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Le blog de Lucien PONS

Conspirationnisme : la paille et la poutre, par Frédéric Lordon. Le blog d'Olivier Berruyer.

28 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs.

Encore un grand billet de Frédéric Lordon. C’est un peu plus dur vers le premier tiers, mais ne manquez surtout pas la seconde moitié, qui coule très facilement et brillamment…

Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Que le peuple soit mineur, c’est très bien ainsi. Surtout qu’il veille à continuer d’en produire les signes, l’élite ne s’en sent que mieux fondée à penser et gouverner à sa place.

Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent)

 Il faudrait sans doute commencer par dire des complots eux-mêmes qu’ils requièrent d’éviter deux écueils symétriques, aussi faux l’un que l’autre : 1) en voir partout ; 2) n’en voir nulle part. Quand les cinq grandes firmes de Wall Street en 2004 obtiennent à force de pressions une réunion longtemps tenue secrète à la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés de capitaux américains, pour obtenir de lui l’abolition de la « règle Picard » limitant à 12 le coefficient de leviérisation globale des banques d’affaires [1], il faudrait une réticence intellectuelle confinant à l’obturation pure et simple pour ne pas y voir l’action concertée et dissimulée d’un groupe d’intérêts spécialement puissants et organisés – soit un complot, d’ailleurs tout à fait couronné de succès. Comme on sait les firmes de Wall Street finiront leviérisées à 30 ou 40, stratégie financière qui fera leur profits hors du commun pendant la bulle… et nourrira une panique aussi incontrôlable que destructrice au moment du retournement. Des complots, donc, il y en a, en voilà un par exemple, et il est de très belle facture.

Sans doute ne livre-t-il pas à lui seul l’intégralité de l’analyse qu’appelle la crise financière, et c’est peut-être là l’une des faiblesses notoires du conspirationnisme, même quand il pointe des faits avérés : son monoïdéisme, la chose unique qui va tout expliquer, l’idée exclusive qui rend compte intégralement, la réunion cachée qui a décidé de tout. Exemple type de monoïdéisme conspirationniste : Bilderberg (ou la Trilatérale). Bilderberg existe ! La Trilatérale aussi. Ce n’est donc pas du côté de l’établissement de ce (ces) fait(s) que se constitue le problème (comme ça peut être le cas à propos du 11 septembre par exemple) : c’est du côté du statut causal qu’on leur accorde. Ainsi donc de Bilderberg ou de la Trilatérale érigées en organisateurs uniques et omnipotents de la mondialisation néolibérale. Pour défaire le monoïdéisme de la vision complotiste, il suffit de l’inviter à se prêter à une expérience de pensée contrefactuelle : imaginons un monde sans Bilderberg ni Trilatérale, ce monde hypothétique aurait-il évité la mondialisation néolibérale ? La réponse est évidemment non. Il s’en déduit par contraposition que ces conclaves occultes n’étaient pas les agents sine qua non du néolibéralisme, peut-être même pas les plus importants. Et pourtant ceci n’est pas une raison pour oublier de parler de Bilderberg et de la Trilatérale, qui disent incontestablement quelque chose du monde où nous vivons.

Il suffirait donc parfois d’un soupçon de charité intellectuelle pour retenir ce qu’il peut y avoir de fondé dans certaines thèses immédiatement disqualifiées sous l’étiquette désormais infamante de « conspirationnistes », écarter leurs égarements explicatifs, et conserver, quitte à les réagencer autrement, des faits d’actions concertées bien réels mais dont la doctrine néolibérale s’efforce d’opérer la dénégation – il est vrai qu’il entre constitutivement dans la vision du monde des dominants de dénier génériquement les faits de domination (salariés et employeurs, par exemple, sont des « co-contractants libres et égaux sur un marché du travail »…), à commencer bien sûr par tous les faits de ligue explicite par lesquels les intérêts dominants concourent à la production, à la reproduction et à l’approfondissement de leur domination. Dans un débat public médiatique qui n’a pas son pareil pour saloper irrémédiablement n’importe quelle question, il est donc probablement sans espoir d’imaginer définir une position intermédiaire qui tiendrait ensemble et la régulation contre certains errements extravagants (jusqu’au scandaleux) de la pensée conspirationniste, et l’idée que la domination, si elle est principalement produite dans et par des structures, est aussi affaire pour partie d’actions collectives délibérées des dominants – mais faire ce genre de distinction est sans doute trop demander, et on voit d’ici venir les commentaires épais qui feront de ce propos une défense apologétique du complotisme et des complotistes…

On pourrait arguer que l’analyse sociologique ou politologique de ces actions concertées, précisément, se déploie hors des schèmes intellectuels caractéristiques du conspirationnisme : monoïdéisme, exclusivisme, attraction sans partage pour l’occulte, ignorance corrélative pour tous les effets impersonnels de structure, etc. [2] Et ce serait parfaitement exact ! C’est bien pourquoi il serait temps de faire la part des complots – comme faits avérés, puisqu’il en existe certains – et du complotisme – comme forme générale –, soit d’en appeler, en quelque sorte, à une pensée non complotiste des complots, c’est-à-dire aussi bien : 1) reconnaître qu’il y a parfois des menées concertées et dissimulées – on pourra les appeler des complots, et 2) refuser de faire du complot le schème explicatif unique de tous les faits sociaux, ajouter même que de tous les schèmes disponibles, il est le moins intéressant, le moins souvent pertinent, celui vers lequel il faut, méthodologiquement, se tourner en dernier… et ceci quoiqu’il ait parfois sa place ! Et il faudrait surtout consolider cette position intermédiaire à l’encontre de tous ceux pour qui maintenir l’amalgame des complots et du complotisme a l’excellente propriété de jeter le bébé avec l’eau du bain, en d’autres termes de garantir l’escamotage des faits de synarchie avec la disqualification de la forme « complotisme ».

Le conspirationnisme comme symptôme politique de la dépossession

Tout ceci cependant est dire à la fois trop et trop peu quand, du conspirationnisme, il est possible de prendre une vue latérale qui vient quelque peu brouiller l’image de ses habituelles dénonciations, et puis, plus encore, celle de ses frénétiques dénonciateurs. Sans doute trouve-t-on de tout à propos du conspirationnisme : des tableaux sarcastiques de ses plus notoires délires (le fait est qu’il n’en manque pas…), des revues de ses thèmes fétiches, jusqu’à de savantes (pitoyables) analyses de la « personnalité complotiste » et de ses psychopathologies. Mais d’analyse politique, point ! La puissance des effets de disqualification, la force avec laquelle ils font le tri des locuteurs, les caractéristiques sociales associées à ce tri même, la réservation de la parole légitime à certains et l’exclusion absolue des autres, procédant là aussi par un effet d’amalgame qui confond dans l’aberration mentale, puis dans l’interdiction de parler, toute une catégorie, voire un ensemble de catégories sociales, à partir de quelques égarés isolés, ceci pour faire du discours politique l’affaire monopolistique des « représentants » assistés des experts : tous ces mécanismes devraient pourtant attirer l’attention sur les enjeux proprement politiques engagés dans le « débat sur le conspirationnisme » – au lieu de quoi il n’est matière qu’à gloussements ou cris faussement horrifiés puisque, si isolées soient-elles, les saillies conspirationnistes fournissent la meilleure raison du monde à la dépossession.

Dépossession : tel est peut-être le mot qui livre la meilleure entrée politique dans le fait social – et non pas psychique – du conspirationnisme. Car au lieu de voir en lui un délire sans cause, ou plutôt sans autre cause que l’essence arriérée de la plèbe, on pourrait y voir l’effet, sans doute aberrant, mais assez prévisible, d’une population qui ne désarme pas de comprendre ce qu’il lui arrive, mais s’en voit systématiquement refuser les moyens – accès à l’information, transparence des agendas politiques, débats publics approfondis (entendre : autre chose que les indigentes bouillies servies sous ce nom par les médias de masse) etc. Décidément l’événement politique le plus important des deux dernières décennies, le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 a montré ce que peut, pourtant dans un extraordinaire climat d’adversité, un corps politique auquel on donne le temps de la réflexion et du débat : s’emparer des matières les plus complexes et se les approprier pour produire un suffrage éclairé.

Hors de ces conditions exceptionnelles, tous les moyens ou presque de faire sens des forces historiques qui l’assaillent et surtout d’avoir part aux délibérations qui décident de son destin lui sont refusés. Or, remarque Spinoza, le quant-à-soi ne saurait connaître aucune suspension : « nul ne peut céder sa faculté de juger » (Traité politique), aussi celle-ci s’exerce-t-elle comme elle peut, dans les conditions qui lui sont faites, et avec l’acharnement du désespoir quand au surplus elle n’a que son malheur à penser. Le conspirationnisme n’est pas la psychopathologie de quelques égarés, il est le symptôme nécessaire de la dépossession politique et de la confiscation du débat public. Aussi est-il de la dernière ineptie de reprocher au peuple ses errements de pensée quand on a si méthodiquement organisé sa privation de tout instrument de pensée et sa relégation hors de toute activité de pensée. Cela, nul ne le dit mieux que Spinoza : « Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’Etat sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité. Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée » (Traité politique, VII, 27).

L’apprentissage de la majorité (à propos de la « loi de 1973 »)

Mais plus encore que de la dépossession, le conspirationnisme, dont les élites font le signe d’une irrémédiable minorité, pourrait être le signe paradoxal que le peuple, en fait, accède à la majorité puisqu’il en a soupé d’écouter avec déférence les autorités et qu’il entreprend de se figurer le monde sans elles. Il ne lui manque qu’une chose pour y entrer complètement, et s’extraire des chausse-trappes, telle celle du conspirationnisme, dont tout débat public est inévitablement parsemé : l’exercice, la pratique, l’habitude… soit tout ce que les institutions de la confiscation (représentation, médias, experts) lui refusent et qu’il s’efforce néanmoins de conquérir dans les marges (associations, éducation populaire, presse alternative, réunions publiques, etc.) – car c’est ens’exerçant que se forment les intelligences individuelles et collectives.

Le débat sur la « loi de 1973 », interdisant supposément le financement monétaire des déficits publics devrait typiquement être regardé comme l’une des étapes de cet apprentissage, avec son processus caractéristique d’essais et d’erreurs. Bien sûr la « loi de 1973 », objet dans certaines régions de l’Internet d’une activité effervescente, a connu son lot d’embardées : depuis la vidéo à ambiance complotiste de Paul Grignon,Money as Debt, portant au jour une gigantesque conspiration monétaire – ce sont les banques privées qui créent la monnaie – dont les termes pouvaient cependant être lus dans n’importe quel manuel d’économie de Première ou de Terminale SES !, jusqu’à la lourde insistance à renommer la loi, d’abord « loi Pompidou » mais pour mieux arriver à « loi Rothschild », où certains ne verront qu’une allusion aux connexions du pouvoir politique et de la haute-finance [3] quand d’autres y laisseront jouer toutes sortes d’autres sous-entendus…

Au milieu de toutes ces scories, un principe de charité politique pourrait cependant voir : 1) ce petit miracle des non-experts se saisissant d’une question à l’évidence technique mais que ses enjeux politiques destinent au débat le moins restreint possible : la monnaie, les banques ; 2) le surgissement, peut-être désordonné mais finalement salutaire, d’interrogations sur la légitimité des taux d’intérêt, le financement des déficits publics, les figures possibles de la souveraineté monétaire, la place adéquate des émetteurs de monnaie dans une société démocratique ; 3) une intense activité polémique, au meilleur sens du terme, avec production kilométrique de textes, lancement de sites ou de blogs, controverses documentées en tous sens, etc. Tout ceci, oui, au milieu d’ignorances élémentaires, de quelques dérapages notoires et de fausses routes manifestes – certains parmi les plus acharnés à dénoncer la loi de 1973 commencent à s’apercevoir qu’ils ont poursuivi un fantôme de lièvre [4] … Mais pourtant comme un exercice collectif de pensée qui vaut en soi bien mieux que toutes ses imperfections, et dans lequel, tout sarcasme suspendu, il faudrait voir un moment de ce processus d’apprentissage typique de l’entrée dans la majorité. Sans surprise, des trébuchements de l’apprentissage les élites installées tirent parti pour refuser l’apprentissage même. On les comprend : il y va précisément de la dépossession des dépossédeurs.

À conspirationniste, conspirationniste et demi !

Mais les appeler « élites », n’est-ce pas beaucoup leur accorder ? Et que valent les élites en questions à l’aune même des critères qu’elles appliquent aux autres ? Répondre complètement à cette question exigerait de reparcourir l’interminable liste des erreurs accablantes de diagnostic, de pronostic, de conseils malavisés, innombrables foirades des experts, calamités « intellectuelles » à répétition, obstination dans l’erreur, passion pour le faux : avec une systématicité qui est en soi un phénomène, tous les précepteurs de la mondialisation néolibérale se sont trompés. Mais puisqu’il est question ici du conspirationnisme, c’est bien sur ce terrain qu’il faut les prendre. Car voilà toute la chose : à conspirationniste, conspirationniste et demi… Où il apparaît que la supposée élite y tombe aussi facilement que le bas peuple ! Qui voudrait faire du conspirationnisme un dérèglement n’aurait alors pas d’autre issue que de constater combien largement il est répandu – et que les frontières sociales sont rien moins qu’hermétiques sous ce rapport.

De ce point de vue c’est peut-être l’affaire DSK qui aura le plus spectaculairement déchiré le voile. Car jamais on n’aura vu théories du complot fleurir aussi allègrement dans les plus hautes sphères du commentariat. Les politiques, surtout du PS, sont évidemment les premiers à y choir, quitte à ce que ce soit sur le mode de la prétérition, ainsi Jean-Christophe Cambadélis dans une déclaration fameuse : « Je ne suis pas un adepte des complots mais…  [5 », suivi comme il se doit par une série de conjectures dont la conspiration est la seule conclusion logique ; Jacques Attali qui d’ordinaire sait bien voir les abîmes de la pensée conspirationniste mais, quand il s’agit de DSK, évoque d’abord l’hypothèse d’une« manipulation » [6] ; François Loncle, député PS qui assure pour sa part« qu’il n’y a pas de complot » [7] mais « un coup monté » [8], c’est très différent. « La thèse du complot se répand sur le web » titre un des articles de Libération [9] – « sur le web », n’est-ce pas, en aucun cas dans les pages du papier… Mais il faut bien l’avouer, jamais on n’aura vu « thèse du complot » si amplement exposée et si aimablement relayée dans les colonnes de la grande presse, quitte à ce que ce soit pour la discuter, voire la réfuter, en tout cas sans qu’il soit jugé indigne cette fois d’en faire la mention ou de ridiculiser ceux dans la bouche de qui elle est d’abord venue.

D’un certain conspirationnisme européiste

Les illustrations les plus spectaculaires cependant ne sont pas forcément les meilleures, et si elle a fait la démonstration édifiante de ce que valent les régulations de la classe oligarchique – à savoir rien – en situation de grande tension – par exemple quand il s’agit de sauver de l’opprobre son meilleur espoir –, l’affaire DSK demeure trop exceptionnelle pour être parfaitement significative. Autrement parlantes les pulsions conspirationnistes qui émaillent à répétition le discours de la crise européenne, à plus forte raison quand elles se donnent libre cours dans l’un des journaux les plus rigoureusement donneur de leçon anti-conspirationniste, Libération, et sous la plume de son journaliste le plus attaché à traîner dans la boue – y compris pour conspirationnisme – toute position de gauche critique de l’Europe telle qu’elle est, Jean Quatremer, auteur par exemple d’un magnifique « Quand l’euroscepticisme mène au conspirationnisme » [10].

Mais voilà : depuis que son objet chéri est en crise et attaqué de toutes parts, Jean Quatremer n’en finit pas de voir des complots partout. « Presse anglo-saxonne », « marchés financiers américains », « agences de notation », « hedge funds » : la monnaie unique européenne, pourtant plus franche que l’or, est la cible de pernicieuses entreprises de déstabilisation délibérée, orchestrées qui plus est par la plus maléfique des entités : « la finance anglo-saxonne ». Pour qui douterait qu’un esprit fondamentalement sain, puisque européen, ait pu ainsi être infecté par la maladie du complot, florilège de titres : « Les agences de notation complices des spéculateurs ? » (21 septembre 2011), « Les marchés financiers américains attaquent l’euro » (6 février 2010), « Comment le Financial Times alimente la crise » (30 mai 2010), « Moody’s veut la peau du triple-A français » (21 novembre 2011), « Les banques allemandes contre la zone euro » (31 juillet 2011), « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro » (29 juillet 2012).

Et l’intérieur est à l’avenant de la devanture : « Il apparaît de plus en plus clair (sic) que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro » [11] – le complot est donc d’abord anglo-saxon. C’est l’imperméabilité à tout argument rationnel qui atteste l’intention concertée de nuire : « le problème est qu’il ne sert à rien d’expliquer que la faillite de la Grèce est totalement improbable » [12], commentaire qui, au passage, prend toute sa saveur avec le recul, et plus encore après que son auteur se fut cru suffisamment clairvoyant pour décerner un « Audiard d’or » à Emmanuel Todd annonçant l’explosion de l’euro [13] – il est vrai que toute prédiction de malheur à l’encontre de l’objet chéri ne peut être, au choix, qu’une grotesque bouffonnerie ou une ignoble trahison.

En tout cas la perfidie anglo-saxonne a de puissants relais, les médias par exemple dont « le biais anti-euro (…) est difficilement contestable » [14], les agences de presse également, à l’image de Reuters et de son « jeu trouble dans la crise de la zone euro » [15]. Ainsi, par inconscience ou par malignité, on ne sait, donc par malignité, « les médias accroissent la panique des marchés ». Pour ce qui est du Financial Times en tout cas, l’explication n’est pas douteuse : « pris dans le sac du mensonge (…) il manipule l’information et colporte des rumeurs » [16] le 26 novembre 2010 – le 30 mai déjà il en était« à son second mauvais coup » [17]. Une année plus tard cependant, « les marchés financiers américains » ne sont plus les seuls agents de la cinquième colonne, ce sont les banques allemandes qui sont occupées à« mettre le feu à la zone euro » [18] – et l’ennemi est maintenant à l’intérieur. Peu importe que jusqu’ici l’Allemagne en (toutes) ses institutions ait été la figure même de la vertu, le vrai moteur de l’Europe, dont le couple avec la France patati patatère – maintenant ce sont des traîtres. La circonscription de la conspiration peut donc varier, mais pas le fait conspirationniste lui-même, puisque la construction monétaire européenne est si parfaitement conçue qu’il faut nécessairement une ligue de forces occultes pour la renverser.

Si le mal organisé est partout, il n’en a pas moins son superlatif en les agences de notation : elles sont les « complices des spéculateurs » [19].« Allons plus loin : qui a déclenché la panique sur la dette française ? Moody’s justement (…) Bref encore une fois les agences viennent donner un coup de main aux spéculateurs pour déstabiliser les marchés » [20]. Il est donc temps de poser la vraie question : « Alors complot des agences de notation qui servent ainsi leurs maîtres principaux, les banques d’affaires, les hedge funds, etc. ? (…) Laurence Parisot, la patronne du Medef en est persuadée » [21]. Bien sûr il reste des amis de l’Europe, donc de Jean Quatremer, qui n’ont pas encore complètement perdu les pédales et tentent de le rattraper. Par fidélité un peu réticente mais impressionné par l’incontestable crédit européen de son interlocuteur, Quatremer cite Jean Pisani-Ferry qui lui explique que les agences ne font jamais que ratifier avec retard des anticipations de longue date incorporées dans les positions des investisseurs… Il lui fallait au moins cette poche à glace pour se persuader que « crier au complot ne sert de toute façon à rien sinon à soulager ses nerfs » [22]. Donc Jean Quatremer a d’abord très fort envie de crier au complot – si fort que ça s’entend à longueur de billets –, puis, instruit par ses précepteurs de toujours, se convainc, mais difficilement, qu’il ne sert à rien d’y céder – moyennant quoi ses nerfs ne sont qu’à demi-soulagés, raison pour laquelle il y revient sans cesse.

Hedge Funds, médias, presse anglo-saxonne, agences de presse, marchés financiers américains, agences de notation, partout des malfaisants ligués contre l’objet chéri. De cette sorte de crumble intellectuel, les agences de notation sont peut-être l’ingrédient le plus caractéristique, boucs émissaires périphériques de toute une structure qui s’exprime par elles [23] – mais qu’évidemment on ne mettra jamais en question. Car les agences de notation, comme dans une moindre mesure la presse financière, sont les agents les plus représentatifs de la finance déréglementée comme pouvoir de l’opinion – l’opinion des investisseurs s’entend, et exclusivement celle-ci, mais opinion d’une foule traversée de croyances, très faiblement régulées par la rationalité, et pourtant base de jugements, le plus souvent mimétiquement polarisés, à partir desquels des masses immenses de capitaux sont mises en mouvement. Il faudrait donc expliquer à Jean Quatremer que la finance libéralisée, si constamment encouragée par la construction européenne, c’est cela même !, que dans cet ensemble, il entre constitutivement, et non accidentellement, rumeurs, erreurs, errances, absurdités, idées fausses, informations biaisées – Jean Quatremer s’est-il jamais ému pendant toutes les belles années qu’on voie d’incertaines start-up comme des eldorados de profit, ou bien la finance structurée comme la martingale définitive contre le risque de crédit, et l’explosion des titres adossés à l’endettement des ménages comme une géniale trouvaille ? De ce point de vue, et erreur pour erreur, les marchés sont sans doute plus près du vrai en anticipant la décapilotade de l’euro, qu’ils ne l’étaient alors…

Mais dans la vision du monde de Jean Quatremer, la finance est bonne… jusqu’à ce qu’elle s’en prenne à son talisman. On lui fera néanmoins observer qu’il y a une certaine logique, et comme une justice immanente, à ce que l’Europe modèle Maastricht-Lisbonne qui a sans relâche promu la finance périsse par la finance. Car enfin qui a fait le choix de remettre entièrement les politiques économiques entre les mains de ce pouvoir déréglé qu’est la finance libéralisée ? Qui a décidé d’instituer les marchés obligataires comme puissance disciplinaire en charge de la normalisation des politiques publiques ? Qui a voulu constitutionnaliser la liberté de circulation des capitaux qui offre à ce régime son infrastructure ?

Non pas les agents du mal mais la force des structures

En fait c’est là la chose que Jean Quatremer a visiblement du mal à comprendre – déficience par quoi d’ailleurs il verse immanquablement dans le conspirationnisme, qu’il dénonçait chez les autres à l’époque où « tout allait bien » (pour lui) –, les crises s’expliquent moins par la malignité des agents que par l’arrivée aux limites des structures. Il est vrai qu’ayant toujours postulé la perfection de son objet, donc l’impossibilité de sa crise, il n’a pas d’autre hypothèse sous la main pour en penser la décomposition : celle-ci ne peut donc être que le fait des méchants (et des irresponsables : Grecs, Portugais, Espagnols…).

Or on peut dire de la construction européenne la même chose que de n’importe quelle autre configuration institutionnelle : les comportements, même destructeurs, des agents n’y sont pas le fait d’un libre-arbitre pervers mais de leurs stratégies ordinaires telles qu’elles ont été profondément conformées par l’environnement structurel dans lequel on les a plongés… quitte à ce que ces structures, laissées à leur simple fonctionnement, produisent in fine leur propre ruine : la Deutsche Bank lâche la dette italienne, non par trahison anti-européenne [24], mais par simple fidélité à la seule chose qu’elle ait à cœur : son profit – et si l’on veut des banques qui aient à cœur d’autres choses, il va falloir se pencher sur leurs statuts autrement que par fulmination et vœux pieux interposés. De même, les spéculateurs spéculent… parce qu’on leur a aménagé un terrain de jeu spéculatif ! Rumeurs et informations incertaines y prennent des proportions gigantesques parce que ce terrain de jeu même institue le pouvoir de l’opinion financière, etc.

Sans doute, poussés comme n’importe quels médias par les forces pernicieuses de la concurrence, de la recherche effrénée du scoop et de la primeur, le FT a-t-il parfois lâché trop vite quelques informations foireuses,Reuters des confidences biaisées ou mal recoupées, mais ni plus ni moins que Libération ou Jean Quatremer lui-même qui n’hésite pas, par exemple, à donner audience à des études aux bases les plus incertaines à propos de la sortie de la Grèce, tout droit tirées des bons soins de la banque UBS [25], son fournisseur attitré, dont l’objectivité et la neutralité sont d’évidence incontestables… Qu’UBS batte la campagne, qui plus est sans doute au service de ses propres positions spéculatives, la chose lui est tout à fait négligeable, l’important est qu’UBS la batte dans le bon sens.

Le monde de la finance a pour propriété que n’importe quelle information est potentiellement porteuse d’effets terriblement déstabilisants, non parce que de machiavéliques émetteurs les ont voulues ainsi mais, en dernière analyse, parce qu’elles sont saisies par les forces immenses de la spéculation qui ont le pouvoir de faire un tsunami d’une queue de cerise. Si Jean Quatremer fantasme une finance dont tous les acteurs observeraient en toutes circonstances le grand calme olympien de la rationalité pure et parfaite, il faut lui dire qu’il fait des rêves en couleur. Encore faudrait-il, pour s’en apercevoir, qu’il daigne faire quelques lectures d’histoire économique, évidemment d’auteurs qui auraient fort le goût de lui déplaire, des gens comme Minsky, Kindleberger, Keynes ou Galbraith, lesquels, instruits des catastrophes passées, n’ont cessé de montrer que la finance de marché estpar constructionpar essence, le monde du déchaînement des passions cupides, de l’échec de la rationalité et du chaos cognitif. Et qu’en réarmer les structures, comme l’Europe l’a fait avec obstination à partir du milieu des années 1980, était le plus sûr moyen de recréer ces désastres du passé.

Entre une nouvelle, aussi factuelle soit-elle, et le mouvement subséquent des marchés, il y a toujours l’interprétation – celle des investisseurs –, et c’est par cette médiation que s’introduit la folie, particulièrement en temps de crise où la mise en échec des routines cognitives antérieures alimente les anticipations les plus désancrées. L’Europe a fait le choix de s’en remettre à cette folie-là. Et Quatremer s’étrangle de rage stupéfaite qu’elle en crève… Comme rien ne peut le conduire à remettre en cause ses objets sacrés – les traités, la règle d’or, Saint Jean-Claude et son vicaire Mario –, il ne lui reste que les explications par le mal, un équivalent fonctionnel des hérétiques ou des satanistes si l’on veut. Aussi se meut-il dans une obscurité peuplée d’agents qui fomentent des « mauvais coups » et mènent« un jeu trouble », un underworld de « complices » et d’incendiaires. Si difficile soit-il de s’y résoudre, il faudra pourtant bien admettre que la construction européenne s’effondre selon la pure et simple logique qu’elle a elle-même instituée. Elle n’est pas la proie d’une conjuration du mal : elle tombe toute seule, du fait même de ses tares structurelles congénitales et sous l’effet des forces aveugles qu’elle a elle-même installées – et s’en prendre répétitivement, comme à des incubes, aux agents variés qui n’en sont que les opérateurs (Hedge Funds, banques et agences) est le passeport pour l’asile de l’ignorance.

Mais il y a des aggiornamentos trop déchirants pour être consentis aisément, et des investissements psychiques trop lourds pour être rayés d’un trait de plume, aussi faut-il attendre l’infirmation définitive par le réel pour que se produise le premier mouvement de révision – et encore… On en connaît qui persistent à croire que la défaite de 40 est la faute du Front Populaire… Entre temps tous les moyens sont bons, y compris ceux de la stigmatisation complotiste, pour ravauder comme on peut le tissu de la croyance menacée de partir en lambeaux. Si l’euroscepticisme du peuple mène au conspirationnisme, il semble que l’eurocrétinisme des élites y conduise tout aussi sûrement…

Frédéric Lordon – 24/08/2012 – La pompe à phynance

Notes

[1] Le coefficient de leviérisation désigne le multiple de dette, par rapport à ses fonds propres, qu’une banque peut contracter pour financer ses positions sur les marchés.

 

[2] Lire, dans l’édition de septembre du Monde diplomatique, en kiosques le mercredi 29 août, Richard Hofstadter, « Le style paranoïaque en politique ».

 

[3] Puisqu’avant de devenir Premier ministre, Georges Pompidou a été banquier d’affaire chez Rothschild. On remarquera tout de même que, banquier, il cesse de l’être en 1958 quand il devient directeur de cabinet de De Gaulle et que ladite loi date de 1973…

 

[4] Voir à ce sujet les contributions à la journée « Création monétaire » des Economistes Atterrés du 24 mars 2012, en particulier le texte d’Alain Beitone, « Idées fausses et faux débat à propos de la monnaie. Réflexion à partir de la “loi de 1973” ».

 

[5] 15 mai 2011.

 

[6] Cité in Libération, « DSK, la thèse du complot se répand sur le web », 15 mai 2011.

 

[7France Info, 2 juillet 2011.

 

[8LCI, 3 juillet 2011.

 

[9Libération, 15 mai 2011.

 

[10Libération, blog Coulisses de Bruxelles, 24 septembre 2008. Sauf indication contraire, tous les titres qui suivent correspondent à des billets de ce blog.

 

[11] « Les marchés financiers américains attaquent l’euro », 6 février 2010.

 

[12Id.

 

[13] « Emmanuel Todd, Audiard d’or 2011 », 1er janvier 2012.

 

[14] « Comment le Financial Times alimente la crise », 30 mai 2010.

 

[15] « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro », 29 juillet 2012.

 

[16] « Comment les médias accroissent la panique des marchés », 26 novembre 2010.

 

[17] « Comment le Financial Times… », op. cit.

 

[18] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

 

[19] « Les agences de notation complices des spéculateurs ? », 21 septembre 2011.

 

[20] « Moody’s veut la peau du triple A français », 21 novembre 2011.

 

[21] « Les agences… », op. cit.

 

[22Id.

 

[23] Pour quelques développements sur cette question : « Extension du domaine de la régression », Le Monde Diplomatique, avril 2011 ; « Les gouvernement sont soumis au règne de l’opinion financière] », Marianne, 13 août 2011.

 

[24] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

 

[25] « C’est Hotel California : une fois entré dans l’euro, on ne peut plus en repartir », 3 octobre 2011.

 

 

http://www.les-crises.fr/conspirationnisme-lordon/

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AIDE À LA RÉBELLION SYRIENNE : UNE PLAINTE DÉPOSÉE CONTRE FABIUS. Le blog de Jocelyne Galy.

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

26 décembre 2013

AIDE À LA RÉBELLION SYRIENNE : UNE PLAINTE DÉPOSÉE CONTRE FABIUS

 

Sur LIBERATION

 

 

Aide à la rébellion syrienne : une plainte déposée contre Fabius

AFP 28 novembre 2013 à 18:36

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius arrive à Genève le 8 novembre. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius arrive à Genève le 8 novembre. (Photo Fabrice Coffrini. AFP)

 

 

Un collectif d'avocats veut traduire Laurent Fabius devant la Cour de justice de la République, pour «complicité» de crimes commis par la rébellion syrienne.

Un collectif d’avocats a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius devant la Cour de justice de la République (CJR) pour «complicité» de crimes commis par la rébellion syrienne. L’entourage du ministre a indiqué ne pas être au courant de cette plainte.

Ces plaintes ont été déposées au nom de trois Syriens qui dénoncent des crimes commis à Damas et Lattaquié, a précisé à l’AFP Damien Viguier, un des membres de ce collectif qui comprend des avocats de différentes nationalités (mais pas syrienne).

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L’un des plaignants explique ainsi que le village près de Lattaquié dans lequel il s’était réfugié avec sa famille pour fuir des attentats ayant visé son quartier à Damas a été envahi «le 4 août 2013 à 4h30 du matin (par) des bandes djihadistes salafistes armées jusqu’aux dents». Pendant cette attaque «étaient mutilés et tués de la manière la plus ignoble» notamment son père et trois de ses frères, tandis que son épouse et ses quatre enfants «étaient kidnappés» et qu’il reste sans nouvelles depuis.

Une autre plaignante indique qu’après avoir participé à des manifestations pro-régime, elle a commencé à recevoir des menaces, par internet ou graffitées sur le mur de sa maison de Damas, et que sa famille a été plusieurs fois la cible d’attaques, dont une en juin 2012 dans laquelle deux de ses fils ont été tués.

Le dernier plaignant dénonce le «massacre» le 10 septembre dernier de sa mère, son frère et sa belle-soeur dans l’attaque de leur village par les «hordes de Jabat al-Nosra», groupe jihadiste affilié à al-Qaïda.

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Selon Me Viguier, l’accusation de complicité vise «l’instigation, la provocation» à commettre ces crimes (notamment assassinat et enlèvement dans les cas visés) que constituent selon lui une série de déclarations du chef de la diplomatie française. Ces dernières, prononcées par un ministre en exercice, aboutissent selon l’avocat à«encourager les exactions en les légitimant».

Les plaintes visent notamment une déclaration du 17 août 2012 de Laurent Fabius, après la visite d’un camp de réfugiés syriens en Turquie : «Après avoir entendu les témoignages bouleversants des personnes ici (...) quand on entend ça et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : M. Bachar al-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre».

Sont également visés l’appel le 14 mars «aux Européens, maintenant, de lever l’embargo (sur les armes ndlr) pour que les résistants aient la possibilité de se défendre», et celui du 22 août, après les premières informations faisant état de l’utilisation d’armes chimiques par le régime près de Damas, quand Laurent Fabius avait plaidé pour«une réaction de force».

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Le collectif d’avocats a rencontré les plaignants à l’occasion d’un voyage en Syrie en octobre «à l’invitation du bâtonnier du barreau de Damas», qui les leur a présentés, a indiqué Me Viguier.

La CJR a confirmé le dépôt de ces plaintes, dont la recevabilité devra maintenant être étudiée par sa commission des requêtes, composée de magistrats de la Cour de cassation de la Cour de comptes et du Conseil d’Etat, premier filtre avant un éventuel examen par la commission d’instruction.

AFP

 

Posté par Jocegaly 
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NON au LICENCIEMENT de Christian GARRETTE, facteur à Annecy, militant syndical depuis 18 ans: Signez la pétition !

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme

J’ai eu l’occasion d’entendre Christian Garrette au rassemblement des Glières en mai 2011. Son engagement militant pour la défense du service public de la poste lui valait déjà des ennuis avec sa direction. Depuis, ce service public crée par Louis XI, excusez du peu, s’enfonce de plus en plus vers la marchandisation libérale.

 

Notre modèle social hérité de la Résistance se trouve violemment attaqué. La chasse au syndicalisme de lutte se fait de plus en plus forte chaque année. Christian Garrette est touché de la plus vile façon (lien). Le licenciement est la violence extrême de ce capitalisme du désastre.

 

Il appartient à chacun de nous de réagir face à ces méthodes barbares. La pétition, que je vous invite à signer et à faire connaitre autour de vous, relève de ce combat salutaire contre ce totalitarisme inacceptable.

 

 

Bien cordialement et joyeuses fêtes.

 

Lucien PONS.

 

 

NON au LICENCIEMENT de Christian GARRETTE, facteur à Annecy, militant syndical depuis 18 ans : Signez la pétition !


Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour partager ce lien avec tous vos contacts:

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Directeur_de_la_DOTC_0174_Monsieur_le_Ministre_du_travail_Lannulation_de_toutes_sanctions_a_lencontre_de_Chr/?tPhzDab

Ensemble, provoquons le changement,


---
Voici la pétition à envoyer à vos amis:

Monsieur le Directeur de la DOTC 01/74
Monsieur le Ministre du travail
: Libertés et service public en danger!


Notre camarade Christian GARRETTE, facteur au centre de distribution d'Annecy, militant syndical depuis 18 ans et également conseiller du salarié depuis le mois de mai est de nouveau en ligne de mire de sa direction. Il est aujourd'hui pour la deuxième fois en dix jours menacé de licenciement pour la seule faute de ne pas accepter le travail non rémunéré et l'impossibilité d'effectuer la distribution dans le respect du temps légal de travail. D'autres comme lui, ont été ou sont sous le joug de la répression. Licencié le 9 décembre 2013, réintégré sur décision de justice le 21 de ce même mois, Christian est écarté de nouveau de son travail ce même jour par une mise à pied le temps que l'inspecteur du travail mène son enquête. En claire La Poste décide de poursuivre la procédure de licenciement.
Le 25 mai 2011, le directeur de la direction courrier 01/74 lui infligeait déjà un mois de mise à pied, réprimant ainsi des libertés d'expression et syndicales pratiquées pourtant depuis longtemps au sein de l'établissement. Le 4 juillet 2012, le conseil des prud'hommes d’Annecy annulait la sanction de mise à pied.

Chacun est en mesure de constater au quotidien, la dégradation du service public postal. Comment pourrait-il en être autrement quand plus de 90 000 emplois ont été supprimés depuis 2002 au niveau national. La politique libérale de La Poste, société anonyme depuis mars 2010, entend faire payer la note des réorganisations successives aux usagers et aux postiers qui n'acceptent pas que le service public postal devienne une marchandise comme une autre et qui défendent l'idée d'une répartition démocratique des richesses dont la seule source est le travail.

Nous, citoyens, exigeons l'annulation de toutes sanctions à l'encontre de Christian GARRETTE et des autres postiers frappés de déni de liberté d'expression et d'entraves aux droits du travail.

Nous exigeons des créations d'emplois significatives afin d'adapter le travail à l'homme et non l'inverse, afin de répondre aux besoins des populations en service public postal :
- besoins de bureaux de poste de plein exercice, de proximité
- besoins de distribution du courrier, des recommandés et des colis dans tous les foyers 6 jours sur 7

CGT FAPT 74


http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Directeur_de_la_DOTC_0174_Monsieur_le_Ministre_du_travail_Lannulation_de_toutes_sanctions_a_lencontre_de_Chr/?tPhzDab

Bonjour.

 

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Le socialisme et le gouvernement actuel. Trois vidéos qui mettent en évidence les renoncements assumés par ce dernier. Elles sont de fin 2012, qu'en est-il aujourd'hui?

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation

Le socialisme et le gouvernement actuel. Trois vidéos qui mettent en évidence les renoncements assumés par ce dernier. Elles sont de fin 2012, qu'en est-il aujourd'hui?

 

 

Bonjour.

 

 

Histoire de bien terminer l’année je vous propose un retour fin 2012, Cela redonnera le moral aux plus pessimistes. Le changement annoncé pendant la campagne n’a pas eu lieu en 2012, il n’y a rien eu en 2013. En appliquant l’adage « le changement dans la continuité », on s’aperçoit que le changement promis sera reprogrammé pour 2017 ! Ouf, on est rassuré ! L’austérité de gauche est meilleure que l’austérité de droite ! Un autre dicton en guise de vœux pour 2014 « La misère est moins dure au soleil », c’est donc moins difficile lorsque c’est la gôche qui l’installe dans notre doux pays ! 

 

Je vous propose une vidéo très intéressante concernant le bilan du gouvernement Hollande en décembre 2012.

Publiée le 17 déc. 2012. Une vidéo à retrouver sur http://blogdenico.fr
En seulement 6 mois, de tournants en reculades, Hollande et son gouvernement appliquent un programme libéral, qui ravit le patronat et la finance, mais les éloigne du peuple de gauche qui les a élus. Compétitivité, TVA, rigueur, Florange, réforme bancaire, la liste est déjà longue des renoncements à imaginer des alternatives.

 

Autre vidéo intéressante prise dans le blogdenico, mon ennemi est la finance, je suis socialiste, etc. …, c’est le moment de le montrer ! La suite ici.

Publiée le 5 oct. 2012. Le point de vue  de l’auteur sur la crise européenne, les politiques mises en œuvre depuis deux ans et leur échec, le TSCG qui va graver cela dans le marbre, et l'attitude des socialistes qui dans leur majorité vont cautionner une fois de plus une Europe libérale et anti-démocratique. Une vidéo à retrouver sur http://blogdenico.fr

 

Retour vers le futur, écoutons les oracles de 1984 (non ce n’est pas Georges Orwell, encore que…).

Publiée le 5 févr. 2013Une vidéo à retrouver sur http://blogdenico.fr
Attali et Minc, nos deux phares de la pensée intellectuelle française, étaient déjà là en 1984, en plein tournant de la rigueur, pour expliquer la crise aux français. La crise, opportunité pour faire les efforts nécessaires et libéraliser, un discours qui a traversé les années et s'est amplifié jusqu'à aujourd'hui.

 

 

 

Bien cordialement.

 

Lucien PONS.

 

 

NOTA (J’ai dû m’y reprendre à deux fois, il me semblait qu’il y avait un [T] à NOTA[T] ! ):

Pour les inconditionnels d’Alain Minc (et ils sont très nombreux !), un vrai bijou, une pièce rare, à consommer avec modération pendant les fêtes : Alain Minc, (« le visiteur du soir », « l’homme qui parlait à l’oreille des puissants »), dans l’émission  « On n’est pas couché »,édifiant! la vidéo est  ici

 

 

 

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L’année 2013 a témoigné d’une multiplication sans précédent des colonies israéliennes en Cis­jor­danie et à Jérusalem-Est.

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël et la Palestine

 

Le lourd bilan des colonies

Aliaa Al-Korachi, hebdo Al-Ahram, jeudi 26 décembre 2013

L’année 2013 a témoigné d’une mul­ti­pli­cation sans pré­cédent des colonies israé­liennes en Cis­jor­danie et à Jérusalem-Est.

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En 2013, le nombre de colonies s’est mul­tiplié sur les ter­ri­toires pales­ti­niens. (Photo : AFP)


Durant le premier semestre de l’année 2013, le nombre de colonies a pro­gressé de 70 % par rapport à la même période de 2012. Selon les chiffres d’une orga­ni­sation israé­lienne opposée à la construction des colonies,1 708 loge­ments ont été bâtis entre janvier et juin 2013 en Cis­jor­danie et à Gaza, contre 995 en 2012. Le nombre de colonies a continué à grimper tout au long de l’année. Le 19 novembre, Israël a donné le feu vert pour la construction de 829 loge­ments dans des colonies de Cisjordanie.


La popu­lation dans ces implan­ta­tions aug­mente d’ailleurs plus vite que dans le reste du pays. La popu­lation des colonies israé­liennes de Cis­jor­danie a connu une hausse de plus de 2 % au premier semestre 2013, soit une crois­sance deux fois supé­rieure à celle enre­gistrée en Israël, selon les chiffres officiels.


De plus, le nombre d’habitants des « petites » colonies isolées de Cis­jor­danie, qui pour­raient être déman­telées dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec les Pales­ti­niens, a lui aussi aug­menté de 1,7 % durant l’année 2013.


Selon les spé­cia­listes, l’Etat hébreu a tout fait pour expulser les Pales­ti­niens et accroître la pré­sence juive en Cis­jor­danie. Les Pales­ti­niens se voient refuser les permis de construire alors que les achats de pro­priétés par des juifs israé­liens et l’installation de colons se mul­ti­plient au coeur des quar­tiers pales­ti­niens. Un récent rap­port de l’Onu révèle ainsi que70 % des démoli­tions au sein de la ville sainte concernent des rési­dents pales­ti­niens. Les taxes imposées aux Pales­ti­niens sont très élevées, alors que les ser­vices publics sont quasi absents de leurs quar­tiers. « Ainsi, bien que les Pales­ti­niens consti­tuent environ 37 % de la popu­lation de Jéru­salem, la muni­ci­palité de la ville ne dépense pas plus de 10 % de son budget total dans les zones pales­ti­niennes », relève le rapport de l’UE. Selon le rapport, la colo­ni­sation « met en péril les pers­pec­tives phy­siques de création d’un Etat pales­tinien viable » et rend « les compro­mis néces­saires à la paix plus dif­fi­ciles à mesure que la popu­lation des colonies aug­mente ». La colo­ni­sation est « sys­té­ma­tique, déli­bérée et pro­vo­ca­trice », affirme en outre le document.


Une situation qui ne semble pas prête de s’ar­rêter, puisque le premier ministre israélien, Benyamin Neta­nyahu, vient de déclarer : « Nous ne ces­serons pas un seul instant de bâtir notre pays, de nous ren­forcer, et de déve­lopper (…) les implan­ta­tions ». Furieux à l’encontre de son allié amé­ricain après la signature de l’accord nucléaire avec Téhéran, Neta­nyahu a fait cette décla­ration au moment où, selon le quo­tidien israélien Haaretz, Washington a demandé à Israël de ne pas lancer de nou­veaux appels d’offres de loge­ments de colons en Cis­jor­danie occupée et à Jérusalem-Est annexée, parallèle­ment à la libé­ration de 26 pri­son­niers palesti­niens prévue le 29 décembre, dans le cadre des négo­cia­tions de paix. Lors de la pré­cé­dente vague de libé­ra­tions de pri­son­niers pales­ti­niens, le 30 octobre, Israël avait fait lancer des plans de construction de5 000 loge­ments en Cis­jor­danie occupée et à Jérusalem-Est annexée.


Pour Amany Al-Tawil, cher­cheuse au Centre des Etudes Poli­tiques et Stra­té­giques (CEPS) d’Al-Ahram, les pays arabes se sont éloignés de la cause pales­ti­nienne à cause du Prin­temps arabe, ce qui a donné l’occasion à Israël de s’emparer de plus en plus de ter­ri­toires palesti­niens. Les pour­parlers autour de la solution finale n’aboutiront à rien, puisque la mise en chantier des colonies se poursuit.

Pourtant, la réaction inter­na­tionale semble dif­fé­rente cette année. On entend, pour la pre­mière fois, un res­pon­sable amé­ricain, John Kerry, parler de « colonies illé­gi­times ». L’Union euro­péenne, pour sa part, va entamer, le 1er jan­vier 2014, une cam­pagne de boycott des pro­duits en pro­ve­nance des colonies.


 

Selon Amany Al-Tawil, ces pres­sions interna­tionales sont sans effet, et les Etats-Unis ne pos­sèdent pas de méca­nismes réels pour faire pression sur Israël, à cause du lobby juif qui sou­tient la colo­ni­sation. « Quant à l’Union euro­péenne, elle sanc­tionne seulement les colonies israé­liennes, mais pas l’Etat qui les a créées », conclut-elle.

 

http://www.france-palestine.org/Le-lourd-bilan-des-colonies

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Concurrence, la grande arnaque [André Bellon]

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

andre-bellon-pour-constituante.jpgSuite à la grande crise de 1929 et aux débats auxquels elle a donné lieu, une vision naïve de la concurrence comme moteur du développement semblait remisée au magasin des accessoires. La pensée libérale simpliste, suivant laquelle la confrontation des intérêts individuels conduit naturellement à la satisfaction de l’intérêt général et amène les individus à produire ce dont la société a besoin, n’était plus qu’une conception parmi d’autres. L’État devenait alors considéré, par des penseurs tels que J.M.Keynes, comme un acteur majeur du développement économique et social. La responsabilité individuelle ne se regardait plus seulement au travers de l’égoïsme, mais par l’action en tant que citoyen.

 

Les années 70/80 ont détruit tous les acquis qui s’étaient imposés après la seconde guerre mondiale. Certes, l’effondrement de l’URSS y a poussé, suivi par l’alignement des partis socio démocrates sur les positions ultra libérales. En fait la pensée libérale, suivant laquelle le marché avec pour moteur la concurrence était le garant du développement, s’est retrouvé sans opposition sérieuse.

 

La question aujourd’hui n’est donc plus de savoir si la concurrence est positive ou non, mais de savoir si on a le droit de mettre en cause un discours accepté par tous les porte-paroles officiels.

 

En ce sens, il n’est pas question d’opposer réforme et révolution, mais de cesser d’assimiler réforme et acceptation des diktats officiels. Les « réformes » imposées par les organes de la mondialisation, en particulier par l’Union européenne, censés promouvoir le développement économique, la baisse des prix et le bien-être social, se révèlent pousser à la diminution du pouvoir d’achat, au chômage et à la régression sociale.

 

La vraie question est, en fait, que, par le biais du discours sur la concurrence libre et non faussée, tout espace de débat politique sérieux disparaît. L’économie n’est plus politique, l’économie officielle est devenue « La politique ».

 

Face aux défis de la période, à la nécessité de mobiliser les forces, le concept de concurrence, alpha et oméga des nouveaux traités, en particulier européens, doit céder une place nouvelle à l’intérêt public. Dans ce cadre, le vrai débat, le seul qui s’impose, est celui sur la refondation de la démocratie. 

 

André Bellon  

Ancien député socialiste, président de l'Association pour une Constituante

 

source: http://www.newsring.fr/

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’L’Europe détruit-elle les acquis du Conseil National de la Résistance ? Entretien de Anne-Cécile Robert sur Radio Béton.

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation .

’L’Europe détruit-elle les acquis du Conseil National de la Résistance ? Entretien de Anne-Cécile Robert sur Radio Béton

vendredi 27 décembre 2013 
par  Anne-Cécile Robert 
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Anne-Cécile Robert a donné une conférence à Tours le 22 novembre 2013, à l’invitation des amis du Monde Diplomatique, sur le thème ’L’Europe détruit-elle les acquis du Conseil National de la Résistance ?"

A cette occasion, elle a donné un entretien à Radio Béton, une Radio associative locale. On peut écouter celui-ci par le lien suivant :

http://www.polemixetlavoixoff.com/v...

*

JPEG - 2.2 koLe programme du CNR fut décisif, sous l’Assemblée Constituante d’après-guerre, pour rédiger le projet d’avril de la Constitution de 1946, qui a abouti finalement à la Constitution d’octobre de la IVème République, dont le préambule est, aujourd’hui et non sans paradoxes, toujours en vigueur dans notre Constitution, quitte à ce que les principes et les dispositions qui y sont présentées soient fortement contrariés par le cadre constitutionnel et économique actuel : http://www.legifrance.gouv.fr/Droit...

 

 

Sur le site www.pouruneconstituante et par le lien http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article800

 

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Pour réduire le « coût du travail », le gouvernement « socialiste » veut remettre en cause le financement de la Sécurité Sociale par les cotisations sociales !

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale

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Pour réduire le "coût du travail", le gouvernement précise son objectif de supprimer le financement de la sécurité sociale par cotisations (salaire différé)

 

Le Premier Ministre vient de saisir le Haut Conseil du financement de la protection sociale d’une mission de réflexion sur les « modalités envisageables de réduction des prélèvements sociaux pesant sur le coût et les revenus du travail ». Le Haut Conseil devra présenter,  en mai 2014,  des propositions à articuler à « la remise à plat de la fiscalité que le gouvernement a engagée». Elles s’ajouteront  à celles du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) qui ont d’ores et déjà baissé le coût du travail de 20 milliards d’euros par an.

 

 

L’accord sur la formation professionnelle du 14 décembre 2013 prévoit  lui aussi la diminution  de 0,6 point des cotisations payées par les employeurs. En outre, si  en application de la récente loi Ayrault, les cotisations retraite des salariés comme des patrons vont chacune augmenter de 0,15 point,  pour les patrons l’augmentation sera intégralement compensée par la baisse équivalente de la cotisation de la branche famille, prise en charge par l’État au moyen d’une hausse de la TVA.

 

 

Ce financement de la protection sociale par l’impôt au lieu de cotisations assises sur le seul salaire avait déjà présidé à la création de la CSG et correspond à une vieille revendication du MEDEF. C’est aussi la conception de l’OCDE et de l’Union européenne qui assimilent d’une part impôts et cotisations, d’autre part dépenses de l’État et dépenses des organismes de sécurité sociale. Côté syndical, FO et CGT critiquent l’objectif de remise en cause du financement par les cotisations de l’assurance-maladie et des prestations familiales, tandis que CFDT, CFTC et CGC y sont favorables.

 

source:POI

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Nouveaux raids israéliens sur Gaza au soir de ce jeudi 26 décembre 2013.

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël et la Palestine

 Nouveaux raids israéliens sur Gaza

Bonjour à tous,

Il pleut des bombes sur Gaza comme vous pouvez voir sur ces photos. Une petite fille de 3 ans dans le ce camp de Magazi( que je connais) est morte.

Y a t-il des manifestations prévues en France contre ces bombardements?

Pouvons nous festoyer tranquillement devant les massacres à Gaza?

Amicalement à tous,

Maya


Nouveaux raids israéliens sur Gaza au soir de ce jeudi 26 décembre 2013.

 

L'aviation israélienne bombarde de nouveaux la bande de Gaza

 

L'armée israélienne poursuit ses attaques contre les civils de Gaza

 

cinq lieux ont été bombardés au centre et au sud de la bande de Gaza

 

La ville de Gaza a été visée par ces raids

 

4 blessés jusqu'à maintenant

 

Les avions militaires israéliens sont toujours dans le ciel de Gaza

 

L'armée israélienne continue d'envoyer les cadeaux de Noël aux enfants de Gaza

 

Ça ne suffit pas le blocus et la tempête, l'armée israélienne veut gâter les Gazaouis par ses bombes

 

L'armée israélienne veut envoyer ses souhaits du nouvel an aux Gazaouis par des bombes et des missiles 

 

Jusqu'à quand ces agressions israéliennes permanentes contre les civils de Gaza ?

 

Où le monde dit libre ?

 

Qui osera dire à Israël d'arrêter ces attaques sanglantes contre la population civile de Gaza?

 

Malgré ces nouvelles attaques israéliennes, notre population est confiante

 

Malgré ces bombes, nous sommes plus que jamais déterminés

 

Nous résisterons et nous existerons.

 

 

 

 

 

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Syrie : la résistance d’Assad, l’échec des Etats-Unis et le cauchemar des Saoudiens.

27 Décembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 Syrie : la résistance d’Assad, l’échec des Etats-Unis et le cauchemar des Saoudiens

 

 

 

IRIB- les dirigeants saoudiens ont dépensés des milliards de pétrodollars pour créer des groupes takfiris qui ont commis des crimes impardonnables en Syrie. 

Ces groupes n’ont pourtant pas réussi à renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad. Par ailleurs les Etats-Unis ont échoué à unifier les opposants au gouvernement de Damas. Les rêves de Riyad se transforment alors en un véritable cauchemar.

 

Dès le début de la crise en Syrie, le régime saoudien a accordé son soutien financier et militaire aux groupes d’opposition syriens, et en coordination avec le Qatar et la Turquie et certains pays occidentaux, il a formé des groupes terroristes très dangereux de tendance salafiste et takfiri, qui ont semé la terreur et le chaos en Syrie. En y consacrant des sommes colossales, les dirigeants saoudiens et leurs alliés croyaient pouvoir renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad en trois mois de six mois. Mais la crise a duré plus de trois ans, et la résistance des Syriens a jeté à l’eau tous les projets de Riyad. Depuis quelques mois, la donne a changé de manière significative en Syrie où l’armée et le gouvernement ont pris le dessus, mettant dans une situation très difficile les mercenaires étrangers qui commettent des crimes inhumains les plus barbares contre le peuple syrien.

 

Cependant, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie continuent à soutenir les terroristes takfiris, et mettent des entraves devant toutes les initiatives régionales et internationales qui visent à trouver une issue pacifiques pour mettre fin à la guerre civile en Syrie. Il est curieux de les voir aussi verser avec hypocrisie des larmes de crocodile pour les souffrances des Syriens.

 

Récemment, Omar al-Sabaileh, analyste arabe, a écrit un article lequel estime que la poursuite de la résistance de l’armée et du  gouvernement syriens aux exactions de l’axe régional et international qui s’est formé contre le président Bachar al-Assad, a transformé les rêves des dirigeants saoudiens en un véritable cauchemar.

 

L’auteur évoque aussi le rôle très important de la Russie dans les événements qui se produisent en Syrie, et estime que grâce à sa diplomatie très subtile, Moscou a réussi à faire de la crise intérieure de la Syrie et de ses conséquences régionale, une véritable affaire internationales. Cette réussite diplomatique du Kremlin se manifeste sous forme de la formation de la conférence internationale de Genève 2 pour montrer que le règlement de la crise en Syrie est bel et bien une affaire internationale qui nécessiterait la réorganisation de tous les dossiers et les problèmes du Moyen-Orient restant insolubles depuis longtemps.

 

Dans ce cadre, Moscou estime que le règlement de la crise en Syrie doit passer par le Conseil de sécurité de l’ONU et du projet mondial de la lutte contre le terrorisme, ce qui justifie l’intervention des grandes nations dans le règlement de la crise syrienne. La position du Kremlin a été d’ailleurs renforcée par le partenariat qui a pris forme entre les Etats-Unis et la Russie pour mettre fin aux violences en Syrie.

 

Cet analyste arabe fait allusion ensuite aux divergences accrues parmi les groupes terroristes takfiris soutenus par l’Arabie saoudite. Il estime que dans le même temps, les efforts des Etats-Unis pour trouver une formule acceptable pour unifier les groupes d’opposition au gouvernement syrien ont tous échoué. Selon des sources diplomatiques, l’ambassadeur des Etats-Unis à Damas, Robert Ford, a été chargé de demander clairement aux opposants syriens de créer une délégation de douze membres avec une composition très précise : deux représentants de l’opposition intérieure, deux représentants de l’opposition extérieure,  deux représentants des groupes armés, un représentants alaouite, un Kurde, et quatre représentants de la société civile syrienne. Selon Omar al-Sabaileh, l’objectif des Etats-Unis d’imposer la composition de cette délégation aux opposants syriens est d’empêcher Moscou de dicter sa vision à la conférence internationale de Genève 2, notamment en ce qui concerne la demande du Kremlin portant sur la présence de l’Iran à cette réunion internationale.

 

Cela intervient alors que toutes les grandes puissances dont les Etats-Unis, savent que la participation iranienne au processus de Genève 2 est nécessaire, et qu’il serait impossible de régler les problèmes du Moyen-Orient en l’absence de la république islamique d’Iran. Pourtant plusieurs pays réunis autour de l’Arabie saoudite, s’opposent à une telle solution, et critiquent les Etats-Unis pour les changements qu’ils ont introduits dans leur politique moyen-orientale.

Lors d’une conférence internationale qui a eu lieu récemment à Monaco, le prince saoudien, Torki al-Fayçal a exprimé clairement cette inquiétude des Saoudiens et de leurs alliés. Selon Omar al-Sabaileh, la question de l’Iran et de son statut régional et international est déjà devenue un élément du rapprochement entre l’Arabie saoudite et le régime israélien. Pour les dirigeants saoudiens, la résistance du gouvernement syrien est un cauchemar. Ils ne peuvent plus imaginer l’idée d’une coexistence avec le gouvernement du président Bachar al-Assad dans la région.

 

Pour empêcher un règlement diplomatique de la crise syrienne, l’Arabie saoudite et le régime sioniste tentent de propager la crise dans d’autres pays du Moyen-Orient, dont le Liban. Tel-Aviv et Riyad s’accordent à présent à viser de nouveau le Hezbollah libanais dans leur propagandes et leurs prises de positions politiques. Leur but est d’empêcher le règlement de la crise syrienne et son transfert au Liban où ils souhaitent mettre le Hezbollah dans une situation difficile.

 

Pour la réussite de la Conférence de Genève 2 :

 

Heitham Mana, membre de l’opposition syrienne, a écrit que l’annonce de la date de la conférence internationale de Genève 2, le 22 janvier 2014, par le secrétaire général de l’Onu, ban Ki-moon, indique que le retard des Etats-Unis et de la Russie pour se mettre d’accord sur la tenue de cette conférence, s’est traduit par 18 mois de souffrances supplémentaires pour le peuple syrien, la mort de plus de 70.000 personnes et la destruction des infrastructures de la Syrie dont le coût s’élève à 200 milliards de dollars, tandis que le nombre des réfugiés dépassent les 3 millions. Pendant ce temps, certains partis d’opposition à l’intérieur du pays ont adhéré à la position du gouvernement de Damas et ont accepté l’idée de la tenue de la conférence de Genève 2, tandis que le Conseil national de l’opposition syrienne a rejeté la déclaration de Genève.

 

Heitham Mana a ajouté que le Conseil de coordination national de l’opposition croit comme avant que le seul espoir qui existe pour mettre fin aux violences, passe par le dialogue et le processus politique. Or, les pays occidentaux et les pays arabes du sud du golfe Persique ont des positions contradictoires en ce qui concerne la tenue de la conférence de Genève 2. Lors de la Conférence de Genève 1 (2012), seize pays et organisation, dont l’Union européenne, étaient présents à la table des négociations. Cependant, la plupart des participants ont soutenu l’option militaire et ont imposé à la Syrie une longue guerre d’usure.

Ces pays ont fermé les yeux sur les activités des groupes terroristes salafistes et takfiris, et ont condamné les milices chiites, le Hezbollah libanais et la république islamique d’Iran en les qualifiant d’éléments de l’aggravation de la situation en Syrie. « Nous avions dit plusieurs fois que ceux qui ferment les yeux sur l’arrivée d’une centaine de guerriers tchétchènes en Syrie, ne pourront jamais empêcher un millier de combattants libanais d’entrer sur le territoire syrien », a écrit Heitham Mana.

 

« Nous avons appris dès mai 2013 que les Russes et les Américains s’étaient mis d’accord sur la répartition des rôles et des missions dans le dossier syrien. Cependant, nous sommes témoins malheureusement du silence et de la complicité de certains groupes d’opposition avec le massacre des moins chrétiens et le conflit interconfessionnel. Cela intervient alors que les Etats-Unis tentent de convaincre ces groupes radiaux à prendre part au processus de Genève 2 », a-t-il ajouté.

 

En enfin, le célèbre journaliste égyptien, Mohamed Hassanein Heikal, a écrit récemment les accusations proférées par les Etats-Unis concernant l’usage d’armes chimiques par le gouvernement syrien n’étaient que de purs mensonges. Il estime que les victoires du président Bachar al-Assad et de l’armée syrienne sur le terrain, et le changement de la position des puissances occidentales qui craignent la montée au pouvoir d’al-Qaïda en Syrie, permettront à Assad de gagner la prochaine élection présidentielle sans qu’il y ait aucune fraude.

 

Alors que l’Arabie saoudite et ses alliés libanais ont déclenché une véritable campagne contre le Hezbollah, en permettant aux terroristes takfiris de multiplier leurs attaques contre les leaders et les commandants de la Résistance, Mohamed Hassanein Heikal insiste sur le fait que le Hezbollah libanais reste comme avant un acteur décisif des événements de la région. « Personne n’a réussi à prétendre que le Hezbollah soit une organisation terroriste. Même l’Onu n’a pas pu le faire. Le Hezbollah est un parti politique libanais qui lutte contre l’expansionnisme israélien au Liban », a-t-il souligné. 

 


LEMONDE.FR 

Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, 

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