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Le blog de Lucien PONS

Exclusif : ce qui n’a pas été dit sur la visite de Rached Ghannouchi en France

30 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Daesch

Exclusif : ce qui n’a pas été dit sur la visite de Rached Ghannouchi en France

 

26 Juin 2016

 

Le chef des Frères musulmans tunisiens a été reçu en grande pompe en France pour consolider les relations islamo-socialistes et rendre compte à l’ancienne puissance coloniale de l’état démocratique de la Régence islamique. En dépit des efforts du « sherpa de Ghannouchi » à Paris, la presse française ne s’est pas beaucoup intéressée au chef des intégristes « modérés ». Pas même Le Monde, le quotidien le plus islamophile de France. Par-delà les déclarations conventionnelles, TS vous révèle les véritables objectifs de cette visite officielle et dévoile les noms des acteurs Tunisiens et Français qui l’ont planifié et piloté.

 
Le chef des intégristes "modérés" avec l'ex ami de la Tunisie, Jean-Claude Bartolone.
Le chef des intégristes "modérés" avec l'ex ami de la Tunisie, Jean-Claude Bartolone.
Muni d’une invitation officielle du Quai d’Orsay, c’est à sa demande et sous son insistance que Rached Ghannouchi, avec l’aval de Béji Caïd Essebsi, a effectué sa visite officielle en France, du 21 au 24 juin 2016. Malgré le refus de François Hollande et d’Emmanuel Valls -dont on connait l’aversion à l’égard de l’islamisme- de le recevoir, le calife effectif de Tunisie peut s’estimer heureux : sa « diplomatie populaire » est une réussite, de l’aveu même de son jeune lieutenant, l’ex vendeur de sandwich merguez à Paris, devenu richissime après la « révolution » de la pauvreté, Houcine Jaziri.

Principaux planificateurs et organisateurs de ce voyage « officiel », l’ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette, qui va bientôt quitter Tunis pour Ryad, le très discret Habib Mokni, « ambassadeur » d’Ennahdha en France et principal relais entre celle-ci et l’Iran, et le non moins discret Emmanuel Dupuy, un lobbyiste français qui dirige un certain nombre d’associations dont l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE).

Le jour de son arrivée, le chef des intégristes « modérés » a été reçu par la plus prolétaire des socialistes français, Madame Elisabeth Guigou, députée et présidente de la commission des Affaires étrangères au sein du parlement français. A ce titre, elle lui a organisé dans une salle de l’Assemblée nationale une rencontre avec une quinzaine de personnalités, notamment quelques députés de gauche et de droite, lors de laquelle il a pu exposer sa nouvelle vision de « l’islam politique », sa conception de la démocratie et sa stratégie dans le renforcement des relations franco-tunisiennes.

Deux jours après, et à l’issu d’un détour par le MEDEF, une autre réunion semblable, où le mercantilisme se conjugue au droit-de-l’hommisme, au présent, au futur et à l’impératif, a été organisé par l’IPEMED, que préside le mari d’Elisabeth, Jean-Louis Guigou. A l’instar de son épouse, cet ancien professeur spécialiste en aménagement du territoire était pourtant un ami de la Tunisie qu’il visitait régulièrement du temps où elle était souveraine et que son taux de croissance oscillait entre 4% et 6%. Le véritable chef de l’Etat-islamo-mafieux qu’est devenu la Tunisie, qu’il a hypothéqué au Qatar et dont il a vidé les caisses en moins de cinq ans, a appelé les quelques hommes d’affaires présents à la réunion de l’IPEMED de venir investir en Tunisie.

Au Quai d’Orsay, là où Laurent Fabius avait déjà reçu d’anciens membres d’Al-Qaïda recyclés dans l’opposition « démocratique » syrienne, ainsi que l’ex terroriste libyen Abdelhakim Belhadj, le chef des Frères musulmans tunisiens a eu droit à un accueil aussi chaleureux qu’intéressé. Dans un entretien d’une heure, Rached Ghannouchi a exposé à Jean-Marc Ayrault la mutation idéologique d’Ennahdha à la suite de son dernier congrès, ainsi que la composition du futur gouvernement tunisien qui sera annoncée à la fin du mois de Ramadan en assurant le patron du Quai d’Orsay que les « hommes de la France » y seront bien représentés, notamment Kamel Jendoubi, Ahmed Néjib Chebbi et surtout Mustapha Ben Jafaar, qui tient absolument au portefeuille des Affaires étrangères tunisiennes.

En montrant sa prédisposition à « donner un coup de main » aux autorités françaises qui ne savent plus comment s’y prendre, celui qui avait incité des milliers de jeunes tunisiens à aller faire le djihad en Syrie s’est dit prêt à collaborer dans le programme dit de déradicalisation et de sensibilisation de la jeunesse française au « véritable islam » ! Il a défendu ses Frères en secte Egyptiens en affirmant que « la dictature militaire est pire que celle qui régnait sous Hosni Moubarak ».

Sachant l’importance de l’Algérie pour la France, Rached Ghannouchi s’est dit par ailleurs soucieux de la guerre de succession à Bouteflika. Evoquant un plan de relève qatari, approuvé par les Etats-Unis, Rached Ghannouchi a prétendu que « la jeune démocratie tunisienne sera toujours fragile tant que le voisin algérien ne sera pas stabilisé » !

Malgré un rendez-vous manqué avec Alain Juppé, qui s’est fait remplacer par Hervé Gaymard pour ne pas trop se compromettre comme en février 2011, lorsqu’il a publiquement blanchi les islamistes tunisiens, la journée du 23 juin a été tout aussi fructueuse pour le chef de l’intégrisme « modéré » et la délégation qui l’accompagnait. Il a d’abord été reçu par le président de l’Assemblée nationale, le socialiste originaire de Tunisie, Claude Bartolone, ensuite, au Palais du Luxembourg, par le sénateur des Républicains, Jean-Pierre Raffarin.

En dépit des efforts du « sherpa de Ghannouchi », un certain Emmanuel Dupuy (voir l’article de LBR), la moisson médiatique a été plutôt mince. A part un passage sur Radio Soleil, une antenne périphérique parisienne, et un autre sur France 24, Rached Ghannouchi n’a eu droit qu’à une interview arrangée dans l’édition papier du Figaro du 23 juin 2016, dans laquelle le chef de l’intégrisme « modéré » a laissé échapper cette vérité : « L’Etat tunisien n’est pas laïque » !

Nebil Ben Yahmed   
 
 
Rached Ghannouchi avec Elisabeth Guigou.
Rached Ghannouchi avec Elisabeth Guigou.
 
 
 
Rached Ghannouchi et sa délégation, reçu au Quai d'Orsay par Jean-Marc Ayrault.
Rached Ghannouchi et sa délégation, reçu au Quai d'Orsay par Jean-Marc Ayrault.
 
 
 
Jean-Pierre Raffarin, recevant au Sénat le chef des Frères musulmans Tunisiens.
Jean-Pierre Raffarin, recevant au Sénat le chef des Frères musulmans Tunisiens.
 
 
 
Rached Ghannouchi et Jean-Pierre Raffarin.
Rached Ghannouchi et Jean-Pierre Raffarin.
 
 
 
Le très socialiste Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, raccompagnant son invité de marque.
Le très socialiste Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, raccompagnant son invité de marque.
 
 
 
Jean-Claude Bartolone, l'ami très fèdèle de la Tunisie, posant avec Ghannouchi et sa délégation.
Jean-Claude Bartolone, l'ami très fèdèle de la Tunisie, posant avec Ghannouchi et sa délégation.
 
 
 
Ghannouchi et ses lieutenants dans les locaux de l'Assemblée nationale pour parler de la démocratie islamique, du modèle tunisien, de géopolitique, des droits de l'homme...et du business !
Ghannouchi et ses lieutenants dans les locaux de l'Assemblée nationale pour parler de la démocratie islamique, du modèle tunisien, de géopolitique, des droits de l'homme...et du business !
 

Commentaires

1.Posté par Farhat le 26/06/2016 
Quelle honte ..Je rêve . Le symbole de l'islamisme reçu en fanfare en France . Je veux bien croire à la politique ambiguë des socialistes mais pas avec autant de médiocrité et de mépris vis æ vis de ses militants de plus en plus déçu par la politique de la France d'une façon générale .
Cette honte est double et là je m'adresse au chef de gouvernement tunisien Habib Essid pour lui dire
S'il a déjà démissionné ou pas ..??
 
 
2.Posté par KANZARI le 27/06/2016 
GANNOUCHI RACHED est L'ange de l'apocalypse de la Tunisie:

Afin de mieux cerner qui est le chef du parti Ennhada séduisant 30% de l'électorat tunisien, l'Observatoire de l'islamisationa révèle les écrits passés de Ghannouchi, dont certains jusqu'alors indisponibles en langue française, afin que les journalistes et politiques aient matière à réflexion :

Sur l'apostasie:

Rached Ghannouchi a écrit en 1993 dans un livre : « L’apostasie, est le reniement [de l’islam] après qu’on l’a embrassé de plein gré ; un reniement, ou les formes lui ressemblant, des constantes de l’islam, tels ses dogmes, ses charia et ses rituels… Comme porter atteinte à la dignité de Dieu ou à la dignité du Prophète, l’autorisation de braver les interdits [de la charia] ou la négation des devoirs religieux, etc. Des versets du Coran ont énoncé à plusieurs endroits le caractère affreux de ce crime, et menacé quiconque s’en rend coupable du plus atroce des supplices, sans toutefois édicter une peine précise ici-bas. Quant à la tradition, la sunna, elle a exigé la mise à mort [conformément au hadith] : « Tuez quiconque change de religion. » » (Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 48).

Sur la charia comme "source principale de legislation" :

« Comment ne pas stipuler l’islamité d’un chef [de l’Etat], dont la tâche essentielle est d’accomplir la religion, d’orienter la politique de l’Etat dans les limites de l’islam, d’éduquer l’umma selon l’islam, d’être son imam pour la prière, de la prêcher ex cathedra […] et d’être pour elle l’exemple à imiter ? Le Coran a tranché. Il a stipulé que le souverain devait être musulman : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le pouvoir » (sourate IV, verset
59). Il est absurde, et cela revient à demander l’impossible, de demander à un non musulman d’assumer le dépôt [la magistrature suprême], de veiller sur la religion et la gestion des affaires d’ici-bas – ce qui est la fonction du chef de l’Etat –, et nous, dit M. Ghannouchi, pour la clarification théorique, nous affirmons l’islamité du chef de l’Etat. Car au niveau pratique, le pouvoir islamique que nous réclamons se trouve dans les pays islamiques, et la majorité de ceux qui y habitent sont des musulmans. [Et M. Ghannouchi d’ajouter, dans une note de bas de page : « Il est à noter que la plupart des constitutions arabes, y compris la constitution tunisienne, ont stipulé l’islamité du chef de l’Etat, il s’agit en effet d’une stipulation abusive et vide de contenu, tant que ces constitutions ne contiennent pas d’articles imposant la charia comme source principale de toute législation, et tant qu’elles ne contiennent pas non plus d’institutions constitutionnelles contrôlant la constitutionalité des lois. Aussi bien le chef de l’Etat lui-même et le degré de son engagement à respecter, dans sa vie publique et privée, la loi et les normes morales, pour ne pas donner le mauvais exemple de ce qui ne plaît ni à Dieu, ni à ses créatures soumises. »] (Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 54)

Sur la laïcité :

A une question d’un quotidien algérien : « Quelle est la place de la laïcité dans la société islamique ? », M. Ghannouchi répond : « La société islamique est fondée sur l’interprétation des valeurs organisant la vie des individus et des communautés. De plus, elle organise le côté spirituel de ces derniers. C’est pourquoi on ne saurait concevoir de société islamique laïque, ou de musulman laïc que si ce n’est en renonçant à ce qui est essentiel en islam. Car la foi en Dieu n’est pas essentielle en islam ; l’essentiel, c’est la foi en l’unicité de Dieu. Par conséquent, toute législation qui s’inspire d’autres sources pourrait porter atteinte à cette unicité. Une société ne saurait être islamique qu’à condition de ne pas être laïque et d’accepter l’unicité de Dieu. » (Interview accordée par M. Ghannouchi au quotidien algérien Algérie actualité du 12 octobre 1989).


Les critiques émises par M. Ghannouchi à l’encontre des anciens manuels de philosophie pour le baccalauréat :

« L’enseignement de la philosophie devient, si nous ne définissons pas notre appartenance culturelle, non seulement inutile pour traiter les problèmes dont nous souffrons, mais aussi un élément de sabotage et de destruction dans le domaine psychologique et social, comme c’est le cas aujourd’hui [1989]. » (Rached Ghannouchi, « La génération perdue », revue Forqan, février 1989, Casablanca).

Ghannouchi et le psychopathe Youssef El-Qaradhawi :

Sur le site internet Ashihab, Ghannouchi a donné une interview où il encense un cheikh connu pour enseigner le meurtre des apostats et des homosexuels, partisan des attentats du Hamas contre des civils israeliens, en le qualifiant ainsi : "le savantissime prédicateur le cheikh Youssef El-Qaradhawi" (R. Ghannouchi, « J’ai voué ma vie à la défense de la liberté », interview conduite par Ala Iddin Al-Rachi, 5 octobre 2005).

Youssef El-Qaradhawi, ami intime de Said Ramadan (père de Tariq mort en 1995) est sûrement le cheikh contemporain le plus influent du monde sunnite. Voici ce qu'a affirmé Qaradawi le 28 janvier 2009 sur Al-Jazeera TV:

"Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait - et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…) Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j'espère est qu'à l'approche de la fin de mes jours, Allah me donne l'occasion d'aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d'Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je clorai ma vie en martyr. Loué soi Allah, Roi de l'univers. Que la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous."

M. Ghannouchi est membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche que Qaradhawi préside, institution de production juridique de l'Union des organisations islamiques d'Europe, dont l'UOIF est la branche française. Vu l’âge et la santé chancelante de Qaradhawi, Ghannouchi est devenu le président de fait.

Sur une visite de Jean-Paul II :

A propos de la visite officielle du Pape Jean Paul II en Tunisie en Avril 1996, M. Ghannouchi écrivit : « Ce qui me transperce le coeur aussi que le coeur d tout Tunisien c’est que la visite du chef d l’Eglise catholique coïncide avec la réception du représentant commercial de l’entité sioniste à Tunis ; que comprennent les Tunisien de tout cela ? Peuvent-ils chasser de leurs esprits qu’il y a une invasion croisée et sioniste de leur pays ? » (R.Ghannouchi, l’hebdomadaire islamiste marocain ARRAYA du 23
Avril 1996).

Feuille éparse par ABDDELWAHEB 
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Le terroriste tunisien Ghannouchi reçu par le gouvernement socialiste sur le sol Français.

30 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Daesch

Le terroriste tunisien Ghannouchi reçu par le gouvernement socialiste sur le sol Français.

Réaction de Juliette Guilli

Ghannouchi reçu par le gouvernement socialiste sur le sol Français, du 21 au 24 juin 2016....... Le gouvernement français fait des courbettes aux frères musulmans et en parallèle il les diabolisent sur le sol Français en fermant les yeux sur la montée de l'ultra-radicalisme.. Le terrorisme est une arme pour le gouvernement français afin de faire peur à la population et pouvoir passer beaucoup plus facilement des lois liberticides... les ennemies de la France sont les élus.....

Les islamistes reçus par le pour voir socialiste en France oeuvrent pour le Djihad. Naturel non ?

Le terroriste tunisien Ghannouchi reçu par le gouvernement socialiste sur le sol Français.

Qaradhaoui et Ghannouchi associés à l’enrôlement des djihadistes tunisiens en Syrie

 

 

TERRORISTESPlusieurs sources concordantes estiment à plus de six mille le nombre des jeunes tunisiens, entre 17 et 30 ans, partis en Syrie .Il y a des enfants qui sont partis avec leurs parents, des filles engagées pour rendre le séjour des djihadistes plus agréables ,tout en respectant la Chariaa , dit-on . Les médias ont présenté le père d’un handicapé moteur, qui est parti au djihad sur une chaise roulante, mais la pression de l’opinion a été si forte que les chefs de guerre l’ont laissé rentrer. Le chiffre, quoique approximatif, peut donner une idée sur l’ampleur d’un fléau qui échappe à toute estimation.

Africanmanager

 

Ahmed Manaï: Qaradhaoui et Ghannouchi associés à l’enrôlement des djihadistes tunisiens en Syrie

28-03-2013 :
Africanmanager

Ahmed Manaï, président de l’Institut tunisien des relations internationales (ITRI) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, vient de livrer, au journal La Presse ,sa version de connaisseur de la genèse de cette logique infernale sous laquelle croulent des milliers de jeunes tunisiens partis au djihad en Syrie en laissant leurs familles, rivées devant les écrans de télévision suivre l’évolution dramatique dans ce pays frère.

Plusieurs sources concordantes estiment à plus de six mille le nombre des jeunes tunisiens, entre 17 et 30 ans, partis en Syrie .Il y a des enfants qui sont partis avec leurs parents, des filles engagées pour rendre le séjour des djihadistes plus agréables ,tout en respectant la Chariaa , dit-on . Les médias ont présenté le père d’un handicapé moteur, qui est parti au djihad sur une chaise roulante, mais la pression de l’opinion a été si forte que les chefs de guerre l’ont laissé rentrer. Le chiffre, quoiqu’approximatif, peut donner une idée sur l’ampleur d’un fléau qui échappe à toute estimation.

Les Tunisiens enrôlés dans les rangs de la rébellion syrienne, sont souvent en première ligne des combats. Ces jeunes sont pris entre le besoin matériel – ils sont pour la plupart diplômés chômeurs – le tapage médiatique, l’encadrement psychologique des imams locaux ou venus spécialement de l’extérieur, et des réseaux très actifs qui les prennent en charge jusqu’au champ de bataille.

On ne sait presque rien de leur vie sur le front, à part quelques vidéos de propagande, les témoignages de prisonniers dans les geôles de Bachar  qui disent tout sur les réseaux et sur l’état moral de ces jeunes , après leur incarcération . Le retour médiatisé de quelques uns d’entre eux (Abouzaid Ettounsi , la fille Hanan qui a déserté le foyer familial vers Alep , et y revenir vite , le djihadiste handicapé moteur Hamza Rejeb ) nous fournit quelques éléments d’information sur leur vécu au quotidien .Les parents et amis parlent de quelques appels téléphoniques souvent encadrés , et qui ne révèlent pas grand-chose pour les parents inquiets et les observateurs toujours impatients d’en savoir plus .

C’est une atmosphère de kermesse sanglante où se croisent les grands élans militants, et les plus profondes déceptions , perceptible chez les recrues comme chez les parents ,qui laisse entrevoir de complicités haut placées : une mère a révélé que le passeport de son fils , qu’elle reconnait dans une vidéo de propagande en plein champ de bataille en Syrie , est toujours dans sa garde-robe . Pourtant,son fils est bel et bien parti de l’aéroport de Tunis . L’ex-ministre des Affaires étrangères Rafik Abdesslem, déclare, en janvier 2013, que ces djihadistes « ne nous demandent pas notre permission avant de partir et nous ne sommes pas habilités à les empêcher de circuler librement ». Ce qui concorde avec les propos de Rached Ghannouchi qui, tout en niant l’implication de son parti, s’est contenté de donner conseil aux jeunes de ne pas partir, et avec les déclarations de Ali Laarayedh , qui soutient que, juridiquement, son gouvernement ne peut pas empêcher les jeunes qui veulent aller au djihad , de le faire.

Ahmed Manai a souligné le caractère stratégique d’une rencontre qui a eu lieu à tripoli , le 11 décembre 2011 , et qui a réuni Youssef Qaradhaoui, Rached Ghannouchi et le ministre des Affaires étrangères du Qatar ainsi que le numéro 2 des Frères musulmans en Syrie, tous venus en principe sceller la réconciliation des Libyens. Abdelhakim Belhaj , le gouverneur militaire de Tripoli, a également participé à cette réunion, au cours de laquelle, a été décidée l’adhésion à l’accord Ghoulioune-Abdeljelil d’armer et d’envoyer des combattants tunisiens et libyens en Syrie.

Manai note que c’est l’accord Bourhane Ghalioune- Mustafa Abdeljelil, du mois d’octobre 2011, qui a jeté les fondements de la coopération militaire entre les deux révolutions libyenne et syrienne, et que le salafisme djihadiste tunisien et le parti Ennahda ont adhéré à ce mouvement.

Ahmed Manai affirme que l’engagement des Tunisiens a commencé par la Libye, plus proche géographiquement, donc plus facile d’accès, et où la résistance au régime de Kadhafi a duré longtemps. Les premiers groupes de combattants constitués en Libye, iront par la suite combattre en Syrie, sous l’œil bienveillant des nouvelles autorités révolutionnaires. L’organisation du recrutement, de l’entraînement, du financement et de l’envoi des jeunes djihadistes en Syrie, est intervenue plus tard, remarque-t-il .

L’une des questions capitales se rapporte au libre choix de ces jeunes : Est-ce qu’ils ont fait le pas en toute connaissance de cause, ou est-ce qu’ils ont été poussés, contre leur gré , à s’y engager ?

Il y a d’abord l’endoctrinement qui se fait par voie de prêches , ensuite le recrutement qui se fait plus discrètement , mais en deux temps : d’abord, visionner ,seul ou en petits groupes les vidéos de propagande sur les atrocités commises par le gouvernement de Bachar , puis assister aux séances de lavage de cerveau , avant le grand tri qui mène droit aux camps d’entrainement ,dans le Sud tunisien et le plus souvent en Libye .

Ces réseaux bénéficient de complicités solides, et de grands moyens . A tel point que le risque d’obstacles majeurs, ou de grande attente qui pourraient pousser les recrues à faire marche arrière, est presque nul.

Plusieurs fois sollicités, les services du ministère de l’Intérieur, se murent dans un mutisme troublant. Le nouveau ministre de l’Intérieur, relayé par un communiqué de la présidence du Gouvernement, annonce, devant l’ANC, la création d’une cellule de crise et l’ouverture d’une enquête sur les filières de recrutement. Mais une source proche de la brigade des affaires criminelles confie au journal La Presse de Tunisie, que ses enquêteurs sont aux trousses de ces réseaux depuis quelques mois déjà et ont même réussi à en démanteler quelques-uns. Mais le problème, selon cette même source , est que le ministère refuse de donner suite à ces affaires, car elles impliquent des dirigeants du parti Ennahdha et ont de vastes ramifications étrangères .

http://www.africanmanager.com/149060.html

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« Plan général de sauvetage des banques de 40 milliards d’euros en Italie !! » L’édito de Charles SANNAT

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Economie, #Le capitalisme;, #Les transnationales

« Plan général de sauvetage des banques de 40 milliards d’euros en Italie !! » L’édito de Charles SANNAT

« Plan général de sauvetage des banques de 40 milliards d’euros en Italie !! » L’édito de Charles SANNAT
« Plan général de sauvetage des banques de 40 milliards d’euros en Italie !! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Voici un article passionnant du grand journaliste économique Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph qui revient sur ce qu’il se passe dans le secteur bancaire italien, victime collatérale du Brexit et de la chute des marchés financiers.

Depuis vendredi, les actions bancaires sont malmenées, surtout les européennes. Comme l’écrit Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, le gouvernement italien est en état d’alerte et devrait bientôt intervenir :

« L’Italie est en train de préparer un plan de renflouement de 40 milliards d’euros de son système financier alors que les actions bancaires se sont effondrées à la Bourse de Milan suite aux secousses du Brexit qui ont ébranlé les marchés européens.

Un groupe de travail spécial du gouvernement italien suit les événements heure après heure, s’engageant à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité des banques. « L’Italie fera tout ce qui est nécessaire pour rassurer les gens, » a déclaré le Premier ministre Matteo Renzi.

« Il s’agit du moment de vérité que nous avons longtemps attendu. Nous ignorions juste que ce serait le Brexit qui allait lâcher l’éléphant, » a déclaré un banquier italien de premier plan.

Les actions des banques se sont effondrées pour une seconde session consécutive : Sanpaolo a chuté de 12,5 %, Banka MPS de 12 %, Mediobana de 10,4 % et Unicredit de 8 %. Les organismes de crédit ont perdu un tiers de leur valeur depuis le référendum tenu au Royaume-Uni.

« Lorsque le Royaume-Uni éternue, l’Italie s’enrhume. Il s’agit du maillon faible de la chaîne européenne, » a déclaré Lorenzo Codogno, ancien directeur général du Trésor italien et désormais employé de LC Macro Advisors.

L’Italie est la première victime sérieuse de la contagion du Brexit ainsi qu’un rappel que les destins économiques de la Grande-Bretagne et de l’Europe sont étroitement liés. Morgan Stanley a averti dans un nouveau rapport que le PIB de la zone euro se contracterait presque autant que celui de la Grande-Bretagne en cas de « scénario à haut stress ».

Les autorités italiennes étudient la recapitalisation directe des banques par l’État, qui serait financée par une émission obligataire spéciale. Elles souhaitent également un moratoire des règles sur le renflouement interne et sur l’annulation des émissions obligataires, ce qui est impossible en vertu de la loi européenne. M. Renzi a soulevé en urgence ce sujet à l’occasion d’une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande au sommet sur le Brexit qui s’est tenu ce lundi à Berlin.

« Il doit y avoir une suspension des règles de renflouement interne (bail-in) et des règles sur les aides d’État au plus haut niveau politique de l’UE, sinon je ne vois pas comment cela pourrait fonctionner, » a déclaré M. Codogno.

Contrairement à la crise de la dette de la zone euro de 2011-2012, il n’y a pas encore de soucis sérieux sur les marchés de la dette souveraine. La BCE plafonne de facto les taux avec son assouplissement quantitatif.

Le niveau de stress de cet épisode se mesure via la santé des banques privées. L’indice des titres bancaires Euro STOXX s’est effondré de moitié, depuis juillet dernier, pour tester désormais des niveaux atteints au pire de la crise de la dette. Les titres des banques britanniques ont également plongé depuis le Brexit sans pour autant atteindre un risque systémique jusqu’à présent. Cette baisse reflète principalement les craintes de récession ainsi que la perte d’accès potentielle au marché européen.

Les banques italiennes, talon d’Achille de la zone euro

Les banques italiennes sont le talon d’Achille du système financier de la zone euro. Les crédits non performants y atteignent 18 % depuis la récession engendrée par la crise de 2008.

La nouvelle réforme concernant le renflouement interne a empiré les choses et pris les autorités européennes par surprise. L’objectif était de protéger les contribuables en s’assurant que les créditeurs supportent en priorité le gros des pertes en cas de problèmes avec une banque, mais la réforme a été mal conçue si bien qu’elle a provoqué un désamour pour les actions bancaires. La banque d’Italie a demandé la refonte complète des règles de bail-in.

Aujourd’hui, il est quasi impossible pour les banques italiennes d’augmenter leur capital. Elles sont prises en étau alors que la BCE demande simultanément de respecter des critères de capitalisation toujours plus sévères, allant jusqu’à demander parfois des injections de capitaux 3 à 4 fois. M. Codogno a déclaré que la BCE déstabilise involontairement les banques européennes dans sa tentative trop zélée de rendre les banques européennes plus sûres.

L’Italie est désormais paralysée par la structure de la zone euro. Les analystes affirment qu’elle a désespérément besoin d’un plan de sauvetage bancaire à l’américaine, comme ce fut fait en 2008 avec le TARP (Troubled Asset Relief Program, programme de rachats des actifs toxiques des banques). C’est cependant interdit dans la zone euro.

Le gouvernement a introduit en début d’année un fonds de sauvetage de 5 milliards d’euros, baptisé Atlante, mais il fut principalement alimenté par les banques et bien insuffisant pour faire face aux événements. (…)

L’étranglement bancaire est devenu politiquement explosif en Italie après que des milliers de petits épargnants furent ruinés par la faillite de 4 banques régionales en fin d’année dernière. Ils furent traités en tant que « porteurs d’obligations juniors », même si la plupart d’entre eux étaient de simples épargnants qui ne comprenaient pas ce que la banque faisait avec leur argent.

Renzi pourrait être forcé de prendre les choses en main pour mettre en place un plan de sauvetage national unilatéral du système bancaire italien en désobéissant ainsi à l’Union européenne, à moins qu’il n’obtienne des concessions de Bruxelles. Ceux qui le connaissent bien affirment qu’il ne descendra pas en enfer au nom de la pureté idéologique européenne. »

Non les banques ne sont pas solides, elles sont des colosses aux pieds d’argile !

Encore une fois, il ne faut pas céder ni à la panique et à la peur, bien mauvaises conseillères, mais pas plus à la fiction imaginaire du tout va bien et nous ne risquons rien !

La vérité est évidemment quelque part entre les deux.

L’histoire humaine n’est pas façonnée par les moyennes alors que toute notre gestion patrimoniale est basée sur l’analyse de ces moyennes. L’histoire humaine s’écrit avec des événements majeurs, par des successions de chocs « hors moyenne », hors « statistique ». De façon récente, c’était le cas avec les attentats du 11 septembre, ou encore la faillite de la banque Lehman Brothers, sans oublier le Brexit de la semaine dernière.

Ces événements constituent au choix, des « cygnes noirs », comme l’a théorisé Nassim Taleb, ou des chocs systémiques qui remettent en cause les théories, les croyances, ou encore les « moyennes » en bouleversant les grands équilibres, et c’est ce que j’ai tenté d’expliquer dans l’émission Écorama.

Il est évident que nous sommes dans une période financière charnière où de très nombreuses crises rentrent en résonance, les unes et les autres augmentant considérablement les risques dits « systémiques ».

C’est à cela que vous devez vous préparer avec constance, sans écouter les benêts béats qui prédisaient déjà depuis 3 ans l’effondrement des cours de l’or et son retour vers 0 alors que nous assistons au phénomène inverse – et ce n’est pas faute de l’avoir dit.

Je n’ai pas de boule de cristal, j’ai simplement du bon sens et une analyse indépendante et je prends grand soin d’éliminer le « bruit » de fond de la propagande bien-pensante euthanasiant la pensée. Dès lors, les choses sont plus claires et plus compréhensibles.

Il va y avoir des morts dans le système bancaire. La question est de savoir comment une Europe en décomposition et où on ne peut pas dire qu’il règne une grande harmonie politique va gérer la situation… A priori, cela sera de plus en plus mauvais car il n’y aura pas plus d’Europe malgré ce que l’on nous dit, mais chaque fois un peu moins.

C’est la raison pour laquelle je vais consacrer tout mon temps du mois de juillet à la rédaction de ce numéro hors série sur les banques que j’offrirai à tous les abonnés à ma lettre STRATÉGIES. Vous êtes nombreux à attendre des éléments précis de réflexion pour vous aider à trouver la ou les meilleures banques. Je vous demande 3 semaines de patience car il y a du travail pour vous mettre tout ça en forme. Vous pouvez d’ores et déjà vous abonner ici.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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Remarques sur les médias du 24 juin et des jours subséquents.

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE

 

C'était le bon temps

C'était le bon temps

De Philippe Arnaud

Depuis la victoire du Brexit, je constate, dans les médias, une volonté systématique de dévaloriser, de déconsidérer, de ridiculiser le vote des Britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l'U.E. et d'essayer de tourner, par tous les stratagèmes, la volonté populaire et ce afin de garder le Royaume-Uni dans l'U.E.

1. L'évocation de la "gueule de bois" (L'Express, le Huffington Post), comme si les Britanniques avaient voté sous l'emprise d'une soûlerie nationale, et qu'ils se rendaient compte, à l'instar de quelqu'un qui est dessoûlé, que, durant cette période d'ébriété, ils ont commis quelque chose d'irrémédiable, comme de pousser leur enfant par la fenêtre ou de violer une femme. Il y a quelque chose de profondément méprisant à assimiler les partisans du Brexit à des alcooliques, à des ivrognes, incapables de se contrôler et qui font n'importe quoi...

1.1. Une variante de cet état d'esprit est, comme je l'ai entendu au journal de France 2 de 13 h de ce jour (lundi), rapportant le propos d'un ministre de David Cameron favorable au Brexit, est de dire que les partisans du Brexit "n'ont pas de plan B". Ou même, carrément, qu'ils n'ont pas de plan tout court. Autrement dit, les partisans du Brexit sont des gens qui ne se gouvernent que par instinct, par antipathie, et qui sont incapables de mesurer les conséquences de leurs actes.

2. L'évocation des "jeunes" qui ont voté Brexit, comme le fait Marie Drucker, de France 2, à une jeune femme de 25 ans (qui parle excellemment le français) et qui lui demande : "Comment peut-on avoir 25 ans, avoir vécu en Europe, et rejeter l'Europe ?". Question qui recèle deux présupposés non avoués (ou non avouables) :

A. Quand on est jeune (c'est-à-dire, implicitement, pour la modernité, le progrès, l'intelligence, le dynamisme, les idées nouvelles), on ne peut être que pour l'Europe. Sous-entendu : ceux qui sont contre l'Europe sont donc réputés vieux, routiniers, peureux, inintelligents, peu instruits, peu cultivés, conservateurs, ploucs...

B. Quand on voit tout ce qu'a apporté l'Europe aux Européens, et notamment aux jeunes, ce serait de la dernière ingratitude de la rejeter.

2.1. A côté de ce ressort (qui dit : "les partisans du Brexit sont des gens sans cervelle"), un autre ressort est utilisé : celui de la peur. Ainsi, à 13 h, sur France 2, un micro-trottoir était-il fait sur les salariés (petits, moyens ou grands) de la City, grande place financière, qui s'inquiétaient de perdre leur emploi, ou de voir leur banque d'affaire (HSBC par exemple), délocaliser ses bureaux à Francfort, à Bruxelles, à Luxembourg ou à Paris. Comme si ceux qui travaillent à la City étaient représentatifs des salariés britanniques. Comme si les partisans du Brexit n'avaient pas, eux aussi, des motivations honorables, et, surtout, des motivations "positives"...

3. L'évocation des 3,8 millions de signatures en faveur d'une pétition pour un nouveau référendum - espéré, cette fois-ci en faveur de l'Europe. Cette demande d'un nouveau référendum rappelle fâcheusement les précédents des Irlandais et des Danois, qui avaient initialement voté non à l'adhésion européenne, et qu'on a fait revoter jusqu'à ce que leur vote soit oui. Auquel cas, leur décision a été réputée irrévocable.

4. Enfin, on commence à voir poindre les divers stratagèmes par lesquels les milieux pro-européens, les gouvernements, les institutions de Bruxelles vont essayer d'ignorer, de tourner ou de rendre ineffective la décision démocratique des Britanniques :

- D'abord la date de la démission de David Cameron... annoncée en septembre ! C'est-à-dire dans un délai de trois mois, suffisant pour "savonner la planche" à tout successeur qui serait partisan du Brexit (comme Boris Johnson) et compliquer la tâche de séparation. [Alors que, je le rappelle, le référendum sur la réforme du Sénat et de la régionalisation, qu'avait lancé le général de Gaulle, et auquel les Français répondirent non le 27 avril 1969, entraîna la démission de ce même général de Gaulle le 28 avril 1969, soit exactement 24 heures plus tard ! On ne saurait mieux dire que David Cameron joue la montre, ou que, vis-à-vis de ses compatriotes, il témoigne de la plus mauvaise volonté... ou de la plus grande mauvaise foi !].

- Puis les diverses précisions sur le fait que la sortie de l'Union demandera au minimum deux ans - et pourra traîner jusqu'à dix ans, ainsi que les déclarations de la chancelière Merkel disant "que rien n'était pressé" (autrement dit que les institutions européennes, comme l'Allemagne, vont multiplier tant les obstacles juridiques - et on peut faire confiance aux bureaucrates de Bruxelles pour les trouver) - que les obstacles pratiques (changement de normes techniques, paiement d'énormes indemnités) - pour empêcher effectivement les Britanniques de concrétiser leur décision.

- Enfin l'évocation des parlementaires britanniques qui, conservateurs et travaillistes confondus, étaient tous pour le "Remain" (autrement dit le "Rester" dans l'Europe), c'est-à-dire qui professent une opinion diamétralement opposée à celle de la majorité de leurs compatriotes, et dont on sent qu'ils vont freiner des quatre fers la sortie du Royaume-Uni de l'Union. [La situation est d'ailleurs identique à celle de la France, où les parlementaires étaient tous favorables au Oui au TCE, et l'ont montré ultérieurement, en votant à la majorité le traité de Lisbonne en février 2008, en violation de la décision exprimée majoritairement par leurs concitoyens le 29 mai 2005].

- Au cours du pouvoir personnel de Louis-Napoléon Bonaparte (devenu, plus tard, Napoléon III), à savoir entre le coup d’État du 2 décembre 1851 et le renversement de l'empire, le 4 septembre 1870, le chef de l’État - président puis empereur - organisa trois plébiscites, en 1851, 1852 et 1870, tous largement remportés, quoique de façon moins forte pour le dernier, notamment, grâce aux voix des communes rurales. Et Honoré Daumier a admirablement décrit l'esprit des gouvernants (et des possédants) par un dessin paru dans Le Charivari du 30 avril 1870, où l'on voit deux ouvriers qui s'adressent à un bourgeois en lui demandant : "M'sieur l'Maire, quoi donc que c'est qu'un bibiscite ?". Et le maire (costume, gilet et haut de forme) de répondre : "C'est un mot latin qui veut dire oui"...

- Autrement dit, on n'écoute la réponse du peuple que pour autant qu'elle corresponde à celle de ses maîtres : la situation a-t-elle changé beaucoup changé entre 1870 et 2016 ?


Philippe Arnaud, AMD Tours

 
 
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Plus de 120 millions d’Européens au bord de la pauvreté

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Le capitalisme;

Plus de 120 millions d’Européens au bord de la pauvreté

LINFO.RE – créé le 12.09.2015

Plus de 120 millions d’Européens au bord de la pauvreté

La pauvreté est encore un problème persistant dans tout le territoire européen. Selon un rapport du groupement d’ONG, Oxfam, 123 millions d’Européens, dont onze millions de Français pourraient rapidement basculer dans la pauvreté.

Les statistiques inquiétantes sur la pauvreté en Europe
Le groupement d’ONG Oxfam tire la sonnette d’alarme sur le nombre d’Européens qui pourraient tomber dans la plus grande pauvreté. Ils sont actuellement 123 millions "exposés au risque de pauvreté", selon le rapport publié par l’organisation. Ce serait surtout la tendance à la hausse du nombre de personnes qui risquent à tout moment un possible basculement, qui inquiète l’association Oxfam. Le chiffre du seuil de pauvreté européenne était à 116 millions en 2008. Une hausse de 5% a été enregistrée entre 2009 et 2013 dans plusieurs pays de l’Union européenne. Parmi ces pays, il y a notamment l’Italie et le Royaume-Uni, mais aussi la Hongrie et bien sûr la Grèce.

La pauvreté en France
Selon ces statistiques, la France compte onze millions de personnes qui, sans être statistiquement pauvres, ont un risque réel de basculer rapidement en dessous du seuil national. Il est à noter que le seuil de pauvreté défini par l’Insee est égal à 60% du revenu médian, soit 977 euros pour 2015. Le nombre de Français qui flirtent avec le seuil de pauvreté correspond à 9% du total européen. Le plus inquiétant, c’est que huit millions de Français vivent actuellement en dessous de cette limite. Le territoire de l’Hexagone n’a jamais réussi à réduire ce chiffre peu importe son contexte de croissance, depuis dix ans.

Des Européens plus riches que d’autres
Outre cette statistique des personnes au bord du seuil de pauvreté, le groupe Oxfam pointe du doigt les inégalités de détention

des richesses. Le chiffre sur ces contrastes de richesses s’accroît de plus en plus. Le rapport indique qu’un pour cent (1%) des plus riches européens possèdent environ un tiers de la richesse totale. A l’opposé, les 40% les plus modestes détiennent 1% de cette même richesse. En clair, 7 millions d’Européens sont largement plus riches que 662 millions d’autres.

Pourquoi une telle inégalité de richesses ?
Les causes de cette inégalité de richesses sont l’austérité, l’évasion fiscale ainsi que les choix politiques biaisés. "Les régimes fiscaux et les politiques des États sont conçus pour profiter à une minorité", accuse d’ailleurs le groupement d’ONG Oxfam.

Toujours d’après l’association, ces chiffres démontrent des directives fiscales peu concluantes et aussi un manque de pertinence des systèmes fiscaux dans de nombreux pays d’Europe. Le manque de redistribution est d’ailleurs très remarqué dans ces pays, incluant la France. "La principale recette fiscale française, c’est la TVA qui n’est pas redistributive, certaines analystes prétendent qu’elle a même l’effet inverse, et dont le poids est bien supérieur à l’impôt sur le revenu. Côté cotisation, on peut citer la CSG qui, hormis les minima sociaux et certaines retraites, n’est pas non plus progressive", indique d’ailleurs Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle de l’Épargne.

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Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Le sport, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO
Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

Athlétisme: le drapeau russe interdit de JO

Le Conseil de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF), le 17 juin, a pris une décision sans précédent: il a sanctionné collectivement toute la fédération russe d'athlétisme, sans faire la part entre sportifs propres et dopés. Le drapeau russe ne pourra flotter aux JO de Rio, ce qui semble faire le bonheur des d...ifférentes fédérations occidentales - il sera plus facile d'avoir des médailles. Le dernier mot appartient au Comité international olympique qui pourrait autoriser la participation de certains sportifs russes à certaines conditions.

L'IAAF a pris une décision sans précédent dans l'histoire des JO, voire du sport. Alors que le dopage est un problème mondial et récurrent, l'on ne peut faire la liste des scandales de dopage tant elle est longue, c'est la première fois que toute une équipe nationale est santionnée. Comme équipe. Recourant à la responsabilité collective, parce qu'ils sont russes. Alors qu'en la matière la responsabilité individuelle est de mise.

Surprenant. Ils n'ont pas améliorés leur système, les résultats des contrôles de dopage ne sont pas fiables? Intéressant, il faudrait alors sanctionner l'Agence anglaise antidopage UKAD qui depuis novembre et le début du scandale médiatique lancé par le journaliste allemand Seppelt s'occupe du contrôle du dopage des sportifs russes. Peut être cette agence n'est-elle pas efficace?

Car ne l'oublions pas, comme le déclarait Seppelt, juge et procureur tout à la fois, ses films ayant tenu place et lieu d'enquête objective, les russes n'ont aucune raison d'être fiers de leur pays.

Sebastian Coe, le président de l'IAAF, a bien précisé les choses:
Aucun athlète ne compétitionnera sous le drapeau russe. (...) Des athlètes qui ne sont pas testés dans le système russe, mais dans des systèmes qui ont des programmes antidopage efficaces » pourront faire valoir leur cas sur une base individuelle. (...) Ces athlètes seraient autorisés à concourir sous la bannière olympique, comme « athlètes indépendants ». Le système russe a « abandonné » ses athlètes et « on ne peut pas conclure qu'ils sont dans un système sécuritaire pour pouvoir participer à des compétitions internationales »

Bref, le système est fautif, donc il faut sortir les sportifs russes du système sportif russe et s'ils renient leur drapeau et acceptent de concourir sous le drapeau olympique, on pourra faire preuve de grandeur d'âme. J'ai l'impression d'être face à une nouvelle inquisition ...

Au fait, certaines paroles n'ont bizarrement pas été traduites dans la presse française. Ainsi, S. Coe précise bien:

"Les athlètes qui n'étaient pas liés au système russe, ceux qui par exemple se sont entraînés à l'étranger, pour ceux-là une décision favorables peut être envisageable"

L'important est bien de couper le lien entre l'athlète et le pays qu'il représente, la Russie ne méritant manifestement pas ses athlètes aux yeux de l'IAAF. Bref, cela n'a plus rien à voir avec la lutte contre le dopage, dommage.

Pour autant de grands athlètes russes, et jamais contrôlés positifs, comme Elena Isinbaeva, double championne olympique à la perche déclare que cette décision reposant sur une responsabilité collective est inadmissible et viole les droits de l'homme, ce qu'elle contestera devant la justice. Il est impensable pour elle de participer aux JO sous un autre drapeau, ne regardera même pas ce qui s'y passe:
Personne ne nous a défendu. J'ai de sérieux doutes quant à l'intention de l'IAAF de défendre les intérêts des athlètes propres. L'on nous accuse de ce dont nous ne sommes pas coupables. Je pense que cette discrimination des russes est avant tout fondée sur la nationalité, parce que nous venons de Russie.

Pour sa part, l'autre champion olympique, jamais contrôlé positif, Andrey Silnov (saut en hauteur) a également déclaré ne pas aller aux JO:

"Pour moi, c'est une question de principe. Si je me retrouve aux JO, je ne vais pas concourir sous un quelconque drapeau olympique ou autre. Je me présente au nom de mon pays, la Fédération de Russie, Je ne vois aucun sens à particper aux JO sous les couleurs olympiques, je suis patriote de mon pays et si mon équipe nationale n'y va pas, moi non plus."

En attendant, la situation est claire. Qu'il y ait un problème de dopage, c'est fortement possible. Et pas uniquement en Russie, c'est un problème généralisé. Mais que la Russie soit sanctionnée comme pays, que l'équipe nationale porte une responsabilité collective, c'est une première. Et la russophobie ambiante qui frise l'hystérie n'y est pas étrangère.

PS: Puisque la télévision remplace la justice et fait pression de manière beaucoup plus efficace, rappelons que la veille, juste avant de rendre sa décision quant à la suspension de l'équipe nationale russe d'athlétisme, la BBC a sorti, par hasard (le hasard faisant bien les choses) un film mettant en cause la probité du président de l'IAAF, Sebastian Coe, justement en lien avec la Russie:

La chaîne de télévision affirme que le Britannique de 59 ans a été élu l'an dernier grâce aux voix rassemblées par le fils de son prédécesseur Lamine Diack, Papa Massata Diack, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour son rôle dans le scandale du dopage en Russie.

Oui, ce sont des méthodes de mafieux.

http://sd58.ru/dogovor-mezhdu-uefa-i-rusada-priostanovlen/
http://russiepolitics.blogspot.ru/2016/06/seppelt-le-hero-agressif-de-la.html
http://ici.radio-canada.ca/sports/Jeux-Olympiques/2016/06/17/002-dopage-russie-athletisme-iaaf-suspension-jeux-olympiques-rio-exemptions.shtml
http://ria.ru/sport/20160617/1449073176.html
http://tass.ru/sport/3377899
http://www.sovsport.ru/news/text-item/910463
http://ici.radio-canada.ca/sports/PlusSports/2016/06/16/008-bbc-sebastian-coe-athletisme-critiques-documentaire.shtml
http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/06/athletisme-le-drapeau-russe-interdit-de.html

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Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

29 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #La Russie, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Erdogan s'excuse auprès de Moscou pour l'avion russe abattu par les Turcs

International

Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque - ALEXANDER KOTS - KOMSOMOLSKAYA PRAVDA/AFP/Archives
Un bombardier russe Sukhoi Su-24, à Latakia en Syrie, identique à celui abattu par l'armée turque

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est excusé pour l'avion militaire russe abattu par la Turquie en 2015, un incident qui a provoqué une crise majeure entre les deux pays, et appelé à restaurer les relations bilatérales, a annoncé le Kremlin lundi.

"Le dirigeant turc a exprimé sa sympathie et ses sincères condoléances à la famille du pilote russe tué et il s'est excusé", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant qu'Erdogan a dit vouloir "faire tout son possible pour restaurer les relations traditionnellement amicales entre la Turquie et la Russie".

 
Dans un communiqué, le Kremlin a ensuite précisé avoir reçu un message de Recep Tayyip Erdogan dans lequel le président turc assure qu'Ankara "n'a jamais souhaité ou eu l'intention d'abattre un avion militaire russe". Ces excuses viennent confirmer la volonté d'apaisement de la part d'Ankara à l'égard de Moscou, alors que les relations entre les deux pays étaient pratiquement rompues. Mi-juin, une première lettre de M. Erdogan à Vladimir Poutine avait constitué le premier contact connu entre les deux hommes depuis l'incident. La nouvelle lettre envoyée lundi par Recep Tayyip Erdogan précise que "la Russie est, pour la Turquie, un ami et un partenaire stratégique", explique le Kremlin dans son communiqué. "Je veux une fois encore exprimer ma sympathie et mes condoléances à la famille du pilote russe, et je dis +excusez-nous+", poursuit M. Erdogan, cité dans le communiqué du Kremlin. Un communiqué du porte-parole du président turc, Ibrahim Kali, cité par l'agence officielle Anadolu, a cité M. Erdogan dans les mêmes termes et ajouté que "la Turquie et la Russie sont d'accord pour prendre les mesures nécessaires afin d'améliorer au plus vite les relations bilatérales". Le 24 novembre 2015, un bombardier russe Su-24 avait été abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, provoquant la mort du pilote, tué alors qu'il retombait en parachute après s'être éjecté. Son navigateur avait lui été secouru à l'issue d'une opération des forces spéciales après une première tentative avortée qui avait coûté la vie à un soldat d'infanterie de marine russe. La Turquie affirme que l'avion était entré dans son espace aérien et avait été averti "dix fois en cinq minutes", tandis que Moscou assure que le Su-24 survolait le territoire syrien et n'avait pas été mis en garde avant d'être touché.

Cet incident, qualifié de "coup de poignard dans le dos" par le président Poutine, a provoqué une crise aiguë dans les relations entre les deux pays.

Moscou a adopté une série de mesures de rétorsion -- allant de l'abrogation des facilités de visa à un embargo alimentaire -- à l'encontre de ce pays jusqu'alors considéré comme un partenaire privilégié, la Turquie accusant en échange Moscou de se comporter "comme une organisation terroriste" en Syrie, où les deux pays défendent des intérêts opposés.

Moscou soutient le président syrien Bachar al-Assad dont Ankara encourage activement la chute en soutenant des groupes rebelles.

Selon le communiqué publié par le Kremlin, M. Erdogan a ajouté que le "citoyen turc dont le nom est associé à la mort du pilote russe est visé par une enquête judiciaire". Le quotidien turc Hurriyet assure toutefois qu'Alparslan Celik, accusé d'avoir mitraillé le pilote russe et placé en détention préventive début avril, a été libéré lundi de prison.

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La pétition truquée pour un nouveau referendum en Grande Bretagne. Par Karine Bechet Golovko.

28 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #Comité pour une Nouvelle résistance

mardi 28 juin 2016

La pétition truquée pour un nouveau referendum en Grande Bretagne

 
 Дэвид Кэмерон — Премьер-министр Великобритании
 
Le Brexit fait peur, très peur. Et plus encore à l'extérieur qu'à l'intérieur de la Grande Bretagne, car comme l'écrit le Guardian, la pétition pour un second referendum concernant la sortie du pays de l'UE est ... truquée. N'importe qui peut la signer. Le Parlement a immédiatement déjà pu annuler des dizaines de milliers de signatures. Avis aux tenants de la manipulation démocratique bon ton.   La Grande Bretagne sortira de l'UE, car cela est nécessaire. Pour qui et pour quoi, autres questions.
 

 
Le Brexit continue a faire parler de lui, car il semblerait qu'une grande partie des acteurs internationaux ne l'aient pas sérieusement envisagé et se sentent pris au piège. Ou trompés. La réaction est alors assez simple: il faut le refaire. Et pour cela les outils de la pseudo-démocratie post-moderne, à savoir ces fameuses pétitions pour tout et pour rien sans aucun contrôle, ni aucune logique sont un instrument idéal.
 
Pour la signer, il suffit d'entrer sur le site, d'y inscrire un nom, dire que l'on a la nationalité britannique et c'est parti. Donc n'importe qui peut le faire, comme l'a fait Marion Maréchal-Le Pen, et il est possible de voter plusieurs fois.
 
Seulement, lorsque'il s'agit d'une personne du FN, la presse française s'empresse de minimiser l'impact. Or, le très british Guardian, lui-même lance la bombe: la pétition est manipulée. Du coup, la presse évite la question, ou bien, comme dans Les Echos, insiste sur les trois millions et fait semblant de ne pas comprendre:
Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique réclame ainsi l'organisation d'un deuxième référendum dans la foulée du vote qui a sorti la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Dimanche 26 juin au matin, elle atteint plus de trois millions de signataires . (...) Le Parlement britannique a affirmé qu'il menait des investigations pour repérer toute fraude à la signature dans cette pétition, rapporte la BBC.
 
En effet, quelques fraudes ... Et ainsi, comme l'écrit le Guardian, le Parlement a immédiatement annulé 77 000 signatures. Oui, quelques fraudes ... L'enquête continue.
 
Voici ce qu'écrit le Guardian: 
Normalement, seule la signature des personnes ayant la nationalité britannique ne devrait être décomptée. Or, c'est impossible. On voit des signatures de partout à travers le monde, d'Islande, des Iles Caïmans, de Tunisie ... Et dans certains cas, les signatures venant de ces pays dépassent même le nombre d'habitants officiellent vivant dans le pays. 
 
A moins que les anglais n'aient clandestinement envahis ces pays ...
 
Par exemple, l'Etat du Vatican fut très actif. Plus de 39 000 soi-disant résidents de cette Cité-Etat ont signé la pétition, quand la population totale des résidents est d'environ 800  personnes ...
 
Twitter a explosé de messages de personnes n'ayant pas la citoyenneté britannique qui ont signé cette pétition. Par exemple:
 
I just signed 2nd EU Referendum Petition   from Australia (I'm not a UK citizen), anyone in the world can do it it seems!?
 
Bref, vive la démocratie mondialisée en action. Cela montre que ces mécanismes post-modernes n'ont strictement aucune valeur, il ne s'agit que de mécanismes de manipulation de l'opinion publique et de pression sur les Etats, bien loin des logiques démocratiques. Vous voulez votez? Pour cela vous avez des referendums, des élections. Mais c'est vrai, il faut sortir de son canapé et laisser son ordi, sa tablette ou son téléphone et se déplacer physiquement. Beaucoup moins glamour, mais réel.
 
Devant le Parlement britannique, D. Cameron a formellement exclu la possibilité d'un second referendum, ce que publie The Independant. Il faut maintenant réaliser la volonté populaire, même si des risques existent pour la Grande Bretagne. Ce qui ne veut pas dire non plus tourner le dos à l'Europe et au reste du monde.
 
De ce côté, la question est réglée. La Grande Bretagne va sortir de l'UE, même si beaucoup ont du mal à le concevoir. Car il existe manifestement des forces intérieures (et peut être extérieures) qui estiment nécessaire, cette fois, de soutenir - ou d'utiliser -  la volonté populaire. Je ne pense pas que la Grande Bretagne tout d'un coup devienne le héraut de la défense des intérêts nationaux ou de la souveraineté, elle n'a jamais tenu ce rôle et n'a aucune raison pour le faire à l'avenir, mais elle sait très bien défendre son intérêt propre.
 
Finalement, comme le disait disait la propagande Vichyiste à l'époque, Vive L'Europe. Espèrons que l'histoire ne se répètera pas totalement.
 
 
 
 
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Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

28 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #AMERIQUE, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

Bonjour

L'oligarchie est sérieusement gangrénée. Pour continuer à faire des profits, les voyous qui dirigent l'économie mondiale sont prêts à pactiser avec le diable. Daesch est quand même reconnue comme une organisation terroriste par l’ONU, et à ce titre elle doit être combattue avec la plus grande vigueur ; mais cela ne compte pas !

Les takfiristes - biberonnés à l’idéologie salafiste venue des ténèbres de l’histoire - sont soutenus et armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, etc… . Ces barbares ne méritent pas le qualificatif d’humain. Pourtant ils sont capables d’égorger, de crucifier, de brûler vivant des personnes, sans que cela ne pose problème à cette caste d’hyper-riches qui est au-delà de toute humanité. Comment concevoir alors que ces soudards assoiffés de sang puissent encore exister ? Il suffirait de bloquer tout financement de leurs crimes : comptes bloqués et saisis, interdiction d’acheter du pétrole, interdiction de faire des affaires, …

Il me semble que pour bien moins que cela d’autres entreprises ont eu à subir les foudres de Washington. Peugeot, la BNP, le Crédit Agricole, la Société Générale, Alstom,… par exemple pour ne retenir que les françaises

Je n’arrive pas à m’expliquer cette contradiction, peut-être que quelqu’un pourrait mieux me renseigner ?

Merci d’avance.

Bien cordialement.

Lucien PONS

Appel pour une nationalisation-sanction de Lafarge.

Par Jacques Nikonoff, candidat à la présidence de la République au nom du Rassemblement pour la démondialisation

Pétition pour une nationalisation-sanction de Lafarge qui a travaillé avec l'Etat Islamique (DAESCH) en Syrie, selon le Monde du 22 juin 2016.

Le 23 juin 2016.

Le journal Le Monde daté du 22 juin 2016 a révélé sur sa Une l’information ahurissante suivante : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ».

Le journal explique que le numéro un mondial du ciment a « indirectement financé l’organisation État islamique (EI) pendant plus d’un an en Syrie, pour assurer sa production ». Le quotidien précise que « le cimentier a payé au prix fort le passage de ses camions aux checkpoints djihadistes et leur a versé des taxes sur le pétrole et les matières premières ».

Et enfin « EI a pris le contrôle du site en 2014 et a demandé 15% des bénéfices [l’usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie] ». Les dirigeants du groupe coté au CAC 40 étaient parfaitement au courant.

Ainsi, pour cette entreprise, ses dirigeants et ses actionnaires, les meurtres de masse commis par cette organisation en France, aux États-Unis, en Europe, en Syrie, en Irak, etc., sont des sujets secondaires. Les sujets principaux, pour ces gens-là, sont la continuité de la production « coûte que coûte » pour garantir les profits aux actionnaires et les grasses rémunérations des cadres dirigeants. Pour tenir ces objectifs, tout est alors possible, et notamment le financement de l’organisation criminelle Daesh.

 

Comment ne pas faire un parallèle avec le fondateur et patron de Renault, Louis Renault ?

Ce dernier, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait collaboré avec les nazis. Le 16 janvier 1945, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononçait la saisie, la dissolution et la nationalisation de la société Renault sous le nom de « régie nationale des usines Renault ». Dans l'exposé des motifs, Louis Renault était accusé de collaboration. La confiscation ne s'appliquait qu'aux parts détenues par Louis Renault et les administrateurs. Les petits actionnaires étaient indemnisés.

Les actionnaires et dirigeants de l’entreprise Lafarge, eux aussi, doivent être accusés de collaboration avec une organisation criminelle.

À ce jour, aucun actionnaire de Lafarge n’a vendu ses actions, aucun cadre dirigeant, aucun membre du Conseil d’administration n’a démissionné pour dénoncer cette collaboration. Tous, par leur inertie, cautionnent la collaboration de l’entreprise avec l’organisation criminelle Daesh. Leur sens de l’honneur, s’ils en ont, devrait les conduire à démissionner immédiatement.

 

Je demande aux pouvoirs publics de prendre les décisions suivantes 

  • Révocation du PDG et du Conseil d’administration.
  • Nomination d’un administrateur provisoire.
  • Réquisition de l’entreprise par l’État.
  • Vote d’une loi de nationalisation sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

 

Dehors !

  • Président-directeur général : Éric Olsen.
  • Vice-président : Oscar Fanjul.
  • Conseil d’administration de Lafarge composé de 15 membres nommés pour quatre ans par l'assemblée générale des actionnaires : Philippe Charrier,  Juan Gallardo, Ian Gallienne, Mina Gerowin, Jérôme Guiraud, Luc Jeanneney, Gérard Lamarche, Hélène Ploix, Baudouin Prot, Christine Ramon, Michel Rollier, Ewald Simandl, Véronique Weill.
  • Présidents d'honneur : Bertrand Collomb et Bruno Lafont.

 

Citoyens, signez l’appel ci-dessous :

Le journal Le Monde daté du 22 juin 2016 a révélé sur sa Une l’information ahurissante suivante : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ».

J’accuse les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge de collabo ration avec l’organisation criminelle État islamique.

Je demande :

  • Au PDG et aux membres du Conseil d’administration de démissionner immédiatement.
  • Au Medef de condamner les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge.
  • Au gouvernement de publier un décret de révocation du PDG et du Conseil d’administration, de nomination d’un administrateur provisoire, de réquisition de l’entreprise.
  • Au président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes politiques de préparer une loi de nationalisation du groupe Lafarge, sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

Cette pétition sera déposée à l’Élysée, à Matignon et à l’Assemblée nationale.

Signez et faites signer !

http://www.nikonoff2017.fr/qui-est-jacques-nikonoff/communiques/258-appel-pour-une-nationalisation-sanction-de-lafarge

 

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Suicide en direct. Blog "La chronique du grand jeu".

28 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Turquie, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Suicide en direct

28 Juin 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Suicide en direct

L'info a été soigneusement cachée par les médias grand public, et pour cause : il est difficile de dire s'il faut en rire ou en pleurer...

A peine les Britanniques font-ils leurs valises que les lumineux eurocrates reprennent les négociations sur l'adhésion... de la Turquie ! Sont-ils donc complètement bourrés, masochistes ? Ne comprennent-ils vraiment rien à rien ? Rarement dans l'histoire et dans le monde aura-t-on vu des dirigeants aussi - désolé, il n'y a pas d'autre mot - nullissimes.

Il est vrai que l'Union Ectoplasmique se retrouve prisonnière du piège dans lequel elle s'est elle-même enfermée :

  • que Bruxelles continue de préparer l'adhésion de la Turquie et c'est la révolte généralisée contre l'UE. La cote de popularité de la Turquie dans la population européenne est encore plus basse que celle de Hollande en France, c'est dire. Si Bruxelles passe outre, il n'est pas difficile de prévoir des mouvements de masse, peut-être violents, tandis que le soutien à l'UE s'effondrera.
  • que Bruxelles renonce et Erdogan aura la possibilité de lâcher des centaines de milliers de réfugiés sur le Vieux continent, dont les terroristes daéchiques qu'il contrôle et avec lesquels il fait chanter les europloucs. Et le sultan ne s'en privera sans doute pas, qui a un mépris incommensurable pour l'Europe - voir la une du journal pro-gouvernemental Akit au lendemain du Brexit : "L'union des croisés s'écroule". Là aussi, c'est à terme la disparition de l'UE.

Le choix pour les dirigeants européens se résume à : comment voulez-vous mourir ?

Mais tiendront-ils jusque là ? Selon un sondage continental, huit pays veulent maintenant leur propre référendum (ce qui ne veut toutefois pas forcément dire que les huit souhaitent en sortir) :

Suicide en direct

Même Soros, sans doute dépité d'avoir perdu des milliards, s'y met et prédit la mort dans l'âme la fin de l'Union Européenne. Ses paroles valent de l'or : "Le scénario catastrophe [Brexit, ndlr] s'est matérialisé, rendant la désintégration de l'EU pratiquement irréversible. Elle se dirige vers une désintégration désordonnée qui laissera l'Europe dans un état pire que si l'UE n'avait jamais existé".

Pour la seule fois de ma vie, je suis d'accord avec Soros (ça se fête !) : le réel rattrape cette construction artificielle et passéiste. Le compte à rebours est commencé. Il peut durer longtemps encore, le système peut s'arc-bouter, mais la fin semble inéluctable, Turquie ou pas.

En parlant du sultan, il n'aura échappé à personne qu'il a enfin ravalé sa fierté et présenté, la queue entre les jambes, ses excuses à la Russie pour l'incident du 24 novembre. On pressentait déjà un petit quelque chose hier lorsqu'on a appris que la justice turque rouvrait le dossier d'inculpation d'Alpharslan Celik, accusé d'avoir tué le pilote russe.

Il est vrai que l'aventurisme d'Erdogan a placé son pays dans une situation assez lamentable : isolé d'à peu près tout le monde, en quasi guerre civile, économiquement en chute libre. Désespéré, le sultan veut maintenant réparer les pots cassés, même si c'est sans espoir de retour à la case départ : ce qui est perdu est perdu et Moscou ne renoncera pas à soutenir les Kurdes syriens ni à ses S400 en Syrie.

Les médias russes ont beau jeu de moquer la reddition en rase campagne d'un Erdogan soudain mielleux à souhait après des mois de coups de menton. Ce qui nous intéresse ici, c'est évidemment la réaction du Kremlin. Poutine et son entourage doivent en ce moment peser le pour et le contre.

On se rappelle que les Russes avaient exigé des excuses publiques ET des compensations. Les Turcs ont-ils accédé à certaines demandes secrètes, comme par exemple l'arrêt partiel du soutien aux djihadistes d'Alep ? Rien n'est sûr dans ce théâtre d'ombres, mais cela pourrait peut-être expliquer pourquoi l'actuelle offensive syro-russe sur Alep se fait curieusement dans le silence généralisé alors que la précédente opération soulevait l'indignation des médias officiels turcs (et occidentaux).

Erdogan n'est plus vraiment en état d'exiger quoi que ce soit. Il tombe de Charybde en Scylla depuis quatre ans et tente de se raccrocher à n'importe quelle branche. Son seul atout reste son levier de pression sur l'UE. Ce que nous annoncions il y a six mois se vérifie pleinement. Le sultan est le dindon de la farce syrienne ; les Européens sont les dindons du dindon.

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