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Le blog de Lucien PONS

POKER FACE, Lady GAGA et Macron, par Marc Rameaux.

6 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

dimanche 5 mars 2017

POKER FACE

 
 
 
Economie exsangue, système éducatif dévasté, pans entiers du territoire livrés à des bandes imposant leur loi, lâcheté généralisée face aux caïds communautaristes mais répression implacable contre ceux qui le font remarquer, justice et média d’une partialité telle qu’elle finit par en être comique, servilité face à la corruption financière de la Commission européenne, qui n’est plus seulement incompétente sur le plan économique, mais devient - sans même prendre le soin de s’en cacher - une usine d’enrichissement personnel aux mains de grands malfaiteurs.
 
Mais qu’importe tout ceci. Puisqu’il est si facile d’orienter le vote en laissant l’illusion du choix, d’appeler à la justice quand on est soi-même vautré dans la corruption au centuple, de perpétuer le candidat voulu, celui de la reconduite des privilèges, de l’usurpation intégrale du mérite par des coteries aux petits calculs.
 
 
Je ne suis pas un afficionado de François Fillon pourtant, très loin de là. Cet alliage entre la forme écervelée du libéralisme qui sévit depuis quarante ans et le cynisme d’un bourgeois balzacien aussi avide de respectabilité que tricheur sur tous les plans n’a rien pour me plaire.
 
Mais la façon dont le choix démocratique est à présent anéanti, cette manière si caractéristique non pas d’interdire directement, mais d’étouffer à petit feu toute contestation en pervertissant une à une toutes les institutions et tous les contre-pouvoirs, de mentir sans cesse par omission, de monter en épingle ce qui arrange et de taire ce qui est dix fois pire, le coton des petits manœuvriers s’étant livrés toute leur vie à des effets de communication, la seule aune de leur monde avec le pouvoir financier, me répugne plus encore.
 
 
Bien piètres joueurs pourtant. Tant qu’à choisir l’ignominie, autant le faire avec grandeur. Le film est toujours bien meilleur lorsque le salaud est un artiste de première catégorie. Cette vieille crapule de Mitterrand avait au moins ce sens de la manipulation élevée au rang des beaux-arts. L’on se souvient de l’une de ses paroles montrant sa maîtrise dans le cynisme : « Les deux personnes à avoir le plus fait contre le communisme en France sont De Gaulle et moi-même. De Gaulle en les combattant, moi en m’associant avec eux ». Une forme élaborée du baiser de la mort. Les petits hommes s’accrochant actuellement à ce qui leur reste de pouvoir n’ont même pas cette classe. Nous ne sommes pas dans Usual Supects et n’avons pas affaire à Keyser Söze, mais à de petits truands de bas étage, sauf que celle qu’ils malmènent aujourd’hui n’est autre que la France et ses siècles de culture de liberté. Mais il est vrai que le pantin chargé de produire les mimiques grotesques de cette mauvaise pièce confesse que pour lui, la culture française n’a jamais existé.
 
Les petites frappes qui ont investi l’exécutif gouvernemental, une grande partie des média et de l’institution judiciaire ont donc choisi de jouer la France sur une table de poker. Mais ils jouent fort mal, car ils négligent un principe essentiel que les truands de haut vol appliquent lorsqu’ils s’associent pour essorer le pigeon qu’ils ont choisi pour victime, en l’occurrence le peuple français : sauver la face. Le malheureux qui s’est laissé entraîner, a goûté ses premières victoires puis s’est fait implacablement dépouiller, gagne toujours une ou deux parties sur la fin, sciemment laissées par l’association de truands. Les malfaiteurs endurcis savent qu’il n’y a rien de plus dangereux que celui qui n’a plus rien à perdre, capable de toute action extrême, car tout est affaire de sourde pression dans ce monde sombre. Ceux qui sont actuellement les yeux rivés sur leurs plis n'ont pas ce métier des truands de haut vol. Non seulement ils vivent dans une forme de lâcheté perpétuelle, mais ils ne savent même plus assassiner quelqu'un correctement.
 
Certains sont admiratifs du machiavélisme ayant abouti à ce qu’une force politique totalement désavouée parvienne à mettre totalement en pièce « Les Républicains » par de pures manœuvres. Ces esprits forts ne voient pas que les conséquences qui vont en découler sont claires comme de l’eau de roche, cette fois non plus selon le bluff du poker, mais le calcul de la combinaison d’échecs ne laissant rien au hasard. En ayant étouffé totalement toute possibilité de choix et laissé éclater à ce point ouvertement que les français sont pris pour des imbéciles, que croyez-vous qu’il va arriver ? Les électeurs de droite privés de choix, entourloupés par la reconduite au pouvoir qui semblait impensable, rentreront dans une fureur incontrôlable faisant payer leurs propres dirigeants et la coterie au pouvoir par la seule arme qui leur reste : un vote massif pour le Front National.
 
 
Ce que les minables arnaqueurs actuellement à la manœuvre n’ont pas compris, est que de voir leurs calculs défaits devient un motif de satisfaction en soi, passant loin devant toute autre considération. L’arrogance avec laquelle ces petits messieurs pensent qu’ils ont obtenu une fois de plus l’impunité appelle à ce que coûte que coûte, ils soient démentis. Nombre d’électeurs voudront s’offrir ce plaisir, surtout s’il s’agit du seul qu’il leur reste.
 
Je réservais encore mon jugement il y a quelques semaines. Mais cette fois, la farce est allée tellement loin, la destruction de la démocratie en France est telle que j’en ai acquis la certitude : je pronostique une victoire triomphale de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2017. Je ne m’étais pas trompé concernant l’élection de Donald Trump, annoncée sur mon blog dès Septembre 2016, en donnant rendez-vous à mes lecteurs pour le dîner de Thanksgiving.
 
Les sondages ? Précisément, ils peuvent livrer une image exacte si l’on cesse de les lire de façon figée, mais en anticipant la dynamique qui les sous-tend, en ne s’arrêtant pas aux intentions de vote mais en rajoutant le souhait de voir le candidat l’emporter ou non. Les esprits forts téléguidés par la manœuvre hollandienne et junckerienne, obsédés par le score des intentions de vote, commettent la même erreur que le faible joueur d’échecs se contentant du « bilan statique de la position », c’est-à-dire de compter le nombre de pièces sur l’échiquier.
 
Sans la lecture des lignes de force de la position, et de l’enchainement des variantes qui vont venir, de grosses erreurs de jugement sont commises. Et la réaction de ce qu’une bonne partie des électeurs LR fera en se tournant vers le FN n’est l’affaire que de quelques coups d’avance. La plupart des observateurs étrangers sont déjà arrivés à cette conclusion évidente, que la myopie des petits enjeux internes empêche de voir en France. Les habituels épouvantails menaçant de la fin de la démocratie les laisseront froids, puisque la démocratie est déjà tout à fait tuée sous la pression conjuguée des petits copains de la politique domestique et de la machinerie financière des truands de l’UE.
 
 
Ceux qui se pensent supérieurement intelligents méconnaissent ce principe élémentaire de psychologie, que lorsque l’on force trop ouvertement quelqu’un à faire quelque chose, il fera tout pour donner tort à l’hypocrite qui l’enferme dans ce corridor, surtout si ce dernier y rajoute la cuistrerie de se faire passer pour vertueux. Dans les dernières semaines, la dynamique des électeurs de droite totalement floués et furieux retournera le paysage avec une vitesse qui n’étonnera que ceux restés éternellement dans leur tout petit monde.
 
Que l’on ne voie pas derrière ce pronostic un ralliement : j’ai toujours tenu à garder le groupe de l’Orque indépendant des partis. Mon seul engagement politique connu date d’il y a plus de vingt ans, et me fit prendre ma carte d’un mouvement dont il ne reste aujourd’hui plus que l’ombre, dirigé initialement par un homme qui en des temps moins médiocres aurait accédé aux fonctions suprêmes.
 
La chanson de ralliement de ce mouvement était « Le temps des cerises ». J’avais donné rendez-vous à mes lecteurs pour le dîner de Thanksgiving concernant l’élection de Trump. Je donne rendez-vous à ceux de l’élection française pour la cueillette des cerises, en souvenir de ce mouvement qui m’avait enthousiasmé.
 
 
Mais la chanson de mai ne sera pas celle de la liberté de la Commune. Nous aurons droit à celle des clowns grimaçants qui ont mis à bas la démocratie en France : l’hymne qui me semble le plus adapté à leurs agissements est le célèbre « Poker Face ». Après tout Emmanuel Macron est à la politique ce que Lady Gaga est à la musique. Un rythme entêtant produisant un tube aussi vite oublié qu’écouté, un début à succès, avant que l’on ne s’aperçoive du désastre sur le fond comme sur la forme.
 
« Poker Face » m’évoque irrésistiblement son visage de produit pré-fabriqué de la politique, et le thème de la chanson « un hommage à tous ses anciens petits copains rock 'n' roll et les jeux d’argent » selon Wikipedia, me semble tout à fait dans le ton de la sémillante coqueluche de la commission européenne. Ces paillettes festives annoncent la perpétuation des artistes sans talent mais massivement subventionnés, des parasites accaparant les leviers d’un pouvoir politique et économique beaucoup trop grand pour eux, des juges avides de reconnaissance médiatique et de gloriole personnelle.
 
 
Tout ce beau monde, persuadé de sa suprême intelligence, chantera et dansera sur les ruines fumantes de la France qu’ils ont laissée, convaincus qu’ils s’en seront tirés une fois encore, sauvegardant leurs privilèges et petites combines, pataugeant entre lâcheté et avidité au pouvoir, avant d’être balayés sans rien y comprendre.
 
Au milieu d’eux, le petit arlequin médiatique entonnera son dernier couplet, pensant comme un adolescent mal grandi - à l’instar de la diva électronique - qu’il présente un visage impénétrable que personne ne peut lire.
 
I won't tell you that I love you
Kiss or hug you
Cause I'm bluffin' with my muffin
I'm not lying, I'm just stunnin' with my love-glue-gunning
Just like a chick in the casino
Take your bank before I pay you out
I promise this, promise this
Check this hand cause I'm marvelous
 
Can't read my,
Can't read my
No he can't read my poker face
(she's got me like nobody)
Can't read my
Can't read my
No he can't read my poker face
(she's got me like nobody)
 
P-p-p-poker face, p-p-poker face
(Mum mum mum mah)
P-p-p-poker face, p-p-poker face
(Mum mum mum mah)

 

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