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Le blog de Lucien PONS

L’appel des Gilets Jaunes de Montreuil

20 Janvier 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes

L’appel des Gilets Jaunes de Montreuil

Un très beau texte des Gilets Jaunes de Montreuil, et leur appel à se retrouver tous ensemble à Commercy* le 26 janvier prochain.

Texte de l’appel :

"Les gilets jaunes de Montreuil ont entendu l’appel de l’assemblée populaire de Commercy à se retrouver dans une grande assemblée des assemblées, une commune des communes, le 26 janvier prochain.
Nous les remercions et leur répondons que nous seront présents.

A Montreuil aussi, nous avons enfilé des gilets jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

Le gilet jaune est le symbole d’une révolte. Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « maintien de l’ordre » et nous affirmons notre solidarité aujourd’hui comme demain.

On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les immigrés ni les exilés, mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies. C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une intelligence collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien. Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

C’est pour cela que nous serons présents à Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !"

*Commercy est une commune de 6500 habitants dans le département de la Meuse, dont elle est une des sous-préfectures. Elle est située dans la région de Lorraine. (NDLR)

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https://www.mondialisation.ca/les-gilets-jaunes-proposition-pour-aller-plus-loin/5630091

Les ‘Gilets Jaunes’: proposition pour aller plus loin

Dans les périodes troublées, comment garder un minimum de sens critique et de recul afin d’analyser et tenter de comprendre ce qui se passe ? La vigilance qui déjà en temps ordinaires doit être de chaque instant particulièrement dès qu’il s’agit de la chose politique, doit être encore plus vive, et il faut se rappeler que le présent est souvent – toujours ? – le résultat de décisions antérieures. Il convient donc de questionner ce qui s’est déroulé en amont pour en arriver à comprendre la situation actuelle.

Dans cet ordre d’idées, il faudrait revenir à la dernière campagne pour l’élection présidentielle de mai 2017, et voir à quel point les Français ont été soumis par les médias dominants au chantage habituel entre le FN représenté par Marine Le Pen et son opposant. Face à la peste il n’y avait qu’une option : un jeune cadre dynamique, bon chic bon genre, dont l’énergie débordante masquait l’inanité du programme, mais présenté comme garant des valeurs ‘démocratiques’. Et des ténors de tous horizons et conditions, sont montés au créneau, pensant en cela accomplir leur devoir citoyen : « Tout sauf l’extrême-droite ! » nous ont-ils ânonné en boucle. Pauvres niais… encore à croire que le ‘vote utile’ était signe de conscience politique.

Le ton était donné : toutes celles et ceux qui ne se mettraient pas ‘En marche’derrière le sémillant pupille de la banque Rothschild seraient soupçonnés d’appartenance à l’infréquentable mouvance brune d’extrême-droite. Comme lors de l’élection massive [plus de 80%] pour J. Chirac au second tour en 2002 contre J-M. Le Pen, de nombreux électeurs se sont précipités pour élire E. Macron contre sa rivale, présentée aux Français comme l’épouvantail de service. Quelle aubaine, finalement cette famille Le Pen ! Désormais, les électeurs ne votent plus ‘pour’ un candidat et son programme, ils votent ‘contre’ un autre, souvent le même d’ailleurs. D’où, l’augmentation de l’abstention et de votes blancs – ouf ! – que les tenants du pouvoir s’empressent… d’ignorer.

Ainsi, une majorité de Français a voulu tourner le dos à l’extrême-droite, votant pour un candidat issu du PS – et des milieux financiers… non, il n’y a pas d’oxymore, c’est la nouvelle ‘gôôche’ paraît-il – mais se déclarant « ni de gauche ni de droite »… et elle a eu un président dont les déclarations, actions et manœuvres depuis son accession à la fonction, ainsi que celles de son équipe, sont plus répressives les unes que les autres, ne laissant planer aucun doute quant à l’inclinaison pour une droite… extrême. Quand il est dit qu’il faut préférer l’original à la copie, cherchez l’erreur !

Faut-il s’étonner dès lors, du ’Mouvement des Gilets Jaunes’ ?! Comme exprimé dans mes précédents billets, ce mouvement me paraît non seulement légitime, mais il faut s’étonner qu’il n’ait pas émergé plus tôt, vu les multiples trahisons que les citoyens ont essuyées de la part des élus. Et il faut espérer que le mouvement continuera, allant même en amplification tant que le changement en profondeur d’une structure d’Etat obsolète et du ‘système’ ne seront pas envisagés.

A cet effet, de nombreux ‘GJ’ ou sympathisants du mouvement interpellent l’appareil d’Etat et ses représentants divers, leur demandant : « Quand donc allez-vous comprendre !? » 

Je pense que c’est là une question erronée et qu’il ne faut pas se méprendre : les tenants du pouvoir ont très bien compris ce dont il est question. Mais, simplement ils ne veulent rien entendre ! Parce qu’il s’agit de privilèges que ces gens-là ne veulent pas voir remis en question et encore moins, partager – n’est qu’à voir le blocage sur l’ISF. Et ils sont déterminés à utiliser tous les moyens pour les préserver, y compris la force, les menaces, et la panoplie de procédés violents qui relèvent de méthodes fascistes – plus de 10 morts et des milliers de blessés, dont certains resteront handicapés à vie – allant même comme Mme. Bergé à saisir la justice à l’encontre du journaliste Juan Branco l’accusant « d’armer les esprits » par ses propos. « Armer les esprits » ?… faut en avoir un bien tordu pour trouver la formule ! Puis, les mêmes viendront se vanter sans sourciller de la ‘liberté d’expression’ – quand il s’agit de ‘Charlie’ et de clouer le bec aux musulmans qui se sont indignés des caricatures qui les méprisaient – garante des ‘valeurs démocratiques’ du pays !

La France en est là ! Et il faut le voir, bien en face.

Quand Fr. Fillon alors 1er ministre de N. Sarkozy déclarait que « la France était en faillite », il ne croyait pas si bien dire. Sauf qu’il se trompait – volontairement ? – de cible : c’est de faillite politique dont il s’agit. Le pays n’ayant jamais été aussi riche, avec un PIB en constante croissance depuis des décennies.

Une majorité de médias dominants flanqués de leurs ‘éditocrates’ hautains, a moqué des années durant les pratiques de certaines ‘républiques bananières’, comme elle aimait les qualifier. Ces médias – inaudibles, non fiables et d’ailleurs en perte constante d’audimat – pourront désormais constater que loin de s’en démarquer, le gouvernement français utilise les mêmes procédés dès qu’il s’agit de protéger ses plus nantis. Certains d’entre eux n’hésitant pas à encourager les forces de l’ordre « à tirer dans le tas » comme le proposait L. Ferry lors de son passage chez G. Durand sur Radio Classique… et dont aucune voix de la caste n’est venue condamner les propos y compris Mme. Bergé, frappée d’aphonie pour le coup. Qu’en eut-il été si ces propos avaient été tenus par un ‘GJ’, un ‘basané’ ou un habitant ‘des quartiers’ ?!… 

De nombreux intervenants s’étonnent de pratiques d’une violence inouïe des forces de l’ordre lors des manifestations des ‘GJ’… Ils ignorent sans doute que ces pratiques musclées sont calquées sur le régime israélien, expert en la matière dans ses méthodes de répression à l’encontre de la population palestinienne et bien implanté en France, particulièrement dans la sphère politico-médiatique. Ceci pourrait en partie expliquer cela. Aux dernières nouvelles, lors de l’acte IX du samedi 12.01 dernier, certains CRS étaient équipés de fusils d’assaut automatiques (HK G36). Une première, lors de manifestations citoyennes… qui présage d’un durcissement de l’appareil d’Etat qui n’entend rien céder sur l’essentiel. (voir : https://www.presstv.com/DetailFr/2019/01/15/585837/France-Gilets-jaunes-escalade-violence-police-CRS-fusils-assaut-automatique)

Des sources bien informées indiquent que l’un des actuels conseillers favoris du président Macron n’est autre que N. Sarkozy… « Ni de gauche ni de droite » affirmait-il… De fait, mais de la caste des voyous ! Voyez donc ces cols-blancs qui se sont hissés aux plus hautes fonctions : les Sarkozy, Woerth, Cahuzac, Balkany, Strauss-Kahn, Guéant, Solère, Urvoas, Fillon, Désir, Juppé, Gaudin, Ferry… et j’en passe ! (voir : https://www.lepoint.fr/politique/117-senateurs-sont-soupconnes-d-avoir-detourne-8-millions-d-euros-13-10-2017-2164246_20.php)… Ces donneurs de leçons qui, imbus de leur pouvoir et trop contents de l’exercer s’empressent d’envoyer quelque citoyen derrière les barreaux pour un vol à l’étalage, quelques grammes de shit ou un PV non payé, quand ce n’est pas pour aide aux migrants… Les électeurs vont-ils enfin ouvrir les yeux sur ceux qu’ils portent aux plus hautes fonctions ?!

Dans de nombreuses professions, une faute grave ou de déontologie est sanctionnée et vous met à l’écart. Que ce soit en tant que médecin, avocat, professeur, … A l’inverse, quand vous faites de la politique et devriez donc être exemplaires, tous les abus semblent permis. Combien de ceux-là ne sont pas empêtrés dans des affaires de corruption, de détournements, de magouilles, de pots-de-vin, de faux et usage de faux, … sans qu’ils soient sanctionnés à hauteur des faits et sans les écarter de manière définitive de la fonction ? Là aussi, cherchez l’erreur ! (voir : https://www.village-justice.com/articles/fonctionnaire-peut-etre-sanctionne-pour-des-faits-relevant-vie-privee,28773.html)

Venons-en donc au cœur du problème : le fait est, que ni Macron ni son successeur s’il devait être désigné par ces mêmes médias qui nous l’ont vendu, ne pourront poursuivre les réformes envisagées, tant elles sont le fruit de décisions prises par l’Union européenne dont les citoyens ne veulent plus ! Et c’est bien-là que se trouve l’épicentre des problèmes rencontrés par les populations des différents pays européens. Dès lors, puisque les gouvernements nationaux sont désormais contraints d’appliquer les Traités européens, il faut s’en prendre à cette construction bancale qui ne contente personne, hormis le petit cercle de nababs qui en profitent.

Aucun pays appartenant à la zone euro ne peut piloter sa politique nationale de manière indépendante comme c’était le cas auparavant. Les normes européennes ont définitivement lié les pays qui composent l’UE dans un carcan de Traités et de Directives qui leur ôtent toute souveraineté. 

En saine ‘démocratie’, il revient aux citoyens d’exprimer si ces normes leur conviennent ou pas, sachant que c’est à Bruxelles qu’il faudra aller en masse pour manifester leur refus de l’UE telle qu’on leur impose. Les ‘GJ’ de tous pays n’obtiendront rien de substantiel en se cantonnant à manifester dans leurs villes et pays. Ils devront intégrer cette notion et se rendre à l’évidence : leurs gouvernements nationaux sont pieds et poings liés par les Traités signés. L’exemple de la sortie de la Grande-Bretagne aux forceps illustre combien ces Traités sont une véritable cage qui emprisonne les Etats et leur population aux règles et dictats européens qui ne se soucient pas des citoyens mais n’ont comme seuls objectifs, de les faire travailler pour le plus grand bénéfice de quelques fortunés qui sont parvenus à imposer la privatisation de tous les pans de la société et à jongler avec leurs capitaux dorénavant ‘libres de circuler’ selon cette UE qui malmène ses peuples. Les pouvoirs nationaux ont été lentement mais assurément transférés à l’Europe. Et c’est donc bien contre cette Europe inéquitable qu’il faut concentrer les efforts de contestation et d’opposition. C’est-là que se situe le pouvoir. Et c’est ce dernier qu’il convient de renverser. Le ‘Grand débat national’ lancé par le président français et son équipe n’est qu’une tentative de gagner du temps et tenter de calmer les esprits. Il n’en sortira rien d’essentiel. Les Macron et autres figurants ne sont à leurs postes que pour exécuter les directives européennes. Ce sont des marionnettes qui se gonflent d’importance à mesure qu’elles la perdent, rien de plus.

Dans la foulée, quand les citoyens auront compris et intégré cette notion et qu’ils voudront pousser plus loin la réforme indispensable du système actuel tant décrié pour ses injustices, c’est au niveau des alliances qu’il faudra repenser les choses. Je lis et entends beaucoup de citoyens déboussolés, voire apeurés par la perspective d’une UE qui se déliterait. Ceux-là n’ont d’autre argument que celui répété par la propagande européiste qu’un repli sur soi – chaque Etat retrouvant sa souveraineté nationale – nous livrerait aux défis des grandes puissances que sont les USA et les BRICS. Avec cette idée désormais répandue qu’il faut être grand pour être puissant sur la scène économique et financière. La Suisse et Singapour en sont de brillants exemples…

La nature ayant horreur du vide, en tant qu’Européens, nous n’avons que trop attendu pour travailler avec la Russie réformée. Nos élus gardent les réflexes américano-primaires d’une détestation du communisme soviétique qui n’a pourtant plus cours. Les décisions d’appliquer les sanctions et mesures de rétorsion dictées par le gouvernement américain nous ont déjà coûté très cher – plusieurs dizaines de milliards d’euros ! – et se révèlent inopérantes contre un Etat tel que la Russie – 4è partenaire économique avec l’UE il y a quelques années – qui a de son côté et en réaction, noué des alliances intelligentes avec l’Asie, nouveau centre économique et financier mondial. 

Comme je le dis souvent, à terme la géographie a toujours le dernier mot sur l’Histoire, et nous indique que nous devons absolument nous tourner vers la Russie, porte d’accès vers l’Asie dont le continent auquel nous appartenons nous lie. Nous sommes partie-prenante de l’Eurasie, et les alliances par-delà les 6000km d’océan atlantique avec l’Amérique du Nord ont quelque chose d’artificiel et ‘contre-nature’. 

Dans la même perspective, nous pourrions aussi démanteler l’OTAN qui ne fait qu’entretenir des guerres extérieures ruineuses pour nos Etats mais rentables pour les marchands d’armes, sans parler des drames qu’elles infligent à des populations qui, à juste titre, finissent par détester tout ce qui vient d’occident et entretiennent parfois des plans pour s’en venger, par n’importe quel moyen.

Nous avons donc toutes les possibilités de créer une autre Europe que celle improbable, que nous voyons se déliter sous nos yeux. Il est urgent d’y réfléchir, de défaire la construction européenne existante et ses alliances mortifères au profit de nouveaux choix dans le sens du continent Eurasiatique dont nous sommes citoyens.

Daniel Vanhove

16.01.19

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Daniel Vanhove, Mondialisation.ca, 2019

 

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https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/les-appels-a-la-convergence-et-la-greve-generale-se-multiplient-a-la-fsu-la-cgt-sud-et-les-giletsjaunes/

 

Les appels à la convergence et la grève générale se multiplient à la FSU, la CGT, SUD et les #gilets jaunes

- -janvier 16, 2019

A force de mobilisation à la base et sur le terrain, les syndicalistes sont en train de bousculer l’inertie des directions syndicales confédérales. Tandis que les travailleurs, en gilets jaunes ou non ont massivement investis les rues, les ronds points pour dire leur colère, pour revendiquer des hausses de salaires, des services publics, la souveraineté populaire, l’initiative syndicale au niveau national était au point mort. Aucune surprise de voir la CFDT qui a appelé à voter Macron à voler au secours du régime. En revanche, les hésitations dans les prises de positions du sommet de la CGT et le silence à la FSU n’ont pas été sans augmenter la méfiance avec les gilets jaunes.

Pourtant, sur le terrain, dans les syndicats, la convergence des travailleurs s’est faites rapidement. A Marseille, la CGT 13, la FSU et SUD, avec un large rassemblement d’associations et de partis politiques ont déjà impulsé une manifestation dès le samedi 15 décembre une large manifestation unitaire à Marseille. Un nouvel appel à manifester à été lancé pour le samedi 26 janvier. Entre temps, la CGT 13 avec un tract siglé de son logo et d’un gilet jaune a organisé avec les gilets jaunes une manifestation commune réunissant un millier de participant à Martigues le 12 janvier dernier.

Dans le Tarn, la FSU et la CGT ont lancé également un appel pour une grève générale dès la fin du mois de janvier

Dans l’Allier, dès le 1er janvier la CGT, la FSU,FO et solidaires ont déposé un préavis de grève

Les exemples se multiplient comme nous on peut l’illustrer ci dessous, la convergence apparaissant souhaité tant par les syndicalistes que par les gilets jaunes qui demandent que le syndicats construisent la grève générale.

Au niveau national, la confédération CGT appelle dans un communiqué ce 15 janvier ” toutes les organisations syndicales d’appeler, dans les jours qui viennent, à monter d’un cran le niveau de l’action y compris par la grève”. Cependant à ce jour aucune date n’est encore fixée, et dans la fonction public un communiqué commun de l’ensemble des centrales syndicales n’appellent pas à la grève. Pour autant des appels pour une grève générale à partir de début février circulent sur les réseaux sociaux, preuvent que les travailleurs ont compris quelle devait être la méthode et le moyens pour faire gagner les travailleurs. Chaque syndicaliste, chaque gilet jaune, chaque travailleur peut d’ore et déjà se mobiliser pour dans les assemblées générales et à la base appeler à construire cette grève générale. Car si la grève générale ne se décrète pas, elle se construit !

La FSU du Tarn appelle à la construction d’une grève générale et à avec la CGT construit la convergence avec les gilets jaunes

Motion FSU 81

D’un côté, le mouvement des GJ, mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français, a franchi le cap des fêtes de fin d’année et repart de plus belle, mettant en avant beaucoup de revendications dont les organisations syndicales n’auraient pas à rougir : hausse importante immédiate du SMIC, des salaires, des pensions et des minimas sociaux, fiscalité plus juste : rétablissement de l’ISF, suppression de  la TVA sur les produits de 1ère nécessité et réduction pour les autres produits, renforcer la place de l’impôt sur les revenus (plus de tranches, plus progressif), accès à la santé et aux soins pour tous, développement des services publics (hôpitaux, crèches, écoles, transport, emploi…)…

Dans le même temps, alors que le mouvement des GJ fait aussi entendre l’idée de citoyenneté active fondée sur la compétence du peuple, nous assistons à une convergence de fait dans certains départements avec les organisations syndicales, CGT et FSU en tête, et l’idée monte progressivement de la nécessité de prolonger le blocage initial des ronds-points par le blocage de l’économie.

De l’autre côté, Macron et son gouvernement, représentants de l’oligarchie financière et soutenus par les instances internationales du capitalisme, UE en tête, utilisent à la fois répression de grande intensité et désinformation de masse avec la complicité de nombreux médias. Ils utilisent aussi la diversion autour d’un « grand débat » tout en annonçant que celui-ci ne changera rien aux mesures d’ores et déjà mises en place ou annoncées et en particulier la réforme des retraites,  la poursuite de la casse du lycée et du Bac ou la remise en cause des statuts de la FP. Dans la foulée, le « questionnaire » joint à la lettre pour orienter le « débat » vise clairement à mettre en accusation les services publics et à promouvoir un « pacte girondin » accroissant les disparités sociales et territoriales.

De  la crise historique qui se déroule sous nos yeux ne sortiront pas deux vainqueurs : soit Macron parviendra à la franchir pour mieux appliquer son programme de casse sociale, ouvrant la porte à l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir, soit le mouvement populaire le contraindra à se soumettre ou se démettre, ouvrant alors des perspectives de progrès social, de justice et de fraternité.

Dans ce contexte, la FSU 81 prend l’initiative avec la CGT du département de s’adresser aux gilets jaunes pour construire des convergences et, pourquoi pas, des manifestations en commun comme cela se fait déjà dans le Cher, en Haute-Garonne ou dans les Bouches du Rhône.

Mais la responsabilité des organisations syndicales est engagée spécifiquement dans leur champ d’intervention propre : les entreprises privées et les services publics.

Dans ce cadre l’heure est maintenant venue de mettre en débat la construction d‘une grève générale faisant le lien entre toutes les revendications (corporatistes type « stylos rouges » et générales de justice sociale et fiscale) et permettant de franchir un cap dans le rapport des forces par la convergence des luttes.

Aussi la FSU 81 s’adresse-t-elle à la FSU nationale afin qu’elle prenne toute sa place d’organisation syndicale de lutte et de transformation sociale en portant à l’interpro la nécessité d’une grève générale à la fin du mois de janvier.

La CGT et SUD 59 appelle à la convergence des luttes

La CGT la FSU et les gilets jaunes ensemble dans le 13

NOUS EXIGEONS LE DROIT 

DE TRAVAILLER ET DE VIVRE DIGNEMENT :

  • La suppression des taxes, et de la TVA
  • Le rétablissement de l’ISF
  • Hausse de tous les salaires, des retraites et des minimas sociaux
  • L’accès à la santé et aux soins pour tous
  • Une fiscalité équitable pour la population mais aussi pour les PME ET PMI
  • Le développement des services Publics (Hôpitaux, crèches, écoles, ..)
  • La consultation régulière des citoyens

Tous ensemble, c’est possible !

Alors venez nous rejoindre

LE SAMEDI 05 JANVIER 2019 à 13h30 A MARTIGUES

AU ROND-POINT DU CHAT NOIR SOUS LE VIADUC

Dans les Pyrénées Atlantiques

APPEL A MANIFESTER
SAMEDI 19 JANVIER, 14h place Ste Ursule
TOUS ENSEMBLE !


Pour le SMIC à 1 800 €, le rétablissement de l’ISF, une juste répartition des richesses…

Parce que nous avons des revendications communes, l’union locale CGT de Bayonne appelle à un rassemblement samedi 19 janvier à 14h place Ste Ursule. Le cortège rejoindra le rassemblement « gilets jaunes » pour favoriser la convergence des luttes.Parce qu’il est temps d’unir nos forces, contre cette politique des « ultras riches » qui continuent à s’engraisser sur le dos des citoyens, des travailleurs !

La CGT reste persuadée que les progrès sociaux se gagneront par la grève générale 

et la convergence des luttes

Nous revendiquons :- La diminution de la TVA sur les produits de 1ère nécessité
- Le rétablissement de l’ISF
- Le SMIC à 1800€ brut
- Hausse de tous les salaires, des retraites et des minima sociaux
- L’accès à la santé et aux soins pour tous
- Une fiscalité équitable pour la population mais aussi pour les TPE, les PME-PMI
- Le développement des services publics (hôpitaux, crèches, écoles, transport, énergie…)

Bayonne, le 14 janvier 2019

L’appel des gilets jaunes aux syndicats pour lancer la grève générale

A Tour où la mobilisation est forte, les gilets jaunes réunis en assemblée générale lancent un appel

Appel adopté par « l’assemblée générale des Gilets Jaunes du 37 »

L’Assemblée générale des Gilets Jaunes du 37 du 11/01/2019 appellent les organisations syndicales du département :

  • à se joindre aux actions des Gilets jaunes,
  • à organiser une grève générale dans les entreprises privées et les services publics,
  • afin de bloquer l’économie et de faire céder Macron et son gouvernement sur ces revendications sociales et démocratiques.

Le 6 janvier c’est les gilets jaunes de Montpellier qui avait décidé d’interpeller les syndicats et ils ont rencontrés la CGT et FO le 10 janvier.

Il ne s’agit pas d’initiative isolé mais bien d’un mouvement important, en témoigne par exemple cet appel

Appel aux syndicats adopté par l’assemblée régionale à Lille

Communiqué de la part des Gilets Jaunes Hauts de France à l’intention des organisations syndicales

Voilà sept semaines que la mobilisation des « Gilets Jaunes » ne connaît pas de répit. Nous sommes au quotidien sur les ronds – points, sur les autoroutes, dans la rue chaque samedi face à une répression des plus violente ! D’aucun pensait qu’avec les fêtes, notre mouvement prendrait fin, mais nous sommes encore là, bien décidés à ne rien lâcher !

Ce mouvement est inédit, intersectoriel, de portée internationale, indépendant de toute structure politique traditionnelle. Mais de la politique, nous en faisons tous les jours. Nous avons enfin compris que nous n’avions besoin de personne pour penser à notre place. Et certainement pas de professionnels de la politique qui prennent des décisions en notre nom mais qui pourtant ne connaissent rien de notre quotidien.

Nous luttons contre l’exploitation que la grande majorité du peuple subit au profit d’une minorité de riches, de plus en plus riches. Alors que les dividendes versés aux actionnaires n’ont jamais été aussi importants, la France d’en bas se crève pour des salaires de misère !

Pour bloquer l’économie et avoir enfin une vie juste, nous avons besoin d’une grève générale. Nous demandons aujourd’hui aux organisations syndicales de se positionner clairement du côté des exploité.e.s, de soutenir notre lutte et d’y prendre part en appelant à une grève générale reconductible dès janvier 2019 afin de permettre à tous les salarié.e.s d’exercer leur droit de grève et de pouvoir se joindre à la lutte.

La NVO rend compte de la convergence des luttes menée sur le terrain par les syndicalistes CGT

Depuis le 17 novembre, des militants CGT se rendent à la rencontre des gilets jaunes. Là où le courant passe, ces rapprochements ont fait émerger de nombreuses convergences revendicatives.

NVO -2 janvier 2019 Par Cyrielle Blaire

Quand les gilets jaunes lancent leur premier appel à manifester le 17 novembre, la CGT refuse de prendre part aux cortèges où le Rassemblement national (RN) a décidé de défiler. Pas question de manifester aux côtés de l’extrême droite. « Au début, on était très méfiants », reconnaît Fabrice David, secrétaire de l’union départementale CGT de Loire-Atlantique. Comme ce militant, beaucoup à la CGT voient d’un œil circonspect ce mouvement anti-taxe né sur les réseaux sociaux auxquels de nombreux petits patrons s’associent.

Des gens qu’on n’avait jamais vus

Dans les permanences syndicales, on voit alors débarquer des travailleurs inconnus au bataillon. « Les gens mobilisés chez les gilets jaunes sont des salariés de petites entreprises où l’on est peu présents, des publics précarisés que l’on n’avait jamais vus, relève Pierre Marsein, secrétaire de l’union départementale CGT de Haute-Loire. Sur le département, les salaires sont inférieurs de 20% à la moyenne nationale, on a beaucoup de temps partiel subi, de femmes seules. Les gens se font exploiter, il y a une exaspération totale et une grande colère ».

A Orléans, l’union départementale CGT est contactée après avoir vu passer sur les réseaux sociaux un tract CGT. « Ce sont des jeunes qui ne connaissaient rien aux syndicats, aux bourses du travail. On a eu une discussion passionnante, débattu de l’utilité de l’impôt, s’enthousiasme Aurelio Ramiro, secrétaire de l’UD. Ce qui a fait déborder le vase, c’est qu’ils habitent à 30-40 km de l’agglo orléanaise. La hausse du carburant impactait directement ce qui leur restait à vivre. »

Il y a des secteurs où des fachos se regroupent entre eux. Là, la discussion n’est pas possible, mais dans d’autres ça se passe très bien

François Bonnin, trésorier de l’union locale CGT de Châtellerault.

Partout, des syndicalistes se rendent à la rencontre de ces gilets jaunes qui se sont regroupés pour exprimer leur colère. L’accueil qui leur est réservé diverge selon la composition sociologique de ceux sur les points de blocage.

A Elbeuf dans l’Eure, le syndicat CGT a dû montrer patte blanche pour amorcer un échange avec les « jaunes ». « Ce sont des salariés perdus, qui morflent. Au début ils ne voulaient pas de nos couleurs. On s’est expliqués, on a distribué des tracts. Ils ont vu qu’ils s’étaient trompés d’adversaire» ,raconte Christian Morin le secrétaire de l’union départementale CGT normande.

Défiance ou simple méconnaissance ? Certains gilets jaunes se hérissent à la vue des syndicats. « A la Roche-sur-Yon, on a emmené nos tracts mais on s’est fait jeter. Il y a un rejet du politique et du syndicalisme », déplore Olivier Jacques, en charge de la vie syndicale à l’union départementale CGT de Vendée. Beaucoup de structures déplorent la mauvaise image qu’a pu donner la mobilisation des routiers ; la CGT et FO avaient appelé à la grève le 9 décembre pour le pouvoir d’achat avant de négocier avec le gouvernement. « On nous a traité de vendus » , regrette Nathalie Charron, secrétaire administrative de l’union départementale CGT d’Eure-et-Loire.

Au début, il y avait des vus caricaturales de part et d’autre. Des camarades voyaient les gilets jaunes comme des « populos », un peu fachos. En échangeant, ils se sont rendus compte que c’était le commun des citoyens

Damien Girard, secrétaire de l’union locale CGT de Saint-Nazaire

Après un mauvais démarrage, la situation s’est rapidement débloquée dans les Pyrénées-Atlantiques. « Des camarades sont allées sur les barrages des péages pour nouer des liens. Ils n’ont pas été très bien accueillis. Puis des gilets jaunes sont venus nous voir. On a vite vu qu’ils n’étaient pas hostiles. Ils n’étaient pas très éloignés de nous et avaient une vraie réflexion sur la fiscalité », relate Jean-Claude Zapparty, secrétaire de l’union départementale CGT des Pyrénées-Atlantiques.

Le rapprochement entre syndicalistes et gilets jaunes a fait émerger des débats de fond.

« Nous avons eu des discussions sur la nécessité d’augmenter les salaires sans rogner sur les cotisations sociales, sur le fait qu’il faut que ce soit les patrons qui paient et pas l’État », détaille le secrétaire de l’union départementale CGT de Haute-Loire. Des échanges semblables ont émergé à Châtellerault, renouant avec la tradition syndicale de l’éducation populaire. « On leur a expliqué pourquoi on revendiquait du salaire brut alors qu’eux parlent en net, qui est ce qu’ils voient sur leur fiche de paie, commente François Bonnin, secrétaire de l’union locale CGT viennoise. Sur les cotisations sociales – qu’ils appellent « charges » -, on a fait un travail pédagogique pour montrer que ça servait à financer la santé, les hôpitaux. Ils nous ont entendus ».

80 à 90% de revendications communes

Sur le terrain, des revendications ont été listées de part et d’autre, faisant apparaître de nombreuses convergences. « On est en train de regarder leur cahier de doléance. On est d’accord à 80%, même s’il y a encore des trucs qui nous choquent, par exemple sur la revendication d’un revenu pour les femmes aux foyers », signale Jérôme Delmas, secrétaire de l’union départementale CGT du Lot.

Aux dires des syndicats, les cahiers de doléances auraient beaucoup évolué depuis le début du mouvement. « On a dépassé la taxe sur le carburant. On voit qu’on a des revendications communes sur le pouvoir d’achat, les retraites, le chômage, la fiscalité… », énumère Sylvain Moreno, secrétaire CGT du groupe Lafarge, qui a appelé à rejoindre les gilets jaunes.

Les revendications ont évolué, elles rejoignent beaucoup ce que l’on porte. Les contacts avec la CGT y sont sans doute pour quelque chose

Jean-Claude Zapparty, secrétaire de l’union départementale CGT des Pyrénées-Atlantiques

Localement, les syndicats se sont appuyés sur ces convergences pour lancer des actions aux côtés des gilets jaunes. « Ils réclament le retour des commerces de proximité. On leur a proposé de bloquer le Auchan, où les salaires sont très bas et qui touche beaucoup de CICE sans créer d’emploi. Ça leur a tout de suite parlé », témoigne Matthieu Viellepeau, secrétaire de l’union locale CGT de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

A Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, chasubles jaunes et rouges se sont rassemblés le 1er décembre devant la gare pour réclamer d’une même voix la réouverture de la ligne SNCF de train voyageurs Pont-Saint-Esprit-Avignon-Nîmes. « Les gens sont obligés de prendre la voiture pour aller jusqu’à Avignon. Les gilets jaunes se sont réappropriés cette revendication portée par la CGT », se réjouit Patrick Lescure, secrétaire de l’union locale CGT de Bagnols.

Gilets jaunes, gilets rouges : souvent le même combat !

Ce mouvement hétéroclite de salariés précarisés, de chômeurs, de retraités et de petits patrons tous éprouvés par des fins de mois difficiles, beaucoup de syndiqués l’ont rejoint spontanément, n’hésitant pas à enfiler une chasuble fluo pour aller bloquer barrages et ronds-points. « Les gens n’en peuvent plus. Ils ont des vies de merde, ils sont usés. Et en plus on les prend pour des gueux, des gens qui ne réfléchissent pas. Là on a l’occasion de montrer que la CGT n’est pas la caricature véhiculée par les médias. Il faut y aller », estime Christophe Chrétien, secrétaire du syndicat CGT Sanofi Tour, très impliqué dans le mouvement.

La couleur n’a pas d’importance. Le but c’est la convergence des luttes, c’est ce pour quoi on se bat

Matthieu Viellepeau, secrétaire de l’UL de Fontenay-sous-Bois.

 

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