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Le blog de Lucien PONS

Pétition «générale»: 18.000 personnes souhaitent que Macron s’excuse auprès de De Villiers.

17 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #Les transnationales, #L'armée française

Pétition «générale»: 18.000 personnes souhaitent que Macron s’excuse auprès de De Villiers.

Depuis huit jours, la France fait face à une polémique grandissante entre le chef d’état-major des armées, le général De Villiers, et Emmanuel Macron. Des propos de plus en plus virulents sont prononcés par les deux parties. Cette situation a donné lieu au lancement d’une pétition en faveur du général.

Allusions, mots forts, mises en garde… Depuis déjà une semaine, l'échange de piques se poursuit entre le Président français et le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers. Tandis qu'une menace de limogeage pèse sur la tête du général, environ 20.000 personnes ont déjà signé une pétition appelant Emmanuel Macron à s'excuser.

«C'est inédit. Un manque de savoir vivre, de tact et de respect d'autrui à la fois! Face à un chef d'État-Major des Armées qui a su rester digne, fidèle à son serment et stoïque, Macron a usé d'un ton condescendant et volontairement humiliant», clament les signataires.

Et d'ajouter: «Nous, électeurs, exigeons que Macron s'excuse auprès de ce Grand Homme qu'est le Général de Villiers».

Dans des réseaux sociaux on diffuse également une autre pétition:

 
Pétition «générale»: 18.000 personnes souhaitent que Macron s’excuse auprès de De Villiers.

L'émotion de ceux qui ont rédigé les textes de ces pétitions a été accentuée avec l'aggravation de la récente polémique qui a éclaté entre le Président et le chef d'état-major des armées.

 

Ainsi, quelques heures seulement après avoir été recadré publiquement par Emmanuel Macron, le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers a laissé un message ambigu sur sa page Facebook officielle.

 

Dans son article intitulé «Pensées du Terrain. Lettres à un jeune engagé», dispensant ses conseils à une jeune recrue de l'armée, le général Pierre de Villiers soulève le thème de la confiance. Des propos qui semblent être une critique voilée à l'encontre d'Emmanuel Macron, qui, lors de son recadrage jeudi soir, avait rappelé son statut de chef des armées.

«Choisissons donc d'agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n'est pas le cas», écrit le général.

Faisant écho aux paroles du Président «Je suis votre chef», prononcées jeudi soir, De Villiers conclut sa lettre par une recommandation:

«Méfiez-vous de la confiance aveugle; qu'on vous l'accorde ou que vous l'accordiez», écrit-il. «Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l'obéissance active, là où l'adhésion l'emporte sur la contrainte».

Sans citer Pierre de Villiers, le président de la République a réagi à ces propos dans les colonnes du JDD ce dimanche.

«La République ne marche pas comme cela. Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au Président de la République, le chef d'état-major des armées change», signale Emmanuel Macron au JDD.

Emmanuel Macron a également déclaré dans cette chronique qu'ayant reconduit Pierre de Villiers dans ses fonctions le 1er juillet, il lui avait manifesté toute sa confiance, à condition de «savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l'Armée».

 

 

 

La situation semble donc loin d'être résolue, compte tenu du fait que les deux protagonistes se retrouveront mercredi lors du conseil restreint de défense hebdomadaire, puis encore une nouvelle fois vendredi, en tête à tête, selon l'agenda du Président français.

 

Dans le huis clos de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, le général Pierre de Villiers avait déclaré le 12 juillet qu'il ne se laisserait pas «baiser» par Bercy, qui réclame 850 millions d'euros d'économies aux armées cette année. Une déclaration qui a été sévèrement critiquée par Emmanuel Macron le jour suivant. Le président de la République avait jugé indigne «d'étaler certains débats sur la place publique». 

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