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Le blog de Lucien PONS

Déficits ibériques : BRUXELLES perd sur les deux tableaux (par Pierre Lévy)

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #L'Espagne., #l'horreur économique

Publié par El Diablo

 

Jean-Claude Juncker, président de la Сommission européenne - © Thomas PeterSource: Reuters

Jean-Claude Juncker, président de la Сommission européenne - © Thomas PeterSource: Reuters

Sanctions ou pas sanctions ? Suite à la confirmation des déficits budgétaires du Portugal et l'Espagne l'Europe est face à un dilemme, les deux options comportant des risques importants, explique Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes.

Les observateurs s’accordent sur un point : face aux déficits budgétaires «excessifs» confirmés par l’Espagne et le Portugal, les dirigeants européens sont confrontés à un dilemme quasi-insoluble : s’ils sanctionnent les deux pays, l’UE accumulera un nouveau motif de colère populaire – et pas seulement dans la péninsule ibérique ; s’ils ne sanctionnent pas, le précédent ainsi créé achèvera de décrédibiliser le «pacte de stabilité» et les dispositifs renforcés de surveillance économique des Etats membres.

En 2015, Madrid a affiché un déficit public de 5,1% du PIB, bien au-delà des 4,2% promis. Et Lisbonne de 4,4%, à comparer à l’engagement de 2,7%. Le constat officiel, plusieurs fois repoussé, a dû être dressé par la Commission européenne. Le Conseil de l’UE a formellement acté, le 12 juillet, l’«infraction».

La Commission devrait prochainement fixer la hauteur de la sanction. L’hypothèse la plus probable est qu’elle décide d’amendes «symboliques» c’est-à-dire bien loin de la punition maximale prévue par les textes, soit 0,2% du PIB.

Si tel est le cas, on se réjouira certes que les peuples espagnol et portugais ne soient pas lourdement taxés par Bruxelles à travers un prélèvement autoritaire sur la richesse nationale. Reste tout de même le pire : le principe. Infliger une amende « symbolique » vise à maintenir le concept de la fessée.

 

"La réalité est que la monnaie unique ne peut «tenir» qu’à l’aide de règles drastiques et de contraintes de fer"

Car les règles de l’intégration européenne permettent d’infliger une punition collective à un pays. L’essence même d’une telle sanction, si l’on y réfléchit un instant, ramène plusieurs siècles en arrière, dans une logique quasi-féodale où les suzerains étaient fondés à humilier les vassaux. Des peuples peuvent ainsi à nouveau être «punis». Et ce, dans un contexte mondial où la notion archaïque de «sanction» contre un pays tend à se banaliser, signe d’une régression historique des relations internationales.

Mais si une telle arrogance discrédite encore un peu plus l’UE auprès d’un nombre croissant de citoyens de la plupart des Etats membres, Bruxelles pourrait bien perdre aussi sur l’autre tableau.

Car si l’amende est faible ou nulle, la conséquence à moyen terme est claire, au grand dam des promoteurs de la discipline budgétaire : l’effacement de fait du pacte de stabilité ainsi que des dispositifs particulièrement contraignants mis en place dans la foulée de la crise des années 2010, comme le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) imposé par Angela Merkel en 2012.

Or si un tel carcan avait été mis en place, ce n’est nullement du fait d’une folle obsession de quelques dirigeants austéritaires, comme le croient bien souvent les partisans d’une «autre Europe». Ces derniers pensent qu’il suffirait de réorienter l’UE et l’euro de manière «progressiste» pour renouer avec une intégration européenne heureuse. Evidemment, cette thèse relève du conte de fées pour petites filles.

La réalité est que la monnaie unique, partagée par des pays aux économies très différentes, ne peut «tenir» qu’à l’aide de règles drastiques et de contraintes de fer, seules capables de compenser les disparités entre pays. Bref, sans austérité, sans pacte, sans TSCG, l’euro ne peut que s’effondrer.

"On découvre que le pacte de stabilité est mort, et qu’à un moment ou un autre, l’euro ne lui survivra pas"

Certes, cette perspective ne se concrétisera pas en vingt-quatre heures, ne serait-ce que parce que tous les gouvernements de la zone euro sont – peu ou prou – adeptes de la « rigueur » budgétaire. Reste qu’avec les aléas économiques et politiques, surtout quand des échéances électorales approchent, peu de gouvernements ont définitivement renoncé à la tentation du «relâchement» de la discipline.

Et désormais, tous les pays – en particulier au Sud, mais également en France – ont compris que les sanctions, qui relevaient en réalité de la dissuasion, risquent bien de ne jamais être appliquées : comment en effet justifier aujourd’hui une indulgence politique avec Madrid et Lisbonne, et appliquer demain des sanctions sans pitié à l’encontre de Rome ou de Paris ?... Chacun pourra toujours exciper de «circonstances exceptionnelles».

En juin, on a eu confirmation qu’on peut quitter l’UE. En juillet, on découvre que le pacte de stabilité est mort, et qu’à un moment ou un autre, l’euro ne lui survivra pas.

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.

Pierre Lévy

SOURCE:

 

 

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Munich en deuil, par Hélène Richard-Favre.

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #Terrorisme

23/07/2016

Munich en deuil

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L’Iran condamne la fusillade de Munich, selon ce résumé publié sur le site de L’Express:

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/en-direct-f...

Et puis, on y apprend, comme souvent, que le tueur était une bonne personne.

Oui, ce constat n’a rien d’incongru et sa récurrence le prouve.

Combien de fois la surprise n’a-t-elle suivi un acte morbide tandis que son auteur passait pour bon, calme ou souriant et aimable?

Le fait est qu’entre le caractère imprévisible d’un acte et le sentiment de sécurité à laquelle toute société aspire, il y a une marge dans laquelle s’engouffrer reste possible.

Certes, le mensonge susceptible d’entourer toute tuerie n’est jamais loin qui permet aux élus de se blanchir tandis que leur responsabilité risque d’être mise en cause.

La chancelière allemande a convoqué pour ce samedi 23 juillet, une réunion de son conseil fédéral de sécurité.

Puisse-t-elle apporter de quoi apaiser proches, parents, ville et pays en deuil!

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Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

a base aérienne d'Incirlik en Turquie

Qui veut une bombe H? Des ogives auraient disparues, cédées à DAESH, et les Américains avec leur flotte en Mer Noire, arrivent sur la Turquie pour espérons, récupérer ce qui reste.

Samedi 16 Juillet 2016, à Ankara, six F-16s partent de la base d’Akinci, survolent la capitale, brisent le mur du son et bombardent le Parlement, le Palais présidentiel et l’immeuble du MIT. Ils sont ravitaillés grâce à quatre avions citernes provenant de la base Incirlik. C’est de cette base, sous commandement turc, que partent les vols de la coalition contre l’organisation de l’Etat islamique et où sont postées les unités américaines ainsi que quelque 60 têtes nucléaires type H. Ce qui va nourrir la théorie d’une complicité des Etats-Unis, largement sous-entendue par le Président turc lui-même.

Trois hélicoptères sont chargés de mitrailler Turksat (Satellite TV) et Golbasi, le quartier général des forces spéciales de police.
Selon certaines sources, huit avions cargo, chargés d’armes pour les putschistes, partent de Kayseri pour Malatya. Ces derniers auraient prévu de faire envoyer 5000 soldats de Sirnak à Ankara afin d’assurer la sécurité des bâtiments officiels.

En réponse à l’armada massive se dirigeant sur la Turquie pour l'attaquer, Erdogan a immédiatement riposté en prenant en otage les 1500 Américains, civils et militaires, vivant dans la base américaine d’Incirlik, au sud de la Turquie. Il garde aussi les 90 bombes nucléaires déposées dans les bunkers de la base, menaçant de céder la base avec ses bombes à la Russie en cas d’attaque venant de l’OTAN. Dès l'annonce du siège de la base américaine d'Incirlik, Obama a ordonné à l'OTAN de stopper son offensive maritime. Pendant ce temps, la flotte russe de la Mer Noire a été mise en alerte rouge, ainsi que les armées du Sud de la Russie.

Les médias traditionnels occidentaux ne font aucun rapport sur ces évènements, gardés top secret par l’OTAN, par les pays occidentaux et par la Russie. Les Américains sont furieux et Obama est dans la mélasse, parce qu’il ne sait pas comment réagir, à part stopper l’offensive maritime qui était lancée. A l’acte d’agression américain contre la Turquie, consistant à essayer de trucider Erdogan, celui-ci répond donc par un autre acte de guerre extrêmement dangereux : une prise d’otages. La Turquie a commis un acte de guerre contre les États-Unis et le président Barack Obama et le Pentagone ne savent absolument pas comment réagir. La base militaire US d'Incirlik en Turquie est en état de siège par la police turque et militaire depuis le coup d'État contre Recep Erdogan samedi dernier. L’électricité de la base a été coupée et personne n'est autorisé à entrer ou sortir. Cette histoire est rapportée par Rick Wiles de Trunews.com et aussi par Debka File.
De Debka File :

Quelque 1.500 aviateurs américains et leurs familles sont enfermés dans Incirlik, la base aérienne au sud de la Turquie, qui abrite aussi un stock de bombes nucléaires tactiques depuis que le président Recep Erdogan a écrasé une tentative de coup d'État, le samedi 16 Juillet. Depuis cette date, aucune frappe aérienne contre ISIS en Syrie et en Irak n’a été organisée à partir de cette base.
Cette situation exceptionnelle, rapportée ici par des sources militaires de DEBKAfile, dans lequel un grand nombre de militaires américains sont détenus en captivité virtuelle par un gouvernement allié, a été presque certainement soulevée dans l'appel téléphonique qui a eu lieu mardi entre les présidents Barack Obama et Erdogan. Mais l'aspect le plus bizarre de cette affaire est qu’aucun responsable américain n’a soulevé en public - ni même par les administrations la plupart des critiques vocales à la convention républicaine qui a nommé Donald Trump comme candidat à la présidence.

La base est en état de siège par de grands contingents de police, coupé de l'énergie électrique pendant plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington en extradant Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.
Les victimes de la stratégie d'Erdogan d'extorsion sont plusieurs unités américaines déployées en Incirlik sous le commandement de l'escadron. Ils comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.

De Trunews.com
Une femme d'un sous-officier piégé dans la base aérienne d'Incirlik a dit au correspondant de TRUNEWS, Edward Szall, que son mari a mangé un seul repas, samedi, dans le restaurant de la base, par manque de nourriture à cause de l’encerclement, et qu’il se nourrit de junk food.
« Il m'a dit que tout le monde est irritable car de nombreux équipements ont été enlevés par les Turcs » a déclaré l’épouse mardi soir.

Une mère d'un des aviateurs séquestrés à l'intérieur d’Incirlik a dit à TRUNEWS que son fils l’a informée son début mercredi que la police turque bloque l'entrée de la base, et que les générateurs électriques – alimentant les opérations aériennes et les bunkers souterrains où sont stockées les bombes nucléaires B-61 – étaient les seuls à fonctionner mais leur alimentation en carburant va s’épuiser. Son fils a également affirmé que le secrétaire d’État à e la Défense, Ash Carter, a mis son veto à un plan visant à transférer l'ensemble du personnel et de l'équipement de la base après le coup militaire a commencé vendredi soir, arguant du fait que ce transfert était «trop cher».

Le 19 Juillet TRUNEWS Rick Wiles a interviewé Hans Kristensen, le directeur du Nuclear Information Project à la Fédération des scientifiques américains, en ce qui concerne les armements nucléaires logés à la base aérienne d'Incirlik. Au cours de l'entrevue, M. Kristensen a déclaré que, pour déplacer les ogives B-61, il faudrait au minimum trois semaines en cas d’urgence, même en y affectant des services militaires d’urgence.
Également de Debka File.. ..
La base est en état de siège virtuel par de grands contingents de police, l'énergie électrique est coupée depuis plusieurs jours, sauf pour les générateurs locaux qui seront bientôt à court de carburant. Cette pression semble être la méthode d'Erdogan de tourner des centaines d'Américains sur la base en otages pour forcer Washington à extrader Fethullah Gulen, qu'il accuse d'avoir orchestré le coup d'État manqué de son lieu d'asile en Pennsylvanie.

Les victimes d'Erdogan sont plusieurs unités américaines déployées à Incirlik. Elles comprennent l'ingénierie, la communication, la logistique, le contrôle de l'air, un hôpital militaire avec des installations médicales et opérationnelles, le transport aérien et plus encore.
Depuis cet encerclement de la base, les "faux bombardements" contre Daech par les avions américains se sont arrêtés. Ces bombardements consistaient essentiellement à larguer des armes et des munitions, de la nourriture et divers équipements, aux "gentils terroristes", ceux qui mangent le foie de leur victime, coupent la tête à un garçon de 10 ans accusé d'espionnage, ou bien vendent des esclaves sexuelles sur les marchés. Depuis l'encerclement de la base, ces gentils terroristes n'ont plus personne pour les ravitailler. Encore une bourde des Américains, et une petite victoire pour la Syrie et la Russie.
Le commandant de la base turque, le brigadier général Bekir Ercan, est en état d'arrestation, soupçonné d'avoir un rôle principal dans la planification et l'exécution du coup d'État, en attribuant l'avion et des hélicoptères pour le soutenir les comploteurs, il est responsable de la disparition d'un grand nombre d'avions et aurait aidé à la défection des équipages d'avions vers la Grèce.

Qu'a -t-on fait de toutes les ogives nucléaires stockées à INCIRLIK en Turquie. Dans une situation aussi cacophonique qu'un coup d'État, certains éléments ont besoin d'un peu de temps avant de pouvoir faire surface. Maintenant que la poussière semble finalement retombée en Turquie, il est temps de parler de quelque chose de fort troublant qui est simplement passé inaperçu. Pour bien saisir l'importance des événements d'apparence sans signification particulière, nous avez besoin d'un peu de contexte, je le concède.

À travers la mêlée des récentes turbulences, la base aérienne de Incirlik, au sud de la Turquie, fut mise sous son plus haut état d'alerte alors que le courant fut coupé pendant plusieurs heures. Jusque là, rien de vraiment surprenant. Quelque chose a dû arriver, après tout, le Parlement se prenait des bombes en pleine session donc pourquoi pas l'aéroport quant à y être? Oui, mais pas n'importe quelle base aérienne.

La base d'Incirlik est la base militaire que les Américains utilisent pour lancer des missions de bombardement contre l'État islamique au quotidien. Pendant la crise, les avions américains se sont vus interdits d'atterrir ou de décoller sur place «par ordre des autorités locales». Est-ce que la base est toujours en sûreté? Dimanche, le commandant de la base était arrêté avec neuf de ses officiers pour être suspecté d'avoir supporté le coup. Jusque là, je vous comprend encore de vous demander pourquoi je vous écœure avec cette histoire. Le big deal, ce n'est pas que la base que les Américains utilisent dans leurs opérations a été compromise pendant quelques heures par des tensions politiques internes, le BIG DEAL, c'est que cette base contient 25% de l'arsenal nucléaire de l'OTAN. Parmi cet arsenal sont entreposées, entre plusieurs autres, 50 bombes à hydrogène B-61 et 90 bombes nucléaires en tout.

Les bombes ont une puissance de 170 kilotonnes, assez pour faire rougir Little Boy, qui n'a eu besoin que de 16 petites kilotonnes pour complètement annihiler Hiroshima et mettre le Japon à genoux. On parle d'engins dix fois plus puissants. À quel point ces bombes sont-elles réellement sécuritaires aujourd'hui? Après que l'installation eut été mise en danger par le coup raté d'une portion limitée de l'armée, la question se pose très sérieusement et c'est toute la notion d'exportation de la puissance de feu nucléaire qui doit être remise en cause.

Impertinence

Lorsque la Turquie a rejoint l'OTAN en 1952, dans la foulée de la guerre froide, les États-Unis ont cru bon d'exploiter une base à Incirlik en raison de sa proximité avec l'Union Soviétique. À moins d'une heure de vol, elle était géographiquement parfaite pour déployer des bombardiers, des chasseurs ainsi que des avions espion U-2, mais aussi, pour étendre la zone d'influence américaine au Moyen-Orient. En octroyant à la Turquie le droit de rejoindre l'OTAN, les États-Unis avaient en tête que les Turcs seraient éventuellement une forteresse de démocratie séculaire dans un monde arabe toujours pris sous le joug de l'autoritarisme. À l'époque, les programmes de missiles balistiques n'étaient que très peu avancés à travers le monde.

Rappelez-vous que ce sont les Soviétiques qui ont pris le monde par surprise en 1957 en plaçant Sputnik en orbite autour de la terre. Jusqu'alors, il était impossible d'administrer une attaque nucléaire autrement que par un classique largage en règle au dessus de la cible. Évidemment, cette réalité stratégique poussait les deux côtés à développer des avions toujours plus avancés pour la transporter mais aussi pour se défendre contre une attaque ennemie: c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Canada a développé un chasseur-intercepteur supersonique 20 ans en avance sur son temps, l'Avro Arrow.

Ainsi, afin de faire peser la menace nucléaire sur un adversaire, il fallait déployer les bombes le plus près possible de cet adversaire afin de limiter le temps de vol et la vulnérabilité de l'appareil qui transporte l'arme. De plus, il était la croyance populaire dans les forces armées américaines que les armes nucléaires installées dans des pays de l'OTAN servaient aussi à envoyer un message au reste du monde. En déployant des bombes H en Turquie, le message est simple et clair: les Américains sont prêts à s'engager dans une guerre nucléaire dans le cas d'une invasion d'un pays de l'OTAN. Nous défendrons nos alliés comme nous défendrons notre propre pays. Donc, en plus de réaffirmer l'unité de l'alliance, elles étaient sensées décourager une invasion directe d'un pays de l'OTAN en rendant inévitable une réponse atomique.

Aujourd'hui, cette notion de destruction mutuellement assurée afin de préserver la paix peut sembler absurde et contre-intuitive, mais à l'époque, c'était la seule façon de sécuriser les pays limitrophes de l'URSS sans pour autant y déployer un nombre ahurissant de forces conventionnelles. La perception du temps était que les Soviétiques possédaient une armée supérieure à celle des Américains et qu'une confrontation face-à-face devait être évitée à tout prix. Après tout, l'armée rouge venait de libérer l'Europe au coût de 14 millions de morts et de s'établir comme une des plus grandes forces de combat du monde.

«Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos.»
Progressivement, les bombes à hydrogène d'Incirlik sont devenues de plus en plus obsolètes. Difficiles à larguer, elles sont désormais plus des reliques que des menaces réelles pour la Russie. Quoiqu'elles servent encore un rôle de symbolisme au sein de l'alliance, le Pentagone considère aujourd'hui que leur plus gros avantage est qu'elles découragent les pays hôtes à développer leur propre arme nucléaire. La logique va comme suit: il serait préférable d'armer nos alliés de bombes dépassées plutôt que de les voir s'engager dans leurs propres essais nucléaires et remettre en question l'équilibre de la force et l'hégémonie américaine.

De nos jours, il n'est pas question de larguer une ogive nucléaire depuis un bombardier qui vole 40 000 pieds dans les airs, cet avion se ferait descendre en quelques minutes par un système de défense aérienne. Plutôt, une guerre nucléaire serait menée par le biais de missiles balistiques armés d'une tête nucléaire. Ces projectiles pourraient être dissimulés dans des silos sous-terrains ou encore mieux, être montés à bord d'un destroyer ou d'un sous-marin. Les temps ont changé et lorsque les stratégies défensives changent, les stratégies offensives s'adaptent et vice-versa. La défense ne se fait maintenant plus par système anti-aérien, mais bien par système anti-missile, témoignant de l'évolution de la menace.

Risque incalculé

Cette semaine, nous avons été témoins de la saisie de l'aéroport d'Incirlik. Survolez la base sur Google Maps et vous verrez vous-mêmes les Stratotankers, les A-10 et les F-15 stationnés à ciel ouvert et prêts à décoller. Le simple fait qu'une base contenant de l'armement de guerre aussi sophistiqué puisse tomber entre les mains d'une force armée étrangère donne des frissons dans le dos. Et si la prochaine fois c'était un groupe terroriste? Et si les bombes H tombaient entre les mains d'une organisation qui ne promet pas «maintenir tous les engagements internationaux» de la Turquie? Le jour où ça va arriver, à Incirlik ou ailleurs, il sera trop tard pour y réfléchir.

Depuis le premier jour de leur déploiement, les bombes ont toujours sensées être sous surveillance américaine exclusivement. C'était l'entente. C'est pourquoi lorsque des sénateurs américains ont visité les installations militaires à l'étranger dans les années 60, ils ont été choqués de constater l'étendue de l'amateurisme et du laisser-aller qui s'était installé dans la façon de les protéger. Ils ont écrit un rapport fort critique pour le Président où ils énuméraient leurs inquiétudes: vol d'une arme par un pays allié, utilisation non-autorisée, équipes de surveillance insuffisantes, entretien déficient sur les sites où les Américains n'avaient en fait souvent même pas accès.

Ils sont devenus si nerveux avec la question qu'ils ont même été jusqu'à saboter leurs propres armes déployées à l'étranger. Par-exemple, lors de la crise de Chypre, qui a opposé la Turquie et la Grèce, les Américains étaient si inquiets par la perspective d'une guerre nucléaire entre ses deux alliés de l'OTAN qu'ils ont envoyé des agents secrets pour placer des dispositifs sur les bombes qui empêcheraient une détonation non-autorisée. Le message était clair: ce n'est pas votre jouet, c'est celui de l'OTAN.

Pour en ajouter une couche, en 2010, des activistes pour la paix ont réussi à entrer sur une base militaire en Belgique. Ils ont sauté par-dessus la première clôture et coupé la deuxième avec des cutters avant de pénétrer dans un silo contenant des bombes nucléaires actives où ils ont posé des autocollants pour la paix. Ils se sont promenés pendant une heure sur le site avant d'être interceptés par un soldat belge armé d'un fusil même pas chargé, histoire d'ajouter du ridicule à l'absurde.

Incirlik étant à 150 kilomètres de la frontière syrienne, près des zones contrôlées par l'État islamique, le pentagone était particulièrement nerveux avec la sécurité des lieux. L'armée a même ordonné le retour au pays des familles du personnel de la base afin de limiter le nombre de citoyens américains sur place. Récemment, les clôtures ont été améliorées autour des installations nucléaires d'Incirlik afin de limiter le risque d'entrée par effraction. Toutefois, le débat est loin d'être terminé.

Pourquoi conserver des bombes atomiques à hydrogène dans un pays étranger en pleine période de turbulence alors que ces bombes n'ont même plus la capacité d'être utilisées? Pourquoi volontairement placer une cible de choix à portée des factions terroristes? Malgré le dispositif qui empêche l'utilisation du détonateur sans autorisation, quelques heures de manipulation technique suffiraient pour contourner le mécanisme et quelques secondes suffiraient pour simplement placer une charge explosive sur la bombe et relâcher un nuage radioactif dans l'air.

Fort éloquent de l'inutilité des bombes H en Turquie, aucun appareil présentement stationné à la base n'a les capacités techniques pour larguer les bombes. Ni les Américains, ni les Turcs ne pourraient employer la bombe dans le cas d'un échange thermonucléaire. Elles attendent simplement patiemment dans le silo d'être utilisées, mais pas par les Américains ou les Turcs. Je vous laisse vous questionner sur la pertinence de leur présence à la lumière de ce fait.

Pourquoi prendre une chance avec le sort du Moyen-Orient au nom d'une confrontation d'une autre époque avec un État qui n'existe même plus (l'URSS)? La question se pose. Considérant que toutes les puissances du monde signent et re-signent des accords de non-prolifération nucléaire entre-elles, force est d'admettre que le maintien injustifié de têtes nucléaires en Turquie et ailleurs en Europe de l'Est est une politique fondamentalement contradictoire avec l'esprit des conventions. Si militairement inutilisables, le symbolisme de leur présence a perdu énormément de sa pertinence aussi.

Aux États-Unis, des problèmes de surveillance et de maintenance des silos nucléaires ont aussi fait surface dans les médias. L'an dernier, un livreur de pizza disait avoir découvert deux officiers en train de dormir dans le centre de contrôle et les avoir réveillés lui-même. Ailleurs, les mécanismes pour verrouiller la porte ne fonctionnaient même plus. Puis, il fut question de la remise à jour des systèmes de lancement: ceux-ci sont encore opérés par des disques souples comme dans les années 50, juste pour mettre la cerise sur le Sunday de grossière incompétence que présente l'Amérique dans sa gestion de son arsenal nucléaire.

Il n'est pas question que le monde connaisse une tragédie de dimensions historiques à cause de la négligence du gouvernement américain pour la sécurité nucléaire. La notion de destruction mutuelle assurée est peut-être oubliée, mais ses reliques polluent encore les perspectives de paix au Moyen-Orient et mettent toujours en danger des millions de personnes dans la région en les exposant à un risque absolument inutile et injustifiable.

Les États-Unis doivent ramener leur arsenal nucléaire en lieu sûr, au nom de la santé et de la paix.
José Pedro et Benjamin Tremblay huffingtonpost

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Attentats de Nice: pourquoi le Parquet demande l'effacement total des vidéos?

23 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons

samedi 23 juillet 2016

Attentats de Nice: pourquoi le Parquet demande l'effacement total des vidéos?
 
La ville de Nice compte 1 256 caméras de vidéosurveillance.
 
A la surprise de la ville de Nice, le Procureur de Paris en charge de l'enquête sur le massacre de la Promenade des anglais demande à la ville de supprimer totalement 24h d'images visant le déroulement de l'acte de terrorisme sur la Promenade des anglais. Estrosi refuse et la ville se dit incompétente pour le faire.
 

 
La ville de Nice compte plus de 1200 caméras de surveillance, c'est une des villes les mieux équipées. en France. Environ 140 d'entre elles ont filmé les lieux de l'attentat terroriste, ce qui fait en gros 30 000 heures cumulées de bandes.
 
Le mercredi 20 juillet, la sous-direction antiterroriste adresse une réquisition urgente demandant à la ville de Nice de détruire toutes les images de la Promenade des anglais, citant certaines caméras en particuliers et également demande de détruire toutes les copies non judiciaires. Voir la demande de réquisition sur le site du Figaro:
la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.
La ville est surprise, c'est la première fois qu'une telle demande leur est adressée. Et pour cause, l'art. 56 du Code de procédure pénale, qui règle la question de la préservation des éléments de preuves, dispose: 
Il est procédé à la saisie des données informatiques nécessaires à la manifestation de la vérité en plaçant sous main de justice soit le support physique de ces données, soit une copie réalisée en présence des personnes qui assistent à la perquisition.
Si une copie est réalisée, il peut être procédé, sur instruction du procureur de la République, à l'effacement définitif, sur le support physique qui n'a pas été placé sous main de justice, des données informatiques dont la détention ou l'usage est illégal ou dangereux pour la sécurité des personnes ou des biens.
Quelle est la logique de ce texte? Après avoir travaillé les preuves, vu lesquelles étaient utiles à l'enquête et lesquelles non, un tri peut être fait à la fin de l'enquête: les éléments utiles sont gardés, les autres peuvent être détruits. Or, nous sommes en tout début d'enquête, c'est ce qui surprend.
 
Le Parquet, pour une raison ou pour une autre, veut avoir la maîtrise totale de l'image et des preuves. Soit. Mais il invoque pour cela une raison étrangère aux motifs prévus par le Code de procédure pénale. Or, même s'il s'agit de terrorisme, la légalité républicaine n'a pas totalement été suspendue.
 
Selon le Parquet de Paris
« Cette réquisition de la Sdat, avec l'accord du parquet, correspond à la nécessité impérieuse d'éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images, profondément choquantes pour la dignité et l'intégrité des victimes. »
L'autre argument avancé est celui de ne pas voir ces images sur les sites de propagande terroriste.
 
Certes, l'intention est très louable. Mais cela signifie-t-il qu'il n'est pas suffisant de demander à la mairie de Nice de ne pas vendre ses vidéos aux médias ou les diffuser sur internet? A moins que les serveurs de la mairie ne soient à ce point faciles à craquer et le Parquet est beaucoup mieux protégé. Le maire, ses adjoints ou les personnes travaillant à la mairie de Nice auraient-ils l'idée saugrenue de vendre ces vidéos aux terroristes pour leur propagande? Cela semble absurde.
 
Sur le plan juridique, l'art. 56, qui règle cette question, pose comme critères aurotisant la destruction: 
 
  • la détention illégale: la mairie de Nice détient ces bandes légalement;
  • l'usage illégale: la mairie n'en a fait aucun usage illégal et elle n'a aucun moyen de contrôler les personnes privées ayant filmé des images de la scène;
  • un danger pour la sécurité des personnes et des biens: ces images ne présentent pas un danger, elles ne montrent pas de témoins dangereux qu'il faudrait retrouver avant les truands, comme dans les films de mafias.
La réquisition du Parquet est donc très étrange. Et techniquement, cet ordre présente un danger pour la sauvegarde des images:
La demande paraît d'autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s'étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s'inquiète-t-on dans l'entourage du dossier.
L'avocat de la ville de Nice a affirmé que la ville refusait de répondre à cette demande et que les vidéos seraient mises sous séquestres, en vue d'une possible utilisation ultérieure lors de l'enquête. Etrange demande en effet. Alors que des copies circulent déjà dans tous les services, notamment à l'Elysée, le Président ayant voulu avoir les images. Lui aussi devra-t-il les détruire de peur qu'elles ne filtrent dans la presse?
 
Sans oublier que toutes les vidéos possibles et imaginables sont déjà sur la Toile, chacun y allant de son téléphone portable. Alors que cherchent les enquêteurs? La maîtrise totale de l'image est impossible aujourd'hui. C'est plus une question de morale publique que de réquisition urgente. Avec un peu de chance l'on pourra au moins éviter de chercher des Pokémons dans la morge de Nice. Quoique ...
 
 
 
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Munich: fusillade dans un centre commercial, au moins 6 tués

22 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch, #l'immigration

Munich: fusillade dans un centre commercial, au moins 6 tués
22 juillet 2016 | Par La rédaction de Mediapart

Une fusillade a éclaté vendredi soir dans un centre commercial du nord de Munich, faisant au moins six morts morts selon un premier bilan communiqué par le ministère bavarois de l'intérieur. La police allemande, qui parle également de blessés, pense qu'il y aurait plusieurs tireurs, actuellement en fuite.

Une fusillade a éclaté vendredi soir dans un centre commercial du nord de Munich, faisant six morts (bilan à 21 h 30) selon la police allemande, qui parle également de nombreux blessés. Elle pense qu'il y aurait plusieurs tireurs, certains témoins parlent de trois hommes, actuellement en fuite. Les autorités évoquent, selon les médias, un « acte terroriste » et une « menace terroriste aiguë ».

La police appelle la population à rester chez elle, la gare centrale a été évacuée et la circulation des transports publics a cessé sur nombre de lignes. Le drame a eu lieu dans le centre commercial Olympia, situé dans le quartier de Moosach, dans le nord de la ville.

 

22 juillet. Aux abord du centre commercial de Munich peu après la fusillade. © REUTERS/Michael Dalder22 juillet. Aux abord du centre commercial de Munich peu après la fusillade. © REUTERS/Michael Dalder
Le quartier a été bouclé et les autorités continuent d'évacuer les gens qui se trouvaient à l'intérieur du centre commercial, a dit la police. Des dizaines de véhicules de secours ont afflué aux abords du centre commercial, où est arrivée également une unité des forces spéciales de la police.

 

« Nous pensons qu'il y a plusieurs tireurs. La fusillade semble avoir commencé devant un McDonald's du centre commercial. Il y a encore des gens dans le centre commercial. Nous cherchons à les faire sortir et leur apporter des secours », a dit une porte-parole de la police.

Des employés travaillant dans le centre commercial sont restés à l'intérieur des magasins, a dit un employé à Reuters. « De nombreux coups de feu ont été tirés, je ne peux pas dire combien mais il y en avait beaucoup », a dit cet employé. Le centre commercial en question se trouve à proximité du stade olympique de Munich, où le groupe palestinien Septembre noir avait pris en otages 11 athlètes israéliens avant de les abattre, lors des Jeux olympiques d'été 1972. Cette fusillade intervient quatre jours après l'attaque au couteau et à la hache menée lundi soir par un Afghan de 17 ans dans un train de Bavière. Quatre voyageurs, hongkongais, ont été blessés à bord du train, et le groupe djihadiste État islamique a revendiqué l'attaque menée par le jeune homme, qui a été abattu par la police. La fusillade de Munich intervient aussi huit jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts le soir du 14 juillet.

De source gouvernementale, on indiquait à Berlin que le ministre allemand de l'intérieur, Thomas de Maizière, n'avait pas encore pu être informé des événements en cours à Munich car il venait de prendre un avion à destination des États-Unis pour y passer ses vacances. Mais le ministre allemand de la justice, Heiko Maas, a déclaré dans l'édition de vendredi du journal Bild qu'il n'y a « pas de raison de paniquer, mais il est évident que l'Allemagne demeure une cible possible ».

Le président américain Barack Obama a aussitôt assuré l'Allemagne de son soutien. « Nous ne savons pas encore exactement ce qui se passe là-bas, mais bien évidemment nos pensées vont vers les victimes », a déclaré Obama depuis la Maison Blanche, promettant « tout le soutien dont [les Allemands] auront besoin ».

(Reuters)

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Fusillade à Munich: la police recherche trois tireurs, suivez notre live Par lefigaro.fr avec AFP

22 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch, #l'immigration

Fusillade à Munich: la police recherche trois tireurs, suivez notre live

  • Par lefigaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 22/07/2016 à 20:52
  • Publié le 22/07/2016 à 20:18

Dans un message publié sur Facebook, la police de Munich évoque les premières déclarations de témoins, qui disent avoir vu "trois personnes avec des armes à feu", après la fusillade dans un centre commercial à Munich, en Allemagne.

UPDATE

Am 22.07.2016 gg. 17.50 Uhr meldeten sich Zeugen bei der Polizei und meldeten eine Schießerei im Bereich der Hanauer Straße, die sich dann weiter in die Riesstraße und in das Olympia Einkaufszentrum verlagerte.

Zeugen melden drei verschiedene Personen mit Schusswaffen.

Über Art und Anzahl von Opfern liegen momentan noch keine gesicherten Erkenntnisse vor. Die Polizei ist mit allen verfügbaren Einsatzkräften mit Unterstützung von Spezialeinheiten, der Bundespolizei und benachbarten Präsidien im Einsatz.
Im Moment konnten noch keine Täter festgenommen werden.

Die Fahndung nach ihnen läuft mit Hochdruck. Aufgrund der noch unklaren Situation bitten wir alle Personen im Stadtgebiet zu Hause zu bleiben bzw. in nahen Gebäuden Schutz zu suchen. Der Betrieb der öffentlichen Verkehrsmittel ist derzeit eingestellt.

Sobald weitere Informationen vorliegen, wird nachberichtet.

Mise à jour
Le 22.07.2016 GG. 17.50 h de témoins s'est fait connaître à la police pour signaler une fusillade dans le domaine de la rue hanauer, puis dans la rame rue et dans le centre commercial Olympia.
Trois témoins communiquent avec des personnes différentes armes à feu.
Sur le type et le nombre de victimes n'est pas sécurisé. La police est avec toutes les forces disponibles, avec le soutien des unités spéciales de la police, bureaux et voisins.
Pour le moment pas encore pu être les délinquants ont été arrêtés.
La recherche est en cours d'exécution à vous. En raison de la situation, nous demandons à toutes les personnes dans l'agglomération de rester à la maison ou Dans les bâtiments du moyen de protection. L'exploitation des transports publics est actuellement engagée.
Nouvelles informations rapportées, après.

Dans un message publié sur Facebook, la police de Munich évoque les premières déclarations de témoins, qui disent avoir vu "trois personnes avec des armes à feu", après la fusillade dans un centre commercial à Munich, en Allemagne.


 

La gare centrale de Munich a été évacuée dans la soirée, annoncent les chemins de fer allemands.


Un peu plus tôt, la décision avait été prise d'interrompre la circulation des transports publics de la ville sur plusieurs lignes de tramway, de bus et de train. La police munichoise a confirmé que la fusillade au centre commercial Olympia avait fait au moins six morts ainsi que des blessés.

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Attentat de NICE : La direction de "FRANCE 2" présente ses excuses, vraiment ?

22 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Les média, #Services publics, #Terrorisme

Publié par El Diablo

 

 

Attentat de NICE : La direction de "FRANCE 2" présente ses excuses, vraiment ?

Le SNJ avait décidé de respecter la période du deuil national, après l’attentat de Nice. Il est temps désormais de dénoncer la perversité du fonctionnement éditorial de France 2 : il est à l’origine du dérapage dans l’édition spéciale. Ainsi que l’hypocrisie de la direction de l’information, au sujet de la déontologie des journalistes.

Une équipe de reportage au milieu de l’horreur de l’attentat de Nice. Traumatisée, comme on le serait tous. Elle réussit malgré tout à faire son travail : enregistrer images et interviews. Jusque-là, rien de plus normal, de plus professionnel. N’en déplaisent aux « réseaux sociaux » et autre CSA.

C’est après que les choses dérapent. Quand la direction de la rédaction nationale se révèle incapable de faire sa part de travail : visionner les rushes et décider si, oui ou non, ils doivent être transformés en information, et mis à l’antenne.

La hiérarchie, si prompte à imposer au quotidien ses vues sur les reportages qu’elle commande, a témoigné dans l’urgence d’une incapacité à exercer un regard critique. Comme quoi on peut être à la fois inutilement tatillon  par temps calme et défaillant les jours de tempête. C’est-à-dire quand les circonstances révèlent les aptitudes des uns et des autres.

  • Fallait-il ou non diffuser ce témoignage d’un homme en larmes auprès du corps d’un proche ?
  • Doit-on appliquer des règles différentes avec des drames proches et des drames lointains ?
  • La guerre sans images existe-t-elle ?

Toutes ces questions relèvent de ce que l’on appelle la « déontologie ». C’est notre préoccupation quotidienne, à nous journalistes, à chaque reportage sur le terrain.

Dans un courrier adressé aux salariés des rédactions nationales, le directeur de l’information précise « ni nos équipes sur le terrain, qui ont fait un boulot remarquable dans des conditions d’atrocité peu communes, ni les monteurs, accablés de rushes plus insoutenables les uns que les autres, ne sauraient être mis en cause »

Dommage que le directeur de l’information n’aille pas au bout du raisonnement. Depuis des années, le SNJ dénonce la perversité du fonctionnement des éditions de France 2. Des cadres, présentateurs ou rédacteurs en chefs veulent modeler chaque reportage selon leurs a priori et leurs préjugés. Ils savent tout mieux que tous les autres et, notamment que les journalistes de terrain, surtout en régions, considérés comme des moins que rien.

Résultat : à force de fonctionner à l’envers du bon sens journalistique, ces encadrants sont incapables « d’assurer » quand le terrain et l’urgence absolue nécessitent un maximum de maîtrise. A l’arrivée, cela donne le dérapage pendant l’édition spéciale sur l’attentat de Nice, dans la nuit du 14 au 15 juillet.

Faut-il rappeler que ce modèle pervers de «news factory » s’appelle info 2015, le graal en toc de la direction de l’information ?

Faut-il pointer le fait que la charte d’éthique des journalistes professionnels et les principes professionnels qui la complètent sont trop souvent ignorés par certaines hiérarchies ?

Faut-il préciser enfin que la future chaine d’info requiert la maîtrise d’une déontologie sans failles, entraînant les bonnes décisions et les bons réflexes de tous, et plus particulièrement de la hiérarchie journalistique ?

Dans ce même courrier adressé aux salariés, le directeur de l’information annonce l’organisation « d’une rencontre ouverte à d’autres responsables de media et des réseaux sociaux pour approfondir l’ensemble des questions que soulève le traitement de ce type d’événements ».

Quelle hypocrisie et quel aveu ! Tant que les questions de déontologie sont posées par le SNJ et par les journalistes de France Télévisions, la direction répond souvent par le dédain. Mais quand une poignée d’internautes se fâchent sur les réseaux sociaux, quand le CSA s’arroge le droit, en toute illégalité, d’intervenir sur la déontologie des journalistes, la direction se réveille.

Enfin, le SNJ constate, une fois de plus, que les salariés des régions de France 3 et du réseau des Outremers 1ères n’ont pas été destinataires du courrier de la direction de l’information, adressé aux seules équipes des rédactions nationales. Comme si les gueux des régions et des outremers ne méritaient pas qu’on s’adresse à eux, au sujet de la déontologie de l’information, dans leur entreprise.

Modèle éditorial défaillant, mépris des journalistes de terrain, méconnaissance de la déontologie : la direction de l’information de France Télévisions semble inconsciente des enjeux. Le SNJ saura le lui rappeler à chaque nouveau risque de dérapage, en particulier sur la future chaîne d’info en continu.

 

Paris, le 19 juillet 2016

Syndicat National des Journalistes de France Télévisions

 

Le communiqué en PDF :

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Le dopage en Russie: nouvelle arme de guerre médiatique. Par Karine Béchet Golovko.

21 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #Les média, #sport

jeudi 21 juillet 2016

Le dopage en Russie: nouvelle arme de guerre médiatique
 
 
L'affaire du dopage en Russie, qui a été lancé par l'intermédiaire de l'Allemagne et des reportages du très "indépendant" et non moins agressif Seppelt sur la chaîne ARD, tourne à la vindicte médiatique, ce qui était le but, faute de pouvoir mener des enquêtes judiciaires appropriées. La justice moderne se fait dans la presse, comme au Moyen Age sur la place publique, l'histoire se répète, ce qui nous grandit rarement. 
 

 
Chacun se souvient des grands reportages allemands sur le dopage en Russie, tournés à mi-chemin entre la téléréalité et le détective de deuxième zone, qui ont provoqué une grande inquiétude médiatique de l'AMA (Agence Mondiale Anti-dopage). Comme nous l'avons écrit, le scandale fut très bien organisé depuis le mois de mars avec l'aide de l'agence américaine anti-dopage USADA (vous trouverez le texte ici)
 
Les principaux accusateurs de la Russie sont passés maintenant au service des américains et de leurs alliés. La sportive Yulia Stepanova est en Allemagne et a demandé l'asile politique au Canada, puisqu'elle est accusée de dopage en Russie. Pourtant, afin de la remercier de ses bons et loyaux services, le CIO annonce dès le mois de mars, donc dès la sortie des films documentaires dans lesquels elle accuse la Russie, que malgré son accusation fondée de dopage, elle pourra participer aux JO de Rio sous le drapeau olympique. Et pour finir le paiement, elle reçoit 10 000 euros du Fonds allemand de soutient aux victimes du dopage. Quant à l'ancien directeur de l'agence russe anti-dopage, Grigori Rodchenkov, qui est accusé en Russie d'avoir organisé ce système de dopage et d'en avoir tiré un très important profit financier, il vit aujourd'hui à Los Angeles où il dirige un laboratoire de lutte contre le dopage et a été logé gratuitement par les Etats Unis.
 
L'AMA a donc confié la réalisation d'une parodie d'enquête, nous sommes dans un monde civilisé - mais pressé - donc enquête il doit y avoir, mais l'apparence est suffisante. Le "groupe indépendant" présidé par l'honorable Richard McLaren a rendu son oracle le 18 juillet.
 
Seulement, le 17 juillet, la campagne anti-russe a repris, les experts indépendants doivent comprendre comment rendre leur verdict. Le New York Times publie un article qui sent bon le maccarthysme:
At least 10 national antidoping organizations — including those in the United States, Germany, Spain, Japan, Switzerland and Canada — and more than 20 athlete groups representing Olympians from around the world have banded together as they anticipate validation of Dr. Rodchenkov’s claims.
Juste avant Reuters annonce que les Canadiens et les Américains veulent lancer le mouvement pour que la Russie soit sanctionnée. Ca tombe bien, McLaren est canadien. Bref, avec l'agence américaine anti-dopage en tête, ils envoient une lettre aux institutions olympiques demandant la suspension de la Russie au nom d'un sport propre. Donc de la suspension de tous les athlètes russes, un athlète russe ne pouvant qu'être dopé, puisqu'il est russe. 
 
Le lendemain de cette publication, le groupe McLaren rend son rapport, conformément à ce qui était attendu de lui. C'est-à-dire en reprenant les interviews de Rodchenkov au NYT, les films de Seppelt et les dires de Stepanova. C'est toute la base de preuve de ce rapport. Voici sa présentation intégrale en anglais:

L'on apprécie la présence du fameux Seppelt dans la salle. L'on appréciera également l'impossibilité de McLaren d'expliquer comment il a prouvé ses affirmations d'un système de dopage mis en place par l'état. Pour le détail de l'accusation, voici un bon résumer en français ici. Pour les preuves, il faudra attendre, l'important était de sortir le rapport avant que le Tribunal d'arbitrage sportif ne se réunisse. Le NYT avant McLaren, McLaren avant tribunal sportif, c'est la nouvelle conception de "l'indépendance" en cascade.

Ses déclarations se résument en ce qu'il estime la source - Rodchenkov sous le coup d'une accusation en Russie - fiable. Il comprend bien que cet individu n'a pas toujours été très net, c'est quand même lui qui a détruit les milliers d'échantillons en question, mais maintenant il est fiable. Soit. La seule différence est qu'avant il était en Russie, maintenant il est aux Etats Unis. Ce doit être suffisant. Sans revenir sur la légèreté des accusations, l'on appréciera également l'explication de l'accusation d'implication du FSB:

Deux petits détails. Bien sûr, ce ne sont que des détails, mais quand même ... L'implication du FSB ressort uniquement des dires de Rodchenkov, sans aucune preuve extérieure. Et pour corroborer ces dires, ils ont fait une expérience avec des "experts" qui a montré que c'était possible. C'est tout. Je pense qu'il est également possible de braquer la Banque de France, ce qui ne prouve pas que le FSB l'ait fait. Il n'y a donc aucune preuve de l'implication du FSB, mais que serait la Russie sans ses services spéciaux. Dommage que le KGB n'existe plus, c'était tellement plus symbolique, maintenant il faut refaire tout le travail avec le FSB. Quelle perte de temps et déperdition d'impact.

Deuxième petit détail. L'entreprise qui produit les récipients qui servent à recueillir les urines pour les contrôles de dopage affirme qu'il est impossible de les ouvrir pour changer l'urine, sans que le récipient ne soit suffisamment abîmé pour que cela ne se voit à l'oeil nu. Or, lors des JO de Sotchi comme aillieurs, il y avait des observateurs internationaux. Eux aussi ont été acheté ou intimidé par le FSB?

Ce rapport n'a aucun fondement. Jurdique bien sûr. Mais pourtant, le Président russe a immédiatement réagit et a demandé que toutes les personnes impliquées dans le rapport soient suspendues de leur fonction en attendant que toute la lumière soit faite. Parallèlement, la Russie attend les preuves afin de mener son enquête. La bulle de savon peut exploser. C'est pourquoi il faut faire encore plus vite. Le Président regrettant le retour de la politisation du sport.

L'intervention très bien calibrée du Président V. Poutine a perturbé le bal des hypocrites. Le tribunal d'arbitrage sportif ne rend pas sa décision tout de suite. le CIO attend, mais refuse son accréditation au ministre russe des sports pour Rio, affirme soutenir la suspension de la présomption d'innocence envers la Russie et demande la suspension de tous les évènements sportifs internationaux en Russie. Tous les sportifs russes de toutes les disciplines des Jeux d'hiver, doivent être revérifés. Ce qui n'a plus rien à voir avec les JO de Rio. Il faut absolument trouver quelque chose pour ne pas avoir l'air de ce que l'on est - voici le message pas vraiment subliminal.

Et petite cerise sur le gateau. Imaginez que la Russie puisse tout de même participer. Il y a une majorité de sportifs propres, jamais éclaboussés par le dopage, le risque est donc encore grand. Le journal allemand Bild a trouvé la parade:

Faire comme si la Russie n'existait pas. Faute de pouvoir rayer le pays de la surface de la terre, la rayer de la consience collective. L'Allemagne aussi retrouve ses réflexes.

Publié par Karine Bechet-Golovko

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Libye: un hélicoptère des forces spéciales françaises abattu par un missile 9K32 près de Benghazi

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'armée française, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre

Libye: un hélicoptère des forces spéciales françaises abattu par un missile 9K32 près de Benghazi

Strategika51-Tripoli:

Une source militaire libyenne nous a confirmé qu’un hélicoptère français des forces spéciales  opérant clandestinement sous les couleurs des forces du général Khalifa Hafter a bien été abattu mardi par un missile Sol-Air tiré par un lanceur portable 9K32 Strela 2 (Cтрела ou code Otan SA-7 Grail) lors de combats près de Benghazi, en Cyrénaïque.

Sa7_Benghazi1

Un lanceur portable de missile Sol-Air Strela 2 (SA7) à Benghazi. Des centaines de systèmes d’armes similaires sont disséminés dans la région et au moins dix unités sont parvenus clandestinement à des cellules  dormantes de Daech en Europe de l’Ouest.

Au moins deux éléments des Commandos des Opérations Spéciales françaises, qui combattent aux côtés d’autres éléments des forces spéciales de l’Otan au sein de la nouvelle armée libyenne (relevant plus ou moins du gouvernement reconnu par la « Communauté internationale »), ont été tués.

On ignore pour l’instant si les deux militaires français ont été tués sur le coup ou comme l’affirment certains miliciens rebelles, achevés au sol à l’arme blanche après la chute de l’appareil.

Un autre appareil accompagnant celui qui a été abattu a tenté une opération de couverture mais aurait essuyé des tirs de missile Sol-Air et de canons antiaériens et a du rebrousser chemin en catastrophe.

Des forces du général Khalifa Hafter ont pu arriver jusqu’aux débris de l’appareil où il n’y avait aucun survivant. Le ministère français de la Défense se garde du moindre commentaire sur cet énième incident en Libye.

La plupart des médias passent sous silence la guerre acharnée déchirant la Libye depuis la chute du régime du Colonel Gaddafi en octobre 2011. Depuis au moins une année des forces spéciales de l’ensemble des pays de l’Otan et de certains pays arabes combattent au sein de ce qui a été convenu d’appeller la nouvelle armée libyenne sous le commandement du généralissime Khalifa Hafter. Mais le chaos régnant dans le pays est tel que l’on ne peut plus définir ce que signifie un semblant de  victoire militaire.

Il y a quelques mois, des  commandos britanniques dont des éléments du 22e Régiment des SAS (Special Air Service) et néerlandais accompagnant un convoi militaire libyen ont déjà subi de lourdes pertes (comme ils n’en avaient jamais connu depuis leur création) lors d’une embuscade spéctaculaire sur l’axe côtier Misrata-Sirte. Quelques temps tard, des bérêts verts US devaient quitter dans la précipitation leurs positions, officiellement à cause de photographies compromettantes publiées sur des réseaux sociaux mettant à nu leur couverture. Cependant, la véritable raison de leur départ est en relation avec un très violent pilonnage au mortier de leur base d’opération avancée (FOB) effectué par des forces locales « amies ». Les français et surtout les égyptiens ont eu à déplorer une série de fiascos tactiques. Au cours d’un de ces ratages, près d’une cinquantaine d’éléments des forces spéciales égyptiennes opérant en Libye orientales ont été mis hors combat.

Idem pour les italiens qui ont du plier bagage dès le premier accrochage sérieux avec des milices non identifiées. Cet incident comme tous ceux relatés ci-dessus et impliquant les forces spéciales de l’Alliance Atlantique en Libye sont classifiés « Secret Défense ».

Plus qu’en Syrie, c’est en Libye que l’Otan, agissant dans la clandestinité (sous couvert des forces armées libyennes d’un des deux gouvernements rivaux) a connu ses pires déboires depuis sa création.

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LE PEUPLE UKRAINIEN S'EST MIS EN MARCHE. une marche pour la paix.

20 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme

LE PEUPLE UKRAINIEN S'EST MIS EN MARCHE. une marche pour la paix.

Le peuple ukrainien  s’est mis en marche pour la paix

 

L'information vient du site allemand QUER-DENKEN.TV

Nous reproduisons une traduction-résumé de l’article telle que nous l’avons reçue avec la vidéo et les photos qui l’accompagnaient.

Les germanophones trouveront le texte complet en cliquant sur le lien-source.

 

2. Ukraine-Friedensmarsch.jpg

 

En Ukraine, la troisième croisade pour la paix a commencé. 

Parties de l’Ouest du pays, 200.000 personnes se sont mises en marche et, à chaque ville, à chaque village qu’elles traversent, de nouveaux participants se joignent à elles. Les « croisés » pourraient être un million à l’arrivée.

Les putschistes de Kiev et les fascistes du Maidan exigent qu’on tire sur les manifestants et qu’on les empêche d’arriver jusqu’à la capitale. Les mass media les traitent de séparatistes et de terroristes excités par la Russie dans le but de déstabiliser l’Ukraine. 

 

3. friedenskreuzzug-Ukraine-1.jpg

4. friedenskreuzzug-Ukraine-2.jpg

Odessa. Une foule de croyants se rassemble et se met en marche

 

Il n’est pourtant pas étonnant que l’Ouest de l’Ukraine se soulève comme l’a fait l’Est. Il suffit, pour le comprendre, de savoir que les dernières augmentations du prix de l’énergie sont telles que le gaz, pour maintenir un appartement hors-gel, coûte trois à quatre fois le salaire mensuel d’un ouvrier. On ne saurait démontrer plus clairement que le gouvernement mis en place par l’Occident ne peut plus faire autre chose qu’exploiter le peuple Ukrainien sans aucune mesure.

Et espérer qu'il se laissera faire ?

 

5. friedenskreuzzug-Ukraine-3.jpg

 

La situation au Donbass passe ainsi à l’arrière-plan.

Si le gouvernement de Kiev fait effectivement tirer sur cette foule [la police ? l’armée ? NdGO] et si une partie seulement de cette foule arrive à Kiev sans que les dirigeants politiques y aient fait assez rapidement leurs valises, il est difficile d’imaginer ce qui se passera.

On peut néanmoins essayer : QUER-DENKEN.TV pense que l’armée ukrainienne ne voudra pas tirer sur le peuple et se rangera de son côté. Mais si ce sont les bandes nazies ?

C’est la panique au sein du gouvernement.

Car, par ailleurs, une foule de 20.000 Ukrainiens, de l’Est ceux-là, orthodoxes et russophones, avec femmes, enfants, bref en familles, et eux aussi croisés pour la paix, sont partis de Kharkov et se dirigent également vers Kiev, distante de 150 km, en passant par Poltava. Combien de jours faut-il pour faire 150 kms à pied avec des enfants ? On dit que lundi soir, ils étaient déjà 50.000. 

 

6. Ukraine marche.jpg

 

L’arrivée du gros des marcheurs à Kiev est prévue pour le 27 juillet. 

Est-ce qu'on les laissera arriver jusque là ?

Les milices nazies promettent un bain de sang, mais cela ne semble pas impressionner les marcheurs. Pourtant, elles en sont capables…

Des troupes ont été rappelées du Donbass.

Étrange : ni RT ni Sputnik n’en ont rien dit. Et il ne faut pas compter sur les merdias occidentaux pour informer sans malhonnêteté sur un événement de cette importance. Ils feront l’impossible au contraire, pour organiser à leur habitude le ni vu ni connu ou, à défaut, pour enfumer par des mensonges.

Vont-ils oser dire que ces foules sont manipulées par Poutine ? Évidemment oui.

Osera-t-on les noyer dans le sang ? Oui, si on laisse faire.

Seule une énorme mobilisation de l’opinion publique occidentale et le regard du reste du monde peuvent forcer l’OTAN à l’inaction et la contraindre à museler ses tueurs.

 

7. Ukraine marche.jpg

 

Seul Internet peut y aider. Il suffit que nous le voulions en assez grand nombre.

Au diable les vacances et le Tour de France ! Le temps presse.  À VOS SOURIS !

 

Source : http://quer-denken.tv/ukrainer-stehen-auf-zigtausende-auf...

Via : Orwell

 

 

Mis en ligne le 13 juillet 2016 par Théroigne.

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