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Le blog de Lucien PONS

11 NOVEMBRE: A BAS LA GUERRE !

17 Novembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire

 

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/11-novembre-bas-la-guerre/

 

11 NOVEMBRE: A BAS LA GUERRE !

Colombe de la Paix – Picasso

A l’heure où commencent les célébrations du centenaire de la guerre 14-18 et où une campagne visant à camoufler les causes de cette boucherie se met en place, les communistes français, dont une des matrices fut la lutte contre cette guerre impérialiste où, comme le disait Anatole France « on croit mourir pour la patrie; on meurt pour les industriels », ne manqueront pas d’intervenir dans ce qui doit devenir un débat démocratique. Il faudra en effet contrer le poison idéologique qui va se répandre dans le pays par les canaux des médias bourgeois, propriétés des grands groupes capitalistes qui sont les mêmes que ceux qui envoyèrent les Français à l’abattoir.

En ce 11 novembre 2013 nous saluons les millions de sacrifiés à l’autel du capital, les héros qui tentèrent de s’opposer à la guerre, de Jaurès aux mutins de 17, aux participants des Conférences de Zimmerwald en 1915 et de Kiental en 1916, où Lénine dénonça et la guerre impérialiste et la trahison, la faillite de la Deuxième Internationale.

Nous n’oublions pas les leçons de l’histoire! Faisons connaître la vérité et actualisons ces leçons à l’heure où de Sarkozy à Hollande, de l’UMP au PS, de Libye en Syrie et en Iran, le capitalisme et ses fondés de pouvoir de droite et de « gauche » de droite chaussent les bottes du bellicisme le plus brutal et le plus imbécile.

Oui, en ce 11 novembre nous disons: à bas la guerre ! A bas l’impérialisme !

LOGO PRCF+INIIl conviendra en outre de dénoncer le mensonge permanent de la fausse gauche qui prétend en permanence que « la nation conduit au nationalisme et que le nationalisme est la cause des guerres ». Si l’on reprend la phrase d’Anatole France citée ci-dessus, on s’aperçoit en effet que le nationalisme n’est qu’un masque de l’impérialisme. Selon les époques, le grand capital impérialiste évoque la « nation », les « droits de l’homme », voire… la « défense de la paix » pour mener ses guerres de prédation. C’est l’impérialisme, tantôt nationaliste comme en 1914, tantôt supranationaliste comme c’est plutôt le cas aujourd’hui sous l’égide de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’Union transatlantique, qui est la cause principale des guerres de notre époque où il prend même la forme de l’exterminisme en n’offrant plus à l’humanité que le choix du socialisme et de la barbarie.

maudite soit la guerreA l’époque de Lénine, la seule réponse au chauvinisme de la bourgeoisie impérialiste et au social-chauvinisme des dirigeants de la II ème Internationale fut le défaitisme révolutionnaire (« transformer la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire contre l’impérialisme »). Celui-ci est plus que jamais de saison dans nos pays où les forces de progrès doivent s’opposer au bellicisme aventuriste des Sarkozy et autre Hollande, fauteurs de guerres incessantes contre les pays arabes et africains. Mais à l’heure où la grande bourgeoisie actuelle proclame sa volonté de liquider l’Etat-nation au profit des euro-régions et de l’Europe supranationale, c’est aussi par patriotisme bien compris qu’il faut appeler à la défaite de « nos » impérialistes, ennemis principaux du peuple français dont nos grands capitalistes détruisent les institutions républicaines, les conquêtes sociales et démocratiques, et jusqu’à la langue et au territoire national historiquement constitué (« régions transfrontalières »). Pour ces gens, « l’ennemi principal est leur propre pays ». Pour nous communistes et progressistes véritables qui aimons la France et son peuple, « l’ennemi principal est dans notre propre pays » et c’est pour sauver à la fois notre peuple et les peuples qu’il écrase qu’il convient d’abattre « nos » propres maîtres qui font plus que jamais le choix de la défaisance française.

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http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/11/11/premiere-guerre-mondiale-le-centenaire-ii-49373.html        indepchercheurs@yahoo.fr

Première guerre mondiale : le centenaire (II)

Le 11 novembre 2013, un éditorial de Laurent Bodin dansL'Alsace intitulé « 11 Novembre : quelles leçons ? »regrette à juste titre que ce 11 novembre « sera surtout, pour nombre de Français, l’occasion de parcourir les allées des grandes surfaces ». En effet, outre la mémoire des très nombreuses victimes de cette boucherie programmée, le souvenir de la première guerre mondiale doit également nous faire réfléchir sur les causes, les conséquences et la signification d'un conflit armé par lequel les puissances impérialistes européennes ont elles-mêmes sabordé leur hégémonie mondiale au profit des Etats-Unis : pertes humaines, dégâts épouvantables, fuites de capitaux, montée du mouvement révolutionnaire et chute de l'empire tsariste... Quels milieux dirigeants, quels intérêts, quels lobbies, ont été à l'origine de cette politique de guerre suicidaire ? Pourquoi les populations concernées n'ont-elles pas été en mesure de s'opposer efficacement à cette stratégie autodestructrice ? Dans L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine décrira ainsi le « capitalisme pourrissant » auteur de la première guerre mondiale : « Monopoles, oligarchie, tendances à la domination au lieu des tendances à la liberté, exploitation d'un nombre toujours croissant de nations petites ou faibles par une poignée de nations extrêmement riches ou puissantes ». Il dénoncera également l'opportunisme de la plupart des dirigeants sociaux-démocrates dans les puissances de l'Europe occidentale. Des « socialistes » qui, dans la pratique, ont cautionné et soutenu la guerre. Tel ne fut pas le cas de Jean Jaurès, assassiné à Paris le 31 juillet 1914 comme rappelé dans notre article « Frédéric Mistral : bientôt le centenaire (I) ». En revanche, l'extrait du discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 reproduit dans « Première guerre mondiale : le centenaire (I) » met en évidence que déjà l'époque Ferry et les « gauches » se vantaient explicitement d'agir « pour les capitalistes », notamment en ce qui concerne l'exportation de capitaux dans le contexte de l'expansion coloniale. Les délocalisations financières et industrielles actuelles ne sont d'ailleurs que la suite de cette politique d'exportation de capitaux qui s'est installée dans la durée depuis les années 1880. Dans son discours du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés, qui mentionne l'Allemagne à plusieurs reprises, Jules Ferry évoque aussi l'importance de la conquête de zones stratégiques à l'échelle planétaire en vue d'une nouvelle guerre (l'extrait rappelé plus bas). C'est donc bien avec la politique de « grande expansion coloniale », instaurée en France par Léon Gambetta et Jules Ferry, qu'a été déclenché sciemment le processus conduisant à la première guerre mondiale, crise générale du capitalisme comprise. Une bien triste « revanche ».

 

L'exportation de capitaux évoquée et défendue par Jules Ferry dans son discours du 28 juillet 1885 a été à l'origine d'un processus permanent et qui se poursuit à ce jour : celui des délocalisations financières et industrielles dont des pays comme la France ont fait, et font toujours, lourdement les frais.

Précisément, la possibilité d'exporter des capitaux fut l'un des enjeux des rivalités entre puissances coloniales ensemble avec l'accès aux matières premières, la conquête de zones stratégiques, le contrôle de nouveau territoires...  

La mondialisation du capitalisme, conduisant à la ruine des pays jadis « riches » et dont nous faisons actuellement les frais, n'est que le stade ultime de l'impérialisme. Car, tout compte fait, l'impérialisme a survécu aux deux guerres mondiales et n'a cessé de se développer. Il génère à présent un nivellement par le bas des salaires et standards sociaux à l'échelle planétaire : tel est l'objectif des tant vantées « reformes de structure ».

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http://www.sitecommunistes.org/ch325profits14-18.htm

 

COMMUNISTES HEBDO

 

Semaine du 11 au 18 novembre2013

 

1914 - 1918

« On croit mourir pour la patrie,

on meurt pour des industriels »

Anatole Francee

 

1.400.000 jeunes français tués, des blessés par millions, des invalides, des « gueules cassées »… Tous les grands moyens d’information versent aujourd’hui des larmes hypocrites sur les « poilus » qui défendirent « la patrie en danger » au péril de leur vie. Pendant 4 ans,  tous les jeunes paysans et ouvriers furent envoyés au massacre.

Gouvernement et médias répétaient sans interruption qu’il s’agissait d’une « guerre défensive » contre l’Allemagne où les mêmes arguments étaient utilisés. Dans tous les pays d’Europe, les sections de l’Internationale Ouvrière qui regroupaient les partis socialistes d’alors se rangèrent derrière leur bourgeoisie au pouvoir. Jean Jaurès qui s’opposa de toutes ses forces à la guerre, sera assassiné le 31 juillet 1914. Dès lors « l’union sacrée » prônée par le Président Poincaré deviendra l’unique mot- d’ordre. En Allemagne le parti socialiste SPD, pilier décisif de la 2èmeinternationale, votera les crédits militaires et s’engagera aux côtés du kaiser Guillaume II. Karl Liebknecht, député de Berlin, votera seul contre les crédits militaires, il ira en prison. Rosa Luxembourg y passera une grande partie de la guerre.  Le déclenchement de cette 1ère guerre        mondiale a été favorisé par la propagande chauvine et, plus grave, par la trahison du mouvement socialiste et syndical. Des millions de prolétaires d’Europe se sont entretués au nom d’une guerre impérialiste bénéficiant uniquement à la bourgeoisie européenne.

Les profiteurs de guerre

Cette guerre aussi appelée « première guerre industrielle, a vu un développement extraordinaire des groupes capitalistes industriels et financiers dans chacun des pays belligérants, particulièrement en France, en Allemagne et en Grande Bretagne.

Tout ce beau monde s’était engraissé avec les fournitures de guerre, tandis qu’à l’arrière les salaires étaient réduits au minimum vital « pour assurer la victoire de la patrie » et bien sûr « pour ne pas compromettre la compétitivité des entreprises » (déjà !). Toutes les classes dominantes avaient eu intérêt à déclencher la guerre : les grands propriétaires fonciers, les marchands de canons, les banquiers et les spéculateurs avides.

En Allemagne le groupe sidérurgique Krupp a clôturé les années de guerre avec un bénéfice de quelque 40 millions de marks de l’époque, une somme énorme. Le journaliste allemand Guntter Walraff a relaté comment les soldats allemands se faisaient déchiqueter  par les grenades britanniques pourvues de mécanisme de mise à feu breveté par Krupp. Pour chaque grenade lancée sur les « armées de la patrie » Krupp empochait 60 marks.

Les travailleurs des pays en guerre s’entretuaient tandis que Krupp et le fabriquant britannique de mitrailleuses Vickers pouvaient compter sur une « collaboration fructueuse ».

En France, le groupe Schneider fournira une grande partie de l’armement et des munitions utilisés pendant 4 ans.

 

Automitrailleuse RENAULT 1915

Les groupes de constructions mécaniques comme Renault, les sociétés minières et bien d’autres vont s’étendre, s’enrichir comme jamais, car les causes de cette guerre sont avant tout et de loin économiques.

Cette guerre fut une époque bénie pour les maîtres de forges, chaque combattant « consommant » trois tonnes d’acier par an. En 1916 François de Wendel, qui se vantait d’être un grand patriote, demanda dans une lettre à l’Etat-major français que l’on évite de bombarder la zone de Briey en Lorraine, en territoire occupé par les allemands, pour épargner les usines sidérurgiques de la famille. Ces usines où se fabriquaient pourtant des obus pour l’armée allemande, ne furent pas bombardées.

Renault qui dispose de 500 ouvriers en septembre 14 à la production des moteurs d’avions, en fera travailler plus de 4.000 dans son usine de Billancourt en 1917. En 1914 on produit en France 100 mitrailleuses, on en fabrique 17.000 en 1918. Au Royaume –Uni on produit 5 millions d’obus en 1914, 67 millions en 1918.

La population civile est sollicitée, les emprunts serviront à financer « l’effort de guerre ».

La grande guerre est dans la continuité des conflits liés au développement du capitalisme dans le monde. Pour Lénine, c’est un conflit impérialiste pour le partage du monde, pour la redistribution des colonies, des zones d’influence du capital financier (Lénine : l’impérialisme, stade suprême du capitalisme – 1917).

21 ans après la fin de la première guerre mondiale, Hitler déclenchait  la 2ème  pour les mêmes raisons. Elle fut encore bien plus terrible.  On connait les millions de morts, les populations massacrées, les villes rasées…

Aujourd’hui, la guerre économique permanente que se livrent les groupes capitalistes multinationaux et leurs gouvernements, se traduit par des affrontements militaires. Ce qui se passe actuellement dans le monde accroît gravement le danger d’un conflit étendu à l’échelle de la planète.

Il est plus que jamais urgent de lutter partout pour imposer la paix dans le monde.

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