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Le blog de Lucien PONS

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Europe supranationale, #Economie

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

"canempechepasnicolas" :

General Electric a mis la main sur Alstom

avec la complicié du gouvernement PS

Voici le communiqué de victoire de General Electric, au lendemain de l'opération :

L'acquisition des activités énergie d'Alstom est l'investissement industriel le plus important que GE ait jamais réalisé, et il est essentiel aux transformations qui s'opèrent au sein de notre groupe.

BIENVENUE DANS UNE NOUVELLE ÈRE

La période actuelle marque un véritable tournant dans l’histoire de GE. Nous avons conclu l’alliance qui a mené à l’intégration des activités Power et Grid d’Alstom dans la famille GE. Aujourd’hui, GE est un groupe encore plus industriel et indispensable, plus à même de répondre à vos besoins en électricité. Cette étape constitue une avancée majeure dans l’évolution de GE en tant que groupe industriel numérique.

En tant que leaders du secteur depuis plus de 130 ans, GE et Alstom ont une histoire riche et similaire, qui s’est construite autour de l’ingénierie, de l’innovation et de la technologie. GE s’engage pleinement à poursuivre les innovations, à entretenir les valeurs et la diversité qui ont fait des deux groupes les leaders dans le secteur de l’énergie. Avec votre aide, nous définissons la façon de produire, d’acheminer et d’exploiter l’énergie.

Et aujourd'hui...

Le Point

Fragilisé par une baisse des commandes en France, le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé mercredi l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici à 2018, une nouvelle qui touchera plus de 400 personnes, accueillie avec consternation sur le site historique du TGV. Le scénario tant redouté s'est finalement produit : face à une chute programmée de 30 % de la charge de travail de ses usines françaises, Alstom a sacrifié un de ses sites d'assemblage, Belfort.

« La direction d'Alstom a partagé un projet qui vise à recentrer ses activités exclusivement sur le service », soit la maintenance de trains, tandis que « les activités d'ingénierie et de production seront progressivement, sur une période de deux ans, transférées vers le site de Reichshoffen », dans le Bas-Rhin, a indiqué le groupe. Confronté à « la baisse des commandes et des projets d'investissement », le constructeur ferroviaire explique qu'il « se devait d'adapter son outil industriel pour ne pas mettre l'ensemble des sites à risque ».

« Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles »

« Tous les salariés recevront, s'ils le souhaitent, une proposition de transfert » vers d'autres sites en France d'ici à 2018, assure Alstom, qui n'évoque ni fermeture ni plan social pour Belfort. Devant l'usine, en fin d'après-midi, des grappes d'employés mutiques sortent au compte-gouttes, l'air assommé sous le choc de l'annonce. « Tout ce qu'on veut, c'est rentrer chez nous et aller prendre l'air », lance un homme en passant.

« Pour l'instant, on n'arrive même pas à en parler. Il faut digérer l'annonce qui nous a été faite en 10 minutes », explique un peu plus loin un employé qui, comme les autres, refuse de donner son nom. Quant aux promesses de reclassements ... « Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles », balaye-t-il.

« Cette annonce signifie pour nous la fermeture ni plus ni moins de Belfort », a dit Olivier Kohler, délégué CFDT du site. Selon lui, sur les 500 salariés actuels, seuls les 50 affectés à la maintenance des trains resteront sur place. Pour Claude Mandart, délégué central CFE-CGC, il « ne resterait à Belfort qu'une centaine de personnes » d'ici à deux ans.

« On défendra bec et ongles notre usine »

Inacceptable pour Pascal Novelin, délégué CGT du site. « La direction dit On vous proposera quelque chose. Est-ce qu'on va déraciner 450 familles ? » interroge le syndicaliste. Et de promettre : « On défendra bec et ongles notre usine. Par la grève, par tous les moyens. On ne va pas laisser se faire mettre a la porte comme des moins-que-rien. »

Du côté politique, le député-maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, s'est dit « consterné par cette décision qui menace directement près de 400 emplois » et qui n'est, selon lui, « pas conforme aux engagements d'Alstom ». Florian Philippot, le vice-président du Front national, a fustigé dans un tweet « Alstom #Belfort sacrifié par la politique de l'UE, de Macron, de l'RPS : l'État doit être un stratège industriel, pas un spectateur complice ».

Installée depuis 1879 à Belfort, l'entreprise y a produit sa première locomotive à vapeur en 1880, avant de se développer dans les turbines et l'énergie, une activité cédée à l'américain General Electric fin 2015. Mais un an plus tôt, les syndicats alertaient déjà sur des menaces de suppressions de postes dans la branche transports à Belfort.

« Mirage »

Or, le carnet de commandes du groupe ne s'est pas rempli depuis, Alstom voyant même lui passer sous le nez un contrat de 44 locomotives diesel, achetées à son concurrent allemand Vossloh par Akiem, filiale de la SNCF et de la Deutsche Bank. L'usine de Belfort n'avait plus que quelques locomotives à fabriquer pour la SNCF et l'Azerbaïdjan jusqu'en 2018, puis pour la Suisse jusqu'en 2021.

Celle de Reichshoffen (1 000 salariés à ce jour), où sont assemblés les trains régionaux, n'a pas beaucoup plus de visibilité : la commande de 30 trains Intercités promise en février par le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, n'a toujours pas été concrétisée. Dans un courrier à François Hollande mercredi, des parlementaires dont les circonscriptions accueillent des sites d'Alstom s'en inquiètent : « D'aucuns commencent à douter de la réalité de cette commande », écrivent-ils. Les 13 sénateurs et députés espèrent « réellement que cette annonce n'avait pas seulement pour but d'être un mirage permettant de mieux faire accepter les autres annonces particulièrement pénalisantes pour les emplois des sites d'Alstom Transport ».

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