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Le blog de Lucien PONS

Poutine taxe « d'absurdité totale » les accusations occidentales d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien (Al Manar 31.8.2013)

2 Septembre 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

 Poutine taxe « d'absurdité totale » les accusations occidentales d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien (Al Manar  31.8.2013)

 

Poutine taxe « d’absurdité totale » les accusations occidentales d’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié samedi d’« absurdité totale » les accusations d’utilisation d’armes chimiques par la Syrie et a appelé les États-Unis à présenter les preuves qu’ils disent avoir d’une éventuelle implication du régime syrien.

31 août 2013

« Les forces syriennes sont à l’offensive et cernent l’opposition dans plusieurs régions. Dans ces conditions, fournir un atout à ceux qui appellent à une intervention armée serait une absurdité totale », a déclaré M. Poutine aux journalistes à Vladivostok (Extrême-Orient russe), en répondant à une question sur l’utilisation présumée d’armes chimique par le pouvoir syrien.

« Cela va à l’encontre de toute logique », a-t-il insisté.
« Je suis convaincu que ce n’est qu’une provocation de ceux qui veulent entraîner d’autres pays dans le conflit syrien et s’assurer le soutien des acteurs internationaux puissants, en premier lieu, celui des États-Unis », a indiqué M. Poutine.

Le président russe a appelé Washington à fournir les preuves qu’il dit détenir, en soulignant que « l’interception de conversations quelconques ne pouvait pas servir de base pour la prise de décisions fondamentales, notamment le recours à la force contre un État souverain ».

« Concernant la position de nos amis américains, qui affirment que les troupes gouvernementales (syriennes) ont utilisé (...) des armes chimiques et disent avoir des preuves, eh bien, qu’ils les montrent aux enquêteurs des Nations unies et au Conseil de sécurité », a dit M. Poutine.
« S’ils ne le font pas, cela veut dire qu’il n’y en a pas », a-t-il dit.

Il s’agit de la première réaction publique de M. Poutine au présumé rapport des services de renseignement américains accusant le pouvoir syrien d’avoir utilisé des armes chimiques lors d’une attaque dans les faubourgs de Damas, le 21 août.

Sans attendre la fin des conclusions de l’enquête onusienne, les États-Unis et la France se sont précipités pour accuser le pouvoir syrien et d’en appeler à une intervention militaire.
Le président américain Barack Obama prétend qu’il s’agirait d’une action « limitée ».

Interrogé sur le conseil qu’il aurait à lui donner, s’il le contactait par téléphone, non en tant que président américain mais en tant que Prix Nobel de la paix, M. Poutine a répondu : « On doit se souvenir des événements de ces dernières décennies, se rappeler combien de fois les États-Unis ont pris l’initiative de conflits armés dans différentes parties du monde. Est-ce que cela a résolu au moins un seul problème ? En Afghanistan, en Irak, il n’y a pas d’apaisement, pas de démocratie tant recherchée par nos partenaires, il n’y a même pas de paix civile la plus élémentaire ni équilibre ».

Le numéro un russe a par ailleurs loué la décision « inattendue » des députés britanniques qui ont voté contre une intervention militaire en Syrie, voulue par le gouvernement du Premier ministre David Cameron et par les États-Unis.

« Cela veut dire que même en Grande-Bretagne — bien qu’elle soit le principal allié géopolitique des États-Unis (...) — il y a des gens qui sont guidés par les intérêts nationaux, le bon sens et qui tiennent à leur souveraineté », a déclaré le président russe.
« Pour moi, c’était totalement inattendu (...). Tout le monde est habitué à ce que ces dernières années, la société occidentale accepte tout — sans discussions particulières — conformément aux souhaits et à la position du partenaire principal, les États-Unis », a-t-il dit.

Depuis deux ans et demi, les occidentaux ont tenté à deux reprises de faire voter une opération militaire contre la Syrie par le Conseil de sécurité. Mais aussi bien Moscou que Pékin leur ont opposé leur veto.

Al-Manar , 31 août 2013.

Source :
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php ?eid=127939&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

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