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Le blog de Lucien PONS

La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #L'armée française

Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.
Notes du CREOGN - L'art en danger
 
Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.
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  • 12 http://icom.museum/
  • 13 Comme l’OCBC en France (http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/...) ou le Comando Carabinieri par la Tutela Patrimonio Culturale (http://www.carabinieri.it/cittadino...).
  • 14 Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l'Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels.
  • 15 Article 2 du Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l’Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels
  • 16 Article R 112-2 du Code du patrimoine
  • 17 Article R 112-3 du Code du patrimoine
  • 18 Thésaurus de Recherche Électronique et d’Imagerie en Matière Artistique, version plus performante de TREIMA I
Il ne serait pas inutile d'ajouter que dès l'invasion de l'Afghanistan, puis de l'Irak, programmées, ce sont les grands marchands d'art, principalement anglais, israéliens et étasuniens, qui passèrent commande des pièces à piller dans les musées. Il serait aussi bon de souligner que Daesh fut créé par Negroponte et Petraeus, et que les oeuvres d'art n'arrivent pas toutes seules à Tel Aviv, Beyrouth et Istamboul (pas plus que les armes modernes et leurs munitions n'arrivent toutes seules en Mésopotamie).
GB
 
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Chanson française : Francis Cabrel lance un appel au patriotisme. Par Guillaume Atchouel dans le journal La Dépêche du Midi

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La nation ., #La France, #La mondialisation, #La République, #La défense de la langue française.

Chanson française : Francis Cabrel lance un appel au patriotisme

Culture - Histoire - Culture

Le chanteur d'Astaffort se fait le défenseur de la chanson française./ Photo DDM
Le chanteur d'Astaffort se fait le défenseur de la chanson française./ Photo DDM

À quelques jours de l'examen, le 24 mai, en deuxième lecture, par le Sénat du projet de loi sur la Liberté de Création, l'Architecture et le Patrimoine, Francis Cabrel lance un appel aux parlementaires pour «conforter» la chanson française.

«Il est primordial de réserver un espace de diffusion à la production des artistes français. Trop d'entre nous se sont découragés et ont choisi la langue anglaise dans l'espoir d'accrocher une chance supplémentaire d'être programmés par les radios» affirme Francis Cabrel. À quelques jours de l'examen, le 24 mai, en deuxième lecture, par le Sénat du projet de loi sur la Liberté de Création, l'Architecture et le Patrimoine, le chanteur donne de la voix, pour convier les sociétés de radios à «un consensus qui aurait le patriotisme comme porte- étendard». Pour lui «il serait bienvenu par les temps qui courent» de soutenir davantage les créations en langue française.
L'auteur-interprète de Petite Marie assure encore : «J'ai la chance d'écouter des dizaines de jeunes artistes par an, je peux affirmer qu'une bonne partie d'entre-eux aurait leur place dans le paysage musical et quotidien des auditeurs». Mais, malheureusement, toutes les radios ne l'entendent pas forcément de la même oreille.
C'est pourquoi avec Richard Seff, auteur-compositeur et producteur toulousain qui l'a découvert, a collaboré avec lui et a écrit de très nombreux tubes (C'est ma prière, Les Démons de minuit, Macumba…) il souhaite mettre en garde contre les éventuelles fausses notes que le projet de loi laisse craindre.
 
Deux points qui inquiètent
 
Car «si ce projet de loi apporte de véritables avancées», se réjouissent les deux artistes, deux points les inquiètent cependant. Le premier est relatif aux quotas de diffusion de chansons en langue française auxquels sont soumises les radios (40 % de titres français sur l'ensemble de la
diffusion).
 
 

 

«On conforte l'émergence de nouveaux talents en obligeant les radios à atteindre ces quotas en diffusant plus d'artistes», puisque, en effet, dans le projet de loi pas plus de 50 % de ces quotas ne pourront être réalisés par les mêmes titres. «Et, dans le même temps, s'étonne Richard Seff, les radios pourront sur dérogation abaisser de 5 % ce quota de diffusion française sans que l'on dise pourquoi et dans quelle condition».

Avec Francis Cabrel, il déplore tout autant «d'aider le spectacle amateur. Un producteur de spectacles pourrait faire appel à des non-professionnels qui ne seraient pas payés».

«Faire travailler des gens gratuitement, mais c'est impensable ! On n'imagine pas cela dans une entreprise de maçonnerie ! C'est de l'exploitation et de plus, cet amendement contribuerait à précariser un peu plus les professionnels qui se verraient ainsi moins sollicités».

Très déterminé, Francis Cabrel invite les parlementaires à aller encore plus loin dans ce dossier. Il propose un amendement, qu'il qualifie de crucial et qui imposerait aux radios des heures de diffusions décentes (NDLR : pour les artistes français), matin, après-midi, et début de soirée». Et de conclure sa demande d'un cinglant : «Musicalement votre».


Une spécificité culturelle

«Cette loi affirme la spécificité de la culture et c'est ce pour quoi elle requiert devant vous la protection du législateur» avait souligné le 21 mars dernier Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, en inaugurant le retour du texte à l'Assemblée nationale.

Et d'ajouter : «Le théâtre, le livre, le cinéma, le patrimoine, l'archéologie, la chanson, toutes ces expressions du génie humain doivent être soustraites aux seules lois du marché et du laisser-faire. Ce ne sont pas des commodités, ni des marchandises».

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L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard
samedi 20 mai 2017 14h59
L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59
La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 

 
 
 
 
L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard
samedi 20 mai 2017 14h59
 
 
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L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

 
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Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #La République, #Macron

Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.
Message de Lucien Pons, (RPS FIERS)

Nous sommes nombreux à penser que les élections de 2017 marquent un tournant dans le paysage politique. Lors des législatives il est peut être intéressant de faire entendre une voix différente, celle du rassemblement des patriotes. C’est la raison pour laquelle le RPS FIERS PACA a décidé de s’engager auprès de Geneviève Blache – candidate UPR - dans la 3° circonscription des Alpes-Maritimes. Le RPS FIERS – mouvement politique œuvrant pour le rassemblement des républicains patriotes des deux rives – essaie de favoriser ces rapprochements afin de constituer un groupe souverainiste à l’Assemblée Nationale. A Bordeaux le Président Pascal Chauvet est lui-même candidat dans une circonscription. En Gironde il y a des soutiens mutuels entre le RPS FIERS, S&P et l’équipe de Jean Lassalle. En pays d’Aix, le RPS FIERS soutient les candidats de la France Insoumise et les candidats de DLF. Dans les Alpes-Maritimes le RPS FIERS soutient l'UPR et d'autres candidats souverainistes. Le RPS FIERS soutient la candidature de la France Insoumise de Marc Jutier en Dordogne. Etc. ..

 

Message de Danielle Goussot, (RPS FIERS)

 

Nous sommes tous d'accord pour la sortie unilatérale de la France de l'Union européenne, de l'Euro et de l'OTAN.

C'est bien, nous pouvons nous réjouir, mais cela ne suffit pas.

Si nous n'avons pas de stratégie nous ne pourrons pas beaucoup avancer. D'ailleurs c'est ce qui se passe depuis 2005...ou même avant depuis Maastri ckt comme dit Seguin.

Nous savons que les Français sont largement mécontents de notre dépendance à l'UE et à l'Allemagne...et à l'ami américain.

Que l'on ne s'y trompe pas, en face nos ennemis ont des stratégie et des pédagogies plurielles. Et ils s'en servent!!!

Donc, si il y a bien une seule façon de s'en sortir, il y a plusieurs façons de parvenir à construire la convergence.

Il ne faut rien négliger pour pouvoir rassembler. Les gens sont timides sur le Frexit parce qu'ils ont peur. L’omniprésence de cet argument fait son oeuvre.

Le directeur de campagne de la France Insoumise pour le Vaucluse m'a dit que les gens avaient peur de la sortie de l'euro.

La peur des gens est un peu irrationnelle, et d'autant qu'ils se sentent seuls, pas représentés voire mal "aimés" voir toute la propagande sur l'égoïsme... ...d'où le succès Le Pen.

Cette peur s'évacuera à partir du moment où plusieurs mouvements mus par différents motifs ( colère, retraites, chômage, inégalités, morgue du gouvernement....) pourront converger.

Il faut entraîner les masses qui sont majoritairement en France pour cette sortie ; Or, avec une recomposition UMPS en face...nous avons un boulevard qui est d'ailleurs et presque malgré nous en train de s'élargir

et de nous tracer la route. Donc non pas en marche avec Pétain, mais en route avec les souverainistes libérateurs.

Danielle Goussot

 

 

Débat entre Nikonoff et Alexandre Devecchio ( Figaro et Comité Orwell)
 

https://youtu.be/8WrwvDpygEA

 

 

 

Victoire et défaite des idées souverainistes.

 PAR JACQUES SAPIR · 16 MAI 2017

Une contradiction forte marque la période actuelle. Le premier tour de l’élection présidentielle a révélé la victoire culturelle des idées souverainistes. Le second tour a entériné leur défaite. Les causes de cette défaite sont multiples. Cette défaite est due à la persistance de mécanismes idéologiques de diabolisation à l’égard du Front National. Mais, ces mécanismes ont aussi été réactivés par l’incapacité, notoire dans les retournements de la dernière semaine, d’articuler de manière claire un projet cohérent, et surtout par l’incapacité de porter ce projet de manière digne dans le débat télévisé. Cette défaite entérine tout autant les limites de la candidate, que ces limites soient idéologiques, politiques ou organisationnelles, que la division du courant souverainiste.

Rappelons les faits : les souverainistes ont explicitement réalisé plus de 47% des voix au premier tour si l’on additionne les suffrages qui se sont portés sur l’ensemble des candidats défendant des positions ou des thèses souverainistes. On peut penser, de plus, qu’il existait une réserve d’électeurs souverainistes dans la partie de l’électorat de François Fillon. Un certain nombre de ses soutiens, y compris au sein des députés, ne faisaient pas mystère de leur adhésion aux thèses souverainistes. Il est donc clair qu’implicitement, le souverainisme a été majoritaire au premier tour. Il l’a été sans céder quoi que ce soit sur ses positions, et en particulier sur l’Euro. Mais, il a été défait politiquement au second tour. L’opposition entre ces deux faits tout aussi indiscutables met en lumière à la fois la diversité des positions souverainistes et les difficultés de les réunir toutes ensembles.

 

L’unité impossible ?

Michel Wieviorka vient de publier un texte intéressant sur le site The Conversation ou il argumente que cet échec est dû à la coupure du mouvement souverainiste en deux parties irréconciliables[1]. De fait, cette analyse a l’apparence de l’évidence. Il y eut très peu de transferts de voix entre l’électorat de Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen. Mais, les causes de ce faible transfert sont elles structurelles, et c’est la thèse de Wieviorka qui pense qu’il existe une culture politique française rendant impossible la fusion des électorats, ou ne seraient-elles pas plus à chercher dans la conjoncture particulière de cette élection ?

Cette interrogation en rejoint une autre : le souverainisme est-il dual, comme le sous-entend Wieviorka, mais aussi d’autres analystes, et en particulier Alexandre Devecchio qui s’est exprimée ainsi dans l’émission que nous avons réalisé avec Jacques Nikonoff et lui sur Radio-Sputnik[2], ou bien la question est-elle plus complexe ? En fait, on peut tout autant douter de la binarité des courants souverainistes que l’on peut douter de leur incarnation politique parfaite dans des courants politiques précis. On comprend l’importance de ce sujet. Car, si Michel Wieviorka a raison, une alliance est impossible. Si, par contre, les mauvais report s’expliquent bien plus par le contexte idéologique dans lequel s’est déroulée cette élection, alors la conciliation entre les différents courants souverainistes apparaît bien plus possible. Surtout, peut-on penser une séparation radicale de ces courants ou, au contraire, n’ont-ils pas tous des aspects en communs ? Cela implique de revenir sur la différence entre les incarnations politiques et sur les courants souverainistes.

C’est cette analyse que l’on va ici développer. Je reprends ici une partie de la terminologie d’Alexandre Devecchio, en particulier celle concernant le souverainisme social et le souverainisme identitaire. Mais je suis le seul responsable de l’interprétation que je donne à ces termes.

 

Souveraineté et souverainismes

Si la souveraineté est une, et ne se divise pas (souvenons nous des textes constitutionnels), le souverainisme, lui, est traversé de plusieurs courants ou sensibilités. Ces courants, ou ces sensibilités, traduisent une approche de la revendication souverainiste qui est naturellement différente suivant les diverses personnes, mais aussi les contextes sociaux et familiaux.

Le premier est ce que l’on peut appeler un souverainisme social. Il s’enracine dans le constat que tout progrès social implique que la communauté nationale, ce que l’on nomme le peuple, soit souverain. Il comprend qu’il ne peut y avoir de progrès social sans une économie qui soit tournée vers le plus grand nombre et non vers l’accroissement de la richesse des plus riches, ce qui est le cas actuellement. Il analyse cet état de fait comme le produit des règles de la mondialisation et de la globalisation financière, dont la monnaie unique, l’Euro, est le point d’articulation au sein de l’Union européenne. C’est pourquoi, analytiquement et logiquement, il s’attaque à cet état de fait et réclame « au nom du peuple », et plus exactement au nom des travailleurs qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privés, le retour à une souveraineté monétaire s’inscrivant dans le retour global d’une souveraineté politique. Il fait le lien entre la perte progressive de la souveraineté et la destruction, réelle ou programmée, des principaux acquis sociaux.

Le deuxième courant est le souverainisme traditionnel, que l’on peut nommer le souverainisme politique. Ses racines vont au plus profond de l’histoire de la France, se nourrissent des textes de Jean Bodin. Sa préoccupation essentielle est celle de l’Etat souverain, comme représentant du peuple (depuis 1789). Ce courant récuse la réduction de la démocratie à la seule délibération. Il comprend que la démocratie implique l’existence d’un cadre spatial dans lequel se vérifie la possibilité de décider mais aussi la responsabilité de ces mêmes décisions[3]. Ce courant analyse le processus de l’Union européenne non pas comme un processus de délégation de la souveraineté mais comme un processus en réalité de cession de la souveraineté. Or, cette dernière ne peut exister. Il en déduit la nature profondément anti-démocratique du processus européen. Il note que cette nature s’est révélée de manière explicite dans le traitement réservé par les institutions de l’Union européenne et de la zone Euro à des pays comme Chypre ou comme la Grèce. Ce souverainisme politique, qui fut incarné par Philippe Seguin ou Marie-France Garaud, s’est exprimé avec force en Grande-Bretagne avec le référendum sur le « Brexit ». Ce souverainisme politique est naturellement et logiquement l’allié du souverainisme social.

Le troisième courant incarne ce que l’on peut appeler un souverainisme identitaire. Partant d’une réaction spontanée face à la remise en cause de la culture, tant dans sa dimension « culturelle » au sens vulgaire, que dans ses dimensions politique et cultuelle, il est à la fois très vivace et très fort (caractéristique de tous les mouvements spontanés) mais aussi bien moins construits que les deux premiers courants. D’ailleurs, le grand historien Fernand Braudel a écrit sur ce sujet un fort beau livre, L’Identité de la France[4]. Il montre comment l’identité s’est construite petit à petit. Il n’y a donc rien de scandaleux de se réclamer d’une identité de la France, et de ce point de vu la sensibilité souverainiste identitaire est parfaitement admissible.

Si l’on peut comprendre la réaction que le fonde, il convient aussi de constater qu’il peut dériver vers des thèses xénophobes, voire racistes, d’où la possible porosité avec les thèses de groupes définis comme « identitaires ». Mais, il se pose néanmoins des questions qui sont les mêmes que celles du souverainisme politique en réalité, en particulier sur la question des nécessaires frontières. Il impose aussi à l’ensemble du mouvement souverainiste, en répercussion de ses potentielles dérives, une réflexion spécifique sur la nature du « peuple » et montre l’impasse d’une définition ethnico-centrée ou religieuse.

 

Pluralité des incarnations du souverainisme

Chacune de ces sensibilités, ou de ces courants, concourent à faire l’unité du mouvement souverainiste. Ils sont souvent le point d’entrée dans le souverainisme, et l’on peut prendre conscience de l’importance et de la centralité de la question de la souveraineté depuis ces différentes sensibilités. Mais on est conduit, si l’on analyse alors logiquement les raisons de cette prise de conscience, à considérer la souveraineté dans son ensemble, et le souverainisme comme un mouvement unissant, mais aussi dépassant, ces trois courants.

Ces divers courants, il convient ici de la souligner, ne s’incarnent pas dans des forces politiques différentes, qui – toutes – partagent, quoique dans des proportions diverses, ces diverses sensibilités du souverainisme. Le problème n’est donc pas la compatibilité organisationnelle de ces courants, mais leur compatibilité politique et philosophique.

Le mouvement « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon incarne, bien sûr, le souverainisme social. Mais, il est très sensible – et l’évolution de Jean-Luc Mélenchon en témoigne – au souverainisme politique, et ce depuis les événements de Grèce de juillet 2015 qui ont laissé une trace profonde. Il n’est même pas exempt d’une forme se souverainisme identitaire, comme on a pu le voir dans le meeting de Marseille, dans la mesure où il marque la volonté d’affirmer la culture politique française, avec ses règles et sa laïcité face aux dérives communautaristes. C’est d’ailleurs ce point que la « gôche » traditionnelle, qui va aujourd’hui du P « S » (ou de ce qu’il en reste) au PCF, lui reproche.

Le parti de Nicolas Dupont-Aignan a incarné, au départ, essentiellement le souverainisme politique. Il est l’héritier de la position d’un Philippe Séguin. Il s’est ouvert, par la suite au souverainisme social même si, par choix politique, il a reculé sur la question de l’Euro. Cette reculade, que l’on pouvait comprendre dans le positionnement tactique d’une petite formation, a eu cependant des conséquences bien plus graves quant à la cohérence du discours tenu par Marine le Pen dans les derniers jours de la campagne. Il est aussi porteur d’éléments du souverainisme identitaire, même si il s’est toujours fermement et farouchement opposé à toute dérive raciste, ce qui est à son honneur.

Au Front National, le souverainisme identitaire a été constitutif de la naissance de cette formation, et ce dans ces formes les plus extrêmes. Si ce parti n’a jamais été un « parti fasciste », et l’on invite ici ceux qui utilisent cette expression à tort et à travers à relire l’histoire, il a été incontestablement à son origine un parti raciste et xénophobe. Mais, depuis maintenant de nombreuses années, il y a eu une prise en considération du souverainisme social et du souverainisme politique. Cette prise en compte de ces deux autres courants a entraîné une marginalisation progressive des thèmes initiaux. Les thèses purement identitaires ont d’ailleurs été partiellement rejetées hors de cette formation. Cependant, la mue n’a pas été totalement achevée.

Nulle formation politique n’incarne donc totalement et uniquement un des courants du souverainisme. Mais chacune des formations politiques a aussi sa propre histoire, et l’articulation particulière des sensibilités souverainistes y a construit une culture politique d’organisation qui est spécifique. L’importance de cette culture s’exprime dans le positionnement politique particulier de chacune de ces formations, mais aussi dans des réflexes souvent épidermiques qui peuvent en séparer radicalement les adhérents. Toute organisation tend à développer un « esprit de parti », qui se traduit dans les faits par une incapacité d’écoute du discours tenu par « l’autre », et qui peut dériver dans un sectarisme imbécile. Mais il y a aussi des divergences bien réelles. Et certaines d’entre elles peuvent justifier une fin de non recevoir mettant fin au débat et empêchant tout contact.

 

Les causes de la division

La traduction en des termes politiques de cette victoire culturelle que le souverainisme a remportée lors du premier tour n’a donc pas été trouvée. C’est pour cela que le souverainisme a été défait politiquement. Cela, les responsables des différentes organisations et mouvements politiques dans lequel s’incarne le souverainisme le savent. Pourquoi ne cherchent-ils pas alors l’union ?

Une première réponse réside dans le rêve de transcroissance du mouvement, rêve entretenu tant par les uns que par les autres. On voit son propre mouvement appelé à réunir sous le même toit tous les souverainistes. Mais ce rêve est eu mieux une illusion, au pire il porte en lui le cauchemar d’un repli sur une clôture sectaire, comme dans certaines sectes persuadées qu’elles sont les seules à détenir la « vérité ».

Une seconde réponse réside dans les habitudes prises, les pratiques quotidiennes, qui font qu’il est plus facile de rester dans son coin et de proférer des excommunications, de jouer la carte de la diabolisation, que d’affronter réellement le débat. Mais, le débat est-il possible, et est-il légitime ? On doit comprendre ici l’interdit absolu qui frappe un parti défendant des thèses racistes. Et tel était bien le cas du Front National à ses débuts. Mais, le changement est aussi incontestable. Alors, se pose la question d’où placer le curseur. Il est profondément contre-productif de prétendre qu’un parti est « anti-républicain » alors qu’il donne des gages multiples de son acceptation des règles de fonctionnement de la République. Mais il est important de savoir où se trouve la limite, et surtout si une organisation reste fermement en-deçà de cette limite, ou évolue par rapport à elle. Car, la question du racisme n’est pas la seule à constituer un interdit absolu ; il en va de même de la question du communautarisme. Très clairement, aucun débat organisé n’est possible soit avec une organisation défendant un point de vue raciste, soit avec une organisation défendant un point de vue communautariste. Si l’on veut penser un espace commun entre souverainistes, il faudra être très clair sur ces deux points.

De ce point de vue, l’existence d’un espace de débat est à la fois un mode de vérification de cette limite, mais aussi peut se transformer en un instrument incitant un parti à évoluer par rapport à cette même limite. Pour ce faire, le débat n’a pas besoin d’être explicite et dans un cadre commun ; il peut pour un temps rester dans le domaine de l’implicite. De fait, si le Front National a évolué par rapport à ses thèses originelles, la « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon a elle aussi connue une inflexion sur la question de l’immigration (et sur l’intégration) et elle a adopté une position bien plus réaliste. Cela traduit le fait qu’un débat implicite s’est mis en place. Mais, on peut penser qu’un débat explicite aurait permis une meilleure clarification des positions des uns et des autres.

Une troisième réponse réside alors dans la volonté d’amener l’autre formation sur la totalité de ses positions. Ici encore, on est confronté à une « maladie infantile » des organisations : l’incapacité de reconnaître la légitimité de divergences. Il n’est pas nécessaire que les organisations adoptent le même programme, tiennent les mêmes discours, pour qu’elles puissent coopérer, et procéder par exemple à des désistements lors des élections. Mais, il est impératif que l’on sache ce qui relève de la divergence légitime et ce qui relève de l’interdit. La question du racisme, et au-delà la définition de ce qu’englobe le « peuple », c’est à dire la question du communautarisme, sont de celles qui relèvent de l’interdit. Au-delà, il convient de dire que le souverainisme s’oppose radicalement à deux idéologies, celle cherchant à fonder la communauté nationale sur des races et celle cherchant à la diviser en communautés séparées et distinctes. Le refus absolu du racisme doit s’accompagner d’un refus tout aussi absolu du communautarisme. C’est l’essence même de la cohérence souverainiste.

 

Les conditions de l’unité

On connaît la formule, mais, pourtant, jamais n’a-t-elle été autant d’actualité : « l’histoire nous mord la nuque ». Cette citation est extraite d’un ouvrage co-écrit par Daniel Bensaïd, militant et philosophe trotskyste, mort en 2010 et Henri Weber[5]. Elle ne dépare pas ici dans un texte sur le souverainisme. Peu de gens le savent, mais Bensaïd, que j’ai connu et avec qui j’ai polémiqué (sur la nature de l’URSS) en d’autres temps, était aussi l’auteur d’un livre sur Jeanne d’Arc[6]. Dans un entretien, quelque temps avant sa mort, Bensaïd était revenu sur Jeanne d’Arc et précisait son intérêt : « Jeanne d’Arc ébauche l’idée nationale à une époque où la nation n’a pas de réalité dans les traditions dynastiques. Comment germe, aux franges d’un royaume passablement en loques, cette ébauche populaire d’une idée nationale ?[7]». Fort bonne question, en effet. C’est celle du double mouvement de constitution et de la Nation et du Peuple qui était posée en réalité. Cette question, elle est à la base de la constitution du mouvement souverainiste.

Si, donc, nous voulons refuser au gouvernement d’une minorité, et l’on doit rappeler ici que les thèses européistes sont minoritaires en France, il nous faut trouver une solution qui tout à la fois unisse philosophiquement les trois courants du souverainisme et qui politiquement permette aux formations politiques incarnant ce souverainisme de coopérer dans l’arène particulière du combat politique. Sinon, les souverainistes, quoi que majoritaires, seront toujours vaincus. N’ayons aucun doute sur la volonté de nos adversaires, qui disposent de moyens puissants, en particulier en matière de presse et de médias, et qui chercheront sans cesse à diaboliser les uns ou les autres, pour continuer d’enfermer les français dans le piège qui a conduit à l’élection d’Emmanuel Macron.

Cette solution passe par la construction d’un espace de débat, un espace de controverse, permettant de construire les contacts nécessaires au désarmement progressif des réflexes sectaires. Cet espace pourrait aussi inclure des accords de désistement, ou à tout le moins des pactes de non-agression. Mais, la construction d’un tel espace exige aussi que l’on soit clair sur le refus conjoint de tout racisme et de tout communautarisme. C’est une condition absolue à l’existence et à l’efficacité d’un tel espace.

 

Notes

[1] Wieviorka M., « Deux populismes valent mieux qu’un ! », note publiée le 14 mai 2017, https://theconversation.com/deux-populismes-valent-mieux-quun-77666

[2] Voir, « Chroniques de Jacques Sapir » sur Radio-Sputnik avec Alexandre Devecchio et Jacques Nikonoff. On peut réécouter le débat ici :https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201705111031344230-france-spectre-politique-recomposition/

[3] S. Benhabib, « Deliberative Rationality and Models of Democratic Legitimacy », in Constellations, vol. I, n°1/avril 1994.

[4] Braudel F., L’Identité de la France, 3 volumes, Flammarion, Paris, 2009.

[5] Bensaïd D., Weber H., Mai 1968. Une répétition générale, Maspero, Paris, 1969.

[6] Bensaïd D., Jeanne de guerre lasse, Paris, Gallimard, « Au vif du sujet », 1991.

[7] http://www.danielbensaid.org/Il-y-a-un-mystere-Jeanne-d-Arc

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Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15 sur France 2

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15  sur France 2
… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta • 

 

 
Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».

Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.

Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?

La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.

Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017
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Emmanuelle Gaziello, candidate de la France Insoumise dans la 1° circonscription des Alpes de Haute Provence.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Emmanuelle Gaziello, soutien de Jean-Luc Mélenchon, revient sur les excellents scores du candidat de la France Insoumise dans les Alpes du Sud. Mais aussi sur le choix entre Macron et le Pen pour le second tour.
 
 
 
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MACRON déclare la GUERRE aux RETRAITÉS

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Le grand banditisme, #Les retraites

Publié par El Diablo

MACRON déclare la GUERRE aux RETRAITÉS

Si le nouveau Président ne veut pas laisser sur le bord de la route les 17 millions de retraités, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir.

Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Souvenez-vous, voici cinq ans, son élection à peine acquise, et alors qu’Emmanuel Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, le Président Hollande s’en était immédiatement pris aux retraités avec un rapport lourdement à charge, partiellement erroné et particulièrement injuste de la Cour des comptes (comme par hasard !), suivi immédiatement après de la création d’une taxe dépendance de 0,30% sur les pensions, laquelle fut d’ailleurs immédiatement détournée de son objet.

En réalité, ce nouvel impôt qui ciblait uniquement les retraités ne faisait que marquer pour ces derniers le début d’un éprouvant chemin de croix fiscal, qui allait s’accentuer tout au long du quinquennat.

Force est de reconnaître que le programme du nouveau Président ne démarre guère sous de meilleurs auspices, puisque d’entrée de jeu et selon ses propres chiffres, 60% des retraités – soit quand même quelque 10 millions de Français – vont prendre de plein fouet et sans compensation aucune l’augmentation de 1,70% de la CSG, alors que toutes les autres catégories sociales, tous les actifs notamment, se voient offrir en compensation une diminution de 3,10% de leurs cotisations sociales.

Déclassement des retraités

Manifestement, le déclassement résultant des retraités est patent puisque (en simplifiant les calculs, notamment parce qu’on ne sait pas encore si ce supplément de CSG sera ou non déductible) pour un même revenu annuel de référence de € 60 000 le retraité va acquitter € 1 020 (=60 000*1,70%) supplémentaires d’impôt, là où un actif gagnant le même revenu va économiser € 840 (= 60 000*1,40%) de charges sociales et fiscales.

L’écart de 3,10% entre les deux, soit € 1 860 (= 1 020+840), en même temps qu’il creuse injustement un déclassement sensible du retraité, alourdira dans la majorité des cas de 5 à 10% le montant des prélèvements directs obligatoires auxquels il se trouve soumis.

En clair, il n’échappera pas aux retraités qu’ils sont invités à financer sans broncher les cadeaux électoraux généreusement faits aux actifs sur leur dos ! Pire, issue de la volonté du prince, cette discrimination-transfert n’a donné lieu de sa part à aucune justification, ni à la moindre tentative d’explication, les quelques allusions avancées ici ou là se bornant à sous-entendre que de toute manière les retraités visés ont bien assez d’argent. Nul doute qu’ils apprécieront !

 

Une tendance inquiétante

C’est ainsi qu’en pratiquement 5 ans et sous deux présidences de Gauche successives, 10 millions de retraités se sont vus ou se verront spécifiquement imposer des impôts ou des suppléments d’impôts dont la charge nette ne pèse que sur eux : en 2012, 0,30% de contribution dépendance + en 2017, 1,70% pour la prochaine augmentation de CSG.

Évidemment pour eux le principe républicain d’égalité devant l’impôt vole en éclats et il n’est pas sûr du tout d’ailleurs que cette discrimination scélérate qui s’opère à la fois en fonction de l’âge et du statut social du contribuable passe les fourches caudines du Conseil constitutionnel.

Le cumul actuel de ces deux mesures – qui représente quand même 2% des pensions – signifie tout simplement pour ces retraités que là où au printemps 2012 leur pension leur permettait de couvrir 52 semaines de dépenses, fin 2017 elle n’en couvrira plus guère que 51 (52*0,98= 50,96), les retraités visés étant ainsi privés de ressources pour la dernière semaine de l’année – qui n’est normalement pourtant pas de jeûne, ni d’abstinence – entre Noël et le Jour de l’An.

Le faux argument de la taxe d’habitation

Quant à l’argument que lesdits retraités pourraient en contrepartie bénéficier eux aussi de l’exonération de la taxe d’habitation, il ne vaut guère, d’une part parce qu’il n’est pas exclu que certains retraités se retrouvent parmi les 20% les plus riches demeurant assujettis et aussi quant aux autres, parce qu’à l’inverse de l’augmentation de la CSG qui les frappe exclusivement, l’exonération annoncée qui ne leur serait nullement réservée ne pourrait évidemment pas tenir lieu de dommages-intérêts.

Mais me direz-vous, 2% on n’en meurt pas et la plupart des Français ont subi ces dernières années des majorations d’impôts de toute sorte et de toute origine (État ou collectivités territoriales) souvent bien supérieures.

Grave erreur, parce que comme les autres Français, les retraités ont bien entendu eux-aussi supporté ces hausses largement excessives, mais avec les 2% de prélèvements supplémentaires, la Gauche leur réserve un matraquage spécial qui amène tout naturellement à s’interroger sur les projets du pouvoir pour les années à venir.

Contre les pensions de retraites

En effet, on sait que pour des cercles de réflexion stratégique comme Terra Nova, ou même des organismes officiels comme France Stratégie (dont le directeur M. Pisani-Ferry n’était autre que le proche conseiller de Monsieur Macron lors de sa campagne électorale), les pensions de retraite absorbent indûment une part trop grande du PIB national (environ de 14 à 15% selon les sources, qui bien entendu ne se soucient jamais de rappeler en face le produit revalorisé des cotisations d’hier, bien qu’elles fondent pourtant les pensions d’aujourd’hui ! ) et qu’il importe de réduire cette part en faveur des jeunes au profit desquels, après avoir saccagé l’enseignement officiel (près de 15% d’une classe d’âge en échec scolaire + classement Pisa en chute libre !), on veut accroître entre autres l’assistanat préexistant.

Or – et nous reviendrons bientôt sur ce sujet important – c’est oublier que la plupart des retraités ont été et restent des parents avant d’être des retraités et que, dés qu’ils l’ont pu, ils n’ont pas attendu l’État pour aider financièrement et autrement leurs enfants, même si les statistiques officielles ont le plus grand mal à cerner l’importance de toutes ces aides souvent non déclarées et dont une bonne partie n’est pas monétaire.

Le temps et l’expérience

Mais le double avantage des retraités, savoir le temps et l’expérience, leur permet de réfléchir plus avant. Malgré qu’on leur ait garanti, – croix de bois, croix de fer-, le maintien intégral de leur pouvoir d’achat, avec l’engagement solennel que leurs pensions ne seront jamais réduites, ils ne peuvent donc s’empêcher d’observer et de déplorer que :

  •  cela fait plusieurs années que sous des prétextes divers – tous plus pertinents les uns que les autres – leurs pensions sont bloquées ou revalorisées de manière indigne au regard de la montée rapide des charges de toute nature qui les assaillent ;
  •  et notamment avec entre autres la croissance inconsidérée des impôts aussi bien d’État que locaux, les déremboursements médicaux ou pharmaceutiques de toute nature dont la liste ne cesse de s’allonger, l’alourdissement continu des coûts de journée des établissements d’accueil, l’indice des prix à la consommation entièrement sous le contrôle du Gouvernement ne peut plus être considéré comme représentatif des charges qui pèsent sur les retraités ;
  •  les derniers prélèvements ou majorations de prélèvements qui les ciblent spécifiquement et exclusivement sont non seulement contraires au principe d’égalité devant l’impôt, mais ils constituent aussi un germe préoccupant de division de la Nation en suscitant sournoisement une opposition larvée entre actifs et retraités, en déclassant ouvertement ces derniers et en creusant au risque du grief d’ingratitude le fossé entre les seniors et leurs descendants.

Vers l’euthanasie financière des retraités ?

Et si le nouveau Président, qui prétend rassembler les Français, ne veut pas laisser sur le bord de la route la majorité des 17 millions de retraités qui en font partie, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir.

Notamment, en cessant de les considérer abusivement comme une catégorie taillable et corvéable à merci à raison de leur docilité supposée et du poids des ans, en rappelant fermement aussi les engagements de la Nation envers ses aînés et en leur accordant enfin dans les institutions et les caisses de retraite les représentations officielles que la République, au mépris de toutes ses valeurs, leur dénie indignement depuis plus d’un demi-siècle.

Sur le web

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