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Le blog de Lucien PONS

« Les partis sont des machines de guerre condamnés à la discorde ». Une interview d'Etienne Chouard sur le tirage au sort.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

« Les partis sont des machines de guerre condamnés à la discorde »

(François Fillon, candidat perdant à la tête de l'UMP. Crédit photo : European People's Party (EPP) - flickr)
 
Interview - Tandis que la guerre intestine se poursuit à l'UMP, la crédibilité des hommes politiques s'écroule. Mais au fait, a-t-on vraiment besoin d'eux ? Etienne Chouard, enseignant, milite pour des dirigeants choisis par tirage au sort.

Etienne Chouard est enseignant en économie et en droit. Blogueur, il s’est fait connaître en 2005 en menant une campagne contre la Constitution européenne

 

Terra eco : Au regard de la guerre interne à l’UMP, la confiance s’érode. Et vous, pensez-vous que les partis sont toujours utiles ?

Etienne Chouard : La discussion sur les partis politiques est secondaire. Avant, il faut tomber d’accord sur ce qu’on appelle la démocratie. Si l’on accepte – ce qui est pour moi une erreur centrale et majeure – d’appeler démocratie un faux suffrage universel qui sert à désigner des maîtres qui décideront de tout à notre place et qui resteront en place même s’ils nous trahissent au cours de leur mandat, on ne peut pas se plaindre d’avoir des partis qui naissent précisément des élections. Des structures qui sont de véritables machines de guerre.

Les élections n’ont rien à voir avec la démocratie. Certes, on peut avoir des élections dans une démocratie mais à condition qu’elles servent à élire des gens à des fonctions qui nécessitent une compétence. Pas pour exercer le pouvoir politique. Il ne peut pas y avoir de démocratie, du grec dêmos (peuple) et kratos (pouvoir) sans tirage au sort. C’est la seule procédure dans une démocratie digne de ce nom. Cela a été très bien connu pendant longtemps, d’Aristote jusqu’à Montesquieu. Et puis, il y a eu la Révolution française et l’avènement de l’école républicaine au XIXe siècle. On a alors oublié ce qu’était une vraie démocratie. Quand on nous rabâche dans les journaux, dans les livres, à la télé que démocratie = élections, on le croit. C’est un outil de formatage dont il est difficile de s’extraire ensuite. Pourtant, il suffit de travailler un peu, de revoir l’histoire de la pensée politique : Machiavel, Montesquieu, Rousseau… pour voir qu’une élection est aristocratique et non pas démocratique. Elle consiste à choisir le meilleur, aristos en grec. Ce n’est même pas objet de polémique. Il suffit de mettre les mots à l’endroit. Mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas bien. Je suis capable d’imaginer une aristocratie désirable. Si c’est bien les meilleurs qu’on élit, qu’on les contrôle tous les jours et qu’ils peuvent être virés à tout moment, ça peut être mieux qu’une démocratie. Je ne dis pas que c’est mal, je dis simplement que nous ne sommes pas en démocratie.

 

Une aristocratie désirable, vraiment ?

Le problème, c’est que cette aristocratie est devenue une ploutocratie parce qu’il n’y a pas de primaires et parce que les plus riches la financent. Dans une ploutocratie élective, c’est naturel que les partis soient condamnés à la discorde, à la guerre politique. Aujourd’hui, il y a six, sept partis à gauche, si on exclut le PS. Ils nous empêchent de fraterniser parce qu’ils ont des intérêts divergents à ceux de leurs membres, un peu comme une entreprise a un mobile de profit différent de ses salariés. Les gens du Parti communiste et du Front national auraient intérêt à fraterniser pour défendre le système de retraite par répartition mais leurs partis leur interdisent de faire combat commun.

Vous dites qu’il n’y a pas de primaires, il y en a pourtant désormais…

Des primaires qui sont faites entre des candidats désignés à l’avance. Ce sont des élections qui ne satisfont pas beaucoup d’entre nous. A Cuba, il n’y a qu’un seul parti mais ce n’est pas le parti qui désigne les candidats. Ce sont les gens eux-mêmes. Ils peuvent désigner le boulanger par exemple. Résultats : ils n’ont pas les mêmes gens que nous au pouvoir.
 

Mais ne faut-il pas une certaine expertise pour gouverner un pays ?

Certains postes peuvent être désignés au détour d’élections : les Athéniens élisaient leurs militaires par exemple et les comptables publics. Vous savez, le capitaine du navire, il faut qu’il sache naviguer alors on peut l’élire. Mais l’armateur, ce n’est pas la peine. L’expertise de l’élu ne vient pas du fait qu’il soit élu. Vous prenez n’importe quel jeune député médecin, c’est un bleu au départ. C’est son boulot qui le rend compétent. Ce serait la même chose s’il était tiré au sort.

Par quoi faut-il commencer selon vous, par supprimer les partis ?

Non, il faut d’abord écrire une constitution. Il n’y a pas vraiment de constitution au sens d’un texte qui nous protège. Aujourd’hui notre constitution est une prison qui nous laisse juste choisir nos maîtres. C’est le contraire d’une garantie contre les abus de pouvoir. Partout dans le monde, c’est la même chose. Nous laissons les gens au pouvoir écrire les règles qu’ils devraient craindre. Il faut écrire la constitution nous-mêmes. C’est indispensable. Alors au moins, même si on doit continuer d’élire nos dirigeants, on gardera le contrôle sur eux. Alors les partis politiques deviendront secondaires ou disparaîtront. Ils prendraient la place que nous leur laisserons. Je ne dis pas qu’il faut interdire les partis politiques. Je suis pour la liberté de réunion et la constitution de courants de pensée. Mais si on procède par tirage au sort et qu’on écrit notre constitution, les partis changeront de sens d’eux-mêmes. Quand on aura compris qu’il faut mettre tout ça en place, qu’on portera notre constitution dans notre poche comme notre meilleur gardien, les partis perdront leurs travers corrupteurs et guerroyant.
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un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri. Texte de Dominique Guillet.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri

 

Dominique Guillet

Peu de temps après l’opération psychologique spéciale dénommée 9/11, le Général Wesley Clark, ancien général en chef de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) rencontre, au Pentagone, un officier d’état-major qui le convie à consulter un document confidentiel émanant du Ministère de la Défense US et stipulant que, dans les 5 années suivantes, sept pays seront envahis (“libérés” dans le langage Orwellien) par les USA : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Le Général Wesley Clark, en retraite, s’est exprimé publiquement plusieurs fois à ce sujet: «C’était une déclaration stupéfiante : l’armée servirait à déclencher des guerres et à faire tomber des gouvernements et non pas à empêcher les conflits. Nous allons envahir des pays. Mes pensées se bousculaient. J’ai mis ça de côté, c’était comme une pépite que vous conservez. Un groupe de gens a pris le contrôle du pays avec un coup d’État politique, Wolfowitz, Cheney, Rumsfeld… je pourrais nommer une demi-douzaine d’autres collaborateurs du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC). Ils voulaient que le Moyen-Orient soit déstabilisé, qu’il soit chamboulé et placé sous notre contrôle». (1)

Est-ce donc une coïncidence si l’organisation dénommée Avaaz a soutenu les interventions militaires en Libye (19 / 20 / 21) et en Syrie (25 / 26 / 27 / 28)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de la Somalie (2 / 3 / 4)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes du Soudan (5) en accusant, par ailleurs, le très diabolisé Iran de livrer des armes (7 / 8)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de l’Iran (9 / 10)?

Qui sont donc ces “activistes Avaaz” impliqués très concrètement, en 2012, dans des opérations de déstabilisation de la Syrie (11)?

L’organisation Avaaz n’est-elle pas tout simplement une tête de pont de la CIA, un gigantesque écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri de l’Impérialisme Occidental?

A l’automne 2009, en rédigeant mes quatre articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique (13), je découvris que cette organisation sollicitait les activistes pour récolter des fonds, en l’espace de quelques jours, à hauteur de 150 000 dollars afin de créer un blog durant le Sommet de Stockholm. «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet: construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers».

150 000 dollars financés par des militants naïfs pour créer un blog!! On croit rêver. A l’époque, je pensais qu’Avaaz n’était qu’une ONG frauduleuse, une de plus, une Organisation pour Niaiser les Gogos, dont l’objectif unique est de soutirer beaucoup d’argent aux activistes et dont l’outil principal est fondé sur des pathologies modernes, la pétitionnite aiguë et la conjugaison débridée du verbe “cliquer”. Et il est clair qu’Avaaz excelle en tant que gigantesque machinerie à cliquer/glaner des dollars/euros. Il n’est que de consulter, sur internet, l’une de ses campagnes, en 2009, pour lever des fonds, à grands renforts de petits montants:

«C’est un moment d’une importance cruciale pour l’Iran et pour le monde. Nous pouvons aider à faire connaître la vérité en organisant de toute urgence un sondage post-électoral rigoureux auprès des citoyens iraniens, en leur téléphonant pour leur demander pour qui ils ont voté et en publiant les résultats dans les médias.  Plus d’un tiers des votes sont en jeu - et notre sondage pourra ainsi prouver qui dit la vérité . Si nous arrivons à recueillir 119 000 € dans les prochaines 24 heures, nous pourrons publier les résultats avant que le Conseil des gardiens de la Constitution ne rende publics les résultats de son propre recomptage des voix. Si nous arrivons à recueillir plus d’argent, nous pourrons étendre la portée de cette campagne. Nous avons un besoin urgent que 10 000 d’entre vous donnent un petit montant. Aidez à financer le sondage dès maintenant en utilisant le formulaire sécurisé fourni ci-dessous.» (10)

On se demande d’ailleurs ce qui est sécurisé chez Avaaz car la phrase suivante apparaît en rouge gras: «$228,449 ont fait un don pour aider financer un sondage pour la vérité en Iran». Où apparaît-elle? Sur le site d’Avaaz France car aujourd’hui, en novembre 2012, il est toujours possible d’appuyer sur le bouton Paypal pour contribuer financièrement à ce sondage, pour le moins,  très “post-électoral”. Après vérification de la même campagne sur son site US, il s’avère que la maison mère s’est répandue en plates excuses, en 2009, à propos de l’impossibilité d’effectuer le dit sondage à cause de la corruption en Iran. A l’époque, Avaaz proposa aux ponctionnés, en toute sincérité bien entendu, de récupérer leur dû - en envoyant un mail -  ou de le mettre à disposition d’une autre campagne qu’ils venaient juste de lancer pour sécuriser un internet libre en Iran!! (12)... et pour sécuriser la cagnotte chez Paypal.

Car Avaaz a besoin d’argent, de beaucoup d’argent, pour organiser ses pétitions virtuelles à partir de quelques ordinateurs, et surtout pour les rémunérations de ses cadres. Car affirmons-le, haut et fort, les cadres chez Avaaz ne sont pas rémunérés avec des cacahuètes virtuelles: le fondateur et directeur exécutif, Ricken Patel, a ainsi touché, en 2010, la modeste somme salariale de 183 264 dollars (15 200 dollars par mois) - en légère augmentation par rapport à ses salaires de 120 000 dollars des années précédentes -  tandis que le directeur de campagne, Ben Wikler, a touché 111 384 dollars de salaire. Cette même année 2010, Avaaz a déclaré sur sa feuille de revenu (form 990): 921 592 dollars de “frais de campagnes et de consultance”, 182 196 dollars de “frais de voyages”, 262 954 dollars de “frais de publicité”, 404 889 dollars de “frais de technologie d’information”, etc, etc. Tout cela pue l’arnaque financière et le copinage archi-dollarisé. Parmi ses quelques frais de gestion, Avaaz a payé Milena Berry (et son mari Paul), pour un travail de consultance IT (technologie d’information), la bagatelle de 245 182 dollars en 2009 et de 294 000 dollars en 2010. Malgré la très haute rémunération de Milena Berry, qui se présente comme la technicienne en chef de la gestion informatique de l’organisation,  Avaaz a fait appel à la générosité des dons, afin de renforcer son système informatique, suite à une prétendue cyber-attaque en mai 2012. Sans commentaires.

L’organisation Avaaz ne semble d’ailleurs pas très pressée de publier sa déclaration de revenus pour 2011, ce que l’on comprend fort bien de par la pléthore d’articles, émergeant sur internet, afin de dénoncer cette organisation frauduleuse. A la mi-novembre 2012, la “form 990” est toujours absente de son site alors que l’audit du rapport financier a été délivré par son cabinet comptable de New-York (Lederer, Levine et Associates), le 19 juin 2012.

Avaaz a été créé en 2006 par MoveOn.org et Res Publica. “Avaaz”, dans différents langages de l’Asie et de l’Europe de l’est signifie “la voix”.  La voix silencieuse, derrière Avaaz et Res Publica, est celle de trois individus: Tom Perriello, un ancien membre du Congrès US, Ricken Patel, consultant chez de nombreuses entités contrôlées par les psychopathes prédateurs, et Tom Pravda, un ancien diplomate d’Angleterre consultant pour le Ministère de l’Intérieur US.

Parmi les autres fondateurs d’Avaaz se trouvent Eli Pariser (le directeur exécutif de MoveOn), Andrea Woodhouse (consultant pour la Banque Mondiale), Jeremy Heimans (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose), et l’entrepreneur Australien David Madden (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose).

MoveOn, le co-fondateur d’Avaaz, a distribué, en 2002, par le biais de son Comité d’Action Politique, 3 millions et demis de dollars à 36 candidats politiques au Congrès US. En novembre 2003, MoveOn reçut 5 millions de dollars du spéculateur milliardaire George Soros. Ricken Patel a, d’ailleurs, déclaré publiquement que l’Open Society Institute de George Soros (renommé Open Society Foundation en 2011) était l’un des membres fondateurs d’Avaaz.

Qui est George Soros? L’un des prédateurs psychopathes à la direction du CFR (Council for Foreign Relations) et l’un des membres du Groupe Bilderberg. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par les Rockefellers, la famille responsable de nombreux maux qui sévissent sur la planète.  Pour mémoire, la Fondation Rockefeller a promu les lois eugénistes aux USA dès le début du siècle passé; elle a financé le Nazisme avant et durant la seconde guerre mondiale; elle a financé les recherches génétiques, dès 1945, et donc tout le secteur des chimères génétiques; elle a lancé la dévastatrice Révolution Verte...

Avaaz fut, en juin 2009, l’un des partenaires dans la campagne Tcktcktck lancée par Havas, aux côtés d’EDF, de la Loyds Bank... et de 350.org, une organisation financée par la Fondation Ford, la Fondation Rockefeller, le Rockefeller Brothers Fund et le milliardaire George Soros.

George Soros est le financeur incontournable de toute cette mouvance d’ONGs aux objectifs occultes. Durant l’été 2009, l’Open Society Institute (de Soros) donna une subvention de 150 000 dollars à Avaaz. En sus de cette subvention, Avaaz reçut de Res Publica (financée par Soros) 225 000 dollars en 2006, 950 000 dollars en 2007 et 500 000 dollars en 2008. La Foundation to Promote Open Society (de Soros) donna à Avaaz, en 2008/2009, 300 000 dollars de soutien général et 300 000 dollars pour la campagne (sur l’arnaque) climatique durant laquelle Avaaz a particulièrement brillé dans son expertise pour susciter de l’argent non virtuel afin de combattre un réchauffement climatique virtuel avec des pétitions tout aussi virtuelles. Ricken Patel ne précise d’ailleurs, nulle part, dans sa croisade contre le réchauffement climatique anthropique, comment il effectue la rédemption de “l’empreinte carbone” générée par les émoluments grandioses de ses bons amis au sein d’Avaaz (une redistribution des libéralités généreuses de la clique de Soros alors qu’Avaaz prétend effrontément que l’organisation ne reçoit de l’argent que de dons individuels!!!) et de “l’empreinte carbone” générée par ses très hauts salaires chez Avaaz! Il s’agit vraisemblablement d’une rédemption virtuelle.

Et, qui plus est, nous ne sommes pas allés vérifier si les multiples casquettes de Ricken Patel généraient de multiples “empreintes carbone” liées à de multiples salaires. En effet, il est le co-fondateur et co-directeur de Faith in Public Life (une grosse organisation chrétienne); il est consultant pour International Crisis Group, pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill Gates, pour l’ONU, pour l’Université Harvard, pour CARE International, pour International Center for Transitional Justice; il est le co-fondateur et co-directeur de DarfurGenocide.org; il est le co-fondateur et directeur de Res Publica. Etc, etc, ad nauseam.

Dans la clique des fondateurs d’Avaaz - dont l’idéologie est fondée sur la pratique du clic-clic et le syndrome du petit montant - Patel n’est pas le seul à arborer de multiples casquettes. On retrouve Tom Perriello dans la consultance ou la direction chez: National Council of Churches of Christ, Catholics United, Catholics in Alliance for the Common Good, Faithful America, Faith in Public Life, Center for a Sustainable Economy, Center for American Progress Action Fund, Youth and Environmental Campaigns, E-Mediat Jordan, International Center for Transitional Justice, Res Publica, The Century Foundation, l’ONU, Open Society Institute, etc, etc. Il oeuvra avec le Reverend Dr. James Forbes sur des concepts de “justice prophétique”. Tom Perriello soutient l’opération psychologique spéciale dénommée “guerre à la terreur” qui fut lancée par Bush et prolongée par Obama. Sa vision d’Israël participe du conte de fée: il considère ce pays comme l’une des «créations les plus spectaculaires et excitantes de la communauté internationale» au 20 ème siècle et est convaincu qu’il «existe une relation stratégique et morale permanente entre les USA et Israël». Etc, etc, ad nauseam.

Le grand amour que Tom Perriello éprouve pour Israël n’empêche nullement Avaaz de lancer une pétition pour soutenir les malheureux Palestiniens persécutés par l’Etat Sioniste! Et c’est là que réside le grand génie stratégique d’Avaaz pour enfumer les militants et activistes sincères: Avaaz promeut, de temps en temps, de “nobles” causes: les abeilles, les Palestiniens... et même Kokopelli. Avaaz a même lancé une pétition pour mettre les banquiers en prison, ces mêmes banquiers qui ont promu avec Avaaz la législation “cap and trade” (JP Morgan Chase, Bank of America... ) ou avec lesquels les fondateurs d’Avaaz collaborent dans l’International Crisis Group (Morgan Stanley, Deutsche Bank Group...).

Avaaz atteint des sommets de grand guignolesque lorsque l’organisation lance une campagne pour stopper la “guerre contre les drogues”. Le 3 juin 2011, la marionnette Ban Ki-moon reçoit des mains de Ricken Patel - accompagné de Richard Branson, le fondateur de Virgin - une pétition de 600 267 personnes: “End the War on Drugs”.  De quoi parle-t-on ici? D’une campagne de dépénalisation du cannabis, de l’ayahuasca, des champignons psilocybes et du peyotl? Ou bien d’une campagne pour stopper la guerre contre la gangrène sociale que constitue la commercialisation tout azimut de l’héroïne et de la cocaïne? Gageons qu’il s’agit bien de la seconde alternative. L’héroïne et la cocaïne constituent les deux sources les plus généreuses des caisses noires de la mafia des psychopathes prédateurs tout autant que des liquidités des grandes banques internationales. La présence de l’Alliance Occidentale en Afghanistan s’explique, entre autres, par le contrôle de l’opium dont 95 % de la production mondiale est concentrée dans ce pays. Quels sont les journalistes, dignes de ce qualificatif, qui ont informé le public quant au scandale gigantesque du blanchiment de centaines de milliards de dollars de l’argent de l’héroïne et de la cocaïne par les grandes banques internationales (23 / 24): HSBC, Wells Fargo, Bank of America....?

Toutes ces campagnes ne constituent qu’un gigantesque écran de fumée pour occulter toutes les finalités odieuses qu’Avaaz soutient au service de l’Impérialisme Occidental: la destruction de la Libye, la déstabilisation de la Syrie, la déstabilisation de l’Iran, la déstabilisation de la Bolivie d’Evo Morales..

Toutes ces opérations de destruction et de déstabilisation de pays souverains sont promues par Tom Perriello dont les visions bellicistes (“pro-war”) ne sont un secret pour personne.

Dans une vidéo (14), Tom Perriello, est présenté comme l’honorable directeur de E-Mediat Jordan, une organisation localisée en Jordanie, un pays limitrophe de l’Irak et de la Syrie. Il s’adresse aux jeunes de cette organisation (“un centre d’entraînement, de technologies et d’outils”) qui sont prêts, déclare-t-il, «à se sacrifier pour leur pays», à savoir à servir de chair à canon pour l’avancement de l’Impérialisme Occidental.

En mai 2009, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 97 milliards de dollars supplémentaires dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

En mars 2010, une réception fut organisée par deux organisations de coloration pseudo-verte “League of Conservation Voters” et “Environmental Defense Action Fund” pour lever des fonds pour la réélection de Tom Perriello au Congrès US. MoveOn.org, le co-fondateur d’Avaaz, lui attribua 100 000 dollars pour sa campagne de réélection.

En mars 2010, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre la prolongation de la guerre en Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

Le 27 juillet 2010, Tom Perriello vota contre le retrait des troupes US du Pakistan.

Le 27 juillet 2010, alors que 115 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 33 milliards de dollars supplémentaires dans la guerre d’Irak, Tom Perriello vota pour.

Le 30 juillet 2010, Tom Perriello vota contre les régulations (HR 3534) visant à encadrer les forages de pétrole en haute mer et vota en faveur de la suspension d’un moratoire imposant des gardes-fous sur les dits forages en haute mer.

Le 15 décembre 2011, Tom Perriello devint le directeur de CAP Action, l’une des branches du Center for American Progress. Dans la revue Democracy Journal, après avoir vanté le “succès” de l’intervention militaire en Libye, il déclara:

«Aujourd’hui, Kadhafi est mort et le peuple Libyen peut, pour la première fois depuis des décennies, jouir de l’opportunité d’une gouvernance responsable et démocratique... Il n’y a pas eu de décès dans les troupes Américaines. Les combattants insurgés et la vaste majorité de la population ont célébré la victoire comme une libération et les Syriens courageux, qui quotidiennement risquent la mort en s’opposant à leur propre régime répressif, se sont réjouis de la chute de Kadhafi. Tous ces accomplissements ne sont pas de petits exploits pour ceux qui se soucient de la dignité, de la démocratie et de la stabilité...»

Ce sont effectivement de grands exploits qui caractérisent la “libération” de la Libye qui fut le pays le plus riche de l’Afrique: un chaos social généralisé, des attentats quotidiens, des luttes intestines continuelles, sans oublier les 50 à 100 000 civils Libyens libérés à jamais de “l’oppression” de Kadhafi en mourant sous les bombes à uranium appauvri de l’Occident.

Que ce soit au travers des conceptions bellicistes de ses fondateurs ou de ses propres campagnes de déstabilisation et d’invasion militaire de pays souverains, Avaaz est clairement une organisation complice de crimes de guerre.

Je n’ai ni le temps ni l’envie de sonder plus avant les profondeurs d’immoralité de cette organisation crapuleuse. Je renvoie les lecteurs et lectrices à de nombreux articles et témoignages qui commencent à poindre sur internet (29 / 30 / 31 / 32) et, en particulier, aux quatre excellents rapports d’investigation rédigés au Canada par Cory Morningstar. (15 / 16 / 17 / 18).

Ce dont je suis convaincu, c’est que l’énorme rideau de fumée mis en place par Avaaz par le biais de campagnes “humanistes” en faveur des Palestiniens, des abeilles, de la forêt Amazonienne ou de Kokopelli... est en train de s’estomper rapidement. Avaaz est la “voix” occulte du complexe militaro-industriel qui cherche à semer le chaos de la guerre sur toute la planète.

Avaaz, bas les masques!

Dominique Guillet. Le 14 novembre 2012
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La France doit rompre avec sa tradition coloniale et impérialiste, cesser enfin de s’ingérer militairement, politiquement et économiquement dans les affaires intérieures d’autres peuples.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Communiqué du Collectif communiste Polex

 

La France doit rompre avec sa tradition coloniale et impérialiste, cesser enfin de s’ingérer militairement, politiquement et économiquement dans les affaires intérieures d’autres peuples au Moyen-Orient

 

Les adhérents du Collectif communiste Polex, réunis le 28/11/2012, notent que la politique d’austérité « européenne » mise en place par le Président Hollande et son gouvernement les rend chaque jour plus impopulaires. Ils regrettent de voir le Président, en quête de remontée dans les sondages, flatter les nostalgies coloniales d’une partie de l’opinion et reprendre à son compte le discours belliciste et irresponsable de son prédécesseur Sarkozy en matière internationale.

·      Pratiquant la fuite en avant, le Président Hollande intervient toujours plus dans la guerre civile qui embrase la Syrie. Alors qu’il devrait reconnaître que le choix des dirigeants de Damas ne relève que des Syriens, condamner les intervenants extérieurs, prôner la négociation et l’arrêt des combats entre les belligérants, il fixe comme seul objectif le remplacement du gouvernement Assad par la coalition des opposants parrainés par le Qatar, alors que les insurgés les plus actifs sont des mercenaires venus de l’étranger ; il est le seul en Europe à reconnaître officiellement ces opposants comme représentatifs du peuple syrien. Il leur promet un ambassadeur à Paris et un soutien militaire que même Obama hésite à apporter. Il rejoint dans ce conflit les va-t-en-guerre du Qatar, d’Arabie Saoudite, d’Israël et de Turquie, prêts à risquer une guerre régionale ou continentale, dirigée contre l’Iran et les mouvements anti-impérialistes du Moyen-Orient, et notamment du Liban.

·      Le Président Hollande a apporté sa caution et son approbation publique au gouvernement Netanyahou d’Israël, qui a multiplié par centaines de milliers les colons en territoire palestinien, et a tué plus de 150 personnes à Gaza, par des bombardements tout aussi brutaux que ceux de Syrie. Malgré ses engagements précédents, et à l’inverse de l’attitude de la France depuis plusieurs décennies, il choisit trop souvent la thèse des occupants israéliens en ne condamnant pas les colonisations, le bombardement meurtrier de Gaza et son blocus criminel par Israël. Il a souvent hésité à soutenir l’admission à l’ONU de la Palestine comme promis durant la campagne électorale, et ne s’y est résolu que sous la pression de nombreux Français indignés de cette trahison.

 

Paris, le 29 novembre 2012

 

 

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Pour étrangler le peuple grec, Ils se sont tout permis ! Par Gérard Filoche.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Pour étrangler le peuple grec, Ils se sont tout permis !

jeudi 29 novembre 2012 par Gérard Filoche

 
Après avoir infligé 11 plans d’austérité, une véritable destruction sociale, au peuple grec, après l’avoir forcé à brader ses entreprises publiques, ruiné sa production, aggravé sa dette odieuse, liquidé ses droits sociaux, à l’éducation, à la santé, salaires et retraites, la troïka UE/BCE/FMI a joué, mardi 27 novembre 2012, à relâcher la pression. C’est un peu comme un chat jouant avec la souris qu’il a capturé et qui est à sa merci. C’est un peu comme les barbares des temps lointains, envahissant un pays, brûlant les maisons, violant les femmes, détruisant les trésors puis rendant des terres aux vaincus… pour qu’ils produisent à nouveau de quoi alimenter les occupants.

La politique d’austérité infligée par l’UE depuis 2009 sous prétexte de « rembourser » la dette, a provoqué une telle récession qu’elle a porté la dette grecque de 100 % du PIB à 170 % du PIB ! Cette dette odieuse fut créée par l’oligarchie grecque
- qui avait soutenu la dictature des Colonels de 1967 à 1974,
- qui avait acheté un énorme et vain armement à Thyssen Krupp,
- qui avait dispensé armateurs et popes de payer des impôts,
- qui avait ruiné le pays avec les Jeux Olympiques de 2004,
- qui avait confié à Goldman Sachs le soin de truquer les comptes. Cette dette odieuse, chacun savait qu’elle ne serait et ne devait jamais être payée !

Pourtant les banques européennes et mondiales s’en sont servi à mort, prenant dessus des taux d’intérêts exorbitants. Et la BCE, le FMI, l’UE Merkel se sont comportés comme des rapaces, exigeant non pas de l’oligarchie mais du peuple qu’il soit saigné pour le compte de ces banques privées usuraires.

Ceux de la troïka qui ont infligé des mesures cruelles, cette immense souffrance au peuple grec pour le compte des banques privées devraient être arrêtés et jugés devant un tribunal pénal international pour crimes économiques. Quand on sait que la BCE a prêté 1 000 milliards aux banques européennes privées en 2012 au taux de 1 %, et qu’elle a laissé ces mêmes banques imposer des taux de 7, 8 ou 12 % à la Grèce, le crime est signé ! Tout cela au nom d’une étrange et rituelle orthodoxie monétaire, d’une stupide « règle d’or » dont les seuls bénéficiaires sont les spéculateurs, les usuriers, les banques privées qui exercent ainsi une dictature contre les Etats, les républiques et les citoyens.

Ce mardi 27 novembre, la troïka a encore discuté 14 h de la façon dont elle pouvait tirer le maximum de marrons du feu qu’elle alimente en Grèce.

Elle a débloqué 44 milliards d’aide qui n’avaient pas été donnés depuis l’été. Car il faut savoir que toutes les « annonces d’aides à la Grèce » dont les journaux européens sont quotidiennement remplies ne sont que du « pipo ». Ce serait une grave erreur de croire que l’UE « aide » la Grèce. La Grèce ne reçoit rien. Pas un euro. C’est aux banques privées créditrices de la Grèce que ces fameuses « tranches d’aide » sont données ! Et du point de vue « communication », elles sont données plusieurs fois, d’abord dans votre poste de radio, ou votre journal quotidien et bien plus tard, sur les comptes des banques prêteuses à taux usuraire.

Ainsi, les 17 pays de l’euro et le FMI de Christine Lagarde, ont fini cette nuit du 27 novembre par autoriser le déboursement à partir du 13 décembre de trois tranches de crédits suspendues depuis l’été et qui permettent au trésor grec d’éviter la banqueroute. L’enveloppe d’aide en retard atteint 44 milliards, dont 10 milliards que le conseil du FMI devra lui-même débloquer à son tour. Soyez surs qu’on vous en fera encore plusieurs fois l’annonce ! Hors de la vue du peuple, Lagarde et Draghi ont allégé cette dette artificielle infligée à la Grèce et alors que tout le monde sait depuis le début, qu’elle ne pourra jamais la payer. La dette devra être ramenée à 124 % du PIB en 2020 (au lieu de 100 % en 2009). Elément nouveau : ils promettent de la réduire « à moins de 100 % », en 2022 (donc de la ramener au taux de… 2009). C’est un scénario de facto de remise de dette. Comme l’écrit Le Figaro « Ils ont aussi balisé sur 10 ans le retour du pays vers davantage de stabilité financière ». Ils ont même réduit de 1 point le taux d’intérêt demandé à la Grèce par les créanciers publics. Ils rallongent les échéances de ces prêts de 15 à 30 ans, c’est-à-dire au-delà de 2040. Ils reportent de dix ans le paiement des intérêts au fonds de sauvetage FESF. Dès 2013, la BCE et les banques centrales nationales rétrocéderont 11 milliards de profits ( !) réalisés sur les obligations grecques. L’euro-groupe autorise enfin Athènes à racheter ses propres titres, avec une décote probable de plus de 60 %. Tout cela sachant que la Grèce doit encore théoriquement 240 milliards dont 80 milliards au privé et le reste au public, FESF et BCE.

Pourquoi maintenant et pourquoi si tard ? Parce que la Grèce est exsangue. Il n’y a plus grand-chose à en tirer. Le FMI considère que « les Grecs sont arrivés au bout des efforts qu’ils sont capable de faire ». Impossible de les piller davantage. Et la peur que le sort infligé aux Grecs a produit en Europe, a joué tous ses effets, en Italie, en Espagne, au Portugal qui se sacrifient à leur tour cruellement pour des taux de 6 à 7 %... Le FMI poussait même à un abandon immédiat de créances publiques (pas privées). Les trésors européens et le ministre allemand Wolfgang Schäuble s’y opposaient férocement puis ont cédé dans la nuit. Pour Jean-Claude Juncker, le Fonds est désormais « complètement revenu à bord ». Mario Draghi a annoncé « un retour de la confiance envers la Grèce et l’Europe ». Selon Christine Lagarde : « la Grèce est à nouveau sur la voie d’une dette viable ». « L’accord de cette nuit met fin à une trop longue incertitude », lâche le commissaire à l’euro Olli Rehn avant d’avouer clairement : « la Grèce avait fini par s’imposer comme un test de crédibilité et d’aptitude à prendre des décisions ».

Cette dernière phrase est la plus limpide : il s’agissait d’un vulgaire « test match ». Est-ce que la troïka était capable de faire plier ce bouc émissaire, oui ou non ? Est ce que la dictature de la finance l’emportait, oui ou non ? Est ce que l’Europe entière peut être menacée et soumise à ce régime ? Est ce que « les marchés » rapaces toujours insatisfaits, après réflexion, ne vont pas juger que cela est prématuré, coûte « trop cher », tire trop sur le FESF, et revenir à la charge 

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2712

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Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) commente l’actualité et appelle à l’action sur son site électronique :

 

Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

 

Discrédité, voire carbonisé par ses gesticulations sans suite, le play-boy politique Montebourg a prononcé des paroles semi-définitives contre Mittal ; Hollande a même « menacé » le magnat anglo-indien de l’acier d’une « nationalisation provisoire » du site de Florange.

 

Aussitôt, Lady Parisot s’est dite scandalisée, non par le fait que le requin international de l’acier ferme une filière stratégique pour l’industrie française, ni par l’idée que des milliers d’emplois risquent encore de quitter la Lorraine déjà sinistrée, mais par le fait qu’un responsable public puisse dire des choses si peu amènes pour la nouvelle race supérieure, celle des oligarques intouchables du capital mondialisé.

 

Rassurez-vous, Milady, le géant de l’acier peut dormir sur ses deux oreilles d’égoïste au cœur de fer :

 

·         D’abord l’Union européenne a immédiatement rappelé, par la bouche du commissaire « français » Michel Barnier, que l’UE a horreur des nationalisations : l’article VI du traité de Maastricht ne stipule-t-il pas que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ? Donc, pas de monopoles… PUBLICS ! s’ils sont privés, tout est parfait !

·         Ensuite, le gouvernement fait courir le bruit que pour nationaliser… PROVISOIREMENT Florange (au prix fort pour le contribuable !), il est prêt à vendre… DEFINITIVEMENT 1% des actions de l’Etat dans Gaz de France. Bref, je nationalise momentanément de ma main « gauche » pendant que je privatise de ma main droite l’énergie sur le dos des Français puisque depuis la privatisation de GDF, les factures gazières se sont envolées, merci pour les actionnaires privés de « SUEZ »…

 

La solution est manifestement ailleurs que dans ces pantalonnades : elle est dans la nationalisation franche, SANS INDEMNITES POUR LES « GRAND S ACTIONNAIRES » de la filière acier, et dans la renationalisation totale d’EDF-GDF. Ouvriers de l’énergie et de l’acier, ne vous laissez pas opposer par Hollande et Montebourg. Ensemble, construisons le « tous ensemble et en même temps » ! Il faut faire rendre gorge à ces vampires du privé qui ont phagocyté des entreprises publiques prospères, qui ont touché des millions d’euros d’argent public au titre de « l’aide publique à l’emploi », des dégrèvements fiscaux, etc., et qui appliquent à leurs usines de France l’inhumaine devise coloniale : « on a pressé le citron, on va jeter la peau » ! Vos usines, le contribuable et les travailleurss les ont payées dix fois ; si vous, Messieurs les capitalistes, vous avouez incapables de les faire tourner, PASSEZ LES COMMANDES ECONOMIQUES ET POLITIQUES AUX PEUPLES !

 

Bref, comme le clamaient les militants du PRCF lors de la manif du 30 septembre contre le diktat budgétaire européen,

« Mont’bourd, pantin, assez gesticulé ! Faut sortir de l’euro / et nationaliser » !

 

Chaque mois, lisez Initiative Communiste, le mensuel de la renaissance communiste, de la solidarité internationale et de la résistance républicaine.

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Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) commente l’actualité et appelle à l’action sur son site électronique :

 

Florange : assez joué avec les nerfs des sidérurgistes ! POUR LA NATIONALISATION FRANCHE DE LA FILIERE ACIER !

 

Discrédité, voire carbonisé par ses gesticulations sans suite, le play-boy politique Montebourg a prononcé des paroles semi-définitives contre Mittal ; Hollande a même « menacé » le magnat anglo-indien de l’acier d’une « nationalisation provisoire » du site de Florange.

 

Aussitôt, Lady Parisot s’est dite scandalisée, non par le fait que le requin international de l’acier ferme une filière stratégique pour l’industrie française, ni par l’idée que des milliers d’emplois risquent encore de quitter la Lorraine déjà sinistrée, mais par le fait qu’un responsable public puisse dire des choses si peu amènes pour la nouvelle race supérieure, celle des oligarques intouchables du capital mondialisé.

 

Rassurez-vous, Milady, le géant de l’acier peut dormir sur ses deux oreilles d’égoïste au cœur de fer :

 

·         D’abord l’Union européenne a immédiatement rappelé, par la bouche du commissaire « français » Michel Barnier, que l’UE a horreur des nationalisations : l’article VI du traité de Maastricht ne stipule-t-il pas que « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » ? Donc, pas de monopoles… PUBLICS ! s’ils sont privés, tout est parfait !

·         Ensuite, le gouvernement fait courir le bruit que pour nationaliser… PROVISOIREMENT Florange (au prix fort pour le contribuable !), il est prêt à vendre… DEFINITIVEMENT 1% des actions de l’Etat dans Gaz de France. Bref, je nationalise momentanément de ma main « gauche » pendant que je privatise de ma main droite l’énergie sur le dos des Français puisque depuis la privatisation de GDF, les factures gazières se sont envolées, merci pour les actionnaires privés de « SUEZ »…

 

La solution est manifestement ailleurs que dans ces pantalonnades : elle est dans la nationalisation franche, SANS INDEMNITES POUR LES « GRAND S ACTIONNAIRES » de la filière acier, et dans la renationalisation totale d’EDF-GDF. Ouvriers de l’énergie et de l’acier, ne vous laissez pas opposer par Hollande et Montebourg. Ensemble, construisons le « tous ensemble et en même temps » ! Il faut faire rendre gorge à ces vampires du privé qui ont phagocyté des entreprises publiques prospères, qui ont touché des millions d’euros d’argent public au titre de « l’aide publique à l’emploi », des dégrèvements fiscaux, etc., et qui appliquent à leurs usines de France l’inhumaine devise coloniale : « on a pressé le citron, on va jeter la peau » ! Vos usines, le contribuable et les travailleurss les ont payées dix fois ; si vous, Messieurs les capitalistes, vous avouez incapables de les faire tourner, PASSEZ LES COMMANDES ECONOMIQUES ET POLITIQUES AUX PEUPLES !

 

Bref, comme le clamaient les militants du PRCF lors de la manif du 30 septembre contre le diktat budgétaire européen,

« Mont’bourd, pantin, assez gesticulé ! Faut sortir de l’euro / et nationaliser » !

 

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Nationalisons le site de Florange! Nationalisons Mme Parisot ! Il faut défendre l'action volontariste du gouvernement sur la nécessaire reindustrialisation de la France.

30 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

Nationalisons Mme Parisot !

En voulant nationaliser le site de Florange, Arnaud Montebourg a mille fois raisons. Depuis le début, Debout la République (DLR) a été en pointe pour défendre la survie de l'acier lorrain. Je m'y suis d'ailleurs rendu à plusieurs reprises pour rencontrer les salariés. C'est pourquoi nous apportons tout notre soutien à l’initiative d'Arnaud Montebourg. Il est grand temps que l’État reprenne, au moins provisoirement, en main la sidérurgie française qui est stratégique dans notre reconquête industrielle.

En refusant catégoriquement cette option, Mme Parisot a encore perdu une occasion de se taire. Mais elle a surtout montré, une nouvelle fois, son vrai visage. On savait déjà qu'elle était favorable à l'emploi de salariés clandestins pour tirer à la baisse les salaires, on sait désormais qu'elle préfère prendre la défense d'un milliardaire indien plutôt que celle de centaines d'ouvriers français.

En vérité, Mme Parisot ne représente que des lobbys spéculatifs et financiers. Elle n'est pas la voix des entreprises françaises mais la messagère servile de multinationales sans foi ni loi. En nationalisant provisoirement le site de Florange, ce sont des centaines de familles que l'on sauvera de la misère mais c'est aussi des dizaines d'entreprises sous-traitantes à qui on donnera un ballon d'oxygène. Mais toute obnubilée à la protection des intérêts de milliardaires vautours, elle préfère crier au scandale quand on parle de nationalisation.

Mais peut-être que la priorité serait de nationaliser Mme Parisot. En effet il faudrait que quelqu'un lui rappelle qu'elle est censée défendre les intérêts des entreprises françaises et non étrangères. Il faudrait aussi lui rappeler qu'elle est censée promouvoir les entreprises qui créent de la richesse en France et non des spéculateurs qui détruisent des emplois.
Mme Parisot est un des problèmes de la France. Elle nous l'a encore rappelé aujourd'hui.

 

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la République

 

Repris sur le site de Debout La République:

http://www.debout-la-republique.fr/communique/nationalisons-mme-parisot

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La chasse au Montebourg est ouverte: existe-t-il, en France, un seul éditorialiste ayant son rond de serviette dans la bulle médiatique qui ait soutenu Arnaud Montebourg face à Lakshmi Mittal ?

29 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les transnationales

Marianne2

La chasse au Montebourg est ouverte
Chronique
Jack Dion - Marianne | Jeudi 29 Novembre 2012

(CHESNOT/SIPA)
Question à un euro :Bon, d’accord, l’interrogation est encore plus simple que le quiz de culture générale proposé aux candidates au titre de Miss France. Mais quand même, le lynchage systématique du ministre du Redressement productif donne à réfléchir sur les mœurs en vigueur au sein de la caste journalistique.

Il aura suffi qu’Arnaud Montebourg ose demander des comptes au PDG de Mittal sur ses reniements successifs (il n’a tenu aucun des engagements pris là la suite de son OPA sur Arcelor) pour qu’il soit traité comme un petit voyou par les maîtres à penser, toutes tendances confondues.

A contrario, certains hommes politiques plutôt situés de l’autre côté de l’éventail politique ont plutôt réagi positivement à l’hypothèse d’une nationalisation temporaire de Florange. Ce n’est pas rien. Que Jean-Luc Mélenchon, le Front de gauche, et la CGT aient repris la balle de Montebourg au bond, c’est dans la logique des choses. Mais que Jean-Louis Borloo, Henri Guaino, François Bayrou, Thierry Breton, ou même le commissaire européen Michel Barnier, aient envisagé l’hypothèse d’une intervention publique pour sauver le pôle sidérurgique menacé, voilà qui est plus nouveau.

>> Lire aussi : Le grand bluff de Lakshmi Mittal

Rien de tel, en revanche, chez des éditocrates contaminés par le néolibéralisme pur et dur. Pas question pour eux de se demander si Arnaud Montebourg, au-delà de ses formules à l’emporte pièce, n’est pas fondé à mettre le groupe Mittal face à ses responsabilités. Quoi qu’il dise ou fasse, il a tort et cela ne se discute pas. Il doit donc être idéologiquement exécuté, comme d’autres l’ont été avant lui pour cause de crime de lèse majesté médiatique.           

Le Figaro et Les Echos ont sonné la charge depuis belle lurette. Au journal de 20 h de France 2, l’autre soir, l’ineffable François Lenglet a pris le relais. Pour lui, Arnaud Montebourg est un archaïque proposant des solutions dignes de l’ère paléolithique, un personnage dangereux pour l’image de la France à l’étranger, bref un clone des Bolcheviks. Etienne Gernelle, éditorialiste du Point, dénonce « la faute de M. Montebourg » et son « ahurissante sortie ». Au passage, il explique que Lakshmi Mittal, le pauvre, a déjà été « confronté à un dénigrement qui frisait la xénophobie », lorsqu’il a lancé son OPA sur Arcelor, en 2006.

Etrangement, on retrouve la même allusion à la «xénophobie » sous la plume de Nicolas Demorand, directeur de Libération. Ce dernier semble avoir oublié qu’il prônait voici peu le « souverainisme numérique » face à Google. En somme, quand il s’agit de défendre les intérêts de Libé et des patrons de presse, le souverainisme est acceptable, mais quand l’intérêt de la sidérurgie est en cause, cela relève du racisme. Comprenne qui pourra.      

Dans L’Express, Christine Kerdellant se joint à la curée et cible elle aussi  « les propos d’Arnaud Montebourg ».

Mais c’est Le Monde qui va le plus loin. Dans un éditorial, le journal du soir fustige « les rodomontades récurrentes du ministre ». Il l’accuse d’avoir déjà « rudoyé » Christophe Viehbacher, directeur général de Sanofi, et de concourir ainsi à faire fuir « les investisseurs anglo-saxons » sans lesquels la vie n’aurait plus de sens. D’où cette conclusion digne de Fouquier-Tinville : « Il ne suffira pas que François Hollande désavoue ses propos lorsqu’il rencontrera Lakshmi Mittal à l’Elysée. Il faut faire cesser ce prétendu jeu de rôle qui décrédibilise la parole et l’action publique ». Bref, Montebourg doit monter dans la charrette des condamnés.

Sauf erreur, Le Monde, qui se veut le quotidien de « référence » (sic) n’a jamais publié pareille admonestation à propos d’un quelconque autre ministre. En l’occurrence, s’il est quelqu’un à qui il faut demander des comptes, ce n’est pas au ministre mais au PDG d’un groupe qui fait la grève de l’investissement et qui laisse comme seule perspective à des salariés la marche vers Pôle Emploi.

De bonnes âmes ont regretté la « violence » des propos de Montebourg à l’égard de Lakshmi Mittal. C’est possible. Le ministre s’en est d’ailleurs expliqué. Mais la violence faite aux ouvriers et à leurs familles, ça ne compte pas ? La violence à l’égard d’une région abandonnée aux grands vents du déclin, ça n’existe pas ? Qu’est-ce qui décrédibilise le plus « l’action publique », comme dit  Le Monde ? La parole de Montebourg s’inquiétant à juste titre de l’avenir de la sidérurgie ou les leçons de capitulation administrées par une presse qui se transforme en porte parole des naufrageurs de l’industrie ?

Dans sa folie éradicatrice, Le Monde est même allé jusqu’à expliquer que la décision de la Commission de Bruxelles de ne pas renouveler les mesures anti-dumping sur les briquets fabriqués en Chine, au détriment de Bic, était « un revers » pour Montebourg. Etrange. Qu’il s’agisse d’un revers pour l’Europe, incapable de se protéger contre le dumping salarial, ou pour François Hollande qui a ratifié un traité européen qui ne change rien à l’affaire, c’est évident. Mais pourquoi  faire porter le chapeau de cette décision ubuesque à un ministre qui a proposé (avec d’autres) le principe d’un protectionnisme européen considéré comme un tabou par la bulle médiatique parisienne ?

>> Lire aussi : Pourquoi les idées de Montebourg survivront...   

Que l’on nous comprenne bien. Il n’est pas question ici de faire de Montebourg le Saint-Just de l’industrie ou le prophète de la morale publique. L’homme est parfaitement critiquable, ne serait-ce qu’en raison de ses retournements successifs. Reste un mystère : pourquoi devrait-il être le seul responsable politique dont il serait interdit de dire qu’il n’a pas toujours tort et qu’il lui arrive même parfois d’avoir raison ? Parce qu’il pense mal ?
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si vous ne voulez pas qu'ils cassent totalement la sécu. Un livre intéressant.

28 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale

Contre les prédateurs de la santé
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Contre les prédateurs de la santé

L’ouvrage

La guerre contre la santé solidaire, ou dit autrement, la guerre pour la marchandisation et la privatisation des profits des secteurs rentables de la santé et pour la socialisation des pertes des secteurs non rentables pour les actionnaires, est entrée dans une phase cruciale. Rappelons que les dépenses de santé représentent 11,1% du PIB. Les prédateurs ne se cachent plus pour attaquer la santé et l'assurance-maladie, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent. De Warren Buffet, deuxième homme le plus riche du monde, jusqu’à Denis Kessler, actuel président de la SCOR, en passant par Guillaume Sarkozy, le patron de Médéric-Malakoff, tous assument ouvertement cette guerre. Devant cette offensive unie et bien organisée, y-a-t-il une résistance à la hauteur des enjeux ? Que nenni ! La confusion règne. Beaucoup sont instrumentalisés par les prédateurs y compris des dirigeants politiques et des organismes complémentaires. Bien qu’il ait eu une accélération de la prédation décrite à partir de 2002 avec même un passage en turbo depuis la dernière présidentielle, il sera montré que cette logique prévaut depuis au moins 43 ans (depuis les ordonnances de 1967) et que les gouvernements de gauche ne l’ont guère enrayée et que la gauche elle-même a aussi mis la main à la pâte à ce processus. Le livre se termine par une proposition alternative d'un nouveau système solidaire de santé et d'assurance- maladie et appelle à une insurrection des consciences.

 

96 pages


ISBN 979-10-90966-01-7


Sortie le 15 mars 2012

 

Les auteurs

 

Catherine Jousse

Chargée de mission dans une mutuelle.
Co-animatrice du Réseau Education Populaire (REP)
Ancienne secrétaire générale de la Fédération CGT des organismes sociaux.
Ancienne membre de la Commission exécutive nationale de la Confédération CGT

 

Christophe Prudhomme

Médecin urgentiste au SAMU de Seine-Saint- Denis.
Membre de la commission exécutive de la Fédération CGT de la santé et de l'action sociale.
Membre du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM).
Porte parole de l'Association des médecins urgentistes (AMUF)

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si vous ne voulez pas qu'ils cassent

 totalement la sécu.

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L'ETONNANTE ALLIANCE ! Un nouvel essai à contre-courant, Jean-Claude Michéa.

28 Novembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Culture

L'ETONNANTE ALLIANCE !

 

 

« Dans un nouvel essai à contre-courant, Jean-Claude Michéa décrit l’étonnante alliance qui s’est peu à peu formée au-delà des années 1980 entre l’intelligentsia de gauche et le capitalisme mondialisé. »

Michéa n'est pas le seul à le dire.

Mais est-ce encore assez dit ?



Vendredi 23 novembre 2012

LE NOUVEAU " BIG BROTHER " ( JEAN-CLAUDE MICHÉA )

orwell.jpg

 

Dans un nouvel essai à contre-courant, Jean-Claude Michéa décrit l’étonnante alliance qui s’est peu à peu formée au-delà des années 1980 entre l’intelligentsia de gauche et le capitalisme mondialisé.

 

Cette convergence, difficilement imaginable trente ans plus tôt, en pleine guerre froide, dans les années 1950, avait déjà été étudiée de façon précoce par la philosophe Flora Montcorbier (Le Communisme de marché. De l’utopie marxiste à l’utopie mondialiste, L’Âge d’Homme, 2000).

 

Ce phénomène n’avait pas échappé non plus à La Nouvelle Revue d’Histoire qui l’avait analysé dans son n° 44 (septembre-octobre 2009) à l’occasion d’un article intitulé Violence et “doux commerce” (1).

 

La description foisonnante faite par Michéa commence par une réflexion qui justifie le titre un peu mystérieux de son essai.

 

Ce titre se rapporte au mythe d’Orphée qu’il faut rappeler. Descendu au royaume des morts pour retrouver sa jeune épouse, la belle Eurydice, mordue par un serpent, Orphée parvient à convaincre Hadès de la laisser repartir avec lui.

À une condition toutefois. Jamais Orphée ne devra « tourner ses regards en arrière ».

 

Bien entendu, au moment où ils vont franchir la limite imposée par Hadès, Orphée ne peut s’empêcher de se retourner vers sa bien-aimée, perdant celle-ci pour toujours…

 

S’appuyant sur ce mythe conté par Ovide, à la façon de Freud avec Œdipe, Michéa désigne par le « complexe d’Orphée » le faisceau de postures qui définit depuis deux siècles l’imaginaire d’une gauche adoratrice du Progrès. « Semblable au pauvre Orphée, l’homme de gauche est en effet condamné à gravir le sentier escarpé du “Progrès”, censé nous éloigner, chaque jour un peu plus, du monde infernal de la tradition et de l’enracinement, sans jamais s’autoriser le moindre regard en arrière ».

 

Inutile de faire de gros efforts pour comprendre que ce parti pris de l’intelligentsia rejoint celui du capitalisme mondialiste. Ils ont en commun l’adoration du “Progrès” et le rejet de tout enracinement. Ils communient également dans la religion de l’Humanité, du cache-sexe humanitaire, du nomadisme et du métissage.

 

Parmi une moisson d’autre faits révélateurs, Michéa rappelle qu’au début de l’année 2011, « on a pu voir coup sur coup Christine Lagarde, Laurence Parisot et Jean-François Copé (autrement dit, les véritables gardiens du temple libéral) venir discrètement reprocher au ministre de l’Intérieur [de l’époque] d’avoir joué avec le feu et lui rappeler fermement “que ses déclarations sur la diminution de l’immigration ne tenaient pas debout d’un point de vue économique” [souligné].

Que si, par conséquent, de tels propos improvisés venaient à être pris à la lettre par l’électorat populaire, on risquerait de compromettre les bases mêmes d’un économie capitaliste compétitive » (Le Canard enchaîné, 13 avril 2011).

 

Cette question était devenue si évidente pour la survie du capitalisme globalisé, que, dès le 17 avril 2011, ainsi que le note Michéa, Le Monde offrait une page entière à Laurence Parisot (présidente du Medef) pour lui permettre de lancer un appel à « rester un pays ouvert, qui tire profit du métissage ».

 

Est-il nécessaire d’en dire plus ? Oui, naturellement, et Michéa ne s’en prive pas. Chacun pourra donc se reporter à la masse de faits et de réflexions de son livre qui fait toute sa place au rôle de la police de la pensée.

I

l faut noter au passage que Michéa n’est pas un populiste de droite.

Il se dit « socialiste » à la façon de Pierre Leroux, inventeur en 1834 de ce mot aujourd’hui un peu carbonisé.

 

Il conserve même une certaine tendresse pour le jeune Karl Marx, avant le tournant du socialisme « scientifique ». Il se sent surtout proche de George Orwell, auteur célèbre de 1984, qui se disait volontiers « anarchist tory », c’est-à-dire « anarchiste-conservateur », ce qui est plutôt sympathique et fait penser à ce qu’Ernst Jünger entendait par l’anarque.

 

Cette attitude autorise Michéa à démolir joyeusement l’idéologie progressiste commune à l’intelligentsia de gauche et au capitalisme nomade.

 

Le sens du passé, écrit-il, n’est pas seulement ce qui nous donne le pouvoir de méditer sur les civilisations disparues.

 

Il est surtout ce qui permet à chaque individu et à chaque peuple « de s’inscrire dans une continuité historique et dans une somme de filiations et de fidélités », échappant ainsi à l’illusion adolescente d’un perpétuel recommencement, l’île déserte de Robinson ou l’an I de la Révolution.

 

Dominique Venner

 

Notes

  1. Réflexion développée dans mon livre Le Choc de l’Histoire (Via Romana, 2011).

  2. Jean-Claude Michéa, Le complexe d’Orphée (Climats, 358 p., 20 €).

 

Source : Le Blog de Dominique Venner

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