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Le blog de Lucien PONS

Soutien de Thomas à Etienne Chouard et à Lucien Pons.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs.

Bonjour
Je n'accepte pas qu'on puisse écrire sans réaction sur cette liste que la lecture des ouvrages d'Alain Soral serait bonne pour notre formation intellectuelle.
Soral a précisément comme projet de brouiller les frontières entre la gauche de la gauche et l'extrême droite et ça m'attriste de voir que ça prend.
Je ne te connais pas Thomas, mais cela me semble particulièrement dangereux. A moins bien sûr que de nous revendiquer de la "gauche du travail et la droite des valeurs" soit une référence compatible avec le Forum Social Mondial, à moins que les propos de Soral sur le féminisme soient compatibles avec nos valeurs, à moins que ses prises de positions homophobes soient à la pointe du progrès etc.
Je ne le pense pas et ne pouvais pas ne pas le dire.
Raphael Pradeau


Le 31 mai 2013 13:15, Thomas  a écrit :

Bonjour,

 

Lucien et Etienne sont mes amis.

Je suis content de les fréquenter. Ils m'ont ouvert l'esprit sur les réalités économiques et politques de notre pays.

Je me suis procuré dernièrement le livre d'Alain Soral, "Miser du désir" et cela ne fait pas de moi un Antisémite, un frontiste, fasciste, extrémiste ou autre dénomination. Non, petit à petit, je gagne mon statut de citoyen, d'homme libre et je compte bien le garder. Etre capable de se nourir des idées des uns et des autres pour avancer sur son propre chemin, c'est mon défi d'aujourd'hui, je m'y sens bien.

Etienne lui, justement, est un homme libre qui aime écouter sincèrement les gens qui croisent son chemin. Il ne craint pas les oppositions et les avis différents, bien au contraire, c'est ce qui l'enrichi quotidiennement. C'est je crois faire preuve d'une grande humilité.

Venant de l'ump, j'ai plaisir à cotoyer des gens avec des convictions différententes. C'est le cas lorsque je fréquente les réunoins du CNR, du MPEP ou même du Mouvement Européen" ou d'autre manifestation encore.

J'ai accompagné dernièrement Etienne à Montélimar, Caen et bientôt Nice pour une journée sur les ateliers constituants et donc, la démocratie, c'était géant...

Aucune trace d'Antifa ou d'opposition à ces réunions...

Je crois que malheureusement, les partis, les associations et même les plus utiles d'entre elles nous divisent . Ainsi va l'Homme...

C'est pour une de ces raisons que mon ami Etienne, en tout cas je le pense,  ne veut prendre parti pour aucun d'entre eux, non, aucune association, aucun parti polique... Par contre il relate ici et la, sur son blog, dans ses conférences, les idées des uns et des autres qu'il trouve intéressantes et nous invite alors à la réflexion.  Et c'est peut-être a ce prix que se trouvent la liberté, mais aussi les critiques.

Si un jour vous croisez le chemin d'Etienne, demander lui de vous parler de Robespierre ou Voltaire :)

 

Bon courage à tous pour vos actions, bon weekendi, en espérant nous retrouver ici et là, prochainement :)

 

 

Thomas

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Campagne de dénigrement me concernant. Droit de réponse dans le journal "Le Patriote".

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs.

Chers amis.
  
Devant le cumul des fausses vérités qui circulent sur cette liste et ailleurs, je publie ci-après le droit de réponse que j'avais demandé au "Patriote" de publier. Il n'a pas pu le faire hélas, à cause de la liquidation judiciaire dont il est l'objet. Je précise que initialement, j'avais volontairement choisi la discrétion afin de ne pas diviser. Hélas Richard Desserme, après avoir cosigné le brûlot du 23 avril me concernant, a récidivé de façon ignoble dans le "Patriote" n° 2378.
 
Bien cordialement.
 
Lucien PONS.
  
 
 

Droit de réponse de Lucien Pons à Richard Desserme suite à son article dans le courrier des lecteurs du n° 2378 du « Patriote ».

 

 Trop, c’est trop !

 

Quelle n’a pas été ma surprise de voir surgir dans le journal « le Patriote » la logorrhée nauséabonde de Richard Desserme me concernant. Etre traité d’antisémite et de sympathisant d’extrême droite n’est pas chose facile à accepter, surtout lorsqu’on combat ces thèses avec acharnement. La prétendue analyse sur 5 mois n’est en fait qu’un vulgaire procès en sorcellerie digne des pires moments de l’inquisition. La calomnie et la diffamation installent le doute dans tous les esprits et ces procédés ignobles discréditent immédiatement la parole et les combats que je mène, soit à titre personnel, soit à travers l’association dont je suis le président. Peut-être est-ce le but recherché ! Parler aujourd’hui d’indépendance nationale, de retour à la nation des grands moyens de production et de bien d’autres points défendus par la gauche autrefois, le combat des résistants durant la seconde guerre mondiale n’avait que cet objectif, est réservé dans l’esprit de certains à la seule extrême droite.

Pour finir, j’ai répondu en détail à cette attaque. Mais je n’ai pas diffusé largement cette information pour éviter des polémiques stériles. Je n’ai rien posté à ce sujet sur mon blog. J’ai même proposé une rencontre/débat avec mon contempteur local Richard Desserme.  Aucune réponse jusqu’à cette lettre publiée par le journal.

 

Je suis blessé et furieux devant ces pratiques diffamatoires.

 

Pour en savoir plus sur ces sujets consultez mon blog et visionnez la vidéo suivante sur le colloque de mai qui a été un beau succès de l’avis général des participants.

 http://vimeo.com/67058607

 

Lucien PONS



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Eze, balade au pays des cactus. Publié le 3 Juin 2013, 2° reportage de Carole.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

 

Eze, balade au pays des cactus

Publié le 3 Juin 2013

A Eze, il ne faut pas manquer le jardin botanique aussi appelé jardin exotique qui est situé sur un terrain escarpé en haut du village à 400 mètres au dessus du niveau de la mer. Sa réputation lui vient de son impressionnante collection de cactées et plantes grasses qui ont trouvé un terrain de prédilection sur la côte d'azur.

Crée après la seconde guerre mondiale sur les ruines du château par le maire André Gianton et Jean Gastaud du jardin exotique de Monaco, ce jardin offre des vues panoramiques sur toute la région d'une exceptionnelle beauté.

Les cactées du Mexique et d'Amérique centrale sont fort bien représentés

Au loin, la tête de chien (c'est pas moi qui le dit !)

Un seul petit araucaria pour représenter le Chili

Une fleur d'agave grande comme un arbre, 10 métres au moins.

Depuis 2004, 14 sculptures en terre de femmes partagent le jardin au milieu des cactus, elles sont très bien installées et complètent à merveille le paysage. Ce sont des sculptures de Jean-Philippe Richard dont vous trouverez le site ci-dessous pour aller y admirer toutes ces oeuvres.

J'adore les toits des maisons.

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La bête immonde et les apprentis sorciers. Publié le 8 Juin 2013.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

 

La bête immonde et les apprentis sorciers

Publié le 8 Juin 2013

Au lendemain de la guerre de 39/45, le peuple se libérait aux cris de « plus jamais ça ! ». Bertolt Brecht avait beau avoir écrit « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde » on se refusait à croire que cela pouvait revenir chez nous. On pensait le fascisme réservé à l’Amérique du Sud où il régnait en maître sur tout le continent. L’éducation, l’histoire devait suffire pensait-on souvent.

 

Après plus de 30 ans de luttes, débarrassée de la droite et de sa politique de régression sociale, la France de 1981 pouvait croire que la gauche aller « changer la vie ».

Hélas, il y eut le « tournant de la rigueur » de 1983 où l’on vit un gouvernement tourner le dos à son anticapitalisme claironné au lendemain de 1968 [1].

 

Reprendre les mêmes recettes que le gouvernement précédent, faire payer le travail et non le capital, la différence entre gauche et droite devenait diffuse, il fallait recréer un clivage.

 

C’est là que Mitterrand a fait le choix stratégique de ressortir Le Pen des poubelles de l’histoire afin de lui donner visibilité et crédibilité. Invité à de multiples reprises des plateaux de télévision bien que représentant moins d’1% de l’électorat, il put soutenir ses thèses nauséabondes réhabilitées de fait par le pouvoir et les médias obéissantes au nom de la liberté d’expression. Ce fut l’époque où l’on vit fleurir pour la première fois sur les murs des campagnes électorales ce slogan machiavélique : « le PS ou l’extrême droite, c’est vous qui choisissez » .

 

La fausse alternance droite gauche, des choix économiques de plus en plus semblables et antisociaux, un pays s’enfonçant dans la crise, une UE de plus en plus totalitaire et niant la souveraineté populaire, ont creusé le lit de la montée du fascisme à laquelle nous sommes confrontés.

Récemment le discours médiatique sur la montée des « extrêmes » pour qualifier tout refus d’accepter les délocalisations ou les attaques sur la protection sociale, comme si la seule voie « raisonnable » possible était la soumission au capital ont encore aggravé le phénomène.

 

La CGT des Bouches du Rhône a bien raison d’écrire « Cette violence entretenue par l’extrême droite, sur un terrain de crise sociale doit être éradiquée et sanctionnée. Les responsables politiques de notre pays ont le devoir d’agir face à l’idéologie de la haine de l’autre.
Cela passe nécessairement par une politique qui réponde aux exigences sociales du monde du travail.
En effet, la situation est grave, austérité, chômage, misère ne font qu’enraciner ces discours d’extrême droite qui alimentent les tensions, la xénophobie et le racisme, l’homophobie et les violences pour en arriver à des drames inacceptabl
es… ».

 

Ce n’est pas d’aujourd’hui que datent ces groupes fascistes qui s’en prennent régulièrement aux arabes, aux noirs, aux roms, aux travailleurs en lutte… et plus généralement à celles et ceux qui ne pensent pas comme eux, sans que cela ne fasse forcément autant de bruit que cette fois-ci. Dissoudre les groupes d’extrême droite, si tant est que cela serve à quelque chose, ne suffit pas, c’est le terreau sur lequel ils se développent qu’il faut éradiquer. On ne combat pas une idée en l’interdisant mais en la combattant par des idées dont les actes et les faits démontrent la validité.

 

L’histoire récente montre assez que la stratégie Mitterrandienne avec laquelle le PS n’a jamais rompu, loin d’affaiblir l’extrême droite l’a renforcée et ses liens avec la droite « décomplexée » se sont affirmés comme jamais sous le quinquennat précédent. On avait bien vu dans les années 80 des alliances électorales droite/FN au nom de l’anticommunisme, mais sous Sarkozy un pas supplémentaire est franchi, c’est sur le terrain des idées que le rapprochement se fait sentir au point de ne plus voir sur certains points (le racisme en particulier) où est la différence entre la droite et son extrême.

 

Si ce gouvernement à son arrivée avait augmenté le SMIC de 30% et s’était opposé aux fermetures d’entreprises en les réquisitionnant pour en donner les clefs aux salarié-e-s, les opposants au mariage pour tous auraient-ils pu avec tant de facilité développer leur discours homophobe face à une loi censée représenter à elle seule le retour du clivage gauche/droite ?…Ce qui en plus est faux quand on voit la couleur politique des gouvernements qui de par le monde ont adopté une loi semblable.

 

Le fascisme ne se combat pas avec les bons sentiments mais avec une politique de progrès social faite par et pour le monde du travail. Il en va ainsi des quartiers populaires en manifestation le 1er juin, comme des jeunes épris de liberté et d’antiracisme.

 

Le capitalisme qui condamne à lamal-vie et au chômage des quartiers entiers, est directement responsable de la mort des jeunes tombés dans les trafics comme il est responsable de la montée des haines fascistes dernier rempart du maintien de son ordre. Celles et ceux qui, ayant le pouvoir, ont cru pouvoir jouer aux apprentis sorciers avec l’extrême droite pour masquer leurs renoncements à attaquer le mal à la racine portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

 

Ce sont leurs renoncements que Clément a payé de sa vie et les larmes hypocrites de leurs auteurs sont encore moins supportables.

 

Marseille, le 7 juin 2013

 

Charles Hoareau

[1] « Celui qui n’est pas anticapitaliste n’a pas sa place au Parti socialiste » François Mitterrand congrès d’Epinay 1971

 

 

 

Source : ROUGE MIDI

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Vous ne connaissez pas le Bilderberg ? Vous avez tort ! Par Pierre Hillard.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Vous ne connaissez pas le Bilderberg ? Vous avez tort !

bilderberg

 

Le 8 juin 2013

Qui connaît en France le Bilderberg, dont la réunion a lieu du 6 au 9 juin 2013 en Grande-Bretagne à Hertfordshire ? Ce n’est pas la presse française qui risque de s’y intéresser, même si un site officiel existe. Bien entendu, des esprits chagrins vont tout de suite sortir l’arsenal des formules habituelles comme « théorie du complot », « conspirationnistes », « fanatiques », etc., à l’égard de ceux qui s’intéressent aux réunions de ses membres. Il est légitime de s’interroger sur le rôle du Bilderberg où se presse chaque année le gratin financier, journalistique et politique. Une telle concentration de puissance a obligatoirement des répercussions sur la vie du citoyen.

Comme le rappelle David Rockefeller dans ses Mémoires, le Bilderberg fut fondé en 1954 sous son égide en relation avec le très influent Joseph Retinger, très lié aux cercles mondialistes de son époque. C’est ce dernier qui joua un rôle primordial dans l’organisation du Congrès de la Haye (1948) qui permis de poser les jalons de la construction européenne. Tout en connaissant les types de sujets abordés (politique, économique, militaire…), il n’est pas possible de connaître la teneur des débats et des échanges qui animent ces réunions. Les mesures régissant ces interventions obéissent au principe de la « règle de Chatham House ». Ce think tank, équivalent anglais du Council on Foreign Relations (CFR) américain, fut fondé en 1919 par Lionel Curtis, bras droit de personnages éminents comme Cecil Rhodes et Alfred Milner, figures de proue du mondialisme anglo-saxon au tournant des XIXe et XXe siècles. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait une organisation planétaire unifiée dans le cadre d’un « Commonwealth fédératif ». Le Bilderberg a donc repris les traditions de discrétion de Chatham House concernant les débats entre les intervenants et les décisions prises. Le peuple dit souverain peut « aller se faire voir ».

C’est le prince Bernhard des Pays-Bas (grand-père du roi Willem-Alexander) qui fut le premier dirigeant du Bilderberg. Cet homme avait un curriculum vitae qui ne semblait pas déranger outre mesure Retinger, Rockefeller et consorts. En effet, Bernhard fut un des membres actifs de l’empire IG Farben (complexe pétro-chimique) qui, dans les années 1920, comptait dans son comité de surveillance le grand banquier Max Warburg (financier de la Paneurope). Son frère, Paul Warburg, a été le fondateur de la FED (Banque fédérale américaine), le premier président du CFR, mais aussi membre de la branche américaine d’IG Farben. C’est cet empire industriel qui joua un rôle décisif dans l’arrivée d’Hitler au pouvoir puis, par la suite, dans la guerre. Comme l’a dit le sénateur américain Homer Truett Bone, le 4 juin 1943 : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. » C’est donc dans ce milieu glauque que le prince Bernhard pataugeait. Précisons qu’il fut aussi pendant 18 mois membre de la SS (Schutzstaffel), comme l’a expliqué l’extraordinaire historien Antony Sutton 1. Complétons le CV du personnage en rappelant qu’il fut le premier président du World Wildlife Fund (WWF, institut promouvant dans sa finalité le panthéisme), fondé par Julian Huxley (premier président de l’UNESCO et eugéniste), frère de sang et en esprit d’Aldous Huxley, auteur du « Meilleur des mondes » (1931), véritable évangile du mondialisme largement mis en pratique depuis la chute du mur de Berlin.

L’action du Bilderberg est immense. Outre l’action de ses membres occupant des postes politico-financiers et journalistiques, il faut rappeler l’action décisive de l’ancien président du Bilderberg et ancien vice-président de la Commission européenne, Étienne Davignon, à l’origine du choix, en liaison avec Henry Kissinger, d’Hermann Van Rompuy comme président permanent du Conseil européen. Ce sont ces réunions qui influent sur notre quotidien et qui sont très rarement relatées par la presse officielle, à l’exception notable du journal télévisé de RTL Belgique en 2000 (voir video ci-dessous). Par conséquent, il est capital de connaître l’action de ce groupe dirigé par Henri de Castries (patron du groupe AXA) qui, pour l’année 2013, accueille des « huiles » comme Thomas Enders (patron d’EADS), Jean-Claude Trichet (patron de la Trilatérale Europe [PDF] et du Groupe des Trente), José Barroso (président de la Commission européenne), François Fillon (ancien Premier ministre), Mario Monti (ancien Premier ministre italien et ancien président de la Trilatérale Europe) ou encore Valérie Pécresse (député UMP) (Liste complète). Soyons conscients que ce sont ces instituts discrets qui agissent et martyrisent les peuples qui sont à des années-lumière de l’existence de tels groupes d’influence.

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L'enquête sur les armes chimiques par deux reporters du Monde en Syrie : Une nouvelle manipulation.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L'enquête sur les armes chimiques par deux reporters du Monde en Syrie : Une nouvelle manipulation
En ce qui concerne la Syrie, comme lors des interventions menées contre la Serbie en 1999 et contre la Libye en 2011, la presse et les médias occidentaux se sont complètement alignés sur les positions bellicistes de leurs gouvernements respectifs et « l'information » qu'ils nous délivrent est une propagande de guerre (*).
31 mai 2013

« Les rapports sur l'utilisation d'armes chimiques par le régime Assad font partie d'un récit à répétition rempli de manipulations. (…) Et les titres [des médias] sont tous les mêmes : la Syrie utilise des armes chimiques. Voilà comment fonctionne le théâtre » [1] écrivait le journaliste Robert Fisk il y a un mois.

On vient d'en avoir une nouvelle illustration avec les « révélations » de deux reporters, Laurent Van der Stockt et Jean-Philippe Rémy - parues le 27 mai dans le quotidien Le Monde - sur « l'utilisation de gaz chimiques par le régime syrien ». Une accusation qui incrimine Damas et qui coïncide avec la réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE où la France et la Grande Bretagne escomptaient obtenir ce qui leur avait été refusé par trois fois : la levée de l'embargo sur la livraison d'armes aux « rebelles ». Tout ceci sans se soucier aucunement des souffrances engendrées pour les populations civiles.

Qui pourrait croire que la succession de ces deux épisodes est fortuite et croire encore à la neutralité du Monde et de ses reporters ? Pourquoi leur enquête unilatérale datant de mi-avril n'a-t-elle pas été publiée plus tôt ?

Le Monde a publié ce brûlot le jour où à Bruxelles et à l'ONU la Syrie allait être mise sur le gril. Cela devant concourir à mettre sous pression les acteurs politico-médiatiques, peser sur les gouvernements qui rechignaient à une levée de l'embargo sur les armes voulue par la France et la Grande Bretagne. Pari réussi ? Les rebelles ont obtenu ce jour là d'être approvisionnés en armes et la prolongation des sanctions qui font tant souffrir la population syrienne ; des souffrances qui sont le dernier des soucis de la diplomatie française et de sa presse aux ordres.

En clair. Cette enquête s'avère n'être qu'un montage, qu'une manipulation ; une nouvelle escroquerie médiatique. Son objectif : venir en aide aux groupes terroristes à un moment où le vent médiatique et politique est en train de tourner et où la diplomatie belliciste de Laurent Fabius est en pleine déroute.

Le Monde a été et reste très en pointe dans la manipulation des faits destinée à incriminer le président syrien Bachar al-Assad, l'ennemi juré d'Israël. Offrant abondamment ses colonnes à des journalistes asservis à Tel Aviv, comme Christophe Ayad, ou à des « reporters » qui, comme Jonathan Little et Florence Aubenas, se sont fait embarquer par de « gentils rebelles » qui se faisaient un malin plaisir de leur raconter tout ce qu'ils voulaient entendre sur le « régime sanguinaire » d'Assad ; alors qu'au même moment leurs frères d'armes enlevaient des civils, coupaient des têtes, égorgeaient des chrétiens et des alaouites.

Le Monde a livré sur la Syrie, comme hier sur la Libye, une information totalement déséquilibrée. Pour s'en convaincre, il suffit de voir le nombre de colonnes qu'il a réservées à l'enquête mensongère des deux reporters sur la « quasi preuve » qu'Assad « utilise des armes chimiques » Voir :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/27/syrie-le-monde-temoin-d-attaques-toxiques_3417225_3218.html
Et le peu de place accordée début mai aux déclarations de Mme del Ponte qui affirmait le contraire et qui était autrement plus crédible. Voir :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html .

On peut voir aussi avec quel empressement Le Monde a désavoué Mme Del Ponte le lendemain pour décrédibiliser des propos qui ne cadraient pas avec son biais en faveur de la rébellion.
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/05/07/carla-del-ponte-desavouee-pour-ses-accusations-contre-les-rebelles-syriens_3172226_3210.html

Bref retour en arrière

Depuis le début de la crise en Syrie tout était faux ou presque dans la présentation des médias occidentaux : le combat entre de valeureux «  rebelles luttant pour la démocratie » et un « dictateur sanguinaire ».

Les journalistes ont relayé la propagande des groupes armés en s'appuyant sur une unique source : l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Une fausse ONG attachée aux Frères musulmans, à cette pseudo opposition financée par le Qatar et l'Arabie Saoudite. Cela alors qu'ils ne pouvaient ignorer que cette officine partisane se résumait à un opposant au gouvernment syrien fournissant des bilans statistiques truqués des victimes de la violence en disant s'appuyer sur les données de « militants » présents sur les lieux. Ainsi nombre de massacres que les médias ont attribués à l'armée gouvernementale ont été perpétrés par les « rebelles » [2].

Des énormes manifestations qui ont eu lieu en 2011 et début 2012, avec des millions de Syriens qui manifestaient pacifiquement en faveur du gouvernement Assad, disant leur hostilité à de pseudo « opposants » violents qui sortaient le vendredi des mosquées [3], les médias n'en ont quasiment jamais parlé.

En revanche, des fausses manifestations populaires contre le gouvernement ont fait la une. Ainsi, durant l'année 2011 les chaines télévisées ont passé et repassé quasi quotidiennement des clips montrant d'immenses foules de gens que l'on disait en colère contre Assad, le « sanguinaire ». En juillet 2011 un écho planétaire à été donné à ce clip manipulé émanant d'ONG suspectes faisant croire qu'à Hama, une petite ville d'à peine cinq cent mille habitants, il y avait eu une manifestation « monstre » de 650'000 personnes !

 

La ficelle était grosse ! Et pourtant aucun journaliste ne s'est soucié d'en vérifier la véracité. Les « grands » quotidiens de l'establishment -Le Monde, Le Figaro, Libération n'ont pas été en reste :

- Le 22 juillet 2011 le quotidien Le Monde dans un article intitulé : « Syrie : 1,2 million de manifestants à Hama et Deir Ezzor », affirmait : « Comme chaque vendredi depuis le début de la révolte, mi-mars, les Syriens étaient appelés à manifester à la sortie des mosquées, après la prière hebdomadaire. Selon Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plus de 1,2 million de personnes ont répondu à l'appel à Hama et à Deir Ezzor, près de la frontière irakienne, mais huit civils ont été tués dans la dispersion de rassemblements (…) A Deir Ezzor, ils étaient plus de cinq cent cinquante mille à la fin de la manifestation, et à Hama, ils étaient plus de six cent cinquante mille", a-t-il assuré, précisant que les forces de sécurité étaient absentes dans ces deux villes. »
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/07/22/les-forces-de-securite-syriennes-isolent-un-quartier-de-damas_1551574_3218.html

- Le 8 juillet 2011 le quotidien Le Figaro dans un article intitulé « Syrie : un demi-million de personnes manifestent à Hama » Georges Malbrunot et Caroline Bruneau, affirmaient :
- « Pour la deuxième semaine consécutive, près d'un demi-million de personnes sont descendues manifester vendredi sur la place al-Assi, selon les militants des droits de l'homme. (…) Vendredi dernier déjà, 500.000 manifestants s'étaient réunis au centre-ville »
http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/08/01003-20110708ARTFIG00518-syrie-un-demi-million-de-personnes-manifestent-a-hama.php

- Le 8 juillet le quotidien Libération dans un article intitulé : « Syrie : nouvelle manifestation monstre à Hama, assiégé par l'armée », affirmait : « Plus de 150.000 personnes défilent sur la place al-Assi en affirmant le refus du dialogue avec le pouvoir et en appelant à la chute du régime », a d'abord indiqué le chef de l'OSDH Rami Abdel-Rahmane. Une estimation revue à la hausse quelques minutes plus tard : ils étaient en fait quelque 450.000, selon Abdel Karim Rihaoui, chef de la Ligue syrienne des droits de l'Homme. Vendredi dernier, des militants affirment qu'ils étaient un demi-million. »
http://www.liberation.fr/monde/01012347922-syrie-nouvelle-manifestation-monstre-a-hama-assiege-par-l-armee

L'escroquerie des manifestions massives réprimées par le « sanguinaire » Assad n'est qu'un des innombrables mensonges qui ont servi à faire subir un véritable lavage de cerveau à l'opinion publique. Les auditeurs qui, le 11 juillet, ont entendu, par la grâce d'un imprévu, le témoignage d'un Syrien sur RMC ont eu droit à un moment de vérité inespérée leur permettant de comprendre comment fonctionne la machine à multiplier les mensonges :

 

Pourquoi la presse et les médias ne mettent-ils pas en évidence les vrais tenants et aboutissants de la déstabilisation horrible parraînée par quelques puissances en Syrie ?
Parce qu'à l'arrière plan il s'agit des intérêts d'Israël. On ne touche pas à l'impunité d'Israël qui est le véritable fauteur de guerre dans la région ; Israël est à la manœuvre dans cette guerre livrée contre la Syrie. Il est fort des appuis de la France, de la Grande Bretagne, des Etats Unis et de ses nouveaux alliés du Golfe.

Depuis les années 60 Tel Aviv met toute son énergie à fédérer les forces hostiles au président syrien Bachar al-Assad.

Bachar « doit tomber », l'Iran « doit tomber », le Hezbollah « doit tomber ». Pourquoi ? Parce que cet axe de résistance fait obstacle à la domination de la région par l'Etat juif. Raison pour laquelle le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui place, tout comme Bernard Kouchner avant lui, les intérêts d'Israël au dessus de ceux la France, n'a eu de cesse de répéter « Bachar doit tomber ». [4]

Faute de pouvoir stopper l'information mensongère des journalistes aux manettes n'est-il pas urgent d'alerter l'opinion publique, qui la subit, sur leur véritable rôle dans la guerre ? Et de montrer le vrai visage de prétendus « grands » reporters, envoyés spéciaux, « spécialistes » du Moyen Orient, dont les manquements au devoir d'informer contribue à faire couler des fleuves de sang ?

Les lecteurs quî ont été frappés par des abus particulièrement graves sont invités à nous les signaler.

Silvia Cattori

(*) Voir : « Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n'est pas des médias occidentaux que vous pourriez l'apprendre », par Jonathan Steele, 17 janvier 2012.
http://www.silviacattori.net/article2718.html



 

[1] Voir : « Les rapports sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie ? Un air de déjà vu... », par Robert Fisk, 28 avril 2013.
http://www.silviacattori.net/article4385.html
Voir aussi : « Bachar al-Assad, la Syrie et la vérité sur les armes chimiques », par Robert Fisk, 10 décembre 2012.
http://www.silviacattori.net/article4031.html

[2] Voir par exemple :
- « Y a-t-il eu un massacre dans la ville syrienne d'Aqrab ? », par Alex Thomson, 14 décembre 2012.
http://www.silviacattori.net/article4056.html
- « Syrie : Le massacre de 245 personnes à Déraya aurait été commis par la rébellion », par Robert Fisk, 29 août 2012.
http://www.silviacattori.net/article3605.html
- « Houla : L'extermination par les rebelles sunnites », par Rainer Hermann, 13 juin 2012.
http://www.silviacattori.net/article3340.html

[3] Voir :
- « Les Syriens manifestent massivement leur soutien au gouvernement dans de nombreuses villes », par Silvia Cattori, 15 mars 2012.
http://www.silviacattori.net/article2974.html
- « Syrie : Les manifestations que les sympathisants de l'« opposition islamiste » ne veulent pas voir », 16 novembre 2011.
http://www.silviacattori.net/article2369.html
- « La Syrie réelle toujours là contre la Syrie virtuelle », par Guy Delorme, 13 octobre 2011.
http://www.silviacattori.net/article2174.html

[4] Les Syriens qui vont manifester devant l'ambassade d'Israël le 2 juin pour dénoncer le rôle d'Israël « dans la destruction programmée de la Syrie aux côtés des groupes djihadistes » ne sont pas dupes.

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Le Kosovo : "Une guerre juste pour créer un état mafieux". Par Sébastien Fontenelle et Pierre Péan.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Yougoslavie

Une recension de Slobodan Despot
Le Kosovo de Pierre Péan
Le nouveau livre de Pierre Péan, paru cette semaine chez Fayard (*), est un pavé noir de cinq cents pages. Sur la couverture nous dévisage un homme masqué par une cagoule frappée de l’emblème de l’UÇK. Au-dessus, un sous-titre rouge : « Une guerre « juste » pour un État mafieux ». Et surplombant le tout, en grosses lettres blanches : Kosovo.
26 mai 2013

Le nouveau Péan est plus qu’un pavé : un monument de lucidité. Un temple du courage intellectuel et physique. Une brique d’amertume. Il s’ouvre et s’achève par le récit d’un épisode parmi les plus horribles de la guerre civile yougoslave : l’extraction, à vif, du cœur d’un jeune homme serbe par un jeune médecin albanais, tremblant de terreur, qui finira par se rendre et se confesser des années plus tard, hanté par son crime et traqué comme témoin gênant par ses ex-patrons, trafiquants de chair humaine. Lesquels patrons, Péan l’affirme à la suite de Dick Marty, sont des personnages de premier plan de l’État mort-né du Kosovo, issu de l’union passionnée de l’OTAN et d’une mafia sans merci.

Le voici dans toute sa hideuse vérité, belles âmes humanitaires, le fruit de vos songes creux. Si le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, nous interroge Péan, à quoi mène cette autoroute d’illusions, de manigances politiques et d’aveuglement délibéré ? Son livre est une encyclopédie de la manipulation. En l’ouvrant, c’est une malle de souvenirs cauchemardesques que je déverrouille dans ma tête. Guerres fratricides attisées de l’étranger ; montages photo à charge, grossiers et bâclés comme le sont les mensonges les plus efficaces ; rumeurs de « camps de la mort » et de « viols de masse » jetées après usage, mais qu’il était interdit de questionner sur le moment ; dizaines de courriers inutiles à des rédactions de presse qui s’étaient promues agents RP des « gentils », bosniaques ou albanais ; 78 jours de bombes sur la Serbie à cause de son refus de ramper ; les ministres occidentaux se jetant dans les bras des caïds balkaniques…

D’écœurement devant tant de bêtise, j’avais opté pour le camp des « méchants » Serbes. Passer pour un vilain aux yeux des imbéciles est une volupté de fin gourmet, aurait dit Courteline. Mais c’est faux. Cela flatte votre orgueil un instant, puis cela vous fait désespérer : soit de votre propre santé mentale, soit de celle des humains qui vous entourent.

Le pavé de Péan, fortement documenté, est moins une consolation qu’un soulagement : non, ce n’était pas mon esprit qui déraillait. L’affaire qui a marqué mes années d’apprentissage et formé ma vision du monde était bel et bien un « Tchernobyl de l’information » qui a irradié les consciences en Occident, étouffé le sens commun et fait de l’esprit des masses un disque dur vierge, sans mémoire ni structure logique, prêt à avaler n’importe quel bobard diffusé d’« en haut ». Si, désormais, les nouvelles du monde à l’intention du grand public ressemblent à des contes à dormir debout, c’est dans l’ex-Yougo que ce théâtre de Guignol fut testé et mis au point.

Slobodan Despot
17 mai 2013.

(*) Kosovo : une guerre juste pour créer un état mafieux. Par Sébastien Fontenelle et Pierre Péan.

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L'UE face à l'afflux d'immigrants et de réfugiés.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

"La semaine dernière un scandale a éclaté entre Rome et Berlin : il s'est avéré qu'au cours des derniers mois plusieurs centaines de ressortissants de Libye, du Ghana et du Togo avaient rejoint l'Allemagne depuis l'Italie. Berlin affirme que les Italiens donnaient aux réfugiés 500 euros et insinuaient qu'ils feraient mieux d'aller en Allemagne."

L'UE face à l'afflux d'immigrants et de réfugiés

Kommersant
MOSCOU, 4 juin - RIA Novos

Les pays de l'UE vont pouvoir rétablir un contrôle à leurs frontières et suspendre, le cas échéant, leur régime sans visas avec un pays tiers, écrit le quotidien Kommersant du 4 juin 2013.

C'est ainsi que l'Union européenne a réagi à l'afflux d'immigrants d'Afrique du Nord et de clandestins des Balkans. Selon les experts, la dernière mesure pourrait également influer sur les négociations concernant le régime sans visas entre l'UE, la Russie et les pays de la CEI.

L'Union européenne pourrait être en mesure d'instaurer un contrôle frontalier en cas d'urgence dès l'année prochaine. Les pays-membres en avaient convenu dès l'été 2012 et à la fin de la semaine dernière le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l'Europe sont tombés d'accord sur les amendements à la législation européenne. La première lecture du document est prévue au Parlement européen ce mois-ci.

La France et l'Italie se sont retrouvées confrontées à cette problématique en 2011, après que des dizaines de milliers de réfugiés ont fui leur pays après les soulèvements dans les pays d'Afrique du Nord et du monde arabe. La semaine dernière un scandale a éclaté entre Rome et Berlin : il s'est avéré qu'au cours des derniers mois plusieurs centaines de ressortissants de Libye, du Ghana et du Togo avaient rejoint l'Allemagne depuis l'Italie. Berlin affirme que les Italiens donnaient aux réfugiés 500 euros et insinuaient qu'ils feraient mieux d'aller en Allemagne.

Désormais dans ces cas-là, les pays de l'UE pourront instaurer légalement un contrôle frontalier exceptionnel pour une durée maximale de 6 mois. Cette décision peut être unilatérale mais devra ensuite être approuvée par la Commission européenne. "Le contrôle de l'UE est obligatoire, sinon il serait facile de profiter de cette mesure à des fins de politique intérieure", a expliqué une source du Parlement européen. Les autorités européennes affirment qu'en cas d'instauration du contrôle frontalier les détenteurs des visas Schengen ne rencontreraient pas de problèmes pour circuler au sein de l'UE mais devront passer une procédure de vérifications des documents à l'intérieur de l'UE.

En parallèle l'Union règle également le problème des réfugiés de pays dont les citoyens peuvent entrer sur son territoire sans visa. Selon le centre de recherche European Stability Initiative, en 2009-2010 après l'annulation du régime de visas avec la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine, le nombre de demandes d'asile des ressortissants des Balkans est passé de 9 000 à 25 000-33 000 par an (en majeure partie des tziganes). Bien que moins de 10% des requêtes soient satisfaites, l'étude de la demande peut prendre des mois – pendant ce temps les autorités du pays d'accueil doivent loger, nourrir et soutenir financièrement les demandeurs d'asile. Aujourd'hui les pays de l'UE étudient un nouvel outil juridique – une sorte de clause permettant de suspendre jusqu'à 6 mois, voire annuler le régime sans visas avec des pays tiers.

"Ce thème a été soulevé en raison de l'afflux d'immigrants venant des Balkans, a confirmé Andreï Kovatchev, vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Un membre de l'UE peut exiger de suspendre le régime sans visas en cas de forte affluence d'immigrés clandestins, d'augmentation du nombre de demandes d'asile ou du nombre de refus de réadmission."

Les amendements ont été approuvés en première lecture par la commission des libertés civiles et des affaires intérieures du Parlement européen mais la version finale n'est pas encore prête.

"La liberté de circulation pour les citoyens de pays tiers est un problème très sensible. Nous devons être certains qu'au final cela ne se transformera pas en outil utilisé par un ou certains pays de l'UE, qui pourraient profiter de cette clause à des fins de politique intérieure, explique la députée européenne Tanja Fajon. L'atmosphère est très tendue en Europe aujourd'hui, les gens ont peur des immigrés. Certains gouvernements pourraient tenter de fermer leurs frontières sous la pression des nationalistes ou des populistes."

 

http://fr.rian.ru/presse_russe/20130604/198466267.html

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Notes d’un manifestant ... Pour plonger dans la réalité du mouvement d'Istanbul Le 2 juin 2013.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Turquie

Notes d’un manifestant ... Pour plonger dans la réalité du mouvement d'Istanbul

Le 2 juin 2013

Okeanews a reçu ces notes d’un inter­naute turc sur la situa­tion à Istanbul après 5 jours de conflit avec les forces de l’ordre. Nous la publions en accès libre.

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                                       ( photo : @ahmetyv )

 

1. Nous avons tout à fait rai­son. Nous sommes sur une ligne tel­le­ment juste que les moque­ries et raille­ries du 1er ministre ont tota­le­ment été per­cées à jour. Ayant perdu sa confiance en lui, il tente de se défaus­ser en fai­sant por­ter la res­pon­sa­bi­lité sur le CHP (parti d’opposition). Mais ne tom­bons pas dans ce pan­neau. Notre mou­ve­ment n’est lié à aucun parti, groupe, reli­gion, eth­nie ou politique.

http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/article-notes-d-un-manifestant-pour-plonger-dans-la-realite-du-mouvement-d-istanbul-118244884.html

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LES ALLOCATIONS FAMILIALES VUES PAR CROIZAT AMBROISE CROIZAT LE BÂTISSEUR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale

 

AMBROISE CROIZAT LE BÂTISSEUR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

 

LES ALLOCATIONS FAMILIALES VUES PAR AMBROISE CROIZAT


Je viens d’entendre les décisions prises par le gouvernement concernant les allocations familiales.


Il ne touche pas aux allocations familiales et à leur universalité, c'est-à-dire pour toutes les familles.


Croizat et les législateurs de l’époque avaient une haute idée de la politique familiale, de la natalité pour relever le pays et d’assurer la continuité et le développement générationnel, de l’aide à toutes les familles, quelles qu’elles soient, pour une France capable de redresser sa pyramides des âges compromise à cette époque.


Chacun se rappellera du formidable Baby-boom des années d’après guerre et aujourd’hui encore de ce taux de natalité qui est le plus important d’Europe et qui assure le renouvellement des générations.


En touchant au quotient familial le gouvernement casse cependant une dynamique, celle d’un renouvellement des âges, et aussi créé un appauvrissement des familles qui n’auront plus droit à certaines prestations sociales.


Il ouvre aussi la porte à la différenciation selon les ressources des allocataires par les attaques sur le quotient familial qui pourront se faire ensuite pour d’autres prestations et notamment pour l’assurance maladie et les complémentaires où déjà les compagnies d’assurance proposent des tarifs différents selon les ressources ou l’âge.


Voici la déclaration d’Ambroise Croizat à l’Assemblée nationale lors de la présentation de la loi concernant les allocations familiales qui allaient permettre de doter notre pays d’un taux de natalité incomparable.


Bernard Lamirand, animateur du Comité d’honneur national Ambroise Croizat


J’en cite des extraits les plus significatifs de la loi présentée par Ambroise Croizat lors de la séance de l’Assemblée nationale du 6 Aout 1946.


Extraits :

S’adressant aux députés de l’Assemblée constituante :

« Vous savez quels ont été les principales étapes des efforts accomplis. La première tâche a consisté à édifier une administration capable de prendre en charge la Sécurité sociale de tous les habitants du pays »…


« Dans cette organisation, les allocations familiales avaient naturellement leur place. On a soutenu, sans doute, qu’elles possédaient une technique qui leur était propre, qu’elles répondaient à des préoccupations démographiques et familiales qui risquaient d’être méconnues si ce système d’allocations étaient confondu dans l’ensemble de la Sécurité sociale. Ces réserves n’ont pas résisté à l’examen.


D’une part, la technique des allocations familiales n’est pas autre chose qu’une technique de répartition qui ne diffère en rien, par sa nature, de la technique de répartition appliquée dans le domaine des assurance sociales.


D’autre part, et peut surtout, des préoccupations démographiques et familiales dominent non seulement la législation des prestations familiales mais aussi celles de toute la Sécurité sociale .»…


« C’est une vérité évidente qu’un plan de Sécurité sociale ne peut être efficace sans un redressement de la natalité, sans un effort de tous les instants pour donner au pays une jeunesse vigoureuse et nombreuse.


D’autre part, la Sécurité sociale tout entière s’adresse avant tout aux familles. Son but est de débarrasser toutes les familles de ce souci du lendemain, de cette hantise de la misère qui pèsent si lourdement sur tous les travailleurs. Ce ne sont pas seulement les prestations familiales proprement dites, c’est l’ensemble des prestations de la Sécurité sociale, c’est l’ensemble des réalisations sanitaires et sociales qui doivent être commandées par ces préoccupations qui sont et qui demeureront au premier plan de l’activité de tous les promoteurs de la Sécurité sociale.


Sans doute a-t-on parfois exprimé la crainte que lorsque les mêmes institutions auront la charge, d’un côté, d’encourager les naissances et de subvenir aux besoins des enfants et, de l’autre, de servir des retraites, l’on ne soit tenté de sacrifier les enfants aux vieillards. Mais, je le disais il y a un instant, il ne saurait y avoir de concurrence entre les enfants et les vieillards puisque ce sont les enfants qui deviendront un jour les travailleurs dont l’effort permettra de servir les retraites aux vieillards »…


« L’expérience montre d’ailleurs, par un singulier retour des choses, que, dans la pratique, ce sont les vieillards qui vont venir en aide dès le début du fonctionnement du régime nouveau, aux familles et aux enfants. En effet, le relèvement considérable de la charge des prestations familiales que vous allez voter aujourd’hui va exiger de toutes les caisses d’allocations familiales un effort de trésorerie que beaucoup d’entre elles ne seront pas en mesure d’assumer du jour au lendemain. Il va donc falloir, et c’est là le paradoxe, leur fournir cette trésorerie et celle-ci, pendant quelques semaines au moins, va être assurée sur les fonds d’allocations aux vieux travailleurs. »….


« Vous savez aussi que la législation de ces caisses d’allocations familiales enlevées au monopole patronal sera désormais le fait d’administrateurs représentant les allocataires eux-mêmes, désignés provisoirement par les organisations professionnelles intéressées et, dans quelques semaines, élues au suffrage universel par l’ensemble des allocataires. »…


« Les Allocations familiales ont été créées, à l’origine, sur des initiatives patronales, dont je me plais à soulignais la générosité et les réalisations audacieuses et fécondes. »…

« C’est seulement en 1932 que le législateur est venu donné une consécration définitive à cette institution en lui conférant un caractère général obligatoire. »…


« Les allocations, en effet, se sont en partie détachées du salaire. Leur taux, fixé nationalement par la loi, est indépendant, en fait, des salaires touchés par les salariés.

 

D’autre part, les allocations elles-mêmes ont été étendues à des catégories de personnes qui n’accomplissent pas un travail salarié, aux travailleurs indépendants d’abord et surtout, et ensuite aussi à certaines catégories de personnes n’appartenant pas à la population active, les veuves et les pensionnés de guerre, par exemple.


Ainsi d’une manière imperceptible, les allocations familiales sont devenues véritablement une charge nationale, la contribution du pays tout entier aux charges qui pèsent sur ceux qui font l’effort d’avoir un enfant ; elles sont devenues la participation de la collectivité aux charges qu’exige l’éducation des enfants. »…


« C’est de ce point de vue surtout que la loi que vous discutez aujourd’hui marque une étape nouvelle. Elle consacre, en effet, formellement, le caractère de charge nationale de l’ensemble des prestations familiales. Elle affirme le droit de toutes les familles, sans distinction au bénéfice des prestations familiales.


Comme la Sécurité sociale, les prestations familiales doivent s’étendre à toute la population du pays, c’est la règle nouvelle qui est aujourd’hui posée. »…


« C’est ce principe qui justifie légalement l’établissement, pour couvrir l’ensemble des prestations familiales, d’une cotisation uniforme applicable quelles que soient les régions et quelles que soient les professions, ainsi que le prévoyait déjà l’ordonnance du 4 Octobre 1945 entrée en application le 4 juillet dernier. »…


« C’est ainsi qu’un ensemble d’innovations essentielles se trouve consacré dans cette loi. C’est d’abord l’institution des allocations prénatales, qui fait remonter à la conception le point de départ des allocations servies pour chaque enfant et qui doit permettre plus aisément à chaque mère de couvrir les charges nécessitées par sa grossesse et la préparation de naissance.


C’est ainsi également que les primes de première naissance se trouvent remplacées, sur l’initiative heureuse prise par votre commission, par des allocations de maternité, combinant le souci d’encourager les naissances et l’aide à apporter à toutes les mères pendant les premières semaines qui suivent l’accouchement. »…


« Nous considérons toujours que le problème social ne doit pas rester à l’état d’immobilité absolue. Il doit évoluer comme tous les autres. Mais il est aussi, dans les circonstances présentes, fonction de l’amélioration substantielle de notre situation économique générale.

C’est dans ce sens et par l’effort des producteurs eux-mêmes que nous pourrons ainsi, dans le cadre de la prospérité générale envisager l’instauration dans notre pays d’un véritable système social qui assurera à tous les français et françaises le maximum de sécurité à l’égard de tous les risques dont ils sont ou peuvent être menacés au cours de leur existence. En disant cela, je songe aux familles, aux mères, et aux enfants de notre pays.


Le problème démographique reste, en effet, au centre de nos préoccupations et la politique de la France, la politique de la République française, consiste à se pencher particulièrement sur cette question car elle constitue également un élément de première importance pour retrouver la prospérité nationale. »…


Intervention Ambroise Croizat,


Bernard LAMIRAND


Animateur national du Comité d’honneur Ambroise Croizat

 

 

http://ber60.over-blog.com/les-allocations-familiales-vues-par-croizat

http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/article-les-allocations-familiales-vues-par-croizat-118252825.html

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