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Le blog de Lucien PONS

Carlos Ghosn et Sarkozy main dans la main pour la délocalisation totale de Renault.

5 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

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En 2011, pendant plusieurs mois, les travailleurs des fonderies du Poitou à Châtellerault ont mené avec succès une lutte exemplaire contre la fermeture de cette fonderie ex-filiale de Renault, ouverte en 1978 pour remplacer les fonderies de Billancourt.

 

Le 11 avril, le tribunal de commerce de Nanterre va examiner quel avenir pour cet outil qui est à la pointe de la technologie. Le cabinet chargé de l'expertise démontre irrévocablement comment la direction de Montupet (propriétaire du site) et la direction de Renault son principal client se sont mis d'accord pour créer une situation de faillite et préparer une délocalisation en Bulgarie. La CGT au cours d'une conférence de presse a demandé que le tribunal se prononce pour le maintien du site et, comme il y a deux ans pour la SBFM à Lorient, que la fonderie du Poitou réintègre le groupe Renault.

Le collectif « Front Syndical de Classe » de Renault est sur la même position sauf que nous mettons sur la table que la direction de Renault multiplie les initiatives pour démanteler le groupe et le met régulièrement sur le devant de la scène nationale : suicides de cadres, affaire d'espionnage contre des cadres dirigeants, implantation de l'usine de Tanger au détriment de l'usine de Douai... :  cette direction doit être remplacée par une direction recevant mandat du pouvoir politique (qui avec 15% du capital est le principal actionnaire) de recentrer Renault sur sa base nationale en réintégrant les productions dans les sites nationaux. Nous disons enfin au sujet de la voiture électrique qu'on nous présente depuis des années comme la solution miracle pour sauver l'automobile en France et qui doit sortir cette année : au delà du prix démentiel qu'elle affiche, où sont les structures publiques de rechargement ? Cela rappelle les milliers de stations bio-carburants qui devaient permettre de suppléer la crise du pétrole !    

 

Renault, une des pièces maîtresses du dispositif industriel national, est en danger de disparition ; en 2011, seulement 20% des véhicules Renault vendus en France ont été produits sur les sites nationaux.

La situation est sans appel : si les pouvoirs publics ne prennent pas pour Renault des mesures de remplacement comme ils ont pu le faire dans le passé, ils seront l'artisan de la fin d'un groupe industriel mythique, comme les dirigeants de l’époque portent la responsabilité de l’affaiblissement mortel de la sidérurgie française.

 

Le collectif Front Syndical de Classe Renault

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Le suicide d'un retraité grec, terrible symbole avant l'élection. OÙ VA LA GRÈCE ?

5 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

387118 241252422596878 100001363671692 591389 1644424287 nLe suicide d'un retraité grec, terrible symbole avant l'élection

Le suicide d'un retraité grec devant le Parlement est devenu en moins de 24 heures le symbole des souffrances causées par la politique d'austérité imposée à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux.
Dimitris Christoulas, pharmacien à la retraite de 77 ans, s'est tiré une balle dans la tête mercredi devant le Parlement grec, en plein centre d'Athènes.
D'après des témoins, il a crié "j'ai des dettes, je n'en peux plus", avant de passer à l'acte. Selon un passant, il a également dit: "Je ne veux pas laisser mes dettes à mes enfants."
Une note retrouvée dans une poche de son manteau met en cause la classe politique et les milieux financiers. "Je préfère choisir une fin digne, plutôt que fouiller dans les poubelles à la recherche de ma subsistance", a-t-il écrit. (voir )
Le suicide hautement symbolique de ce pharmacien a aussitôt déclenché une vague de sympathie dans le pays.
Une marche a été organisée en sa mémoire et des anonymes ont déposé des bougies, des fleurs et des notes manuscrites condamnant la crise, sur les lieux du suicide, place Syntagma. "Qui sera le prochain ?", pouvait-on lire sur un billet.
"Quand des gens aussi dignes que lui en arrivent à un tel point, il faut absolument apporter une réponse", a déclaré Costas Lourantos, président de l'Association des Pharmaciens de l'Attique.
"C'est horrible, nous n'aurions pas dû en arriver là. Les députés devraient être punis pour ça", dit Anastassia Karanika, une retraitée de 60 ans.
"MARTYR"
Pour le quotidien populaire conservateur Eleftheros Typos, Dimitris Christoulas est un "martyr pour la Grèce".
Il a agi avec "un symbolisme politique profond" qui pourrait "choquer la société grecque, le monde politique, et réveiller leurs consciences", à moins d'un mois des élections législatives, écrit le journal.
Les petits partis opposés aux mesures d'austérité ont réagi avec colère.
"Ceux qui auraient dû se suicider, et auraient dû le faire depuis longtemps, ce sont les hommes et les femmes politiques qui ont décidé en toute connaissance de cause de mettre ce pays et ses citoyens dans cette situation", a déclaré Panos Kammenos, un député conservateur qui a fondé récemment le parti anti-austérité des "Grecs indépendants".
Les deux grands partis de coalition, la Nouvelle démocratie et le Pasok, ont exprimé leur tristesse. ce qui leur a été reproché par certains de leurs adversaires politiques.
"Honte à eux. Les complices de la souffrance et du désespoir du peuple grec (...) devraient au moins se taire face aux terribles conséquences de la crise du capitalisme et de leurs politiques", a déclaré le parti communiste KKE.


UN MAUVAIS SIGNAL
Depuis plusieurs mois, ce sont les petits partis qui profitent le plus dans les sondages de l'opposition de la population à la politique d'austérité menée par la coalition au pouvoir.
La Nouvelle démocratie et le Pasok remporteraient à eux deux moins de 40% des voix, selon les sondages. Or, la dispersion des voix au profit des petits partis risque de les empêcher d'obtenir assez de sièges au parlement pour former une nouvelle coalition, et de faire obstacle au nouveau plan de sauvetage accordé par la zone euro et le FMI.
La Grèce doit s'imposer toujours plus d'austérité budgétaire pour assainir ses finances publiques dans le cadre de ce nouveau plan de sauvetage censé lui éviter un défaut désordonné sur sa dette publique.
L'opposition de la population aux coupes dans les salaires et les retraites ne fait qu'augmenter. Le taux de chômage est au niveau record de 21%, deux fois plus que la moyenne dans la zone euro.
Selon la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE), l'institut d'analyse le plus réputé du pays, l'économie grecque se contractera de 5% cette année et un actif sur cinq sera au chômage, ce qui compliquera les efforts d'Athènes pour réduire son déficit budgétaire.

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OÙ VA LA GRÈCE ?

Des violentes manifestations se sont déroulées dans la nuit de mercredi à jeudi 5 avril 2012 dans le centre d'Athènes, à la suite du suicide d'un retraité. Les manifestations ont démarré après qu'un pharmacien retraité de 77 ans se soit suicidé d'une balle dans la tête près d'une bouche de métro à une heure de pointe mercredi matin.
Une lettre expliquant son suicide a été trouvée dans la poche de cet homme. Il y expliquait son acte par la crise,
disant ne pas vouloir être un fardeau financier pour ses enfants après que le gouvernement ait réduit sa pension. "Je n'ai pas trouvé d'autre solution qu'une mort digne avant de devoir fouiller les poubelles pour y chercher de la nourriture".
Alors que depuis le début des cures d'austérité il y a deux ans, le nombre de suicides a augmenté de 20% en Grèce, le Premier ministre grec Lucas Papademos n'a rien trouvé d'autre à dire qu'il ne fallait pas en faire un débat national. Cette crise n'ayant pas de solution dans ce système, le débat national finira pas s'imposer plus tôt qu'on ne le pense, en Grèce comme dans d'autres pays dans la même situation.
En France la percée inattendue de Jean Luc Mélenchon, est le signe que les français sont de plus en plus conscients de la gravité de la situation, et qu'ils n'attendent pas d'en être au point où en sont les grecs pour commencer à réagir.
Diffusé par :
SAVAMAL
Le journal des mauvaises nouvelles qui appuie là où ça fait mal
http://savamal.blogs.midilibre.com

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En Grèce, la faim s’établit
par Gerd Höhler

Les paroles d’encouragement de la politique ont pour de nombreux Grecs un ton cynique. Après trois ans de récession et d’innombrables mesures d’austérité, ils sont découragés et accablés. La faim et le désespoir se déploient.

Athènes. Sotiris Panagopoulos recompte  son argent. Mais il n’y en aura pas plus pour autant. 599,95 euros: Avec ça il devra dans les quatres prochaines semaines entretenir sa femme et ses deux enfants en bas âge. «Comment va-t-on y arriver?» demande cet homme de 35 ans désespérément. 320 euros sont réservés pour la location, en plus il faudra payer les factures d’eau et d’électricité. «En fait, il ne nous reste qu’à peine sept euros par jour pour vivre.» Il y a cinq mois, il a perdu son travail de plombier. L’entreprise a fait faillite d’un jour à l’autre, 23 personnes se sont retrouvées dans la rue.
Panagopoulos n’est pas le seul qui, en ce matin pluvieux, va chercher son allocation chômage à l’agence de l’emploi de Perama. La file d’attente s’allonge chaque mois. Perama se situe à une petite heure à l’ouest d’Athènes sur le golfe Saronique, autrefois, la ville était le centre de l’industrie de la construction navale grecque. Aujourd’hui, ce lieu de 25 000 habitants détient le record du taux de chômage en Grèce: environ 60%. La plupart des entreprises ont des pro-
blèmes depuis des années, parce qu’elles ne peuvent plus concurrencer les grands chantiers navals d’Asie. La récession a fait le reste.
«Ici, rien ne fonctionne plus», déclare Panagiotis Kosmas. Il est dans son snack près d’une station de bus et attend la clientèle. Mais la plupart des portes des fabriques ici sur la rive sont verrouillées depuis longtemps. On n’entend plus que quelques voix de travailleurs, les coups de leurs marteaux et le chuintement du chalumeau dans les quelques chantiers navals qui restent. Kosmas déclare que «Perama meurt à petit feu». Il veut partir de son snack et chercher un nouvel emplacement pour sa cabane.
Les Grecs en troisième année de crise: un peuple découragé et désespéré, accablé par toujours plus de mesures d’austérité. Depuis le début de la crise, l’économie s’est dégradée de presque 15%. Selon l’institution des statistiques de l’UE, Eurostat, déjà 28% des Grecs entre 18 et 64 ans vivent au seuil de la pauvreté. Selon un sondage, une PME sur quatre craint de devoir fermer son entreprise «prochainement».
La société grecque atteint la limite de ses possibilités. Du moins, cela vaut pour les plus pauvres et pour la couche moyenne. Car les Grecs ne sont pas tous assommés – devant les clubs de nuit sur la Iera Odos, la voie sacrée, et les cafés de plage onéreux dans le faubourg de Vouliagmeni, on trouve toujours les gros véhicules tout terrain.
Les Etats de la zone euro et le FMI ont déjà versé 73 milliards d’euros à Athènes depuis mai 2010, maintenant, 130 milliards d’euros sont de nouveau mis à disposition dans le cadre du deuxième plan de sauvetage. Quand les chefs de gouvernement des Etats de l’UE se réuniront une nouvelle fois à Bruxelles, ils souligneront à nouveau l’importance de l’encouragement à la croissance dans les pays membres. Toutefois, ils ne décideront pas de mesures concrètes.

«Nous faisons face à une crise humanitaire – ici dans notre propre pays»

La plupart des Grecs n’ont pas le sentiment que l’aide leur rende service. Ils en ont assez des espoirs qui ne se réalisent pas et des promesses des politiciens qui garantissent l’arrêt proche de l’effondrement économique. L’ancien ministre des Finances Giorgos Papakonstantinou a promis il y a deux ans, qu’«à la fin 2011», l’économie va croître de nouveau. En fait, le déclin est toujours plus rapide, la performance économique a baissé de presque 7% l’année dernière. On disait que l’année 2012 serait l’année du tournant. Ceci se révèle être déjà aujourd’hui une illusion.
Nikitas Kanakis, de la section grecque de l’organisation humanitaire «Médecins du monde», est quotidiennement confronté aux destins qui se cachent derrière ces chiffres. Depuis la fondation, il y a 22 ans, les 600 membres ont aidé dans environ 50 pays au monde. Maintenant, ils se concentrent sur la Grèce. Ils s’occupent dans quatre villes des permanences médicales dans lesquelles les personnes nécessiteuses peuvent être traitées gratuitement. Le point brûlant est la métropole du chômage Perama.
«Nous faisons face à une crise humanitaire – ici dans notre propre pays», déclare le docteur Kanakis. Pendant la guerre d’Irak, son organisation a envoyé 150 camions de biens humanitaires à Bagdad. L’année dernière, elle a encore envoyé six containers remplis de denrées alimentaires par bateau en Ouganda. «Maintenant, nous avons besoin de tous les aliments ici», raconte Kanakis.
Chaque jour, il y a de plus en plus de gens qui viennent à la permanence médicale de Perama. Celui qui devient chômeur en Grèce, perd aussi après un an son assurance-maladie d’Etat. Mais les êtres humains qui viennent quotidiennement en grand nombre voir les «Médecins du monde», n’ont pas seulement besoin d’assistance médicale. «De plus en plus de visiteurs ne demandent pas de médicaments, mais ils ont faim et demandent instamment quelque chose à manger», rapporte Kanikis. Ce qui se passe dans son pays est «choquant et honteux», dit-il.

La plus grande soupe populaire d’Athènes

Ce qui est honteux également pour un pays de l’UE, ce sont les scènes qui se déroulent dans la rue du Pirée à Athènes au numéro 35, un vieil établissement de deux étages. Derrière la porte en bois bleue se trouve la plus grande soupe populaire d’Athènes. La file d’attente pour une soupe chaude aux haricots ou une assiette de pâtes augmente quotidiennement. Presque 15 000 personnes sont nourries quotidiennement dans les cuisines de soupe populaire d’Athènes. En outre, l’Eglise orthodoxe approvisionne dans tout le pays 250 000 personnes dans le besoin. «Ensemble, nous pouvons y arriver»: Avec ce slogan, on fait appel dans les supermarchés grecs aux dons alimentaires, une action de la station de radio Skai. A côté des caisses se trouvent des bacs, dans lesquels ceux qui ont encore assez peuvent laisser des conserves, de l’huile d’olive, des pommes de terre, des pâtes ou du riz pour les repas des pauvres.

«Mâchez le plus longtemps possible vos aliments» – conseils du temps de l’Occupation allemande de 1941–1944

«Les recettes de la faim» – c’est ainsi que s’intitule un livre qui commence à devenir un best-seller en Grèce. De plus en plus de Grecs paient volontairement les 12,90 euros que coûte ce volume – beaucoup dans l’espoir d’économiser de l’argent en le lisant. L’historienne Eleni Nikolaidou a écrit ce livre. «L’idée m’est venue en lisant par hasard dans un journal datant des années de guerre, un article intitulé ‹c’est ainsi qu’on récolte des miettes de pain›», raconte l’écrivain. Pendant 18 mois, Nikolaidou a examiné les archives des journaux grecs des années 1941–1944, période de l’Occupation allemande.
Elle a rassemblé des recettes qui permettent de nourrir tant bien que mal une famille dans des conditions très difficiles. «Mâchez vos aliments le plus longtemps possible afin que l’estomac ressente le rassasiement plus lontemps», est un des conseils.
Durant l’hiver 1941/42, 300 000 personnes sont mortes de faim et de froid en Grèce, parce que les Allemands avaient confisqué tous les combustibles et denrées alimentaires. La situation n’est pas encore aujourd’hui aussi désespérée qu’elle l’était à cette époque. Mais pour la première fois depuis la fin de la guerre, un Grec sur cinq est au chômage. Chez les adolescents, un jeune sur deux est sans emploi. Les ruines calcinées et les façades noires de suie, qui rappellent les graves troubles d’il y a deux semaines, laissent entrevoir la violence potentielle qui se cache derrière cette statistique.

Sortir de l’UE

Selon le baromètre politique récent, neuf Grecs sur dix considèrent leur pays sur la mauvaise voie. La Grèce aborde sa cinquième année de récession. Comme la performance économique diminue continuellement, les taux de déficits et de dettes augmentent. C’est pourquoi le ministre des Finances augmente à nouveau les impôts et comprime le budget encore davantage pour satisfaire aux mesures d’épargne dictées par les créanciers internationaux. Ainsi, il retire au circuit économique encore plus d’argent et pousse le pays plus profond dans la récession. Cette année, le PIB baissera probablement de 5%.     •

Source: Handelsblatt du 21/3/12
(Traduction Horizons et débats)

Aperçu des mesures d’austérité grecques (en euros)

576 millions

Economies dans les dépenses de médicaments

  • 537 millions

Réductions des fonds pour la santé et les retraites; 500 millions sont issus du budget d’une nouvelle organisation nationale, qui doit garantir l’approvisionnement de base dans le système de santé, 15 millions issus du fond de la société de télécommunication OTE und 21 millions issus d’un fond d’un fournisseur d’électricité public

400 millions

Coupes dans le budget de la défense, 300 millions en renonçant à de nouveaux achats et 100 millions pour les coûts en cours

400 millions

Réductions des investissements publics

386 millions

Réductions des retraites principales et complémentaires

205 millions

Réductions des charges salariales pour le personnel

200 millions

Economies des dépenses administratives des ministères

86 millions

Réductions du budget du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, avant tout en supprimant des subventions

80 millions

Réductions dans le système éducatif, entre autre 39 millions d’économies sur les salaires d’enseignants de remplacement dans les écoles grecques de l’étranger tout comme 10 millions dans la promotion de la recherche et de la technologie

70 millions

Réductions des aides pour les campagnes électorales

66 millions

Coupes dans le budget du ministère des Finances en diminuant les retraites

59 millions

Réductions de la promotion communale

50 millions

Suppression des heures supplémentaires des médecins dans les hôpitaux d’Etat

43 millions

Réductions des allocations pour les familles ayant plus de trois enfants

25 millions

Réductions du budget pour la culture et le tourisme

3 millions

Réducti



http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3256


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Le suicide d'un retraité en plein coeur d'Athènes bouleverse le pays. La Grèce en deuil (04.04.2012) (8 φωτογραφίες)

5 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Le suicide d'un retraité en plein coeur d'Athènes bouleverse la Grèce.

La Grèce en deuil (04.04.2012) (8 φωτογραφίες)

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La Grèce en deuil : Aujourd’hui la société grecque est en deuil. Un deuil douloureux et silencieux (silencieux en apparence). Ce matin, un citoyen grec, âgé de 77 ans (un pharmacien retraité), vient de se suicider à la place Syntagma (connue, dernièrement, comme la place des indignés) qui se trouve devant le Parlement grec, un Parlement dirigé, dans sa majorité actuelle, par la troïka [UE, BCE et FMI]. Ce citoyen grec, avant de tirer une balle dans la tête, il a laisse un message manuscrit en expliquant qu’il a le droit de mourir avec dignité avant de commencer …. à chercher de la nourriture dans les poubelles qui se trouvent dans les rues d’Athènes. Le peuple d’Athènes se précipite silencieux pour déposer des fleurs et des messages manuscrits à l’endroit de la tragédie ….. Ce suicide tragique fait tourner la page de la soi-disant crise financière….et à partir d’aujourd’hui, les vrais assassins et les instigateurs ne pourront plus dormir tranquillement…

 

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ATHENES - Le suicide d'un septuagénaire qui s'est tiré une balle dans la tête en pleine rue d'Athènes a suscité l'émoi des Grecs qui ont spontanément manifesté sur les lieux du drame et fait réagir l'ensemble de la classe politique face à une manifestation du désespoir provoqué par la crise. 

Le pharmacien à la retraite âgé de 77 ans a mis fin à ses jours à quelques mètres du parlement grec, sur une pelouse de la place Syntagma, théâtre depuis deux ans des manifestations contre l'austérité draconienne imposée au pays. 

Il est tragique qu'un de nos concitoyens ait mis fin à ses jours. Dans ces moments difficiles pour notre société, gouvernement et citoyens, nous devons soutenir les gens qui se trouvent dans la détresse, a indiqué le Premier ministre Lucas Papademos dans un communiqué. 

Mobilisées via les réseaux sociaux, environ un millier de personne a afflué sur les lieux du drame en début de soirée. Au pied d'un cyprès, elles ont déposé des bouquets de marguerites ou d'anémones, des cierges et des dizaines de messages manuscrits appelant notamment au soulèvement du peuple. 

Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous, Que cette mort soit la dernière de citoyens innocents. J'espère que les prochaines victimes seront les politiciens traîtres, pouvait-on lire sur ces notes. 

La plupart des manifestants, silencieux et émus, refusaient de parler aux médias mais certains scandaient le mot Assassins. La police a bouclé l'avenue longeant le parlement. 

Le drame est intervenu peu avant 09H00 locales (06H00 GMT), en pleine heure de pointe à l'ouverture des bureaux et commerces. 

Une lettre manuscrite a été découverte dans une des poches de la victime, a indiqué la police, mais sans en dévoiler le contenu. Selon les diverses versions avancées par les médias, il y accusait le gouvernement de l'avoir privé de ressources, l'assimilant à l'exécutif mis en place par les occupants nazis en 1941. 

Le retraité était par ailleurs atteint d'un cancer du pancréas, selon une source policière. Le porte-parole du gouvernement Pantélis Kapsis a souligné que les circonstances précises de cette tragédie humaine n'étaient pas encore connues. 

Selon les médias, plusieurs témoins ont entendu l'homme crier qu'il ne voulait pas léguer de dettes à ses enfants, sans que la police ne confirme ce récit. 

Plusieurs études ont rendu compte ces derniers mois d'une augmentation des dépressions et suicides en Grèce, où la crise économique et sociale a fait bondir le taux de chômage, chuter salaires et retraites, paupérisant des pans entiers de la population. 

A l'image de ses voisins du Sud, la Grèce affiche toutefois un taux de suicide beaucoup plus bas que les pays du nord de l'Europe. 

Alors que des élections législatives anticipées sont attendues début mai dans le pays, ce drame a fait réagir l'ensemble de la classe politique qui y voit le signe du désespoir et de la dépression de la population grecque. 

Je suis ébranlé, malheureusement ce n'est pas la première victime, nous avons un taux record de suicides. Il faut faire sortir les Grecs du désespoir, a déclaré Antonis Samaras, le chef de la Nouvelle-Démocratie (conservateur) qui mène dans les sondages. 

De son côté, le parti communiste a appelé les coupables et les responsables du désespoir du peuple grec à se taire devant les résultats abominables de la crise capitaliste. 

Plus mesuré, Evangélos Vénizélos, chef des socialistes du Pasok, parti majoritaire dans le gouvernement de coalition et artisan du deuxième prêt international accordé récemment au pays, a estimé que les commentaires politiques n'ont pas leur place après cet incident choquant. Il faut réfléchir à la situation du pays et faire preuve de solidarité et de cohésion. 

En Italie également sous le coup d'une sévère cure d'austérité, un maçon poursuivi pour fraude fiscale à Bologne (nord) et un Marocain de Vérone (nord) qui n'était plus payé depuis des mois se sont immolés par le feu la semaine dernière. 

 

Source: Romandie

 

"Ce n'est pas un suicide, mais un homicide avec préméditation"

 

 

http://www.wikistrike.com/article-grece-se-suicider-en-place-publique-plutot-que-de-manger-dans-les-poubelles-102851119.html

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Repris sur le blog de Jacques Tourteaux
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Goldman Sachs finance la prostitution des mineures. LES SALAUDS!

4 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La justice

 

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Mardi 3 Avril 2012..
 
Goldman Sachs finance la prostitution des mineures! Le cynisme absolu et révoltant des dirigeants de la planète doit être dénoncé vigoureusement. Nous avons le devoir de sauver ce qu'il y a encore d'humain dans la façon de gérer le monde. Pour cela nous devons être impitoyables et sans états d'âme face à ces mafieux qui nous gouvernent. Ces gens là ont décrété que seul le profit compte et qu'importe la façon de faire de l'argent, l'essentiel est de faire de l'argent, après tout le dicton populaire dit bien que l'argent n'a pas d'odeur. L'humanisme selon eux est une valeur d'un autre âge qui ne peut avoir d'importance aujourd'hui. La liberté du renard dans le poulailler ne doit jamais être connotée positivement. C'est le retour de la loi du plus fort accompagné d'un retour à la barbarie et à l'esclavage. Les valeurs que nous avons en commun et que nous leur prêtons naturellement ne sont jamais partagées par ces monstres déguisés en personnes respectables.
Il faut lire le livre de Roberto Saviano : "GOMORRA», pour comprendre que les vrais mafieux ne sont pas ceux que l'on croit. Les vrais salauds sont les financiers de tout poils qui saisissent toutes les occasions pour engranger des fortunes. Par exemple, le traitements des déchets européens en Italie où, hasard "merveilleux", les normes sont assouplies par la fameuse loi du silence. Il en est de même pour les déchets radioactifs qui sont coulés au large de Barri en contradiction avec toutes les normes internationales. Le "businesse" est juteux car on a parallèlement à la libre circulation des  capitaux, pris soin de démanteler toute forme de régulation, aussi faible qu'elle ait pu être.
Le pillage des états souverains est orchestré par ces mêmes criminels. C'est Goldman Sachs qui a mis la Grèce à genoux afin de dépecer cette merveilleuse nation. La titrisation des emprunts grecs et ensuite la spéculation sur les fameux CDS, ont permis à ces bandits internationaux de trouver la martingale gagnante qui garantit à tous les coups un gain maximum.
Certains parlementaires européens, au service exclusif de cette pieuvre mondiale, ont confié en « Off » lors d'une réunion du parlement, que le but recherché par ces requins de la finance, était de ramener le salaire moyen grec au niveau le plus bas en Europe, à savoir celui de la Roumanie ou celui de la Bulgarie.
On peut en déduire aisément, sans être pour autant un expert émérite, que cette disposition va être appliquée à tous les pays d'Europe. Tout semble réussir à ces salauds ordinaires. L'étape suivante est tout simplement la recherche du travail gratuit. Cette solution a déjà été expérimentée par l’Allemagne nazie. Dans les camps de déportation et dans les camps d'extermination, les grandes entreprises venaient chercher une main-d'oeuvre bon marché. Siemens a été de celles-là. La règle d’or en vigueur à cette époque, était déjà la recherche du profit maximum. Même si les dirigeants ne pouvaient pas ne pas savoir, la coopération avec les camps de la mort n'était jamais remise en cause. J'ai cité cette entreprise, mais à sa décharge elle n'était pas la seule. Elle ne faisait qu'appliquer des dispositions légales...
Il est curieux de constater que cette même entreprise a été avec la banque Goldman Sachs, à l'origine du désastre grec. En effet, lors des jeux olympiques d'Athènes, des montages financiers douteux ont permis leur enrichissement faramineux au détriment de la légalité. Les dettes grecques prennent  leurs sources à cette époque.
L'argent de la drogue, des ventes d'armes, permet également à ces prédateurs de l'apocalypse de faire encore plus de profits. Ils ne s’en privent pas.
Dans l'article ci-après, un journaliste américain de renom écrit dans le "New York Times" un article où il expose la participation du numéro un de la finance mondiale dans le trafic d'êtres humains et plus grave encore dans la prostitution des mineurs.
Nous ne pouvons pas rester indifférents aux agissements criminels et barbares des maîtres du monde. Goldman Sachs commande, les USA, la Grèce La banque centrale européenne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la communauté européenne, et bien d'autres pays encore.
L'argument fallacieux et un peu court qui consiste à dire que nous ne pouvons rien y faire, que ce sont les plus forts, qu'ils détiennent tous les pouvoirs, doit être combattu fortement. En effet, avec ces raisonnements défaitistes, Hitler serait resté au pouvoir.
Retrouvons le chemin de l'indignation et de la Résistance. Abattons ces monstres. Touchons les là où leur cuirasse présente quelques faiblesses. L'une d'entre elles, me semble être l'information. La bataille de l'information, sur le plan symbolique, ressemble à la bataille d'Angleterre  en 1940. Cette dernière est la manifestation de la résistance à cet ordre supranational incarné par le nazisme et le fascisme. L'hégémonie de cette pensée totalitaire était très forte. Son venin avait contaminé la majorité des élites occidentales. Comme aujourd'hui, il semblait vain de s'opposer à la marche de l'histoire.  Pourtant quelques uns ont osé dire non à la barbarie de l'époque. Leur engagement a permis à l'humanisme de gagner provisoirement la bataille contre cette oligarchie mondiale qui ne pense qu'à asservir l'humanité. Deux livres clefs me viennent à l'esprit pour bien comprendre ce parallèle audacieux entre ces deux moments de notre histoire. Celui de Max Bloch "L'étrange défaite" et celui d'Annie Lacroix-Riz "Le choix de la défaite".
Répandons massivement autour de nous, dans notre travail, en famille, le virus de l'information, faisons vaciller la tour d'ivoire des "nouveaux chiens de garde". Ces révoltantes informations doivent ébranler nos consciences.  Eveillons en chacun de nous la volonté de combattre les destructeurs d'humanité. Introduisons dans leurs organismes barbares  des virus destructeurs. Utilisons l'effet "DRACULA" qui en 1998 avait permis de stopper certaines mesures ultralibérales. Je pense en particulier au  fameux AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement). Un effort exemplaire de mobilisation citoyenne a obligé la France à refuser ce traité. Par effet domino l'accord est devenu caduc pour le plus grand bonheur des peuples.
Le principe est simple, si l'on expose au grand jour les ignominies de ces entités mafieuses, alors comme le célèbre vampire, elles n'ont d'autres choix que d'aller se réfugier dans les ténèbres. Leur dangerosité s'atténuerait donc sensiblement.
Soyons confiants, ayons la farouche volonté de leur faire mordre la poussière. Tous ensemble nous pourrons reconstruire un monde meilleur et plus juste, celui que les Résistants de la seconde guerre mondiale avaient déjà appelé "Les jours heureux".
Lucien PONS
001-1007135133-Pax-Americana

Texte de Gilles devers, sur le site: Alter info

Goldman Sachs, la plus pourrie des banques.

Au menu du jour, le trafic des prostituées mineures. L’info ne vient pas d’un site alter, allumé à l’anti-US primaire, mais du New York Times de ce samedi, et sous la signature d’un journaliste de renom, Nicholas D. Kristof.

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Kristof écrit : « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis semble être un site Internet appelé Backpage.com ». Ce site gère les annonces pour les escort girl. Mais écrit Kristof, Backpage joue un rôle majeur dans la prostitution des mineurs. Le journaliste fait état de nombreuses démarches de la justice et de parlementaires, et il évoque notamment une affaire judiciaire en cours à New York concernant une jeune fille de 15 ans « droguée, ligotée, violée et vendue à travers Backpage »

Ce véritable magasin de femmes et de fille est la propriété de la société Village Voice Media, et comme pour nombre de sociétés US, il est difficile d’en connaitre les propriétaires. C’est sur cette question que Kristof a enquêté… et a trouvé : « Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16% ».

Kristof raconte que, lorsque la banque a appris qu’il enquêtait sur le sujet, elle s’est activée pour vendre ses actions, et elle l’a appelé vendredi après midi pour lui dire qu'elle venait de signer la fin de sa participation à la direction du site.

Andrea Raphael, porte-parole de Goldman Sachs, plaide comme un voyou de seconde zone : « Nous n’avons eu aucune influence sur la conduite de cette compagnie ». Donc, en gros, « on est planté jusque là, mais nous ne sommes que de misérables financiers, sans pouvoir de décision ». Mais Kristof précise  que Scott L. Lebovitz, l’un des managing directors de Goldman, a siégé pendant quatre ans au conseil d’administration de Village Voice Media, jusqu’en 2010. Un repentir ? Tu parles ! A cette époque, la situation leur est apparue intenable… car après des enquêtes judiciaires, le Congrès avait lancé les premières enquêtes sur cette société. Scott L. Lebovitz s’est cassé, mais le fric est resté !

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Village Voice Médias annonce être vigilant pour écarter les annonces des trafiquants, mais c’est une juste une plaisanterie. L'État de Washington vient d’adopter une loi prévoyant des sanctions pénales qui seraient applicables si Backpage publie des annonces sans vérifier l’âge des femmes, loi qui s’annonce d’application délicate du fait de la protection de la vie privée.  

Kristof conclut : « Ainsi, depuis plus de six ans Goldman détient une participation importante dans une société connue pour ses liens avec le trafic sexuel, et a siégé parmi les dirigeants de l'entreprise pendant quatre ans. Il n'y a aucun indice pour dire que Goldman a utilisé sa participation au capital pour pousser Village Voice à abandonner annonces d'escort girl ou à vérifier l'âge des jeunes femmes ».

Comme je suis moins modéré que Nicholas D. Kristof, je conclurai en disant que les dirigeants de cette banque sont des fumiers.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/
 

Goldman Sachs finance la prostitution des mineures

 

 

 

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Oui aux langues régionales, patrimoine commun de la Nation - Non au tout-Anglais impérial

4 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration de la direction nationale du PRCF

 

 du 31 mars 2012.

 

 

 Ce samedi 31 mars 2012, une série d’associations, certaines très bien intentionnées et d’autres franchement séparatistes et antirépublicaines, vont manifester pour l’adoption par la France de la « Charte européenne des langues minoritaires ». Il s’agit d’un texte européen maintes fois recalé par le conseil constitutionnel et qui a originellement été inspiré par les milieux hégémonistes de l’Allemagne capitaliste (ceux-là même qui ont annexé la RDA en niant totalement sa spécificité et sa mémoire, qui ont poussé à l’éclatement de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie en favorisant les ethno-nationalismes et qui poussent maintenant à l’éclatement de la Belgique sur des bases linguistiques), dont le but est de prendre appui sur la diversité des langues européennes pour détruire les Etats nationaux, faire éclater les Etats multinationaux et  redécouper l’Europe sur des bases ethno-linguistiques.

 

L'adoption d’un texte aussi réactionnaire (sous ses airs « libertaires ») serait catastrophique pour la République française une et indivisible héritée de la Révolution française dans la mesure où cette Charte (terme féodal contraire à l’idée même de constitution républicaine) conduirait de cent façons à aggraver la « reconfiguration des territoires » exigée par le MEDEF dans son manifeste présidentiel « Besoin d’airEs » (Mme Parisot y exige ouvertement un « changement de patrie », d’ultimes  « transferts de souveraineté » de la France vers les « Etats-Unis d’Europe », et son but proclamé est d’en finir avec les conventions collectives nationales pour négocier les contrats de travail et les diplômes à deux niveaux également défavorables aux travailleurs, les euro-régions et l’Europe supranationale dominée par Berlin).

 

Bien entendu, le candidat François Hollande (capitale : Maastricht) s’est prononcé, comme sa pâle doublure verte Eva Joly, pour la ratification de ce texte anticonstitutionnel qui aboutirait à re-féodaliser en douceur le territoire français, à désofficialiser la langue française (« langue de la République » au titre de l’article II de la constitution), à diviser les travailleurs d’une région donnée (un fonctionnaire devra-t-il parler corse ou flamand pour être muté à Ajaccio ou à Dunkerque ? C’est la mort de l’Education « nationale » et de la fonction publique d’Etat), à diviser les travailleurs selon l’  « ethnie » réelle ou supposée. Tout cela bien sûr, en proposant hypocritement de rayer le mot « race » de la constitution alors que Hollande s’apprête à aggraver l’euro-ethnicisation du territoire réclamée par les grands féodaux qui s’autoproclament illégalement « présidents de région » alors qu’ils ne sont officiellement que présidents des conseils régionaux.

 

A l’arrière-plan il y a le dés-établissement de la langue française, de plus en plus ciblée par le MEDEF et par l’UE, qui veulent lui substituer, non pas le breton, l’occitan ou le basque, - tout cela n’est qu’un habillage pour dés-officialiser le français - ; le but inavouable est de substituer à la langue de Molière le TOUT-ANGLAIS patronal, qui constitue « LA langue de l’entreprise et des affaires » aux dires du Baron Seillière, ex-président du syndicat patronal européen.

 

 

Bref on se sert actuellement du cheval de Troie de la Charte européenne pour faire en réalité le lit du « Ramina-Globish » globalitaire qui aura tôt fait d’avaler à la fois le français, les langues régionales et les autres langues nationales du monde, quand il aura réussi à affaiblir encore et encore la langue française, laquelle reste encore, avec l’exception culturelle française, un verrou mondial contre la mainmise totale de l’American way of life. Il faut savoir en effet qu’en violation totale du prétendu « Etat de droit » français, l’anglais est en train d’avaler la « com », la « pub », la chanson, le cinéma, mais aussi l’enseignement public de la maternelle à l’université avec l’aide des collabos linguistiques du gouvernement « français », Chatel et Pécresse en tête. Amis du français, des langues régionales, des langues de l’immigration, mais aussi de la langue de Shakespeare, ne vous trompez pas d’adversaires. On n’en est plus au traumatisant « il est interdit de cracher par terre et de parler breton » d’autrefois, aujourd’hui, les cadres de la CFE-CGC en sont à organiser un colloque dans notre pays pour faire respecter le droit élémentaire de travailler en français en France et d’en finir avec l’embauche préférentielle par les grosses entreprises « françaises » de cadres supérieurs « English mother tongue » (de langue maternelle anglaise). N’aidons pas l’oppression linguistique mondiale de demain en combattant l’oppression linguistique d’hier dont l’auteur ne fut pas « la langue française », mais la bourgeoisie (1) !

 

 

 

Dans ces conditions le PRCF :

 

a) Salue tous les défenseurs de la langue française qui portent actuellement un combat d’intérêt national et international (il faut en finir avec cet aveuglement qui consiste à dénoncer la prétendue « uniformisation jacobine » en France tout en fermant les yeux sur l’uniformisation du monde entier selon les normes anglo-saxonnes, au prix de la destruction de toute la diversité culturelle MONDIALE et européenne) et qui sont honteusement censurés par les médias angliciseurs et par la plupart des « présidentiables » ;

 

 

b) Salue tous les défenseurs sincères des langues régionales, qui sont un bien commun de la nation qu’il est possible d’enseigner avec les moyens nécessaires dans le cadre du service public d’éducation et sans casser l’officialité de notre langue commune, qui est aussi celle de la francophonie mondiale.

 

 

c) Dénonce à la fois la honteuse politique linguistique du gouvernement Sarkozy, fourrier n°1 du tout-anglais, et la position délétère de Hollande et de la plupart des prétendues « présidents de région » (pour la plupart membres du PS) qui, par démagogie et par volonté d’accroître leur pouvoir féodal à l’échelle locale, soutiennent la revendication ethno-linguistique portée par la « charte européenne » quand ils ne soutiennent pas de facto des sécessionnistes qui s’abritent derrière les revendications linguistiques pour « reconfigurer les territoires » sur des bases ethnico-transfrontalières comme c’est de plus en plus le cas en Bretagne, en Catalogne française, dans les Pyrénées-Atlantiques et dernièrement en Alsace où les trois collectivités territoriales dominées par l’UMP ont fusionné dans le but de tourner l’Alsace vers « l’espace germano-suisse ». A bas le « dé-(maas)tricotage de la République française oui à l’union de combat de la classe ouvrière et du peuple de France pour une République sociale, souveraine, laïque et démocratique en marche vers le socialisme !

 

d) Appelle les militants du mouvement ouvrier et républicain à s’engager contre la destruction en cours du français, premier service public de France et de la francophonie internationale; de fortes tensions encore peu visibles visent à organiser un démantèlement ethno-linguistique du pays; sous des prétextes de « gauche », ce démantèlement inspiré par l’Union Européenne et par le MEDEF et récupérant les mouvements sécessionnistes vise en réalité à détruire les acquis nationaux du peuple français, à aggraver les divisions dans la classe ouvrière, à donner le pouvoir absolu aux féodalités financières et politiciennes sous l’égide du nouvel Empire européen dominé par Berlin et par ses bons amis du CAC 40 .

  

 

e) Invite les progressistes sincèrement attachés à la diversité des langues sur notre sol et ailleurs à exiger que l’Education nationale rende à l’enseignement du français les moyens considérables qui lui ont été supprimés depuis trente ans par les contre-réformes successives ((Haby, Allègre, Fillon, Darcos, Chatel…)

 

 

f) là où une demande suffisante existe, exigeons que les principales langues de l’immigration puissent être enseignées dans les établissements publics dans un cadre laïque, en disputant cet enseignement aux milieux communautaristes et intégristes .

  

 

g) à contester le monopole de l’anglais dans l’enseignement des langues vivantes de la maternelle à l’université en exigeant que l’allemand, l’italien, le russe, etc. retrouvent toute leur place dans un enseignement réellement tourné vers la diversité culturelle de la France, de l’Europe et du monde.

 

(1) En URSS, le russe fut enseigné partout comme langue de communication entre les peuples, mais partout l’enseignement primaire fut initialement mis en place dans la langue nationale du pays et ce furent les linguistes bolchéviques qui créèrent de toutes pièces des grammaires, des lexiques, des alphabets pour permettre cet enseignement en créant les littératures kirghizes, sibériennes, etc

Texte repris sur le blog d'Eldiablo: http://eldiablo.over-blog.org/article-oui-aux-langues-regionales-patrimoine-commun-de-la-nation-non-au-tout-anglais-imperial-102800183.html

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Nikitas Kanakis, président de Médecins du Monde Grèce:“Très bientôt nous allons allons avoir besoin de l’aide d’autres organisations humanitaires, parce que nous sommes face à une crise "

3 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

10502635czbvd 1608 avril 2012Par Curate

Nikitas Kanakis, président de Médecins du Monde Grèce :“Très bientôt nous allons allons avoir besoin de l’aide d’autres organisations humanitaires, parce que nous sommes face à une crise humanitaire.”
Lorsque le centre fut crée il y a deux ans, le docteur Maili ne soignait que des immigrants. A présent 80% de ses patients sont grecs, sans assurance maladie et sans un sous pour se payer de soins. Les enfants ne sont pas vaccinés, un scénario que Médecins du Monde n’a vu qu’au tiers monde.
Liana Maili, pédiatre :
“Nous disons à beaucoup de personnes qui viennent ici, “votre enfant doit aller à l’hôpital, nous ne pouvons traiter le problème ici”, et ils nous répondent qu’ils n’ont même pas un euro sur eux pour payer le bus qui va à l’hôpital…”
Certaines personnes viennent même pour des denrées de base, comme le lait et le pain.

Frappé par la crise, Perama, dans la banlieue du port du Pirée, s’enfonce de plus en plus dans pauvreté. Autrefois plein de chantiers navals, le quartier a subi l’hémorragie des délocalisations.

Le chômage ici est massif: il touche 60% de ses 25 mille habitants. La situation était déjà alarmante avant la crise, à présent on n’hésite pas à parler de crise humanitaire.

C’est le constat de l’agence locale de Médecins du Monde, submergée par des patients sans accès aux soins et même à la nourriture.

Nikitas Kanakis, président de Médecins du Monde Grèce :“Très bientôt nous allons allons avoir besoin de l’aide d’autres organisations humanitaires, parce que nous sommes face à une crise humanitaire.”

Lorsque le centre fut crée il y a deux ans, le docteur Maili ne soignait que des immigrants. A présent 80% de ses patients sont grecs, sans assurance maladie et sans un sous pour se payer de soins. Les enfants ne sont pas vaccinés, un scénario que Médecins du Monde n’a vu qu’au tiers monde.

Liana Maili, pédiatre :
“Nous disons à beaucoup de personnes qui viennent ici, “votre enfant doit aller à l’hôpital, nous ne pouvons traiter le problème ici”, et ils nous répondent qu’ils n’ont même pas un euro sur eux pour payer le bus qui va à l’hôpital…”

Certaines personnes viennent même pour des denrées de base, comme le lait et le pain.

C’est le cas de ceux qui sont au chômage depuis des années, 5 ans pour certains, avec des enfants à charge, comme Antonis Giatras, trois enfants : “Ma plus jeune fille part certains jours à l‘école sans emporter de repas, nous avons de gros problème” explique Antonis.

La situation est aussi dramatique pour Spiridoula Firlemi, aussi au chômage, tout comme son mari plombier et son fils de 20 ans. Elle a un bébé de 45 jours et craint la coupure d‘électricité dans son logement insalubre : “La facture d‘électricité vient d’arriver, c’est 1250 euros. Ils vont la couper… On va voir, je vais m’arranger avec un voisin, je ne peut pas laisser le bébé comme dans le froid.’”

Trouver un job avant la fin des aides sociales, voilà l’obsession de Spiridoula, qui pour le reste a perdu espoir : “Je suis déçue du gouvernement, et je ne veux voter pour personne, dit-elle. Ils mentent tous. Maintenant, ils disent qu’ils vont couper les allocations familiales pour ceux qui ont trois enfants, pourquoi avoir des enfants s’ils nous laissent mourir de faim….”

Des grecs en extrême précarité et amers, convoqués aux urnes dans quelques semaines..

 

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  http://www.okeanews.fr/grece-situation-alarmante-selon-medecins-du-monde/

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Carnet de notes d'un anthropologue en Grèce. 6ème étage ou 6ème avenue ? Article publié le 9 février 2012 par Panagiotis Grigoriou.

3 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Carnet de notes d'un anthropologue en Grèce

 

jeudi 9 février 2012

6ème étage ou 6ème avenue ?

En Grèce, depuis l’arrivée de la Troïka nous devenons tous une… atmosphère. Dans des conditions de  laboratoire et sous pression. Par modélisation exemplaire et accélération des particules, élémentaires si l’on préfère. Et ces particules c’est bien nous. L’accélérateur quant à lui, relève de la mécanique du dernier méta-capitalisme bancocrate. Cela a bien fonctionné à un tel point que maintenant nous pouvons sans peur nous regarder dans le miroir du futur pour nous apercevoir que nous sommes déjà des mutants.
A commencer par notre régime politique, cette pseudo-democratie, mollement parlementaire et durement affairiste, devenue désormais une quasi-dictature après trois putschs réussis. Le premier, en 2009, s’est déroulé lors des élections, alors encore « libres ». Le PASOK (P.S. grec) arrive au pouvoir devançant de dix points la droite. Georges Papandréou, ami de Geοrges Soros, grand cosmopolite (l’expression est de lui-même) et apparemment plus à l’aise dans la syntaxe de son pays natal, les États-Unis, que dans la grammaire balkanisée du grec moderne, habille alors sa piètre rhétorique comme il le peut. Et les grands médias lui orchestrent convenablement l’image. Sa campagne est déjà un Case Study mais je parie qu’il y en a d’autres en Europe en ce moment en passe de devenir aussi cas d’école. « Le citoyen d’abord », « rupture avec les pesanteurs du passé », « gouvernance électronique », « allons-y, tous ensemble », « finissons-en avec la dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise », « faisons de la Grèce, le Danemark du Sud », « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie», « augmenter les impôts, la TVA par exemple, est un crime contre les plus faibles et conduirait l’économie tout droit à la récession ». Voilà le synopsis de la rhétorique de ce premier coup d’État.
Aussitôt au poste de Premier Ministre, élu le 4 octobre, et prenant ses fonctions le 6, le socialiste Georges Papandréou ayant donc mené toute sa campagne sur la redistribution des richesses et la hausse des salaires de fonctionnaires, il annonce encore son intention de « prendre des mesures d’urgence pour améliorer la compétitivité du pays car l’économie se trouve dans une situation critique, ayant hérité des dettes cachées du précèdent gouvernement, mais tout en protégeant les revenus des plus fragiles, augmentant les petites retraites, augmentant dès 2010 les salaires et les retraites plus que l’inflation, en gelant les tarifs du gaz et de l’électricité, en rénovant le système de santé, en renforçant également les moyens de la Sécurité sociale, afin de permettre finalement au citoyen l’accès à un système de santé de haute qualité et gratuit, en renforçant aussi le système éducatif, lui attribuant dès le budget 2010, un milliard d’euros supplémentaires ». Enfin Papandréou s’est dit « déterminé à renforcer le rôle du Parlement dans le processus décisionnel de notre régime démocratique ».
La suite est désormais connue. Georges Papandréou, en bon préparateur de commandes, a apporté le pays entier et sur un plateau, aux banquiers charognards impériaux (BCI !). Nous en avons déjà eu la confirmation en découvrant le documentaire de Canal + « Un an avec DSK – Au cœur du FMI » en mars 2011. Nous apprenons alors par Dominique Strauss-Kahn en personne, que le premier ministre grec fraîchement élu avait contacté très discrètement le FMI fin 2009. Or, il proclamait haut et fort dans le même temps que son pays s’en sortirait très bien tout seul, et ceci jusqu’au printemps 2010. « Papandréou m’avait appelé très tôt, dès novembre-décembre 2009 en disant qu’il avait besoin d’aide », révèle dans la vidéo Dominique Strauss-Kahn. « Le premier ministre avait très bien conscience qu’il avait besoin d’aide [du FMI]. » Or, la demande officielle du gouvernement grec est seulement intervenue au printemps 2010. Le plan de 110 milliards d’euros de prêts octroyés conjointement par le FMI et l’Union européenne sera rapidement mis sur pied, malgré la cacophonie apparente entre les dirigeants européens. « Quand le FMI est venu, on a fait le travail en 15 jours », s’est vanté Dominique Strauss-Kahn. « C’est parce que durant les mois précédents, on avait travaillé souterrainement avec les Grecs. (…) Tout ça parce que les Grecs eux souhaitaient une intervention du FMI même si Papandréou pour des raisons politiques n’affirmait pas ça. »
Ce scénario fait désormais partie de notre vécu… en pédagogie politique. L’agence de notation Fitch dégrade la note de la Grèce de Α à Α- le 22 octobre 2009, pratiquement dès la mise en fonction du nouveau gouvernement. Le 21 janvier 2010 le « spread » entre les obligations allemandes et grecques à 10 ans atteint les 300 points de base (3%). Comme par hasard, une semaine plus tard au Forum Économique de Davos, Georges Papandréou est invité à prendre des mesures d’austérité. La Grèce « accepte » le Mécanisme dit officiellement « de soutien économique », institué par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne, mécanisme alors connu depuis, sous le nom de « Troïka », ainsi que ses représentants ou émissaires – contrôleurs en route pour Athènes autour du 23 avril 2010. Cinq jours plus tard, l’agence de notation Standard & Poor’s dégrade la note de la Grèce de ΒΒΒ+ à ΒΒ+ et le « spread » des obligations grecques à 10 ans atteint les 1000 points (10%).
Au départ, il était question de la dette dite souveraine du pays, 300 milliards d’euros et 143% de son PIB en 2010, pour en arriver après la « thérapie de choc », infligée à la majorité des Grecs, à une dette … encore plus souveraine atteignant les 360 milliards d’euros, représentant 166% du PIB du pays en 2012. La Troïka et le gouvernement grec, ont alors signé trois documents liés, le Traité du Nouveau Prêt et l’accord avec le FMI, accompagnés d’un Mémorandum, une feuille de route en somme obligatoire, sur les mesures à prendre … « pour s’en sortir ». Aucun gouvernement grec depuis n’a osé faire valider ce Traité devant les parlementaires, suivant la procédure prévue par la Constitution pour ce type d’engagement si crucial pour le pays (analyse de Giorgos Kasimatis, universitaire et juriste constitutionnaliste). C’est finalement seulement le Mémorandum qui fut approuvé après maintes péripéties à l’Assemblée le 6 mai 2010, provoquant la première défection de trois députés socialistes. La Grèce Mémorandienne s’embourbe depuis, dans une série de réformes prétendument censées la rendre compétitive, s’agissant plutôt, d’une variante de la Stratégie du choc et de l’interminable montée de son capitalisme du désastre (Naomi Klein). Baisse des salaires dans la fonction publique et dans le secteur privé, augmentation en flèche des impôts, dérégulation de l’accès à certaines professions, démantèlement des conventions collectives, réduction des effectifs partout. Nous avons alors connu des grèves à répétition, et nos manifestants, surtout très nombreux du temps des « Indignés » durant l’été 2011, furent violemment réprimés devant le Parlement et sur la Place de la Constitution (Syntagma). Toute la planète avait alors compris qu’il fait désormais un temps de chien à l’ombre du Parthénon, découvrant par la même occasion notre célèbre chien-manifestant, Loukanikos (Saucisson). Voilà pour un sommaire du deuxième putsch.
La troisième phase du Putsch en Grèce fut la mise en place de la gouvernance directement bancocrate de Papadémos, début novembre 2011. Initialement « composée de trois formations, P.S., droite et extrême droite, ayant comme seule mission de parapher le Mémorandum II, autrement dit le nouvel accord avec les « marchés » et aussitôt conduire le pays aux élections prévues pour février 2012 ». Son vrai rôle est d’achever la mise en place de l’occupation. Ce que les Papadémiens viennent de parapher hier soir paraît-il, est tout simplement la première occupation officielle des temps nouveaux en Europe. Soulignons que la « dette » deviendra alors « applicable law » suivant le droit anglais, les « évaluations » des agents de l’État seront faites par une structure française en vue de licenciements dans la fonction publique ; la collecte des impôts, la gestion en somme de l’État profond, est en passe d’être transférée vers l’Allemagne, laquelle a déjà créé un Secrétariat d’État aux affaires grecques. Il s’agit du secrétaire d’État allemand à l’Emploi et aux Affaires sociales, Hans-Joachim Fuchtel, homme de confiance d’Angela Merkel. En expérimentant le premier défaut (contrôlé ?) d’un pays de la zone euro, c’est à dire déjà l’intérieur d’une zone d’occupation monétaire (pays classé ZOM !), préalablement établie depuis une décennie sous un nuage de propagande. C’est la variante applicable aux Baronnies sous mandat, de la Règle d’or.
Dès hier (mercredi) des parlementaires socialistes ont fait circuler une pétition au sein du Parlement pour soutenir une prolongation du mandat Papadémien, jusqu’à la fin de la législature, à savoir 2013. Les structures alors « définitives » du « pays réel » bancocrate se referment sur nous. Et jusqu’ici, pas de révolte. Car nous avons déjà été déconnectés du vrai lien politique (comprendre, agir, prendre en main la situation collective, contrôler les politiques notamment) en plus de la corruption gonflée par les fonds structurels de l’U.E. et par les pots de vin divers et variés. La culture, la langue, la musique furent en quelque sorte détruites et avec elles, tout un système de réflexion et d’action. Ce processus a pris trente ans, télévision, « life style », consommation, argent et crédit faciles, la musique de Theodorakis, d’Hadjidakis, étant entièrement bannies des radios, et en dernière instance, une culture « loisirs domestiques » dont la composante désastreuse consiste à nous tenir enfermés chez nous.
Depuis la mise en place de la Troïka, les nouvelles mesures tombent quotidiennement : nous apprenons de mauvaises nouvelles tous les jours et nous subissons une mithridatisation certaine. D’où notre mutation. Déjà dans le vocabulaire, « CDS », « spreads », « PSI », « FMI », « Debt », « Agences de notation », « triple A », « double C », termes relevant déjà de la sémantique du désastre. Nos neurones explosent, nous devenons incapables d’aller au-delà, nous sombrons dans les psychotropes (le gouvernement Papadémien vient tout juste de dépénaliser l’usage de la drogue dite « légère »), nous sombrons aussi dans l’alcool et le suicide. Ainsi, leur stratégie est digne du meilleur interrogatoire des temps totalitaires. Tantôt on annonce l’arrêt des mesures d’austérité, mais c’est pour en annoncer d’autres. Les règles concernant les retraites ont changé une bonne douzaine de fois depuis 2010. Et les gens sont perdus. Certains se referment dans le monde du silence, se laissant mourir à petit feu. Notre sociabilité se trouve grièvement blessée. Des amis se cachent pour ne plus avoir à exposer publiquement leur nouvelle situation, où nous avons cessé de pouvoir encore nous payer un café ensemble. Si on y ajoute le combat pour la survie, la destruction des repères, et plus « pratiquement », l’impossibilité d’instaurer des entractes réellement festifs dans l’immédiat ou dans le moyen terme, pour retrouver les siens, voyager, c’est alors l’effondrement psychologique, donc l’apraxie. Avec en plus, la répression policière et la mise en place d’un terrorisme économique via les impôts dignes du servage, le fichage, le chantage, dans la fonction publique notamment. Croyez-moi, chers amis, cette stratégie du choc n’est pas une illusion. Je le savais fort bien et je le disais haut et fort lors des manifestations massives de 2010 et 2011, tant que les gens et leurs proches avaient encore un petit salaire ou des réserves pour tenir, ils étaient encore capables d’analyses et de revendications, disons de type « classique », mais les partis de gauche n’ont pas pu ou voulu saisir le tournant et la droite dite populaire (pas populiste) était encore inexistante pour en constituer un nouveau pôle anti-Mémorandum, faisant par exemple scission avec son principal parti. Ajoutant in fine l’abolition accélérée de notre économie et nous aboutissons à un tableau bien triste !
Nous nous sentant déjà ancrés à la solution finale bancocrate, nous tenterons sans aucun doute autre chose. Mais quoi ? Tout est dans l’air. C’est la raison pour laquelle, selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Alors, 6e étage comme 6e avenue à New York (Bank of America Tower et Rockefeller Center) ?
Il semblerait aussi que les ambassades ici à Athènes, préviennent leurs ressortissants d’un manque à craindre de produits alimentaires et de carburant. Nous, nous avons déjà constitué des réserves dans les caves et dans les placards. Avez vous évoqué la possibilité d’une guerre ? Ou d’une « Règle d’or » comme équivalent d’une « Conférence de Wannsee » ?
Athènes - janvier 2012
Athènes - janvier 2012
Athènes - janvier 2012
Lucas Papadémos et les chefs des partis politiques mercredi soir
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A qui profite le terrorisme ? Texte pris sur le site "Mécanopolis".

2 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère

A qui profite le terrorisme ?

Article placé le 23 mar 2012, par Mecanopolis

Texte initialement publié sur Mecanopolis le 18 octobre 2010

La guerre menée par le terrorisme, telle qu’elle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par les terroristes eux-mêmes contre leurs adversaires déclarés, est tout à fait invraisemblable.

 

L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.

Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirment chaques détails de leur style.

L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.

Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulables. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.

Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation.

Allemagne 1933 : Hitler

Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaires potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élus et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.

Italie 1970 : les Brigades rouge

Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotages de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.

USA 1995 : Timothy Mc Veigh

Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.

Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.

Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».

Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvés, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’informations à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».

USA : 11/9

La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action.»

Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphoniques, des numéros de cartes de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.

Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?

Démocratie : Etat et Mafia

La société qui s’annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est fragile ; et du reste n’est plus attaquable, puisque parfaite comme jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi : le terrorisme. L’histoire du terrorisme est écrite par l’Etat, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière le terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’Etat : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.

La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations d’accepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, c’est-à-dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.

Malgré ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la Mafia qui a subvertit l’Etat moderne, mais ce sont les Etats qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme ou protection de l’Etat.

Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans La guerre du Péloponnèse : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».

Aujourd’hui, les manipulations générales en faveur de l’ordre établi sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, et s’était persuadé qu’il était aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il n’est aujourd’hui plus que l’arme idéologique d’un nouvel ordre mondial.

Publié sur Mecanopolis le 18 octobre 2010

Sur le même sujet, lire Pierre Hillard sur l’affaire « Mohamed Merah », le Front National et le Nouvel ordre mondial

http://www.mecanopolis.org/?p=20207

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Le FESF et MES contre les peuples d’Europe. Texte du CADTM pris sur le site du Comité Valmy.

2 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

siteon0 FESF et MES contre les peuples d’Europe
François Sana, Eric Toussaint

mercredi 7 mars 2012, par Comité Valmy

En réaction à la crise grecque et devant le risque que représentait la contagion des crises de la dette souveraine, les États membres de la zone euro, plutôt que de s’attaquer à la racine du problème, ont mis sur pied en urgence en mai 2010 le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Basé au Luxembourg, ce fonds temporaire (il était prévu qu’il prenne fin en juillet 2013) |1| a été conçu pour rassurer les marchés financiers. Il a pour objectif d’assurer la stabilité financière de la zone euro en fournissant de l’aide d’urgence aux pays de la zone euro en proie à des difficultés financières.

 

Ainsi, le FESF peut apporter des capitaux frais aux pays qui font appel à lui. Il a également la possibilité d’acheter les nouveaux titres de la dette publique émis sur le marché primaire à condition que le pays concerné mette en œuvre un programme d’austérité très strict rappelant le goût amer de la sauce FMI servie aux pays du tiers-monde depuis les années 1980 |2|. Il peut aussi intervenir sur le marché secondaire, ce qui lui permet de soulager les banques possédant des titres de la dette publique de pays « à risque ».

Comment se finance le FESF ? Il émet des obligations qui sont garanties par les États membres de la zone euro au prorata de leur participation au capital de la BCE. Sur le papier, sa capacité d’intervention était initialement de 250 milliards d’euros, puis de 440 milliards d’euros, avant d’être portée à 1 000 milliards d’euros le 27 octobre 2011.

Malgré tous ces efforts, les États membres de la zone euro n’ont pas réussi à rassurer les marchés, qui en demandent toujours plus : « Alors qu’il devait être appelé à lever des centaines de milliards d’euros sur les marchés pour faire face à la crise des dettes souveraines, il suscite dorénavant la méfiance des investisseurs. Le FESF a dû s’y prendre à deux fois pour lever 3 milliards d’euros au profit de l’Irlande. Et il a dû servir un taux d’intérêt en très forte hausse. Le différentiel avec les taux allemands a plus que triplé en cinq mois |3| ! » En réalité, au-delà des effets d’annonce des différents sommets européens, le FESF ne disposait en décembre 2011 que de 20 milliards d’euros qu’il avait péniblement réussi à collecter sur les marchés financiers par le biais de la vente d’obligations |4|. C’est une somme minuscule au regard des besoins.

Aussi, alors que le FESF avait pour mission de venir en aide à la fois aux États les plus endettés de la zone euro et aux banques privées au bord de l’abîme, il risque d’aggraver davantage l’endettement de l’Europe (particulièrement si les garanties des États membres de l’eurozone entrent en jeu) contribuant ainsi à l’éclatement de la zone euro. La Commission européenne, complètement dépassée par les événements et confrontée à l’échec du FESF, a d’ailleurs demandé début novembre 2011 une accélération des travaux visant au renforcement de la capacité d’intervention de ce fonds mais cela n’a servi à rien. Dès le mois suivant, le Conseil européen décidait d’anticiper d’un an l’entrée en fonction du successeur du FESF, le Mécanisme européen de stabilité (MES) |5|, qui sera quant à lui une véritable institution financière internationale dont l’enveloppe devrait être fixée à 500 milliards d’euros, y compris les 250 du FESF. Abondé en partie par les États, le MES sera en fait un instrument permanent de transfert des richesses des peuples vers les banques. En effet, le cadre légal du MES assujettit les peuples à être garants et cautions des dettes auprès des banques.

Pour créer le MES, le Conseil européen de mars 2011 a modifié l’article 136 du Traité sur le fonctionnement de l’union européenne en y ajoutant : « Les États membres dont la monnaie est l’euro peuvent instituer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela est indispensable pour préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi, au titre du mécanisme, de toute assistance financière nécessaire, sera subordonné à une stricte conditionnalité |6|. »

L’article 9 du Traité instituant le MES précise que « Les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à verser sur demande les fonds demandés par le directeur général en vertu du présent paragraphe dans les sept jours suivant la réception de ladite demande |7| ». Les articles 27 et 30 octroient la personnalité juridique au MES, qui pourra engager des poursuites judiciaires (par exemple, envers un État qui ne lui verse pas la somme exigée), mais jouira (ainsi que les membres de la direction et du personnel) de l’immunité diplomatique. De plus, les documents du MES ne seront pas disponibles pour le grand public : « les archives du MES et tous les documents qui lui appartiennent ou qu’il détient sont inviolables » (article 27).

D’après l’accord de décembre 2011, le MES sera géré suivant la règle de la majorité qualifiée : une décision devra recueillir au moins 85 % des droits de vote pour être valide, alors que l’unanimité était prévue auparavant. Cela confère un droit de veto de fait à trois pays qui ont plus de 15 % des voix : Allemagne (27,1 %), France (20,4 %) et Italie (17,9 %). Un des autres pays ne pourra pas seul s’opposer à une décision du MES, comme ce fut le cas à l’automne 2011 pour la Finlande ou la Slovaquie.

En somme, voilà une institution qui sera permanente, antidémocratique, inattaquable sur le plan juridique, occulte, et qui pourra exiger de n’importe quel pays de la zone euro, dans un délai d’une semaine, des milliards d’euros « de manière irrévocable et inconditionnelle » ! Autant de signes qui ne trompent pas : l’Europe de la finance utilise la crise et la question de la dette publique pour prendre les pleins pouvoirs. L’austérité pour les peuples est son credo.

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1 mars 2012

http://www.cadtm.org/Le-FESF-et-MES-contre-les-peuples

Notes |1| Le Conseil européen de décembre 2011 a avancé son remplacement par le MES d’un an, en juillet 2012.

|2| Damien Millet et Éric Toussaint, 60 Questions 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, Bruxelles-Genève, CADTM-Syllepse, 2008.

|3| Marianne, 12-18 novembre 2011.

|4| Pierre-Henri Thomas, « L’Europe ne sort pas son Bazooka », Le Soir, 10-11 décembre 2011.

|5| Voir le site http://www.interpellation-mes.be

|6| http://www.european-council.europa....

|7| Pour le texte du traité en anglais, voir http://consilium.europa.eu/media/12...


Texte en Français :
TRAITÉ INSTITUANT LE MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ

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Besancenot-Dupont-Aignan, le sens d'une baston. Texte de Roland Hureaux dans Marianne2 le 21 février 2012.

2 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

Le candidat gaulliste a été expulsé manu militari par les trotskistes des abords de l'ambassade de Grèce où il escomptait manifester. De cet incident, Roland Hureaux tire des leçons de philosophie politique sur le nouvel ordre mondial et ses vrais ennemis.

 

Rien n’exprime mieux la misère intellectuelle dans laquelle est tombée une certaine extrême-gauche que l’agression dont a été victime Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République devant l’ambassade de Grèce. Les auteurs en sont, semble-t-il, des trotskistes. Jean-Luc Mélenchon, dont la tolérance n’a jamais été le fort, s’est bien gardé de les désavouer.
 
Il est clair que les adversaires de gauche de l’ordre mondial libéral vouent un peu de haine à ceux qui défendent cet ordre et beaucoup à ceux qui le combattent d’un autre point de vue que le leur.
 
Opposer l’antimondialisme de droite à l’altermondialisme de gauche aurait un sens si ce dernier, depuis l’effondrement de l’URSS, avait encore un soupçon de crédibilité. Il faut mettre d’accord beaucoup de monde pour construire un nouvel ordre mondial favorable aux peuples !

Une mutation sans précédent

A vrai dire, ce que n’ont pas compris ces gens-là, c’est la gigantesque mutation de l’ordre symbolique tel qu'il régit le champ politique qui s’est produite au cours des dernières années.
 
Avant 1789, il n’était pas question de gauche et de droite.
 
Depuis la Révolution française et jusque vers 1990, la gauche, c’était, pour simplifier, les tenants du peuple (souvent dirigés par des bourgeois), la droite, les tenants des classes dirigeantes (dont une partie du peuple s’accommodait très bien). On distinguait alors le centre droit ou la droite qui représentaient cette partie des classes dirigeantes et qui  témoignaient d’une certaine compréhension des aspirations du peuple, de l’extrême-droite qui lui était violemment hostile, le méprisant hautement comme pouvait le faire une certaine aristocratie d’Ancien Régime ou n’hésitant pas à utiliser des méthodes brutales comme le fascisme.
 
Témoin de cette ancienne polarisation, les propos recueillis d’un vieux cégétiste, aujourd’hui octogénaire, parlant d’un de ses amis qui avait quelque sympathie pour le Front national : « Ce n’est pas possible qu'il soit pour le Front national, il a toujours été très bon avec ses ouvriers. » !
 
Aujourd’hui tout cela a changé. Les bourgeoisies nationales sont inféodées à un ordre international dont les institutions de Bruxelles sont le relais régional. Surtout, les tenants de cet ordre mondial qui promeuvent les politiques les plus défavorables à la classe ouvrière et même à la classe moyenne, ne se réclament plus du tout de l’extrême-droite, ni même de la droite. Très hostiles à la nation, précisément parce qu’elle demeure (bien plus qu’un « autre mondialisme » totalement utopique) le seul moyen d’assurer une certaine régulation sociale, ils la pourchassent en soutenant certaines politiques de gauche d’une veine proche comme l’antiracisme véhément (1) ou la déconstruction libertaire de l’héritage judéo-chrétien. Etre un milliardaire de gauche n’est pas aujourd’hui un oxymore, c’est la posture la plus intelligente que puisse prendre un milliardaire pas trop demeuré ! Centre droit, centre gauche, c’est ce qu’un tenant de cet ordre définit comme le « cercle de raison », auquel appartiennent bien évidemment les  trois candidats les plus à même de gagner la prochaine élection présidentielle.
 
Et au-delà de ce cercle ? Au-delà, ce sont les ténèbres extérieures, de l’extrémisme, du « populisme », les relents de la « bête immonde ». Si l’homme politique eurocritique a une  sensibilité plutôt à droite, par exemple s’il est de tradition catholique ou attaché raisonnablement au drapeau, on dira qu'il est d’extrême droite, s’il se rattache à une tradition de gauche, on dira qu’il est d’extrême gauche. Pour les initiés, c’est le modèle mathématique de la fonction tangente : il suffit que l’ordonnée varie d’epsilon pour que  l’abscisse passe de plus infini à moins infini. Cette scissiparité à partir d’un pôle central dominant et supposé modéré n’empêchera pas que les programmes de Debout la République et du Mouvement des citoyens soient à peu près interchangeables. A la tribune de Davos, un financier anglo-saxon dénonçait en 2010 avec une particulière  véhémence la tentation du populisme ; que voulait-il dire ? Le populisme, c’était, selon lui, la volonté exprimée par certains de   contrôler le système bancaire.
 
En résumé, ceux qui étaient les plus hostiles aux aspirations populaires se trouvaient autrefois à l’extrême-droite, ils se trouvent aujourd’hui au centre (2).

Les raisons de cette mutation

Pourquoi cette mutation de l’ordre symbolique ?
 
Elle tient en partie à l’histoire : le nouvel ordre mondial ultra-libéral s’est construit sur le refus, modéré au sortir de la guerre, radicalisé aujourd’hui, d’un fait national, supposé à tort ou à raison responsable des guerres de la première moitié du XXe siècle (nous pensons pour notre part, comme Charles de Gaulle et Jean Paul II  que c’est le fait idéologique qui en est le grand responsable et non le fait national !). Ce refus s’est étendu, sous l’égide de l’OMC, à toutes les formes de protectionnisme et surtout à toute entrave à la libre circulation des capitaux. Mais la principale raison de cette mutation de l’ordre symbolique est que la nouvelle oligarchie tient le système médiatique et que, par lui, elle impose une symbolique qui laisse les tenants du capitalisme mondialisé dans une posture plutôt morale, antiraciste, antinationaliste et donc antifasciste et relègue ses adversaires dans les ténèbres extérieures.
 
La moralité supposée conférée au « cercle de raison » tenant de l’imposture, il est évidemment inacceptable de jeter l’opprobre sur Villiers, Dupont-Aignan ou, par extension, sur tous les héritiers de l’homme du 18 juin.
 
Et le Front national, dira-t-on ? D’une certaine manière, il est, lui aussi, osons le dire, le contraire d’un parti fasciste, tel qu’il en existait avant la dernière guerre : ces mouvements récusaient les élections et tentaient d’imposer leur loi par la force dans la rue ou les usines, alors que le Front n’existe aujourd’hui que dans et par le processus électoral.
 
Mais son jeu a-t-il toujours été clair vis-à-vis du nouvel ordre mondial ? Au moment où celui-ci se mettait en place (on peut dater cela du virage libéral du parti socialiste, au milieu des années 1980), il lui fallait des repoussoirs. Le père Le Pen, jusque-là intermittent du spectacle, comprit mieux que d’autres qu’il n’avait de chances de monter sur la scène qu’en acceptant de tenir ce rôle. C’est ainsi qu’il passa de 1 % à 15 %, sortant son courant politique de la marginalité, mais en faisant au passage un immense cadeau à l’ordre mondial qui ne demandait pas mieux que d’assimiler, au travers de deux ou trois mauvaises plaisanteries hautement médiatisées, ses adversaires au fascisme et au nazisme. Ce genre de stratégie ne marche d’ailleurs pas à tous coups : en radicalisant son parti anticapitaliste,  Besancenot, a sombré.
 
Mais en quoi mériteraient l’opprobre les héritiers du gaullisme ou d’un sentiment patriotique naturel ? En conspuant un gaulliste venu soutenir la même cause qu’eux, celle du peuple grec, et qui partage sans doute 90 % de leurs idées, les anticapitalistes de l’extrême-gauche ont montré qu’ils n’ont rien compris aux temps nouveaux. Mieux : qu’ils apparaissent, sans le vouloir, comme les nervis du nouvel ordre mondial.
 
Les mêmes raisons rendent la gauche classique, celle qui, derrière Mikis Théodorakis, s’était tant mobilisée pour le peuple grec contre le régime des colonels, si terriblement muette devant le régime inhumain que l’implacable mécanique européenne impose aujourd’hui aux Grecs. Papadopoulos non, Papadémos, alias Goldman Sachs, oui. En se révoltant contre l’euro, entreprise transnationale et donc de gauche, les chômeurs grecs  dont on coupe les allocations versent dans le populisme ! Ils sentent le soufre. Dans le nouvel ordre mondial, le peuple sent mauvais !   

En cassant, comme au bon vieux temps, du supposé fasciste (cet incident n’est pas isolé), les anticapitalistes de gauche venus soutenir le peuple grec ont montré, de manière presque pathétique, leur déphasage. Philosophie de la misère, peut-être, mais misère de la  philosophie, à coup sûr.

(1) Dont Alain Finkielkraut a dit qu’il était le marxisme d’aujourd’hui.

(2) Cette situation explique le déchirement d’un François Bayrou centriste à l’ancienne mode mais resté proche du peuple, ou les propos haineux d’un Alain Minc à son égard.
Roland Hureaux - Chroniqueur associé à "Marianne2"
Roland Hureaux - Chroniqueur associé
Enarque, essayiste français, et maire d’une commune rurale, Roland Hureaux a derrière lui une longue carrière dans la politique et l’administration. Président-fondateur de l’association Touche pas à ma commune, il est l’auteur de nombreux ouvrages d’analyse politique.

 

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