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Le blog de Lucien PONS

"A mon camarade Lucien Pons". Merci à Carole Radureau pour ce merveilleux texte.

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs.

 

A mon camarade Lucien Pons

Publié le 8 Juin 2013

Vous savez, la poésie c’est confortable.

Quand on arrive à la maîtriser en partie, ça nous offre un boulevard de possibilités.

Exprimer des sentiments sans pour autant les dévoiler, militer et soutenir, habiller les luttes de mots sortis de leur contexte afin d’adoucir les duretés de leur quotidien, faire passer des messages par la parole des animaux qui tels les fables de La Fontaine préviennent, jugent et condamnent en catimini. Tout ceci est somptueux et riche en potentiel.

Mais la réalité de la vie et des moments forts que nous vivons parfois ne peuvent pas toujours trouver leur place dans un poème.

C’est le cas aujourd’hui en ce qui concerne le message que j’aimerais faire passer à mon camarade Lucien Pons, vous savez, le président du comité pour une nouvelle résistance CNR à Nice, un comité que je soutiens.

Quand nos amis, nos camarades sont honteusement attaqués dans ce qu’ils ont de plus cher, comment ne pas être touchés aussi ?

Quand le militant de terrain porté par de forts idéaux, cherchant à faire avancer la pensée dans une direction bien opposée à ce que l’on nous bassine chaque jour dans les médias, est soupçonné de nourrir les idéaux qu’il dénonce, comment ne pas être choqués ?

Alors ma poésie je la range dans sa boîte, et je suis gênée pour dire mon propos car la politique je la suis de loin, je garde toujours mes distances même si je continue de travailler ma pensée pour comprendre les évènements du présent et du passé et me positionner sur tel ou tel évènement, et me voilà bloquée. Je n’ai pas du tout ce pouvoir de dire les choses en les expliquant de façon conformiste et politiquement correcte je l’avoue, pourtant, cela ne m’empêche pas d’avoir envie de m’exprimer. Et de le faire.

Comment te dire Lucien ce que tu sais déjà et que sur ce blog tu sais y trouver le soutien d’une femme simple, d’une amie, d’une communiste certes (personne n’est parfait) mais aussi tout simplement le soutien d’une fidèle admiratrice ?

Car ce que tu réalises sur ton terrain niçois en compagnie de tes camarades et de tous ceux qui te suivent car la dynamique honnête ça fédère les énergies, les idéaux portés avec conviction sont les plus beaux des étendards, ce travail qui est condamné à présent porte bien haut ses fruits. Ce travail militant dérange, les êtres qui portent les paroles autres dérangent, ceux qui dénoncent dérangent, ceux qui disent tout haut ce que les autres marmonnent tout bas dérangent, ceux qui ne connaissent pas la politique de l’autruche dérangent, ceux qui signent en bas des pages dérangent, ceux qui osent tout court dérangent.

Car le monde nous habitue à un univers de foireux et de bras cassés qui baissent leur culotte dès qu’un mot est énoncé tout haut. Un monde de pourris où l’on tire sur ceux qui font avancer les choses pour la masse, un monde qui marche à l’envers, qui ne sait plus où il va, ou qui le sait trop bien, un monde dans lequel les soutiens doivent se renforcer, les coudes se serrer et les amitiés fleurir d’un parfum d’espoir et des couleurs de l’humanité et de la solidarité.

Alors je dis : ça suffit, Ya basta ! des faux semblants et des tortillés du cul en rond.

Quand les camarades montent au créneau et qu’on les descend, on prend notre honneur en bandoulière, notre amitié à bout de bras et on serre bien fort son ami contre son cœur en lui disant : Merci !!

 

Carole Radureau qui reste polie

 

 

 

 

 

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