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Le blog de Lucien PONS

Une nécessité pour la France Insoumise de rassembler. Par Jacques Cotta. Complément au message précédent

2 Février 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La mondialisation, #La nation ., #La République, #L'immigration

Une nécessité pour la France Insoumise de rassembler. Par Jacques Cotta. Complément au message précédent

Bonjour

Le message précédent, texte de Jacques Cotta.

http://la-sociale.viabloga.com/news/une-fin-d-annee-etrange-et-inquietante-pour-la-fi

 

Excellent texte de Jacques Cotta qui permet de poser la question des migrants en terme politiques et non compassionnels.

  • Revoir la conférence sur les migrants organisée à Nice par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" en novembre 2016

le lien: 

http://lucien-pons.over-blog.com/2016/11/l-immigration-massive-en-europe.crise-inattendue-ou-projet-planifie-conference-organisee-par-l-association-comite-pour-une-nouvelle

 

  • Voici deux contributions de Jacques Cotta sur les migrants sur le site la Sociale

 

http://la-sociale.viabloga.com/news/migrants-refugies-urgence-humanitaire-la-charite-ne-regle-malheureusement-rien-la-solution-sera-politique-ou-ne-sera-pas

 

et

 

http://la-sociale.viabloga.com/news/principes-politiques-et-crises-migratoires

 

 

 

  • Vous trouverez ci-dessous les contributions écrites de deux intervenants à cette conférence: Christina Komi et Jacques Cotta.

Lucien Pons

 

Texte de Christina Komi pour la conférence

du 29 novembre 2016 à Nice.

 

 

L'IMMIGRATION MASSIVE VERS L'EUROPE

crise inattendue ou planifiée ?

Une perspective géopolitique et économique

Christina Komi

 

1) NOTRE PROBLEME, QUELQUES POINTS DE DEPART

Nous (citoyens français, citoyens des autres pays de ce continent) sommes aujourd'hui confrontés à un problème réel et très grave. Je parle du nombre de plus en plus grandissant de gens déracinés, provenant de l'Asie et de l'Afrique, qui inondent en ce moment surtout le sud de l'Europe et qui s'entassent par milliers devant les frontières fermées du Centre et du Nord de l'Europe. Ceci n'est pourtant que le sommet de l'iceberg, d'une situation mise en place par les classes politiques au pouvoir, assistées par les médias.

 

Le clivage traditionnel gauche/droite, tant en Grèce qu'en France ou en Italie ou en Allemagne..., est aujourd'hui obsolète, il n'est plus adéquat, ni pour donner des solutions ni pour nous aider à comprendre les enjeux politiques et économiques qui se jouent aux dos des peuples. « Etes vous pour ou contre l'immigration » m'ont demandé beaucoup de gens à qui je répartissais des trackts pour le débat de ce soir. Le « Pour » est censé représenter la gauche et le « contre » l'extrême droite. Mais ce langage des consignes et des étiquettes toutes faites, n'est que répétition mécanique d'un discours médiatique verrouillé, absolument contrôlé qui sert à ce qu'on ne pense surtout pas par nous mêmes à ce qu'on s'éloigne du vrai problème. 

 

Et, vous serez d'accord avec moi si je dis que les migrants ne se sont pas réveillés un beau jour et dit, « tient, on va aller en Europe pour prendre l'air » et qu'on ne leur a non plus posé la question « est-ce que vous voulez bien quitter votre pays pour un voyage vers l'inconnu ? ». Non. Ces vagues de gens déracinés sont le résultat de politiques très concrètes : notamment, des interventions militaires de l'Occident, surtout des forces euro-antlantistes en Afrique et au Moyen Orient déjà depuis les années 1990. Les guerres du Golf, l'invasion et la destruction de l'Irak, l'invasion de l'Afghanistan, la destruction de la Libye, la guerre actuelle en Syrie... Si sur tout cela on rajoute les multiples accords commerciaux toujours au détriment de l'autosuffisance alimentaire, surtout des pays d'Afrique (le mais européen et étatsunien se vend au Mali et au Sénégal moins cher que le mais cultivé sur place, ça va de même pour le coton dans le Bourkina Fasso pays jadis producteur de coton ;), le pillage organisé de leurs ressources naturelles (pêche, petrole etc.) et les énormes dégâts environnementaux causés dans ces régions, on comprend pourquoi ceux qui peuvent, comme ils le peuvent, risquent leur vie pour venir ici.  Et n'oublions pas le rôle de l'Occident, notamment des Etats Unis, à l'éclosion et la croissance du terrorisme qui agit surtout et avant tout dans ces mêmes pays ravagés par les guerres.

 

Mais tout ceci n'est qu'un seul maillot dans la longue chaine de la mobilisation des populations. Tous ces désastres ne sont que la moitié d'un plan bien plus ample. Dans son livre intitulé « L'arme de la migration massive : déplacement forcé, coercition et politique extérieure », l'auteur, Kelly Greenhill montre comment le déplacement des populations est en soi un très puissant moyen de pression et de chantage contre les Etats d'accueil: instrumentaliser les masses déplacées pour faire déborder les structures d'accueil, pour causer une violente modification et dérégulation des rapports politiques, sociaux, économiques, personnels, existants dans les sociétés des pays d'accueil (des relations du travail, l'usage de l'espace public, la peur de l'autre, jusqu'aux conflits qui mènent la la guerre civile) en deux mots, pour faire basculer vers l'inconnu, l'imprévu, le chaotique la vie dans les pays d'accueil. (1) http://www.cornellpress.cornell.edu/Resources/titles/80140100627270/Images/80140100627270L.jpg

 

Et on peut très bien voir, en concret comment quelque chose de cet ordre a été fait ici en France, avec l'indispensable complicité des médias, par rapport à l'état d'urgence. Même si on ne peut, peut être pas encore, parler d'une décomposition du tissu social par l'injection massive des nouveaux arrivés (et je dis bien « pas encore ») car le nombre de migrants ici n'est pas comparable à celui de la Grèce ni de l'Italie-- la question du terrorisme a une débouchée directe sur la mutilation de nos droits et de nos libertés. « Quand vous sacrifiez votre liberté au nom de votre sécurité, il y aura bien un jour ou vous n'auriez plus ni de liberté ni de sécurité » disait un philosophe. Et voici où nous en sommes : l'armée dans les rues, les réunions publiques interdites, les manifestations aussi, les fêtes et l'accès des parents dans l'école supprimés, des caméras cachées et nos communications surveillées… tant de coups dans notre vie sociale et politique avec, en même temps, la culture délibérée et quotidienne de la peur vers son prochain. 

 

Et au même moment que le mot « SECURITÉ » nous martèle le cerveau tous les jours, les frontières au Sud de l'Europe restent grandes ouvertes. La mer Egée, cette magnifique mer des Cyclades et du Dodécanèse, est ujourd'hui la grande porte d'entrée en Europe des gens forcés au déplacement provenant de l'Asie et de l'Afrique. D'où viennent-ils avant de mettre leur pied en Grèce ? De la Turquie. Le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés nous donne quelques chiffres :  le chiffre de 2014 était de 34.442 ; pour 2015 sont entrés en Grèce 856.723 migrants, dont le 85 % en provenance de la Turquie  (augmentation de 2362%).

 

A partir de la Turquie et via la Grèce n'importe quel individu, avec ou sans papiers, peut mettre le pied dans l'espace Schengen par le moyen du transport illégal mené par les circuits du crime organisé. Ces circuits agissent sous les auspices et avec les bénédictions de l’État turque (à noter par les même routes est aussi transité le pétrole du califat, des terroristes, et s'introduit en Europe). Et ils ont la vitrine des ONGs. Des barques et de navires qui ne remplissent aucune condition de sécurité, surchargées de gens qu'ils jettent dans l'eau une fois dans la zone maritimes grecques, pour qu'ils soient ensuite « pêchés » en tant que naufragés, par les bénévoles des ONGs qui font de cette façon du safari aux humains en Mer Egée.

 

Qui sont ces ONGs ?

La plupart d'entre elles reçoivent leur financement par des spéculateurs et des financiers, notamment plusieurs par Open Society Foundation, fondation qui appartient au souvent désigné comme « philanthrope », l'investisseur devenu milliardaire dans une nuit, Georges Soros[1], qui déclare, dans un article du Wall Street Journal, que les migrants seront son prochain objectif d'investissement, pour une somme de 500 millions de dollars.[2] Dans un des documents officiels de cette même fondation, portés à la lumière du jour cet été par DC Leaks, on lit : « la crise des réfugiés en Europe doit être acceptée comme la nouvelle réalité » et que « la crise doit être envisagée comme une nouvelle opportunité » pour la mission que la fondation de Soros a entrepris : influencer à niveau planétaire les politiques migratoires.[3] 

       Et ce n'est pas que Soros qui finance une multitude de « causes » soit disant « lhumanistes ». Il y a des multinationales privées de management, telle ORS Services et ‘Fluchlinghelfer.In’ qui ont fait des millions d'euros au dos des réfugiés et de leurs peines. Concrètement, en 2014, ORS Services a reçu 21 million Euros de la part du gouvernement allemand et a vu ses profits doubler. Le journal autrichien Heute mentionne que ORS a gagné 20 millions d'euro que cette année grâce à la crise des migrants. A l'occurrence ces deux compagnies privées sont liées à (la compagnie Equistone Partners, une filiale de) la Barclays Bank, appartenant aux Rothchilds (l'établissement financier avec la plus grande influence au monde).

        Voici dans quels mains se retrouve les naufragés, si ils ne finissent pas noyés. Et ceci après avoir déboursé des sommes de l'ordre de 7.000 - 14.000 euros/ personne aux circuits des traficants (info confirmée par les services du Ministère de la Défense autrichien) (5) http://www.info-direkt.eu/insider-die-usa-bezahlen-die-schlepper-nach-europa/.

 

Pour ceux parmi vous qui se demandent où et comment tous ces pauvres trouvent ces sommes, voici que lors d'un entretient récent que ce même Soros a donné pendant sa visite en Turquie, révèle que c'est lui même qui a généreusement financé, par la somme colossale des 11 milliards de dollars, le transfert des vagues d'immigration de l'Asie vers la Grèce via la Turquie. (3)

 

 http://nikosxeiladakis.gr/%CE%B5%CE%BD%CF%84%CE%B5%CE%BA%CE%B1-%CE%B4%CE%B9%CF%83-%CE%B5%CF%85%CF%81%CF%89-%CE%B1%CF%80%CE%BF-%CF%84%CE%BF%CE%BD-%CF%83%CE%BF%CF%81%CE%BF%CF%83-%CE%B3%CE%B9%CE%B1-%CE%BD%CE%B1-%CE%BC%CE%B5/

 

« No borders », lisons nous sur les gilets des bénévoles qui aident les migrants déportés à descendre des barques sur les îles grecques, ce qui veut dire « en bas les frontières » sauf que ce serait bien si ceci était une décision libre et démocratique des peuples et non pas quelque chose qui vient comme un diktat de la part de ceux qui se remplissent les poches en « investissant » sur le malheur des gens, sur les guerres, la destruction et la dérégulation des sociétés.[4] Et que toutes les frontières soient alors ouvertes, aussi celles d'Israel, de l'Arabie Saoudite et du Qatar. Est-ce un hasard que ces Etats là ne reçoivent pas de réfugiés ni d'immigrés ?

 

2) ET LES FRONTIERES DE LA GRECE ?

La Grèce, est un pays sous occupation, ses gouverneurs successifs ont accepté de renoncer à l'exercice de la souveraineté nationale au nom d'une dette illégale, contre tout principe du Droit International, au profit des int »rêts de forces étrangères et d'organismes hyper-étatiques, au détriment de l'intérêt public du pays. Dans ce cadre là entre aussi la suppression progressive des unités militaires maritimes et aériennes nationales et le retrait des autorités de la police nationale surtout en mer Egée. 

       Au delà de tout contrôle par les autorités grecques, au côtés de ces ONGs fait ses patrouilles une autre compagnie privée de sécurité cette fois FRONTEX, (sa fonction n'est pas celle de protéger les intérêts publics mais plutôt les intérêts privés). L'OTAN y est aussi présent –car depuis mars 2016 la mer Egée lui a été officiellement rendue par le gouvernement SYRIZA-ANEL afin qu'on coince la Russie. Les forces armées d'Israel y sont aussi présentes (suite à la scandaleuse signature d'un accord SOFA entre la Grèce et l'Israel, en juin 2016 ; un accord qui donne carte blanche pour l'établissement des bases militaires israéliennes en Grèce sous régime d'immunité totale pour leurs actions).  D'ici un an, si les choses continuent telles quelles, la Grèce entière sera sous le contrôle des forces mercenaires privées, des forces étrangères et des forces hyper-étatiques de l'OTAN ayant permis la destitution de son armée nationale qui est de plus en plus orienté vers une autre mission, celle de réprimer toute contestation des citoyens grecs contre le Nouvel Ordre.

Ca vous rappelle quelque chose ?

(essayez de penser : plus de forces nationales ; plus de frontières nationales, plus de territoire d'application de lois ou des droits des citoyens ; armée privée, forces de l'OTAN en expansion en Europe, des budgets colossales disposés à cette fin ; introduction massive des populations délibérément maintenues dans la misère, relations de travail qui s'approche de plus en plus vers l'esclavage, les tension et les conflits entre les peuples ne tarderont pas et ceci ne sera qu'au profit des oligarchies...)

 

Tout cela nous montre que la promotion de ces nombres de migrants vers l'Europe n'a pas lieu dans un cadre de légalité mais, au contraire, dans un cadre pour le moins de tolérance, pour ne pas dire de parfaite complicité de nos gouverneurs, avec les circuits du trafic d'esclaves.

 

Le bureau de l'ONU estime que pour la période du 1996-2011 les profits du crime organisé de l'ordre de 150.000.000 de dollars. Ceci pendant une période où le nombre des gens trafiqués vers l'Europe était de l'ordre de 55.000 (provenant de l'Orient, de l'Afrique du Nord et de l'Ouest. Pendant la même période, le nombre de personnes qui ont décédé dans leur effort d'atteindre le continent européen est de l'ordre de 1.691).

 

Pouvons nous donc nous imaginer ce que signifie, en termes de profits pour le commerce illégal, la période après 2014, quand les flux de migrations se multiplient ? Il s'agit d'une vraie industrie qui apporte des milliards de gains non seulement aux trafiquants mais aussi à ceux qui s'en occupent après...après leur transfert sur le sol européen, car le grand festin à peine commence : il faut encore calculer les profits de l'exploitation du 60 % des immigrés illégaux, femmes et les mineurs qui par les réseaux de prostitution. Le 40 % qui reste finit dans l'esclavage, une fois entrés en Europe.

 

Le journal Britannique The Guardian parlait en avril 2016 de plus de 10.000 mineurs non accompagnés dont les traces sont perdues entre 2014 et 2015, une fois entrés dans l'UE. En même temps les rapports de Europol donne des chiffres qui prouvent la croissance et la floraison même des circuits criminels (www.europol.europa.eu/…/latest-trends-migrant-smuggling-epm…).

 

D'après vous, que faire pour arrêter cela ?

Pour pouvoir démanteler le commerce illégal de réfugies et d'immigrés de façon efficace, nous dit le Bureau pour les Drogues et le Crime de l'ONU (www.unodc.org/toc/en/crimes/migrant-smuggling.html) il faut, avant tout, des politiques de poursuite et de persécution très déterminées, au niveau national.  La motivation principale du commerce illégal est le profit et pour pouvoir le démanteler il faut pouvoir suivre le trajet de l'argent et le processus du blanchiment au sein des banques.

Transformer ce commerce en un crime sans profits. Et pour ce faire il faut mettre sous contrôle national les flux de capitaux des banques. Ce qui n'est pas possible sous le régime de la liberté du mouvement des capitaux dans l'UE, au même moment que les grandes banques gagnent des sommes colossales d'argent par la voie du blanchiment.

 

Et je vous demande, au même moment que nos concitoyens sont emmenés devant le tribunal et se voient imposés des peines pour assistance à des personnes en danger (le délit de la solidarité), avons nous vu durcir les lois contre les commerçants illégaux d'humains au sein de l'UE ? Avons nous vu la mise en place d'opérations de contrôle coordonnées pour tracer la route des flux d'argent ? Bien sur que non.

 

Et encore : Est-ce que les victimes de ce trafic sont ils protégés pour qu'ils puissent conduire les autorités à la découverte et au démantèlement de ces réseaux criminels ? Pas du tout. Ce qui se passe est tout le contraire : les victimes sont détenus sans papiers, dans le pire des sorts, dans des centres de détention, ouverts ou fermés, de sorte que la dernière chose qu'elles fassent soit de dénoncer les trafiquants.

 

Par contre, nous avons entendu parler des « solutions » débiles du type « allons bombarder les barques pour empêcher l'invasion de l'Europe par des miséreux ». Sans commentaire.

 

Voici alors quelle est la situation aux portes de l'Europe. Voici d'où viennent les centaines de migrants que vous rencontrez sur les bords des autoroutes ou dans les chemins de la montagne dans les vallées des Alpes Maritimes.

 

 

 

3) QUE FAUDRAIT IL FAIRE ?

Appliquer les Conventions Internationales relatives au sujet, notamment les suivantes :

-La Convention de Genève de 1951 et le Protocole de NY 1967 (+ Le Traité Européen pour la Protection des Droits de l'homme et de ses libertés fondamentales 1950 + Le Traité International des Droits Individuels et Politiques 1966).

Dans son premier article nous avons la définition du REFUGIE (toute personne qui se trouvant à l'extérieur de son pays d'origine ou de résidence habituelle a une peur justifiée d'être poursuivie pour des raisons de race, de religion, de nationalité, ou de participation dans un groupe ou à cause de ses convictions politiques et qui à cause de cette peur ne peut pas ou ne veut pas rentrer à ce pays ou jouir de la protection que ce pays lui offre)  

Identification : il faut donc demander l'aide du Haut Commissaire pour les Réfugié, et sous sa surveillance procéder immédiatement à l'identification de ceux qui ont la qualité de réfugié.

L'offre d'asile est un droit et non pas une obligation pour le pays d'accueil, au sein de l'exercice de sa souveraineté nationale. Les réfugiés, une fois leur statut reconnu, ne peuvent pas être renvoyés (il est illégal de les renvoyer. Italie) sans jugement précédent. Une fois la qualité de réfugié reconnue et l'asile offert, sous la surveillance du HConuR, les refugiés obtiennent : une carte d'identité, avec laquelle par la suite ils peuvent aller où ils le souhaitent (au sein de l'espace Schengen)

Accueil et soin

Documents à l'aide du HCR ONU

Envoie au pays de leur destination

 

Proposition de l'EPAM : les Etats qui ont contribué à la destruction des pays, doivent prendre en charge les victimes.

 

-Le Droit Maritime (Convention Internationale pour la recherche maritime et le sauvetage 1980 ; Convention de l'ONU pour le Droit de la Mer 1982) : mise en place d'un système international de recherche et de sauvetage des gens en danger en mer indépendamment du lieu de l'accident ; un cadre de coopération pour le sauvetage de toute personne en danger. Responsabilité de la coordination internationale par les autorités de l’État membre dans la zone dans laquelle arrive l'accident.

 

-Les Règles de l'Organisme International de Navigation

La Turquie, en collaborant avec les trafiquants, ne respecte ces règles et devrait être dénoncée et subir des mesures prises contre elle. Ce qui mènerait les tarifes des assurances navales à tel niveau qu'elle aurait un énorme problème à faire fonctionner ses ports.

 

Pourquoi alors tout ceci n'est pas fait ? Qui en a l'intérêt à ce que la légalité ne soit pas établie ? Regardons de plus près le rôle de l'UE dans tout ça.

 

4) L'UE ET LES OLIGARCHES : CONTRE LES PEUPLES

Commission Européenne, BCE, Eurogroup, MES, FMI, tant d'autres institutions grandiloquentes et fatales, multipliées depuis la « crise économique » de 2008 se réunissent au quotidien à Bruxelles ou à Francfort pour décider de notre sort, du sort des peuples européens et aussi des autres peuples, des déplacés, qu'on appelle tantôt des réfugiés, tantôt des immigrés illégaux ou irréguliers, tantôt des migrants tout court (chaque terme n'est pas sans conséquences). Dans les réunions de ces institutions, et au coeur d'elles-mêmes se trouvent les lobbistes. Concrètement, 26.480 lobbistes sont installé à Bruxelles. Qui parmi vous a entendu parler de La Table Ronde des Industriels ? Au sein de cette table, aux côté des Commissaires Européens, s'assoient régulièrement les banquiers, les patrons des multinationales (de l'alimentaire, de l'automobile, des hydrocarburants…) et les « investisseurs » car ce n'est que par la concertation de tout ce beau monde que les « marchés » de la finance se portent en bonne santé.

 

Plus il y a des guerres, plus il y a des flux migratoires, mieux se portent les marchés financiers, on l'a déjà vu. En 2014, année de stagnation, voire de récession mondiale de la vraie économie, année de multiples fronts de guerres ouverts sur la planète, les bourses ne faisaient que monter. Dans ce même sens et pour ces mêmes raisons, le régime de Bruxelles est là pour protéger et promouvoir les intérêts des financiers et des spéculateurs alors que la vraie économie, celle de la production, du travail, de la préservation de la planète se rétrécit. L'UE fonctionne aujourd'hui non pas pour garantir une légalité quelconque mais pour garantir que les réseaux du commerce d'esclaves restent intouchables. Les Etats membres de l'UE ont de plus en plus du mal à exercer des politiques nationales au profit de la grande majorité de leurs citoyens et ceci n'est pas un hasard. Je prends l'exemple du durcussement des lois du travail (telle la loi El Khomri), dictée par Bruxelles et passée sous silence trois jours après le drame du 14 juillet. Une loi comme celle-ci n'est pas sans rapport avec la « nouvelle réalité » du marché des presque esclaves.

 

Et je poursuit cette réflexion avec des données officiels :

En 2013 une étude a été effectué et rendue publique auprès du parlement allemand précisant que pour que son économie tienne bon face à la crise économique mondiale il faut que l'Allemagne arrive à réduire, pendant les 10 prochaines années, le coût de sa main d'oeuvre par 40 %. De même la Banque Mondiale, précise que pour que le modèle économique capitaliste actuel ne s'écroule pas, il faudrait y injecter entre 30 et 50 millions d'esclaves (= mettre en mouvement 500 millions de personnes). Et je reviens sur l'Allemagne :  (Pour ceux qui se demandent alors pourquoi l'Allemagne et pas la France (accueille un certain nombre de migrants), voici la réponse : parce que l'Allemagne continue à avoir de l'industrie, tandis que la France a été désindutrialisée,) Pour que que l'Allemagne puisse atteindre des buts macroéconomiques de cet ordre il lui faut plus comprimer les salaires des travailleurs allemands. Il lui faut des travailleurs qui gagnent 8 centimes de l'heure, car c'est ça le salaire d'un immigré illégal là bas. (L'Allemagne exerce ainsi son droit à la souveraineté nationale, au même moment qu'elle en prive plein d'autres pays du continent européen de ce droit (Grèce, Espagne, Portugal, Irlande). Cette politique n'est bien évidemment pas au profit du peuple allemand mais à celui des oligarchies qui se rempliront les poches en même temps que les classes travailleuses  --qui d'ailleurs n'ont pas vu d'augmentation depuis une dizaine d'années-- seront surement poussées vers la détresse et la haine contre les étrangers miséreux et désespérés qui leur feront de la compétition. Voici comment créer un énnemi intérieur chez soi. Le danger des conflits qui aboutissent à des guerres civile à l'intérieur de l'Europe est donc considérable.

       Est-il clair alors que afin que l'Allemagne et ses satellites (les pays du Nord, tels la Hollande, le Danemark, l'Autriche) puissent poursuivre la politique de dérégulation du marché de travail, il faut que l'introduction des travailleurs pas chers. Et ils seront pas chers tant qu'ils n'auront pas les papiers que devraient leur délivrer le HC des NU pour les Réfugiés, tant qu'ils n'auront pas de statut, tant qu'ils ne pourront prétendre à aucun droit au sein de nos sociétées. se fasse de façon contrôlée. Et pour que l'Allemagne et ses satellites puisse s'en servir de façon controlée il est indispensable de disposer d'une décharge d'âmes humaines délibérément maintenues dans la misère, dans l'illégalité, dans le désespoir, prêtes à tout moment d'aller bosser pour un morceau de pain sec. (Une fois que ces travailleurs commenceront à réclamer des droits, ils seront expulsés, de retour à la décharge, d'autres les remplaceront et ainsi de suite). De la science fiction ? Pas du tout, il suffit de regarder ce qui se passe entre le Mexique et les Etats Unis : les conditions de travail des immigrés mexicains illégaux aux Etats Unis sont exactement identiques au modèle décrit ci-dessus. La Grèce est vouée à occuper dans le cadre de ces évolutions la place du Mexique.

  G. Soros l'a dit publiquement, dans un entretient que vous pouvez trouver :

« La population grecque doit être remplacée par des immigrés. Vous grecs, ne vous reproduisez plus et vous êtes incapables de produire de la croissance ». Ce remplacement est en train d'avoir lieu : déficit démographique de 130.000 personnes + 400.000 jeunes qui ont quitté le pays, tout ca pour les dernières 6 ans. 60.000 de migrants sont déténus illégalement dans le terrtoire grecs.

 

La Grèce-pays-occupé, sous les ordres de Bruxelles, est aujourd'hui transformée en une énorme prison improvisée. Incarcérés dans les « hot spot » (des centres d'accueil inadéquats et surpeuplés) les masses de migrants non identifiés, sans papiers (soit parce ils n'en avaient pas soit parce que ils en avaient mais on leur les a enlevés pour les empêcher d'aller où ils veulent, c'est le cas de nombreux Syriens qui avaient et ont comme destination l'Allemagne), s'entassent les uns contre les autres dans des conditions lamentables. Puis il y en a des tas d'autres, en dehors de ces camps de concentration. Eux ils dorment sur les bancs, ils se lavent dans les parcs, ils ont dépensé leurs quelques sous en attendant de partir de la Grèce (le 99,9 % de ces gens ne viennent pas pour rester en Grèce) --et des Syriens il y en a eu avec plein d'argent et avec des papiers mais suite aux ordres de l'Allemagne et de Bruxelles on leur a enlevé leurs papiers pour les emprisonner en Grèce.

 

L'ONU et l'Amnéstie Internationale ont sonné l'alarme plusieurs fois : « la Grèce n'est pas en position de garder ni de soigner ni d'absorber une telle quantité de migrants ». L'Italie n'en est pas loin d'ailleurs. « Les pays du reste de l'Europe ne doivent pas rejeter les demandes d'asile des migrants, ils ne doivent pas les envoyer de retours vers la Grèce ou l'Italie ». Là ils risqueraient et même de se voir renvoyés à leurs pays de provenance, ce qui est tout à fait contraire avec le Droit International (notez que l'accord entre le'UE et la Turquie qui date du printemps 2016 prévoit, en total désaccord avec le DI, le retour vers la Turquie des migrants qui ne demandent pas de suite asile en Grèce, retour à un pays où on sait très bien qu'ils sont mal traités et leurs droits sont violés, et où on sait qu'ils ne pourront jamais faire une demande d'asile car la Turquie n'a pas ratifié le Protocole de 1967). Mais qui s'en tape du Droit International à Bruxelles ?

 

Mais voici que contrairement à tout cela, La CE a donné 500 millions à A. Tsipras pour qu'il construise ces camps de concentration. Et l'Allemagne, un des pays impliqué dans la guerre de Syrie, alors qu'elle a l'obligation de recevoir quelques milliers de migrants qui attendent à être re-localisés depuis la Grèce et l'Italie, au lieu de ça, elle s'apprête à expulser de son territoire 3000 « réfugiés » (elle les appelle réfugiés mais ce n'est qu'on définition arbitraire) et nous ordonne de les placer sur l'île de Crête.

 

Et il y a encore plus de fric  –600 euros/tête si on les appelle immigrés et 6000/tête si on les appelle réfugiés-- versé dans des poches multiples et divers, pour que le gouvernement de la Grèce-pays-occupé maintienne illégalement et en opposition au DI tous ces gens là sur son territoire. Bien évidemment cet argent n'est jamais destiné aux migrants eux mêmes mais se perd dans les couloirs de l'administration.

 

AU NIVEAU DES TEXTES PAR LESQUELLES L'UE essaie d'imposer cette situation :

-Le Traité de Dublin II est un traité qui oblige les Etats membres de l'UE de contourner l'application des règles du DI concernant les réfugiés et les demandeurs d'asile. Ce traité stipule qu'une personne qui est illégalement dans le sol de l'UE doit adresser sa demande d'asile au premier pays dans lequel il a mis le pied. (Pourtant, ce même traité prévoit dans certains cas la possibilité de la prise en charge de cette demande d'asile par un autre Etat membre, en précisant les conditions. Sauf que l'utilisation qui est fait de ce traité aujourd'hui surtout par des pays comme l'Allemagne, est de mauvaise fois et exerce de la pression et du chantage vis à vis des pays côtières (Grèce, Italie).

 

-Accord catastrophique EE-Turquie (assis sur la même table que la Turquie, 3 milliards d'euros à la Turquie, pays qui ne respecte pas les droits de l'homme, qui collabore officiellement avec les commerçants d'esclaves et qui tire profit du commerce du petrol des terroristes, qui est aussi responsable pour la guerre en Syrie, --retours des migrants vers la Turquie, pays qui n'a pas ratifié le Pr. de NY ; enlèvement des taxes sur les produits fabriqués en Turquie ; déplacement de la zone économique spéciale en Turquie, avec de camps de concentration pour le travail, et les migrants retournés sur le sol turque comme travailleurs esclaves ; établissement des autorités turques sur les îles grecques ;)

 

POUR FINIR

 

Nous sommes ici dans les Alpes Maritimes, dans une zone frontalière avec l'Italie. Les habitants des Vallée de la Roya et des Merveilles ont montré leur humanité, leur hospitalité et leur solidarité des migrants qui marchent dans les autoroutes, dans les montagnes, dans les tuyaux, sur les chemins de fer pour quitter l'Italie... Les habitants des îles grecques ont fait la même chose, grand exemple de solidarité spontanée, d'un humanisme souvent au bord de l'autosacrifice --des pécheurs se jetant en mer pour sauver les naufragés, des mémés grecques chantant des berceuses aux enfants de migrants.

 

Mais tout a ses limites. La charité, l'humanisme et la solidarité personnelle ou associative ne suffisent au contraire, la charité est instrumentalisée elle aussi, en devenant un pâle substitut de toute autre vraie solution à un problème qui est international, mondial, planétaire, et qui est créé et alimenté par des intérêts bien concrets qui sapent la démocratie, la paix et la liberté des peuples.

Αναφορά μέλους του ΕΠΑΜ, Χριστίνας Κόμη

για ομιλία της σχετικά με το προσφυγικό-μεταναστευτικό στην Νίκαια Γαλλίας.

 

Τίτλος ομιλίας :

Η μαζική μετανάστευση προς την Ευρώπη. Κρίση απρόσμενη ή προγραμματισμένη ;

Ως συνέχεια στην σύντομη παρέμβαση του παραπάνω μέλους στην πολυπληθή (άνω των 200 τελικά ακροατών) συνάθροιση της 19ης Νοεμβρίου στα γαλλοιταλικά σύνορα (Breil sur Roya) για το μεταναστευτικό, την τρίτη 29 Νοεμβρίου 2016, η Χριστίνα Κόμη, μέλος τους ΕΠΑΜ και μέλος του CNR Γαλλίας (Comité pour une Nouvelle Résistance, σύλλογος με προτάγματα ανάλογα με του ΕΠΑΜ) ήταν κύρια εισηγήτρια του παραπάνω θέματος, στα πλαίσια των τρίμηνων συναντήσεων λαικής αφύπνησης που διοργανώνει το CNR.

Την ομιλία της ακολούθησαν σύντομες συμπληρωματικές παρεμβάσεις αντιπροσώπων διάφορων πολιτικών κινημάτων, όπως του PARDEM, του RPS-FIERS, και του Comité de Libération Nationale.

 

Η επιτυχία της συνάθροισης ήταν υπεράνω κάθε προσδοκίας καθώς προσήλθαν γύρω στα ογδόντα άτομα. Δυστυχώς, εξ αιτίας της κατάστασης « πολέμου » που ο Κος Ολλάντ και οι παρακαθήμενοί του έχουν κυρήξει στη χώρα, οι υπεύθυνοι του δημοτικου χώρου που φιλοξενούσε την συνάθροιση αντί να μας μεταφέρουν σε μια μεγαλύτερη αίθουσα ώστε να χωρέσουν όλοι, έδιωξε κακότροπα τον κόσμο με τη δικαιολογία ότι για πάνω από 50 άτομα χρειάζεται να πληρώσουμε υπάλληλο ιδιωτικής εταιρείας ασφαλείας (100 ευρώ την ώρα), αφήνοντας την μεγάλη αίθουσα κενή και διώχνωντας ένα μέρος του κόσμου. 

Τα 50 άτομα που τελικά παρεβρέθησαν (και τα όσα κατόρθωσαν να παρεισφρύσουν από διπλανές πόρτες μετά) είναι άξιο να σημειωθεί ότι ανήκαν σε διαφορετικούς πολιτικούς χώρους, ηλικίες και κοινωνικές τάξεις. Η προσοχή τους, οι ερωτήσεις και οι παρεμβάσεις τους μαρτυρούν ότι ο κόσμος είναι σε αγωνία, υποψιασμένος ότι τα μέσα μαζικής προπαγάνδας τον εξαπατούν και διψάει για πολιτικό διάλογο. Η συμμετοχή τους ήταν μεγάλη κι έγινε ένας πραγματικός διάλογος που έπιανε από ψηφοφόρους του ακροδεξιού Front National μέχρι συνδικαλιστικά στελέχη της αριστεράς (CGT).

 

Τα ζητήματα που ανέπτυξε η Χριστίνα Κόμη ήταν τα εξής :

-Το παράνομο, με βάση το Διεθνές Δίκαιο, πλαίσιο μετακίνησης αυτων των πληθυσμών και η ανάγκη αποκατάστασης της διεθνούς νομιμότητας. Οι Διεθνείς Συνθήκες, το Δίκαιο της Θαλάσσης.

 

-Η άνθηση του οργανωμένου εγκλήματος στην Ενωμένη Ευρώπη, με ευκαιρία το μεταναστευτικό. Η Τουρκία, οι ΜΚΟ, οι κερδοσκόποι που τις χρηματοδοτούν.

 

-Τα συμφέροντα της Γερμανίας, η μετατροπή της Ελλάδας σε χαβούζα ψυχών.

 

-Τα διαπλεκόμενα μεταξύ πολυεθνικών, χρηματοπιστωτικού συστήματος και ΕΕ. Η εκ μέρους των Βρυξελλών εσκεμμένη διατήρηση των μεταναστών στην παρανομία. Το Δουβλίνο ΙΙ, η πρόσφατη συμφωνία ΕΕ-Τουρκίας.

 

-Η χρησιμοποίηση της μαζικής μετανάστευσης για την κατάλυση των εθνικών κρατών στην Ευρώπη. Στόχος η προοδευτική πτώση του βιοτικού επιπέδου των ντόπιων πληθισμών προς αυτό των παράνομων μεταναστών (εργασιακό). Η άμεση ανάγκη ανάκτησης της εθνικής κυριαρχίας.

 

-Τελικές σκέψεις και σύγκριση καταστάσεων στην Γαλλία και στην Ελλάδα. Ο ανθρωπισμός και η ελεημοσύνη των ντόπιων πολιτών ως χλωμά υποκατάστατα της νομιμότητας και της ευθύνης ενός παντελώς απόντος στην εκπλήρωση των υποχρεώεών του κράτους.

 

[1]M. Soros est lui même qui en 1992 a mis à terre la banque d'Angleterre lors d'un raid contre la livre britannique ; celui qui a gagné des milliards en pariant contre les monnaies des pays asiatiques tels la Thaïlande et le Japon en causant la destruction de nombreux économies nationales en Lointain Orient ; c'est lui même qui a tiré les ficelles pour que la guerre et le démembrement de la Yugoslavie deviennent réalité  ; c'est lui qui a financé les campagnes électorales de Bill Clinton, de Obama et de Hillary. Aujourd'hui, dans ses entretient, il confirme que son ambition est de faire tomber les frontières de l'Europe. (4)
http://www.lesechos.fr/10/02/2014/lesechos.fr/0203304623557_george-soros-empoche-5-5-milliards-de-dollars-en-2013--son-plus-gros-pactole-depuis-2009.htm#ijS9MgYRfCK0DgTW.99

[2] Soros Is "Investing" $500 Million In Europe's Refugees And Migrants: He Explains Why

http://www.zerohedge.com/news/2016-09-20/soros-investing-500-million-europes-refugees-and-migrants-he-explains-why

[3] Migration Governance and Enforcement Portfolio Review http://soros.dcleaks.com/fview/President/2016/international-migration-initiative-governance-and-enforcement-may-12-2016/imi_governance-enforcement-prd-5.12.2016.pdf

[4] Et puis qu'un monde sans frontières le soit pour toutes les frontières, aussi pour celles d'Israël, du Qatar, de l'Arabie Saoudite aussi.

Texte de Jacques Cotta pour la conférence

du 29 novembre 2016 à Nice.

En l'absence de Jacques Cotta ce texte a été lu par Lucien Pons

 

 

Chers amis,

 

C’est avec regret que j’ai été contraint de décliner l’invitation de venir parler devant vous ce soir.

 

Regret d’abord parce qu’il est toujours agréable de rencontrer dans sa ville natale des visages parfois connus, d’en découvrir d’autres, tous réunis dans le souci d’échanger sur les questions qui font l’actualité et qui nécessitent réflexion, recul, et courage d’affronter les idées reçues, souvent propagées de côté où on ne les attend à priori pas. Je vais y revenir.

 

Regret aussi parce que ce soir le débat porte sur la question fondamentale des migrations notamment à la frontière franco italienne et sur la nécessité d’en comprendre les raisons, d’en dégager les responsabilités.

 

Regret enfin car c’est à l’invitation de Lucien Pons et Christina Komi que j’aurais été des vôtres, une garantie de discussion libre, posée, démocratique et responsable.

 

Tout cela nous amène évidemment au fond du sujet qui sera discuté ce soir. Vous trouverez sur Internet quelques papiers que j’ai écrits sur la question sur le site « la sociale » et la conférence que j’ai prononcée il y a quelques jours dans la Roya.

 

Dans la région, notamment à la frontière, les migrations provoquent de profonds mouvements de solidarité de la part de la population locale qui apporte toute l’aide possible à ces hommes, femmes et enfants qui déambulent épuisés et souvent affamés. Dans la vallée de la Roya, de Vintimille à Tende en passant par Breil, Saorge, la Brigue notamment, des dizaines d’habitants donnent nourriture, offrent le logis, et parfois même sont amenés à braver la loi pour porter assistance à personnes en danger.

 

Tout le monde comprendra que cela ne peut avoir qu’un temps. La solidarité ne peut se substituer aux réponses politiques nécessaire, vitales. L’aide humanitaire est utilisée par le pouvoir politique –Hollande aujourd’hui, Sarkozy hier- pour se défausser de ses responsabilités. Les déclarations honteuses de messieurs Estrosi et Ciotti sont un bon exemple de ces politiques qui n’ont pour seule réponse que le sécuritaire et qui refusent de regarder le sujet selon nos lois, selon notre droit, selon nos traditions aussi.

 

Pour aborder ces réponses politiques nécessaires, il nous faut dégager les responsabilités de la situation que vivent des centaines de milliers de migrants.

 

Les responsables de ces migrations, ce sont nos gouvernements occidentaux essentiellement qui par la guerre, l’organisation du chaos, le déversement de bombes, mais aussi le pillage, jettent sur les mers et sur les routes des dizaines, voire des centaines de milliers d’hommes, femmes et enfants.

 

L’Italie et la Grèce sont utilisés comme des prisons de peuples au compte de l’union européenne. Ce sont d’ailleurs les accords de Dublin sous l’égide de l’union européenne qui font des pays d’Europe un gigantesque apartheid où là les murs sont érigés, là les contrôles renforcés.

 

Evidemment cela pose la question de savoir quelle place les états doivent occuper. Cette question est centrale. La question des migrations massives illustre la nécessité pour les états en général, pour la France en l’occurrence, de retrouver sa totale souveraineté afin de sortir de ces traités inhumains qui n’offrent aucune perspective aux migrants et qui n’ont pour seul effet que de dresser les uns contre les autres, les travailleurs locaux contre les migrants perdus, cela dans le seul but de remplir la poche des actionnaires.

 

La souveraineté nationale est une nécessité pour définir librement notre politique en général, celle qui concerne les migrants en particulier.

 

Notre souveraineté doit permettre de mettre au centre ce qui aujourd’hui est bafoué, à savoir :

 

-le respect de la loi pour les mineurs isolés qui doivent être pris en charge pour leur protection par les services de l’aide à l’enfance. C’est tout le contraire qui se passe lorsqu’ils sont remis dans la rue par les gendarmes français de l’autre côté de la frontière.

-le respect de l’être humain qui le temps d’instruction des dossiers notamment pour demeurer en France ou pour la traverser doit être hébergé, nourri, soigné.

-Le respect du regroupement familial.

-Le respect du droit d’asile.

 

Mais est-ce que pour autant tout migrant doit automatiquement pouvoir s’installer en France ? Evidemment non, l’état doit demeurer seul maitre pour savoir qui il accueille et qui il refuse. Tout le monde comprendra par exemple que tel trafiquant ou tel délinquant connu n’ait pas droit d’installation dans notre pays. Mais ces cas ne sauraient être mis en avant pour s’opposer massivement à un traitement humain et décent de ces populations.

 

Vous l’avez compris, cela pose la question des frontières. Certains au nom de la liberté se disent no border. Mais un monde sans organisation, un monde sans frontière, serait un enfer, une jungle où seul le capital et les capitalistes pourraient faire la loi, leur loi, à leur profit et au détriment du plus grand nombre. Plus que jamais les frontières sont nécessaires notamment pour permettre à la nation souveraine de décider pour ce qui la concerne. Sans frontière, c’est le pouvoir de Bruxelles, de la CE, du FMI et autres instances supra nationales qui s’imposerait plus encore.

 

Notre souveraineté, notre état restauré, sont les conditions à l’accueil possible des migrants sur le sol national. Pour accueillir sérieusement, il faut répondre à quelques nécessités qui concernent d’ailleurs tout autant les migrants que les travailleurs français. Le logement, le travail, le salaire, la protection sociale, l’éducation, la santé, la laïcité, les services publics… La liste n’est pas close. Je ne veux pas faire un inventaire. Je veux juste souligner que pour chacune de ces nécessités qui devraient unifier le migrant au travailleur français, il y a obligation de rompre avec l’union européenne qui par ses traités remet en cause toutes nos conquêtes, celles pour lesquelles des générations ont transpiré, se sont battues et parfois ont perdu la vie.

 

 

Chers amis,

Pour conclure je voudrais revenir sur une curieuse dérive qui me touche d’autant plus qu’elle a cours à Nice dans ma ville natale. J’ai vu que certains que je ne connais d’ailleurs pas se sont permis de qualifier cette assemblée de « réunion d’extrême droite ».

 

Cela me choque d’abord parce qu’une fois encore si j’avais pu être des vôtres cela aurait été sans aucune hésitation. En conséquence je me trouve personnellement injurié et calomnié par de tels propos.

 

Mais cela me choque et me révolte car l’utilisation de l’injure sert toujours à interdire la discussion libre et démocratique. Les affirmations non étayées, non fondées, non argumentées relèvent de méthodes étrangère au mouvement ouvrier et démocratique.

 

Extrême droite ? Mais pourquoi ? Il serait interdit de parler des nations ? Il serait interdit d’évoquer la souveraineté ?

 

Je fais crédit à ceux qui utilisent la calomnie de le faire sans vraiment réaliser l’ignominie de leurs propos. Je Leur donne crédit de ne pas comprendre ce que sont la nation, la république, la souveraineté. Et s’ils le veulent je suis tout à fait disponible pour venir débattre de ces questions librement et démocratiquement, car dans le contexte il serait absurde et politiquement suicidaire de laisser précisément à l’extrême droite le monopole de la nation et de la souveraineté.

 

Voilà ce que j’aurais aimé développer si j’avais pu être des vôtres.

Pardon pour la longueur de ce message,

Et bonne conférence, bonne discussion

 

Jacques Cotta

Le 29 novembre 2016

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