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Le blog de Lucien PONS

Articles d'Indépendance des Chercheurs : Jean-Claude Juncker et l'Union Européenne (IV)

4 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #Politique intérieure, #La nation ., #La République, #Le capitalisme;

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/11/03/jean-claude-juncker-et-l-union-europeenne-iv.html

Jean-Claude Juncker et l'Union Européenne (IV)

Après l'entrée en fonctions de Jean-Claude Juncker, la Commission Européenne affiche sur son site trois priorités : Emploi, croissance et investissement, Marché unique numérique et Union de l'énergie et climat. Le discours du 15 juillet dernier de Jean-Claude Juncker présentant sa candidature à la présidence de la Commission Européenne a été analysé dans nos articles récents « Jean-Claude Juncker et l'Union Européenne » (I), (II) et (III) qui soulignent également la tenue en Australie de la réunion des ministres des finances et gouverneurs des banques centrales du G20 à propos de laquelle, dans un article avec le titre « Michel Sapin : "Au G20, au moins, personne ne parle de Sarkozy!" », Le Figaro rapportait « Michel Sapin a insisté "sur la réforme du marché du travail", rappelant qu'il avait simplifié les modalités de licenciement en France, lorsqu'il était ministre de l'emploi ». A présent, dans un communiqué intitulé « OIT - Pierre Gattaz s’attaque maintenant au code international du travail ! », la CGT rapporte que le président du MEDEF a explicitement demandé au gouvernement de « sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail ». Cette convention prévoit notamment (article 4) « Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service ». La CGT écrit à ce sujet « ... Pierre Gattaz cherche à régler ses comptes avec l’OIT qui, en novembre 2007 avait contraint le gouvernement de l’époque à sacrifier le Contrat Nouvelles Embauches, qui violait l’article 4 de la convention 158, justement sur cette question de la justification des motifs du licenciement ». Précisément, il y a une dizaine de jours les médias commentaient les déclarations de Manuel Valls au Nouvel Observateur jugeant intéressante l'idée d'un contrat de travail unique suggérée par Jean Tirole. L'Humanité évoquait à ce sujet « Le glossaire partagé de Manuel Valls et Pierre Gattaz ». Que peut-on attendre en la matière de la Commission Européenne présidée par Jean-Claude Juncker ? Dans l'exposé de son programme, Juncker a déclaré : « Nous devons mettre en place une gouvernance économique », et ajouté : « ... je voudrais vous dire un mot au sujet de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Je suis pour la conclusion de cet accord ». La nouvelle Commission Européenne incarne-t-elle autre chose que la suite de la mondialisation du capitalisme aux dépens des acquis sociaux des populations et de leur niveau de vie ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/11/03/jean-claude-juncker-et-l-union-europeenne-iv.html ]

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Les États-Unis, une dictature militaire mondiale

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #L'OTAN., #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le traité Transatlantique.

Les États-Unis, une dictature militaire mondiale.

La guerre est intrinsèquement liée à l'histoire des États-Unis depuis ses origines. Justifiée par une lutte manichéenne du bien contre le mal, du monde libre contre la dictature, elle est le moteur qui permet aux États-Unis d'imposer une domination au niveau mondial, au service des intérêts de quelques privilégiés.

Cette vidéo dresse un historique (non exhaustive) des guerres impériales américaines.

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Pauvreté : le Secours Populaire au chevet des Grecs

3 Novembre 2014 , Rédigé par caroleone Publié dans #Europe, #Grèce

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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L’assemblée nationale vient de voter pour la privatisation des barrages hydrauliques! Le site "Les moutons enragés".

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La République, #La nation ., #La mondialisation, #Europe supranationale, #Services publics, #Energie, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Le traité Transatlantique.

L’assemblée nationale vient de voter pour la privatisation des barrages hydrauliques!

On pourrait se demander comment une telle décision a-t-elle pu être prise? Car les conséquences peuvent être très graves au final… Je parie sur l’accord TISA, partie intégrante du traité transatlantique visant à privatiser au maximum tout ce qui est public, au nom de la « libre concurrence » et du profit! Nous nous faisons actuellement complètement déposséder de ce qui faisait notre pays, et avec la plus grande complicité de nos politiques… Et au final, qui va payer? Nous, bien entendu!!!

Barrage de Voulgans, dans le Jura. Source: Wikipedia

Barrage de Voulgans, dans le Jura. Source: Wikipedia

Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en premiere lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français.

Mr Chassaigne, au nom du groupe GDR a demandé un scrutin public afin que chacun se positionne sur un sujet d’une telle importance.

Si L’UMP n’a pas participé au vote, étant absente de l’hémicyle car elle avait épuisée son temps de parole, nous rappelons que le processus de l’ouverture à la concurrence des barrages hydrauliques avait été enclenchée sous un gouvernement de droite.

Néanmoins, la rapporteur Mme Battistel (PS) avait noté dans un rapport à l’assemblée la dangeurosité d’un tel procédé pour la sécurité du système électrique français, pour la gestion de l’eau .

Ce rapport avait également pointé le manque de réciprocité puisque la France serait le seul pays à offrir à la concurrence ce joyau. Pourtant, et malgré l’opposition des organisations syndicales du secteur, les députés PS, EELV et UDI se sont retrouvés lors de ce vote qui fera date. Mme la Ministre a réussi l’exploit à faire passer un montage ou le public ne serait plus propriétaire qu’à 34% de ces moyens de production pour une reprise en main par un pôle public ! (aujourd’hui ces barrages sont pour 80% d’entre eux exploités par EDF possédé à 85% par l’Etat et pour le reste à 51% propriété publique……..)

Résultat : 32 votants pour la privatisation 29 contre 3

Les usagers payeront la facture…

Source: Le site Fnme-cgt.fr, Merci à Loïc pour l’info

Le coup de colère de Jocelyne Galy.

Décidément, ils ne cessent de dépecer la France
Et ce serait pour rembourser la dette???
Quelle dette? Dette odieuse? Dette illégitime? ou les 2?
Dans la mesure où ce gouvernement fait des dettes pour financer des travaux avec lesquels la population n'est pas d'accord c'est une dette odieuse...
Est elle légitime?... dans la mesure où le contribuable finance avec ses impôts d'autres pays on peut dire qu'elle est également illégitime


http://blogdejocelyne.canalblog.com/.../12/19/25952400.html

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/10/13/lassemblee-nationale-vient-de-voter-pour-la-privatisation-des-barrages-hydrauliques/

La transition énergétique ou dénationalisation.

Texte écrit le 31 octobre 2014 par Yves Cimbolini, militant syndical CGT à EDF.

Lire la piècfe jointe en PDF.

Transition énergétique ou dénationalisation ou comment habiller la privatisation de l'électricité en s'apuyant sur des considérations environnementalistes. Texte d'Yves Cimbolini.

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H. Juvin : La Grande Séparation / Souveraineté française. LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE EST UN INSTRUMENT DES INTÉRÊTS AMÉRICAINS.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La République, #La France, #Europe supranationale, #La mondialisation, #L'OTAN.

LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE EST UN INSTRUMENT DES INTÉRÊTS AMÉRICAINS.

H. Juvin : La Grande Séparation / Souveraineté française

Hervé Juvin, économiste et essayiste fait une analyse très intéressante.

Hervé Juvin.

Hervé Juvin.

Hervé Juvin, économiste et essayiste fait une analyse sur la place de la France dans le monde et le piège européiste. Il est interrogé par Olivier de Lagarde en Mai 2014 sur France Info dans l'émission 'Un Monde d'Idées 'pour son livre La Grande Séparation aux éditions Gallimard en 2013 /// Wikipédia Hervé Juvin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Juvin /// Wikipédia Olivier de Lagarde : http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_de_Lagarde /// Page Facebook François Asselineau UPR : https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

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Jean-Jacques Rosa : «L'euro est un contresens économique». Article du Figaro.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Europe supranationale, #Economie, #Le capitalisme;, #La mondialisation

lefigaro.fr|Par Patrice De Méritens

Jean-Jacques Rosa : «L'euro est un contresens économique»

«L'euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d'élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées» souligne l'économiste Jean-Jacques Rosa.

«L'euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d'élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées» souligne l'économiste Jean-Jacques Rosa.

Faillite en Irlande, mouvements de rue en Grèce et en Espagne, inquiétude en France: l'euro s'est révélé un fardeau intolérable pour nombre d'économies européennes, estime l'économiste Jean-Jacques Rosa.

lefigaro.fr|Par Patrice De Méritens

INTERVIEW - Faillite en Irlande, mouvements de rue en Grèce et en Espagne, inquiétude en France: l'euro s'est révélé un fardeau intolérable pour nombre d'économies européennes, estime l'économiste Jean-Jacques Rosa, qui recommande une dévaluation de la monnaie unique et un retour au franc.

LE FIGARO. - Peut-on dire que la France est en partie malade de l'euro?

Jean-Jacques ROSA. - Oui, car vous ne pouvez pas appliquer la même politique monétaire, c'est-à-dire le même taux de change et le même taux d'intérêt, à des économies dont les trajectoires et les structures sont différentes. Notre économie n'évolue pas de la même façon que celle de la Grèce ou de l'Allemagne: les taux d'inflation divergent, les phases conjoncturelles ne coïncident pas, et il n'y a pas de taux de change idéal et unique, globalement applicable.

Le taux de change détermine vos exportations et vos importations, il est lui-même lié aux taux d'intérêt, et si vous n'avez pas le bon change par rapport aux conditions de votre économie, cela pénalise votre croissance. Tel est le point fondamental. La monnaie unique est un fiasco pour les économies nationales qu'elle a privées d'un amortisseur de crise essentiel dans les remous de la grande récession. Les eurosceptiques ont donc eu raison sur toute la ligne en cernant les nuisances à venir de la monnaie unique, mais la victoire de la raison a quelque chose d'amer.

Déplorez-vous qu'une politique d'intégration de l'Europe n'ait pas précédé sa construction économique ?

La politique peut corriger les inconvénients d'une même monnaie appliquée à des économies différentes. Aux Etats-Unis, par exemple, où le Massachusetts ne fonctionne pas comme le Texas, l'appareil étatique fédéral et l'impôt fédéral font que, lorsque le Texas est en plein boom, les rentrées fiscales provenant de cet Etat permettent de subventionner le Massachusetts qui est en récession. Les Etats-Unis peuvent donc supporter une monnaie commune qui, idéalement, ne convient pas à la fois au Texas et au Massachusetts, mais les transferts fiscaux permettent d'amortir le choc. Nous n'avons pas cela en Europe.

Faut-il des Etats-Unis d'Europe? C'était l'objectif des fédéralistes, mais une telle construction n'est pas possible pour des raisons de fond. Les Etats-Unis se sont constitués au XIXe siècle, dans un contexte d'impérialisme et d'extension territoriale des nations. Un siècle et demi plus tard, et particulièrement depuis la révolution de l'information des années 1970-1980, nous observons l'exacte tendance inverse. L'Empire soviétique a éclaté. Les nations se fragmentent, on l'a vu en Europe de l'Est, et les nations qui ne comportent que quelques millions d'habitants sont le plus souvent prospères. Ainsi des pays nordiques, de la Suisse, du Canada ou de la Nouvelle-Zélande. Grâce à l'ouverture des marchés mondiaux et à la révolution de l'information, au lieu d'être un handicap, la petite dimension est devenue un avantage. Et les plus petits pays sont nécessairement plus ouverts au commerce extérieur. Dans un monde de libre circulation, même si elle vient d'un tout petit pays, une entreprise peut se développer et vendre sur tous les marchés de forts volumes à faible coût.

Une Europe fédérale aboutirait donc, selon vous, à une régression ?

Regardez l'Histoire: après la Première Guerre mondiale, dans une économie où les marchés étaient fragmentés et le protectionnisme de règle, le calcul économique consistait à dire: puisqu'il n'y a plus d'accès à un marché mondial, nous devons avoir notre grand marché impérial. Telles ont été les politiques de la Grande-Bretagne et de la France. Ces temps-là sont révolus. Il vaut mieux vendre partout dans le monde plutôt que de se limiter à un sous-ensemble régional.

À qui profite l'euro ?

Je me suis posé cette question dès l'écriture de L'Erreur européenne, en 1998, alors que la monnaie unique n'était encore qu'à l'état de projet. C'était un tel contresens économique! Pourquoi tous ces gens de gouvernement, fort intelligents, ont-ils choisi de s'engouffrer dans cette nasse? Il s'agissait à l'époque d'obliger les Européens réticents à construire un super-Etat, par l'artifice technique de l'union monétaire qui les contraindrait tôt ou tard à accepter aussi l'union budgétaire, et donc un Etat fédéral. Certains milieux patronaux ne sont pas demeurés en reste. L'euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d'élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées.

L'intérêt d'un cartel est de fixer les prix ensemble, pour supprimer ainsi la concurrence, hausser les tarifs et dégager des profits plus importants. Le mouvement, élargi à l'Europe, est clair: un cartel national fonctionnera sans grand problème dans un espace fermé, sous la houlette d'autorités professionnelles adéquates. Mais dès que l'on ouvre les frontières, on se trouve aux prises avec des concurrents qui ne jouent pas le même jeu. D'où la tentation de reconstituer un cartel dans une zone plus large, avec ces nouveaux concurrents. Se pose alors le problème du contrôle des prix convenus. Si le taux de change bouge chaque jour, la tâche devient complexe. Il faut renégocier en permanence, alors que si vous supprimez les variations de change, tout redevient simple, comme à l'intérieur d'une seule économie nationale. La volonté de reconstituer le cartel industriel au niveau européen fonde la volonté de supprimer toute variation de change. Les Etats, finalement, considérés comme des entreprises, sont dans la même situation...

Cette simplification que vous reconnaissez n'a-t-elle pas des aspects positifs ?

Cela dépend pour qui ! Positifs assurément pour les cartels qui augmenteront leurs profits, mais certainement pas pour tous les autres joueurs: les cartels font monter les prix et contractent les volumes de production aux dépens des citoyens et des consommateurs. «Les gens d'une même profession, observe Adam Smith dans La Richesse des nations,ne se rencontrent que rarement, même pour s'amuser ou se distraire, sans que leur conversation n'aboutisse à quelque collusion au détriment du public...»

Manière élégante de faire du populisme...

Mais il arrive que le populisme ait raison. Il peut certes devenir outrancier et préconiser de fausses solutions, mais il reste qu'en démocratie écouter le peuple est le principe fondamental.

Le peuple va-t-il pour autant réclamer la suppression de l'euro ?

Je ne le pense pas dans l'immédiat, parce qu'il faut d'abord comprendre qu'une très large part de nos difficultés provient de cette erreur économique majeure, ce qui nécessite une assez bonne connaissance des mécanismes monétaires. Mais il n'est pas nécessaire d'être un expert pour sentir que quelque chose ne va pas et comprendre que nous faisons fausse route.

Que répondez-vous aux économistes qui voient dans l'abandon de l'euro une porte ouverte sur l'apocalypse ?

L'Etat et les entreprises ayant des dettes libellées en euros détenues à l'étranger, sortir de la monnaie unique et dévaluer le nouveau franc soutiendrait l'activité mais majorerait le poids de cette dette, exprimée désormais en francs. Les charges des contribuables et des entreprises en seraient alourdies, ce qui, en sens inverse, ralentirait la croissance. On pourrait alors envisager de ne rembourser ces dettes que pour partie (un défaut partiel de paiement), mais alors les créanciers internationaux ne nous feraient plus confiance, d'où difficulté accrue de trouver du crédit à l'étranger. Les taux d'intérêt augmenteraient, ce qui pénaliserait les finances publiques et l'activité des entreprises.

Tels sont les principaux arguments des tenants de la monnaie unique. À cela deux réponses: en abaissant le coût de nos produits à l'étranger, la dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette.

La seconde réponse est conditionnelle: dévaluer l'euro préalablement à l'instauration d'un nouveau franc nous procurera tous les avantages de la dévaluation, mais sans majorer la dette extérieure. En effet, il ne sera plus nécessaire de dévaluer le nouveau franc après la sortie de l'euro, puisque la dépréciation de ce dernier aura déjà reconstitué notre compétitivité. Il n'y aura donc pas de nécessité de dévaluer le franc proprement dit, ni par conséquent de majoration de la dette extérieure.

La solution est là: dévaluer la monnaie unique pour en sortir ensuite sans dommages. Ce n'est nullement une utopie. Aujourd'hui, l'euro vaut à peu près 1,42 dollar. Lorsqu'il a été créé, c'était à parité: un dollar contre un euro. Il est même tombé à un moment à 0,85. Abaisser son prix en dollars n'est donc pas impossible à réaliser.

Comment expliquez-vous alors le dogme si souvent réitéré d'une monnaie forte ?

À quoi sert une monnaie forte sinon à abaisser le coût des emprunts à l'étranger? Avec une monnaie forte, les prêteurs se disent qu'ils ne seront pas volés au moment du remboursement, si bien qu'ils n'exigent pas de taux d'intérêt élevés. En revanche, avec une monnaie faible, les prêteurs exigeront des taux majorés pour compenser par avance une éventuelle perte de capital. La conclusion à en tirer est qu'une monnaie unique et forte est une redoutable machine à emprunter parce qu'elle abaisse le coût de l'emprunt. Le cas espagnol illustre parfaitement l'aspect pervers de cette facilité. Avec 6% d'inflation environ dans le pays et un taux d'intérêt fixé par la BCE à 2%, les ménages et investisseurs locaux empruntent au taux réel de -4%. D'où une frénésie d'investissement immobilier qui a provoqué un déséquilibre complet de l'activité nationale et de la position patrimoniale des emprunteurs. Ils sont allés beaucoup trop loin, puisqu'ils étaient subventionnés pour emprunter...

Globalement, au niveau européen, il ne faut pas non plus se cacher que ces facilités de financement ont exonéré certains gouvernements des efforts nécessaires en termes de réformes structurelles et de réduction des dépenses. Au lieu d'imposer une libéralisation de l'économie, l'euro a encouragé le statu quo et a paralysé les réformes véritables.

La France peut-elle concrètement retourner à une monnaie nationale ?

Tous les pays issus du démembrement de l'URSS l'ont fait. Du rouble, ils sont passés à des monnaies nationales. Dans les années 1990, après la scission de la République tchèque et de la Slovaquie, j'ai posé la question au président tchèque Vaclav Klaus de la difficulté de créer ainsi sa propre monnaie. Il m'a répondu en exactement deux mots: «Une semaine»... En une génération, une soixantaine de pays sont sortis d'une union monétaire. Aussi, lorsqu'on nous présente cette proposition comme une sorte d'horrible et exceptionnel fantasme, il faut bien prendre conscience qu'elle n'a rien que de très banal. Aujourd'hui, la monnaie est essentiellement scripturale, concrètement, des comptes en banque. Du jour au lendemain vous décrétez que votre compte de 3000 euros est désormais de 3000 francs...

À quoi correspondra exactement cette équivalence entre l'euro et le franc ?

Chez le boulanger, la baguette qui était à un euro, passera à un franc - à quoi cela sert-il? A restaurer la compétitivité internationale de nos entreprises. Cela se fera soit après une dévaluation de l'euro, comme je le préconise, avec de réels effets sur les importations, les exportations et la croissance, ou bien après la recréation du franc. Dans ce dernier cas, nous pourrons aussi en profiter pour rétablir notre compétitivité non seulement vis-à-vis des pays tiers, mais aussi vis-à-vis de l'Allemagne. Ce qui ouvrirait enfin de réelles perspectives de retour à une croissance soutenue dans un pays où l'exportation représente un tiers environ de l'acti vité totale. Le résultat de la sortie de l'euro ne peut qu'être positif, tant pour la croissance que pour notre capacité de remboursement de la dette, qui repose au bout du compte sur l'accroissement du revenu national.

Dans votre livre vous posez la question: comment tout cela va-t-il se terminer ?

Mal pour l'euro, j'imagine, mais les configurations potentielles des choix de chacun des 16 partenaires de la zone - entre sortie isolée et maintien dans un groupe restreint - sont trop nombreuses pour que l'on puisse deviner à l'avance le scénario le plus probable. Néanmoins, il y a urgence. L'euro étant surévalué par rapport au dollar, les industries françaises sont pénalisées par rapport à tous les pays dont la monnaie est liée au dollar. Nous sommes aussi surévalués par rapport à l'Allemagne, sans possibilité aucune de correction par le change. Cela fait beaucoup de handicaps pour nos exportateurs et nos industries concurrencées par les importations.

L'urgence n'est-elle pas plus pressante encore pour les PIGS ?

Avec des inflations plus élevées que la nôtre - et surtout que l'allemande -, une compétitivité fortement dégradée, des problèmes aigus de dette, certains de ces pays vont sortir très probablement de la zone euro. Je pense à la Grèce, mais aussi au Portugal, à l'Irlande, et peut-être même l'Espagne.

C'est une prédiction sérieuse ?

Pour les Grecs, assurément. Le pire est le problème du renouvellement de la dette qui arrive à terme. Il leur faudra réemprunter beaucoup entre 2012 et 2014. On multiplie donc les plans de prétendu sauvetage, alors qu'en vérité on alourdit encore leur dette en pourcentage du revenu national. Et les plans d'austérité contractent davantage l'activité écono mique, si bien que le rapport de la dette à la capacité de remboursement augmente au lieu de se réduire. Chaque prêt aggrave leur problème. D'où les réactions de rue à Athènes ou à Madrid. Pour s'en sortir, ils ne pourront que renoncer à rembourser une partie de la dette et dévaluer, c'est-à-dire sortir de l'euro.

Et nous ?

Seuls les pays les moins pénalisés par la monnaie forte pourraient rester dans l'euro: l'Allemagne et ses voisins, les Pays-Bas, l'Autriche. Si les moins bons débiteurs sortent, les marchés internationaux auront davantage confiance dans la monnaie unique. Je doute alors que l'on puisse obtenir une dévaluation importante de l'euro, comme je le souhaite. Or, à supposer que l'euro monte encore, la France devrait alors recourir à une dévaluation majeure qui augmenterait beaucoup sa dette externe. D'où la nécessité d'envisager une rapide sortie. Entre 2012 et 2014, nous allons vivre une phase critique. Si les pays du Sud sortent de la zone euro avant la France, ce sera mauvais pour nous.

Le cartel multinational de l'euro ne durera pas, la guerre de sécession a déjà commencé, dites-vous...

Oui, pour toutes les raisons évoquées précédemment: un ensemble de pays pour lesquels une monnaie unique n'est pas un élément positif peut malgré tout fonctionner s'il dispose d'un Etat central et de finances publiques fédérales, comme aux Etats-Unis. C'est ce qu'avaient en tête les partisans de l'euro qui voulaient construire un super-Etat continental. Malheureusement cette erreur de stratégie, historique, a produit des conséquences économiques désastreuses. On s'est engagé dans la voie conduisant à la centralisation pour s'apercevoir finalement qu'elle était impraticable du fait des disparités entre pays. La guerre de sécession a donc commencé.

Elle n'oppose pas uniquement des Etats entre eux, mais des populations soucieuses de leur niveau de vie, d'une part, et des Trésors publics, grandes banques et grandes entreprises, d'autre part, qui entendent défendre jusqu'au bout leur avantage d'emprunteurs et leurs cartels intra-européens. Cette guerre ne s'arrêtera qu'avec la dissolution de l'euro. Catastrophe économique oblige : le mouvement est amorcé.

Patrice De Méritens

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Rare moment de vérité en plein direct télé:"c'est l'URSS votre truc !" / l'UE ne marche pas. Par Charles Gave président de l'Institut des Libertés.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La nation ., #Economie, #La mondialisation, #La République

Rare moment de vérité en plein direct télé:"c'est l'URSS votre truc !" / l'UE ne marche pas.

Charles Gave président de l'Institut des Libertés pousse un coup de gueule en plein directe de BFM business.

Sortons de l'UE, de l'euro et de l'OTAN !

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« J’AI PAS VOTÉ» [Film documentaire]. Le blog Eldiablo.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #la liberté, #La nation ., #La gauche, #La mondialisation

« J’AI PAS VOTÉ» [Film documentaire]

Ce documentaire réalisé par Moise Courilleau et Morgan Zahnd revient sur le principe même du vote et de la démocratie représentative, et montre que ce système est parfaitement calibré pour empêcher que le peuple n’ait finalement le moindre pouvoir sur les lois qui seront créées par la suite.

Le format court du documentaire (46 minutes) n’a sans doute pas permis à ses auteurs de rentrer dans les détails de chaque facette du problème, ce qui déplaira peut-être à certains qui y verront l’esquive de certains sujets. Par exemple le passage qui décrit la révolution française, qui est survolé en quelques minutes sans que les mots « Lumières » et « Franc-maçonnerie » ne soient prononcés et évoqués comme des acteurs prépondérants de cet événement historique pas si lointain.

Néanmoins la très bonne réalisation et les informations (chiffres, statistiques, citations) présentées de façon très ludique peuvent être un très bon moyen de mettre le pied à l’étrier aux plus jeunes, et d’ouvrir les yeux des endoctrinés qui pensent que nous sommes dans une magnifique démocratie, ne serait-ce que parce que nous disposons d’un sacro-saint « droit de vote » une fois tous les cinq ans.

Un extrait de l’intervention d’Alain Badiou dans l’émission « Avant-premières » du 1er janvier 2012, dans lequel il faisait face à Claude Askolovitch est inclus dans le documentaire (à la minute 22). Nous relayons, en fin d’article, la vidéo complète de ce débat (22min) qui fut très intéressant.

Intervenants : Loic Blondiaux : Professeur des Universités Hervé Kempf : Journaliste Jean-Paul Jouary : Philosophe et essayiste Bernard Manin : Politologue Yves Sintomer : Professeur des Universités Jacques Testard : Biologiste Etienne Chouard : Professeur d’économie

Réalisation : Moise COURILLEAU et Morgan ZAHND - Rendez vous sur FACEBOOK (https://www.facebook.com/jaipasvote) pour plus de documentations et suivre les prochains films. - J’ai pas voté propose le bilan de cette crise politique et met en avant des solutions ayant déjà fait leurs preuves. Ce documentaire s’adresse à toute personne intéressée par la politique de manière générale et pas seulement à une minorité « élitiste » ou partisane qui s’interrogerait sur le sens d’une élection. J’ai pas voté autopsie la démocratie française afin d’ouvrir une nouvelle ère propice à l’évolution de l’organisation politique.

Et voici l’intégralité (en deux parties) du débat entre Alain Badiou et Claude Askolovitch

1ère partie :

Alain Badiou: "Nous ne vivons pas en démocratie, mais en oligarchie". Extrait de "Avant Premières" du 01-02-2012 d'Elisabeth Tchoungui.

2ème partie :

A. Badiou: "Jusqu'à présent dans l'Histoire, les grands mouvements démocratiques populaires ont toujours été minoritaires". Extrait de "Avant Premières" du 01-03-2012 d'Elisabeth Tchoungui.

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Why America needs a major war in Europe? Une vidéo publiée le 9 septembre 2014 par France Saker.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #Politique étrangère, #Le capitalisme;

Why America needs a major war in Europe?

Une vidéo publiée le 9 septembre 2014 par France Saker.

Ce clip vidéo essaie de résumer, de façon spectaculaire, les raisons pour lesquelles les États-Unis sont plus déterminés que jamais à déclencher une grande guerre sur le continent européen.

Évidemment, la présentation est exagérée par moments, dans le style d’un générique de Game of Thrones, tout ceci afin d’attirer l’attention de la population « endormie » par les merdias et autre collaborateurs atlantistes, sur la situation brûlante en Ukraine.

Subtitles in english, espéranto, french, german, korean and spanish
Transcription: Olya
Translations & Editing: Katya, Dagmar, Goklayeh, stratediplo, choi, Roland
Production:Marina,Katya & Augmented Ether

An excellent must see summary of why the USA is hell bent on a major war on the European continent.

Originally published by:https://www.youtube.com/watch?v=if0eX...

For in depth Analysis: http://vineyardsaker.blogspot.com (English) |

For opinion pieces from around the world:
http://www.vineyardsaker.co.nz/ (English) |
http://www.vineyardsaker.fr (French/français) |
http://www.vineyardsaker.ru (Russian/русский) |
http://www.vineyardsaker.de (German/deutsch

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Poutine, Strelkov et la sixième colonne. Article du Blog de Bertrand Gaideclin.

3 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #Economie, #Le capitalisme;, #La lutte des classes

Poutine, Strelkov et la sixième colonne.
Par Bertrand Gaideclin. le 9 septembre 2014.
Par Alexandre Douguine

Par Alexandre Douguine

Igor Strelkov est vivant et en bonne santé. Il a été forcé de quitter la République Populaire de Donetsk et les charges qu'il y occupait. En tant qu'homme fidèle au seul Monde Russe, il ne pouvait accepter de jouer selon les règles dictées par le parti qui veut liquider la Novorossia et qui a commencé à reprendre l'initiative à Moscou à la mi-mai. Strelkov était devenu un danger mortel pour la « sixième colonne ». Au moyen de basses intrigues, cette dernière parvint à convaincre la direction russe de rappeler Strelkov.

Dès le début du conflit, j'ai pronostiqué une lutte cruelle entre les patriotes et la sixième colonne au sujet de la bataille pour la Novorossia. Sourkov, de retour au pouvoir incarnait le personnage opposé à Strelkov. Il incarnait le clan oligarque, les réseaux d'influence, la bourgeoisie compradore et les restes ratés de la famille Eltsine, c'est-à-dire le pôle du parti de la liquidation.

Mais Strelkov n'allait pas partir dans n'importe quelles circonstances, si ce n'était un ultimatum : tu sors de la République Populaire de Donetsk, et on fournit une aide suffisante pour créer un revirement des forces sur le terrain. Strelkov est devenu le nom du Printemps Russe, une figure du mythe russe. Si l'aide lui avait été fournie, il aurait pris la tête de la Grande Offensive, et le réveil populaire aurait été irréversible, non seulement en Novorossia, mais en Russie même. Avons-nous bien accordé attention au revirement, au sens militaire, à la fin juillet, à peu près au moment du départ de Strelkov ? Avons nous bien compris la déclaration de Zakharchenko au sujet du renforcement de 1200 hommes ? Nous souvenons-nous du moment où les médias de la junte ont commencé à glapir au sujet des « soldats russes » ? Quand donc fut rompu le siège de Donetsk et de Lougansk et commença la marche vers Marioupol ?

De sombres intrigues politiques se nouaient, en parallèle aux succès militaires. A Moscou, d'un côté, on se chargeait de l'aide concrète ; d'un autre on s'occupait de technologie politique. Les récits des uns et des autres diffèrent. Le départ de Strelkov priva la RPD d'un centre politico-militaire. Alors débutèrent les processus destructifs dans la direction des deux républiques du Donbass. Le parti de la liquidation se vit face à un système plus malléable. S'en suivirent des déclarations contradictoires, du type de celles de Minsk, et puis vinrent les démarches très ambiguës d'Antioufeev, qui contribuèrent à ce que commencent à s'effondrer les forces qui était à la source même de la RPD.

Là où se trouve Sourkov, là sévissent le mensonge, l'intrigue, la vilenie, le gâchis, le simulacre, les manigances de Kourganine, et l'échec. Dans un tel milieu, semblable à l'acide sulfurique, un personnage héroïque tel Strelkov ne peut subsister.

Mais il ne faut pas accuser Sourkov seulement. Il est intégré au réseau ramifié de l'oligarchie pro-américaine de la Russie des années '90, oligarchie réformatrice libérale et s'appuyant sur des réseaux d'influence. Il a des alliés à tous les étages du pouvoir russe, depuis l'administration présidentielle jusqu'au sein du gouvernement. De telles coteries existent chez les militaires et dans les services spéciaux. A la fin des années '80 et pendant les années '90, c'est à peine si on n'encourageait pas la collaboration de nos services spéciaux avec ceux des Américains et des Européens. Pendant longtemps, Primakov, partisan de Gorbachev et de la perestroïka, a dirigé le Service des Renseignements Extérieurs et a promu plus d'un personnage douteux dans les hautes sphères du pouvoir.
Après la Crimée, tout ce réseau a été mis sur le pied de guerre. Une série de personnes (très) proches de Poutine sont intervenues directement et ouvertement contre son attitude décidée envers l'Ukraine et envers la Crimée. Mais lorsque commença l'insurrection en Novorossia, la sixième colonne s'insurgea véritablement contre Poutine. Jusqu'ici, il s'agit d'une insurrection matérielle, d'un sabotage actif. Mais les agents de la sixième colonne, stimulés par l'Occident vont clairement passer à une nouvelle étape, et pousseront les choses jusqu'à susciter un maïdan russe. Dans de telles circonstances, le patriote Igor Strelkov, fidèle à Poutine et incarnant l'éveil populaire, ne pouvait être qu'une pierre d'achoppement. Voilà la raison de son péremptoire rappel hors de la RPD. Pour Strelkov, une aide à la RPD, suffisante pour créer un revirement militaire, c'est fondamental, et Poutine , c'est le chef suprême. Voilà les deux motifs de son départ. L'aide est arrivée, de même que l'ordre de partir. Mais pour autant que je comprenne, il n'est pas résigné à demeurer inactif et veut poursuivre son combat pour la Russie et le Monde Russe, combat entamé il y a longtemps, mené sur les fronts de Bosnie, de Transnistrie, de Tchétchénie, de Crimée et du Donbass, de même qu'au sein du FSB de la République de Russie, où il a servi 16 ans en tant que colonel.

Il y en a qui servent sous l'effet de la peur. D'autres sont mus par leur conscience. Strelkov sert en conscience, une conscience combative. Il sert la Russie en tant qu'Idée, en tant qu'Histoire, en tant que Peuple, en tant qu'Empire.

Depuis son départ, on observe deux tendances en Novorossia :

1.l'arrivée de l'aide en contrepartie de son départ (le début de l'offensive).

2. le parti des liquidateurs se conduit en Novorossia comme chez lui, ne rencontrant plus l'opposition de l'inflexible patriote Strelkov et des révolutionnaires de la première vague, qui s'appuyaient sur lui.

Voilà les circonstances dans lesquelles les négociations de paix furent entamées. Porochenko est hanté par l'effroi face à l'effondrement de son opération militaire et à un quasi effondrement. Mais le parti russe des liquidateurs, en échange de la promesse de levée des sanctions, ou encore du retrait d'une nouvelle série de celles-ci, accourt à l'aide de la junte, acculée au bord du gouffre par les succès militaires de la Novorossia. En Finlande des oiseaux de la nichée de Primakov ont mené des entretiens secrets avec le Council of Foreign Relations, tentant de concrétiser le lâchage de la Novorossia. Il s'agit, fondamentalement, du sabotage des décisions patriotiques de Poutine.

En Russie même, les réseaux libéraux ont repris la chasse aux patriotes. Ceux-ci sont démonisés, noircis, calomniés, salis, accusés de « fascisme » et de tous les péchés mortels. Bien entendu, Igor Strelkov est une des cibles principales.

Nous entrons dans une période extrêmement difficile, la sixième colonne liquide la Novorossia, mais elle prépare aussi le renversement de Poutine. Bien sûr, il est fort et décidé. Mais l'élite russe formée dans les années '80 et '90 consiste presqu'exclusivement en libéraux, en partisans de l'Occident et fondamentalement en traîtres à la cause nationale. Ce milieu corrompu a transformé, lavé, et corrompu jusqu'aux militaires et forces de sécurité arrivés au pouvoir avec Poutine. Comment ? On le constate avec l'exemple de la Novorossia : on fait entrer dans l'affaire des technologues de la politique, les intrigues démarrent, et puis les affrontements, la corruption, la tromperie, et la liquidation.

Si on laisse échapper la Novorossia, on perdra la Crimée, quelles qu'aient pu être les promesses que nous aurait faites l'Occident à travers ses réseaux d'influence. Et surtout : nous laisserons échapper l'Idée Russe, trompant les attentes du peuple russe qui commence à s'éveiller, à s'unir et retrouver confiance en lui-même. On en reviendra à un point critique, semblable à celui de la Période des Troubles (au début du 17e siècle), à celui des révoltes en 1917. Et de nouveau, comme si souvent au cours de l'histoire russe, le Guide est arraché et isolé du peuple, et entouré d'une élite traîtresse qui le hait et hait le peuple et joue lâchement à les opposer.
Toutes les conversations concernant un « plan astucieux » ne sont que rêveries naïves. Aujourd'hui, la situation est très difficile pour Poutine. Il n' a pu se décider à miser sur le peuple et à mener jusqu'à la victoire (si proche!) la guerre dans laquelle l'Occident l'a fait entrer. Mais son élite (la sixième colonne), l'a trompé ouvertement. Derrière leur dévouement personnel se cache le réseau d'influence, au service du seul capital, ceux qui espionnent Poutine. Dans la Bible, il est écrit : « Là où est ton trésor, là est ton cœur ». Leur trésor se trouve dans les banques étrangères et offshore, leurs familles et leurs villas sont en Occident. C'est pourquoi leur loyauté est mensongère et intéressée. Ils servent un autre dieu : mammon, leviathan. Dans les situations critiques, seul le peuple peut être un soutien réel pour le Guide, le peuple et son avant-garde patriotique. Le nom de cette avant-garde est Igor Strelkov.

Nous n'avons pas besoin d'un cessez-le-feu. Nous avons besoin de la libération de toute la Novorossia. Nous avons besoin qu'il soit mis un terme au déchaînement de la junte. Il est fini, le temps du faux patriotisme sur commande, dans l'esprit du Seliger et des « nachis ». Nous avons besoin d'une réelle révolution conservatrice, et si elle vient d'en haut, elle ne sera que molle et apprêtée.

Alexandre Douguine, le 06 septembre 2014

(Trad. SP-BDD)
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Publié par Bertrand Riviere

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