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Le blog de Lucien PONS

Amin Hoteit : Syrie : Le plan de rechange

22 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Journal de Syrie, 63  ;    06-09 au 21-09 C. De Broeder et M. Lemaire

 

 


Analyse
 I. Amin Hoteit : Syrie : Le plan de rechange
 
de l’agression impérialiste ! 

 

Global Research, septembre 12, 2012

Il est désormais de notoriété publique que l’Occident a profité du  mouvement syrien exigeant la réforme de sa gouvernance, pour élaborer un plan d’attaque visant à détruire la Syrie en tant qu’État souverain et bastion stratégique de première importance dressé face à ses projets hégémoniques ; un plan qui devait aboutir à détruire son unité et son armée avant de la disloquer pour mieux en disposer, sans avoir à précipiter ses forces otanesques dans les tranchées de la guerre.

 

À peine six mois après sa mise en exécution, ce plan s’est révélé être un échec ; ce qui, en toute logique, aurait dû geler l’offensive occidentale et ordonner à ses vassaux locaux et régionaux de réévaluer la situation avant d’adopter une nouvelle approche. C’était sans compter sur le désir de vengeance qui a manifestement succédé au sentiment de frustration, et sans compter sur la volonté d’empêcher la Syrie d’exploiter sa victoire face aux attaques répétées d’une coalition qui refuse d’admettre son échec, du moins en public, et qui a décidé de poursuivre son agression par tous les moyens dont elle dispose. D’où un « plan de rechange » différant du premier par ses objectifs, ses piliers et ses étapes :

 

1. S’agissant des objectifs ; il est clair que, malgré toutes les prises de position et déclarations des uns ou des autres de ses dirigeants, l’Occident, désormais persuadé de son incapacité à renverser le gouvernement national syrien, cherche  à l’éreinter en l’occupant  le plus longtemps possible à défendre son autorité dans un pays qui serait devenu incontrôlable et irréformable à la fois ! Il n’est donc pas question de laisser les réformes adoptées par le peuple, ou susceptibles d’adoption en Février prochain, suivre leur cours. Il faut plutôt travailler à persuader les Syriens, encore vulnérables aux mensonges, que les réformes seront illusoires et qu’ils feraient mieux de s’engager dans les rangs de l’opposition plutôt que d’adhérer au « mouvement réformiste »… quel que soit le prix qu’ils devront payer !

 

2. Quant aux étapes, il semble qu’elles reposent sur trois piliers:

 

2.1. Un pilier civil qui consiste à soutenir les opérations armées, crimes et assassinats en terre syrienne, pour empêcher le retour à la stabilité, mettre en panne tous les secteurs vitaux du pays, et ainsi persuader les citoyens que le pouvoir n’est plus en mesure de les restaurer malgré toutes les forces qu’il pourrait déployer. Tel est  le but recherché par la horde terroriste lâchée contre les civils, les militaires, les fonctionnaires, les bâtiments officiels… en zones infiltrées par les terroristes grâce au soutien des planificateurs, notamment entre Homs et Hama [*].

 

2.2. Un pilier économique qui consiste à renforcer le blocus impliquant des pays régionaux et européens… tous inféodés aux États-Unis ; représailles destinées, encore une fois, à prouver au citoyen syrien que le gouvernement actuel est incapable d’assurer les missions régaliennes de l’État et qu’il est vain d’espérer retrouver « la douceur de vivre de la Syrie d’avant » tant qu’il restera au pouvoir… fermement campé sur ses positions.

 

2.3. Un pilier politique et diplomatique qui consiste en une mobilisation internationale pour isoler la Syrie transformée en « État paria » dont les autorités ne seraient plus  reconnues comme légitimes ; ce qui obligerait ses responsables, désireux de desserrer l’étau, d’obéir aux diktats de l’Occident et de lui accorder les concessions exigées pour servir son projet atlanto-sioniste au Moyen-Orient et lui faciliter le traitement de ses  multiples dossiers régionaux en souffrance et qui ne peuvent plus attendre !

 

3. Les gouvernements occidentaux ont donc eu recours à ce « plan revanchard » en trois chapitres une fois qu’ils ont constaté que l’action militaire directe était impossible, que l’action armée terroriste destinée essentiellement à briser l’État était inefficace, que les résolutions du Conseil de sécurité n’abondaient pas dans leur sens… et que le gouvernement syrien ne tomberait pas ! Convaincus de ce dernier échec sans jamais l’avouer, ils ont concentré leurs efforts sur les médias, les pressions politiques et économiques pour finalement diriger leur vengeance contre le peuple syrien et ses institutions… Ce « plan de rechange » leur donnera-t-il satisfaction ? Une analyse objective des potentialités syriennes nous permet de constater que :

 

3.1. Les forces armées et les forces de sécurité témoignent toujours d’un mental, d’une efficacité et de capacités susceptibles de prolonger leur résistance à la violence des bandes de terroristes anarchistes et criminels, pour en limiter les effets dévastateurs en matière de sécurité et de conditions de vie des citoyens, à défaut de les neutraliser.

 

3.2. Les ressources, la situation géographique et les alliances de l’État syrien lui permettent de contenir, dans une large mesure, les pressions économiques de plus en plus drastiques.

 

3.3. Le soutien de nombreux pays ou de groupes internationaux refusant l’agression de la Syrie ainsi que la division de la dite « communauté internationale » sur sa souveraineté, son rôle et son devenir sont à même de faire échec aux tentatives de son isolement politique et diplomatique ; les récentes invitations aux dialogues et aux rencontres avec des responsables syriens ne sont que les signes avant-coureurs de l’échec de la théorie de l’isolement et du blocus.

 

4. À la lumière de ce qui précède nous disons que « le plan de rechange » des gouvernements occidentaux pêche par défaut et que la Syrie est capable de lui tenir tête, d’en atténuer les répercussions douloureuses et d’en raccourcir la durée moyennant :

 

4.1. La volonté de poursuivre les réformes en cours et dont le calendrier ne doit pas céder aux pressions d’où qu’elles viennent, car tout recul en ce domaine pourrait servir certains des objectifs des planificateurs revanchards. Sur ce plan, la Syrie pourrait bénéficier du soutien et de l’expérience de ses alliés qui ont prouvé leur respect de sa souveraineté et  de son indépendance.

 

4.2. La persévérance dans l’effort de ré-information des citoyens induits en erreur pour qu’ils puissent volontairement rejoindre la majorité populaire une fois qu’ils auront pris conscience de ce que les gouvernements occidentaux leur réservent comme obscurantisme, insécurité, souffrances, errances… Sur ce plan l’État ne peut que poursuivre ses réformes dans le cadre du dialogue national largement ouvert aux intérêts de tous sous le ciel de la patrie.

 

4.3. Le souci de mener à bien les opérations des forces armées et des forces de sécurité pour ramener l’ordre et la stabilité, sans tomber dans les pièges tendus par les bandes armées et sans excès pouvant servir leurs intérêts personnels et criminels, maintenant qu’elles sont dans une situation désespérée qui les poussent à causer un maximum de dégâts matériels, humains, et psychologiques dans tout le pays.

Dr Amin Hoteit 

‘Global Research,’

septembre 12, 2012


 

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé mercredi en recevant à Damas le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi que la syrie était visée par une guerre contre "l'axe de résistance" anti-israélien.
"La bataille qui se déroule actuellement ne vise pas seulement la Syrie mais tout l'axe de résistance" anti-israélien, a affirmé M. Assad, cité par l'agence officielle Sana.
Aux yeux des Syriens, "l'axe de résistance" comprend la Syrie, l'Iran et leurs alliés libanais du Hezbollah et palestiniens du Hamas et du Jihad islamique.
M. Assad a affirmé par ailleurs, après avoir été informé par M. Salehi de la réunion de lundi au Caire du "groupe de contact" régional sur la Syrie (Iran, Egypte, Turquie et Arabie saoudite), que son pays a montré "une ouverture à toutes ces initiatives, proposées pour trouver une solution à la crise" en Syrie.
"La clé de la réussite de ces initiatives dépend des intentions sincères pour aider la Syrie, ainsi que du respect de la souveraineté de ce pays et du refus des interventions étrangères", a poursuivi le président Assad.
Le ministre iranien, dont le pays est le principal allié régional de Damas, a de son côté évoqué "l'appui illimité" de Téhéran "aux efforts pris par le gouvernement syrien pour ramener la sécurité et la stabilité".
L'entretien entre les deux hommes a porté, selon Sana, sur "la consolidation de la coopération bilatérale, de manière à permettre aux peuples des deux pays de vaincre les difficultés engendrées par les sanctions iniques" occidentales imposées à la Syrie et à l'Iran.
Ces sanctions, ajoute la Sana, visent à "briser la volonté des deux pays au service des intérêts des pays occidentaux et d'Israël".

19/09/2012

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/778993/Assad_%3A_La_Syrie_est_visee_par_une_guerre_contre_%22laxe_de_resistance%22_anti-israelien.html



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