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Le blog de Lucien PONS

Loi Fioraso, anglais, EELV...

8 Juin 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation .

Loi Fioraso, anglais, EELV...

Le 29 mai 2013, Europe 1 commente « Hollande en Aveyron pour oublier Dijon », alors que Les Echos évoque « Le retour du couple franco-allemand ». Au même moment, un article d’AgoraVox porte le titre « Un an plus loin, bilan écologique globalement négatif », se référant au bilan de la présidence de François Hollande. C’est dans ce contexte de défiance générale à l’égard de la politique de l’actuel gouvernement, que France 3 souligne « La loi Fioraso votée de justesse par l’Assemblée nationale », les députés d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV) ayant voté contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) adopté hier. Le Monde écrit « Les écologistes affichent leur mauvaise humeur », à propos non seulement du vote sur la loi Fioraso mais aussi notamment de la motion récente du Conseil général d’EELV réclamant un « changement de cap » du gouvernement. Cependant, l’opposition d’EELV au projet de loi sur l’ESR reste somme toute relative et sans doute liée à des questions plus prosaïques. Sur un point stratégique essentiel, à savoir l’article 2 régissant le statut des langues étrangères dans l’enseignement supérieur, EELV reste l’un des principaux soutiens de la politique défendue par Geneviève Fioraso. Au point que sa déclaration récente intitulée « Avis de Recherche : où est passée l’ambition d’un enseignement supérieur réellement démocratique et d’une recherche au service de la société ? » proclame haut et fort : « nous nous réjouissons de ce fameux article 2 sur la possibilité de dispenser des cours en anglais dans nos universités ». EELV soutient ainsi un point essentiel de l’actuelle stratégie de marginalisation de la langue française et de renonciation progressive à la souveraineté nationale au bénéfice de l’Union Européenne. Ce n’est pas étonnant, si on pense qu’il y a huit ans Les Verts avaient apporté leur soutien au projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE). Ou que souvent, au Parlement Européen, EELV adopte des positions peu conformes à ses déclarations à usage domestique, comme déjà mis en évidence dans notre article « Eva Joly : une politique nouvelle ? » à propos de la loi de Nicolas Sarkozy sur les retraites. Mais cette fois-ci, les courants proches du Parti Socialiste et d’EELV semblent avoir joué un rôle particulièrement négatif auprès du mouvement d’opposition à la loi Fioraso dans la recherche et les universités, conduisant ce mouvement à s’autocensurer systématiquement en ce qui concerne le statut de la langue française et l’usage de l’anglais dans l’enseignement supérieur à son détriment. Les conséquences de ce silence risquent d’être très graves, comme déjà analysé dans nos articles « ESR : l’indispensable retrait de la loi Fioraso » et « Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS... ». EELV persiste à cautionner la mondialisation du capitalisme, avec la promesse irréaliste de réformer ce système par la suite. Quant à l’attitude suicidaire des mouvements de l’ESR gardant le silence sur l’article 2 de la loi Fioraso et le statut de la langue française dans nos universités, elle est loin de nous promettre un avenir radieux.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/29/loi-fioraso-anglais-eelv.html ]
 

et pour rappel :


http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/270513/loi-fioraso-souverainete-nationale-langue-francaise-cnrs

Loi Fioraso, souveraineté nationale, langue française, CNRS...

Le 27 mai 2013, L'Express rapporte « La candidate PS éliminée au 1er tour de la législative partielle en Europe du Sud », se référant à l'élection législative partielle dans la huitième circonscription des Français de l'étranger. Le Conseil Constitutionnel avait annulé l'élection de deux députées du Parti Socialiste dans les circonscriptions des Français de l'étranger. Cette élection, comme celle en cours pour les Français d'Amérique du Nord, se caractérise par une montée de l'abstention. Doit-on s'en étonner ? Demain, l'Assemblée Nationale risque d'entériner en première lecture un projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche (ESR) dont on peut sérieusement craindre qu'il ne prépare un abandon progressif de la souveraineté nationale dans plusieurs domaines. Notamment, le statut de la langue française visé par l'article 2 du projet de loi ou, par l'article 43 bis, celui du secteur public de l'ESR, voire l'existence même des établissements publics de recherche comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Des mesures législatives aussi graves sont préparées par une procédure d'urgence, au moment où Pierre Moscovici réclame la mise en place de l'Europe politique dans un délai de deux ans. Nous avons abordé ces dangers sans précédent dans nos articles récents « ESR : le projet de loi Fioraso doit être retiré » (I) et (II), « Langue française et mondialisation » (I), (II), (III) et (IV) et « ESR : l'indispensable retrait de la loi Fioraso ». La mobilisation citoyenne est plus que jamais indispensable, quoi qu'en disent ceux qui volent au secours des auteurs d'une telle politique.

[la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/270513/loi-fioraso-souverainete-nationale-langue-francaise-cnrs ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/29/loi-fioraso-anglais-eelv.html

 

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