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Le blog de Lucien PONS

Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie? Par Eric Zuesse.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Ukraine, #La France, #Economie, #La guerre, #Europe supranationale

Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie?

Par Eric Zuesse

Mondialisation.ca, 19 novembre 2014

Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie?  Par Eric Zuesse.

Les États-Unis appuient avec enthousiasme un génocide qu’ils ont créé. (Cliquez sur les liens, pour vérifier ces faits choquants. Ils sont choquants uniquement parce qu’ils sont camouflés par nos « médias ».) Pourquoi l’Europe tolère-t-elle cela, voire, y participe?

Le 14 novembre, la France a raté la deuxième date limite pour fournir à la Russie le porte-hélicoptères Mistral que la Russie avait déjà payé en totalité, et lequel avait été fabriqué selon les spécifications russes ne convenant pas à l’OTAN.

Michael R. Gordon, un des « reporters » du New York Times (qu’il est plus réaliste d’appeler « sténographes » de l’administration étasunienne), avait « signalé » en 2002 à quel point les armes de destruction massive (ADM) fabriquées par Saddam Hussein étaient horribles, ADM qui, en réalité, n’existaient pas sauf dans les agences de désinformation gouvernementales. Le 14 mai 2014, Gordon titrait en une de l’organe de propagande du gouvernement des États-Unis (qui se fait appeler « journal ») « Les États-Unis mettent la France en garde contre la vente malavisée de deux navires à la Russie ». Il y fustigeait l’ignoble fournisseur de ce que les nationalistes étasuniens appelaient avec mépris « les freedom fries », les « frites de la liberté ». En bon sténographe du pouvoir, tout comme son journal, il commençait son article ainsi : « Lors d’une réunion à huis clos en février 2010, le secrétaire à la Défense, Robert M. Gates, a exhorté son homologue français à ne pas procéder à la vente de deux navires d’assaut amphibies à la Russie, parce que cela enverrait le mauvais message à cette dernière ainsi qu’à nos alliés en Europe centrale et orientale. » Autrement dit, la Russie est l’ennemi, elle doit être traitée en ennemi, pas autrement.

Jennifer Rubin dans le Washington Post titrait le lendemain avec dédain, « L‘Europe fait son propre chemin » et commençait en disant que « la tentative de la France de vendre des navires de guerre à la Russie constitue à la fois une façon de « vendre la corde qui servira à la pendre » et de « commenter la stature actuelle des États-Unis ». Elle mentait. La Russie n’est pas l’ennemi de la France, toutefois c’est précisément ce que sont devenus les États-Unis. Et la France ne « tentait » pas de « vendre de navires de guerre à la Russie». Ces navires de guerre avaient déjà été vendus, construits et payés, mais Washington faisait pression sur son « amie » la France, pour l’inciter à ne pas livrer ce qui avait déjà été vendu et fabriqué.

Pour les fascistes des États-Unis et même pour nos fascistes-racistes ou « nazis », la guerre froide n’a jamais pris fin, pas même après la chute de l’Union soviétique, ni quand on a commencé à rejeter l’économie marxiste partout sauf à Cuba et en Corée du Nord. La guerre froide n’a jamais vraiment été à propos du communisme, si l’on en croit ces fascistes. Elle consistait à détruire la Russie. En réalité elle n’était pour eux qu’un plan de mise en marché pour les armes de fabrication étasunienne. Maintenant que la Russie est une démocratie, peut-être même plus que ne le sont les États-Unis aujourd’hui, la vieille haine brûle encore comme des charbons ardents dans les cœurs ténébreux de Barack Obama, des républicains et de tous les autres politiciens étasuniens d’extrême droite, pro-oligarques, servant Raytheon Corporation, Lockheed-Martin, et autres fabricants de l’OTAN, ce club occidental d’acheteurs d’armes.

La France n’a pas les tripes de dire à l’Oncle Sam de se taire et se tend son propre piège, lequel lui coûtera très cher, afin de plaire aux actuels colporteurs de génocide, les États-Unis. Ce fait-ci, celui-là ou même cet autre ne sont pas rapportés dans le New York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal. Ces faits viennent de « l’ennemi ».

Je suis un Euro-américain outré que mon pays ait récupéré ce qui fut l’un des grands objectifs de Hitler, à savoir détruire et asservir les Russes, et que l’Europe participe à cette dégradation morale des États-Unis pour le bénéfice d’un groupe tout-puissant d’oligarques étasuniens et de quelques oligarques européens qui ne croient pas que leur vie soit en jeu si cela déclenche une guerre nucléaire contre la Russie. Cependant, s’ils réussissent à prostituer la « démocratie » de cette façon, leurs communautés fermées et leurs limousines aux fenêtres teintées ne les protégeront même pas, eux, de la méchanceté issue de la haine et des psychopathies qu’ils abritent.

Les États-Unis ont besoin d’une véritable presse, pas de « médias d’information » contrôlés par des aristocrates et vendant constamment au plus offrant, soit quiconque est en mesure de sortir de gros billets pour acheter des « reportages » et des « éditoriaux » afin de modeler la « démocratie ».

Eric Zuesse

Article original: Why Is Europe Staying with the Leading Fascist Power, That’s Now Turned Nazi?

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Historien d’investigation, Eric Zuesse est l’auteur de They’re Not Even Close: The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et de CHRIST’S VENTRILOQUISTS: The Event that Created Christianity.

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L'OTAN, UN DANGER POUR LA PAIX MONDIALE. Un texte du grand sociologue américain Immanuel Wallerstein.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La guerre, #La mondialisation

L'OTAN, UN DANGER POUR LA PAIX MONDIALE. Un texte du grand sociologue américain Immanuel Wallerstein.

19 novembre 2014.

L'OTAN, UN DANGER POUR LA PAIX MONDIALE. Un texte du grand sociologue américain Immanuel Wallerstein.

Le texte ci-dessous vient d'être publié - le 15 novembre 2014 - par Immanuel Wallerstein sur le site Agence Globale.


Je le propose dans une traduction française de mon cru, donc avec les réserves d'usage. Ceux qui souhaitent le lire dans sa version originale (en américain) peuvent le consulter ici : http://www.agenceglobal.com/index.php?show=article&Tid=2791

Je crois utile de porter ce texte à la connaissance de nos lecteurs pour deux raisons essentielles :

  • - d'une part parce que son auteur est un sociologue et un politologue américain de renommée internationale :

Cela n'en donne que plus de poids à la critique très sévère qu'il fait des États-Unis d'Amérique et de son système dirigeant.

Cela permet une nouvelle fois de démasquer les mensonges et la propagande de tous ceux qui taxent l'UPR d'anti-américanisme primaire alors que nos critiques n'atteignent pas le degré de virulence de nombreux intellectuels américains prestigieux comme Noam Chomsky, William Blum, Paul Craig Roberts, etc.

  • d'autre part parce que cette analyse corrobore parfaitement les analyses et le programme de l'UPR :

a) - sur la dangerosité actuelle de l'OTAN,

b) - sur l'illégitimité du maintien de cette structure après la dissolution du camp socialiste (je rappelle souvent que Charles de Gaulle avait indiqué à Alain Peyrefitte que l'OTAN n'aurait plus de raison d'exister après l'effondrement du camp socialiste),

c) - sur la nécessité de sortir de l'OTAN. Pour le grand sociologue américain, renoncer à l'OTAN est même « un premier pas vers la santé mentale et la survie de la planète. »



François Asselineau
19 novembre 2014

 Immanuel Wallerstein (né le 28 septembre1930) est un sociologue américain de renommée internationale, de l'Université de Yale.  Né à New York, il a fait ses études à l'université Columbia, à New York, où il obtient une licence en 1951, une maîtrise en 1954 et un doctorat en philosophie en 1959. Il est devenu professeur de sociologie à l'Université McGill à Montréal puis, à partir de 1976, professeur de sociologie à l’Université de Binghamton (SUNY), jusqu’à sa retraite en 1999 Il a en outre travaillé comme directeur du centre Fernand Braudel pour l’Étude de l’Économie, des Systèmes historiques et des Civilisations. Il a occupé plusieurs postes de professeur honoraire d’université dans plusieurs pays, reçu de nombreuses récompenses et occupé le poste de Directeur d'études associé à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Il a été président de l’Association internationale de sociologie entre 1994 et 1998.    Wallerstein a débuté sa carrière en tant qu’expert des affaires postcoloniales africaines. Jusqu’au début des années 1970, l'essentiel de ses travaux est dédié à ce sujet. Sa très précoce critique du capitalisme mondial et son soutien aux « mouvements anti-systémiques » ont fait de lui, au même titre que Noam Chomsky et Pierre Bourdieu, une référence du mouvement altermondialiste.    Sa contribution la plus importante, The Modern World-System, a paru en trois volumes, respectivement en 1974, 1980 et 1989.    Wallerstein s’inspire de trois principaux courants intellectuels : ◾Karl Marx, dont il reprend la prise en compte de l'importance première des facteurs économiques et de leur dominance sur les facteurs idéologiques dans la détermination des politiques mondiales. ◾Fernand Braudel, l’historien français qui a décrit le développement des grands réseaux d’échanges économiques dans les grands empires de l'époque moderne, ainsi que leurs implications politiques. ◾La Théorie de la dépendance avec ses concepts de "centre" et de "périphérie".

Immanuel Wallerstein (né le 28 septembre1930) est un sociologue américain de renommée internationale, de l'Université de Yale. Né à New York, il a fait ses études à l'université Columbia, à New York, où il obtient une licence en 1951, une maîtrise en 1954 et un doctorat en philosophie en 1959. Il est devenu professeur de sociologie à l'Université McGill à Montréal puis, à partir de 1976, professeur de sociologie à l’Université de Binghamton (SUNY), jusqu’à sa retraite en 1999 Il a en outre travaillé comme directeur du centre Fernand Braudel pour l’Étude de l’Économie, des Systèmes historiques et des Civilisations. Il a occupé plusieurs postes de professeur honoraire d’université dans plusieurs pays, reçu de nombreuses récompenses et occupé le poste de Directeur d'études associé à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Il a été président de l’Association internationale de sociologie entre 1994 et 1998. Wallerstein a débuté sa carrière en tant qu’expert des affaires postcoloniales africaines. Jusqu’au début des années 1970, l'essentiel de ses travaux est dédié à ce sujet. Sa très précoce critique du capitalisme mondial et son soutien aux « mouvements anti-systémiques » ont fait de lui, au même titre que Noam Chomsky et Pierre Bourdieu, une référence du mouvement altermondialiste. Sa contribution la plus importante, The Modern World-System, a paru en trois volumes, respectivement en 1974, 1980 et 1989. Wallerstein s’inspire de trois principaux courants intellectuels : ◾Karl Marx, dont il reprend la prise en compte de l'importance première des facteurs économiques et de leur dominance sur les facteurs idéologiques dans la détermination des politiques mondiales. ◾Fernand Braudel, l’historien français qui a décrit le développement des grands réseaux d’échanges économiques dans les grands empires de l'époque moderne, ainsi que leurs implications politiques. ◾La Théorie de la dépendance avec ses concepts de "centre" et de "périphérie".

OTAN: Un danger pour la paix mondiale

par Immanuel Wallerstein - 15 novembre 2014

La mythologie officielle veut qu’entre1945 (ou 1946) et 1989 (ou 1991), les États-Unis et l'Union soviétique (URSS)se sont affrontés en continu - politiquement, militairement, et surtout idéologiquement. C'est ce que l'on a appelé la «guerre froide». Si c’était une guerre, le mot à souligner était « froide » car les deux puissances ne s’engagèrent jamais dans une action militaire directe l’une contre l'autre pendant toute la période.

Il y eut cependant quelques répercussions institutionnelles de cette guerre froide, et à chacune d’entre elles ce furent les États-Unis, et non l'URSS, qui firent le premier pas. En 1949, les trois pays occidentaux occupant l'Allemagne fusionnèrent leurs zones pour créer la République fédérale d'Allemagne (RFA) comme un État. L'Union soviétique répondit en transformant sa propre zone d’occupation en République démocratique allemande (RDA).

En 1949, l'OTAN fut créée par douze nations. Le 5 mai 1955, les trois puissances occidentales finirent officiellement leur occupation de la RFA et reconnurent cette entité comme un État indépendant. Quatre jours plus tard, la RFA fut admise comme membre de l'OTAN.En réponse à cela, l'URSS créa l'Organisation du Traité de Varsovie (OMC) et y inclut la RDA comme un de ses membres.

Le traité instituant l'OTAN devait s’appliquer seulement à l’intérieur de l'Europe. Une des raisons était que les pays d'Europe occidentale possédaient encore des colonies à l'extérieur de l'Europe et ne voulaient pas permettre à un quelconque organisme d'avoir le pouvoir d'intervenir directement dans leurs décisions politiques concernant ces colonies. Les moments de confrontation apparemment tendue entre les deux camps- le blocus de Berlin, la crise des missiles de Cuba – s’achevèrent tous par le statu quo ante. Le recours le plus important aux clauses d’engagement militaire prévues par les traités fut celui qu’en fit l'URSS lorsqu’elle agit dans sa propre zone d’influence contre les développements qu'elle jugeait dangereux pour l'URSS : la Hongrie en 1956,la Tchécoslovaquie en 1968, la Pologne en 1981. Dans des circonstances semblables,les États-Unis sont intervenus politiquement, comme lors de l'entrée potentielle du Parti communiste italien dans le gouvernement italien.

Ce bref rappel met en lumière l'objectif réel de la guerre froide. La guerre froide n'a pas été conçu pour transformer les réalités politiques de l'autre côté (sauf à une échéance très loin dans le futur). La guerre froide était un mécanisme par lequel chaque camp gardait ses satellites sous contrôle, tout en maintenant l'accord de facto des deux puissances pour leur partition à long terme du monde en deux sphères : un tiers pour l'URSS et deux tiers pour les États-Unis.La priorité fut donnée par chacune des deux puissances à la garantie qu'elles n’utiliseraient pas la force militaire (et pas d'armes nucléaires en particulier) l’une contre l’autre. Ce système a été connu comme la garantie contre la «destruction mutuelle assurée».

L'effondrement de l'URSS en deux étapes - le retrait d'Europe de l'Est en 1989 et la dissolution officielle de l'URSS en 1991 -aurait dû signifier en théorie la fin de tout rôle pour l'OTAN. Il est en effet bien connu que, lorsque le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev donna son aval à l'intégration de la RDA dans la RFA, il reçut la promesse que les États du Pacte de Varsovie ne seraient pas intégrés dans l'OTAN. Cette promesse a été violée. Au lieu de cela, l'OTAN a pris entièrement un nouveau rôle.

Après 1991, l'OTAN s’est octroyé un rôle de gendarme du monde pour ce qu'elle considère comme des solutions politiques appropriées aux problèmes du monde. Le premier effort majeur en ce sens a eu lieu lors du conflit entre le Kosovo et la Serbie, lorsque le gouvernement américain a jeté tout son poids en faveur de la création d'un État du Kosovo et d’un changement de régime en Serbie. Cette première initiative a été suivie par d'autres : en Afghanistan en 2001 pour chasser les talibans, en Irak en 2003 pour changer le régime à Bagdad, en 2014 pour lutter contre l'État islamique (ÉI) en Irak et la Syrie, et en 2013-2014 pour soutenir les prétendues forces pro-occidentales en Ukraine.

En fait, le recours à l'OTAN s’est lui-même révélé source de difficultés pour les États-Unis. D'une part, il y avait toutes sortes de réticences des États membres de l'OTAN sur les actions entreprises. D'autre part, lorsque l'OTAN a été officiellement impliquée, comme au Kosovo, l'armée américaine s’est sentie entravée dans ses actions militaires par la lenteur de la prise de décision politique.

Alors, pourquoi a-t-on vu l'expansion de l'OTAN au lieu de sa dissolution? Cela tient une fois de plus à la politique intra-européenne, et au désir des États-Unis de contrôler ses alliés présumés. C'est sous la présidence Bush que celui qui était alors secrétaire àla Défense, Donald Rumsfeld, a parlé d'une «vieille» et «nouvelle» Europe. Par « vieille Europe », il faisait en particulier référence à la réticence française et allemande à se mettre d'accord avec les choix stratégiques des États-Unis. Il voyait les pays d'Europe occidentale comme souhaitant distendre leurs liens d’avec les États-Unis. Sa perception était d'ailleurs correcte. En réponse, les États-Unis ont espéré couper les ailes des Européens de l'Ouest en introduisant les pays d'Europe orientale à l'OTAN, que les États-Unis considèrent comme des alliés plus fiables.

Le conflit sur l'Ukraine révèle tout le danger de l'OTAN.Les États-Unis ont cherché à créer de nouvelles structures militaires,évidemment dirigées contre la Russie, sous le couvert que celles-ci étaient destinées à contrer une hypothétique menace iranienne. Alors que le conflit ukrainien était en cours, le langage de la guerre froide a été relancé. Les États-Unis utilisent l'OTAN pour presser les pays d'Europe occidentale à se mettre d'accord avec les actions anti-russes. Et aux États-Unis, le président Barack Obama est sous forte pression pour agir « avec force » contrela prétendue menace russe contre l'Ukraine. Ceci se combine avec la grande hostilité du Congrès américain à tout accord avec les Iraniens sur le développement du nucléaire.

Aux États-Unis et en Europe occidentale, les forces qui cherchent à éviter la folie militaire risquent d’être dépassées par ce qui ne peut être appelé autrement que le « parti de la guerre ». L'OTAN et ce qu'elle symbolise aujourd'hui représentent un grave danger, car elle donne corps à la prétention des pays occidentaux à intervenir partout, au nom d'interprétations occidentales de réalités géopolitiques. Cela ne peut conduire qu’à d’autres conflits,très dangereux. Renoncer à l'OTAN comme structure serait un premier pas vers la santé mentale et la survie de la planète.

Immanuel Wallerstein, chercheur principal de recherche à l'Université de Yale, est l'auteur du Déclin de la puissance américaine: Les États-Unis dans un monde chaotique (NewPress).

Distribué par l'Agence mondiale

15 Novembre 2014

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“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La nation ., #La mondialisation, #Europe supranationale, #La guerre

Oleg Tianibok (Svoboda), Pétro Porochenko,  Vitali Klitschko

Oleg Tianibok (Svoboda), Pétro Porochenko, Vitali Klitschko

Au moment de l’élection de Petro Porochenko, François Hollande l’a félicité, le soutenant pour mener à bien “le dialogue national” :

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Barrosso a indiqué que sa soif de “dialogue” serait “un “nouveau départ pour l’Ukraine” :

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Mission accomplie ce week-end – dans indifférence générale de notre presse :

Le Président ukrainien Porochenko admet faire la guerre contre son propre peuple de l'Ukraine de l'est, contre les retraités, les ouvriers et les enfants: "Bravo" m'sieur le P-resident de l'Ukraine "unie"....

« Chez nous il y aura du travail — chez eux, non.
Chez nous, il y aura des retraites — chez eux, non.
Chez nous, on s’occupera des enfants et des retraités — chez eux, non
Chez nous, les enfants iront à l’école et dans les jardins d’enfants — chez eux, ils se terreront dans les caves.
Parce qu’ils ne savent rien faire.
C’est comme ça que nous gagnerons la guerre. » [Petro Porochenko, discours à Odessa, 14/11/2014]

(ps : pour éviter toute manipulation, j’ai fais retraduire depuis l’ukrainien)

Ukraine : Il n’y aura plus de services de l’État dans les villes prorusses

A partir du 21 novembre, toutes les institutions de l’Etat ukrainien cesseront leurs activités dans les zones tenues par les séparatistes. Une décision compréhensible, mais dont les conséquences sont incalculables.

L’Ukraine entend sanctionner les régions prorusses du Donbass, où les hostilités se poursuivent. C’est dans cette optique que le président Petro Porochenko a signé, le 14 novembre, un décret par lequel il “ordonne au gouvernement d’interrompre toutes les activités des institutions de l’Etat dans la zone de l’opération antiterroriste”, écrit le quotidien de LvivVissoki Zamok. Les administrations devront avoir “évacué leur personnel d’ici le 21 novembre”.

Une liste de villes

“Des mesures doivent être prises pour suspendre le fonctionnement des entreprises, institutions et organisations de l’Etat dans les régions de Donetsk et Louhansk. Il faut également prévoir l’évacuation des membres du personnel (avec leur consentement). [...] En outre, le gouvernement, avant le 21 novembre, devra régler le problème du paiement de l’énergie et veiller à ce que l’électricité et le gaz continuent à être fournis sans interruption à d’autres districts de ces régions.”

Plusieurs villes du Donbass sont concernées, “des villes où l’on estime qu’il n’y a pas d’autorités ukrainiennes approuvées officiellement”,souligne l’hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia, qui en donne la liste. “Dans la région de Donetsk, [entre autres] Horlivka, Yenakiieve, Thorez, et dans celle de Louhansk : Altchevsk, Antratsit ou encore Krasny Loutch”. Autant d’agglomérations qui font l’objet de violents combats depuis des semaines.

Aveu d’impuissance ?

La nouvelle a été très mal accueillie dans le Donbass même. “En dépit des actes ouvertement hostiles de Kiev, aurait déclaré Denis Pouchiline, un des dirigeants séparatistes, cité par Oukraïnska Pravda, nous ne fermons pas complètement la porte à une solution négociée du conflit.” Toutefois, ironise le quotidien en ligne ukrainien, “les militants, après leur pseudo-référendum, ont déclaré leur indépendance. Et ils appellent régulièrement leurs ‘citoyens’ à ne plus payer leurs impôts au fisc ukrainien. [...] Ce qui ne les empêche pas de se dire outrés par cette décision.”

Vu de Russie, cette nouvelle évolution est considérée comme un aveu d’impuissance de la part de l’Ukraine. “Kiev reconnaît de fait la séparation du Donbass”, titre ainsi la Nezavissimaïa Gazeta. Selon le quotidien moscovite, le dernier point du document signé par Petro Porochenko est officiellement qualifié par Kiev de “blocus financier” des républiques séparatistes.

“Acte de génocide”

Les leaders des républiques séparatistes exigent du gouvernement central qu’il continue de financer la région, arguant du fait que le Donbass a toujours permis au Trésor ukrainien de faire des bénéfices, et que les retraités actuels avaient travaillé dans des entreprises ukrainiennes. Il y a un mois déjà, les autorités séparatistes de Donetsk avaient reconnu être dans l’incapacité de verser les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires.

Le leader de la république populaire de Louhansk a quant à lui qualifié les mesures de Porochenko d’”acte de génocide et [de] ruine de notre peuple”. Il a lancé : “Ce nouveau riche arrivé au pouvoir sur les cadavres de Maïdan agit selon les pires traditions nazies : il veut transformer le Donbass en camp de concentration.” Les autorités séparatistes de Donetsk, dans un communiqué, se sont déclarées “profondément offensées par la décision du gouvernement ukrainien de confisquer les pensions, allocations et autres avantages légaux de nos vétérans, retraités, invalides et mères de famille”. Elles ont estimé que si Kiev ne restaurait pas ces versements, la région risquait de se retrouver en proie à une catastrophe humanitaire.

Source : Raymond Clarinard et Laurence Habay – Courrier International

Le best-Of des derniers tweets OFFICIELS du président ukrainien

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Guerre totale contre la Russie ? Alors que l’armée entière du pays n’arrive pas à reprendre la moitié d’une région ?

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Au moins…

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Ben voyons ! Il défend Paris aussi…

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

Tiens qui ne fait pas partie du “monde civilisé” ?

Bah, comme le Premier Ministre parle de “sous-hommes“, il y a une cohérence…

“Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme. Le blog d'Olivier Berruyer.

réponse à “Leurs enfants se terreront dans des caves” : Porochenko, une certaine idée de l’Humanisme

  1. Les ”valeurs européennes”…tu parles.

    A forwarder à Quatremer,Duval,Barbier,Calvi,BHL,au CNRS,à tous les journalistes de la presse système en fait…

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L’actualité des éconoclastes

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie, #Europe supranationale, #La nation ., #La République, #La France, #La mondialisation, #Le capitalisme;

L’actualité des éconoclastes

Communiqué

Les Econoclastes organisent leur première conférence à Genève le 5 décembre… et sont fiers de vous annoncer le renfort de 7 nouvelles recrues .

Alors que se profile dans moins de 3 semaines la « grande première » d’un cycle de tables rondes qui fera escale dans plusieurs capitales européennes, le Think tank « Les Econoclastes » s’agrandit.

Il s’enrichit de la venue de l’économiste Jacques Sapir Directeur d’études à l’EHESS – spécialiste de la Russie-, Jean Marc Daniel Ingénieur Polytechnique, ENSAE, ESCP et économiste, Jean Borjeix stratégiste associé gérant de Platinium Gestion , Liliane Held Khawam économiste d’entreprise, Raphaël Rossello spécialiste en fusions acquisitions, Nicolas Meilhan -Ingénieur Conseil Energie & Transport-, Benjamin Louvet -Directeur Général délégué de la société Prim’Finance et spécialiste des matières premières- Avant de les retrouver en « Live » le 5 décembre, vous pouvez découvrir le fruit de leurs toutes dernières cogitations sur le site http://leseconoclastes.fr/

Pour la première conférence des Econoclastes à Genève: passage au crash-test de l’action des banques centrales.

Que sont les ECONOCLASTES
Ces questions, comme beaucoup d’autres qui agacent ceux et celles qui postulent qu’il « n’y a pas d’alternative » -pour reprendre la célèbre formule de Margaret Thatcher-les membres des Econoclastes se les posaient individuellement depuis plusieurs années.

A force de confronter leur expérience au hasard de leur rencontre sur des plateaux de télévisions, des émissions de radios, des conférences sur diverses thématiques économiques, ils n’ont pas mis très longtemps à découvrir qu’ils partageaient de nombreux points de vue convergents, bien que provenant de cursus universitaires et professionnels très différents.

Ce sont les auditeurs et les spectateurs eux-mêmes qui au travers de leurs messages et encouragements ont poussé ces francs-tireurs à unir leur passion pour les débats sans tabou, leur sens critique et leur volonté de trouver des solutions « out of the box » pour former « Les Econoclastes ».

Une de leur caractéristique commune est de mettre en lumière l’incapacité de débattre « sur le fond » de ceux qui se complaisent dans leur rôle d’apôtres de la « Pensée Unique », une autre -et pas des moindres-, est de produire des analyses anticonformistes et d’oser théoriser des scénarios « improbables » qui ne le demeurent que provisoirement… parce que le jeu économique est faussé et le public désinformé de façon parfaitement délibérée.

Et en la matière, la règle qui s’impose est: « plus c’est gros, mieux ça passe », ou « il n’est de plus efficace mensonge que celui qui bénéficie de l’incrédulité des victimes ».
Afin de mener à bien notre krach-test concernant l’action des banques centrales, nous ferons appel à toutes les disciplines qui constituent nos cœurs de métier respectifs : géopolitique, démographie, sociologie, environnement et énergie.

Au plaisir de vous retrouver très prochainement sur notre site ou lors de nos conférences,

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[Médias] Koalas, diplomatie et misère de l’anti-poutinisme, par Jacques Sapir.

20 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Ukraine, #Europe supranationale, #Economie

Vladimir Poutine et Tony Abbott

Vladimir Poutine et Tony Abbott

17 novembre 2014

Par Jacques Sapir

Les comptes-rendus dans la presse française du G-20 qui s’est tenu en Australie ont présenté un Vladimir Poutine soi-disant isolé par la communauté internationale. C’est un cas d’école de la manipulation de l’information et de la désinformation.

Qui isole qui ?

Ce n’est pas la « communauté internationale » qui a cherché à isoler Vladimir Poutine, mais les Etats-Unis et les pays qui leurs sont liés comme la Grande-Bretagne, l’Australie et la France (et dans une moindre mesure l’Allemagne). Alors, oui, les relations de Vladimir Poutine avec les dirigeants de ces pays ont été tendues. Mais, les positions prises par la Russie, et par Vladimir Poutine en particulier, sont en réalité très populaires en Chine, en Inde, en Afrique du Sud et au Brésil. Le G-20 aura été l’occasion de marquer la nette divergence entre les pays que l’on appelle « émergents » et les autres. Cette divergence a été voulue par les pays de l’OTAN à ce sommet. Mais, elle constitue un véritable danger à long terme. Cette divergence construit en réalité une nouvelle coupure du monde en deux dont les conséquences dans la capacité de régler les crises futures risque d’être importante.

[Médias] Koalas, diplomatie et misère de l’anti-poutinisme, par Jacques Sapir.
[Médias] Koalas, diplomatie et misère de l’anti-poutinisme, par Jacques Sapir.
Les dirigeants des BRICS au G-20 le week-end dernier !!!

Les dirigeants des BRICS au G-20 le week-end dernier !!!

Le danger ici est que la politique américaine, car c’est essentiellement d’elle qu’il s’agit, est en train de cristalliser une fracture entre les pays émergents, qui tentent de s’organiser autour de la Russie et de la Chine, et les pays sous influence américaine. C’est un jeu à la fois dangereux et stupide car tout le monde sait bien que les Etats-Unis, qui restent très puissants, sont néanmoins une puissance déclinante. Ce n’est pas ainsi qu’ils gèreront leur déclin. Mais ils risquent d’empêcher le monde de régler toute une série de problème. Cette politique va aboutir, peut-être, a retarder l’inévitable. Elle ne saurait cependant l’empêcher.

De plus, ce n’est évidemment pas notre intérêt à nous Français, ni aux Européens de manière générale. Nous avons des problèmes communs à régler, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique, que ces problèmes soient militaires ou concernent le développement de ces régions, ou encore qu’ils concernent des problèmes de santé comme l’épidémie du virus Ebola l’a récemment mis en lumière. La nécessité d’une coopération à grande échelle s’impose. Il est à cet égard frappant que le communiqué final de ce sommet du G-20 fasse mention de la nécessité « d’éradiquer le virus Ebola » mais ne précise ni ne site le moindre moyen financier alloué à cette tache. De même, la question du terrorisme est plus que jamais d’actualité. Les récentes atrocités commises par ceux qui se nomment « Etat Islamique » sont la pour nous le rappeler, tout comme elles nous rappelle le fait que ce terrorisme tue tous les jours en Syrie, en Irak, voire en Libye ou au Nigéria. Nous n’y prêtons garde que quand un « occidental », un « blanc » pour tout dire, en est victime. L’indignation du Président américain, et de notre Président, François Hollande, apparaît alors comme très hypocrite.

Une hystérie anti-politique.

En fait, il y a une intense coopération militaire avec la Russie au Mali et au Niger. Il pourrait en être de même au Moyen-Orient. C’est là que l’on mesure l’imbécillité de l’opposition systématique à Vladimir Poutine, et plus encore sa « démonisation » dans la presse. Henry Kissinger a expliqué à de nombreuses reprises ces derniers mois que « l’anti-Poutinisme » hystérique des Etats-Unis et de la presse américaine, ne constituait nullement une politique mais était en réalité une réponse à l’absence de politique. Il n’y a rien de plus exact. Il le dit dans une interview qu’il a donnée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel le 13 novembre[1]. Le niveau de délire de la presse américaine a été bien analysé par Robert Parry, l’un des plus grands journalistes indépendants des Etats-Unis[2]. Il est aujourd’hui tragique de voir que ce discours, qui est une véritable propagande de guerre, envahit les médias en France et en Grande-Bretagne.

L’idée que la Russie voudraient reconstituer de toutes ses forces l’URSS défuntes est alors invoquée. Il faudrait faire « barrage » à un tel projet, et cela justifierait en réalité la violence de l’opposition à Vladimir Poutine. C’est une immense et considérable erreur. Les dirigeants russes, et Vladimir Poutine au premier chef, ont tiré un trait sur l’ancienne URSS. Le véritable enjeu pour les trente années qui viennent, c’est l’alliance entre la Chine et la Russie, et la question de savoir si les pays que l’on nomme les BRICS arriveront à constituer un front cohérent face à la politique américaine. Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.

La question ukrainienne.

De même, sur la question ukrainienne, la Russie a toujours considéré que l’adhésion de l’Ukraine à l’UE était un problème ukrainien dans lequel elle n’avait rien à dire. Par contre, et ceci peut se comprendre, elle a affirmé à de nombreuses reprises que si l’Ukraine voulait entrer dans une zone de libre-échange avec l’UE, elle ne pourrait plus bénéficier des conditions particulières de son commerce avec la Russie. Le problème est que les dirigeants ukrainiens ont voulu gagner sur les deux tableaux. La Russie leur a rappelé que cela n’était pas possible. L’intégration économique des deux pays était sur bonne voie quand ce sont produits les événements de Maïdan. L’erreur des dirigeants russes a été de croire que cette réalité économique pèserait suffisamment lourd dans le contexte politique. Mais, ce dernier est le lieu des émotions et il est sujet à des processus de radicalisation qui ne font pas appel aux réalités économiques. De plus, le système politique ukrainiens était affreusement corrompu, ce que les dirigeants russes reconnaissent eux-mêmes. En janvier 2014 à Moscou dans des discussions avec des responsables du Ministère des Affaires Etrangères de Russie ces derniers m’ont dit être effarés du niveau de corruption de leurs homologues ukrainiens. Or, le mouvement de la place Maïdan a commencé comme une protestation contre la corruption du système politique et économique ukrainien, et cette protestation était absolument légitime. Nul ne le conteste dans les sphères officielles à Moscou. Mais, en même temps, Moscou continuait de négocier avec ces mêmes dirigeants corrompus. Il y a là une contradiction mais dont on voit mal comment elle aurait pu être dépassée. Moscou a probablement pâti du fait qu’elle était engagée dans des négociations avec Yanoukovitch. Mais, ce dernier étant le Président légalement élu de l’Ukraine, pouvait-il en être autrement ? Honnêtement, je ne le crois pas.

La question de l’OTAN est un autre problème. Il y avait un accord entre les Etats-Unis et la Russie que l’OTAN ne s’étendrait pas sur les anciens pays de l’Est et de la CEI sans l’accord de la Russie. Cet accord a été violé. Il en est allé de même au Kosovo ou les pays de l’OTAN ont couvert ce qu’ils dénoncent aujourd’hui en Crimée et en Ukraine. Les russes en tirent naturellement les conséquences et ils s’opposent à tout nouvel élargissement de l’OTAN. Mais la vérité est que nous payons au prix fort les inconséquences qui ont été les nôtres, en tant que pays dits « occidentaux », vis-à-vis de la Russie. L’instrumentalisation politique du droit international à laquelle se livrent les Etats-Unis avec l’assentiment de leurs vassaux est un véritable problème car l’on comprend bien qu’il ne peut y avoir de stabilité et de paix dans le monde que sur la base de règles respectées par tous.

[1] http://www.spiegel.de/international/world/interview-with-henry-kissinger-on-state-of-global-politics-a-1002073.html

[2] http://consortiumnews.com/2014/11/12/when-henry-kissinger-makes-sense/

Source : Jacques Sapir (N.B. j’ai rajouté les Unes de presse et la vidéo)

réponse à [Médias] Koalas, diplomatie et misère de l’anti-poutinisme, par Jacques Sapir

  1. Les derniers lecteurs de ce torchon ne sont pas encore fatigués de ces débilités?

    On devrait faire un abonnement groupé:libération+le monde+l’Obs
    L’ex presse de gauche devenue,presse européiste,anti France,Otanesque.
    A l’image de la dérive néo libérale du PS et des PASOK,PSOE etc en Europe.
    C’est pire que la vraie Pravda à l’époque de l’URSS.

    Et voila A Juppé qui s’y met aussi ce soir.

    Juppé contre la livraison de Mistral à la Russie:

    link to lefigaro.fr

    Sarko l’opportuniste (en campagne seulement) retourne lui sa veste.

    On peut difficilement tomber plus bas au niveau de la ‘non presse’ et de la ‘non politique’.

    La France est occupée par les USA militairement et économiquement par l’Allemagne.
    Le tout avec la complicité et la collaboration totale des ‘pseudo élites bobos’ qui dirigent ce pays.

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Des Hauts fonctionnaires militaires exhortent les États-Unis à se préparer à la guerre contre la Russie et la Chine. Article repris sur le site "Histoire et Société".

19 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La guerre, #La mondialisation, #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie

Des Hauts fonctionnaires militaires exhortent les États-Unis à se préparer à la guerre contre la Russie et la Chine.

16 novembre 2014

Des Hauts fonctionnaires militaires exhortent les États-Unis à se préparer à la guerre contre la Russie et la Chine. Article repris sur le site "Histoire et Société".

Deux hauts responsables militaires à Washington ont exhorté les membres du Congrès à préparer les forces armées pour une éventuelle guerre contre des pays comme la Russie et la Chine parce que « la suprématie américaine est menacée ».

« Si nous ne trouvons pas un équilibre » bientôt, il sera « trop tard » et « nous en subirons les conséquences, » a averti le vice-président des chefs conjoints des Etats-Unis, l’amiral James Winnefeld, dans un discours prononcé lors d’une réunion avec les députés et les représentants des industriels du secteur militaire, à la Ronald Reagan bibliothèque près de Los Angeles.

Des pays comme la Russie et la Chine ne sont pas inactifs. « Nous avions jusqu’ici la suprématie en force et en potentialités, a déclaré l’amiral, cité par les agences Tass et Reuters. « Maintenant, cette suprématie est menacée ».

Les deux pays investissent dans nouveaux types d’armement comme des armes guidées de haute précision, furtifs et des véhicules aériens non pilotés et également ils étendent leur potentialités dans l’espace et dans le cyberespace et ils modernisent leurs forces nucléaires, « a déclaré le responsable du Pentagone. En outre, il y a des pays comme l’ Iran et la Corée du Nord, qualifiée par l’amiral de totalitaires, qui ont obtenu des armes de destruction massive sous le couvert de leur propre protection. Reste aussi la menace des extrémistes en Afrique et Moyen Orient, a-t-il ajouté.

« Nous ne nous modernisons assez rapidement avec une vue d’ensemble technique hautement concurrentielle », a déclaré Winnefeld et a rappelé qu’il existe un danger se produise de nouvelles coupes dans le budget de la défense. Il a fait directement référence à la nouvelle composition du Congrès après les élections récentes et leur espoir que ce changement soit synonyme d’une augmentation des dépenses militaires.

Le chef des opérations navales de la marine américaine, l’amiral Jonathan Greenert, a également mis en doute la capacité du complexe industriel militaire de suivre le rythme de la modernisation des adversaires potentiels et de répondre aux multiples défis.

« La force électronique, l’ attaque électronique, la guerre anti-sous-marine… dans tous ces domaines modernes nous allons être obsolètes dans l’avenir par le simple fait que nous n’iy nvestissons pas , » . a pronostiqué le militaire. Selon lui, la défense américaine exige d’urgent progrès technologiques.

http://www.cubadebate.cu/noticias/2014/11/16/altos-cargos-militares-instan-a-eeuu-a-prepararse-para-guerra-contra-rusia-y-china/#.VGmh2Mt0y71

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Suite logique de l'accord de libre échange Canada Union Européenne signé en septembre 2014 par Barroso et Harper. Un oléoduc géant menace le Canada et l’Europe.

19 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le Québec, #Le traité Transatlantique., #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La nation ., #La France, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #La lutte des classes

Un oléoduc géant menace le Canada et l’Europe

19 novembre 2014 | Par Thomas Cantaloube

L'exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux dans l'Alberta © Jean-Marc Giboux

L'exploitation à ciel ouvert des sables bitumineux dans l'Alberta © Jean-Marc Giboux

L'entreprise TransCanada vient de déposer officiellement sa demande de construction d’Énergie Est, un pipeline de 4 600 km pour acheminer les sables bitumineux de l'Alberta vers l'est du pays. Au même moment, l'Union européenne facilite, par une directive et le traité de libre-échange avec le Canada, l'importation de ce pétrole hautement polluant.

Les pétroliers canadiens, appuyés par leur gouvernement, ont de la suite dans les idées. Malgré les dégâts environnementaux causés par l’exploitation des sables bitumineux, malgré les oppositions citoyennes à leur acheminement à l’intérieur du pays ou aux États-Unis, malgré la suspension (pour l’instant temporaire) du pipeline Keystone XL par la Maison Blanche, malgré les accidents industriels, ils continuent à préparer de nouveaux projets visant à trouver des débouchés commerciaux pour ce pétrole hautement polluant. Et, cette fois-ci, ils le font avec la bienveillante complicité de l’Union européenne.

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TransCanada, la même entreprise canadienne que celle qui est derrière le pipeline Keystone XL, entend désormais construire un autre oléoduc géant, Énergie Est, qui traverserait le Canada d’ouest en est sur 4 600 kilomètres pour véhiculer 1,1 million de barils de pétrole par jour. Annoncé pour la première fois en 2013, ce projet est désormais entré dans sa phase active avec le dépôt, le 30 octobre, du dossier de TransCanada auprès de l’Office national de l’énergie (ONE, l’institution canadienne chargée de la régulation des énergies).

Au même moment, presque jour pour jour, la Commission européenne a publié la mise en application de sa Directive sur la qualité des carburants (DQC), qui traînait depuis 2011, et qui renonce à étiqueter les sables bitumineux comme du « pétrole sale ». Cette décision ouvre donc la voie à l’importation de sables bitumineux canadiens en Europe sans pénalité pour leurs utilisateurs, alors que l’Union européenne reconnaît explicitement, dans la même DQC, que ce type de carburant est une menace en raison de son « fort impact climatique », selon les scientifiques.

Le récent voyage de François Hollande au Canada a merveilleusement illustré ce double discours européen. Le président français, qui n’est pas à une contradiction près, a ainsi pu déclarer, en évoquant nommément le pétrolier Total : « Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses de l’Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou dans la construction d’infrastructures. » Dans le même temps, selon Le Monde, « il s’est efforcé de convaincre le Canada de s’impliquer activement dans la lutte contre le réchauffement climatique, à l’instar des pays de l’Union européenne. » Comme si les deux choses n’étaient aucunement liées…

Depuis la hausse des prix du pétrole dans les années 2000, les immenses réserves de sables bitumineux de l’Alberta, au Canada, qui coûtent très cher à exploiter, sont devenues rentables. Pourtant, en dépit de cette nouvelle équation économique, ces réserves posent un double problème aux pétroliers. Primo, elles sont situées au fin fond du Canada, loin des consommateurs et des grands ports. Secundo, les sables bitumineux nécessitent un raffinage particulièrement intense avant de pouvoir s’en servir.

C’est pour cette raison que le projet Keystone XL (voir notre série d’articles sur Mediapart), visant à acheminer les sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries texanes du golfe du Mexique, est crucial pour l’industrie pétrolière et le gouvernement canadien, qui entend profiter au maximum des ressources de son sous-sol.

Le PDG de Total, Christophe de Margerie est mort dans un accident d'avion sur l'aéroport de Moscou.

Le PDG de Total, Christophe de Margerie est mort dans un accident d'avion sur l'aéroport de Moscou.

Mais, au vu des difficultés politiques rencontrées dans la construction du Keystone XL, et du caractère très coûteux des alternatives (transport par route, train et barges, ou construction d’un oléoduc vers l’océan Pacifique en traversant les montagnes Rocheuses), TransCanada a imaginé une alternative : transporter les sables bitumineux vers l’est du pays en recyclant un vieux gazoduc des années 1970, auquel viendraient s’ajouter environ 1 000 kilomètres de nouveaux tuyaux, principalement dans la province du Québec, et un nouveau port pétrolier. Chiffré à 12 milliards de dollars canadiens (10,5 milliards d’euros), c’est « le projet de la décennie » pour l’Amérique du Nord !

De nombreuses associations citoyennes ont entrepris de se mobiliser au Canada, notamment au Québec qui risque d’être le plus « impacté » par le projet Énergie Est. La bataille s’annonce difficile, car le gouvernement canadien – dirigé par le conservateur Stephen Harper depuis 2006 – est à fond derrière le projet. Idem au Québec, où le parti Libéral au pouvoir y est favorable. Pourtant, les risques liés au projet sont considérables. Tout d’abord, TransCanada envisage d’utiliser en grande partie un vieux gazoduc construit dans les années 1970. Or le transport des sables bitumineux nécessite qu’y soient incorporés de nombreux produits chimiques, ce qui rend les conséquences d’une fuite bien plus dommageables pour l’environnement. Une fuite de gaz n’est pas bien grave ; celle de pétrole lourd mêlé à des solvants inconnus (pour cause de secret industriel) coûte des dizaines de millions d’euros à nettoyer.

Au Québec, « le nouvel oléoduc devra traverser 900 cours d’eau ou bassins aquatiques, dont le fleuve Saint-Laurent », souligne Jean Léger, de la Coalition Vigilance Oléoduc (CoVO). Autant de risques de contamination, sachant que les sables bitumineux ne flottent pas à la surface de l’eau comme les autres pétroles, mais coulent au fond. Quant au point final d’acheminement, il reste encore flou. TransCanada envisage plusieurs terminaux, dont un nouveau port à Cacouna dans l’estuaire du Saint-Laurent, en face d’une zone maritime protégée, ce qui suscite une franche hostilité des habitants.

« Nous avons le sentiment que TransCanada a proposé un lieu d’exportation inacceptable afin de focaliser les énergies et les finances des opposants, pour ensuite proposer une solution de "compromis", qui serait tout aussi dommageable pour l’environnement », suggère Simon Côté, de l’association Stop Oléoduc.

«On n’a jamais vu une telle activité de lobbying»

En déposant son projet de 30 000 pages devant l’Office national de l’énergie (quasiment toutes en anglais, ce qui est anormal dans un pays officiellement bilingue), TransCanada joue sur du velours. « Le document est extrêmement technique et quasiment incompréhensible pour le commun des mortels », affirme Jean Léger. « Il va donc être très difficile à combattre. » De plus, « les gaz à effet de serre et les changements climatiques ne feront pas partie de l’évaluation qu’on va faire », a expliqué un porte-parole de l’ONE au journal Le Devoir. Énergie Est sera donc jugé purement sur son aspect technique. Enfin, l’ONE, qui a dix-huit mois pour rendre son rapport, se contentera de recommandations. C’est le premier ministre qui, au bout du compte, tranchera. Or celui-ci est d’ores et déjà favorable au projet.

Concernant l’éventuelle opposition des propriétaires terriens au passage d’un pipeline sur leurs terres (qui est la cause des problèmes rencontrés par Keystone XL), TransCanada a pris les devants. Pour négocier avec les communautés amérindiennes sur le trajet, l’entreprise a embauché une firme de lobbying appartenant à l'ancien chef des Premières Nations, Phil Fontaine. Les arguments sont sonnants et trébuchants, comme l’explique sans détour le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce : « Il y a plusieurs avantages pour toutes les communautés qui sont sur le tracé. Le droit de passage vient avec certains avantages monétaires. On ne passe pas par le territoire d'une communauté sans compenser pour ça. »

Pour les négociations avec les agriculteurs, c’est le syndicat unique, l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui discute avec TransCanada pour l’ensemble de ses membres. Même si l’UPA possède une puissance de frappe importante, le pétrolier a intérêt à n’avoir face à lui qu’un seul interlocuteur plutôt que des centaines de fermiers…

Malgré ce paysage très favorable à Énergie Est, les associations citoyennes au Canada ont commencé à se mobiliser : une trentaine d’entre elles, au Québec, ont réclamé la création d’un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), un mécanisme de consultation, afin d’« étudier l’ensemble du projet Énergie Est ». Cette demande vient dans la foulée d’une motion adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec qui réclame un BAPE et refuse de déléguer ses compétences environnementales à l’ONE.

Même si les Canadiens pris dans leur ensemble sont encore hésitants quant au projet Énergie Est, l’argument de TransCanada selon lequel ce projet ferait baisser les coûts de l’essence et du fuel domestique ne prend pas. En effet, l’oléoduc et le nouveau port pétrolier signifient clairement la volonté d’exporter les sables bitumineux. « TransCanada promettait que les exportations ne dépasseraient pas 50 %, mais tous les spécialistes jugent que c’est impossible car toutes les raffineries canadiennes fonctionnent à pleine capacité et il n’y a pas de place ici pour 1 million de barils par jour », estime Simon Côté. « Au minimum, 80 % des sables bitumineux seront exportés. »

Vers où ? Vers l’Europe si l’on juge le lobbying intense mené par le Canada, et dans une moindre mesure par les États-Unis, auprès de la Commission européenne ces dernières années. « On n’a jamais vu une telle activité de lobbying de la part d’un gouvernement, en l’occurrence celui de Stephen Harper, auprès des instances européennes », juge Natacha Cingotti, de la confédération environnementale Friends of the Earth Europe.

La plupart des efforts ont visé à retarder la mise en application de la Directive sur la qualité des carburants (DQC), adoptée en 2011 et qui attribue une valeur d'émissions de gaz à effet de serre à chaque source de carburant dans le but de réduire des émissions de 6 % pour les transports d'ici 2020. Alors que la mise en application de la directive aurait dû être publiée dès 2011 ou 2012, le Canada a tout fait pour la retarder. « Plus il y avait de discussions et de délais, plus la mesure était affaiblie. C’était une tactique délibérée », affirme Natacha Cingotti. En définitive, la DQC reconnaît que les sables bitumineux sont plus polluants que les autres carburants (ils émettent 23 % de gaz à effet de serre de plus que le pétrole ordinaire), mais elle ne prend pas en compte leur spécificité pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre des industries qui s’en servent. Une aberration !

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Le gouvernement de Stephen Harper a menacé d’aller devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour discrimination de ses produits, et il a également utilisé la perspective de l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada (CETA) comme levier pour faire avaler la couleuvre des sables bitumineux. Les lobbyistes des États-Unis ont joué la même partition dans la perspective de l’accord TTIP (libre-échange entre l’UE et les États-Unis). L’industrie pétrolière se sent d’ailleurs tellement en confiance qu’ExxonMobil a annoncé cet été un investissement d’un milliard de dollars (800 millions d’euros) dans une raffinerie à Anvers, en Belgique, capable de traiter les sables bitumineux. Car, aujourd’hui, il n’y a que deux raffineries européennes capables de transformer ce type de pétrole lourd (une en Espagne et une en Italie).

Selon une étude du Natural Resources Defense Council, reprise par Greenpeace et Friends of the Earth Europe, si le projet Énergie Est aboutit, cela signifie que la consommation européenne de pétrole issu des sables bitumineux passera de 4 000 barils par jour à plus de 700 000 barils en 2020, pour représenter de 5 % à 7 % de la consommation totale. En prenant en compte le fait que les sables bitumineux sont plus polluants, cela reviendrait à mettre 6 millions de véhicules supplémentaires sur les routes de l’UE ! Autant dire que les belles promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’envoleront en fumée…

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100 commentaires.

Un parmi les cent

19/11/2014,

Un embarras TOTAL par Richard Le Hir

Quelques jours après le décès de Christophe de Margerie, le président Hollande se rendait en visite officielle au Canada en la débutant en Alberta, une première dans l’histoire des relations franco-canadiennes, marquées depuis les années 1960 par l’élan donné par le général De Gaulle aux aspirations indépendantistes du Québec.

Il se trouve que TOTAL est un acteur important de l’industrie pétrolière en Alberta et que gravite autour d’elle toute une constellation d’entreprises françaises qui lui fournissent des biens et des services et qui, gràce à elle, sont parvenues à s’implanter en Amérique du Nord. TOTAL est également présente aux États-Unis, et y gère ses affaires à partir de sa plate-forme de Calgary que Christophe de Margerie a abondamment contribué à développer.

Eût-il été encore vivant au moment de cette visite que la participation de Christophe de Margerie s’y serait imposée, tout en jetant sur celle-ci l’ombre noire d’un affrontement direct avec les États-Unis. En effet, toutes les grandes pétrolières américaines sont aussi présentes en Alberta et considèrent celle-ci comme « a home away from home », une expression populaire américaine qui signifie un second chez soi.

Sans aller jusqu’à prétendre que le décès de de Margerie faisait l’affaire de la diplomatie française, il n’y a aucun doute qu’il se trouvait à lui simplifier singulièrement la tâche lors de cette visite officielle au Canada. D’autant plus que le défunt avait semé la consternation dans la région en mai dernier lorsqu’il avait annoncé l’annulation d’un important projet de développement de onze milliards de dollars dans les sables bitumineux. Suite...

http://reseauinternational.net/embarras-total/

19/11/2014,Par Marie Rambeault

A la lecture de l'article de Médiapart, le décès du PDG de Total m'est aussi venu à l'esprit.... ?

Vous avez dit bizarre ???

Comme c'est étrange... ou pour le moins, troublant !

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Jacques R. Pauwels. Mondialisation.ca.

19 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La guerre

Jacques R. Pauwels Mondialisation.

Global ResearchJacques R. Pauwels - Archives

« Les causes de la Première Guerre mondiale ? Le partage du monde et la peur du mouvement social » Par Jacques R. Pauwels, 07 novembre 2014

VIDÉO : Le mythe de la bonne guerre Par Jacques R. Pauwels, 07 mai 2012

A propos de la capitulation allemande en 1945… Le 7. 8 OU 9 MAI ? Par Jacques R. Pauwels, 07 mai 2012

Opel en Allemagne nazie : « le bon vieux temps » Par Jacques R. Pauwels, 07 janvier 2011

La une
La une
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Deux vidéos intéressantes. De la Yougoslavie à l’Ukraine 1ère et 2ème partie.

19 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La mondialisation

De la Yougoslavie à l’Ukraine 2ème partie.

De la Yougoslavie à l'Ukraine l'histoire a fait du chemin ... toujours dans le même sens, celui de la "révolution démocratique étasunienne" soutenue par les nations vassalisées de l'Europe de l'ouest, avec les mêmes causes et les mêmes effets : la destruction des nations, des populations, des économies.
http://www.librairie-tropiques.fr/article-de-la-yougoslavie-a-l-ukraine-la-destruction-des-nations-124913832.html
Au profit de qui ?

Première rencontre consacrée àla librairie tropiques ( http://www.librairie-tropiques.fr/) à la question : Michelle Brand préfacière de l'ouvrage traduit et publié par les éditions Delga et que Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains ont consacré aux récents événements d'Ukraine :

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