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Le blog de Lucien PONS

Ceux qui ne supportent pas les Etats qui défendent leur souveraineté : du "Monde" à "Libération" le déchainement contre ce qu'ils appellent " les réseaux Poutine en France", par Jean LEVY.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Ukraine, #La guerre

Vendredi 21 novembre 2014

Ceux qui ne supportent pas les Etats qui défendent leur souveraineté : du "Monde" à "Libération" le déchainement contre ce qu'ils appellent " les réseaux Poutine en France", par Jean LEVY

Du "Monde" à "Libération"...

La campagne se développe

contre la Russie de Poutine

International

Les réseaux français de Poutine :

une intelligentsia hétéroclite

LE MONDE | 18.11.2014

Au rang des défenseurs de Vladimir Poutine, une galaxiehétéroclite qui fédère des penseurs progressistes et réactionnaires, des gaullistes, des mitterrandistes et des souverainistes. Leur point commun ?

L’historien Emmanuel Todd, un « national-républicain » qui fut longtemps proche du Parti communiste puis de Jean-Pierre Chevènement, défend la même approche : « La Russie est une puissance d’équilibre, explique-t-il dans un entretien accordé en août à la revue en ligne Les Crises.fr. Son arsenal nucléaire et son autonomie énergétique font qu’elle peut jouer le rôle de contrepoids aux Etats-Unis. » Les Crises.fr, dirigé par Olivier Berruyer, un « économiste » à la formation d’actuaire, affiche une ligne pro-Kremlin outrancière, défendant mordicus la thèse d’un coup d’Etat fasciste à Kiev pour désigner la révolution de Maïdan.


Toute cette petite famille prorusse partage également un souverainisme intransigeant et le rejet des valeurs dites « libérales ». « Pour Moscou, les réserves européennes face à la politique de Poutine en Ukraine mettent en relief la conviction profonde de supériorité civilisationnelle de l’Occident. Et les Russes rejettent à juste titre cette idée de supériorité occidentale », confie le Britannique John Laughland, eurosceptique militant et directeur des études à l’Institut de démocratie et de coopération (IDC), un think tank russe, situé à Paris, à 5 mètres de Matignon, rue de Varenne.

Ces défenseurs d’une Russie puissante, que l’on retrouve tant à gauche de la gauche qu’à droite de la droite, défendent l’hégémonie de Moscou par antiaméricanisme obsessionnel. « Si les Etats-Unis ont leur zone d’influence, la Russie a le droit d’avoir la sienne », explique Djordje Kuzmanovic, conseiller défense de la direction du Front de gauche, le parti de Jean- Luc Mélenchon.

D’autres, à droite, se font les chantres d’une « Grande Europe allant de l’Atlantique à Vladivostok » – le fameux eurasisme défendu à Moscou par le philosophe Alexandre Douguine, qui se présente comme l’idéologue du président Vladimir Poutine, et que l’un des cadres du Front national, Christian Bouchet, a traduit récemment en français.

Des passerelles avec l’extrême droite

L’IDC, créé en 2008 à Paris, est financé par des entreprises russes, dont une banque du Tatarstan et une entreprise de machines-outils. Il est dirigé depuis six ans par une ancienne députée à la Douma (Parlement), Natalia Narotchnitskaïa, proche de Dmitri Rogozine, le vice-premier ministre russe visé par les sanctions américaines depuis l’annexion de la Crimée, organisateur de colloques à l’Assemblée nationale parrainés par la Droite populaire (UMP) et de conférences sur la géopolitique ou les valeurs traditionnelles.

L’économiste Jacques Sapir et l’académicienne Hélène Carrère d'Encausse, grands défenseurs de la Russie poutinienne et habitués des colonnes duFigaro, y sont régulièrement conviés.

C’est également le cas de Jean-Pierre Chevènement, envoyé spécial du Quai d’Orsay en Russie pour la diplomatie économique, qui fait souvent la navette entre Paris et Moscou.

Pour diffuser le modèle poutinien, la diaspora russe en France n’est pas en reste.

  • De son bureau du boulevard Lannes, dans le XVIe arrondissement, l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexandre Orlov, est le véritable chef d’orchestre des réseaux pro-Poutine en France et suit de près l’action des cercles religieux orthodoxes et du Comité de coordination du forum des Russes de France (CCFRC), dirigé par Dimitri de Kochko, un ancien journaliste de l’AFP. La mission du CCFRC est de promouvoir l’image de la Russie en France. Le prince Alexandre Troubetskoï, un Russe blanc proche de la Droite populaire, est également un membre actif du CCFRC.

Radio

Côté français, les passerelles sont nombreuses avec l’extrême droite. Le Club Idées-Nation a ouvertement épousé les thèses de Vladimir Poutine. Créé en 2011 par le vice-président du FN, Louis Aliot, député européen depuis les élections du 25 mai 2014, ce club a l’oreille de Marine Le Pen, bien qu’il soit en sommeil depuis un an et demi. Emmanuel Leroy, la « plume » de la présidente du FN durant la campagne présidentielle de 2012, a aussi œuvré – sans grand succès – à établir des contacts de haut niveau entre Marine Le Pen et les dirigeants russes, par l’entremise de sa femme russe, proche de l’IDC et de l’ambassade de Russie à Paris.


Le Kremlin contrôle enfin la radio « La Voix de la Russie », dont le site Internet héberge tout un petit monde de blogueurs et de journalistes pro-Poutine, comme son correspondant à Paris, Yvan Blot, ex-député RPR puis FN aujourd’hui proche de la Droite forte (UMP).

Ou encore Pierre Gentillet, l’un des chefs de file de la Droite populaire et proche du « Printemps français ».Aymeric Chauprade, député européen du FN, ancien directeur des éditions Ellipses, a pris le relais avec son site Realpolitik.tv, une plate-forme géopolitique pro-Moscou. Xavier Moreau, un ancien officier des forces spéciales françaises qui dirige aujourd’hui le Sokol Group (« faucon »,en russe), une société de sécurité privée basée à Moscou, y contribue régulièrement.

Pour lui, « la Russie de Vladimir Poutine produit aujourd’hui un modèle alternatif fondé sur la restauration des valeurs familiales et patriotiques ». Aymeric Chauprade s’est rendu en Crimée, le 16 mars 2014, en tant qu’observateur du référendum de « réunification à la Russie ».

Cette radio d’Etat a lancé, en 2012, un journal télévisé sur Internet, ProRussia.tv, relayant les messages du Kremlin et la propagande de l’extrême droite française.

Le logo de ProRussia.tv ? Un ours surmonté d’un drapeau tricolore, comme celui de Russie unie, le parti de Poutine ; mais le « blanc, bleu, rouge » de la Russie s’est transformé en fanion « bleu, blanc, rouge ».

Cela n’a pas suffi à assurer son succès. Le site de ProRussia.tv, en sommeil depuis plusieurs mois, doit fermer définitivement le 27 novembre.

"canempechepasnicolas" :

Ainsi, la campagne médiatique est lancée.

Ces médias veulent déconsidérer les Français qui défendent l'idée de souveraineté, idée qu'ils voudraient restaurer dans notre pays, alors que le pouvoir PS s'aligne en tous points sur les Etats-Unis.

Rien de mieux, en effet, que de s'en prendre à la Russie, l'ennemi désigné comme tel par Washington, et, d'abord, à tous ceux qui, en France, refusent de se considérer "en guerre contre Moscou".

Pour déconsidérer ceux-ci, rien ne vaut l'amalgame en pointant du doigt "l'extrême-droite", jugée pro-russe : "Vous voyez avec qui les souverainistes de gauche s'acoquinent ? "

Et de nous reservir le thème des "rouge-bruns"...

La virulence des propos tenus par les deux quotidiens rappellent les campagnes antisoviétiques, du temps où Le Monde, alors "neutraliste" entre les deux blocs, était traité en "agent de Moscou"...

C'est dire l'inquiétude de l'oligarchie qui nous gouverne, face à la marée montante de la colère populaire contre ce gouvernement inféodé à l'Union européenne, qui fait fî

Et Libération reprend le même thème !

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Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le syndicalisme, #La nation ., #La France, #La République

Vendredi 21 novembre 2014

Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

Le Figaro

Quand la CGT défend

la langue française

Défense de la langue française : quand "Le Figaro" salue les initiatives de la CGT et du PRCF...

Il y a vingt ans, le Parlement votait la loi Toubon qui stipule que le français est la langue du travail et des échanges.

La CGT d'un Carrefour interpelle la direction du groupe

sur son utilisation systématique de mots anglais.

La défense de la langue française, même si elle n'a jamais été l'apanage d'un clan ou d'un bord politique, est souvent considérée comme un combat conservateur incarné par l'Académie française.

Les temps changent. Le syndicat CGT du magasin Carrefour Nîmes-Sud lance une campagne contre la politique marketing de Carrefour qui privilégie les mots anglais pour nommer ses produits: First line, Blue Sky, Top Bike, Bootstore, Ooshop, Powder Flash, Carrefour Discount, Tex Baby, Energy Drink, Ananas Juice, Carrefour Light, Carrefour on line, etc.

Le syndicat fait circuler une pétition qui demande à M. Georges Plassat, président-directeur général du groupe Carrefour, «de faire le nécessaire pour que le caractère anglicisant de Carrefour cesse, afin de ne plus polluer l'environnement francophone de notre pays».

Il réclame pour cela «que les produits Carrefour soient nommés en français, que les noms “drive”, “market”, “city”, “property”... soient changés par des appellations respectueuses de notre langue, que la musique d'ambiance des magasins ne soient pas majoritairement en anglais, que les annonces de sécurité qui y sont données, si elles sont traduites en anglais, le soient également dans, au moins, une autre langue étrangère, que les slogans publicitaires ne soient pas en anglais comme le fameux et humiliant Monday, happy day, etc.»

Il demande aussi «qu'une commission de terminologie soit créée à Carrefour, afin d'éviter l'emploi abusif et systématique de termes anglais chaque fois qu'apparaît un nouveau concept (le cross-marchandising, le remodeling, la supply chain, le e-learning, le self-scanning, par exemple)».

Et rappelle enfin, non sans humour, «que la langue du commerce, c'est celle du client et pas forcément en priorité et systématiquement, celle de Mickey».

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'Pep) ont apporté leur soutien à l'initiative du syndicat CGT. D'autre part, à l'occasion des vingt ans de la loi Toubon qui définit «le français comme un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France» et pose que le «français est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics», un collectif des associations de défense et de promotion de la langue française et des langues nationales en Europe a écrit une lettre ouverte aux parlementaires. Ces associations s'inquiètent de la façon dont la langue française est marginalisée dans l'espace public en France.

Elles proposent notamment aux députés et aux sénateurs de refuser le projet de substituer l'anglais au français dans l'enseignement supérieur, projet avalisé par la loi Fioraso en 2013. Elles mettent également en garde contre le projet de ratification par le Parlement de la Charte européenne des langues minoritaires et régionales: «Avec la langue nationale, c'est l'unité de la Nation elle-même qui est menacée».

Pour accéder à la pétition de la CGT: «Non à l’anglicisation de Carrefour, de la France et de l’Europe!»

L’intégralité de l’article du figaro est disponible ici : http://www.lefigaro.fr/culture/2014/11/14/03004-20141114ARTFIG00355-quand-la-cgt-defend-la-langue-francaise.php

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Mistral: 78% des Français estiment que Paris doit honorer le contrat (sondage Le Figaro).

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La nation ., #La République, #Economie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre

Mistral: 78% des Français estiment que Paris doit honorer le contrat (sondage Le Figaro).

La France doit livrer les navires Mistral commandés par la Russie, estiment 78% des participants à un sondage en ligne lancé vendredi par le journal français Figaro.

22% des personnes sont contre la remise des porte-hélicoptères à Moscou.

183.935 internautes se sont déjà exprimés à ce sujet.

Le groupe français de construction navale DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral pour la Marine russe. Le premier navire, le Vladivostok, doit être remis à la Russie en novembre 2014 et le second navire, le Sébastopol, en 2015.

Le président français François Hollande a subordonné la livraison des Mistral au règlement politique de la crise en Ukraine. Début septembre, l'Elysée a annoncé que les conditions de la remise du BPC à Moscou n'étaient pas réunies.

Un responsable haut placé russe a déclaré vendredi que Moscou attendrait jusqu'à la fin du mois de novembre pour formuler d'importantes réclamations financières si la France ne livrait pas le premier BPC.

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Si l’Italie sortait de l’Euro… Par Jacques Sapir. Le jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Italie, #Europe supranationale, #Economie, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #Le socialisme

Si l’Italie sortait de l’Euro…
Par Jacques Sapir

jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy

Jacques Sapir.

Jacques Sapir.

Si l’Italie sortait de l’Euro…

Par Jacques Sapir

18 novembre 2014

La possibilité d’une sortie de l’Italie de l’Euro, sortie qui pourrait survenir à la fin du printemps 2015, est de plus en plus souvent évoquée dans la presse internationale, italienne bien sur mais aussi allemande, américaine[1] et britannique[2]. Le silence de la presse française n’en est que plus assourdissant…Il faut alors comprendre pourquoi le processus de destruction de l’Euro pourrait bien commencer par l’Italie, et quelles en seraient les conséquences pour la France.

Une situation devenue intenable.

Il est clair, désormais, que la situation de l’Italie est devenue intenable dans le cadre de la monnaie unique. L’Italie est plongée dans une situation de stagnation de son PIB depuis la crise de 2008 qui semble même plus grave que ce que l’on connaît en Espagne.

Graphique 1

Si l’Italie sortait de l’Euro… Par Jacques Sapir. Le jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy.

Source : Base de données du FMI, octobre 2014.

La situation est particulièrement critique si l’on regarde les gains de productivité de l’Italie, comparée à ses concurrents de la zone Euro depuis 1999. On constate que l’Italie est à la traine, et pas seulement par rapport à l’Allemagne et la France mais aussi par rapport à l’Espagne. Dans ce pays, cependant, la fermeture de nombreuses entreprises a entraîné la disparition des moins productives et, ici, le gain de productivité peut directement s’expliquer par l’effet de la contraction de la production.

Graphique 2

Si l’Italie sortait de l’Euro… Par Jacques Sapir. Le jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy.

Source : Base de données du FMI, octobre 2014

En fait des discussions avec des conseillers économiques du gouvernement Renzi montrent que ces derniers sont désormais très pessimistes quant à l’avenir économique du pays. Ils estiment que, sauf à connaître un tournant important dans la politique économique allemande cet hiver, l’Italie n’aura guère d’autre choix que de quitter l’Euro vers l’été 2015. Notons qu’un parti, le Movimente 5 Stelle de Beppe Grillo appelle à la tenue d’un référendum sur l’Euro, et que cette idée est en train de gagner du terrain dans les milieux politiques italiens.

L’Italie fait une large part (55% du commerce des biens, et près de 64% en comptant les services) de son commerce extérieur avec les pays de la zone Euro. On comprend dès lors que la baisse, toute relative, de l’Euro face au Dollar ne l’avantage guère. L’économie italienne souffre d’un problème de compétitivité à l’intérieur de la zone Euro.

Les conséquences pour la France

Si l’Italie devait donc prendre cette décision, les conséquences seraient importantes pour l’économie française. En raison d’une spécialisation comparable à celle de l’économie italienne, il n’est guère possible pour la France de rester dans la zone Euro si l’Italie en sort (et réciproquement). Mais, cette réalité économique risque de se heurter à l’entêtement d’un gouvernement qui est paralysé par la peur de voir sa stratégie politique s’effondrer à ce moment. Il faut ici répéter que rien ne serait pire pour la France que de rester dans une zone Euro, qui se réduirait alors à une zone Mark, si l’un des grands pays, et l’Italie constitue la troisième économie de la zone Euro, devait en sortir. Le choc adverse de compétitivité serait très certainement catastrophique pour l’industrie française.

Dès lors, il faut penser un tel cas de figure et se demander s’il n’offre pas, en réalité, une importante opportunité pour l’économie française. Si la France et l’Italie sortent ensemble de la zone Euro, cela impliquera une sortie à court terme de l’Espagne, du Portugal de la Grèce et de la Belgique. En effet, on comprend immédiatement que l’Espagne, qui est affaiblie par des tensions politiques profondes, ne pourrait rester dans l’Euro si l’Italie et la France en sortaient. Or, une sortie de l’Espagne implique celle du Portugal, et après ces 4 pays le maintient dans l’Euro de la Grèce ne se justifie plus. Compte tenu de ses liens avec l’économie française, il est très probable que la Belgique devrait suivre après quelques semaines d’hésitations. Une sortie de l’Italie provoquerait bien la dislocation de la zone Euro, et l’Allemagne, très probablement, reprendrait sa monnaie. Mais ce scénario, loin d’être une catastrophe, ouvrirait immédiatement de nouvelles opportunités et en particulier la possibilité – une fois les parités des monnaies de ces pays stabilisées – de reconstituer un bloc commercial. Ce dernier ne devrait pas se fonder sur une monnaie unique (un « Euro-Sud »), dont on a déjà eu l’occasion de dire qu’elle impliquerait une très fort appauvrissement de l’Italie et de l’Espagne, mais devrait plutôt se fonder dur des règles de co-variation des taux de change, étant acquis que les parités respectives des pays de ce bloc pourraient être révisées de manière régulière (tous les ans) afin de tenir compte des mouvements différents de la productivité.

Il convient donc de surveiller de près l’évolution du débat en Italie dans les mois qui viennent, et surtout la manière dont la presse française, sur laquelle hélas on ne se fait plus guère d’illusions, en rendra compte.

[1] Baker D., « Italy’s Stagnation : The Need to Share the Pain » in INSIGHT, Center for International SocialStudies,
http://www.insightweb.it/web/content/italy’s-stagnation-need-share-pain

[2] « Lira looks set for a comeback », The Guardian, 16/11/2014,
http://www.theguardian.com/world/2014/nov/16/lira-looks-set-for-comeback/print

***

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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La Serbie dans l’engrenage européen par Karine Bechet-Golovko jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #AMERIQUE, #La guerre, #L'OTAN.

La Serbie dans l’engrenage européen
par Karine Bechet-Golovko

jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de l'élargissement et des relations avec les voisins de l'UE

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de l'élargissement et des relations avec les voisins de l'UE

La Serbie dans l’engrenage européen

La Serbie, officiellement candidate à l’entrée dans l’UE, est sommée par Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, de choisir son camp. Soit l’entrée dans l’UE reste sa priorité, comme elle l’a déclarée, soit elle veut continuer à coopérer avec la Russie. C’est une certaine conception de la négociation. Autrement dit, en temps de guerre, la neutralité déclarée par la Serbie n’est pas de mise. Bref, L’UE reconnait que la Russie a officiellement obtenu le statut d’ennemi.

La position de la Serbie est plus que délicate. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien, les intérêts de la coopération avec la Russie revêtent un caractère vital pour le développement de l’économie de la Serbie.

L’ultimatum de l’UE, pour sa part, sonne mal. Dans une interview, J. Hahn déclare de manière un peu trop péremptoire :

"Dans le cadre des négociations concernant son entrée dans l’UE, la Serbie s’est engagée à mettre en accord sa position avec l’UE en ce qui concerne des questions aussi difficiles que celle des sanctions contre la Russie. C’est très important et nous espérons que Belgrade respectera ses obligations."

La menace du commissaire européen est à peine voilée : la Serbie doit se soumettre et seule la soumission permettra de confirmer que le choix européen reste son choix. Autrement dit, elle doit faire un choix entre sont intérêt national et l’intérêt de l’UE.

Et pour faire passer le message, les médias français lance un légère campagne de dénigrement de la Serbie. Voir par exemple le reportage, particulièrement mal fait, de France 24, que vous pouvez voir ici. Le journaliste y montre de manière absurde que, en raison de sa politique de neutralité, la Serbie est exclue des sanctions russes contre les pays européens. Elle peut donc exporter ses fruits et légumes en Russie, ce qu’elle fait par ailleurs. Mais selon le journaliste, non seulement cela ne sert à rien au pays car il ne produit pas suffisamment pour couvrir tout le marché russe (c’est un argument d’une rare stupidité), mais en plus les serbes osent faire passer en contrebande en Russie des produits européens sous étiquettes serbes. Bref, ce sont vraiment des gens infréquentables ...

Plus généralement, en ce qui concerne l’évolution de l’UE, cette sortie assez maladroite du commissaire européen confirme certaines tendances :

1.L’UE est dans une phase d’affaiblissement. Comment en est-on arrivé à menacer ouvertement dans la presse un Etat souverain ? A lui faire du chantage à l’entrée dans l’UE ? Cela veut dire que l’UE n’est plus aussi attractive, que sa propagande n’est plus aussi efficace et que les négociations/pressions de couloirs ne sont plus suffisantes. Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Le Premier ministre serbe a rappelé que la Serbie est un Etat souverain et qu’elle décidera seule de sa position concernant la Russie.
2.L’UE se radicalise et considère la Russie comme un ennemi. Sinon, rien n’empêche un Etat souverain d’avoir des relations commerciales et politiques et avec l’UE et avec la Russie.
3.Cela montre en conséquence l’hypocrisie du discours européen disant que l’Ukraine peut collaborer avec la Russie et que seule la Russie l’en empêche.

4.L’UE n’est plus apte à intégrer des Etats souverains. Elle a besoin de "petits soldats obéissants", elle a besoin de soumission. Il n’y a plus de place pour l’intérêt national.
5.L’intérêt de l’UE s’est totalement dissocié de la somme des intérêts des pays membres. La structure UE est donc autonome des pays qui la compose. Ce qui pose de sérieuses questions en terme de gouvernance, de démocratie et de liberté.

Karine Bechet-Golovko

Karine Bechet-Golovko

Karine Bechet-Golovko

jeudi 20 novembre 2014

Russie politics

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La présidente de l’Argentine hospitalisée Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ? mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La guerre, #Amérique Latine, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

La présidente de l’Argentine hospitalisée
Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ?

mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy

La présidente de l’Argentine hospitalisée   Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ?   mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy.
Christina Kirchner, la présidente anti-impérialiste de l’Argentine , hospitalisée

A propos des maladies qui frappent les chefs d’Etat anti-impérialistes, particulièrement en Amérique latine, Al Manar posait dès mars 2013 cette question :
Une épidémie de cancers et autres maladies foudroyantes atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine, et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques camouflés ?
Dans cet article à relire, il était déjà question de de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner.

Chavez, Héros et martyr, ou le cancer induit comme arme de guerre.

Allocution de S.E. Mme Cristina Fernández, Présidente de la République argentine, lors du Débat général de la 69e session de l’Assemblée générale de l’ONU

. Argentine - Débat 2014 de l'Assemblée générale de l'ONU

Argentine - Débat 2014 de l’Assemblée générale de l’ONU

Cette intervention de Cristina Fernández de Kirchner a la tribune de l’ONU a été censurée par les médias occidentaux ainsi que l’a souligné cet autre article publié par Al Manar.
La clarté des positions exprimées par la présidente de l’Argentine suffit à expliquer la haine d’Obama et de ses vassaux, à son égard. Une très longue expérience démontre que les dirigeants étasuniens assassinent ceux qui s’opposent à leur dictature pour bien moins que cela.
Hasard ou assassinats politiques camouflés ? cette question reste ouverte et pertinente.CB

Censure à l’ONU : Kirchner a fustigé les mensonges des puissances occidentales

Pourquoi les chaines internationales ont suspendu la diffusion en direct et stoppé la traduction du discours de la présidente argentine prononcé mercredi à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York ?

La réponse est simple. Mme Cristina Fernandez de Kirchner a transgressé la ligne rouge des Américains et de leurs alliés !

Voici les principaux points du discours de Mme Kirchner, publiés sur les réseaux sociaux.

-Nous nous sommes réunis, il y a un an, quand vous avez qualifié de terroriste le régime du (président syrien) Assad, et soutenu la rébelles (en Syrie) que vous avez surnommée de révolutionnaires.

Aujourd’hui on se réunit pour éradiquer ces révolutionnaires qui se sont avérés êtres des terroristes.

-Vous avez dans le passé inscrit le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes alors qu’il est un grand parti reconnu au Liban !

-Vous avez accusé l’Iran d’être derrière l’explosion ayant visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires en 1994, alors les enquêtes argentines ne sont pas parvenues à prouver l’implication de l’Iran.

-Vous avez adopté une résolution contre Al-Qaïda après les attentats du 11 septembre. Des pays comme l’Irak et l’Afghanistan ont été profanés et leurs habitants tués sous ce motif, alors que ces deux pays souffrent toujours du terrorisme !

-Il s’est avéré après la guerre israélienne contre Gaza, qu’Israël a commis un désastre horrible et causé la mort d’un grand nombre de civils palestiniens, alors vous ne vous intéressez qu’aux roquettes qui se sont abattus sur Israël, et qui n’ont causé ni dommages, ni pertes humaines !

-On se réunit aujourd’hui pour adopter une résolution internationale incriminant et luttant contre Daesh, alors que cette organisation jouit du soutien des pays connus et qui sont les alliés de grands Etats membres du conseil de sécurité de l’Onu ?

Traduit par Al Manar du site Tayyar.org

La vision du Figaro et de l’AFP :

Argentine : Kirchner hospitalisée

La présidente argentine Cristina Kirchner, admise depuis dimanche dans une clinique de Buenos Aires pour une infection intestinale, ne pourra pas assister au sommet du G20 en Australie, a annoncé le gouvernement argentin jeudi soir. Mme Kirchner est dans un état "stable", "reste hospitalisée et suit un traitement de routine", précise le communiqué.

Elle sera représentée à Brisbane par son ministre de l’Economie, Axel Kicillof, et par son adjoint, Héctor Timerman, a précisé le secrétaire chargé de la communication, Alfredo Scoccimarro. Mme Kirchner avait déjà été obligée d’annuler sa rencontre avec son homologue chilienne Michelle Bachelet prévue mardi dernier.

D’autres problèmes de santé

L’entretien prévu entre les deux présidentes et le pape François via téléconférence à cette occasion avait également été reprogrammé à une date non encore précisée. Selon le rapport médical officiel publié par le site du gouvernement, Mme Kirchner, âgée de 61 ans, a subi une "sigmoïdite", soit une inflammation ou une infection d’une partie du côlon.

C’est la troisième fois en huit mois que la dirigeante doit suspendre ses activités en raison de problèmes de santé. La présidente argentine avait recommencé à travailler le 21 octobre dernier après avoir pris un repos de 48 heures en raison d’une pharyngite. En juillet dernier, Christina Kirchner s’était également reposée pendant deux jours à la suite de maux de gorge et d’une laryngite. Ce repos s’était prolongé plus d’une semaine et elle avait dû reporter un voyage au Paraguay. Il y a un peu plus d’un an, la présidente avait été opérée d’un hématome cérébral et avait cessé de travailler pendant six semaines. Sujette à l’hypertension, elle avait aussi subi une intervention chirurgicale début 2012, pour une suspicion de cancer de la thyroïde.

www.lefigaro.fr

Mise en ligne CV : 8 novembre 2014

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Prague: les Etats-Unis préparent un nouveau Maïdan contre le président Tchèque.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La Russie, #Le capitalisme;, #L'OTAN., #La guerre

Prague: les Etats-Unis préparent un nouveau Maïdan contre le président Tchèque.

Prague.

Prague.

Tout indique que les Américains tentent d’empêcher l’Europe centrale de coopérer avec la Russie.

Et ces jours-ci l’enjeu de la bataille est à nouveau Prague!

Quand on voit avec quelle ardeur les centres de diversion idéologique étrangers cherchent à déboulonner Milos Zeman (peu importe qu’il donne lui-même des armes pour se faire battre), je crois fermement que cette prédiction est vraisemblable. Prague serait au bout du compte divisée en secteur américain (ouest) et russe (rive orientale de la Vltava). Eh bien, nous allons voir combien de temps nous sépare de cette perspective.

Lettre de Prague

« Bon après-midi! Je demande pardon à l’avance pour cette « lettre fleuve », mais c’est important. Je voudrais partager quelques impressions sur les « manifestations antizeman » à Prague aujourd’hui sur les avenues Nationale et Albert. Je ne vais pas entrer dans les détails au sujet de qui et comment a officiellement appelé à la manifestation et comment elle a été soutenue par la Télévision tchèque et d’autres médias (tout cela peut être trouvé). Je ne fais que compléter en présentant l’opinion d’une personne qui a vécu les événements sur place.

Le point clé de toute cette action devait être la présentation au président Zeman d’un « carton rouge » pour son attitude pro-russe présumée (ou l’absence de critique de Moscou et de Vladimir Poutine) à l’occasion des événements en Ukraine et de sa récente visite en Chine.

Officiellement, cela a été fait en raison de son interview à la radio « Entretiens de Lan », dans lequel il critiquait Pussy Riot et le « cabaret de Prague « , autrement dit, les chercheurs de vérité et les « gavlovtsy ».

Dès le premier coup d’œil, il était clair que tous (à quelques exceptions près – certains avaient entre les mains un papier rouge ou s’étaient habillés en rouge) portaient des cartes identiques : la même nuance de rouge, de la même taille et du même matériau. Il y en avait plusieurs milliers.

Je remarquai alors plusieurs femmes qui au coin de la rue Spalena près d’un kiosque distribuaient des cartes. L’une d’elles parlait aux autres en anglais, et je leur ai demandé si elles étaient les organisatrices. Personne ne répondit. Je demandai alors pour quelle organisation non gouvernementale digne de confiance elles travaillaient. Et encore une fois, pas de réponse. Alors j’ai demandé à celle qui parlait anglais si elle travaillait à l’ambassade américaine à Prague.

J’ai répété la question et je voulais prendre une photo de cette femme sur mon téléphone. Mais je fus approché par deux hommes qui ont commencé à me bousculer et repousser sur le trottoir, en disant que j’étais un « provocateur » et un « sale communiste. » Donc, ils ont réussi à me traîner à quelques mètres de l’endroit de distribution des cartes, et puis ils me surveillaient toujours, pour que je ne vienne plus les déranger.

Autour de moi, je voyais des « chercheurs de vérité » fanatiques et des « Karel-Jugend », beaucoup de drapeaux ukrainiens, des drapeaux tibétains, des affiches de Pussy Riot, un flot de bannières de haine sur la Russie et Zeman. Ainsi qu’un drapeau noir et rouge de Bandera.

Compte tenu de ce qui est arrivé plus tard sur Albert, où, outre Zeman étaient tous les présidents du groupe des quatre de Visegrad, j’ai eu l’impression que les Américains voulaient renverser notre président. D’ailleurs, c’est tout à fait «leur style ». Il faut noter que ce scénario est le même qu’à Kiev : renverser un président démocratiquement élu et à sa place mettre des Allemands des Sudètes obéissants, et dresser les gens les uns contre les autres.

Quand nos hommes seront envoyés mourir en Ukraine, s’il vous plaît, envoyez d’abord ceux qui aujourd’hui agitaient des cartes sur l’avenue Nationale. Ce n’étaient pas des « Open Card » pour circuler librement en ville. C’étaient des billets d’avion pour l’Ukraine. Et là-bas l’action d’aujourd’hui se terminera dans le sang. Dans la guerre. D’ailleurs, Porochenko a annoncé aujourd’hui qu’il était prêt pour la «guerre totale» avec la Russie. Je remercie les étudiants stupides, qui se sont laissés manipuler.

Question à M. Hood: Y a-t-il, à votre avis, encore un moyen pour faire face à ces « Maidan » organisés pour semer la haine entre les gens, avec le soutien des médias? Merci! Cordialement, Jan. «

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/11/20/prague-les-etats-unis-preparent-un-nouveau-maidan-contre-le-president-tcheque/

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NON, LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI ! Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #Le grand banditisme, #Le socialisme, #Europe supranationale

NON, LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI !

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PE
P).

Le 20 novembre 20
14.

Ce qui devrait être une évidence pour tous, est ensevelie sous le déluge médiatique visant à inoculer le virus dans les esprits selon lequel il y aurait en France un problème de « coût du travail », d’ « offre » et de « compétitivité ». Les plus hauts dignitaires « socialistes » ont mis la main à la pâte. Ainsi, le regretté Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au Budget de Jean-Marc Ayrault, obligé de démissionner car accusé de fraude fiscale, n’a « jamais cru à la lutte des classes » (France 2, 7 janvier 2013). Son successeur, Bernard Caseneuve, lui, croit observer que « les entreprises ne sont pas des lieux d’exploitation ou d’accumulation de profit » (BFM-RMC, 6 janvier 2014). Quant à l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, il confirme que « les entreprises sont au cœur de notre politique économique » (Les Échos, 23 mai 2013).

Pourtant, dans le système capitaliste actuel, les entreprises privées ne créent pas l'emploi...

(...)

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Syrie : le "mea culpa" de Moaz al Khatib!!

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Le capitalisme;, #La guerre

Syrie : le "mea culpa" de Moaz al Khatib!!

Moaz al Khatib

Moaz al Khatib

IRIB- L'ex chef de la colalition des opposants syriens a reconnu

s'être trompé sur le compte du régime du président Assad ! " Le régime du président syrien est un régime populaire qui combat les terroristes" , a affirmé Al Khatib dans un aveu sans précédent et qui pourrait lui coûter même sa vie ! dans la foulée de sa visite de la semaine dernière à Moscou, Khatib s'est dit être pris pour cible de tentative d'assassinat. Selon le site turc ulusal , " Maaz al Khatib a fait cet aveu sur sa page facebook : " j'avoue que je me suis trompé d'avoir pensé que lespays occidentaux, arabes et la Turquie veulent aider la Syrie et son peuple!! le groupe des "Amis de la Syrie" réunit en réalité les ennemis de la Syrie. ces pays coopèrent avec les terroristes pour détruire la Syrie. Je suis arrivé à cette conclusion que le régime syrien combat réellement les terroristes. En pleine guerre, ce régime paie ses employés , assure l'électricité aux différentes régions. ce régime fait des choses bravant de nombreuses difficultés, choses qui font penser qu'il assure sa fonction d'Etat" ! Moaz al Khatib est pressenti comme l'homme qui pourrait, suivant le plan russe, mener le dialogue avec Assad.

LEMONDE.FR

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Porochenko promet la terreur à l’Ukraine de l’Est : une confrontation militaire entre la Troïka Ukraine-Otan-USA et la Russie devient de plus en plus probable. Par Jean-Paul Baquiast dans Le Saker le 19 novembre 2014.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #La France, #La guerre

Porochenko promet la terreur à l’Ukraine de l’Est : une confrontation militaire entre la Troïka Ukraine-Otan-USA et la Russie devient de plus en plus probable. Par Jean-Paul Baquiast dans Le Saker le 19 novembre 2014.

Comme l’explique Vera Graziadei dans un article de Russia Insider paru le 17 novembre [1], Porochenko en vient maintenant à affirmer ouvertement son intention de terroriser les populations civiles et il semble convaincu du soutien inconditionnel de l’Union européenne :

« La semaine dernière, dans un discours plein de candeur, adressé à des nationalistes ukrainiens assemblés à l’Opéra de Kiev, le président Petro Porochenko a présenté son plan pour gagner la guerre en Ukraine de l’Est :

« Nous (les Ukrainiens) garderons nos emplois. Eux (les habitants du Donbass) non. Nous garderons nos retraites. Eux non. Nous continuerons à prendre soin de nos enfants, de nos concitoyens, de nos retraités. Eux ne le pourront pas. Nos enfants pourront aller à la crèche. Les leurs se cacheront dans les sous-sols. Parce qu’ils ne seront capables de rien. Et c’est ainsi que nous gagnerons cette guerre. »

Porochenko sur la Novorossia : « Leurs enfants resteront dans les caves ! »
(sous-titrée en anglais et français, par Thalie Thalie)

Porochenko sur Novorossia: "Leurs enfants resteront dans les caves!" (eng.& français)

Le Roi du Chocolat, avec le soutien de Bruxelles et de Washington, n’a désormais plus peur d’admettre que l’armée ukrainienne cible délibérément des bâtiments civils, pour obliger les habitants du Donbass et leurs enfants à se réfugier dans les sous-sols et les forcer à évacuer la zone, ou à se rendre.

La semaine dernière les Ukies ont même attaqué directement une maternité, [2] et, la semaine d’avant, ils ont tué deux enfants en tirant au mortier sur une école [3].

Bien que Kiev soit toujours prompte à désigner les rebelles comme responsables de ces incidents (une suggestion absurde dans la mesure où elle sous-entend que les forces d’autodéfense du Donbass, qui sont largement composées d’éléments provenant de la population locale, en viendraient à essayer d’assassiner leurs propres enfants), le discours de Porochenko confirme que ces attaques font partie d’un plan délibéré des forces ukrainiennes.

Le fait que le bombardement sans discrimination d’immeubles publics ou civils constitue un crime de guerre ne semble pas effrayer Porochenko, qui est certain qu’avec le soutien de l’Union européenne et des USA, il peut mener à bien cette stratégie, en toute impunité.

Depuis le 15 novembre, toutes les provinces orientales en rébellion ne sont plus protégées par la Convention européenne des droits de l’homme [4], suite à l’annonce de sa suspension par Porochenko, qui a cité une clause qui permet de déroger à certains articles de la Convention par l’un de ses signataires, en cas de guerre ou en cas d’autre danger public menaçant la vie de la nation.’

Officiellement seuls le droit à la vie, la prohibition de la torture et de l’esclavage, et le droit de ne pas être soumis à une punition illégale seront respectés (bien que le bombardement de civils soit une violation de ces droits), alors que tous les autres droits, notamment le droit à la liberté et la sécurité, le droit à un procès équitable, le droit au respect de la vie privée et de la vie familiale, ne seront plus respectés.

L’article 15 a été cité pour justifier la publication d’un décret par le Conseil de défense et de sécurité nationale ukrainien, qui ordonne la suspension de tous les services publics [5], notamment des écoles, des jardins d’enfants, des hôpitaux, des services d’urgence et des maisons de retraites, et l’interruption de tous les services bancaires pour les entreprises et les particuliers durant les prochains mois.

Il s’agit donc d’un blocus économique, qui menacera la vie même de la population locale durant les mois d’hiver froids et rigoureux. Le gouvernement local a qualifié ce décret d’acte de génocide. Porochenko considère qu’il s’agit de se battre pour les valeurs européennes [6]. »

Porochenko a les poches remplies d’étoiles européennes, mais pas d’argent

Porochenko a les poches remplies d’étoiles européennes, mais pas d’argent

Mais sur le plan économique, l’avenir ne s’annonce pas rose non plus pour l’Ukraine de l’Ouest, comme l’explique Pepe Escobar dans un court article paru également le 17 novembre dans Russia Insider : En un mot, l’Ukraine a du souci à se faire… également [7] :

« Les réserves en devises étrangères de Kiev se sont effondrées le mois dernier d’un allègre 23,2 %, pour atteindre la somme dérisoire de 12,6 milliards de dollars. D’ici la fin de l’année, la situation empirera certainement. Kiev devra payer une facture de gaz de 3,1 milliards de dollars à Gazprom, sinon… la banque centrale devra vendre encore plus de devises étrangères pour maintenir le cours du hrvynia. Et de nouvelles factures de gaz se profilent avec l’avancée du Général Hiver.

Peuvent-ils compter sur une Union européenne dévastée par l’austérité pour leur prêter ne serait-ce qu’un euro ? Bien sûr que non. Ils doivent se tourner vers le Fonds monétaire international, qui en vient à POSSÉDER l’Ukraine.

Et bien sûr, les « financements d’urgence« ne seront fournis que si Kiev se conforme à ces bons vieux « ajustements structurels« , comme par exemple, transformer l’immense majorité des Ukrainiens en mendiants pour le reste de leur vie.

Voici les faits. Tout le reste n’est que conneries. »

C’est donc dans cette situation économique prometteuse que Kiev annonce urbi et orbi, au plus haut niveau, par la bouche de son président lui-même, se préparer à une grande offensive contre les provinces dites séparatistes, afin de réunifier l’Ukraine, et concentre d’importants moyens militaires sur le terrain.

Et comme par hasard, c’est le moment que choisissent Victoria Nuland, Vice-secrétaire d’État des USA pour les Affaires européennes, et Joe Biden, Vice-président, pour programmer un voyage à Kiev, les 20 et 23 novembre prochains. Les deux incendiaires confirmés, comme les qualifie Philippe Grasset [8], ont bien préparé leur visite, en rencontrant préalablement des parlementaires ukrainiens, et pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit des commandants d’unités d’extrême droite engagées dans la lutte contre les russophones de Novorussie.

Nuland et Biden vont-ils à Kiev pour calmer le jeu ? Vont-ils au contraire inciter Kiev à aller de l’avant ? Vont-ils même promettre une assistance de l’Otan, dans le cas où l’armée ukrainienne rencontrerait une résistance plus forte que prévue de la part des Novorussiens, d’autant plus que ceux-ci n’ont pas caché se renforcer en armement importé de Russie.

Or Poutine a toujours affirmé que la Russie ne laissera pas anéantir la population du Donbass, et il l’a martelé lors de la longue interview qu’il a accordé la chaine allemande ARD, le 13 novembre :

« Aujourd’hui, il y a des combats dans l’est de l’Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes ont envoyé les forces armées là-bas et ils utilisent même des missiles balistiques. Est-ce que quelqu’un en parle ? Pas un seul mot. Et qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela nous dit ? Cela souligne le fait que les autorités centrales ukrainiennes veulent anéantir tout le monde là-bas, tous leurs ennemis et opposants politiques. Est-ce que c’est ce que vous voulez ? Nous certainement pas. Et nous ne laisserons pas cela se produire. » [9]

De toute façon, Poutine n’a guère le choix : s’il laissait tomber les Novorussiens, il signerait sa mort politique en Russie.

Or si des troupes russes interviennent directement, et sans se cacher, au secours des Novorussiens, tout le monde sait que Kiev ne tiendra pas huit jours.

Que fera alors l’assistance militaire de l’Otan, composée de troupes au sol venues de Pologne ou d’autres pays européens, assistées le cas échéant de contingents de l’US Army ? Faute de moyens suffisants en Europe pour livrer des batailles conventionnelles, l’Amérique fera-elle appel à des armes nucléaires tactiques ?

Le bon sens voudrait que Nuland et Biden aillent à Kiev pour calmer le jeu, pour dissuader Porochenko de toute offensive généralisée contre la Novorussie, pour inciter les parties à négocier pour fédéraliser l’Ukraine. Le bon sens voudrait que la diplomatie européenne hausse la voix pour pousser dans le même sens. Mais Obama, poussé par un Congrès de plus en plus belliciste, ne fera pas appel au bon sens. Il suivra la politique qui a toujours été la sienne, laisser faire ceux qui parlent le plus fort. Quant à l’Europe, nous pourrions dire d’elle, en paraphrasant Ezéchiel : Tyr, on te cherchera, mais on ne te trouvera pas.

La fin de l’année 2014 risque d’être intéressante à observer… pour ceux qui seront encore en état d’observer quelque chose.

Jean-Paul Baquiast (avec l’aide d’Etienne pour les traductions)

Notes

[1] Poroshenko Promises Terror for East Ukraine (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

[2] ВС Украины открыло минометный огонь по родильному отделению #Новости_Новороссии #ЛНР #ДНР #НКН (youtube, russe sans sous-titres, 15-11-2014)

[3] Ukraine: Shelling deaths of children playing football in Donetsk must be investigated (amnesty.org, anglais, 05-11-2014)

[4] La Convention européenne des droits de l’homme [PDF] (echr.coe.int, français)

[5] Ukraine orders closure of state services in rebel-held east (afp.com, anglais, 15-11-2014)

[6] Ukraine crisis: Petro Poroshenko says country is ‘ready for total war’ with Russia (abc.net.au, anglais, 17-11-2014)

[7] Pepe Escobar Explains Ukrainian Economics in 1 Minute (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

[8] Biden-Nuland en visite à Kiev, et autres tambours de guerre (dedefensa.org, français et anglais, 19-11-2014)

[9] Poutine à la TV allemande : « L’important, c’est d’arrêter immédiatement l’effusion de sang et les bombardements et de créer les conditions pour entamer un dialogue politique » (vineyardsaker, français, 19-11-2014)

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