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Le blog de Lucien PONS

Quand L’EXTRÊME DROITE progresse dans les COUCHES POPULAIRES, c’est sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Texte de Bernard Trannoy du PCF bassin d'Arcachon.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La gauche, #Le socialisme, #La France, #La nation ., #La République, #Europe supranationale, #Economie

Quand L’EXTRÊME DROITE progresse dans les COUCHES POPULAIRES, c’est sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Texte de Bernard Trannoy du PCF bassin d'Arcachon.

La crise se mesure aussi dans notre difficulté, voire même notre incapacité à communiquer, tant la réflexion collective nous fait défaut. Il nous faut faire face, en externe, à une pression idéologique intense, voire même violente, et en interne à une perte de repères, au découragement et à la crainte de voir disparaître, ce qui a fait, bien souvent l'engagement de toute une vie, le PCF. Cette situation perturbe profondément les échanges et les nécessaires débats. Ainsi une note de la commission économique émanent de Y. Dimicoli, m'a fortement perturbé et même découragé. Une commission économique que certains appellent, la centrifugeuse, tant elle éjecte ceux qui ne participe pas du Boccarisme. On ne connaîtra pas ainsi l'opinion, que peuvent avoir d'autres économistes tout aussi communistes. Ce monopole de la pensée est tout simplement intolérable. De plus j'attends pour ma part, d'un intellectuel, surtout communiste, qu'il préserve son statut d'intellectuel. Son rôle n'est pas d'illustrer la ligne en cours, éventuellement dans ses méandres les plus tortueux. Sa mission, c'est d'interroger le réel sans se soucier des impératifs politiques ou pire politiciens. C'est là, le boulot du politique, c'est-à-dire de nous tous.

Dimicoli Vers une aggravation de la crise systémique. 21/10/2014

Notes de lecture : Dimicoli Vers une aggravation de la crise systémique. 21/10/2014

J'espérais y trouver des éléments dignes d'intérêts. Je me mets donc à lire attentivement ledit texte. Et là, les bras m'en tombent, bien en dessous de ce que j'imaginais. Et là je me mets à considérer qu'il vaut mieux arrêter tout de suite et rentrer dans sa tente. En effet cette note pourrait être le pur produit d'un mauvais fondé de pouvoir d'une quelconque banque d'affaires.

Cette note peut ce résumer en quelques mots :

1- Si certain d'entre-vous ne connaissent pas Keynes, vous en avez là un mauvais résumé.

2- Hors de l'Euro point de salut.

3- Le nirvana : une nouvelle politique du crédit, la BCE élevé au niveau du nouveau paradis.

En un mot l'€uro, "l'Europe vous les "gens" d'en bas, vous n'avez pas à en discuter, à vous interroger, à douter. Nous pensons pour vous, ces questions ne peuvent-être un sujet de débats, nous avons tranché pour vous. Il n'y a pas à y revenir". Nous sommes à l'époque des experts, et nous sommes les experts. Alors silence dans les rangs, faites avec ce que l'on vous a si gentiment préparé. Et d'ailleurs, si vous mettez en doute ces postulats, vous êtes forcément les suppôts de Satan, c'est-à-dire de Marine Le Pen. Si elle n'existait pas celle-là, il faudrait l'inventer. Elle est devenue comme le vade-mecum obligé de tous ceux, qui faute d'arguments s'en servent à tour de bras pour échapper aux débats et diaboliser toutes autres approches.

Suprême bêtise, Y. Dimivoli nous propose pour compenser les énormes gains de productivité réalisés dans la production par la distribution de moyens financiers pour absorber la surproduction ainsi créée. Il ne lui vient même pas à l'esprit que la solution, serait plutôt à rechercher du côté d'une réduction massive du temps de travail (Journée, mois, année, vie).

En un mot la commission économique pense qu'il suffit d'une simple réponse technique à un problème fondamentalement politique.

Les impasses de l'analyse :

- Tout serait dans la domination de la finance, d'où les impasses qui conduisent à considérer qu'il suffirait d'utiliser de bons outils de crédit pour, comme par miracle régler la situation.

Quelques repères :

1- C'est oublier que la crise est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. On ne sortira pas de la crise du capitalisme sans emprunter, d'une manière ou d'une autre un chemin vers la sortie du capitalisme, vers le socialisme.

2- La crise est d'abord et fondamentalement la crise d'un mode de production, d'appropriation et d'échange des marchandises crées par le travail (Rappel le travail à un prix, le capital est un coût). Nous sommes à un moment où le capitalisme constitue une entrave au développement de l'ensemble des forces productives. (matérielle et humaine). Ce qui est en cause, ce n'est pas le partage, MAIS L'APPROPRIATION fondée sur la possession des outils de travail qu'est fondé l'accaparement des richesses produites par l'activité de TOUS. En effet, ne jamais oublier que c'est celui qui possède qui bat seul la mesure. C'est bien une appropriation socialisée des richesses produites qu'il nous faut remettre à l'ordre du jour.

3- La crise est une crise de sur accumulation du capital (conséquence du point 2), c'est à dire que la masse des capitaux en circulation est très supérieure à la capacité qu'a le secteur productif à rémunérer le dit capital circulant. Et Y. Dimicoli nous propose d'en verser encore plus. La seule issue pour le capital : c'est de détruire du capital pour revaloriser le capital restant. D'où la tentation de l'impérialisme dominant d'avoir recours à la guerre (voir document). Mais aussi, pour les Etats-Unis, contraindre l'Europe à sanctionner la Russie (eux-même ont de très faibles relations économiques avec la Russie). Et ils font par là, d'une pierre deux coups. Ils poursuivent l'objectif d'affaiblir la Russie (ils savent que cela aura peu d'effet sur la Russie, qui elle se réoriente vers l’Eurasie, les BRICS en construisant une alternative au système dominé par les seuls Etats-Unis (FMI, Banque mondiale)). Mais surtout cela vise surtout à affaiblir son autre concurent impérialiste l'Europe, qui n'a aucun moyen pour se retourner (Les marchés perdus en Russie seront définitivement perdus, d'autres auront pris la place).

4- Nous sommes à un moment où précisément il faut valoriser toujours plus, le travail vivant, alors que le capital est dans une course folle de destruction de ce capital vivant.

Vous avez deux Dimicoli, celui d'avant Maastricht pourfendeur de l'Euro et celui d'après Maastricht adorateur du nouveau veau d'or, l'Euro. (Oui ce truc fait par et pour servir le Capital). Mais peut-être que Y. Dimicoli pense que l'horizon du capitalisme est indépassable et qu'il faut faire avec.

A propos de l'Euro

Les concepteurs de l'Euro, monnaie unique l'avaient, dès le départ, conçu comme élément de base de la construction d'une Europe fédérale liquidant les états nation. C'est là que l'€uro trouvait toute sa cohérence (pour le capital).

Les peuples européens ne veulent pas de cette Europe du capital, (60% d'abstention en France aux européennes). Et ils savent bien qu'une Europe des coopérations ne peut passer que par la case sortie de cette Europe là. De ce point de vue il n'est pas exagéré d'affirmer que NOUS AUSSI nous AVONS TRAHI le NON populaire au TCE de 2005. Nous nous comportons, comme si nous avions votés, OUI au TCE par alignement sur les poncifs libéraux, dès le lendemain. Nous nous rangeons du côté de ce que nous avons combattu la veille. Et on peut parier que le risque existe pour qu'il en soit de même avec le TAFTA. En fait la position du PCF sur l'€uro et l'Europe n'obéit à aucun principe, mais plutôt à seul "impératif" NE PAS EFFRAYER LE "SOCIALISTE!" NE PAS COUPER LES PONTS, y compris dans leur version, "Frondeurs, Fraudeurs". Oui, ceux qui ont voté, l'ANI, le 4ème paquet ferroviaire et bien d'autres choses. Ils n'ont qu'une seule et unique préoccupation tenter de sauver leurs sinécures.

Principes de réalité (Ce que certains experts, y compris de droite ont bien compris - Charles Gave et Gael Giraud aux Experts sur BFM)

Les pays européens, et c'est une lapalissade, sont tous différents, culturellement, économiquement, historiquement, socialement, démographiquement. Et cela s'appelle UN FAIT. Prétendre faire fonctionner cet ensemble, par nature disparate, sous la DICTATURE d'une monnaie unique est tout simplement une aberration. Dans ce contexte, l'Euro n'est adapté qu'à l'économie dominante en Europe, c'est-à-dire, l'Allemande. De ce fait l'Euro est devenue, aux mains du capital allemand, un instrument de domination impérialiste. Mme Merkel ne manque jamais de le rappeler vertement. C'est le grand capital Allemand qui bat la mesure. De fait, ce que la Wehrmacht n'a pas réussi l'Euro le réalise.

L'échelon fédéral étant exclu. Il faut donc que les différents pays à structures économiques, sociales, démographiques différentes disposent d'instruments d'adaptations et de régulations de leurs économies. De ce point de vue l'action sur les taux de change reste pour un pays un outil néccessaire. La monnaie est un instrument fondamental de la souveraineté, faute de quoi nous sommes dépossédés des moyens permettant de faire société, du vivre ensemble. Cette note de la commission économique porte que sur la seule zone Euro. Regarder du côté des pays d'Europe hors zone €uro qui ne vont pas si mal, aurait altéré la démonstration, c'est ce que se garde bien d'analyser Y. Dimicoli et la commission économique. Faute de la nécessaire souveraineté monétaire le seul instrument de régulation restant disponible, c'est le coût du travail qui devient inévitablement la variable d'ajustement.

Quand l’extrême droite progresse dans les couches populaires, c’est d’abord sur lui-même que le PCF devrait s’interroger. Quand les couches populaires se mettent aux abonnés absents, (mais aussi, de plus en plus souvent, les adhérents même du PCF), c'est que quelque part, nous ne répondons pas à leurs attentes, à leurs questionnements. Il ne sert à rien de mettre sous le tapis ce qui gêne. Les questions de l'Europe, de l'€uro, de la Souveraineté, de la Nation sont au cœur des préoccupations. Il nous faudra bien un jour, prendre en compte, sur le fond, ces questions, sauf à assumer le risque d'être balayé parce qu'inutile au monde du travail.

Le rassemblement si nécessaire soit-il, n'est que second. C'est bien les attentes, le pourquoi, pour quels objectifs qui est la question première. Les "moulinets sur l'alternative" ne sont rien s'ils sont vide de contenu.

Pour Mars 2015 un scénario à l'italienne est un risque majeur, scénario qui a abouti en Italie à la disparition pure et simple, non seulement du PCI, mais de la gauche toute entière. Agiter les concepts d'union de la "Gauche" du tous contre le FN seront de très peu d'efficacité. Utiliser l'expression union de la gauche nous disqualifie aussitôt, car cela veut dire in fine soutenir le PS, donc être rejetés avec le PS. (L'abstention reflète largement ce phénomène).

D'autre part la tactique du type 2002, tous contre le FN ne marchera pas non plus. J'ai des amis (universitaires) qui m'ont dit : "terminé, on ne me refera pas le coup".

Le FN n'est utilisé que pour ne pas avoir à rendre des comptes, pour interdire l'interpellation et à force d'usage abusif, cela fini par lasser. IL N'Y A PAS D'ISSUE, SI NOUS NE PRENONS PAS EN COMPTE, POUR Y RÉPONDRE, LES ATTENTES POPULAIRES ET PARMI CES ATTENTES, CE REFUS DE L'EUROPE DU CAPITAL. PRENONS AUSSI EN COMPTE LE FAIT QUE REVIENT DANS LES TÊTES LA NÉCESSITÉ DE LA RÉVOLUTION (voir enquête de Florence Aubenas)

En fait le rassemblement CONTRE a épuisé toutes ses potentialités (le FDG n'est pas autre chose) le rassemblement POUR est à reconstruire sur la base d'un programme articulé sur une visée, un projet. Seul un parti communiste qui se donne pour objectif de sortir du capitalisme peut porter avec conséquence cet engagement, loin des querelles des égos en s'appuyant sur la force motrice du monde du travail dans toute sa diversité et même ses contradictions. Un projet pour la France, chiche, mais examinons, d'abord, pourquoi notre démarche n'accroche pas dans les milieux populaires. Et si c'était tout simplement que nous ne répondons pas à leurs attentes, à leurs questionnements, à leurs envies de souveraineté? Ils savent eux que le centre de décision s'est déplacé à Bruxelles, voire à Berlin. Et que viser le seul "Flamby" est aussi une manière de blanchir Bruxelles et un refus de reconquête de la nécessaire souveraineté abandonnée au grand capital européen.

Lanton le 22/10/2014

Bernard Trannoy

Le combat de classe a une dimension éminemment nationale, faute de quoi le parti communiste ne peut que disparaître pour cause d'inutilité pour le monde du travail.

P.S : La commission économique enferme son analyse dans la seule Europe de la zone Euro. Ne voit-elle pas qu'un monde multipolaire émerge ouvrant des perspectives renouvelées de coopération, de possibles. Y. Dimicoli rêve à une monnaie mondiale, monnaie qui n'a aucune chance d’apparaître dans un horizon raisonnable. Par contre des zones monétaires nouvelles se construisent et c'est dans celle-ci qu'il faudrait s'insérer. Le concept même d'impérialisme est totalement évacué, voire ignoré dans l'analyse, qui de ce fait ignore la dimension de classe. Le système de domination des Etats-Unis repose sur 3 piliers. Premier pilier économique, mais ce pilier est ébranlé, voire en train de basculer, deuxième pilier la puissance militaire, troisième pilier le dollar, le pétrodollar et ses institutions dérivées et inféodées que sont le FMI, la banque mondiale et l'OMC. Et c'est précisément l'attaque de ce troisième pilier par la Chine, la Russie, les BRICS et plus largement les pays émergents, qui rend les Etats-Unis furieux. C'est cette multipolarité en devenir, mettant en cause leur système de domination, qu'ils veulent empêcher à tout prix de voir émerger, y compris par la guerre. L'Ukraine étant, de ce point de vue, un pion dans cette offensive. Ce sont la Russie et la Chine qui sont dans le collimateur. Renvoyer, comme le font certains "communistes??", dos à dos les impérialismes (USA, Russie, Chine) est stupide. Curieusement on oublie dans cette énumération cet appendice des Etats-Unis qu'est l'U.E drivée par cet autre impérialisme en redevenir qu'est le capital Allemand. Ceux qui pensent ainsi, oublient qu'il y a un impérialisme dominant qui à besoin de la guerre, pendant que l'autre à besoin de la paix pour se construire. Ce renvoi dos à dos est, en fait un alignement sur l'impérialisme dominant, à savoir, celui des Etats-Unis. Heureusement que l'URSS n'a pas raisonnée à aussi courte vue avant et pendant la deuxième guerre mondiale.

source : PCF BASSIN

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Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Les média, #Le socialisme, #Le syndicalisme, #La lutte des classes, #La gauche

Lundi 24 novembre 2014

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo)

LES MUTINS DE PANGEE

COOPERATIVE AUDIOVISUELLE

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).

Daniel Mermet aux Métallos (vidéo)

L’équipe de Là-bas si j’y suis est en marche pour créer un nouveau média sur Internet. Après 25 ans sur France Inter, l’émission produite et animée par Daniel Mermet est passée de la trappe à la toile et c’est surla-bas.org : Abonnez-vous !

Daniel Mermet a présenté le projet de 7-9 neuf, le 31 octobre, lors d’une soirée festive organisée en partenariat avec la Maison des métallos et en complicité avec les Mutins de Pangée.

Voici la vidéo :

DE LA TRAPPE A LA TOILE

Pour en savoir plus sur les prochains rendez-vous : la-bas.org

Daniel Mermet aux Métallos, comme si vous y étiez (Vidéo).
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Droits rechargeables, précarité éternelle

24 Novembre 2014 , Rédigé par caroleone Publié dans #Intermittents précaires

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Les média, #La guerre, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

Depuis la fin du mois d’août 2014, les événements en Ukraine sont chaque jour de plus en plus imprévisibles : alors que les « séparatistes pro-russes » – ainsi qu’ils sont nommés dans les médias français – perdaient du terrain, des renforts, peut-être en provenance de Russie, ont permis de mettre en défaut l’armée ukrainienne. Pour les médias français, cet interventionnisme supposé de Vladimir Poutine est inacceptable. Le président russe serait même en train de déclarer la guerre à l’Europe et de violer le droit international. Retour sur un traitement médiatique unilatéral et biaisé.

À situation complexe, commentaires simplistes : telle semble être la dure loi à laquelle se soumettent quelques diseurs de bonne aventure. Si Acrimed n’entend pas prescrire ce qu’il faut penser de la situation en Ukraine, du moins pouvons-nous débusquer les parti-pris falsificateurs qui ont tendance à inonder une grande partie de la presse française, bien que quelques médias ne sombrent pas dans la caricature (notamment Le Figaro) [1]. Absence de recul sur les événements (en particulier à Libération et au Monde) et pis, oublis, voire réécriture de l’histoire : tels sont les principaux biais de la couverture médiatique du début du mois de septembre 2014. Rien ne semble avoir évolué depuis novembre 2013… Passage en revue de quelques libertés, parmi d’autres, prises avec les faits.

Gouvernement légitime et référendums illégitimes

Bernard Guetta sur France Inter (25 août 2014) en est certain : « l’Ukraine quant à elle, l’écrasante majorité de sa population en tout cas, refuse de revenir à son asservissement passé, défend son indépendance et voudrait pouvoir vite intégrer non pas l’Otan mais l’Union européenne. » C’est pourtant oublier une partie des faits politiques récents de ce pays. Président en place et démocratiquement élu en 2010, Viktor Ianoukovitch – certes corrompu comme ses prédécesseurs – demeurait en tête des sondages d’opinion jusqu’à son départ forcé en février 2014 [2]. Étonnant d’ailleurs que les médias français – pourtant toujours très friands de ce type d’enquête – n’en aient pas révélé l’existence.

En 2012, le parti de M. Ianoukovitch (le Parti des Régions) avait également remporté les élections législatives. Et une élection présidentielle était prévue en 2015… Impatients, les militants de Kiev, tournés vers l’Europe, et soutenus par les États-Unis et l’Union Européenne, n’ont pas souhaité attendre, mettant ainsi en place un gouvernement provisoire essentiellement composé d’indépendants et de membres de partis de centre-droit, de droite et d’extrême-droite [3], pas forcément représentatif de la diversité des manifestants de la place Maïdan.

Ce gouvernement est-il pour autant légitime ? Oui, expliquèrent en substance les commentateurs avisés, car Maïdan était légitime. Il ne s’agit pas ici pour nous de contester le droit de populations à se soulever contre leurs dirigeants, mais bel et bien de relever le « deux poids deux mesures » particulièrement marqué dans la couverture médiatique des différents événements en Ukraine, qui traduit un point de vue partisan rarement assumé par celles et ceux qui l’ont adopté. Libération souligne ainsi que « l’Ukraine est un pays souverain avec des institutions légitimes et démocratiques » (1er septembre) tout en s’enthousiasmant devant le « renversement du régime prorusse et corrompu de Viktor Ianoukovitch par la révolte de Maïdan. » Le fait que l’est du pays ait massivement voté pour lui trois années plus tôt ne semble pas préoccuper les médias français. En effet, M. Ianoukovitch l’avait emporté en 2010, haut la main, à l’est et au sud de l’Ukraine, avec des pics de popularité dans les régions de Donetsk (90,4%), Lougansk (88,8%), ou encore au sein de la République autonome de Crimée (78,3%). Son adversaire, Ioulia Timochenko avait fait le plein à l’ouest, au centre et à Kiev qui avait voté à 69,7% pour l’égérie des Occidentaux [4].

Il n’empêche : sur Arte, le 1er septembre 2014 [5], on présente, sans le moindre recul, les événements de la place Maïdan comme un grand mouvement exclusivement démocratique. Avant de diffuser un véritable clip de propagande (avec musique rythmée et images saccadée) à la gloire des manifestants de la place Maïdan, Élisabeth Quin annonce : « Retour sur Maïdan à l’époque où c’était l’euphorie, destitution d’un autocrate qui a mis le feu aux poudres et précipitation de milliers d’ukrainiens sur le fameux Maïdan en février dernier. » Dans ce même sujet, on affirme que Ioulia Timoshenko aurait reçu « un accueil triomphal » en février 2014 sur cette place… alors qu’elle ne fera que 9% des votes à Kiev lors de l’élection présidentielle, trois mois plus tard.

Pour Bernard-Henri Lévy, dans Le Point (4 septembre 2014), le renversement de M. Ianoukovitch était évidemment le résultat d’une « grande insurrection démocratique et européenne ». Puis, pour la plupart des commentateurs, l’élection présidentielle qui, organisée en mai 2014 par le gouvernement provisoire, a installé aisément Petro Porochenko au pouvoir a été (c’est certain) tout à la fois légale et légitime. Marc Sémo dans Libération (1er septembre 2014) le souligne : « les autorités de Kiev [ont été] légitimement élues ». Il insiste même : « le nouveau président Petro Porochenko a été élu en mai à l’issue d’un scrutin reconnu comme incontestable par la communauté internationale. Le vote a pu se dérouler dans 90% du pays, y compris dans la plus grande partie de l’Est. » François Sergent, dans le même journal parle d’un « gouvernement souverain et régulièrement élu » (3 septembre). Pourtant, une partie du pays n’a pas pu se déplacer pour aller voter à cause des conflits armés dans l’est. Bien qu’élu dès le premier tour, Petro Porochenko ne l’a donc été qu’avec une participation modérée (60%). Légale et légitime ?

Aux yeux des journalistes français, le mouvement de Maïdan était justifié car tourné vers l’Europe. En revanche, les manifestations et les référendums en Crimée et dans l’est du pays (qui rejetaient les mobilisations de Kiev, le gouvernement provisoire, puis le nouveau président) trouvaient peu de soutiens chez nos commentateurs omniscients. Dans Le Monde (31 août 2014), on tord encore la réalité en accusant « le régime du président Poutine » « d’avoir illégalement occupé puis [de] s’être approprié la Crimée au printemps ». Pour François Sergent, dans Libération (3 septembre), « Vladimir Poutine ne s’est pas contenté de la Crimée annexée après un référendum bidon. »

Heureusement, tous les commentateurs ne partagent pas ce parti-pris. Au moment du référendum, des voix médiatiques connues – et très présentes – s’étaient exprimées pour faire part de leur stupéfaction face à la russophobie ambiante, que l’on ne manquera pas de relever ici tant elles ne sont pas, d’habitude, citées en exemple par Acrimed. Ainsi Jacques Attali s’était interrogé : « Pourquoi refuserait-on aux habitants de la Crimée de choisir leur destin ? » (L’Express, 26 mars 2014). Puis, pour l’ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry, « dire que l’armée russe envahit la Crimée est tout simplement grotesque. Il faut n’être jamais allé à Sébastopol pour ignorer la présence massive, mais parfaitement légale, puisque ayant fait l’objet d’un accord préalable depuis des années, de l’armée russe. » (Le Figaro, 20 mars 2014)… La Russie de Poutine avait-elle des vues sur la Crimée ? Peut-être. Il est toutefois navrant de constater que la majorité des journalistes français, aveuglés par leur hostilité à Poutine, aient adopté un point de vue aussi unilatéral et partisan, quitte à tricher avec la réalité, parfois par ignorance, souvent par mauvaise foi.

« Sanctionner Poutine » (encore et toujours)

Cela sonne comme un leitmotiv : « Il faut sanctionner la Russie ». À Libération, on en est certain, « la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. » La preuve : « des milliers de soldats russes se battent à Donetsk et Lougansk, venus au secours des milices prorusses en difficulté. » D’ailleurs, François Sergent a ses propres sources puisqu’il sait déjà que ce sont « les hommes de Moscou [qui ont] abattu l’avion de Malaysian Airlines. » Rude accusation que même Le Monde ne s’est pas permis de porter…

Ukraine : informations faussées et commentaires à sens unique, par Acrimed.

Loin de nous, à Acrimed, de prendre parti dans un tel conflit, mais étonnons-nous quand même d’un fait : la supposée intervention de la Russie serait illégale, mais tous les événements qui ont mené à celle-ci – avec le soutien réel de l’Union Européenne et des États-Unis – ne le seraient pas ? Le « deux poids, deux mesures » est vraiment une doctrine très présente dans les médias atlantistes. Le Monde, par exemple, a fait sien le propos de Laurent Fabius : « le ministre des affaires étrangères, a eu le mérite de la clarté, vendredi soir : “Lorsqu’un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l’accord et contre l’accord de cet autre pays, ça s’appelle une intervention, et évidemment c’est inacceptable”, a-t-il déclaré. » Un peu comme la France en Libye ou les États-Unis en Irak ? Le moins que l’on puisse dire est que Le Monden’a pas eu le mérite d’une telle clarté lorsqu’il s’est agi de traiter de l’intervention militaire israélienne contre Gaza.

Pour Bernard Guetta, sur France Inter (25 août 2014), l’intervention de la Russie serait « en train d’enterrer, en Europe qui plus est, deux des plus grands principes sur lesquels les relations internationales étaient fondée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale – l’absolue prohibition des annexions territoriales et l’intangibilité des frontières. » Comme si aucune frontière n’avait été modifiée (la Yougoslavie, la Serbie…) ou comme si aucune annexion territoriale (le Timor Oriental, les territoires palestiniens…) n’avait eu lieu depuis 1945. Bernard-Henri Lévy dans Le Point (4 septembre 2014) ne dit pas autre chose : c’est « la première vraie guerre, depuis des décennies, en Europe ; la première agression d’un État souverain contre un autre État souverain qu’il entend démembrer et vassaliser. » On est gêné par tant de morgue et d’ignorance. Comme s’il suffisait de mentionner l’Europe (sans préciser ses frontières) pour honorer les « grands principes »…

En quelques jours, dans Le Monde, les tribunes de soutien aux gouvernement ukrainien pullulent : « De Dantzig à Donetsk, 1939-2014 » (1er septembre) ; « L’occident inepte face à la crise ukrainienne » (2 septembre) ; « Accueillons l’Ukraine dans l’OTAN » (3 septembre) ; « ”Dossier Mistral” : de la cohérence, de grâce ! » (3 septembre)… Sans oublier l’article cocasse de Sylvie Kauffmann intitulé « Mistral perdant » (1er septembre), en référence aux navires que la France doit livrer à la Russie.

Plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées ont fait une véritable propagande au service d’une opposition simpliste : légitimité du mouvement de Maïdan, illégitimité de l’insurrection à l’est. C’est le cas, par exemple, de l’émission « 28 minutes » présentée par Elisabeth Quin sur Arte, déjà citée. Parmi les intervenants, Raphaël Glucksmann, fondateur de l’ONG Centre Européen pour la Démocratie à Kiev, se présente d’emblée comme un « activiste anti-Poutine ». Alexandre Goujon, politologue, explique que « les Ukrainiens savent que sans soutien des Russes, il n’y a pas de séparatistes. […] Il n’y a pas de guerre civile. » Le commentateur semble ici oublier que la guerre civile avait bien lieu déjà à Kiev avant que les Russes ne s’invitent dans le conflit, et surtout il n’évoque pas le fait que la plupart des morts civils sont le fait de bombardements… de l’armée ukrainienne. À l’instar de nombreux médias, Glucksmann se plaint que l’Europe ne veuille pas donner des armes à l’Ukraine [6], ce qui permet à l’animatrice d’enchérir : « C’est mettre l’Ukraine dans les mains de la Russie ! »

Libération avance même des propos tronqués et non vérifiés qu’aurait lâché Vladimir Poutine à José Manuel Barroso. Le 1er septembre d’abord : « Poutine le sait et il en joue, répondant par la menace aux timides admonestations téléphoniques du président sortant de la commission José Manuel Barroso : “Si je le veux, nous sommes à Kiev en quinze jours.” » Puis le 3 septembre : « Poutine a menacé Manuel Barroso de “pouvoir prendre Kiev en deux semaines”. » Premièrement, ces propos sont rapportés par un tiers. Deuxièmement, ils proviennent d’une traduction. Enfin, ils sont sortis de leur contexte. De plus, ils ont été tempérés par le Kremlin (comme le rappelle lefigaro.fr). Il n’y a bien qu’un journal au bout du rouleau, dénué de toute déontologie, qui peut vouloir faire ses choux gras d’une telle phrase…

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Bien que la situation en Ukraine soit complexe, certains médias n’hésitent pas à simplifier à outrance les faits, opposant systématiquement « gentils » ukrainiens pro-européens et « méchants » ukrainiens pro-russes. D’autres médias tombent moins dans la caricature préférant offrir à leurs lecteurs et auditeurs un point de vue plus distancié (c’est le cas du Figaro, de Paris Matchou de certains reportages dans l’est ukrainien glanés sur des chaînes d’information continue). Mais les plus obtus restent obnubilés par les hoquets de Vladimir Poutine, leur nouveau Père Fouettard, s’indignent encore et toujours et glosent sur son autoritarisme et son désir expansionniste. Autoritarisme ? Sans nul doute. Volonté de préserver sa sphère d’influence ? Certainement. Mais, contrairement aux prédictions de la majorité des commentateurs, la Russie n’a toujours pas envahi l’est de l’Ukraine. Le moins que l’on puisse dire est que les expéditions militaires israéliennes ou américaines, bien réelles celles-ci, ne bénéficient pas du même traitement de (dé-)faveur…

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Source : Mathias Reymond pour Acrimed, 15/09/2014

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Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Le capitalisme;

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.

Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.

L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L’incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d’une opération militaire et du renseignement, soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

L’État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S’ils avaient voulu éliminer les brigades de l’État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin.

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D’un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l’Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d’innombrables morts civiles.

Cette opération n’aurait pas pu être entreprise sans l‘appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l’initiative d’Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D’AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.

2. Des camps d’entraînement de la CIA ont été mis en place au Pakistan. Entre 1982 et 1992, la CIA a recruté quelques 35 000 djihadistes venus de 43 pays musulmans pour faire le djihad en Afghanistan.

« Payées par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d’information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l’administration Reagan.

Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C’était pour « une bonne cause » : la lutte contre l’Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d’un gouvernement laïc en Afghanistan.

 Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l’Université du Nebraska. « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le démon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d’Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l’Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d’entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n’était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l’Afghanistan, basée sur l’idée que l’Afghanistan pratiquait le terrorisme d’État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l’élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L’ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l’origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri’āsat Al-Istikhbarat Al-’Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

7. Les brigades de l’EI ont participé à l’insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l’OTAN.

8. L’OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l’EI et Al-Nosra dès le début de l’insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

9. Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l’EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

11. La pratique de la décapitation de l’EI fait partie des programmes d’entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l’EI, recrutés par l’allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu’ils se joignent à l’EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

13. Israël a soutenu les brigades de l’EI et d’Al-Nosra sur le plateau du Golan.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l’image ci-dessous :

« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d’un mercenaire blessé, à l’hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

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LA SYRIE ET L’IRAK

14. Les mercenaires de l’EI sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l’Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher. Le site réseau International.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo à droite.)

16. La milice de l’État islamique, actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l’aide militaire à l’État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l’EI, ils visent plutôt l’infrastructure économique de l’Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l’EI relève d’un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu’en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d’Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l’OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L’objectif sous-jacent consiste à déclencher l’instabilité politique en Chine occidentale.

L’on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l’État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L’objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d’établir un califat islamique s’étendant jusque dans l’ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D’ORIGINE INTÉRIEURE

23. Les terroristes c’est nous : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d’Obama est de protéger l’Amérique contre les attaques de l’EI.

24. La menace terroriste d’origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d’abroger les libertés civiles et d’instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d’attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation.

Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l’État sécuritaire des États-Unis, et de l’appareil d’application de la loi, de plus en plus militarisé.

L’objectif ultime est d’inculquer dans l’esprit de millions d’Étasuniens l’idée que l’ennemi est réel et que l’administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l’État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l’opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d’être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.

Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l’autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de l’ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.

L’administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.

Dites non au « grand mensonge ».

Passez le mot.

Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.

Aidez-nous s’il vous plaît à aller de l’avant. Nous comptons sur l’appui de nos lecteurs.

Pensez à faire un don au Centre de recherche sur la mondialisation.

Pour la paix et la vérité dans les médias.

Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

La mondialisation de la guerre

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Réforme territoriale: les citoyens perdent le droit de dire « non ». Par Magali Pernin du site "Contrelacour"

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La réforme territoriale, #La nation ., #La République, #La France, #La gauche, #Le socialisme

le référendum d'Alsace, le 7 avril 2013.

le référendum d'Alsace, le 7 avril 2013.

Les députés ont adopté cette semaine le nouveau découpage régional français.

Outre la Corse et les Régions d’Outre-Mer, le territoire sera désormais divisé en quatorze Régions au lieu des vingt-deux actuelles.

Si cette réforme territoriale a été largement commentée par les personnalités politiques et les médias, un autre élément majeur du projet de loi relatif à « la délimitation des régions et aux élections régionales et départementales » est malheureusement passé complément sous silence.

Il s’agit de la suppression de tous les référendums locaux à ce jour obligatoires lorsque les assemblées locales souhaitent :
- Modifier les limites d’une Région (1),
- Regrouper plusieurs Régions,
- Fusionner des Départements
- Créer une collectivité unique (fusion des Conseils régionaux et généraux).

Une réforme d’initiative parlementaire

Le projet de loi initial déposé par le gouvernement en juin 2014 ne prévoyait que la suppression de la faculté (jamais utilisée) des Régions de se regrouper sur la base d’une initiative locale. En revanche, les articles relatifs à la modification des limites régionales ou départementales ou à la création de collectivités uniques étaient maintenus en l’état. Les citoyens conservaient ainsi leur droit d’approbation de ces modifications proposées par leurs collectivités territoriales.

Or, les divers amendements déposés par les Parlementaires ont d’une part, confirmé la suppression de la possibilité de fusion des Régions, d’autre part, ajouté la suppression de la faculté de modifier les limites régionales (2) et enfin, supprimé toutes les obligations actuelles de tenue de référendums locaux.

Il faut rappeler que dès le mois de juillet 2013, trois mois après l’échec cuisant de la consultation référendaire en Alsace du 7 avril, un amendement avait discrètement été déposé à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la création des métropoles, visant à supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités. Le texte avait été retiré au mois de décembre 2013 lors de son passage devant la Commission mixte paritaire mais les députés avaient d’ores-et-déjà annoncé leur souhait de revenir sur ce débat lors de l’examen du projet de loi sur les Régions.

Une réforme en contradiction avec les objectifs constitutionnels

Cette obligation référendaire avait été mise en place en même temps que la mise en œuvre de la faculté de regroupement des collectivités grâce à la loi du 16 décembre 2010. Ce nouveau droit reconnu aux citoyens découlait directement de la réforme constitutionnelle de 2003 par laquelle le législateur avait jugé utile d’autoriser la consultation des électeurs lors de la modification des limites des collectivités territoriales.

Mais ce qui était utile aux yeux du législateur en 2003 ne n’est plus en 2014.

Pour bien comprendre l’état d’esprit des parlementaires français à l’égard de l’expression locale directe des citoyens, il suffit de lire les projets d’amendements déposés.

L’obligation pour la validité du référendum de rassembler au minimum à 25 % des électeurs inscrits ? Inutile selon certains députés : « de nombreux électeurs ne participent pas à ce type de scrutin », de fait, « les modalités d’organisation administrative peuvent tout à fait être mises en œuvre, en leur nom, par leurs représentants élus ».

L’obligation d’organiser un référendum ? Inutile également : « Les élus des territoires concernés peuvent légitimement décider d’une modalité d’organisation territoriale, en application des principes de démocratie représentative».

Lors de son examen en première lecture au Sénat, seul le groupe communiste, sous la voix de Christian Favier, s’est ému et opposé à la suppression des référendums locaux :

« Il est, à nos yeux, tout à fait scandaleux que, au nom de la démocratie, on supprime la possibilité pour les électeurs d’exercer leur droit de vote. Il s’agit pour nous d’un véritable recul de la démocratie locale ! » (4 juillet 2014)

Supprimer les référendums gênants : une mauvaise habitude des élus

Grâce au grand empressement des représentants du Peuple – cumulant très souvent des mandats de conseiller général ou régional – de supprimer l’obstacle référendaire à leur projet de réorganisation territoriale, les citoyens français viennent de perdre en toute discrétion le droit de valider par eux-mêmes les projets de modification territoriale.

C’était pourtant une avancée démocratique appelée par la réforme constitutionnelle de 2003 et répondant aux promesses quotidiennes des élus de plus de « démocratie participative ».

Le texte n’a pas encore été validé définitivement par l’Assemblée nationale mais, depuis, la fin de la première lecture dans les deux assemblées, ces dispositions ne font plus l’objet d’aucun débat.

La réforme alsacienne, objet du référendum raté du 7 avril 2013 (3), devrait donc rapidement voir le jour grâce à ces nouvelles dispositions. Le 22 septembre 2014, les élus des deux conseils généraux et ceux du conseil régional ont adopté trois motions appelant à la création de la collectivité unique d’Alsace.

Cette réforme devrait ainsi rappeler aux souvenirs des français l’épisode du référendum manqué de 2005 où les élus avaient finalement choisi de se passer du consentement direct du Peuple pour la mise en œuvre d’un nouveau Traité européen.

Merci d’avance à tous ceux qui publient/relaient mes articles. Merci cependant de sélectionner un extrait et de mettre le lien vers l’article original! Magali

(1)La modification des limites régionales correspond à la procédure de transfert d’un département de sa région d’origine vers une région limitrophe (procédure dite du « droit d’option des départements »)

(2)Alors que les sénateurs ont voté une suppression des articles relatifs à la modification des limites régionales et au regroupement des Régions à compter du 31 décembre 2016, les députés ont choisi de mettre fin à leur application du 1er mars 2019.

(3)Le référendum n’avait pas donné à l’approbation du projet de collectivité unique car il avait rencontré un double échec : abstention invalidante dans le Bas-Rhin et 55% de non dans le Haut-Rhin.

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Un journaliste Allemand dévoile le contrôle de la presse par la CIA. Le blog d'Olivier Berruyer.

24 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La mondialisation, #AMERIQUE, #La nation ., #La République, #La Russie, #La France, #Politique étrangère, #La guerre

Le Dr Udo Ulfkotte, journaliste allemand parle de la presse occidentale

Le Dr Udo Ulfkotte, journaliste allemand parle de la presse occidentale

Le Dr Udo Ulfkotte, journaliste allemand parle de la presse occidentale

Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung (qui est l’un des plus grands journaux Allemand), a décidé de rendre publique sa participation dans la corruption des «nouvelles» des médias occidentaux, estimant que celles-ci entraînent l’Europe vers une guerre nucléaire contre la Russie, provoquée par l’aristocratie américaine via la CIA.

Il a été un des conseillers du gouvernement Helmut Kohl. Entre 1986 et 1998, Ulfkotte a vécu en : Iraq, Iran, Afghanistan, Arabie saoudite, Oman, Émirats arabes unis, Égypte et en Jordanie. Il est membre du German Marshall Fund et a fait partie de la Fondation Konrad Adenauer de 1999 to 2003. Il a gagné le prix civique de la Fondation Annette Barthelt en 2003.

Il a été cofondateur d’un mouvement de paix contre l’extrémisme islamique naissant en Allemagne.

Et maintenant, il sort un livre qui prétend que les États-Unis sont en réalité la plus grande de toutes les menaces à la paix. Le livre est disponible uniquement en allemand, Gekaufte Journalisten, qui signifie «journalistes achetés.” (en tête des ventes dans sa catégorie sur Amazon.de – si un germanophone se sent de faire une fiche de lecture ce serait génial, contactez moi)

Voici des extraits de son témoignage à la télévision Russe :

Je suis journaliste depuis 25 ans, et j’ai été éduqué à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public. Mais voyant actuellement et durant ces derniers mois, jusqu’à quel point… comment les médias allemands et américains essaient d’apporter la guerre aux Européens, d’apporter la guerre à la Russie. C’est un point de non-retour, et je vais me lever et dire … que ce que j’ai fait dans le passé n’est pas correct, de manipuler les gens, de faire de la propagande contre la Russie et ce que font mes collègues et ont fait dans le passé, parce qu’ils sont soudoyés pour trahir le peuple pas seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe.

La raison de ce livre est que je suis très inquiet d’une nouvelle guerre en Europe, et je ne souhaite pas que la situation se reproduise, parce que la guerre ne vient jamais d’elle-même, il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre, et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes aussi.

J’ai juste écrit dans le livre comment nous avons trahi dans le passé nos lecteurs juste pour pousser à la guerre, et parce que je ne veux plus de cela, j’en ai marre de cette propagande. Nous vivons dans une république bananière, et pas dans un pays démocratique où nous aurions la liberté de la presse, les droits de l’Homme. [...]

Si vous regardez les médias allemands, et plus spécialement mes collègues qui, jour après jour, écrivent contre les Russes, qui sont dans des organisations transatlantiques, et qui sont soutenus par les États-Unis pour faire cela, des gens comme moi. Je suis devenu citoyen d’honneur de l’État de l’Oklahoma. Pourquoi au juste ? Juste parce que j’écris pro-américain. J’ai écrit pro-américain. J’étais soutenu par la Central Intelligence Agency, la CIA. Pourquoi? Parce que je devais être pro-américain.

J’en ai marre de ça. Je ne veux plus le faire ! Et alors j’ai juste écrit le livre non pour gagner de l’argent, non, ça va me coûter de nombreux problèmes, juste pour donner aux gens dans ce pays, l’Allemagne, en Europe et partout dans le monde, juste pour leur donner un aperçu de ce qui se passe derrière les portes closes.

[…]

Oui il y a de nombreux exemples de cela : si vous revenez sur l’histoire, dans l’année 1988, si vous allez dans vos archives, vous trouverez en mars 1988 qu’il y a eu en Irak des Kurdes qui ont été gazés avec des gaz toxiques, ce qui est connu du monde entier. Mais en juillet 1988, ils m’ont envoyé dans une ville appelée Zubadat qui est à la frontière de l’Irak avec l’Iran. C’était la guerre entre les Iraniens et les Irakiens, et j’ai été envoyé là-bas pour photographier comment les Iraniens ont été gazés par du gaz toxique, par du gaz toxique allemand. Vous l’appelez LOST, sarin, gaz moutarde, fabriqué par l’Allemagne. Ils ont été gazés et j’étais là pour prendre des photographies de comment ces gens ont été gazés par du gaz toxique venant d’Allemagne. Lorsque je suis revenu en Allemagne, il n’y avait qu’une seule petite photo dans le journal, le Frankfurter Allgemeine [Zeitung], et il y avait un seul petit article, ne décrivant pas comment c’était impressionnant, brutal, inhumain et terrible, de tuer la moitié… de tuer, des décennies après la seconde guerre mondiale, des gens avec du gaz toxique allemand. Ainsi, ce fut une situation où je me suis senti abusé d’avoir été là-bas et juste pour donner un documentaire sur ce qui s’était passé, mais ne pas avoir été autorisé à dévoiler au monde ce que nous avions fait derrière les portes fermées. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas bien connu du public allemand qu’il y a eu des gaz allemands, qu’il y a eu des centaines de milliers de gens gazés dans cette ville de Zubadat.

Maintenant vous m’avez demandé ce que j’ai fait pour les agences de renseignement, alors s’il vous plaît, comprenez que la plupart des journalistes que vous voyez dans les pays étrangers prétendent être journalistes, et ils pourraient être journalistes, des journalistes européens ou américains… Mais nombre d’entre eux, comme moi dans le passé, sont soi-disant appelés : « couverture non officielle ». C’est comme ça que les Américains les appellent. J’ai été une « couverture non officielle ». La couverture non officielle, ça signifie quoi ? Cela signifie que vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez s’ils veulent que vous les aidiez, mais jamais, au grand jamais, [...] lorsque vous êtes attrapés, lorsqu’ils découvriront que vous n’êtes pas seulement un journaliste mais également un espion, ils ne diront jamais : « celui-ci était l’un des nôtres ». ils ne vous connaîtront pas. Voilà ce que veut dire une couverture non officielle. Ainsi, je les ai aidés à plusieurs reprises, et je me sens honteux pour cela aussi désormais. De la même manière que je me sens honteux d’avoir travaillé pour des journaux très recommandés comme le Frankfurter Allgemeine, parce que j’ai été soudoyés par des milliardaires, j’ai été soudoyé par les Américains pour ne pas rendre compte exactement la vérité. […] J’imaginais juste lorsque j’étais dans ma voiture pour venir à cet entretien, j’essayais de me demander ce qu’il se serait passé si j’avais écrit un article pro-russe, dans le Frankfurter Algemeine. Et bien je ne sais pas ce qui se serait passé. Mais nous avons tous été éduqués à écrire pro-européen, pro-américain, mais de grâce pas pro-russe. Alors je suis très désolé pour cela…. Mais ce n’est pas la façon dont je comprends la démocratie, la liberté de la presse, et je suis vraiment désolé pour cela.

[…]

Et bien oui je comprends très bien la question. L’Allemagne est toujours une sorte de colonie des États-Unis, vous le verrez dans de nombreux points; comme [le fait que] la majorité des Allemands ne veut pas avoir des armes nucléaires dans notre pays, mais nous avons toujours des armes nucléaires américaines. Donc, oui, nous sommes encore une sorte de colonie américaine, et, étant une colonie, il est très facile d’approcher les jeunes journalistes au travers (et ce qui est très important ici est) des organisations transatlantiques. Tous les journalistes appartenant à des journaux allemands très respectés et recommandés, des magazines, des stations de radio, des chaînes de télévision, sont tous membres ou invités de ces grandes organisations transatlantiques. Et dans ces organisations transatlantiques, vous êtes approchés pour être pro-américain. Et il n’y a personne venant à vous et disant : « nous sommes la CIA. Voudriez-vous travailler pour nous ? ». Non ! Ce n’est pas la façon dont ça se passe.Ce que font ces organisations transatlantiques, c’est de vous inviter pour voir les États-Unis, ils paient pour cela, ils paient toutes vos dépenses, tout. Ainsi, vous êtes soudoyés, vous devenez de plus en plus corrompus, parce qu’ils font de vous de bons contacts. Alors, vous ne saurez pas que ces bons contacts sont, disons, non officiels. Des couvertures non officielles ou des personnes officielles travaillant pour la CIA ou pour d’autres agences américaines. Alors vous vous faites des amis, vous pensez que vous êtes ami et vous coopérez avec eux. Et ils vous demandent : « pourriez-vous me faire cette faveur- ci ? Pourriez-vous me faire cette faveur-là ? ». Alors votre cerveau subit de plus en plus un lavage de cerveau par ces types. Et votre question était : est-ce seulement le cas avec les journalistes allemands? Non ! Je pense que c’est plus particulièrement le cas avec les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation beaucoup plus étroite. C’est aussi particulièrement le cas avec les journalistes israéliens. Bien sûr avec les journalistes français, mais pas autant que pour les journalistes allemands ou britanniques. … C’est le cas pour les Australiens,les journalistes de Nouvelle-Zélande, de Taïwan, et de nombreux pays. Des pays du monde arabe, comme la Jordanie, par exemple, comme Oman, le sultanat d’Oman. Il y a de nombreux pays où ça se passe, où vous trouvez des gens qui déclarent être des journalistes respectables, mais si vous regardez plus derrière eux, vous découvrirez que ce sont des marionnettes manipulées par la CIA.

[...]

Excusez-moi de vous interrompre, je vous donne un exemple. Parfois, les agences de renseignement viennent à votre bureau, et veulent que vous écriviez un article. Je vous donne un exemple [ne venant] pas d’un journaliste bizarre, mais de moi même. J’ai juste oublié l’année. Je me rappelle seulement que le service de renseignement allemande pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst (c’est juste une organisation sœur de la Central Intelligence Agency, elle fut fondée par cette agence de renseignement) [...] est venu à mon bureau au Frankfurter Algemeine, à Francfort. Et ils voulaient que j’écrive un article sur la Libye et le colonel Mouammar Kadhafi. Je n’avais absolument aucune information secrète concernant le colonel Kadhafi et la Libye. Mais ils m’ont donné toutes ces informations secrètes, et ils voulaient juste que je signe l’article de mon nom.

Je l’ai fait. Mais c’était un article qui fut publié dans le Frankfurter Algemeine, qui originellement venait du Bundesnachrichtendienst, de l’agence de renseignement pour l’étranger. Donc pensez-vous réellement que ceci est du journalisme ? Des agences de renseignement écrivant des articles ?

[...]

Oh oui. Cet article que j’ai reproduit partiellement dans mon livre, cet article était : « Comment la Libye et le colonel Mouhamar Kadhafi a secrètement essayé de construire une usine de gaz toxiques à Rabta ». Je crois que c’était Rabta, oui. Et j’ai obtenu toutes ces informations… c’était une histoire qui fut imprimée à travers le monde entier quelques jours plus tard. Mais je n’avais aucune information à ce sujet, c’était l’agence de renseignement qui voulait que j’écrive un article. Donc ce n’est pas la manière dont le journalisme devrait fonctionner, que les agences de renseignement décident de ce qui est imprimé ou pas.

[…]

Si je dis non, je vous donne un exemple, un très bon exemple de ce qui se passe si vous dites non. Nous avons secouru des unités en Allemagne avec des hélicoptères dévolus aux accidents de la route. Ils se nomment eux-mêmes les « anges jaunes ». Il y avait un type qui ne voulait pas coopérer, c’était un pilote du service d’hélicoptères des anges jaunes en Allemagne. Ce type a dit non au service de renseignement pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst, lorsqu’ils l’approchèrent et voulurent qu’ils travaillent en tant que couverture non officielle pour l’agence allemande de renseignement pour l’étranger, tout en prétendant être un membre des anges jaunes. Alors ce qui arriva, c’est que cet homme perdit son travail. Et [au] tribunal en Allemagne, le juge décida qu’ils avaient raison parce qu’on ne peut pas faire confiance à un tel type. Il a été viré de son travail parce qu’il n’a pas coopéré avec le service de renseignement pour l’étranger. Ainsi, je savais ce qui arriverait si je ne coopérais pas avec les services de renseignement .

[...]

J’ai dû avoir une, deux, trois… six fois ma maison a été perquisitionnée, parce que j’ai été accusé par le procureur général allemand de divulgations de secrets d’État. Six fois ma maison perquisitionnée ! Et bien, ils espéraient que je ne refasse jamais encore cela. Mais je pense que c’est pire, car la vérité sortira un jour. La vérité ne mourra pas. Et je me fiche de ce qui va arriver. J’ai eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfants. Donc s’ils veulent me poursuivre ou me jeter en prison… c’est pire pour la vérité.

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On se dispute souvent quant au fait de savoir si la junte ukrainienne est nazie ou non.

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

On se dispute souvent quant au fait de savoir si la junte ukrainienne est nazie ou non. Je suis intimement convaincu que même si Porochenko n’est pas apparu en public pour faire officiellement le salut nazi et déclarer « Je suis un nazi », tout indique que le régime de Kiev tire ses racines idéologiques du passé nazi. Le dernier exemple de cette filiation, c’est cette chose absolument incroyable qui s’est passée la semaine dernière, lorsque trois pays, les États-Unis, le Canada et l’Ukraine, ont voté contre une résolution de l’ONU condamnant la glorification du nazisme.

On se dispute souvent quant au fait de savoir si la junte ukrainienne est nazie ou non.

Les membres de l’Union européenne n’ont guère fait mieux, car ils se sont abstenus. C’est là un développement tellement ahurissant, tellement insensé, que cela vaut la peine d’avoir accès au résultat du vote et aux document original sur lequel portait le vote.

La feuille de résultats du vote de la résolution de l’ONU contre la glorification du nazisme:

http://www.vineyardsaker.fr/?p=7871

DE Abdelwaheb Belhaj :

Rien d' étonnant puisque c' est le bloc impérialiste occidental qui comme par le passé est en train d' encourager la renaissance du Nazisme et toutes les autres " formes" de fascisme dont il a besoin pour écraser la résistance des peuples que la crise systémique du capitalisme mondialisé plonge dans la misère et qui n' auront d' autre choix que celui de résister et s' organiser pour abattre ce système et le remplacer par un nouveau plus conforme à leurs intérêts et à l' avenir de l' Humanité en général. Le Fascisme n' est que l' ultime recours du grand capital face à la résistance des peuples. Ce n' est qu' une des formes de la " Démocratie bourgeoise" qui est toujours dans son contenu une Dictature de la classe dominante.

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BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL ! En souvenir de Rémi Fraisse ! Et contre le barrage de sivens, Et contre les OGM !

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #Le traité Transatlantique., #La France, #Agriculture, #Les transnationales

BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL !

En souvenir de Rémi Fraisse !

Et contre le barrage de sivens,

Et contre les OGM

 BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL !  En souvenir de Rémi Fraisse !  Et contre le barrage de sivens,  Et contre les OGM ! BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL !  En souvenir de Rémi Fraisse !  Et contre le barrage de sivens,  Et contre les OGM !

Ce sont les capitalistes de l'industrie agroalimentaire du maïs qui ont commandité le barrage de sivens et c'est donc en leur nom que Rémi Fraisse a été assassiné par les flics. Et ce sont les mêmes industriels de l'agroalimentaire qui cherchent à imposer le maïs OGM. C'est pourquoi, il faut cesser d'acheter le maïs industriel. Par exemple, dans les supermarchés, et dans la plupart des commerces, on ne trouve que du maïs industriel. Il me semble indispensable de tout faire pour lancer efficacement un grand mouvement de boycott du maïs industriel.

Remi-Fraisse - Sivens - Maïs - 21 novembre 2014 - Un vrai paysan denonce et explique ! (vidéo 44'06) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8206

BOYCOTT DU MAÏS INDUSTRIEL :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8189

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