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Le blog de Lucien PONS

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre

Dimanche 23 novembre 2014

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR

"LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR

O.N.U. LES PAYS EUROPEENS S'ABSTIENNENT DANS

LA LUTTE CONTRE

LA GLORIFICATION DU NAZISME

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS  LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

Publié par Karine Bechet-Golovko sur son site et transmis par Jacques Tourtaux et Mohamed Bouhamidi

Aujourd'hui est une triste journée. Ce n'est pas la première.

Ce ne sera pas la dernière. Mais ça ne change rien.

Il y a des choses auxquelles on ne s'habitue pas. Surtout pas.

A la faiblesse, par exemple.

A la mesquinerie. A la bêtise aussi, c'est moins grave.

Mais surtout à la pleutrerie.

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS  LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

Nous venons, en effet, d'apprendre une bien triste nouvelle. Les Etats Unis, le Canada et l'Ukraine ont voté contre la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU proposée par la Russie de lutter contre la glorification du nazisme. Encore 50 pays se sont abstenus. Dont tous les pays de l'Union européenne. Même si cette résolution fut quand même adoptée par 115 voix sur 193, c'est triste.

L'on peut être fier du niveau de notre renoncement. Jusqu'où les pays européens sont-ils encore capables de tomber? Jusqu'au bout, c'est à n'en pas douter. La question qui m'inquiète est de savoir où est "le bout" ...

Pourquoi la France vient-elle de trahir sa Constitution? Oui, trahir. Je vous rappelle la première phrase du Préambule de la Constitution de 1946, qui est toujours en vigueur, car cité par la Constitution de 1958:

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."

Cela veut-il dire que nos peuples ne sont plus libres? A quel moment avons-nous trébuché?

Sur le plan international, il est facile de comprendre la répartition du vote. L'Ukraine glorifie son passé collaborationniste, extrémiste et nazi et le porte à la hauteur d'une idée nationale. Elle ne peut donc pas voter pour la résolution. Les Etats Unis utilisent l'extrémisme qui est le moyen le plus facile d'enrôler des jeunes en manque d'émotions fortes, de réponses simples - même si fausses - à de vraies questions. Ils sont plus facilement manipulables. Donc relancer les mouvements de jeunesse nazies en Europe est un excellent moyen d'affaiblir les Etats et de les faire exploser, comme en Ukraine, quand nécessaire. Le Canada n'a aucune politique autonome. L'Europe n'existe plus.

Triste bilan. N'oublions pas que c'est par ailleurs la meilleure arme pour toucher la Russie. C'est également le meilleur moyen de dégrader les peuples de l'Union soviétique qui ont participé à la Deuxième Guerre Mondiale. De définitivement les asservir. Psychologiquement. Car ils sont ainsi conduits à renier leur passé, à faire table rase, à se retrouver sans histoire et sans racines, à la merci du moindre courent d'air. Ils se renient eux-mêmes, ce qui a pour effet direct de renforcer d'autant leur haine pour la Russie. Ce pays qui ne renonce pas. Qui protège son passé, ses racines pour tenir face au vent.

C'est justement pour cela que le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov, affirme que le but de la politique de l'Occident n'est plus de conduire la Russie à modifier sa ligne politique, mais de conduire à un changement de régime en Russie. Les leaders occidentaux affirment de plus en plus haut vouloir utiliser les sanctions pour détruire les sphères sociale et économique en Russie afin de contraindre la population à la révolte.

N'oublions pas qu'en URSS, 15 245 000 civils sont morts lors du combat de la 2e Guerre Mondiale contre le nazisme. Les Etats Unis ont perdu 3000 civils. Je ne parle pas des soldats. Je ne parle plus de l'Europe. A chacun d'en tirer les conséquences.

Karine Bechet-Golovko

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Karine Bechet-Golovko

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Enfumage ukrainien : contre-propagande. Le site Entrefilets..

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La Russie, #La France, #La guerre, #La mondialisation

Enfumage ukrainien : contre-propagande. Le site Entrefilets..
Enfumage ukrainien : contre-propagande. Le site Entrefilets..Enfumage ukrainien : contre-propagande. Le site Entrefilets..
Enfumage ukrainien : contre-propagande. Le site Entrefilets..

Enfumage ukrainien : contre-propagande

30/04/2014 Pour faciliter le travail de ré-information sur la crise ukrainienne, nous avons compilé ici les principaux éléments à charge pour démonter la propagande de la presse-Système bobo-atlantiste.

La Stratégie US en trois points
1. Face à la montée en puissance des pays émergeants et pour tenter de freiner leur déclin, les USA ont décidé de fracturer l’Eurasie pour empêcher tout rapprochement entre l’UE et la Russie. Le but est de court-circuiter définitivement la constitution pourtant naturelle d’un Bloc concurrent Euro-BRICs.
2. L’idée est aussi de garantir sur le long terme la soumission de l’UE à l’égard de l’Oncle Sam tant sur les plans sécuritaire qu’économique. Administrativement, le Traité Transatlantique en préparation viendra bientôt parachever l’arrimage définitif de la docile Europe au Titanic étasunien.
3. Le coup d’Etat de Kiev et le déclenchement de la crise ukrainienne représentent le coup d’envoi opérationnel de cette stratégie de division. Les Etats-Unis vont maintenant tenter de fixer une guerre de basse intensité à la frontière européenne pour pérenniser la détérioration des relations entre l’UE et Moscou. La propagande hollywoodienne et la presse-Système du corporate power ont été mobilisées pour convaincre les peuples occidentaux que la Russie est le grand méchant de l’histoire.

Les préparatifs

Encerclement de la Russie Depuis la fin de la Guerre froide et malgré la dissolution du Pacte de Varsovie, l’OTAN a été artificiellement maintenu en activités et les USA ont tout fait pour incorporer un maximum des anciennes républiques soviétiques dans le Bloc atlantiste au travers de leur intégration à l’UE et/ou à l’OTAN. Avec le développement parallèle de son fameux bouclier anti-missile, la Russie s’est ainsi retrouvée littéralement encerclée et stratégiquement menacée par les avancées militaires atlantistes.
Pièce à conviction http://www.les-crises.fr/video-le-bouclier-antimissile/

5 milliards de dollars investis Dans une conférence sur le thème «Ukraine in Washington 2013» Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama, a confirmé qu’en 5 ans, les Etats-Unis avaient injecté plus de 5 milliards de dollars US pour pousser les cœurs ukrainiens vers l’UE…
Pièce à conviction http://www.youtube.com/watch?v=eaR1_an9CnQ#t=17

Le coup d’Etat

Le facteur déclenchant (ou fenêtre d’opportunité) Le 21 novembre 2013: l’Ukraine de Ianoukovitch (Président démocratiquement élu avec la bénédiction de l’OSCE) a rejeté le traité de libre-échange avec l’UE. Dans les négociations, l’UE avait notamment refusé à l’Ukraine un prêt de 20 milliards et le Traité européen aurait en fait décimé la base industrielle du pays. Il était de fait nettement moins attrayant que L’Union douanière proposée par Moscou.
Le 18 décembre 2013, le président russe Vladimir Poutine annonçait d’ailleurs la levée des barrières douanières entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que son intention de baisser le prix de son gaz et d’offrir au gouvernement ukrainien un prêt de 15 milliards de dollars.
Les manifestations commencent donc sur Maïdan dès la fin novembre et ont immédiatement été présentées en Europe comme une volonté collective des Ukrainiens de la rejoindre (les 5 milliards investis par les USA ont porté leurs fruits en permettant une mobilisation rapide et massive grâce aux associations ainsi financées…).

Soutien occidental aux néonazis Rapidement, les Occidentaux ont compris que c’était sur les partis d’extrême-droite, les néonazis, qu’ils allaient pouvoir s’appuyer pour radicaliser la crise. Tout le gotha de l’élite atlantiste a donc mouillé la chemise pour aller soutenir les franges radicales de l’opposition dans une manifestation d’ingérence d’une obscénité remarquable. Nuland, Ashton, McCain et consorts se sont ainsi relayés aux côtés des néonazis sans discontinuer durant des semaines.
Pièce à conviction : http://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvd-3-2/

Les USA choisissent le nouveau gouvernement L’interception et l’enregistrement d’une conversation téléphonique autour du 25 janvier 2014, entre l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt et Victoria Nuland, montrent que ces derniers travaillaient d’arrache-pied à la composition du nouveau gouvernement ukrainien à mettre en place sitôt le putsch réalisé. C’est accessoirement le fameux enregistrement dans lequel Mme Nuland se lâche en disant : «Au fait, vous savez : Fuck the EU».
Pièce à conviction: http://www.youtube.com/watch?v=9OUg5zsqouE#t=185

Les snipers de Maidan étaient ceux de la vertueuse opposition Très vite, une violence organisée a pris le pas sur les contestations pacifiques de Maidan. Des armes sont apparues dans les rues jusqu’à ces fameux jours de la fin février où des snipers ont provoqué un bain de sang qui devait déboucher sur l’accord bidon entre Gouvernement et opposition, puis sur la fuite de Ianoukovitch.
Des snipers présentés par toute la presse-Système comme membres de la police de Ianoukovitch bien sûr.
Pourtant, très tôt et au plus haut niveau, de sérieux doutes apparaissent sur cette version.
Dans une conversation piratée entre le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paet, et la cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, le ministre révèle ainsi qu’on lui a montré des preuves que les snipers actifs à Maidan «tiraient sur les deux camps». Et, surtout que «la conviction est de plus en plus forte que ce n’était pas Yanoukovitch qui était derrière les snipers, mais quelqu’un de la nouvelle coalition».
Pièce à conviction https://www.youtube.com/watch?v=vEJFp0lUIQg
Une enquête de la chaîne allemande ARD a récemment enfoncé très profondément ce clou.
Pièce à conviction http://www.dailymotion.com/video/x1qnu74_ard-qui-est-responsable-du-carnage-de-maidan-11-04-2014_webcam?start=1

L’après coup d’Etat

Des oligarques corrompus pro-UE remplacent désormais des oligarques corrompus pro-Ukraine.
Pièce à conviction http://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvd-5-2/
Une de leur première décision a été de libérer Timochenko, l’égérie de la première so called «révolution colorée» que l’UE adore, alors même que son parcours pue le souffre à plein nez (corruption massive, suspicion de meurtres, etc…).
Pièce à conviction http://www.les-crises.fr/timochenko/

Offensives anti-russes Une autre décision immédiate de la junte de Kiev aura été de supprimer la langue russe comme deuxième langue officielle du pays alors que toute la partie Est de l’Ukraine est massivement russophone. Pour la Russie, il était donc clair que cette «nouvelle Ukraine» pilotée par Washington serait fondamentalement antirusse, et qu’elle faisait dès lors peser sur sa sécurité une menace stratégique en compromettant la pérennité du stationnement de sa flotte en Crimée, et donc son accès aux mers chaudes.
Pièce à conviction http://fr.ria.ru/world/20140223/200560426.html

Le contre coup-d’Etat

Rattachement légal de la Crimée Dès lors, la réaction russe était prévisible. Et le référendum d’indépendance de la Crimée, puis son rattachement à la Russie, ont été la réponse du berger à la bergère, et qui plus est dans le respect de la légalité internationale, au grand dam des propagandistes occidentaux qui s’acharnent à faire croire le contraire.
Pièce à conviction http://www.youtube.com/watch?v=4ZIBy9vPbOg

Propagande schizophrénique du Bloc L’un des paradoxes que doivent gérer aujourd’hui les propagandistes atlantistes de l’opération est d’expliquer pourquoi, en janvier-février derniers, ceux qui érigeaient des barricades et mettaient le feu à des bâtiments administratif à Kiev étaient de vertueux démocrates, freedom fighters à leurs moments perdus ; alors que ceux qui le font aujourd’hui dans l’Est de l’Ukraine sont d’épouvantables terroristes à la solde de Moscou.

Accusations sans preuve

Des montages photos pour justifier les sanctions Dans l’Est de l’Ukraine, la situation est en train d’évoluer vers la guerre civile. De leurs côtés les pyromanes occidentaux ne cessent de jeter de l’huile sur le feu à coups de sanctions qu’ils justifient en accusant la Russie de fomenter ces troubles. Pour l’heure toutefois, ils n’ont pas été capables d’apporter la moindre preuve à leurs allégations, et ont dû se rabattre sur des montages photos ridicules pour étayer leurs accusations.
Pièce à conviction http://www.les-crises.fr/le-scandale-des-photos-ny/

L’accélération vers l’inéluctable

Le Bloc atlantiste piloté par les Etats-Unis a donc construit, et continue de construire, de toutes pièces une situation explosive qui met aux prises des puissances nucléaires dont aucune ne peut désormais se permettre de plier l’échine.

Mais il est clair que quoi qu’il advienne, la responsabilité en incombera complètement à l’agression étasunienne, et au suivisme et à la lâcheté des Européens.

Notre conviction est toutefois que l’évolution logique de l’Histoire ne sera en rien contrariée par ces opérations, et qu’au contraire elles agiront comme une sorte d’accélérateur vers l’inéluctable.
Et l’inéluctable c’est, à termes, l’implosion de l’OTAN, peut-être celle de l’UE, mais surtout l’effondrement des Etats-Unis et du Système qu’ils ont mis en place et qui a conduit le monde au bord du gouffre.

Publié par entrefilets.com le 30 avril 2014 à 18h01

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Derrière la RÉFORME TERRITORIALE, le vrai projet c’est : « SUPPRIMER LA FRANCE ». L’aveu du quotidien « Le Figaro ».

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #La nation ., #La France, #La République, #La réforme territoriale, #Le capitalisme;

Derrière la RÉFORME TERRITORIALE, le vrai projet c’est : « SUPPRIMER LA FRANCE ». L’aveu du quotidien « Le Figaro ».

Comme révélé depuis des années par le PRCF – les lecteurs d’Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr ne tomberont pas de leur chaise – derrière les projets de « Réforme Territoriale » de décentralisation Acte 1, Acte 2 et Acte 3 et leurs Euro-régions, communauté de commune, Euro- métropoles, c’est un véritable projet de démantèlement de la République Une et Indivisible, garante de l’égalité et de la solidarité entre les travailleurs du pays, base de l’exercice de la souveraineté populaire, condition de la démocratie. Remplacée par le retour des féodalités dignes de l’Ancien Régime voir du Moyen Age instituant des potentats locaux sur des Territoires (les euro-Métropoles et les euro-régions) avec le retour des barons locaux. Et l’on voit de Notre Dame des Landes à Sivens, des stades pharaoniques et autres couteux grands projets inutiles ce qu’ils en coutent et comment agissent déjà ces nouveaux saigneurs.

Sans compter que cette balkanisation du territoire a également pour but de réactiver les clivages communautaristes pour diviser et dresser les travailleurs les uns contre les autres, de briser le droit du travail et les protections sociales collectives conquis de hautes luttes par les travailleurs de notre pays.

Derrière la RÉFORME TERRITORIALE, le vrai projet c’est : « SUPPRIMER LA FRANCE ». L’aveu du quotidien « Le Figaro ».

Dans le même, temps, avec le démantèlement de notre République et la construction de l’Union Européenne et l’Euro, la souveraineté populaire est réduite à néant.Il suffit de voir désormais comment la Commission Européenne dicte le budget et l’agenda des « réformes » au gouvernement, censurant la représentation nationale. Bien sûr, c’est sous couvert d’un soit disant rapprochement du pouvoir des intérêts locaux que la droite décomplexée (UMP et Cie) et la droite complexée (PS – EELV) s’entendent pour pousser les feux de cette « réforme de l’Etat ». C’est que cette « réforme structurelle » est réclamée à grand cris par la Commission Européenne, et par le patronat et les marchés financiers qui la dirigent.

Pourtant, qui peut croire que détruire les Communes pour les remplacer par de tentaculaires Euro-métropoles, supprimer les départements pour leur substituer de gigantesque Euro-Région et dissoudre l’Etat pour laisser les mains libres à l’Union Européenne du Capital de plus en plus totalitaire est un projet démocratique?

Derrière la RÉFORME TERRITORIALE, le vrai projet c’est : « SUPPRIMER LA FRANCE ». L’aveu du quotidien « Le Figaro ».

Malheureusement, il se trouve encore quelques uns de nos concitoyens – y compris parmi nos amis de gauche – pour refuser d’entendre ces faits. Refusant d’ouvrir les yeux.

Qu’ils lisent donc le projet de gouvernance du MEDEF: « Besoin d’Aire »…

Ou même qu’ils lisent ce qu’en disent les éditorialistes de la droite, affichant dans les colonnes de leurs journaux leurs projets politiques. Ils verront que ce que dits le PRCF n’est pas une prévision de Cassandre. Ce sont des faits. C’est là le projet de la classe capitaliste !

Jugez donc (et ce n’est qu’un exemple) : dans l’édition du Figaro du 12 novembre 2014 dans les pages débats Opinions voila ce qu’écrivent Serge Federbusch et Yves de Kerdrel dans deux tribunes intitulées « l’Impôt une passion socialiste » et « la droite doit voter la réforme des régions ! ».


Ci-après deux extraits de citations qui méritent attention, en particulier pour les passages en gras.

« Les socialistes ont mal traduit le néolibéralisme en vogue depuis bientôt quarante ans dans le monde. Ils ont à peine dévêtu l’État mais ont rajouté couche sur couche à l’habit des autres collectivités au prétexte de déconcentration (…) La construction européenne et la mondialisation rendent en effet superflus, en France au moins deux des échelons suivants : communes, intercommunalités,départements, régions, État national et Union. Si un « cost killer » impitoyable s’emparait du pouvoir en Europe, il est probable qu’il supprimerait, pour la France, la strate départementale mais aussi la strate étatique qui entrave désormais les politiques communes (1) plus qu’elle ne les relaie. Naturellement les traditions nationales répugnent à cette disparition (2). Les élus n’ont pas envie de se faire hara-kiri »

Serge Federbusch – Le Figaro – 12/11/2014

Décodage : Serge Federbusch – idéologue ultra libéral bien connu des groupes de réflexion patronaux – formule là on ne peut plus clairement le projet de la classe capitaliste.

  1. Supprimer ces strates héritées de la Révolution Française (Communes-Départements-Etat) dans lesquels la classe ouvrière a fini par conquérir – sinon une certaine influence – du moins une organisation lui permettant de résister et même de marquer des points. Empêchant de faits les politiques – fussent ils tels ceux de l’UMP’PEN ou du Parti Masstrichien Unique totalement aux services de la défense de la classe capitaliste – d’appliquer sans être conforter à une résistance populaires les politiques ultra capitalistes impulsées par le patronat et les marchés financiers grâce à l’Union Européenne et l’Euro.
  2. Serge Federbusch constate d’ailleurs – en stratège de la lutte des classes pour sa classe – que le peuple français (« les traditions nationales ») y est opposé. On a pu le constater en 2005 où nos concitoyens ont massivement voter NON au référendum sur le TCE. Ou encore à chaque élection européenne depuis où ils revotent NON avec leur pied, par un boycott citoyen massif.

« La première partie de la réforme territoriale va être soumise au cote des députés.(…) il s’agit là du premier étage de la fusée concernant la réforme de l’Etat. Celle que chacun à gauche (ndlr PS-EELV, la droite complexée) comme à droite qualifie de « mère de toute les réformes » (1) (…)

Cette réforme va dans le sens désiré d’un simplification de l’Etat et d’une réduction de la dépense publique » (…) Tous les leaders de droite proclament qu’ils mettront en place une vaste réforme territoriale s’ils arrivent au pouvoir en 2017. Certes le texte qu’André Vallini soumettra aux députés dans quelques jours ne concerne qu’une partie de cette réforme de l’organisation du territoire. Suivront ensuite la réforme des départements (à l’échéance 2020) (2) et surtout celle des intercommunalités (3). Il n’empêche que la réduction de moitié du nombre de régions va dans le sens de l’histoire, et dans le sens de ce que font nos principaux voisins européens (4). (…)

En Italie (…) droite et gauche (ndlr : il est question ici du centre démocrate, de droite, la gauche ayant totalement disparue, résultat de l’eurocommunisme et de la mutation de ce qui fut le plus puissant PC de l’après guerre) se sont accordées pour supprimer les 107 « provincia » comparables à nos départements. (…) Formons le vœu que les parlementaires français de droite fassent preuve d’une responsabilité équivalente à celle de leurs homologues transalpins (5)

Yves de Kerdrel – Le Figaro – 12/11/2014 .

Le vicomte Yves de Kerdrel est un dirigeant de la presse Dassault, notamment de Valeurs Actuelles et de diverses publications financières pour les milieux capitalistes. Ex Young Leader, il participe aux réunions Bilderberg, membre de l’ex commission pour la libération de la croissance de Sarkozy de celle pour la diffusion de la culture économique de C Lagarde, rédacteur du Code de gouvernance du Medef…

Décodage: On pourrait s’étonner qu’un des portes-paroles de la droite dure, un des tribuns de la classe capitaliste, habitué à instruire jour après jour le procès en illégitimité de l’équipe Hollande (ce qui est significatif de l’esprit de ces gens qui ne conçoivent le pouvoir que comme une propriété exclusive de leur classe, une dictature de la classe capitaliste, une dictature du 1%) en appelle à voter pour la réforme territoriale lancée par Hollande. Mais lorsqu’il s’agit de défendre un projet au service de leur classe, les capitalistes savent reconnaitre les leurs !

  1. Réforme de l’État « la mère des réforme » : Yves de Kerdrel revendique ici – comme Federbusch – l’extrême importance d’un point de vue de Classe de cette réforme. N’en déplaise aux naïfs qui voudraient croire qu’il ne s’agit que d’un projet sans impact, de simples modifications institutionnelles. Il s’agit bien d’une réforme visant à faire exploser les conquêtes des travailleurs, à conforter le pouvoir absolu de la classe capitaliste
  2. « supprimer les départements » : on retrouve là exactement la même revendication que celles de Federbusch – et qui est de fait contenu dans la loi Métropoles déjà votée par le parlement – la suppression des départements. Il convient de souligner que l’acte III de la décentralisation portant création des euro-métropoles mais également l’incitation à la création de nouveaux EPCI (établissement public de coopération intercommunal – en clair de collectivités territoriales) pouvant exercer – à leur demande – des compétences jusqu’ici réservées aux départements ou à l’Etat constitue de fait l’amorçage du projet de dissolution des départements et des communes, et de dépérissement de l’Etat Républicain
  3. « réforme des intercommunalité » : Idem, en clair, il s’agit de la revendication de suppression des communes et des départements
  4. « dans le sens de ce que font nos principaux voisins européens » : sans doutes aucun cette périphrase sibylline cache derrière un euphémisme abscon le fait qu’il s’agit là d’un projet européen impulsé et réalisé partout en europe, du moins dans les pays périphériques de l’Allemagne…
  5. …Belgique, Italie, France, Espagne…. après la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, le processus de balkanisation et de division des états d’Europe est en marche. Exaltant les indentitarismes régionalistes, s’appuyant sur les volontés de pouvoir des potentats locaux, il s’agit de mettre en œuvre le principe bien connu du diviser pour mieux régner.

On observe une fois de plus, après 1792, après 1870, après 1940 que contre les travailleurs de France, la classe dominante de notre pays pour préserver ses privilèges, son pouvoir fait le choix de défaire le pays. Le clivage des intérêts de classe fait entrer en conjonction les intérêts sociaux et politique des travailleurs de France avec ceux de la Nation. Alors que la classe capitaliste fait le choix de dissoudre la France au profit de son UE supranationale totalitaire, qu’est ce que la Nation – lorsqu’elle est abandonnée, reniée et combattue par la classe capitaliste – si ce n’est la classe des travailleurs? Et le combat pour la souveraineté nationale entre en résonance avec celui pour la souveraineté populaire de la classe des travailleurs, c’est à dire le combat essentiel pour la démocratie.

Alors que chaque jours un peu plus monte l’exigence de démocratie, que la paix est menacée, que partout la régression sociale s’accélère, prendre appui sur le mot d’ordre de sortie de l’UE, de l’euro et de l’Otan par la voie progressiste en reprenant la défense des conquêtes du Conseil National de la Résistance – (Sécu, retraites, services publics, statuts de la fonction publique…) preuves quotidiennes de ce que le socialisme (le vrai) peut apporter à chacun – en fédérant un large front antifasciste populaire progressiste et patriotique c’est impulser une dynamique de contre offensive du camps des travailleurs propre à fédérer et faire se lever une large majorité – pour la paix, pour la démocratie, pour le progrès social et contre le fascisme – réouvrant aujourd’hui et maintenant une perspective internationaliste et progressiste en France, en Europe et dans le Monde, là où l’UE européenne, l’impérialisme euroatlantique oppose et divise les peuples et déclenche guerres sur guerres, écrase les salaires et les conquêtes sociales, prennant un visage chaque jour plus totalitaire et fascisant.

Pour s’en sortir, il faut en sortir ! Brisons les chaines de l’Union Européenne du Capital.

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Réduction des déficits à 3%: la COMMISSION EUROPÉENNE accorderait un délai sous conditions. Le blog d'Eldiablo.

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #Economie, #Services publics, #La sécurité sociale, #La santé, #Ecole

Réduction des déficits à 3%: la COMMISSION EUROPÉENNE accorderait un délai sous conditions. Le blog d'Eldiablo.

Le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici a annoncé hier [21 novembre 2014] que le gouvernement français demandait un report à 2017 ou 2018 à Bruxelles pour atteindre l’objectif des 3% de réduction des déficits publics prévu pour 2015.

La Commission européenne examinera lundi cette demande. Le délai demandé par Pierre Moscovici serait assorti de deux conditions : de nouvelles économies obtenues par des réformes répondant aux « recommandations » du Conseil européen de juin 2014 auquel participait François Hollande et un calendrier précis et détaillé de ces réformes.

Les réformes préconisées ont pour objet la diminution de la protection sociale des salariés et la privatisation des services publics :

  • retraites (revoir les régimes spéciaux et complémentaires, passage à 43 annuités d’ici 2035),
  • attribution des allocations familiales sous condition de ressources (fait),
  • réforme des collectivités locales (fusions, suppressions de doublons),
  • limitation des dépenses de santé « y compris dans le domaine pharmaceutique »,
  • réforme du système d’assurance-chômage au motif de « favoriser le retour à l’emploi« ,
  • réforme des accords de maintien dans l’emploi dans les entreprises en difficultés,
  • éviter les effets de seuils liés aux critères de taille des entreprises (en cours de négociation),
  • suppression des restrictions aux professions réglementées et promotion de la concurrence dans les services (en cours),
  • simplification des autorisations d’ouvertures des commerces de détail (en cours),
  • suppression de toute entrave à la concurrence tels que les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité pour les ménages,
  • ouverture du marché intérieur à la concurrence pour le transport des passagers, séparation de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF)…

source: POI

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AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #le nazisme, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

Dois-je vraiment employer encore le mot “énorme” ?…

Les masques tombent…

La 3e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une intéressante résolution le 21/11/2014 (l’AG elle-même n’a pas encore voté, on en est encore au travail préparatoire, mais il ne manque qu’une vingtaine de petits pays…).

Présenté entre autre par le Brésil et la Russie, il est ici :

Résolution L56 publié par les-crises

Il prévoit entre autres :

Lutte contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen -SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l ’édification de monuments et d ’ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites , selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949;

8. Prend note avec inquiétude de la multiplication des incidents à caractère raciste partout dans le monde, en particulier de la montée en puissance des groupes de skinheads, qui sont responsables de nombre de ces incidents, ainsi que de la résurgence des violences racistes et xénophobes visant, entre autres, les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques;

10. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste;

11. Se félicite que le Rapporteur spécial a it demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les États à prendre des mesures, notamment législati ves, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l ’Holocauste;

12. Engage les États à continuer de prendre des mesures adéquates, notamment par le biais de leur législation nationale, afin de prévenir les incitations à la haine et à la violence à l ’encontre des membres de groupes vulnérables, dans le respect du droit international des droits de l’homme;

14. Souligne que les pratiques susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes contre l ’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi, et ont une influence néfaste sur les enfants et les jeunes, et que les États qui ne s’attaquent pas effectivement à ces pratiques contreviennent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles qui sont liées aux buts et principes de celle-ci;

15. Souligne également que de telles pratiques alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et contribuent à la propagation et à la multiplication des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance a ccrue;

16. Constate avec inquiétude que les dangers que représentent les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes pour les droits de l ’homme et la démocratie sont universels et qu’aucun pays n’y échappe;

17. Insiste sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux pratiques susvisées et engage les États à adopter des mesures plus efficaces, dans le respect du droit international des droits de l ’homme, pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques;

19. Prend note de la recommandation du Rapporteur spécial concernant la responsabilité des dirigeants et partis politiques eu égard aux messages qui incitent à la discrimination raciale ou à la xénophobie;

20. Constate avec préoccupation que le profilage ethnique et les actes de violence policière dirigés contre les groupes vulnérables font naître chez les victimes un sentiment de méfiance à l’égard du système juridique qui les décourage de demander réparation et, à cet égard , engage les États à accroître la diversité au sein des services de maintien de l ’ordre et à imposer des sanctions appropriées contre les membres de la fonction publique reconnus coupables de violence à caractère raciste ou de propagande haineuse;

21. Rappelle la recommandation du Rapporteur spécial qui invite les États à incorporer dans leur droit pénal une disposition prévoyant que les motivations ou les objectifs racistes ou xénophobes d’une infraction sont des circonstances aggravantes qui emportent des peines plus lourdes, et encourage les États dont la législation ne comporte pas une telle disposition à tenir compte de cette recommandation;

22. Souligne que les racines de l’extrémisme ont de multiples aspects et qu ’il faut s’y attaquer en adoptant des mesures adéquates comme l ’éducation, la sensibilisation et la promotion du dialogue et, à cet égard, recommande le renforcement des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes;

24. Appelle l’attention sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa soixante-quatrième session dans laquelle il a fait valoir l ’importance des cours d’histoire pour la sensibilisation aux événements tragiques et aux souffrances humaines nés d’idéologies telles que le nazisme et le fascisme ;

26. Invite les États à continuer d ’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre autres, afin de faire évoluer les mentalités et de corriger les idées de hiérarchie et de supériorité raciales défendues par les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes et d ’en contrer l’influence néfaste;

29. Réaffirme également que, comme cela est souligné au paragraphe 13 du document final de la Conférence d ’examen de Durban, toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, que toute propagation d ’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine raciale, ou l ’incitation à la discrimination raciale ainsi que les ac tes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigés en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations internationales des États, et que ces interdictions sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

47. Encourage les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les acteurs concernés à diffuser le plus largement possible, notamment, mais non exclusivement, par l’intermédiaire des médias, des informations concernant la teneur de la présente résolution et les principes qui y sont énoncés;

[PS : Mission accomplie pour DiaCrisis ]

Les votes :

Vote résolution L56 publié par les-crises

J’ai pris le G20 (-UE + Ukraine) :

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

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La vidéo de l’aveu! – Les Français vont payer la facture de l’Ukraine!

22 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #La République, #La France, #La guerre, #La Russie

Français et Allemands, à vos porte-feuilles! La France est grande, elle est généreuse sur le dos des contribuables!

Alors que l’oligarque Arseni Iartsienouk, inféodé à Washington, vient d’être reconduit à son poste de Premier Ministre par Pietro Porochenko qui remporte les élections en Ukraine d’une très courte tête devant lui, ce n’est pas Washington qui paiera la note de gaz d’une Ukraine corrompue jusqu’à la moelle, mais bien les Français et les Allemands!
Les Ukrainiens vont donc se chauffer sur notre compte! C’est peut-être ce que voulait dire Ségolène Royale lorsqu’elle déclarait que les augmentations de la facture EDF ne concernaient pas la transition vers les énergies renouvelables… Mais alors que concerne-t-elle cette augmentation de 2,5% (ENOOORME!)?

Parmi les gabegies, le cadeau que nos gouvernants viennent de faire à l’Ukraine pour les beaux yeux de Washington, est-il compris dans la note ? Il faut craindre que non! Nous ne sommes pas au bout des augmentations!

Vidéo fort éloquente de ce qui nous est soigneusement caché, de l’aveu même de Iartseniouk et du ministre des affaires étrangères de Russie: Sergeï Lavrov, avec une petite entrée en matière par un journaliste allemand! A vos porte-feuilles!

E.D.

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[Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé. Encore un élément mis à nu de la tactique de déclenchement d'un conflit contre la Russie.

22 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie, #La France, #La guerre

22 novembre 2014.

J'ai assisté hier à Nice à une conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz sur les liens étroits qui ont existé et qui existent toujours entre le Vatican, l'empire allemand et l'empire américain. A travers l'examen des archives d'origines diverses, en particulier les archives allemandes et les archives du quai d'Orsay, elle a démontré la continuité des donneurs d'ordres, depuis les années 1850 environ, de soumettre les slaves et de coloniser leurs territoires et ce en dépit des défaites allemandes aux deux guerres mondiales.
La situation actuelle en Ukraine n'étant pas l'objet précis de la conférence, le parallèle entre les situations tragiques du passé et la situation actuelle (en utilisant l'église uniate en particulier) a tout de même été évoqué.

Merci pour toutes les informations données par Olivier Berruyer.

La course contre la montre pour enrayer le conflit majeur qui se profile et que d'aucuns aimeraient provoquer n'est pas chose facile. Seule l'information peut éviter le pire. Je vous invite à visiter le site d'Annie Lacroix-Riz (il s'appelle "Histoire"), vous y trouverez de nombreux articles et aussi de nombreuses vidéos de ses conférences.

Lucien PONS

[Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé.

Un regard intéressant – à prendre comme toujours avec recul et esprit critique…

Une nouvelle insolite m’a récemment incitée à réfléchir une fois de plus à l’histoire de la prétendue mission de l’OCDE [en Ukraine] au mois d’avril dernier : un général allemand a été nommé chef d’État-major de l’armée US en Europe.

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Comment en suis-je venue à faire un lien entre les deux? Eh bien, ledit général était auparavant chef d’État-major des troupes allemandes en Afghanistan et vient des divisions blindées. Et un autre personnage avait lui aussi servi dans l’État-major du commandement afghan et les blindés : justement Axel Schneider, le colonel allemand, qui a été fait prisonnier fin avril à Slaviansk.

Récapitulons toute l’affaire : à l’époque il a été dit qu’une troupe d’observateurs de l’OCDE sous commandement allemand avait été faite prisonnière le 25 avril à un barrage de la milice à Slaviansk. Deux jours après ces personnes ont donné une conférence de presse. Au bout d’une semaine de négociations, elles ont été libérées.

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Cette histoire comportait cependant quelques points bizarres. Tout d’abord il ne s’agissait pas d’observateurs de l’OCDE. C’est l’OCDE elle-même qui l’avait déclaré, dès le 25 avril. Et de fait le colonel Schneider, qui commandait la mission, avait déclaré le 23 avril sur la Bayrische Rundfunk (Radio bavaroise) que sa tâche consistait à vérifier les capacités d’intervention de l’armée ukrainienne. Ce qui faisait plutôt penser à du conseil militaire.

Officiellement cette mission s’inscrivait dans le cadre du document de Vienne sur le contrôle des armements et l’instauration d’un climat de confiance [adopté en 1990 par les 57 États-membres de l'OSCE et fortement remanié en 2011, NdT]. Schneider officie au Centre pour les tâches de vérification de la Bundeswehr (ZVBw) qui emploie au total 140 personnes, et où il est chef de section de ce genre de missions ; le directeur du Centre est le général de brigade Jürgen Beyer. Ce dernier commandait auparavant la Centrale de renseignement de la Bundeswehr, destiné par la Bundeswehr à devenir son propre service de renseignements, mais qui a été dissouteen 2007, ses tâches étant transférées au BND (Bundesnachrichtendienst, le SDECE allemand). Au sein du ZVBw on trouve, selon la Süddeutsche Zeitung, une « filiale » du BND. Axel Schneider , « l’otage » de Slaviansk , avant d’être muté au ZVBw, était colonel de l’État-major en Afghanistan où il était chargé, d’après un article paru dans la revue suisse ASMZ, du renseignement militaire: une activité que l’on peut qualifier de proche des services secrets. Ajoutons que le seul supérieur de Schneider, dans son nouveau poste, est le général de brigade Beyer ; il semble peu probable qu’il soit allé en Ukraine pour compter les blindés de l’armée.

Le groupe fait prisonnier à Slaviansk se composait de quatre Allemands, un Polonais, un Tchèque, un Suédois, un Danois, et cinq officiers ukrainiens. D’après un article du Neues Deutschland, ils étaient accompagnés de véhicules de la police. Et pourtant cette troupe est allée droit dans un barrage routier à 4 km de Slaviansk, bien qu’ils aient été en possession d’une carte des barrages. Et tous les membres du groupe étaient en civil.

À l’époque la situation à Slaviansk n’était rien moins que détendue, même si rien n’indiquait de quelle férocité les Ukrainiens se montreraient capables. Le massacre d’Odessa n’avait pas encore eu lieu. Les premiers ballons d’essai de la junte pour lancer les unités spéciales de la police, les « Alpha », à l’assaut de la ville s’étaient heurtés à un refus de celles-ci. Tous les jours des escarmouches se produisaient aux barrages, à Izioum on avait déjà rassemblé des moyens considérables en hommes et en matériel, à Slaviansk des intrus isolés membres du Secteur Droit avaient été fait prisonniers. Les hélicoptères des milices avaient effectué des sorties et le 25 à Kramatorsk un hélicoptère ukrainien avait été abattu. La veille, des avions de l’armée ukrainienne avaient largué sur Slaviansk des tracts expliquant à la population comment se comporter en cas d’assaut sur la ville. Les jours suivants on redouta en permanence cet assaut. Vu de loin, on aurait pu à juste titre s’attendre ce que les choses tournent autrement lorsque le prétendu groupe de l’OCDE tomba sur les milices au barrage.

À peine la première nouvelle de l’arrestation du groupe fut-elle apparue sur les écrans que déjà les médias allemands déversaient un flot démesuré de propagande. Ces « terroristes capables du pire » avaient pris des « otages » dont plusieurs Allemands. La conférence de presse du 27 avril où ils avaient été présentés, « tait un “véritable show” » ; Vyacheslav Ponomarev, le maire de Slaviansk, fut décrit sous les traits d’un demi-fou sanguinaire, dont on pouvait attendre n’importe quoi. Les « observateurs de l’OCDE », des gens au-dessus de tout soupçon, étaient en si grand danger qu’il fallait songer à envoyer les troupes du KSK (Unité de forces spéciales de la Bundeswehr).

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Ce fut cette conférence de presse qui me troubla. Très exactement l’attitude physique de Schneider, qui durant toute la conférence a semblé extrêmement tendu ; il se tenait raide comme s’il avait avalé une canne. Graham Philips a enregistré la conférence dans son intégralité ; tout le monde peut la visionnersur Youtube (voir ici) et s’en faire une idée. Ceux qui l’entourent ont tous l’air plutôt détendu, y compris les autres membres du groupe. On peut les comprendre ; en définitive la présence des nombreuses caméras crée un espace sécurisé, non violent, où ils ont davantage le contrôle de leur situation que les jours précédents. Pourquoi Schneider avait-il un comportement à part ?

J’ai pensé à deux états d’âmepouvant engendrer cette attitude ; l’une : la panique, l’autre : la fureur contenue. J’ai écarté la panique (de façon un peu précipitée, je sais) ; elle me semblait invraisemblable parce que je pensais que sa profession l’avait habitué à des situations dangereuses, et qu’en outre (voir plus haut) il ne courait effectivement aucun danger immédiat. Restait donc la fureur. Mais contre quoi ? Et pourquoi pendant la conférence de presse ? Le moment et le lieu excluaient qu’elle soit dirigée contre les gens de Slaviansk. En conséquence elle était dirigée contre la presse. La colère de Schneider s’adressait à l’Allemagne.

Revenons une fois de plus sur le moment même de l’arrestation. Un petit détail revêt une grande importance : tous les membres du groupe étaient en civil. Or si nous admettons que toutes les personnes impliquées considèrent qu’à cet instant l’on est déjà en guerre (nous savons bien que le numéro de la lutte contre le terrorisme est un petit jeu destiné au FMI), la présence de militaires sur la ligne de front ou en territoire ennemi a de très lourdes conséquences. Selon le droit de la guerre, il s’agit alors d’espions, même si on ne peut prouver à ce moment précis qu’ils se livrent à une activité d’espionnage. Les juger et les fusiller ne constitue pas un crime de guerre. Cela fait partie des connaissances de base de tous les membres de la Bundeswehr. Il est probable que Schneider, qui avait fait du renseignement, n’avait pas oublié cette règle. Il serait invraisemblable qu’il ait changé de tenue seulement parce qu’il faisait beau. En définitive, le document de Vienne lui-même précise que les missions doivent être accomplies en uniforme. Il est probable que quelqu’un lui a suggéré ainsi qu’à tout le groupe de se mettre en civil pour une raison quelconque. Si c’était le cas, on les a envoyés sciemment dans un piège sans doute mortel. Ce qui expliquerait sa colère.

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Cet aspect juridique explique aussi pourquoi Ponomarev a parlé au début de « prisonniers », mais ensuite d’hôtes. Les médias allemands ont présenté cette dénomination comme une façon de se moquer des « otages » ; or en fait Ponomarev délivrait un message : nous savons ce que nous serions en droit defaire. Et nous vous informons que nous le savons, mais que nous ne le ferons pas. L’accent mis sur la parole d’honneur au cours de la conférence de presse renforçait encore ce message. Derrière cette forme de communication, nettement trop subtile au moins pour la presse allemande on peut supputer la main d’Igor Strelkov [alors chef des forces d'autodéfense du Donbass, accusé par Kiev d'être un agent actif du GRU, le service de renseignements militaires russe, entretemps disparu de la scène, NdT]. Schneider savait en tout cas qu’on l’avait jeté dans la gueule du loup. Lui et tous les autres membres du groupe. Il devait aussi être bien conscient que son apparition en public était la seule chose à même de le sécuriser ; c’est seulement à ce prix qu’il devenait impossible de les tuer lors d’une attaque lancée contre la ville et de déclarer ensuite qu’ils avaient été assassinés par les « séparatistes ». Et en déclarant que cette conférence de presse avait été demandée par ses « hôtes », Ponomarev devait dire la vérité.

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Trois indices étayent cette théorie. Le premier, c’est que l’on aurait tiré sur la voiture qui emportait les « observateurs » vers la liberté sur le trajet convenu en territoire ukrainien (je pars du principe qu’ils étaient de toute façon dans un autre voiture empruntant une autre route). Le deuxième, c’est le curieux silence qui s’est abattu dès que l’affaire a été terminée. Que la presse n’ait pas davantage exploré les coulisses de l’événement n’est pas étonnant. Mais qu’on ait aussitôt cessé de l’utiliser à des fins de propagande, que le colonel Schneider n’ait pas été promené de talk-show en talk-show pour y discourir sur les affreux « séparatistes », voilà qui est plus surprenant. Une si magnifique occasion de jeter de l’huile sur le feu, d’habitude, ça ne se rate pas.

Le troisième indice, c’est le seul cas où les médias allemands ont effectivement rompu le blocus de l’information. Début mai, est sortie une information selon laquelle le BND faisait état de la présence de mercenaires US en Ukraine. Cette information est malheureusement restée sans suite. Ce n’était donc pas une tentative sérieuse de changer de cap. Mais ce pourrait être un petit signal indiquant que quelque chose clochait. Comme le ZVBw est en relation étroite avec le BND, on peut envisager que cette nouvelle soit en lien avec l’affaire de « l’OCDE ». Le but de toute la manœuvre semble avoir été d’impliquer directement et aussi vite que possible l’Allemagne dans le conflit. Vu la manière dont les évènements réels ont été exploités, on peut s’imaginer ce qui se serait passé si les « observateurs de l’OCDE » avaient été fusillés, ce qui était sans doute le plan prévu. Le tabloïd Bild aurait sûrement hurlé à la vengeance en première page, en termes dignes des âges farouches et exigé une attaque immédiate sur Moscou.

Pourtant un jour quelqu’un, dans le vaste paysage médiatique allemand, aurait bien dû demander : qui a pu faire en sorte que ce groupe soit en civil ?

Ce qui suit est pure spéculation. D’accord, ce qui précède interprète les évènements comme une sorte « d’opération sous faux pavillon ». Mais c’était encore fort vraisemblable. Maintenant nous nous aventurons dans des sables mouvants. Mais cette version explique de manière logique deux étranges histoires d’un seul coup (et bien sûr je dis ça pour ne pas risquer de suites judiciaires, car finalement il est ici question de graves délits).

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Qui aurait pu faire en sorte que le groupe soit en civil ? On peut sans doute exclure que l’ordre ait été donné directement. Bien sûr je ne connais pas l’armée, mais je connais bien l’administration publique, et elle exige que toute consigne soit expressément documentée. Je pars du principe qu’il en va de même pour les ordres militaires, surtout quand ils constituent une infraction aux règles en vigueur. Il est donc peu probable que le supérieur direct du colonel Schneider lui ait donné l’ordre de se promener en civil.

Il est assez peu probable qu’une telle idée de ce type ait pu être agréée, si elle avait été suggérée par les officiers ukrainiens ou leurs supérieurs. Finalement c’est Schneider qui commandait la mission et les officiers allemands ne sont franchement pas incapables d’attitudes colonialistes. La suggestion d’un Allemand, sous forme d’un conseil amical venant de milieux bien informés, avait les plus grandes chances d’être acceptée. Le personnel militaire ayant tendance à se regrouper également sur le plan privé par rang hiérarchique et armes, le candidat idéal pour transmettre ce conseil amical aurait été un officier des blindés, un grade ou tout au plus deux au-dessus de Schneider et entretenant avec lui des relations amicales (si tel est le cas, cette amitié doit maintenant appartenir au passé). Au-dessus des colonels, il n’y a que les généraux, et comme leur nombre dans la Bundeswehr ne dépasse pas les 200, on a vite fait le tour des candidats potentiels.

Et maintenant passons à la deuxième histoire étrange. Le nouveau général allemand dans l’État-major de l’armée US en Europe vient des blindés et son grade est immédiatement supérieur à celui de Schneider- toutefois depuis deux ans seulement.

Nous l’avons dit : il s’agit là de pures spéculations. Je n’ai aucun moyen de vérifier que Schneider et Laubenthal se soient jamais rencontrés. Il est simplement troublant qu’une personne dont le profil répond le mieux à celui de « l’homme qui a tendu le piège » se retrouve à un poste qui pourrait être la conséquence de cette action (cette mutation étant somme toute assez insolite pour avoir soulevé quelque indignation aux USA).

Admettons qu’il existe un personnage X, qui a donné ce coup de téléphone prétendument amical. Nous avons alors deux possibilités : ou cet appel - et donc toute la manœuvre - était connu et approuvé par une partiedu gouvernement allemand, ou il était télécommandé par une puissance étrangère. Dans le dernier cas, on pourrait tranquillement supposer que notre X aurait connu une fin rapide et discrète, même si l’idée émanait d’une puissance amie. Nous parlons après tout d’une chose qui correspondrait parfaitement au §80 du Codé pénal, préparation d’une guerre d’agression, et en plus par le biais d’une conjuration, et donc d’une organisation terroriste (dès que plus de deux personnes sont impliquées) et par suite d’une trahison d’envergure conséquente. Ou bien ça déclenche une crise au niveau de l’État ou bien on passe discrètement l’éponge.

Or qu’en serait-il, si cette seconde version était la bonne ? Si donc il s’agissait d’une conjuration où sont impliqués des membres du gouvernement et où notre X n’a été que l’exécuteur ? Notre X est alors bien difficile à manier. S’il faisait partie de la Bundeswehr (ce qui est pour le moins logique), il est exclu qu’il y reste. Toute cette histoire est somme toute fort peu édifiante et ne devrait pas vraiment accroître la confiance mutuelle au sein des gradés de haut rang. Parallèlement la solution qui serait de mise dans le deuxième cas est dans celui-ci pour le moins malavisée. Qui peut savoir si notre X n’a pas déposé quelque part une assurance-vie comportant tous les détails, peu ragoûtants, de l’histoire? Et comment conserver le minimum de confiance mutuelle requis pour exécuter de telles manœuvres ?

La solution idéale serait une mutation à un poste en-dehors de la Bundeswehr. Par exemple : dans l’État-major de l’armée US en Europe.

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Je l’ai dit : c’est une spéculation. Et normalement il existe des instances étatiques qui devraient se consacrer à de telles questions dès qu’elles prêtent à suppositions. À dire vrai, la question décisive, restée sans réponse, que pose l’ensemble de l’affaire des « observateurs de l’OCDE » relève des services du procureur fédéral allemand. Mais nous savons, au moins depuis l’affaire du NSU, que d’éventuelles manœuvres anticonstitutionnelles au sein de l’appareil d’État ne sont pas poursuivies. Il s’agissait alors de fonds publics alloués volontairement par les services secrets à des néo-nazis pour leur permettre d’édifier leurs structures. Malgré l’instauration de nombreuses commissions d’enquête, cette affaire n’a jamais été traitée comme elle l’aurait dû. Dans le cas présent il pourrait s’agir d’une conspiration contre la Constitution émanant du gouvernement,qui ne sera jamais poursuivie.

Des rapprochements avec la République de Weimar ne sauraient être que pertinents.

Matériel utilisé

Source : Dagmar HENN, Tlaxcala, 10/10/2014 – traduit par Michèle Mialane.

Une réponse à [Reprises] Le Colonel Schneider et le général exilé

  1. Le 22 novembre 2014

    Euh pourquoi avoir remplacé partout dans le texte “OSCE” par “OCDE”. J’ai regardé, le texte d’origine ne fait pas cette erreur…

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Sinistre date anniversaire que ce 2 novembre, où fut signée en 1917 la Déclaration Balfour par laquelle les autorités anglaises rendaient officiel leur soutien pour l’établissement d’un foyer juif en Palestine.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Palestine libre

Palestine - 5 novembre 2014

Au-delà des apparences, la Palestine balaiera l’entité sioniste !

Par Daniel Vanhove

Daniel Vanhove est observateur civil et auteur de Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes, 2005, Ed. M. Pietteur et La Démocratie Mensonge, 2008, Ed. M. Pietteur.

Sinistre date anniversaire que ce 2 novembre, où fut signée en 1917 la Déclaration Balfour par laquelle les autorités anglaises rendaient officiel leur soutien pour l’établissement d’un foyer juif en Palestine. Date que certains considèrent comme le premier acte ayant permis la création de l’Etat israélien dont tout le monde peut constater : 1/ les dérives politiques, militaires et morales croissantes dans son abjecte occupation coloniale qui se poursuit à l’encontre de toutes les Résolution du Droit international ; 2/ le régime d’apartheid qu’essuie de plein fouet la population arabe du pays.

Sinistre date anniversaire que ce 2 novembre, où fut signée en 1917 la Déclaration Balfour par laquelle les autorités anglaises rendaient officiel leur soutien pour l’établissement d’un foyer juif en Palestine.

Il faut dire, au passage, que les Palestiniens ont rarement de quoi se réjouir, dans les dates anniversaires qui jalonnent leur histoire !

A l’aube de l’hiver, après les derniers massacres perpétrés il y a quelques semaines à peine par l’une des plus puissantes armées qui soit contre un peuple abandonné par l’ensemble des Nations, aucun média mainstream ne revient sur la situation dramatique des 1.800.000 habitants de Gaza dont le tiers du territoire a été détruit par plus de 50 jours de bombardements intensifs. Dont je rappelle le bilan :

- 2.200 morts dont une grande majorité de civils ;
- 20.000 blessés dont certains seront handicapés à vie ;
- 100.000 logements détruits ;
- 500.000 personnes sans toit…

Nos médias semblent vouloir coûte que coûte nous distraire avec d’autres faits, bien éloignés de ce terrible conflit qui voit l’un des Etats les plus méprisables du monde, s’attaquer avec des moyens toujours plus meurtriers, à une population exsangue, prise en otage de toutes parts.

Et pourtant…

Pourtant, loin des discours officiels auxquels plus personne ne croit et qui tourne en boucle autour d’une solution à deux Etats – sinistre farce que je dénonce personnellement depuis des années! – quand vous rencontrez des Palestiniens ordinaires et que vous dialoguez avec eux, pas un n’imagine que l’Etat israélien puisse perdurer. Chacun vous dira que la situation est « provisoire » et que cet Etat qui les occupe, gangréné jusqu’à la moelle par sa funeste idéologie, disparaîtra dans les poubelles de l’Histoire. Les juifs qui le souhaitent resteront des citoyens comme les autres dans une Palestine historique réhabilitée, et ceux qui ne supporteront par la défaite rentreront dans leur pays qu’ils n’auraient jamais dû quitter !

Cela vient d’ailleurs de se passer, mais aucun média – tiens donc ! – ne paraît s’y arrêter : après l’enfer qui s’est abattu sur Gaza cet été, et la courageuse résistance qui a tenu l’armée israélienne en échec, des milliers de juifs ont quitté le territoire israélien pour s’en retourner dans leur pays d’origine. Pourquoi ? Tout simplement parce que la résistance gazaouie s’est défendue avec les armes, ce qui embarrasse tellement nos chancelleries ! Le rapport de forces est donc en train de changer. Et sans doute que bientôt – si ce n’est déjà le cas – n’importe quel endroit d’Israël pourra être atteint par les roquettes et missiles utilisés par cette exemplaire résistance. On comprend dès lors l’insistance avec laquelle le gouvernement israélien, et quelques derniers de ses misérables vassaux, s’étranglent à exiger une démilitarisation de la Bande de Gaza, sachant que ce petit lambeau de terre douloureusement laminé, sera toujours l’épine dans le pied de l’arrogance sioniste qui ne verra jamais aboutir son nauséabond projet.

Ces mêmes Palestiniens vous diront droit dans les yeux que les Français sont restés 130 ans en Algérie, et qu’ils ont donc le temps devant eux pour réduire le projet sioniste à néant. Après plus de 65 ans de dépossessions et de crimes plus sournois et vicieux les uns que les autres perpétrés à leur encontre ; après plus de 65 ans d’un Droit international qui les ignore et les voit suffoquer ; après plus de 65 ans de souffrances et d’humiliations quotidiennes que personne dans nos confortables villes occidentales ne peut imaginer, une telle détermination force le respect. Et invite au soutien actif tant les injustices y sont flagrantes. Aussi bien tout Etat que tout individu qui supporte de près ou de loin l’imposture sioniste foule des pieds le plus élémentaire principe démocratique. Et devra rendre des comptes.

Dès lors, tout citoyen qui en appelle à plus de justice dans le monde, peut participer activement là où il est, dans la campagne initiée par les organisations palestiniennes elles-mêmes, à savoir le BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions – dont l’objectif est clairement de mettre l’économie israélienne à genoux. Puisqu’il est clair et évident que depuis des années les Palestiniens n’ont pas de partenaires israéliens pour la Paix, il s’agit de faire payer à ces derniers, le prix le plus fort ! Et chacun sait – ou devrait désormais savoir – qu’il n’y a que leurs intérêts qui font bouger les gouvernements.

Le message est donc sans la moindre ambiguïté. Plus aucun compromis n’est possible tant cet Etat mortifère perpétue sa politique criminelle à l’encontre d’une population privée de tout, écrasée dans d’inacceptables conditions et dans l’indifférence générale de nos gouvernements quand ceux-ci ne favorisent pas une collaboration avec l’occupant !

Il faut arrêter de parler d’un « processus de paix » inexistant ! Il faut arrêter de parler d’une solution« à deux Etats » rendue caduque par les objectifs non-avoués des dirigeants sionistes ! Il faut arrêter de multiplier « réunions et sommets » qui n’ont pour seuls résultats que d’asphyxier un peu plus la population palestinienne ! Il faut arrêter de reconstruire avec nos impôts ce que l’armée d’Israël se fait un plaisir de démolir sans passer à la caisse par la suite ! Il faut arrêter de relayer les mensonges de cette infréquentable extrême-droite au pouvoir en Israël et repris ici par quelques intellos pédants qui se succèdent sur nos plateaux-télé !… La coupe est plus que pleine et déborde en cascades.

Aujourd’hui, il faut commencer à penser l’après Israël. Et dans la foulée, l’après Autorité palestinienne, défaillante sur tous les points. Il convient donc de prendre la parole – parce qu’elle ne nous sera jamais donnée – à ceux qui la monopolisent depuis trop longtemps sur base de plans foireux. Afin de la rendre au peuple palestinien qui est le seul à même de pouvoir réorganiser son Etat après des siècles d’occupations diverses. Cela prendra du temps, cela sera difficile, cela aura un coût. Tant humain qu’économique. Mais c’est la seule issue pour échapper à une catastrophe plus grande encore, qui serait la disparition dans l’effondrement de toute la région dont on voit à travers ce qui se passe en Afghanistan, en Egypte, en Libye, en Irak et en Syrie, que cela peut arriver là où nos « experts & spécialistes de salons » n’avaient rien vu venir…

Daniel Vanhove

02.11.14

Daniel Vanhove : Observateur civil et auteur :

« Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes » – 2005 – Ed. M. Pietteur

« La Démocratie Mensonge » – 2008 – Ed. M. Pietteur

Source : Mondialisation.ca

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