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Le blog de Lucien PONS

Dimanche 13 janvier 2013. La SNCF : l'affaire Kallas, article repris sur le blog de Jean Lévy.

13 Janvier 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 09:00
                                                                 
CANAILLE
LE ROUGE

 

Samedi 12 janvier 2013

 

 

Certainement que très rapidement la Fédération CGT des cheminots va réagir aux intentions de la commission de Bruxelles proposant ni plus ni moins que de dynamiter toute la SNCF dans les années immédiatement à venir.

 

Roger a commencer à explorer le sujet lien, bien évidement Canaille le Rouge ne manquera pas d'apporter son grain de sel.


Si La Canaille ne va pas anticiper sur les éléments de la réflexion collective que son syndicat va fournir, il n'est pas inintéressant d'informer les cheminots et tout ceux qui sont attachés au service public sur la personnalité de celui qui pilote avec acharnement cette opération.


Il se nomme Siim Kallas et ce n'est pas une affaire. Il est commissaire européen aux transports.


Rappelons d'abord que du point de vue de la souveraineté des états membres et pour la France de sa constitution dont son préambule, ces commissaires là ne disposent d'aucun mandat pouvant de près ou de loin légitimer leurs injonctions.


Ces gens sont désignés par le conseil de l'Europe (qui n'est pas le parlement de l'UE), fondé par le traité de Londres.


Lequel conseil regroupe les états représentés.


Les membres de la Commission sont choisis, selon le traité de Lisbonne, "en raison de leur compétence générale et de leur engagement européen. Ils sont choisis parmi des personnalités offrant toutes garanties d'indépendance".


Tout comme est désigné par le gouvernement un ambassadeur, un président d'un comité Théodule quelconque, le commissaire n'est donc qu'un commis, un VRP du conseil de l'Europe, sans plus.


Jetons un œil rapide sur les critères du ticket d'entrée dans l'UE qui lui permettra de désigner un commissaire. Critère principal, le pays et donc les commissaires qui en sont issus doivent disposer d'institutions qui soient démocratiques.


Battez tambours, sonnez trompettes, en conséquence de quoi celui qui pilote la volonté de bradage de la SNCF vient d'un pays qui a décidé de verser des pensions d'anciens combattants au ancien SS de la LVF du coin. Le même pays considérant dans ses institutions et proposant à l'UE de faire sienne l'idée que l'armée rouge est une armée d'invasion.


Ce qui a conduit le gouvernement actuel de la Russie qui n'est pas un repère de cryptocommunistes à protester en déclarant "Les manifestations appelées à glorifier les anciens SS et les collaborationnistes locaux ne sont rien d'autre qu'une tentative consciente d'imposer des tendances pronazies dans la société estonienne. C'est également un outrage non dissimulé à la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour sauver le monde de la peste brune". Il commentait ainsi le rassemblement de l'Union des combattants pour l'Estonie libre qui s'est déroulé le 14 juillet sur l'île de Saaremaa. Cette union regroupe d'anciens combattants de la 20e division estonienne de la Waffen SS et d'autres Estoniens qui ont fait la guerre aux côtés de l'Allemagne nazie.


Pour négocier les conditions de dépeçage ce brave commissaire va-t-il innover en demandant aux cheminots de s'en remettre à une commission d'armistice ?


Et notre Kallas là dedans ? 

 
L'homme est une figure en Estonie.


Résumé de sa biographie :

 

Son parcours réussirait à faire exploser un caméléon d'une crise d'hyper chromatose :

Siim Kallas est un homme politique estonien né le 2 octobre 1948 à Tallinn (Estonie).

il fut membre du PCUS Sous l'ère Brejnev, jeune loup au dents longues, il est au ministère des finances de la République socialiste soviétique d'Estonie de 1975 à 1979, puis directeur de la Caisse d'Épargne de 1979 à 1986. Il fut même à 41 ans membre du Soviet suprême de 1989 à 1991.

Là, il se reconvertit au libéralisme.

Avec son nouveau certificat de baptême, après l'effondrement de l'URSS,  il occupe les fonctions de Premier ministre, de ministre des Finances, de ministre des Affaires étrangères et de président de la Banque centrale

De 1991 à 1995, il est le président de la Banque centrale d’Estonie où il a été l’un des principaux architectes de la réforme monétaire estonienne.

En 1992, avec lui l’Estonie adopte sa propre monnaie nationale (kroon ou couronne estonienne) qu’elle a rattachée au mark allemand (retour sur le glorieux passé collabo de la grande bourgeoisie estonienne)  


Voici ce qu'en dise les commusistes estoniens:

 

À la suite de l'entrée de l'Estonie dans l'U.E. et dans l'OTAN, l'économie du pays a été saisie d'un choc.

La première chose qu'ait ressentie la population, c'est l'augmentation brutale des prix des marchandises de première nécessité, de l'essence, des transports publics. l'OTAN a exigé de l'argent pour financer ses projets. Malgré la crise, malgré le déficit budgétaire, le gouvernement a trouvé cet argent dans la poche des contribuables. On cherche à présent fébrilement de l’argent dans la république pour payer les amendes à l'U.E. pour les réserves excédentaires de sucre.

Les droits des minorités nationales sont violés en Estonie et en Lettonie. Le néo-nazisme florissant n'y est pas condamné par les autorités. (Et ce Kallas est une de ces principales autorités).

"Le prestige des commissaires européens est très bas chez nous, tandis que notre attitude envers le commissaire européen de l'Estonie Siim Kallas est carrément tout à fait négative. Comme suite à son activité passée, lorsqu'il était Président de la Banque d'Estonie, 10 millions de dollars ont disparu sans laisser de traces, tandis que le tribunal estonien a pris une décision sans précédent en classant l'affaire au motif que l’État ne cherche ni ne réclame ces 10 millions de dollars?!"


L'homme parviendrait presque à nous faire prendre Christine Lagarde pour une groupie de Rosa Luxembourg :  Il plaide pour une « réduction radicale des impôts sur les entreprises » et estime qu'entre pays européens « la concurrence en matière de fiscalité est nécessaire.


Tant il est bon de savoir qui on a en face de soit, voila qui est l'homme qui pilote l'opération d'explosion de la SNCF.


Maintenant la question est de savoir si le gouvernement va obéir à ses injonctions.


On sait que telle la lampe d'Aladin les socialistes dès qu'on leur caresse le ventre sortent par le bec de la lanterne pour aller obéir au maitre. Kallas tient la lampe.


La question est de savoir comment faire de la lanterne une cale à marmite et que sa fusion nous débarrasse du commissaire et de son UE. 

 



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