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Le blog de Lucien PONS

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La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE

Source : France 24, 04-05-2016

La Commission européenne a donné son feu vert mercredi pour exempter de visa, sous conditions, les Turcs voyageant dans l’espace Schengen. Cette disposition s’inscrit dans le cadre de l’accord entre l’UE et la Turquie sur la crise migratoire.

La Commission européenne a donné mercredi 4 mai son feu vert à une exemption de visa, sous conditions, pour les Turcs voyageant dans l’espace Schengen pour une courte durée. Cette disposition était l’une des conditionssine qua non qu’Ankara avait demandée pour que le pays continue d’appliquer l’accord migratoire signé le 18 mars avec l’Union européenne (UE). En contrepartie, Ankara s’est engagé à lutter contre l’afflux de réfugiés en Europe

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Ces derniers temps, la Turquie se montrait impatiente face à cette “promesse” européenne – et menacait de remettre en cause le pacte migratoire. “[Nous sommes] un pays qui tient sa parole, il faut bien entendu que l’Union européenne tienne aussi la sienne”, a averti mercredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu à Ankara.

Le vert définitif de l’UE à l’exemption de visa dépend également de 72 critères que la Turquie doit remplir – qui vont de garanties sur la sécurité des documents d’identité au respect des droits fondamentaux. Ankara a presque rempli la totalité de ces conditions : il ne lui en reste plus que cinq. Lundi soir, le gouvernement turc a approuvé la suppression des visas pour les ressortissants de l’ensemble des 28 États membres de l’UE, une mesure de réciprocité qui constituait l’une des principales exigences de l’Europe (les ressortissants de quelques pays d’Europe de l’Est devaient jusqu’à présent demander un visa pour se rendre en Turquie).

L’adoption du passeport biométrique est l’une des dernières conditions à satisfaire. Mevlüt Cavusoglu a indiqué mercredi sur la chaîne télévisée NTV que la modification de la législation en la matière serait prochainement effectuée.

En 2015, l’Europe a été ébranlée par un nombre sans précédent de 1,25 million de demandes d’asile, déposées principalement par des Syriens, Irakiens et Afghans fuyant la guerre et l’insécurité. Combiné à la fermeture de la route migratoire des Balkans, l’accord avec Ankara a fait baisser la pression sur l’UE, même si la situation reste inquiétante en Grèce, où sont bloqués des dizaines de milliers de réfugiés.

De nombreuses ONG et associations craignent que Bruxelles ne ferme les yeux sur les restrictions de libertés en Turquie. “Ce n’est pas en tournant le dos à la Turquie, que nous verrons des progrès en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, de la liberté de la presse et de l’État de droit”, s’est défendu le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, dans une interview au quotidien italien La Repubblica.

Source : France 24, 04-05-2016

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2 réponses à La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

  1. Pascalcs Le 08 mai 2016 à 04h02

    Aboutissement logique de l’à-plat-ventrisme de Merkel devant le maître chanteur Erdogan. Et cerise sur le gâteau, reniement total de Merkel face aux principes de liberté d’expression en autorisant sur ordre du Sultan, la poursuite pénale d’un humouriste allemand ayant osé railler Erdogan.
    Elle qui était en tête, bras dessus, bras dessous, avec Hollande et consors dans le cortège des Charlie.

    link to lefigaro.fr

    Pour sûr, les contres parties economiques pour les entreprises allemandes doivent être juteuses. Comme d’habitude. Le mercantilisme vaudra bien quelques entailles au protocole.

  2. DUGUESCLIN Le 08 mai 2016 à 06h22

    Les djihadistes soutenus par la Turquie, et les trafiquants de l’UCK du Kosovo vont pouvoir s’infiltrer tranquillement chez nous. C’est sans doute ça l’état d’urgence

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Les Ukrainiens bientôt exemptés de visa malgré le référendum néerlandais.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme

Source : Euractiv, Georgi Gotev, 22-04-2016

Traduit par: Marion Candau

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La Commission européenne a proposé d’exempter de visa les citoyens ukrainiens, malgré le rejet de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine par les Néerlandais.

Le référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine ne semble pas perturber les plan de Bruxelles.

Dimitris Avramopoulos, commissaire à la migration a déclaré le 20 avril que l’exécutif tiendrait sa promesse d’exemption de visa pour les séjours de courte durée dans l’UE pour les Ukrainiens détenteurs d’un passeport biométrique.

Une décision ayant pour objectif de faciliter le contact entre les peuples et de renforcer les liens économiques, sociaux et culturels entre l’UE et l’Ukraine.

Pourtant, les électeurs néerlandais avaient rejeté massivement le 6 avril l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE, lors d’un référendum consultatif.

« C’est le résultat des réformes difficiles et profondes entreprises par le gouvernement ukrainien dans le domaine de la justice et des affaires intérieures […]. Je suis très satisfait des progrès réalisés, c’est une avancée importante pour les citoyens ukrainiens, et j’espère que le Parlement européen et le Conseil adopteront notre proposition très bientôt », a déclaré Dimitris Avramopoulos.

Une fois que la proposition sera adoptée par le Parlement européen et le Conseil, les Ukrainiens détenteurs d’un passeport biométrique n’auront plus besoin de visa pour voyager durant de courtes périodes dans l’espace Schengen.

L’exemption de visa s’appliquera dans tous les États membres, sauf l’Irlande et le Royaume-Uni, et les quatre pays associés à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse). L’exemption de visa n’est valable que pour une période de 90 jours, renouvelable après un période de trois mois de carence. L’exemption ne donne pas le droit de travailler dans l’UE.

Les autres conditions d’entrée à l’espace Schengen continueront de s’appliquer, notamment la preuve de moyens financiers suffisants et le motif du voyage.

Exemption pour les Turcs

Dimitris Avramopoulos a profité de l’occasion pour annoncer que si les choses évoluaient dans le bon sens, la Commission proposerait une exemption de visa pour les citoyens turcs le 4 mai.

La crise des réfugiés met l’UE sous pression pour accélérer la libéralisation du régime des visas avec la Turquie. L’Ukraine a indirectement bénéficié de cette situation, puisque nombreux sont les eurodéputés et les États membres qui considèrent qu’il serait politiquement incorrect d’ouvrir les frontières aux Turcs et non aux Ukrainiens.

Au Conseil, où siègent les États membres, la proposition de la Commission sera dans les deux cas votée à la majorité qualifiée. Les dirigeants européens se sont engagés à délivrer une exemption de visa aux Turcs d’ici à juin.

Source : Euractiv, Georgi Gotev, 22-04-2016

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La lutte anti-corruption en Ukraine !!!!!

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250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Europe supranationale, #l'immigration, #L'Italie., #Grèce, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force

6 mai 2016

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

Après avoir constaté l'échec cuisant des quotas de réfugiés imposés à chaque pays européen, Bruxelles veut instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé et par jour. François Gemenne, expert en flux migratoires, analyse cette proposition.

 

RT France : Que pensez-vous de la proposition de la Commission européenne d’instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé ?

François Gemenne (F.G.) : C’est une proposition très dissuasive, le montant de l’amende est très élevé. Donc je pense que cela va être très dissuasif à la fois financièrement mais aussi symboliquement puisque cela veut dire qu’un pays, s’il refuse des migrants, serait prêt à payer des sommes assez colossales. C’est aussi triste au fond qu’il faille imposer cela par la force alors que cela devrait être une sorte de mesure de solidarité spontanée entre Etats membres. Je suis un peu triste qu’il faille hélas en arriver là.

RT France : Cette menace adressée aux pays récalcitrants a-t-elle des chances de se concrétiser et d’être votée ?

F.G. : Plusieurs pays ont déjà annoncé qu’ils s’y opposeraient. La Hongrie mène le front. Je pense que la mesure risque de passer assez mal aussi auprès de certains pays comme les Pays-Bas ou le Danemark. Donc il y a a encore beaucoup de chemin avant que la mesure ne soit votée. Pour le moment c’est juste une proposition, et il va falloir encore beaucoup travailler avant que la proposition ne soit votée.

La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux

RT France : Depuis le début des quotas imposés par l’UE, les pays d’Europe de l’Est ont refusé de s’y plier. On sait également que ces pays n’auraient pas les moyens de payer cette amende. Cette nouvelle mesure aura-t-elle une véritable utilité ?

F.G. : Non. C’est une façon d’imposer aux pays de prendre des réfugiés. La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux. Je crains beaucoup que ce soit au final les réfugiés qui pâtissent de cette absence de solidarité et de coopération en Europe. Cela devrait être une mesure de solidarité naturelle entre Etats membres.

La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller

RT France : Pensez-vous que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota de réfugiés ou qui payent une amende ?

F.G. : Je pense que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota, qu’elle va accepter cette proposition de la Commission européenne. Par contre la grande difficulté en France, c’est que les réfugiés pour le moment ne souhaitent pas venir en France, ils sont davantage attirés par l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Suède. La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller.

RT France : Cette mesure risque-t-elle de diviser davantage les pays de l’UE ?

F.G. : Oui je suis certain que la mesure va diviser davantage l’Europe. Il suffit de voir les premières réactions aux annonces. Malheureusement, imposer la solidarité par la force, par des amendes, ça risque de ne pas marcher je le crains. Alors qu’il faut pourtant parvenir à des mécanismes de relocalisation en Europe, il faut absolument que l’Europe développe une approche commune et une réponse commune à cette question de l’asile. Malheureusement l’imposer par la force ou par des amendes, ça risque de ne pas marcher. C’est toujours compliqué d’imposer la solidarité par la force.

Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise

RT France : On parle beaucoup du Brexit en ce moment, peut-on envisager que d’autres pays émettent le souhait de quitter l’Union européenne ?

F.G. : On pourrait l’imaginer mais ça serait quand même assez aberrant que pour une question qui est malgré tout une question symbolique, on parle ici de l’accueil de quelques milliers de personnes, on en arrive à ce niveau de déchirement dans l’Union européenne. C’est assez pathétique. Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise, on ne peut rien exclure.

Lire aussi : Crise migratoire : une carte montre comment l'Europe devient une forteresse anti-réfugiés

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'immigration, #Daesch, #Terrorisme

l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne Source: Reuters
Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien, estime le secrétaire général adjoint de Debout la France et secrétaire départemental des Vosges Laurent Jacobelli.

RT France : Vous avez réagi sur Twitter à la nouvelle proposition de la Commission européenne d’infliger aux pays membres de l’UE une amende de 250 000 euros par réfugié refusé. Pourquoi est-ce «une folie migratoire imposée par Bruxelles» ?

 

Dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants

Laurent Jacobelli (L.J.) : Bruxelles se mêle de la vie de nations souveraines et la dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants. Ils auront tout essayé : la contrainte morale, le chantage aux frontières et maintenant la menace financière. De quel droit des bureaucrates que personne n’a élus ont-ils décidé du nombre de migrants qui doit arriver en France ? Chaque pays doit être libre de choisir combien de personnes viennent sur son territoire, dans quelles conditions et selon quelles règles. Ce n’est pas ni à Bruxelles, ni - on peut le dire, en l’occurrence - à Berlin, de décider. Imaginez, 250 000 euros par personne, imaginez ce qu’on pourrait faire avec cette somme en France, par exemple pour aider les gens qui dorment dans la rue. L’ordre des priorités de Bruxelles est devenu fou. Il y a une inversion totale des valeurs. Il faut maintenant que les bureaucrates de Bruxelles laissent les pays décider librement de leur sort.

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien

RT France : Les pays de l'Europe de l’Est ont qualifié cette proposition de chantage. Peuvent-ils s’opposer à cette proposition et empêcher qu’elle soit votée ?

L.J. : Bien sûr que non puisque, comme à chaque fois, tout est décidé d’avance. Vous savez sûrement que l’Union européenne décide à quelques-uns, en général Monsieur Juncker, Madame Merkel, et qu’après ils imposent leurs vues. Les pays de l’Est auxquels vous faites référence n’ont évidemment pas les moyens de payer ces amendes. C’est donc une manière de leur mettre le fusil sur la tempe et de leurs dire «vous n’avez pas le choix, vous voulez protéger vos frontières mais nous à Bruxelles on ne le veut pas, et nous allons vous imposer des migrants». C’est une folie parce que, quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien. Quand il n’y a pas d’emploi, quand il n’y a pas les ressources économiques, quand il n’y a pas l’envie de la population de recevoir des migrants, c’est un contre-sens de croire que l’on peut forcer le pays à accueillir des migrants.

 

Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit

RT France : A quoi cette mesure peut aboutir ?

L.J. : Les dictateurs et les dictatures vont de loi en loi, de décision en décision, toujours plus loin, pour tester leur pouvoir et puis un jour le peuple se révolte. On l’a vu à peu près partout dans le monde. Il y a quelques jours, l’Union européenne nous obligeait à faire surveiller nos frontières par la Turquie. La Turquie dont la complicité, ou en tout cas la duplicité, vis-à-vis de Daesh est connue. La Turquie qui n’a pas les moyens de surveiller ses frontières. La Turquie qui ne respecte pas les droits de l’homme. Et c’est à la Turquie que nous avons livré le contrôle de nos frontières face aux flux migratoires.

 

L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques

On nous a annoncé qu’on allait échanger un migrant contre un migrant, c’est-à-dire qu’un clandestin qui arrivait avant sur le sol européen choisissait sa destination, en général l’Allemagne. Cela a énervé Madame Merkel. Donc aujourd’hui quand un migrant viendra par la Turquie, il sera imposé à un pays, la France, la Pologne, etc. Il n’y aura même plus le choix. Comme tout cela est passé comme une lettre à la poste, l’Union européenne va encore plus loin dans le cynisme, et je dirais même dans la volonté dictatoriale d’imposer ses vues. C’est l’histoire de l’amende de 250 000 euros par migrant. Mais il y a un jour où les peuples vont réagir. Nous, à Debout la France, nous avons lancé une pétition contre cet accord avec la Turquie. En deux semaines, plus de 50 000 personnes l’ont déjà signée pour dire «non, on ne veut pas que l’Union européenne choisisse pour nous, on ne veut pas de ce chantage fait aux migrants avec la Turquie». Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit, on le voit référendum après référendum... L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques.

 

La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable 

RT France : La crise des réfugiés ne fait que s’aggraver. Comment donc gérer cette crise si la Turquie n’est pas un partenaire fiable ?

L.J. : La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable. Mais l’Union européenne ne peut pas reconnaître son erreur fondatrice qui est qu’ôter le contrôle aux frontières des pays revient au chaos économique et au chaos migratoire. La seule solution aujourd’hui est que chaque pays rétablisse le contrôle aux frontières et décide de qui peut rentrer chez lui. C’est la seule solution. En France, quand quelqu’un vient sur le territoire français même clandestinement, il n’a pratiquement aucune chance d’être renvoyé chez lui. Donc il faut le contrôle aux frontières par les nations et le respect des lois par les nations. Il faut, dans un deuxième temps, à l’extérieur, faire une chasse implacable à Daesh. Comme l’a d’ailleurs fait la Russie. Mais il faut l’accompagner et détruire le mouvement Daesh. Il faut aider les pays à se développer chez eux, pas chez nous. Ce sont des solutions de bon sens, mais quand on voit les milliards qui sont déversés, six milliards à la Turquie - et cela ne prend d’ailleurs même pas en compte les dix milliards que l’Europe a donné pour l’adhésion de la Turquie - quand on regarde ces sommes colossales qui sont déversées, on se dit qu’elles seraient quand même mieux utilisées en aidant ces pays à se développer. On pourrait investir dans l’armée – on fait le contraire en France – pour exterminer Daesh. Tout est fait à l’envers en fait. On est faible à l’extérieur donc on laisse les migrants fuir de situations souvent terribles, et on est faible à l’intérieur de l’Union européenne puisqu’on laisse des bureaucrates de Bruxelles, qui vivent dans une bulle et qui n’ont pas du tout conscience des répercussions de ce chaos migratoire sur les populations, décider pour nous.

Il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés

RT France : Que faire avec les réfugiés qui sont déjà sur le territoire européen ?

L.J. : D’abord, il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés. Les médias, à longueur d’interviews et de reportages, nous font croire que tous les migrants fuient la guerre et la persécution. C’est faux. Selon les pays et les études, on remarque que c’est entre 10% et 20% des migrants qui arrivent sur le sol européen. D’abord pour les 80% qui reste, il faut les faire respecter la loi et leur demander de quitter le sol européen. Deuxièmement, il faut faire attention pour comprendre si ceux avec des papiers syriens sont vraiment syriens. L’Allemagne elle-même a reconnu qu’un tiers des Syriens qui sont arrivés sur son territoire n’étaient pas syriens.

 

Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié

Il faut voir qui est réellement réfugié et qui ne l’est pas. Tous ceux qui n’ont aucun droit au droit d’asile doivent être renvoyés chez eux, c’est la loi dans de nombreux pays et c’est la loi en France. Il ne faut pas créer de nouvelle loi, il suffit juste de respecter la loi. Quand on ne respecte pas la loi, être clandestin et entrer par effraction dans un pays c’est violer la loi, il faut appliquer la loi et renvoyer les gens chez eux. Pour les gens qui sont vraiment persécutés et qui ont le dispose du droit d’asile, il faut bien évidemment et dans la stricte limite du droit d’asile, les accueillir et leur permettre de s’intégrer dans la population. Mais paradoxalement, le chaos migratoire dans lequel nous sommes fait que ceux qui ont fui Daesh prennent souvent la même route que des infiltrés de Daesh et se retrouvent dans des pays eux aussi victimes. Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié. 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #La paix, #Palestine libre, #Europe supranationale

Israël se situe, géographiquement parlant, sur le continent asiatique, mais “l’État juif” auto-proclamé n’a de cesse d’affirmer son caractère “européen” chaque fois que l’occasion lui en est donnée. Ainsi, il a été admis à prendre part au “Concours Eurovision de la Chanson” depuis 1973, et la “Israeli Broadcasting Authority” (Autorité Israélienne de Radiodiffusion) est membre de la “European Broadcasting Union” (Union Européenne de Radio-Télévision) depuis 1957. Les clubs de football israélien ont commencé à disputer les compétitions européennes en 1991, et Israël est devenu membre de l'UEFAen 1994.

Mais, dans le domaine politique, ce qui est plus important encore et qui semble passer inaperçu aux yeux des médias, c’est le désir apparent de Tel Aviv de devenir un État européen à part entière.

En mars de cette année, une délégation du Likoud a visité Strasbourg à l’invitation du groupe des "European conservatives and Reformists" (ECR) du Parlement Européen. Selon le Jerusalem Post, la délégation a exposé les positions du Likoud devant 15 députés européens du groupe ECR et un accord a été passé qui lui permet de devenir un des “membres régionaux”, ce qui autorisera des représentants du Likoud à assister aux réunions du groupe ECR, et permettra au parti israélien d’influer sur ses prises de positions.

Dans un délai d’un an, le Likoud deviendra à part entière un “parti allié” du groupe des “European Conservatives and Reformists” du Parlement européen, ce qui devrait intensifier les relations entre l’Europe et le parti au pouvoir en Israël. Le groupe ECR a décidé que le Likoud peut dès à présent avoir le statut d’observateur en son sein, et qu’une délégation de membre du ECR sera reçue en Israël par le Likoud en octobre.

Eli Hazan, directeur général adjoint du Likoud chargé des relations internationales et publiques, a indiqué qu’il conduira les membres du Parlement Européen au mémorial de Yad Vashem, au “Menachem Begin Heritage Center”, le quartier général du Likoud, et dans des “communautés de Samarie”, c’est-à-dire des colonies juives en Cisjordanie occupée (en utilisant la terminologie géographique biblique adoptée par les sionistes).

“Ceci est un pas significatif, parce qu’alors que nous vivons une époque de boycotts d’Israël, le Likoud va être intégré dans un groupe qui exerce du pouvoir en Europe”, a dit Eli Hazan. “Quand des motions anti-israéliennes sont débattues au Parlement Européen, nous serons désormais en mesure d’envoyer à titre officiel des membres du Likoud pour défendre Israël devant les membres du Parlement”, a-t-il ajouté.

Eli Hazan dirigeait la délégation, dans laquelle se trouvaient des maires, des membres de conseils régionaux et des conseillers des dirigeants du Likoud. Aucun parlementaire israélien n’en faisait partie, car la coalition au pouvoir en Israël ne dispose que de 61 sièges sur 120 à la Knesset.

L’ECR a été fondée par des membres du Parti conservateur britannique et compte 75 députés appartenant à 17 pays, ce qui en fait le troisième plus important groupe au sein du Parlement européen. Il est officiellement allié au parti "islamiste" AKP (au pouvoir en Turquie), au Parti Républicain (USA), et à des partis conservateurs et pro-OTAN en Australie, au Canada, au Maroc et en Nouvelle-Zélande.

La réunion entre l’ECR et le Likoud a fait suite à une rencontre entre Eli Hazan et des dirigeants de l’ECR à Londres, ce qui n’est probablement pas une coïncidence. En effet, un reportage télévisé de 2009, “Dispatches: Inside Britain’s Israel Lobby”, avait mis en évidence que 80% des dirigeants du parti de David Cameron sont membres des “Conservative Friends of Israel”. “Le lobby pro-israélien dans ce pays est le plus puissant des lobbies. Il n’y a rien qui puisse les atteindre”, déclarait un homme politique britannique dans ce reportage.

Avant les élections de l’année dernière, le quotidien Haaretz avait publié un article sous le titre “David Cameron est-il le Premier ministre le plus pro-israélien de tous les temps?". Et le journal israélien faisait observer que “Le Royaume Uni n’est peut-être plus un acteur de premier plan sur la scène internationale, mais le premier ministre a toujours été en mesure de travailler discrètement en faveur de l’État juif”.

Durant une visite en Israël l’année dernière, Came­ron avait prononcé un discours devant la Knesset, au cours duquel il avait évoqué son arrière-arrière-grand-père, un banquier juif qui avait émigré d’Allemagne. Ce lien familial lui donne, avait-il assuré, “un certain sens de connexion” avec le peuple israélien, dont il avait salué “le parcours extraordinaire” et l’histoire parsemée de persécutions.

Dans son allocution, David Cameron avait juré de se tenir “épaule contre épaule” avec ce qu’il avait décrit comme “un État vulnérable” pour faire face au terrorisme, en dépit du fait qu’Israël est la puissance militairement dominante dans la région, qui est la seule qui détient l'arme nucléaire. “Nous sommes avec vous”, avait dit en hébreu le Premier ministre britannique.

Mon ascendance juive est relativement limitée, mais je ressens juste un certain sens de connexion. Du lexique de mon grand, grand-père Emile Levita, un Juif qui a émigré d’Allemagne en Grande-Bretagne il y a 150 ans à l’histoire de mon ancêtre Elie Levita qui a écrit ce qui est considéré comme le premier roman jamais écrit en yiddish" , a-t-il ajouté.

Même si la généalogie juive du Premier Ministre britannique est “relativement limitée”, les services discrètement rendus par son parti à l’État sioniste peuvent avoir un impact non négligeable sur ses relations bilatérales avec l’Union Européenne.

Malgré cela, seul le Jerusalem Post a jusqu’ici jugé digne d’intérêt cet épisode des efforts du Likoud pour tisser des liens de plus en plus étroits avec l’Europe, ce qui laisse les coudées franches aux Israéliens pour poursuivre leurs efforts pour tenter de contrer la montée en puissance constante de la campagne BDS et la menace pourtant de plus en plus improbable d’un boycott par l’UE.

Article traduit et adapté par Luc Delval – publié le 29/4/16 par le site pourlapalestine.be

Version originale: Likud Becomes a Regional Member of the European Parliament (Counterpunch)

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À Saint-Victoret, la colère à forte dosimétrie des précaires du nucléaire.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #L'écologie., #Europe supranationale, #Energie, #Services publics, #La santé

À Saint-Victoret, la colère à forte dosimétrie des précaires du nucléaire

Élodie Crézé

29 avril 2016 


Pendant deux semaines, la trentaine d'agents de maintenance de l'entreprise Weir de Saint-Victoret, spécialisée dans la conception et la fabrication des soupapes de sécurité pour l'industrie nucléaire, était en grève. La maintenance de sept centrales françaises était à l'arrêt. Une sortie de crise se dessine à présent, alors que les salariés reprennent le travail.

 

 

 

À Saint-Victoret, la colère à forte dosimétrie des précaires du nucléaire.

Il a fallu deux semaines de grève aux « nomades du nucléaire » de Saint-Victoret pour enfin obtenir un début de sortie de crise. Ce terme peu connu désigne les agents de maintenance qui interviennent sur les soupapes de sécurité des 19 centrales françaises, et d’autres à l’étranger, notamment en Ukraine. Depuis le 18 avril, ils étaient en grève pour dénoncer leurs conditions de travail qu’ils jugent dégradées et ainsi tenter de faire plier Weir Power.

Ce spécialiste écossais de la conception et fabrication de soupapes est coté à la bourse de Londres mais le siège français est situé à Saint-Victoret. Ce midi, c’est finalement de Glasgow qu’est parvenue une solution de sortie d’un conflit inédit à Weir. Après un long blocage de la direction locale, la maison-mère a finalement accepté d’étudier une réorganisation du service.

Les 33 salariés français de Weir Power avaient pour principale revendication le manque d’effectif qu’ils estiment à une dizaine de personnes. Sans cesse sur les routes, « sautant de chantier en chantier », selon Alexandre Lucas, délégué CGT du personnel qui ajoute : « on peut difficilement rentrer chez nous le week-end pour voir nos familles. Parfois, on rentre seulement au bout de trois semaines. Ce n’est pas pour rien s’il y a tant de collègues qui divorcent ». D’autant que les salariés viennent des quatre coins de l’hexagone.

Cette mobilité géographique pesante s’ajoute à des conditions de travail déjà pénibles. Elles sont décrites dans un reportage d’Alain de Halleux,RAS nucléaire rien à signaler (2009): des astreintes la nuit, des kilomètres au compteur, des salaires modestes. Les grévistes de Weir souhaiteraient voir augmenter leurs indemnités de déplacement, de l’ordre de 100 euros par jour pour payer hôtel et repas. Quant au salaire de base, il démarre à 1600 euros net.

Sans cesse sous pression, les salariés voient régulièrement leurs congés sauter alors même que leur métier présente de vrais risques pour la santé. Cette dernière est surveillée de près, avec examens réguliers, « même si la médecine n’a pas assez de recul pour les évaluer précisément. Pas assez de morts, en d’autres termes », jette cyniquement Alexandre Lucas.

« LE CLIENT EDF N’EST PAS SATISFAIT »

Tous les 18 mois, les centrales stoppent leur réacteurs afin de les recharger en nouvelles barres d’uranium et d’effectuer une expertise. C’est le rôle des agents, qui reçoivent leurs ordres de mission pour des chantiers durant entre trois à huit semaines. « Mais comme nous sommes soumis à des radiations, notre dosimétrie [mesure de la dose de rayonnement radioactif -ndlr] est très contrôlée et nous avons un taux à ne pas dépasser », détaille Alexandre Lucas. Résultat, lorsque le taux maximum autorisé est atteint, les techniciens doivent respecter un délai avant de retourner sur le chantier. « Comme on manque de personnel, on ne respecte pas le planning imposé par le client EDF, ou alors on vient sur le chantier moins nombreux que prévu et le client n’est pas satisfait ».

À Saint-Victoret, la colère à forte dosimétrie des précaires du nucléaire.

La frustration du client rejaillit parfois avec violence sur les agents. Une altercation survenue peu de temps avant la grève entre un agent et un responsable d’EDF a mis le feu aux poudres et déclenché le mouvement. Il y a quelques semaines, les agents ont envoyé un courrier à la médecine du travail et le CHSCT prépare un rapport. « Nous sommes très nombreux à prendre des médicaments pour dormir, des collègues présentent des problèmes psychosociaux », s’alarme le délégué du personnel qui ironise sur son crâne chauve, « qui n’est pas le fait de la radiation« , assure-t-il.

TROIS PAIRES DE GANTS

Depuis la tragédie de Fukushima, la sécurité a été renforcée. Les contraintes aussi :« On doit enfiler parfois jusqu’à trois chaussons, trois paires de gants, une combinaison, et monter en nage des escaliers, passer plusieurs portiques de sécurité », détaille Alexandre Lucas. Thierry, un autre salarié qui souhaite conserver l’anonymat, s’accroche parce qu’il a choisi ce métier, notamment « pour la technique, pour le matériel de précision ». « Pour la route aussi. Il faut aimer les départs », ajoute Patrick, un ancien qui, en plus de trente ans, est parti seulement trois fois en congés d’été. Les hommes ont intégré le risque, omniprésent et presque banalisé : « on peut être contaminés », lâche Thierry, mine de rien. « L’environnement est difficile, il y a la chaleur, le bruit, les radiations ».

Les problèmes d’organisation qui leur pèsent tant durent depuis 2013, avec un changement de direction et une réorganisation de la société. « Les dirigeants n’ont pas la culture sûreté », glissent plusieurs salariés qui estiment mieux connaître le métier et ses risques que leur employeur. « Les plannings sont de plus en plus courts, modifiés toutes les demi-journées ou presque, la pression du client s’accroît », reprend Thierry qui conserve l’espoir de voir les choses bouger. « C’est la dernière ligne droite, si ça ne marche pas là, je ne sais pas ce que l’on va faire », lâchait Patrick, tout de même inquiet à la veille des négociations.

Ce jeudi après-midi, alors que la grève est levée, les discussions se poursuivent pour savoir de quelle manière rattraper le fort retard accumulé sur les chantiers d’EDF. La maintenance de huit centrales a en effet été suspendue : Civaux, Cruas, Paluel, Graveline, Blayais, Bugey, Chinon et Doel en Belgique. « Nous allons laisser tomber un ou deux chantiers car nous ne pouvons pas tout rattraper », a expliqué ce jeudi Alexandre Lucas.

Un calendrier serait en cours d’élaboration pour lancer la réorganisation du service, « garantie par la direction de Glasgow ». Elle devrait être bouclée pour le 15 juin. Des promesses de nouvelles embauches sont à la clé, sans que le nombre concédé soit encore précisé. Contactée, la direction de Weir Saint-Victoret n’a pas souhaité faire de commentaires

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Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La justice, #Terrorisme, #Daesch

Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 MAI 2016 | PAR KARL LASKE

Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga où il se cachait après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l’attaque de l’HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d’armes slovaques utilisées par Amedy Coulibaly. Tandis que l’ancien militaire Claude Hermant informait de son côté la gendarmerie et les douanes.

 

« Tiens tant que j’y pense, est-ce que tu pourrais demander à Pierre, s’il peut, de regarder si je ne suis pas recherché en France stp ? » En juin 2015, via cet échange sur messagerie, Antoine Denevi, 27 ans, ancien hooligan, ex-responsable pour le Nord-Pas-de-Calais de l’organisation dissoute Troisième voie, cherchait à savoir s’il était à l’abri. Il s’était installé à Malaga, en Espagne, après avoir dénoncé à la police les activités d’un réseau de vente d’armes remilitarisées auquel il appartenait. Ce réseau avait, sans le savoir, armé Amedy Coulibaly fin 2014. « T’as des soucis ? » lui demande-t-on en réponse. « Bah normalement je suis passé entre les mailles du filet mais je préfère être sûr », répond-il.

Impacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © ReutersImpacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © Reuters

Après être resté près d’un an en Espagne, Antoine Denevi a été interpellé le 13 avril à Malaga par des policiers français et espagnols. Remis à la France, il a été mis en examen et incarcéré à Lille le 27 avril. Il a donc rejoint en prison l’ancien militaire français Claude Hermant, incarcéré en janvier 2015, deux semaines après l’attaque de l’HyperCacher de la Porte de Vincennes.

La mise en cause des deux hommes accable désormais les services de sécurité français. En effet, Claude Hermant a révélé, dès son arrestation, avoir été un informateur immatriculé de la Section de recherche (SR) de la gendarmerie et de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Et avoir ainsi infiltré certains réseaux criminels pour le compte de ces services en leur « injectant » des armes. Quant à Antoine Denevi, il a informé la police judiciaire lilloise lors de deux dépositions, les 24 juin et 30 juillet 2014, de l’importation et de la remilitarisation d’armes slovaques, obtenues par Claude Hermant auprès de la société slovaque AFG, et des contacts d’Hermant « avec des gendarmes et des policiers ». Cinq mois avant les attentats.

À la suite de la première déposition de l’ancien hooligan, des planques ont permis à la PJ, dès juillet 2014, de prendre en photo et d’identifier les acheteurs d’armes de ce réseau. Mais un quatrième service de sécurité – outre la gendarmerie, les douanes et la PJ –, la DCRI, était aussi au fait de l’activité du réseau. En mars 2014, la Direction zonale du renseignement intérieur (DZRI) a en effet indiqué à la PJ disposer d’informations faisant état de « l’implication » de Claude Hermant « dans la revente d’armes à feu sur la région Nord-Pas-de-Calais » à partir d’un local utilisé « pour la remise en service d’armes démilitarisées ».

Comme Mediapart l’a déjà souligné (ici et ), la justice ne s’est décidée à agir qu’après les attentats – et l’identification des armes utilisées par Coulibaly. Claude Hermant a été interpellé quinze jours après l’attaque de Charlie Hebdo et de l’HyperCacher, mais la justice antiterroriste a encore attendu onze mois pour faire officiellement le lien etinterroger le Lillois, en décembre 2015. 

Photo d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DRPhoto d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DR

Chef du groupuscule Troisième voie pour le Nord-Pas-de-Calais, Antoine Denevi rendait compte par mail de ses activités militantes à son chef, Serge Ayoub, jusqu’à la dissolution du mouvement, à la suite de la mort de Clément Méric, en 2013. Il avait rencontré Hermant, créateur et animateur de la Vlaams Huis (VH, la Maison flamande), lieu de rendez-vous de l’extrême droite identitaire lilloise, avant d’être brièvement employé par ce dernier dans une friterie.

En juin 2014, Denevi explique aux policiers qu’Hermant lui a promis qu’il pourrait être payé grâce aux ventes d’armes qu’il ferait. Il dénonce ses contacts avec le trafiquant belge Christian Halluent qui a fait l’acquisition chez AFG de 174 armes entre juillet 2013 et mai 2014 – parmi lesquelles l’un des fusils d’assaut qui sera utilisé par Amedy Coulibaly. Il livre aussi le nom d’un des plus importants clients du réseau, Samir L., qu’Hermant avait ciblé de même qu’Halluent, en accord avec les gendarmes. Il identifie aussi Samir sur une planche photo : « C’est quelqu’un de très prudent, il est calme, il a du sang-froid. Physiquement, il change souvent d’aspect, je ne lui connais pas de voiture », relate Denevi.

À la question : « Est-ce que Claude est protégé ? », Denevi répond qu’il sait « qu’il a des contacts avec des gendarmes, des policiers de la sûreté urbaine, des douaniers ».« Claude a l’habitude de filmer tous ses rendez-vous, et il conserve ces enregistrements à toutes fins utiles », assure-t-il. Un enregistrement audio d’une réunion avec le douanier Sébastien Lemaire a d’ailleurs été retrouvé.

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Mais depuis, Antoine Denevi est apparu lui-même comme un protagoniste du trafic, en contact avec Samir L. et Christian Halluent. Plusieurs armes remilitarisées, achetées à la firme slovaque AFG par un hooligan dont il est proche, Nicolas B., ont été découvertes lors d’une perquisition, puis lors d’une rixe. Placé en garde à vue, Nicolas B. a avoué qu’il avait commandé une quinzaine d’armes pour un tiers, et l’enquête fait apparaître ses échanges avec Denevi. L’ancien hooligan aurait aussi lui-même commandé des armes chez AFG sous la fausse identité de « Nicolas Sarkozette » (sic), sans émouvoir le moins du monde la firme slovaque.

Selon des correspondances par messagerie versées au dossier d’instruction lillois, l’ancien hooligan se vante d’avoir joué un mauvais tour à Claude Hermant : « C’est l’arroseur arrosé »« on a appliqué ses règles », s’amuse Denevi, qui s’inquiète des représailles. « Quand je remonte, je passe même pas par Lille, vu ce que tout le monde doit penser de moi, confie-t-il. J’ai jamais osé reprendre contact avec personne… On doit penser que je suis une salope… » Mais Claude Hermant « ne bougera pas » avant le procès, tente de le rassurer un ami, « trop risqué pour lui ».

« Puis, faut pas croire, il est seul, approuve Denevi. Y’a pas d’armée avec lui. » « Non, c’est sûr, opine son ami. Après, t’as pas besoin d’une armée pour bouger. Mais bon, […] à part peut-être des extérieurs que je ne connais pas, y’a rien de sérieux. » « C’est clair, mais en cas de soucis, je pense qu’on est aussi capable d’avoir du lourd », certifie Antoine Denevi. L’ancien hooligan assure aussi que l’affaire aura « servi de leçon à tout le monde »« Je ne le referais pas, perso », lâche-t-il dans une sorte d’aveu.

Les armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DRLes armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DR

Le récit de Claude Hermant devant les policiers, le 22 janvier 2015, montre qu’il s’est douté très vite que les armes qu’il avait livrées avaient pu servir aux attentats. « Les dernières actualités que l’on a pu voir sur nos télés, ces événements horribles, je parle bien des attentats de Paris, ont fait tilt dans ma tête, déclare-t-il. En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, et notamment le type d’armes cité, j’ai pris conscience que ces armes avaient pu être des armes que j’ai été amené à fournir à Samir. »

Hermant relate avoir rencontré Samir dix mois plus tôt, à l’occasion« d’opérations d’infiltration pour le compte de la gendarmerie »« Il a établi des commandes, j’ai fait une première transaction. La première chose que j’ai faite, c’est prendre la plaque d’immatriculation de son véhicule. » « Les gendarmes m’ont dit qu’ils prenaient en compte l’information et qu’ils allaient travailler dessus », poursuit-il. « Je lui ai fourni entre 40 ou 45 pièces. Je ne peux vous dire précisément quelle quantité pour chaque type d’armes. […] Pour moi, Samir est encore en possession de VZ 61 [pistolet mitrailleur Scorpio – ndlr] car il m’a demandé récemment 50 cartouches de 7,65. » « Je tiens à vous dire que lorsque je lui ai demandé pour les faits de Paris, s’il était impliqué, il m’a dit qu’après cette dernière commande il allait se mettre au vert », révèle-t-il.

Malgré cette mise en cause très directe, la PJ attendra encore trois mois avant de placer Samir L. en garde à vue. Connu des services de police, l’acheteur présumé nie les faits, avant que des photos d’armes soient retrouvées dans la mémoire du téléphone portable d’un de ses amis. Les juges lillois le mettent en examen le 30 avril 2015. Le même jour que le douanier mis en cause.

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Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #Palestine libre, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine

 

Le Likoud a fait son entrée au “Parlement” Européen

Par Maidhc Ó'Cathail

Mondialisation.ca, 04 mai 2016

counterpunch.org 27 avril 2016

 

Analyses: LA PALESTINE   

 

vote-likud

Israël se situe, géographiquement parlant, sur le continent asiatique, mais “l’État juif”auto-proclamé n’a de cesse d’affirmer son caractère “européen” chaque fois que l’occasion lui en est donnée. Ainsi, il a été admis à prendre part au “Concours Eurovision de la Chanson” depuis 1973, et la “Israeli Broadcasting Authority” (Autorité Israélienne de Radiodiffusion) est membre de la “European Broadcasting Union” (Union Européenne de Radio-Télévision) depuis 1957. Les clubs de football israélien ont commencé à disputer les compétitions européennes en 1991, et Israël est devenu membre de l’UEFA en 1994.

Mais, dans le domaine politique, ce qui est plus important encore et qui semble passer inaperçu aux yeux des médias, c’est le désir apparent de Tel Aviv de devenir un État européen à part entière.

En mars de cette année, une délégation du Likoud a visité Strasbourg à l’invitation du groupe des “European conservatives and Reformists” (ECR) du Parlement Européen. Selon le Jerusalem Post, la délégation a exposé les positions du Likoud devant 15 députés européens du groupe ECR et un accord a été passé qui lui permet de devenir un des “membres régionaux”, ce qui autorisera des représentants du Likoud à assister aux réunions du groupe ECR, et permettra au parti israélien d’influer sur ses prises de positions.

Dans un délai d’un an, le Likoud deviendra à part entière un “parti allié” du groupe des “European Conservatives and Reformists” du Parlement Européen, ce qui devrait intensifier les relations entre l’Europe et le parti au pouvoir en Israël. Le groupe ECR a décidé que le Likoud peut dès à présent avoir le statut d’observateur en son sein, et qu’une délégation de membre du ECR sera reçue en Israël par le Likoud en octobre.

Eli Hazan, directeur général adjoint du Likoud chargé des relations internationales et publiques, a indiqué qu’il conduira les membres du Parlement Européen au mémorial de Yad Vashem, au “Menachem Begin Heritage Center”, le quartier général du Likoud, et dans des “communautés de Samarie”, c’est-à-dire des colonies juives en Cisjordanie occupée (en utilisant la terminologie géographique biblique adoptée par les sionistes).

Ceci est un pas significatif, parce qu’alors que nous vivons une époque de boycotts d’Israël, le Likoud va être intégré dans un groupe qui exerce du pouvoir en Europe”, a dit Eli Hazan. “Quand des motions anti-israéliennes sont débattues au Parlement Européen, nous serons désormais en mesure d’envoyer à titre officiel des membres du Likoud pour défendre Israël devant les membres du Parlement”, a-t-il ajouté.

Eli Hazan dirigeait la délégation, dans laquelle se trouvaient des maires, des membres de conseils régionaux et des conseillers des dirigeants du Likoud. Aucun parlementaire israélien n’en faisait partie, car la coalition au pouvoir en Israël ne dispose que de 61 sièges sur 120 à la Knesset.

L’ECR a été fondée par des membres du Parti conservateur britannique et compte 75 députés appartenant à 17 pays, ce qui en fait le troisième plus important groupe au sein du Parlement Européen. Il est officiellement allié au parti AKP (au pouvoir en Turquie), au Parti Républicain (USA), et à des partis en Australie, au Canada, au Maroc et en Nouvelle Zélande.

La réunion entre l’ECR et le Likoud a fait suite à une rencontre entre Eli Hazan et des dirigeants de l’ECR à Londres, ce qui n’est probablement pas une coïncidence. En effet, un reportage télévisé de 2009, “Dispatches: Inside Britain’s Israel Lobby”, avait mis en évidence que 80% des dirigeants du parti de David Cameron sont membres des “Conservative Friends of Israel”. “Le lobby pro-israélien dans ce pays est le plus puissant des lobbies. Il n’y a rien qui puisse les atteindre”, déclarait un homme politique britannique dans ce reportage.

Avant les élections de l’année dernière, le quotidien Haaretz avait publié un article sous le titre “David Cameron est-il le Premier ministre le plus pro-israélien de tous les temps?”. Et le journal israélien faisait observer que “Le Royaume Uni n’est peut-être plus un acteur de premier plan sur la scène internationale, mais le premier ministre a toujours été en mesure de travailler discrètement en faveur de l’État juif”.

Durant une visite en Israël l’année dernière, Came­ron avait prononcé un discours devant la Knesset, au cours duquel il avait évoqué son arrière-arrière-grand-père, un banquier juif qui avait émigré d’Allemagne. Ce lien familial lui donne, avait-il assuré, “un certain sens de connexion” avec le peuple israélien, dont il avait salué “le parcours extraordinaire” et l’histoire parsemée de persécutions.

Dans son allocution, David Cameron avait juré de se tenir “épaule contre épaule” avec ce qu’il avait décrit comme “un État vulnérable” pour faire face au terrorisme, en dépit du fait qu’Israël est la puissance militairement dominante dans la région, qui est la seule qui détient l’arme nucléaire. “Nous sommes avec vous”, avait dit en hébreu le Premier ministre britannique.

Mon ascendance juive est relativement limitée, mais je ressens juste un certain sens de connexion. Du lexique de mon grand, grand-père Emile Levita, un Juif qui a émigré d’Allemagne en Grande-Bretagne il y a 150 ans à l’histoire de mon ancêtre Elie Levita qui a écrit ce qui est considéré comme le premier roman jamais écrit en yiddish” , a-t-il ajouté.

Même si la généalogie juive du Premier Ministre britannique est “relativement limitée”, les services discrètement rendus par son parti à l’État sioniste peuvent avoir un impact non négligeable sur ses relations bilatérales avec l’Union Européenne.

Malgré cela, seul le Jerusalem Post a jusqu’ici jugé digne d’intérêt cet épisode des efforts du Likoud pour tisser des liens de plus en plus étroits avec l’Europe, ce qui laisse les coudées franches aux Israéliens pour poursuivre leurs efforts pour tenter de contrer la montée en puissance constante de la campagne BDS et la menace pourtant de plus en plus improbable d’un boycott par l’UE.

 Maidhc Ó’Cathail

Version originale: Likud Becomes a Regional Member of the European Parliament(Counterpunch)

Article traduit et adapté par Luc Delval – publié le 29/4/16 par le site pourlapalestine.be

La source originale de cet article est counterpunch.org

Copyright © Maidhc Ó'Cathailcounterpunch.org, 2016

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http://www.aurdip.fr/le-nombre-des-enfants-palestiniens-1872.html

Le nombre des enfants palestiniens dans les prisons israéliennes monte en flèche

29 avril |Charlotte Silver pour The Electronic Intifada |Traduction JPP pour l’AURDIP |Rapports

en English

 

Israël s’est enfoncé un peu plus dans l’ignoble cette année : il a arrêté et emprisonné sa plus jeune détenue, Dima al-Wawi, âgée de 12 ans, la condamnant à près de cinq mois de prison.

Dima a été arrêtée en février parce qu’elle se serait approchée avec un couteau de la colonie de Karmei Tzur, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Toutes les colonies d’Israël sont illégales en vertu du droit international.

Elle a déclaré qu’elle avait eu l’intention de poignarder un garde de la sécurité, mais l’incident n’a donné lieu à aucune blessure.

Israël a libéré Dima dimanche, après qu’elle eut purgé la moitié de sa peine, sa famille ayant fait appel avec succès contre sa mise en détention sur la base que la loi israélienne interdit l’incarcération des enfants de moins de 14 ans.

Mais cette année, Israël a aussi atteint de nouveaux sommets, en incarcérant un bien plus grand nombre d’enfants palestiniens de 12 à 15 ans, rendant l’emprisonnement de Dima inquiétant non pas tant par sa nouveauté que par son extrême banalité.

Fin décembre 2015, 116 enfants palestiniens de 12 à 15 ans étaient détenus en détention militaire israélienne, onze fois plus que l’année précédente.

Au total, ce sont 440 enfants âgés de moins de 18 ans qui sont actuellement retenus en détention militaire, c’est le nombre le plus élevé depuis que l’armée israélienne a commencé à publier ses statistiques en 2008, et c’est près de deux fois et demi le nombre d’emprisonnés d’il y a un an.

Selon Defense for Children Internatinal – Palestine (DCI-P, Défense internationale des enfants – section Palestine), aucun autre pays au monde ne poursuit systématiquement des centaines d’enfants devant les tribunaux militaires chaque année.

DCI-P documente minutieusement les tendances alarmantes dans l’incarcération israélienne des enfants dans un nouveau rapport, No Way to Treat Child (Ce n’est pas une façon de traiter un enfant), qui relate en détails l’ampleur avec laquelle Israël a avili les droits des enfants qui se trouvent sous son régime militaire.

Les chercheurs ont rassemblé 429 témoignages sous serment entre janvier 2012 et décembre 2015.

Le rapport révèle que dans 97 % des cas, aucun parent, aucun avocat, ne furent présents durant les interrogatoires et que dans 88 % des cas, les enfants ne furent même pas informés de la raison de leur arrestation.

Enchaînées

Après une sévère censure en 2013, pour son traitement des enfants palestiniens dans les tribunaux militaires, par le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance, l’UNICEF, et le Comité des Nations-Unies sur les droits de l’enfant, Israël a fait plusieurs tentatives pour se refaire une image sur la façon dont il traite les enfants palestiniens.

Israël a modifié ses ordonnances militaires pour l’interdiction d’arrêter les mineurs en pleine nuit, de bander les yeux des enfants et de les retenir avec des chaînes et des menottes.

Mais comme DCI-P le documente, ces pratiques sont toujours largement utilisées.

En outre, en novembre 2015, le parlement d’Israël, la Knesset, a amendé la loi sur la Jeunesse afin d’instaurer des peines minimales obligatoires pour les enfants suspectés d’être impliqués dans des jets de pierres, et pour augmenter les peines maximales pour les enfants qui jettent des pierres sur un véhicule en mouvement.

« En vertu du cadre juridique militaire », indique le rapport, « tout soldat ou policier est autorisé à arrêter les personnes, même des enfants, sans mandat, quand ils soupçonnent que la personne a commis un acte violant l’une des "infractions à la sécurité" dans la loi militaire israélienne. »

« La plupart des enfants sont arrêtés sur des soupçons, sans mandat d’arrêt. Il y a peu, voire aucun, contrôle indépendant sur ces arrestations », ajoute le rapport.

En attendant, selon DCI-P, Israël soutient qu’il n’est pas obligé d’étendre la législation internationale sur les droits de l’homme - qui inclut les protections énoncées dans la Convention relative aux droits de l’enfant - aux enfants palestiniens vivant en Cisjordanie occupée ; un argument qui a été rejeté par la Cour internationale de Justice et plusieurs organismes traitant des droits de l’homme aux Nations-Unies.

Le cas de Dima est emblématique des nombreuses violations documentées par DCI-P. Elle a été interrogée sans la présence de ses parents ou d’un avocat, et lors de ses séances au tribunal, elle avait les pieds enchaînés.

Elle a aussi été condamnée après qu’elle eut accepté un arrangement avec l’accusation, avec l’aveu d’une tentative d’homicide volontaire et de la possession illégale d’un couteau. Plus de 99 % des dossiers de DCI-P se terminent par la conclusion d’un arrangement.

À son retour de prison dimanche, Dima a dit que son seul répit durant son épreuve de deux mois et demi, fut d’avoir eu l’autorisation de jouer avec d’autres filles incarcérées.

Mais cela est révélateur d’une tendance inquiétante : bien que toujours minoritaire, le nombre des fillettes palestiniennes dans les prisons israéliennes atteint lui aussi de nouveaux sommets – elles sont douze à partir de février.

Des aveux sous la contrainte

« Alors que le nombre des arrestations d’enfants grandit en pleine escalade de la violence ces derniers mois, grandit aussi le nombre de cas où les normes internationales de protection de l’enfance sont violées », déclare Human Rights Watch, dans son dernier rapport sur la maltraitance des enfants palestiniens placés en détention.

Les rapports de DCI-P comme de Human Rights Watch démontrent que dans le système militaire israélien, le statut des Palestiniens en tant qu’enfants cède la place à leur statut de criminel présumé, justifiant ainsi le déni de toute une foule de protections qui devraient s’appliquer aux mineurs selon les normes internationales et même parfois, selon la législation israélienne.

La maltraitance systématique des enfants, depuis leur arrestation au beau milieu de la nuit en les arrachant à leurs parents, jusqu’à leur infliger des sévices physiques, a pour but d’obtenir des aveux sous la contrainte.

Bashir, 17 ans, qui fut convoqué pour interrogatoire, a dit à DCI-P, « (l’officier israélien qui m’interrogeait) m’a donné des coups de pieds deux fois dans les jambes, des coups de poing deux fois dans le ventre et trois fois sur la tête, et il criait, "tu ferais mieux d’avouer parce que je n’arrêterai pas de te battre, sauf si tu avoues" ».

DCI-P rapporte que 27,5 % des enfants ont subi une certaine forme de violence physique durant l’interrogatoire.

« La principale philosophie de l’interrogatoire est d’exercer autant de pression possible sur la personne interrogée et de maintenir sa résistance au niveau le plus bas possible », déclare Ayed Abu Eqtaish, directeur du programme de responsabilisation de DCI-P, dans Detaining Dreams (Détention des rêves), un nouveau court documentaire (ci-dessus), produit par l’organisation.

DCI-P écrit, « Les séances d’interrogatoire sont utilisées comme premier moyen pour recueillir des preuves contre les enfants ».

Le documentaire présente une interview de quatre adolescents qui furent arrêtés au printemps 2014, et sévèrement battus durant leur arrestation et les interrogatoires qui suivirent.

Abed, qui avait 14 ans à l’époque de son arrestation, se rappelle qu’il fut enchaîné à un mur, ses pieds touchant à peine le sol, pendant que les soldats lui portaient des coups sur le corps : « Il est arrivé un moment où tout ce que je ressentais était douleur ».

Un système de contrôle

DCI-P souligne que les changements « cosmétiques » à la législation militaire israélienne ne peuvent pas lutter comme il le faudrait contre la maltraitance des enfants dans le système judiciaire militaire, parce que « le système sert les intérêts de contrôle de l’occupation », plutôt que les intérêts de l’administration de la justice.

« La résistance de l’armée israélienne à mettre en œuvre un processus d’assignation pour les mineurs palestiniens ou d’autres changements pratiques pour s’opposer à la violence et aux sévices semble indiquer un conflit inhérent au sein du système judiciaire militaire entre la quête de justice et la légalisation du contrôle de la population palestinienne qui vit sous l’occupation militaire ».

 

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http://www.europalestine.com/spip.php?article11822

4 mai 2016

La « Brigade Juive », digne rejeton de la mafia franco-israélienne (photos)

A l’heure où commence à Paris le procès d’une bande d’escrocs franco-israéliens, dont le meneur est un ami intime de Netanyahou, on voit bien le lien avec les méthodes mafieuses, en France, des voyous de la dite « Brigade Juive », nouvel avatar de la « Ligue de Défense Juive », telles que le vol de données privées, N° de compte bancaire, avec la bénédiction du patron du CRIF Roger Cukierman.



Au Palais de Justice de Paris, on juge depuis lundi une douzaine d’accusés (dont la plupart sont absents, tranquillement réfugiés en Israël), responsables présumés d’une vaste opération de fraude à la TVA qui leur a permis de voler au bas mot 1,7 milliard d’euros (et jusqu’à près de 3 milliards d’euros, selon le site Mediapart), autrement autant que l’ensemble du trafic de drogue annuel dans l’hexagone.

L’affaire relève du tribunal correctionnel, bien qu’elle soit assortie d’une série de cadavres d’hommes français et israéliens, victimes de règlements de compte liés au partage de l’énorme butin engrangé par la fraude à la TVA sur les « droits de polluer » en 2008-2009.

L’inculpé-clé du procès parisien s’appelle Arnaud Mimran : ses liens « amicaux », pour ne pas dire plus, avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou et le député franco-israélien Meyer Habib, ci-devant vice-président du CRIF, sont avérés, bien que contre toute évidence, les intéressés cherchent aujourd’hui à démentir.

(L’escroc Mimran et Netanyahu faisant bombance sur la Côte d’Azur)

(Habib et Mimran)

Rien de tout cela ne gêne apparemment l’honorable Cukierman, à qui le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ira prêter allégeance lundi prochain en tant « qu’ami du CRIF ».

Non, ce qui préoccupe le représentant du lobby israélien en France, ce ne sont pas les turpitudes de ses coreligionnaires délinquants, c’est plutôt le développement de la campagne BDS, dont CAPJPO-EuroPalestine est partie prenante.

Et cela vient de conduire Cukierman à commettre un faux pas : d’ordinaire, quand on lui met sous le nez les exactions (violences, ratonnades, vols …) des bandes fascistes juives, il a l’habitude de répondre que « le CRIF ne connaît pas ces gens-là ».

Mais le président du CRIF n’a pu résister à la tentation de profiter lui aussi de l’opération de piratage-hackage dont notre association a été la cible ces derniers jours, la « Brigade Juive » se vantant d’avoir « capturé » de nombreuses données privées concernant notre association, bancaires par exemple.

Comme on peut le voir ci-dessous, la « Brigade Juive » présente une première pièce de son « butin », les coordonnées de notre compte bancaire à la BNP Paribas


Et le receleur de données volées Cukierman rebondit aussitôt, écrivant aux dirigeants de la BNP Paribas, pour leur demander la fermeture de notre compte !

Inutile de le dire, ces menaces n’auront pas d’effet sur notre détermination à poursuivre la dénonciation du régime d’apartheid israélien et à soutenir la résistance du peuple palestinien à l’oppression.

Des plaintes ont été déposées, avec tous les éléments que nous avons déjà pu recueillir sur les auteurs.

L’une d’entre elles vise aussi un de ces terroristes qui s’est livré dimanche 1er mai à une agression physique sur l’un de nos militants à Paris, devant témoins, et dont la police connait désormais l’identité.

SOLIDARITÉ FINANCIÈRE

Et puisque ces terroristes s’amusent à diffuser nos numéros de comptes bancaires, nous en profitons pour en appeler à votre solidarité financière pour l’ensemble de nos activités militantes et pour les procédures judiciaires que nous engageons contre eux.

Merci d’avance pour les dons que vous nous ferez parvenir à :

  • CAPJPO-EuroPalestine,

16 bis rue d’Odessa, 75014 Paris

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE CAPJPO-EUROPALESTINE

Nous comptons également sur la présence de nous nos adhérent(e)s le dimanche 29 mai à 13 H à l’occasion de notre assemblée générale annuelle à Paris.

CAPJPO-EuroPalestine

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L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Daesch

L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

Bonjour

L’Union Européenne a de plus en plus de mal à lutter contre la résurgence de la bête immonde en son sein.

Cela se manifeste en Europe de l’Est avec cette curieuse complaisance devant la glorification des nazis dans les pays Baltes.

Cela se manifeste aussi en Pologne lorsque ce pays interdit l’entrée des motards russes en route vers l’Allemagne pour célébrer la victoire sur le nazisme le 9 mai 2016 (le lien ici et ).

Cela se manifeste aussi par ce silence coupable envers l’interdiction faite aux étrangers d’aller à Odessa le 2 mai 2016 pour témoigner leur solidarité devant le massacre de la maison des syndicats le 2 mai 2014 ( les différents liens ici, ici, ici, ici, ici et ).

Cela se manifeste également en Pologne par la criminalisation du parti communiste et la mise en place du délit d’opinion en flagrante contradiction avec les valeurs défendues par l’Union Européenne.

Si nous n’y prenons pas garde cette indifférence deviendra caution de la dictature qui se met en place. On peut décomposer la stratégie en 4 étapes simples ( cette méthode est semblable à celle du NSDAP lorsqu’il a éliminé les communistes en Allemagne lors de son accession au pouvoir en 1933).

Première étape Le communisme est assimilé au nazisme .

Deuxième étape : On interdit le PC et on interdit les commémorations du 9 mai en mémoire de la victoire sur le nazisme.

Troisième étape : On condamne et on emprisonne les communistes et les opposants (voir le poème du pasteur Niemölen*).

Quatrième étape : On élimine physiquement tout opposant et toute opposition.

* Martin Niemöller (1892 1984), pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau

Vous trouverez ci-après le message de Monika Karbowska et l’appel de soutien international. N’oubliez pas de signer la pétition en cliquant sur le lien, afin de faciliter votre signature (le texte est en Polonais) vous trouverez en PJ une explication à ce sujet ainsi que les liens pour contacter et écrire aux autorités compétentes. Vous trouverez en PJ le texte du Pasteur Niemolën mort en déportation au camp de Dachau. Vous trouverez également le texte de Monika Karbowska écrit le 3 mai 2015 à Odessa ici.

Amicalement.

Lucien Pons


Chers Ami/es

L’affaire des quatre communistes polonais condamnés sans droit à la défense pour délit d’opinion commence à être connue… mais il n’y a pas encore de soutien véritable.

Voici le texte de la pétition que j’ai traduite et qui existe en Anglais (si vous voulez la diffuser en Anglais à vos réseaux je l’envoie aussi)

Mais aussi je vous envoie un échantillon de ce pourquoi ils sont condamnés. Un texte « ultraviolent » en effet … il s’agit de l’intervention de Beata Karon , une des militante condamnée, au séminaire « Bilan du socialisme réel » qui s’est tenu lors de notre Forum Est Européen de Wroclaw en mars dernier.

Je vous envoie le texte en Français – c’est une petite histoire de l’industrie polonaise et de sa destruction par le capitalisme…

Je serais très heureuse si vous pouviez le publier avec la pétition dans vos blogs et journaux – en effet, non seulement la contribution de ces jeunes a été importantes pour le bilan de la Pologne Populaire mais encore ils ont réprimé pour cela…

Le système commence à se fasciser, jusqu’à présent ils se contentaient de nous priver « seulement », de position sociale, d’emploi, de reconnaissance et d’argent mais là ils y vont franco – comme avant la guerre, les communistes, c’est en prison qu’il faut qu’ils soient !

Bien entendu même si ces jeunes ne sont condamnés qu’à 9 mois de prison ou des travaux d’intérêt général, il s’agit de les casser – on sait bien qui dit casier judiciaire dit interdiction de travailler dans les écoles, le services publics, avec des enfants.. etc

De plus je pense qu’il s’agit de tester, de voir comment on va réagir.

Et il s’agit bien d’un délit d’opinion – ils sont condamnés pour avoir écrit un journal !

Merci pour votre soutien,

Amicalement,

Monika Karbowska

APPEL INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX

MILITANTS DU PARTI COMMUNISTE POLONAIS CONDAMNÉS À LA PRISON POUR „PROPAGATION DU COMMUNISME”

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti Communiste Polonais ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine „Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels „la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du KPP (Parti Communiste Polonais) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: „Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

Le pouvoir avait déjà tenté d’ajouter à cet article l’interdiction de présenter publiquement des symboles communistes mais la mobilisation internationale l’avait empéché. Le 19 juillet 2011 le Tribunal Constitutionnel avait rejeté ce projet de loi comme contraire à la liberté d’expression.

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

La procédure pénal contre les communistes polonais avait été mise en route par le député du parti Droit et Justice Bartosz Kownacki en 2013. Le procureur avait alors refusé de traiter la plainte déposée par ce député, mais la procédure pénale s’est accélérée l’année dernière après les élections perdues par ce parti. Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: „Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine „Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.orgce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”...

Les Communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Les communistes polonais soulignent que l’institution du Procureur de la République est complètement soumise aux instances politiques, c’est à dire aux Ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro de Droit et Justice, également nommé Procureur Général. Et il est patent que le pouvoir politique traite l’extrême droite d’une toute autre manière: au moment de la condamnation des rédacteur de „Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Le Rassemblement National Radical) défilait dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation... Ils portaient alors des étandards avec le symboles de la falange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavent un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’éxécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

La condamnation à la prison des communistes polonais pour délit d’opinion est lié à la promulgation par le Parlement d’une loi „interdisant de propager le communisme” qui mène actuellement à l’effacement de tous les noms de rues qui font référence à l’histoire du mouvemnt ouvrier et à l’histoire de la Pologne Populaire, ce qui est une destruction sans précédent de la mémoire ouvrière. Pendant ce temps d’Institut de Mémoire Nationale exige que les collectivités territoriales détruisent les monuments commémorant la Libération par l’Armée Soviétiques, y compris les monuments des cimetières des soldats soviétiques tombés sur le territoire polonais.

La destruction des monuments de la mémoire ouvrière et la falsification de l’histoire sont les pratiques les plus évidentes des pouvoir fascistes.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terrorise le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est concommittante avec l’augementation de pratiques anti-sociales barbares de l’Union Européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importante pour et doivent devenir massive –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes dovient cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski KPP

Parti Communiste Polonais

(lire ici un exemple d'articles incriminés)

Signez la pétition contre la répression!

https://podpisz.to/petycja/rece-precz-od-kpp-antykomunistyczne-przesladowania-musza-ustac,159

Pétition Jointe, quelques outils :

Les cases à remplir écrites en Polonais avec leurs traductions

  1. Imie i nazwisko: Nom Prénom
  2. Ulica I numer domu: Rue et n°
  3. Nieprawidlowy Kod pocztowy: Code postal
  1. Miejscowosc: Ville
  1. Adresse courriel

Texte de la pétition en anglais avec un essai de traduction:

Protest against the criminalization of anti-capitalist Voice
On March 31st the District Court in Dąbrowa Górnicza acting on behalf of the Republic of Poland committed a violation of fundamental right of freedom of speech. The government of III Republic of Poland using the Judiciary declared the war against all progressive forces who protest against capitalism and the new historical policy promoted since 1989 , especially the one followed nowadays by the government of Law and Justice party. The activists of legally registered party –Polish Communist Party ( KPP) – were sentenced to several months imprisonment with forced social works for propagating Marxist science (and idea of Marxism) and social justness.
As left-wing activists we express our surprise at the judgment of the court and we suppose it was issued without knowledge of the subject, without historical knowledge but only under the guidance of the Institute of National Memory ( IPN) and privet beliefs.
The government and its institutions getting closer and closer to the nationalists, tolerate and agree on the activities of far-right organizations calling for hatred, racism and xenophobia , demonstrating on the streets attacking foreigners etc. And at the same time the rulers do not accept, apparently by their limitations, propagations of the idea of the equality, freedom and social justness.
We appeal to all leftists in Poland and all over the world to object to the Ombudsman, Minister of Justice and General Prosecutor. Please sign this petition and lets defend left ideas and the right to propagate them!!
Today KPP but tomorrow all of us!

Protester contre la criminalisation des voix anticapitalistes.

Le 31 mars dernier le Tribunal de District à Dąbrowa Górnicza agissant pour le compte de la République de Pologne a commis une violation du droit fondamental relatif à la liberté d'expression. Le gouvernement de la III République de Pologne, à l'aide de l'appareil judiciaire, a déclaré la guerre contre toutes les forces progressistes qui protestent contre le capitalisme et la nouvelle politique historique promu depuis 1989, surtout celle suivie actuellement par le gouvernement du parti droit et Justice. Les militants du parti légalement enregistré – le parti communiste polonais (KPP) – ont été condamnés à plusieurs mois de prison avec des œuvres sociales d’intérêt général forcés, pour avoir propagé la science marxiste (et l'idée du marxisme) et de la justice sociale.


Comme les militants de gauche, nous exprimons notre surprise devant cet arrêt de la Cour et nous supposons qu'il a été délivré sans connaissance du sujet, sans la connaissance historique, mais uniquement sous la direction de l'Institut de mémoire nationale (IPN) et Troène croyances.


Le gouvernement et ses institutions se rapprochent des nationalistes. Il tolèrent les activités des organisations d'extrême droite appelant à la haine, au racisme et à la xénophobie, attaquer des étrangers dans les rues, etc… Et en même temps, les dirigeants n'acceptent pas la propagation des idées d'égalité, de liberté et de justice sociale.
Nous lançons un appel à tous les progressistes en Pologne et dans le monde entier pour s'opposer à l'Ombudsman, le ministre de la Justice et procureur général. Veuillez signer cette pétition et permettre de défendre les idées de gauche et le droit de propager leur propagande!!
Le KPP aujourd'hui mais demain nous serons tous concernés!

  1. Voilà les contacts pour alerter les autorités:

Kancelaria Prezydenta Rzeczypospolitej Polskiej (Présidence polonaise)
ul. Wiejska 10

00-902 Warszawa

Telefon: (48 22) 695-29-00

Fax: (48 22) 695-22-38

Mail: listy@prezydent.pl

Ministre de la justice de Pologne (section des plaintes) :

skargi@ms.gov.pl

Ambassade de Pologne en France :

Tel. 01 43 17 34 00
Fax. 01 43 17 34 01

paris.amb.info@msz.gov.pl

< https://podpisz.to/petycja/rece-precz-od-kpp-antykomunistyczne-przesladowania-musza-ustac,159 >

Quand ils sont venus chercher... (Martin Niemöller)

Quand ils sont venus chercher... est une citation du pasteur Martin Niemöller (1892–1984) sur la lâcheté des intellectuels allemands au moment de l'accession des Nazis au pouvoir et des purges qui ont alors visé leurs ennemis, un groupe après l'autre.

Texte de Martin Niemöller, ce pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau, où il écrivit ces lignes :

Texte initial
«Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.»

Autre version
Quand on a arrêté les communistes, je n'étais pas communiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les socialistes, je n'étais pas socialiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les Juifs, je n'étais pas Juif, je n'ai rien dit ;
Quand on est venu m'arrêter, il n'y avait plus personne pour protester.

[Pasteur Niemöller ]« Version Badinter »

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Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La paix, #Culture, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch, #La nation ., #le nazisme

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération

5 mai 2016,

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev va diriger un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne. Pour des raisons techniques RT France retransmet le concert avec une heure de décalage.

Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev a dirigé ce jeudi 5 mars un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne.

Ce n’est pas la première fois que la musique classique pourra être entendue dans des ruines : en 1990, trois célèbres ténors, Luciano Pavarotti, Plácido Domingo et José Carreras avaient donné un concert aux Thermes de Caracalla, à Rome, la veille de la finale de la coupe du monde de football organisée en Italie. L’incroyable succès commercial de leur concert a montré que la musique classique n’était pas qu’une musique destinée à l’élite.

La musique classique jouée parmi les antiques bâtiments de Palmyre représente, pour beaucoup de par le monde, un symbole de la victoire de la civilisation sur la barbarie. Il y a seulement quelques semaines, cette perle de l’architecture antique inscrite au patrimoine de UNESCO se trouvait entre les mains des terroristes de Daesh. La ville a subi des dommages irréversibles sous l’emprise des extrémistes : ils ont détruit les temples de Baalshamin et de Baal, ont fait exploser d’autres constructions et statues anciennes.

Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération.

 

L’archéologue Khaled Asaad, chef du département des antiquités de Palmyre, a été exécuté et pendu par les terroristes sur le colonne de l’un des bâtiments à la restauration duquel il avait consacré la plupart de sa vie. L’objectif : dissuader tous les «infidèles» d’admirer de telles ruines. Ces atrocités ne relevaient pas du pur et simple vandalisme : la destruction des édifices a été utilisée dans les vidéos de propagande de l’Etat islamique, et le pillage de monuments historique s’est avéré être un fructueux business : les antiquités de Palmyre ont connu un succès immédiat sur le marché noir.

En savoir plus : RT révèle des documents qui prouvent le trafic d’antiquités entre Daesh et la Turquie

La ville de Palmyre, conquise par Daesh en mai 2015, a été reprise par l’armée du gouvernement syrien soutenue par l’aviation russe le 27 mars, après des combats acharnés qui ont duré plusieurs jours. Dans les jours qui ont suivi la reconquête de la ville, des démineurs russes sont arrivés à Palmyre à la demande du gouvernement syrien pour déminer non seulement les routes, mais aussi les immeubles d’habitation et les monuments historiques. Au total, 2 991 explosifs - dont 432 bombes artisanales - ont été désamorcés, a annoncé la défense russe après la fin des opérations.

Valeri Guerguiev dirige un des orchestres symphoniques les plus connus et les plus prestigieux au monde. Dans un geste symbolique humanitaire, ses musiciens ont déjà joué dans des lieux où de terribles combats se déroulaient. Juste après la fin de la guerre en Ossétie de Sud en 2008 Valeri Guerguiev avait emmené son orchestre à Tskhinval, la capitale d’Ossétie du Sud en ruines, pour rendre hommage aux victimes du conflit. Le chef d’orchestre, s’il est né à Moscou, est d’origine ossète et a passé la majeure partie de son enfance et de sa jeunesse dans le Nord de l’Ossétie.

La performance de Valeri Guerguiev qui a eu lieu sur le site antique de Syrie s'intitule «Prière pour Palmyre» et sa musique vise à faire revivre la ville antique pour célébrer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie en libérant la ville des troupes de Daesh et soutenir les efforts nécessaires pour restaurer les joyaux architecturaux endommagés.

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