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Le blog de Lucien PONS

Un examen discount pour un bac sans valeur !

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

Un examen discount pour un bac sans valeur !

Capture d’écran 2013-01-08 à 04.11.49

 

Le 8 janvier 2013

 
Pierre Van Ommeslaeghe
Professeur de philosophie.

Le niveau en langues étrangères des Français est faible. Seuls les Anglais et les Américains font pire. Pour y pallier, son évaluation au baccalauréat a été renforcée. A compter de cette année, elle se fera non seulement par un écrit terminal mais aussi à l’oral. On ne pourrait que s’en réjouir si l’Éducation nationale n’était, comme l’enfer, pavée de bonnes intentions.

Ainsi, cette évaluation reposera sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Or la logique du CECRL est purement linguistique. Il n’évalue que des compétences fonctionnelles et aucunement la culture. Exit Cervantès et Goethe, l’important est que le candidat sache réserver une chambre d’hôtel. Si cette logique convient à l’entreprise, pour laquelle ce cadre a été élaboré, il est inadapté aux exigences culturelles que le baccalauréat affiche encore. Sans compter que les notes des élèves devront traduire une maîtrise selon quatre niveaux. Ils ne pourront donc avoir que 2, 6, 10, 16 ou 20 en langue vivante 1 (LV1). Au vu des consignes de correction du baccalauréat ces dernières années, devinez quelles seront les notes les plus courantes ?

À l’exception de la série littéraire, les élèves seront évalués à l’oral pendant l’année. Par des professeurs du lycée où ils sont élèves, voire par leur professeur. Dans des langues comme l’allemand, le chinois, l’italien ou d’autres plus rares encore, il n’y a le plus souvent qu’un seul enseignant dans l’établissement. Et dans les autres langues, il est probable que l’enseignant connaisse l’élève même s’il ne l’a pas cette année-là. Adieu l’anonymat du baccalauréat. Vous ne vous entendez pas avec ce professeur ? Votre réputation vous dessert ? Dommage pour vous… Les sujets seront également des sujets locaux, conçus par les enseignants du lycée. Ce pourra être un extrait d’une pièce de Shakespeare ou un spot publicitaire. Adieu le caractère national du baccalauréat, bienvenu aux diplômes « maison ».

Le souci sous-jacent à ce système n’est pas une amélioration des performances linguistiques des Français. Il est de baisser le coût du baccalauréat. Le contrôle continu est moins onéreux, il se fait pendant les cours. En fait, à la place des cours. Hier, il ne concernait que le sport ; aujourd’hui les langues ; et demain ? Demain, nous aurons un examen discount qui débouchera sur un baccalauréat light : sans connaissance, sans effort, sans mérite mais aussi sans valeur. Un baccalauréat Canada Dry.

 

http://www.bvoltaire.fr/pierrevanommeslaeghe/un-examen-discount-pour-un-bac-sans-valeur,7243

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Requiem pour le baccalauréat.

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

Requiem pour le baccalauréat

bac

 

Le 9 juin 2013

Pierre Van Ommeslaeghe
Professeur de philosophie.

Lundi 17 juin, la philosophie ouvrira, comme chaque année, la semaine des épreuves écrites du baccalauréat. Comme chaque année, les médias se feront l’écho des sujets, inviteront quelque philosophe en vue pour les commenter, recueilleront les impressions des candidats à la sortie. Comme chaque année, le vendredi 5 juillet, nous aurons droit aux reportages sur les résultats à la porte des lycées, aux joies et aux pleurs des reçus et des recalés, aux commentaires sur les taux de réussite. Un véritable rituel. Pourtant, tout est fait en haut lieu pour torpiller cet examen autrefois prestigieux.

Les élèves des séries technologique, scientifique et économique ont passé dans leur lycée, souvent avec leurs professeurs, les épreuves de compréhension et d’expression orales de langues vivantes (nous en avions parlé ici même). Les candidats de série littéraire le feront en épreuve finale selon un dispositif ubuesque. Les plus courageux tenteront de comprendre ce schéma [PDF] « simplifié ». Les épreuves de sciences économiques et de langue vivante 2 pourront se chevaucher pour les candidats bénéficiant d’un tiers-temps supplémentaire pour handicap, ce qui peut les amener à composer plus de onze heures dans la journée. Les épreuves optionnelles ont, elles, commencé dès fin mai, rendant ironique le slogan de reconquête du mois de juin qu’avait lancé Luc Chatel et perturbant les cours. Tout est en place pour qu’aient lieu des incidents, que des réclamations soient faites, qui seront largement médiatisées…

La démagogie qui fait croire que 80 % d’une classe d’âge peut atteindre le niveau du baccalauréat a conduit à multiplier les options. 22 langues étrangères ou régionales peuvent être présentées en première langue, dont le finnois et le turc. On peut passer des épreuves de cirque ou de surf. Difficile de ne pas trouver une matière où l’on pourra facilement engranger des points.

La complexification et l’augmentation du nombre de candidats ont entraîné une explosion des coûts, insupportable en cette période de crise. Les solutions à ce problème sont limitées. Soit on revient à un examen terminal, national et anonyme, portant sur un nombre limité de disciplines fondamentales en fonction des séries au risque de voir chuter le taux de réussite. Soit on passe au contrôle continu, en prétextant la complexité, qu’on aura rendue impossible à résoudre, de l’examen, au risque d’un baccalauréat qui n’aura pas plus de valeur qu’un diplôme de joyeux luron acheté dans un magasin de farces et attrapes. Ce gouvernement, comme les précédents, a choisi la deuxième solution.

La crédibilité du baccalauréat est sérieusement entamée depuis de nombreuses années. Nous allons sans doute vivre les derniers moments d’un diplôme né, dans sa forme moderne, en 1808 et remontant au XIIIe siècle. Son nom restera sans doute attaché à ce qui ne sera plus que le fantôme d’une culture défunte.

 

http://www.bvoltaire.fr/pierrevanommeslaeghe/requiem-pour-le-baccalaureat,25643?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=aa12b7c5e3-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-aa12b7c5e3-25039029

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La CIA infiltre et contrôle la Culture des pays d’Europe (Vidéo Arte)

10 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Culture

La CIA infiltre et contrôle la Culture des pays d’Europe (Vidéo Arte)

samedi 8 juin 2013, par rédaction antér

http://mai68.org/spip/spip.php?article1066

ieure : 3 mars 2010).

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 
 

 

 

Quand la CIA infiltrait la Culture (vidéo ARTE 50 minutes)

Cliquer sur l’image pour lancer la vidéo

La CIA s’est servi d’anciens nazis pour infiltrer et contrôler la culture de gauche dans divers pays d’Europe. Ce film est extrêmement intéressant pour avoir les preuves de ce fait et pour voir comment elle s’y est prise et quel était son but.

Le titre originel donné par ARTE en 2006 à cette vidéo-preuve est au passé ; mais, il faudrait être bien naïf pour croire que tout ça est fini et que, désormais, la France et les autres pays d’Europe ont vu leur(s) Culture(s) se libérer de l’influence secrète et néfaste de la CIA.

Par exemple, on peut citer quelques sites internet soit-disant d’« extrême gauche » ou « anarchistes », mais en réalité tenus par des sionistes et très probablement infiltrés par la CIA : Indymedia-Paris, Article11, ou encore conspishorsdenosvies ; qui, d’ailleurs, sont liés les uns aux autres. Et certainement bien d’autres sites seront fabriqués sur le même modèle, c’est-à-dire où la CIA et le MOSSAD nous expliqueront ce qu’on doit penser pour être vraiment de gauche, d’extrême gauche ou anarchiste.

Le malheur, c’est que tout le monde n’a pas encore compris cela et que ces sites peuvent par conséquent influencer diverses personnes et divers autres sites pourtant originellement honnêtes.

http://mai68.org/spip/spip.php?article1066

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Le président al-Assad : Les batailles que déclenche l'armée arabe syrienne visent à préserver l'unité de la Syrie.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Le président al-Assad : Les batailles que déclenche l'armée arabe syrienne visent à préserver l'unité de la Syrie 

 

Le président al-Assad : Les batailles que déclenche l'armée arabe syrienne visent à préserver l'unité de la Syrie (Agence Arabe Syrienne d'Information SANA 31.5.2013)

  

Dans une interview qu'il a accordée à la chaîne "al-Manar", le président al-Assad a fait noter que l'intervention israélienne aux côtés des terroristes avait pour but de porter atteinte à la résistance et de frapper les défenses antiaériennes syriennes, soulignant que la Syrie avait affirmé à toutes les parties qu'elle avait contacté, que ce soient arabes ou étrangères, qu'elle riposerta à toute prochaine agression israélienne.

Le président al-Assad a fait noter que le peuple syrien avait mis en échec les plans des ennemis de la Syrie.

 Quant au passage de la phase de la défense à celle de l'attaque, le président al-Assad a indiqué que ce qui s'était produit n'est pas le passage de la défense à l'attaque, mais un renversement dans l'équilibre des puissances en faveur des forces armées arabes syriennes.

"Ce renversement des forces est un renversement de l'incubateur dans certaines régions où des personnes armées sont présentes", a indiqué le président al-Assad qui a précisé que de nombreuses personnes ont été trompées en croyant que ce qui se passe est une révolution contre les aspects négatifs, cette couveuse populaire a changé, ainsi que de nombreuses personnes armées qui s'étaient retirés des groupes et avaient retrouvé leur vie normale.

Répondant à une question sur le recours aux combattants de Hezbollah, le président al-Assad a dit : "Si Hezbollah ou la résistance voulaient défendre la Syrie, ils auraient envoyé nombre de combattants : quelques centaines, un mille ou deux mille. Mais on parle d'une bataille à laquelle prennent part des centaines de milliers de l'armée arabe syrienne et des dizaines de milliers de terroristes ou plus de cent mille, en raison de l'envoi persistant des terroristes depuis les pays voisins. Le nombre via lequel un parti peut défendre un Etat dans sa bataille, en prenant en compte le nombre de terroristes et de l'armée et la superficie de la Syrie, ne protège point un régime ni un Etat".

Abordant les événements qui s'étaient succédé depuis le début de la bataille à Ramadan 2011, le président al-Assad a indiqué que Hezbollah n'avait pas intervenu depuis l'escalade de la situation sur le terrain, "alors pourquoi le fait-il actuellement ? Pourquoi on n'a pas vu Hezbollah à Damas, ni à Alep, la grande bataille a lieu dans ses deux villes, non pas dans la petite ville de Qusseir ?. Cette ville est stratégique, mais toutes les frontières sont stratégiques pour les terroristes qui les utilisent pour se rendre en Syrie avec leurs armes".

Quant à la question sur la nature de la bataille à Qusseir, et si elle préludera à l'établissement d'un Etat alaouite en cas de l'imposition de la division ou des changements géographiques dans la région, le président al-Assad a souligné que les littoraux syrien et libanais ne passent pas via al-Qusseir du côté géographique, ajoutant que personne ne mène des batailles pour aller vers le démembrement.

"Les batailles en Syrie ne donnent pas l'idée que certains cherchent à démembrer l'Etat syrien mais tout au contraire ces batailles sont des batailles pour préserver l'unité de la Syrie", a –t-il martelé.

A propos de l'apparition d'Israël sur l'équation de la crise en Syrie via ses raids sur Damas, le président al-Assad a estimé que l'intervention d'Israël aux côtés des terroristes vise à porter atteinte à la résistance et à frapper les défenses antiaériennes syriennes.

Questionné sur la réaction du gouvernement syrien vis-à-vis des agressions israéliennes, le président al-Assad a répondu : " Le gouvernement avait informé toutes les parties, arabes et étrangères, qu'elle avait contactées qu'il ripostera à la prochaine fois. La riposte momentanée n'a aucune valeur mais notre réaction doit être stratégique".

 

Quant à l'ouverture du Front du Golan, le président al-Assad a évoqué la pression populaire claire pour ouvrir ce Front devant la résistance, soulignant que la résistance n'est pas une simple opération. "Or la question est politique et sociale et par conséquent une question militaire".

Soulignant le ciblage du véhicule militaire israélien qui avait franchi la ligne de désengagement, le président al-Assad a estimé que le vrai changement dans les règles d'accrochage se fait en cas de l'orientation populaire vers la résistance. "Tout autre changement est provisoire, car l'orientation du peuple vers la résistance est le changement radical et dramatique", a-t-il fait noter.

A la question de savoir pourquoi y avait-il une trêve au Golan pendant 40 ans, alors qu'on parle maintenant de l'ouverture de ce front ?, le président al-Assad a indiqué que l'Etat ne crée pas la résistance car si celle-ci n'était pas spontanée ou populaire, elle ne serait pas une résistance.

"L'Etat appuie ou bien entrave la résistance, comme c'est le cas dans nombre de pays arabes. L'Etat qui entrave la résistance est irresponsable", a indiqué le président al-Assad.

Questionné sur la livraison d'armes S300 à la Syrie après le dernier raid israélien sur Damas et la visite de Netanyahu à Moscou, le président al-Assad a assuré que les contrats militaires passés avec la Russie n'ont rien à voir avec la crise. "La Russie remplit ses engagements à l'application de ces contrats", a assuré le président al-Assad, qui a ajouté que ni la visite de Netanyahu ni la crise, elle-même, n'avaient influé sur l'exportation d'armes à destination de la Syrie.

A la question de savoir s'il répondra à la demande du président de la Coalition démissionné, Mo'az al-Khatib, de quitter la Syrie pour mettre fin à la crise, le président al-Assad a dit : "La décision du départ ou pas d'un président dépend du peuple syrien. Toute personne parlant de ce sujet doit manifester à quel point il représente le peuple syrien".

A propos de la conférence internationale de "Genève II" sur la Syrie, le président al-Assad a prévu la tenue de cette conférence au cas où elle n'a pas été avortée par d'autres pays. "La Syrie avait annoncé il y a deux jours son accord préliminaire de prendre part à la conférence", a-t-il souligné.

 

Le président al-Assad a estimé que cet accord préliminaire dépend des détails et des conditions qui pourraient être déposés avant la conférence.

Questionné sur les conditions mises par la direction syrienne, le président al-Assad a indiqué que la seule condition est que toute démarche adoptée lors d'une réunion, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, soit soumise à un référendum populaire.

Au sujet des propos véhiculés sur la phase de transition et sur son rôle pendant cette phase, le président al-Assad dit : "Certaines parties parlent d'un gouvernement de transition où il n'y aucun rôle du président, mais en Syrie il y a un régime présidentiel et le président ne préside pas le gouvernement. C'est la constitution qui donne au gouvernement ses prérogatives et qui change les attributions du président qui ne peut pas y renoncer car il ne possède pas la constitution dont le changement se fait via un référendum populaire".

Questionné sur les relations de la Syrie avec l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, notamment après leurs dernières positions quasi-modérées au comité ministériel arabe, le président al-Assad a évoqué les changements provisoires dans le discours de ces pays, lequel n'a rien à voir avec la pratique.

"Les pays qui appuient les terroristes n'ont pas changé et ils continuent à le faire", a-t-il fait noter.

A la question de savoir si les négociations politiques échouent, le président al-Assad a indiqué que cette question est probable "car il y a des pays qui entravent la tenue de la conférence internationale sur la Syrie, mais je crois que l'échec de cette conférence ne changera rien dans la situation à l'intérieur du pays parce que ces pays, en cas de la tenue de la conférence ou pas, ne vont pas cesser de soutenir les terroristes qui poursuivent le sabotage", a précisé le président al-Assad.

Le président al-Assad a parlé, enfin, de la politique de distanciation du Liban vis-à-vis de la crise en Syrie, ajoutant que le Liban n'avait pas empêché l'infiltration de terroristes et d'armes vers la Syrie et n'avait pas pu se protéger des retombées de cette crise, en particulier à Tripoli.

A. Chatta / L.A.

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L’art de la guerre. Le vent de l’Est redouté par les USA. Par Manlio Dinucci.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

L’art de la guerre

 

Le vent de l’Est redouté par les Usa

 

Manlio Dinucci

 

 

Le sommet « informel » entre le président Obama et le président chinois Xi Jinping, les 7et 8 juin en Californie, sera retransmis en mondovision selon la mise en scène washingtonienne de la chaude atmosphère familiale, assaisonnée de sourires et facéties. Mais, les caméras des télés étant éteintes, le ton changera. De nombreuses questions brûlantes sont sur le tapis. Les Usa, au premier rang mondial dans les investissements directs étrangers (Ide), ont investi plus de 55 milliards de dollars en Chine (première destination mondiale des Ide), où les multinationales étasuniennes ont de plus en plus délocalisé leur production manufacturière, dont une grande partie est ensuite réimportée aux Usa. De cette façon cependant les Etats-Unis ont contracté à l’égard de la Chine un déficit commercial qui en 2012 a dépassé les 315 milliards de dollars, 20 de plus par rapport à 2011. Les investissements chinois aux Etats-Unis sont bien plus petits, à cause surtout des restrictions imposées : on permet aux sociétés chinoises, par exemple, d’investir dans le secteur alimentaire (un groupe de Shanghai vient à peine d’acheter le plus gros producteur étasunien de viande porcine), mais le secteur des télécommunications reste off limits pour eux.  Washington accuse en outre la Chine d’avoir pénétré avec ses hackers dans les systèmes informatiques étasuniens, en dérobant les données relatives à une vingtaine des systèmes d’arme les plus avancés. L’économie chinoise, arrivée au second rang mondial avec un revenu national brut de presque la moitié de celui des Usa, est de plus en plus dynamique : non seulement sa capacité productive est impressionnante (elle exporte chaque année un milliard de téléphones mobiles et 20 milliards de vêtements), mais elle investit aussi de plus en plus dans des pays d’importance stratégique pour les Usa. Après avoir dépensé dans les guerres en Irak et en Afghanistan 6mille milliards de dollars et s’être avec cela lourdement endettés, les Etats-Unis voient à présent la Chine économiquement de plus en plus présente dans ces pays.  En Irak, non seulement elle achète environ la moitié du pétrole produit, mais elle effectue à travers des compagnies étatiques de gros investissements dans l’industrie pétrolifère, pour plus de 2 milliards de dollars annuels. Pour le transport du personnel technique chinois a été construit un aéroport spécifique aux environs de la frontière iranienne. La carte gagnante des compagnies chinoises est que, à la différence de la société étasunienne ExxonMobil et d’autres compagnies occidentales, elles acceptent des contrats pour l’exploitation des gisements à des conditions beaucoup plus avantageuses pour l’Etat irakien, en ne misant pas sur le profit mais sur le fait de pouvoir avoir du pétrole, dont la Chine est devenue le principal importateur mondial. En Afghanistan, des compagnies chinoises sont en train d’investir surtout dans le secteur minier, après que des géologues du Pentagone ont découvert de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. De plus en plus en difficulté dans la compétition économique, les Usa jettent leur épée sur le plateau de la balance. A la veille du sommet, le secrétaire à la défense Hagel a « rassuré les alliés asiatiques face à la croissance militaire chinoise », en promettant que, malgré l’austérité, les Usa déploieront dans la région Asie/Pacifique des forces dotées des technologies militaires les plus avancées : unités navales à armes laser, navires de combat côtier, chasseurs F-35 et autres. Les navires de guerre déployés dans le Pacifique, qui constituent aujourd’hui la moitié des cent déployés (sur un total de 283), seront augmentés ultérieurement. Ainsi, souligne Hagel, les Etats-Unis conserveront « une marge décisive de supériorité militaire ».

   À laquelle s’agrippe, pour lutter contre son déclin, l’empire américain[1] d’Occident.

 

Edition de mardi 4 juin 2013 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130604/manip2pg/14/manip2pz/341237/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



[1] L’adjectif américain est ici volontairement employé en référence au déclin de l’empire romain d’Occident (NdT).

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Unasur : le Venezuela doit être en alerte face aux décisions et actions du gouvernement colombien.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine

Unasur : le Venezuela doit être en alerte face aux décisions et actions du gouvernement colombien
 
Le Secrétaire général de UNASUR (Union des Nations sud-américaines), Ali Rodriguez, a affirmé hier que le Venezuela doit « rester en alerte » face aux récentes décision et actions entreprises par le gouvernement de Colombie.
 
Au cours d'une interview de Telesur, le secrétaire Rodriguez a fait référence spécifiquement à la réunion du président de ce pays, Juan Manuel Santos, avec le leader de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, ainsi qu'à l'annonce récente de coopération avec l'OTAN.
 
Les gouvernements du Venezuela, Bolivie, Equateur et Nicaragua, ont rejeté énergiquement l'annonce faite par la Colombie, de s'unir à l'OTAN.
« Le Venezuela doit être très en alerte devant ces faits qui semblent innocents, mais qui doivent servir d'alarme à toute personne moyennement avertie ». Ali Rodriguez  ajoute : « l'Otan et la région suivent des voies différentes : la première va vers la violence, la seconde vers la paix. Toute personne qui aime la paix, désire le progrès de nos peuples, est en faveur de l'indépendance, ne peut que souhaiter que ces problèmes soient surmontés" .


L'annonce par la Colombie de sa volonté de coopérer avec l'Otan est « grave, puisque connaissant l'histoire de l'Otan, on sait que cette organisation a été créée pour la guerre et a agi ainsi tout au long de son existence. Ce n'est pas un hasard si l'Otan cherche à envahir des zones riches en ressources naturelles, comme la Libye et l'Irak, par exemple.
L'Otan est un instrument de recolonisation. Dans le cas de la Libye, nous savons que c'est un pays important, non seulement pour les réserves de pétrole de ce pays, mais pour sa situation. De même l'Irak et la Syrie ».« Il n'y aurait rien d'étrange que toutes ces manouvres soient liées au problème de l'accès aux ressources naturelles ».
Le secrétaire Rodriguez a souligné qu'il fallait attendre « le niveau de coopération » que la Colombie souhaite obtenir avec l'Otan, pour que le Venezuela et la région décident  « quelle attitude prendre ».

Telesur (mardi 4.6.2013)
 
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Les ministres de la Défense réaffirment le soutien de l'OTAN aux efforts de réforme de la Géorgie

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Les ministres de la Défense réaffirment le soutien de l'OTAN aux efforts de réforme de la Géorgie

Le mercredi 5 juin 2013, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN ont rencontré leur homologue géorgien, Irakli Alassania, dans le cadre de la Commission OTAN-Géorgie, et ils ont examiné les projets de réformes de la Géorgie et exploré d'autres possibilités de coopération. Les ministres ont également remercié la Géorgie, principal contributeur non OTAN à la FIAS, pour son apport significatif aux opérations dirigées par l'OTAN.

« Nous sommes vivement reconnaissants envers la Géorgie pour le soutien actif qu'elle apporte à nos opérations - passées et actuelles », a déclaré le secrétaire général. « Nous apprécions grandement le professionnalisme et le courage des troupes géorgiennes, et nous rendons hommage à leur sacrifice. Ces efforts sont d'autant plus impressionnants compte tenu des réformes ambitieuses de la défense que la Géorgie entreprend actuellement ».

Les ministres ont remercié la Géorgie de s'être déclarée prête à participer à la mission post-2014 de l'OTAN en Afghanistan, mission qui consistera à former, à conseiller et à aider les forces de sécurité afghanes après 2014. Ils ont également salué les efforts résolus déployés par la Géorgie et les résultats qu'elle a obtenus sur la voie de l'intégration euro-atlantique. Le secrétaire général a expliqué que l'OTAN continuait à suivre avec beaucoup d'intérêt les défis et les développements au niveau national en Géorgie.

« Nous attendons du gouvernement géorgien qu'il respecte l'état de droit, les droits de l'homme et les droits des minorités.Et nous encourageons la Géorgie à poursuivre ses réformes clés et à tenir des élections présidentielles libres et régulières à la fin de cette année », a souligné le secrétaire général, qui a par ailleurs clairement affirmé qu'une Géorgie stable et démocratique avait sa place dans la communauté euro-atlantique.

« Je crois à un avenir dans lequel la Géorgie fera partie de l'Alliance. Les décisions prises au sommet de l'OTAN à Bucarest sont toujours valables. La Géorgie deviendra membre de l’OTAN, pourvu qu’elle réponde aux critères d'adhésion ».

Les ministres ont décidé que l'OTAN continuerait de collaborer avec la Géorgie pour l'aider dans ses réformes importantes. L'Alliance se tient prête à aider la Géorgie à atteindre ses objectifs.

 

05 juin 2013 - www.nato.int

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Loi Fioraso, anglais, EELV...

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation .

Loi Fioraso, anglais, EELV...

Le 29 mai 2013, Europe 1 commente « Hollande en Aveyron pour oublier Dijon », alors que Les Echos évoque « Le retour du couple franco-allemand ». Au même moment, un article d’AgoraVox porte le titre « Un an plus loin, bilan écologique globalement négatif », se référant au bilan de la présidence de François Hollande. C’est dans ce contexte de défiance générale à l’égard de la politique de l’actuel gouvernement, que France 3 souligne « La loi Fioraso votée de justesse par l’Assemblée nationale », les députés d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV) ayant voté contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) adopté hier. Le Monde écrit « Les écologistes affichent leur mauvaise humeur », à propos non seulement du vote sur la loi Fioraso mais aussi notamment de la motion récente du Conseil général d’EELV réclamant un « changement de cap » du gouvernement. Cependant, l’opposition d’EELV au projet de loi sur l’ESR reste somme toute relative et sans doute liée à des questions plus prosaïques. Sur un point stratégique essentiel, à savoir l’article 2 régissant le statut des langues étrangères dans l’enseignement supérieur, EELV reste l’un des principaux soutiens de la politique défendue par Geneviève Fioraso. Au point que sa déclaration récente intitulée « Avis de Recherche : où est passée l’ambition d’un enseignement supérieur réellement démocratique et d’une recherche au service de la société ? » proclame haut et fort : « nous nous réjouissons de ce fameux article 2 sur la possibilité de dispenser des cours en anglais dans nos universités ». EELV soutient ainsi un point essentiel de l’actuelle stratégie de marginalisation de la langue française et de renonciation progressive à la souveraineté nationale au bénéfice de l’Union Européenne. Ce n’est pas étonnant, si on pense qu’il y a huit ans Les Verts avaient apporté leur soutien au projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE). Ou que souvent, au Parlement Européen, EELV adopte des positions peu conformes à ses déclarations à usage domestique, comme déjà mis en évidence dans notre article « Eva Joly : une politique nouvelle ? » à propos de la loi de Nicolas Sarkozy sur les retraites. Mais cette fois-ci, les courants proches du Parti Socialiste et d’EELV semblent avoir joué un rôle particulièrement négatif auprès du mouvement d’opposition à la loi Fioraso dans la recherche et les universités, conduisant ce mouvement à s’autocensurer systématiquement en ce qui concerne le statut de la langue française et l’usage de l’anglais dans l’enseignement supérieur à son détriment. Les conséquences de ce silence risquent d’être très graves, comme déjà analysé dans nos articles « ESR : l’indispensable retrait de la loi Fioraso » et « Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS... ». EELV persiste à cautionner la mondialisation du capitalisme, avec la promesse irréaliste de réformer ce système par la suite. Quant à l’attitude suicidaire des mouvements de l’ESR gardant le silence sur l’article 2 de la loi Fioraso et le statut de la langue française dans nos universités, elle est loin de nous promettre un avenir radieux.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/29/loi-fioraso-anglais-eelv.html ]
 

et pour rappel :


http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/270513/loi-fioraso-souverainete-nationale-langue-francaise-cnrs

Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS...

Le 27 mai 2013, L'Express rapporte « La candidate PS éliminée au 1er tour de la législative partielle en Europe du Sud », se référant à l'élection législative partielle dans la huitième circonscription des Français de l'étranger. Le Conseil Constitutionnel avait annulé l'élection de deux députées du Parti Socialiste dans les circonscriptions des Français de l'étranger. Cette élection, comme celle en cours pour les Français d'Amérique du Nord, se caractérise par une montée de l'abstention. Doit-on s'en étonner ? Demain, l'Assemblée Nationale risque d'entériner en première lecture un projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche (ESR) dont on peut sérieusement craindre qu'il ne prépare un abandon progressif de la souveraineté nationale dans plusieurs domaines. Notamment, le statut de la langue française visé par l'article 2 du projet de loi ou, par l'article 43 bis, celui du secteur public de l'ESR, voire l'existence même des établissements publics de recherche comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Des mesures législatives aussi graves sont préparées par une procédure d'urgence, au moment où Pierre Moscovici réclame la mise en place de l'Europe politique dans un délai de deux ans. Nous avons abordé ces dangers sans précédent dans nos articles récents « ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré » (I) et (II), « Langue française et mondialisation » (I), (II), (III) et (IV) et « ESR : l'indispensable retrait de la loi Fioraso ». La mobilisation citoyenne est plus que jamais indispensable, quoi qu'en disent ceux qui volent au secours des auteurs d'une telle politique.

[la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/270513/loi-fioraso-souverainete-nationale-langue-francaise-cnrs ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/29/loi-fioraso-anglais-eelv.html

 

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Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS...

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation .

Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS...

Le 27 mai 2013, L'Express rapporte « La candidate PS éliminée au 1er tour de la législative partielle en Europe du Sud », se référant à l'élection législative partielle dans la huitième circonscription des Français de l'étranger. Le Conseil Constitutionnel avait annulé l'élection de deux députées du Parti Socialiste dans les circonscriptions des Français de l'étranger. Cette élection, comme celle en cours pour les Français d'Amérique du Nord, se caractérise par une montée de l'abstention. Doit-on s'en étonner ? Demain, l'Assemblée Nationale risque d'entériner en première lecture un projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche (ESR) dont on peut sérieusement craindre qu'il ne prépare un abandon progressif de la souveraineté nationale dans plusieurs domaines. Notamment, le statut de la langue française visé par l'article 2 du projet de loi ou, par l'article 43 bis, celui du secteur public de l'ESR, voire l'existence même des établissements publics de recherche comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Des mesures législatives aussi graves sont préparées par une procédure d'urgence, au moment où Pierre Moscovici réclame la mise en place de l'Europe politique dans un délai de deux ans. Nous avons abordé ces dangers sans précédent dans nos articles récents « ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré » (I) et (II), « Langue française et mondialisation » (I), (II), (III) et (IV) et « ESR : l'indispensable retrait de la loi Fioraso ». La mobilisation citoyenne est plus que jamais indispensable, quoi qu'en disent ceux qui volent au secours des auteurs d'une telle politique.

[la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/270513/loi-fioraso-souverainete-nationale-langue-francaise-cnrs ]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/26/esr-le-projet-de-loi-fioraso-doit-etre-retire-iii.html

ESR :  l'indispensable retrait de la loi Fioraso

Le dimanche 26 mai 2013, dans un article diffusé par Altermonde sans frontière avec le titre « Défendre la langue française », le Collectif Unitaire Républicain de Résistance, d’Initiative et d’Émancipation Linguistique (COURRIEL) écrit notamment « La commercialisation de l’enseignement supérieur passe donc par la destruction de la langue française ». C'est en effet une stratégie récurrente de marchandisation de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui se trouve à l'origine de l'article 2 du projet de loi tel qu'il risque d'être adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale mardi prochain. Et c'est pourquoi les effets destructeurs de cette loi sur l'enseignement supérieur et la recherche ne se limiteront pas à l'aspect linguistique. Au même moment, Le Soir rapporte « Moscovici veut un président et un gouvernement économique pour l'Europe ». Un article du Figaro intitulé « UE: Moscovici plaide pour l'Union politique » reproduit une déclaration de l'actuel ministre français de l'Economie et des Finances réclamant en particulier qu'un « délai de deux ans pour y parvenir » soit fixé. Serait-ce la raison de l'empressement manifeste dans l'examen du projet de loi de Geneviève Fioraso par une procédure d'urgence ? Et s'il est manifeste que la situation de la langue française ne pourra que se détériorer progressivement avec cette nouvelle loi qui n'est que la suite programmée de la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), pour les mêmes raisons plusieurs autres éléments essentiels du tissu scientifique et universitaire du pays seront également minés. C'est le cas notamment du statut des personnels, mis en cause par la mobilité prévue dans l'article 43 bis qui pourrait même conduire à la disparition d'organismes nationaux comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et d'autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) français. Globalement, la souveraineté de la France dans la recherche et l'éducation semble bien être mise en cause par la loi Fioraso. D'où la nécessité impérative de réclamer de toute urgence le retrait de ce projet de loi, comme déjà plaidé dans nos articles « ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré » (I) et (II).

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Bilderberg 2013 : des puissances en crise (II). Par le collectif "Indépendance des chercheurs".

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (II)

Le 6 juin 2013 commence à l'hôtel Grove à Wadford, dans le Hertfordshire au Nord de Londres, la rencontre de Bilderberg de cette année. Un communiqué de presse et une liste des participants se trouvent sur le site officiel de ces rencontres. La Tribune commente « Fillon, Pécresse et six autres Français annoncés à la discrète réunion du Groupe Bilderberg à Londres ». Mais pourquoi ne pas souligner également la présence de Christine Lagarde en tant que directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) ? Ou celle du PDG d'AXA Henri de Castries, président de ces rencontres. Ou encore, parmi les participants français, la présence d'Olivier de Bavinchove en tant que commandant de l'Eurocorps. Sans oublier, au titre de l'Union Européenne, le président de la Commission Européenne José M. Durão Barroso et la vice-présidente Viviane Reding. Le président de Goldman Sachs International Peter Sutherland et le vice-président de Goldman Sachs & Co. J. Michael Evans sont également du nombre, tout comme le secrétaire général du Parti Socialiste du Portugal António José Seguro, le Chancellier de l'Echiquier britannique George Osborne et son équivalent dit « fantôme » le travailliste Edward M. Balls, le président exécutif d'EADS Thomas Enders, l'ancien président italien Mario Monti... RT analyse « Bilderberg agenda: Western elites meet to determine the future of Middle East and Africa » et International Business Times présente une vidéo avec le titre « Bilderberg 2013: Charlie Skelton on the Annual Secret Meeting of the World’s Elite ». L'Afrique et le Moyen-Orient font en effet partie des thématiques annoncées dans le communiqué de presse, mais la liste des participants n'inclut aucun citoyen de ces zones en dehors de Tidjane Thiam. Le 6 juin également, le blog de Bruno Colmant dans L'Echo interroge « Et notre jeunesse, dans cette crise ? », alors que Le Monde relève « Le taux de chômage atteint 10,4 % au premier trimestre » et Le Figaro souligne « Le taux de chômage pourrait dépasser cette année son record historique de 10,8 % ». Incluant les données des Départements d'Outre-mer, L'Expansion emploie le titre « Le taux de chômage en France grimpe à 10,8%, au plus haut depuis 15 ans ». Dans une note intitulée « Le chômage poursuit son envolée en France », Boursier.com fait notamment état de déclarations du chef de la mission du FMI en France estimant, sur la base de ce qu'il qualifie de « variables macroéconomiques » que le chômage en France continuera à augmenter. Mais en quoi consistent ces « variables macroéconomiques » ? S'agit-il d'autre chose que de trois décennies de  privatisations et de délocalisations ? Soulignant le rôle évident de la mondialisation du capitalisme, Chine Informations se demande « L'économie française est-elle vraiment dans un dilemme ? » L'article se réfère à l'appréciation d'un expert estimant que « la France n'est plus en mesure d'assumer le financement de la protection sociale ». Ce sont donc les « petits citoyens » qui paieront la facture de la politique des « élites ». Le Point rapporte « Le FMI presse la France de réduire ses dépenses publiques ». A son tour, L'Usine Nouvelle écrit « Le FMI reconnaît sa mauvaise gestion du dossier grec », et Professeur Forex « Grèce / FMI : Le FMI avoue avoir mal géré le cas Grec et plaide pour une nouvelle restructuration de la dette ». Que peut-on attendre d'une réunion de représentants de puissances en crise et dont les pays dits « émergents » sont absents ? Une question essentielle et récurrente que nous avions déjà abordée dans notre article « Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I) ». Le titre de la dépêche du 6 juin de l'Agence Ecofin « Ouverture de la conférence secrète du Bilderberg entre Européens et Américains » reflète bien un aspect de cette situation.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/06/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-ii.html ]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html

Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I)

Le contexte de la rencontre de Bilderberg de 2013 qui devrait avoir lieu dans un mois n'est pas rejouissant pour l'Europe et les Etats-Unis. Pour la France, non plus. Le 9 mai, La Tribune publie un article de Robert J. Shiller intitulé « Relancer l'économie sans aggraver la dette », proposant une augmentation simultanée d'impôts et dépenses publiques. C'est oublier la stratégie permanente de privatisations et de délocalisations qui domine depuis une trentaine d'années l'économie et la politique sociale des pays jadis « riches ». Les investissements publics nationaux deviennent ainsi des otages de fait du capital financier international et des grandes multinationales. Cette semaine, les médias ont rappelé l'ahurissant historique des privatisations françaises. Dans son article « L'État veut réduire sa participation dans certaines entreprises publiques », Le Figaro commente l'annonce par Jean-Marc Ayrault d'une nouvelle cession d'actions au secteur privé. Jusqu'où ira la vente des meubles ? Ouest-France évoque à son tour : « Privatisations. La grande vague des années 80-90 ». Mais la tendance a-t-elle été différente par la suite ? Quant aux délocalisations, Yabiladi rapporte encore : « La Société Générale prévoit de délocaliser une partie de ses activités au Maroc », alors que New Banques analyse « La Société Générale vise un plan d'économies de 900 millions d'euros d'ici à 2015 » et Boursorama fait savoir : « ...la Société Générale va supprimer plus de 1.000 postes ». Le 9 mai également, un article d'Irnerio Seminatore dans Le Monde porte le titre « Londres, Pékin, Tokyo et l'agonie du multilatéralisme ». Une chose est certaine : la stratégie de mondialisation du capitalisme a conduit à la catastrophe des puissances dont les « élites » pensaient ou déclaraient contrôler ce processus. Et si à ce jour la direction générale de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est assumée par le « socialiste » français Pascal Lamy, c'est le brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo qui devrait lui succéder prochainement. Le salaire minimum brésilien, un peu plus de 250 euros mensuels, est presque six fois inférieur au SMIC français. Que peut-il en résulter, dans un « marché mondial de la main d'oeuvre » et avec une régulation mondialisée imposant la « libre circulation des capitaux et des marchandises » ? The Watford 0bserver annonce « The Bilderberg Group to meet in The Grove Hotel in Watford », se référant à un renseignement fourni par la police locale qui aurait annoncé ne pas vouloir faire obstacle à des manifestations « pacifiques ». La rencontre de Bilderberg de 2013 devrait donc avoir lieu à Watford (Hertfordshire), à 27 Km. de Londres, du 6 au 8 juin et sous la présidence de l'ami personnel de François Hollande qu'est le PDG d'AXA Henri de Castries.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-i.html ]


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