu de normes et de règlements bureaucratiques, sans aucune prise en compte des différences de structures sociales, comme l’illustre l’affaire des travailleurs détachés. Comment contraindre l'UE à renoncer à ce principe qu'elle applique tous les jours avec enthousiasme et persévérance?

Enfin, une inféodation aux intérêts des USA, de la Chine et des multinationales avec leurs milliers de groupes de pression installés à Bruxelles. Cette UE qui capitule devant la Turquie, qui obéit aux injections américaines pour se confronter à la Russie, peut-elle être chargée de défendre les intérêts de l’Europe ? Cette UE incapable de défendre ses frontières et même de les définir, a-t-elle la moindre crédibilité pour défendre les Européens ? Pourquoi l’UE continue-t-elle à négocier les conditions de l’entrée de la Turquie dans l’UE sans jamais nous expliquer pourquoi elle devrait en faire partie, mais pas le Maghreb ? Comment faire pour que l'UE ait pour objectif premier de défendre l'Europe et non de se soumettre aux injonctions de ses concurrents et adversaires qui ont intérêt à ce que l'Europe leur obéisse, au travers de l'UE?

[…]

http://andreboyer.over-blog.com/2016/07/brexit.html

- Brexit, Frexit, Valssit et colegram (Par Annie Lacroix-Riz)

Observations sur l’appel de vingt intellectuels eurocritiques pour un nouveau traité européen, juillet 2016

http://www.librairie-tropiques.fr/2016/07/brexit-frexit-valssit-et-colegram-avec-annie-lacroix-riz.html

  1. Le véritable clivage du Brexit, Marc Rameaux.

http://le-troisieme-homme.blogspot.fr/2016/07/le-veritable-clivage-du-brexit.html

- Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Jean-Jacques Bourdin à RMC/BMFTV le mercredi 29 06 16.

http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-2906-l-invite-de-bourdin-direct-jean-pierre-chevenement-342964.html

- Après le Brexit qui sont les plus méchants? Et plus qu'avant?

Voici une vidéo qui précise le caractère ubuesque de cette construction pas si démocratique que cela dénommée Union Européenne… L’UE et l’Ukraine

https://www.youtube.com/watch?v=EANq3MzOxWc

  1. Vidéo de François Asselineau, SPECIAL BREXIT

Les tabous volent en éclat - L' analyse de François Asselineau

https://www.youtube.com/watch?v=Yk7Ewan2Xk8

- François Asselineau était lundi 27 juin à midi, l’invité de Jean-Jacques Seymour sur la radio Tropiques FM, pour parler du Brexit.

https://www.upr.fr/emissions-radio-tv/brexit-consequences-entretien-de-francois-asselineau-radio-tropiques-fm

- Vidéos de Jacques NIKONOFF - Le Brexit

Sur LCI le 28 juin 2016

https://www.youtube.com/watch?v=WdAmYm5V9PY

Invité du 28' d'Arte le 28 juin 2016

https://www.youtube.com/watch?v=Ahy5vLoIols

Bien cordialement

Lucien Pons

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