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Le blog de Lucien PONS

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Déclaration de François Asselineau.

17 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Terrorisme, #Daesch

Francois Asselineau se mouille grave. Bravo à lui.


" François Hollande et son gouvernement ont totalement aligné la France sur Washington, ses guerres prédatrices illégales et terriblement meurtrières. Ce qui occasionne les tueries qui frappent la France et dont le gouvernement estime sans ciller qu’elles vont se poursuivre !
François Hollande et son gouvernement soutiennent des gouvernements ayant ouvertement des affinités avec des néo-nazis. Que ce soit en Estonie ou en Lettonie, mais aussi en Ukraine où le gouvernement de Kiev, imposé par les Américains, compte les mouvements néo-nazis Svoboda et Pravyi Sektor parmi ses alliés.
François Hollande et son gouvernement sont résolus à détruire ce qui reste des acquis sociaux des Français. La nomination d’Emmanuel Macron, imposée par les oligarques financiers qui tiennent le gouvernement, veille à ce qu’il en soit ainsi.
François Hollande et son gouvernement sont prêts à ratifier le traité transatlantique (TAFTA), qui aura pour effet de subordonner les peuples et les nations aux décisions des grands groupes industriels et financiers. Ce qui signe la fin de la démocratie.
François Hollande et son gouvernement veulent expressément marginaliser la langue française, avec l’enseignement massif de l’anglo-américain d’un côté, la relance de la Charte des langues régionales de l’autre. C’est la fin de la France qui est ainsi programmée.
François Hollande et son gouvernement veulent d’ailleurs expressément disloquer la France avec la suppression des départements, la création des « régions XXL », dotées de plus en plus de pouvoirs et traitant directement avec Bruxelles, et un afflux totalement incontrôlé de migrants. L’objectif final étant de détruire les États nations, de proclamer des « États-Unis d’Europe » fondés sur des régions ayant la taille de la Catalogne ou de l’Écosse.
La politique des euro-régions et la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires visent ainsi à supprimer purement et simplement la République française. Une fois brisées les solidarités nationales héritées des siècles, il sera plus aisé de transformer les peuples en esclaves.
Tous ces plans déments sont à l’œuvre. Seuls les naïfs, les inconscients, les lâches ou les complices, refusent de les voir, préférant hausser les épaules ou changer de sujet.
Mais, comme les résistances des peuples deviennent chaque mois de plus en plus manifestes et qu’un éveil se manifeste un peu partout – en France notamment -, l’idée semble désormais être le passage en force.
François Hollande et son gouvernement semblent ainsi résolus à supprimer ce qui reste des libertés publiques et de la démocratie en France. "

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Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

17 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Politique étrangère, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

Source : Proche & Moyen-Orient, le 28 septembre 2015.

Quelques semaines avant l’élection de François Hollande, un groupe de hauts fonctionnaires français signait une tribune dans un quotidien parisien, appelant à rompre avec les postures médiatiques de Nicolas Sarkozy. Commentant les propositions du candidat socialiste, ce collectif écrivait : « on ne voit pas encore les axes structurants d’une politique réfléchie. Sans tabous ni autocensure, la première des préoccupations reste la non-prolifération nucléaire et le dossier iranien, mais aussi et peut-être davantage le Pakistan, ainsi que le réarmement d’autres puissances. Quelle est la meilleure politique au regard de nos intérêts? Est-ce pertinent de soutenir Israël quelles que soient les extrémités où l’on risque de nous entraîner? Quelles leçons tire-t-on de l’expédition libyenne – guerre déclenchée au nom des droits humains – dont on ne connaît toujours pas le bilan des victimes, ni l’ampleur des effets déstabilisateurs dans la sous-région sahélienne, sans parler de l’évolution inquiétante des libertés civiles et politiques? Et que penser de la politique de gribouille sur la Syrie, pouvant déboucher sur une militarisation accrue de la crise? L’appel au changement de régime est-il légitime, surtout lorsqu’il est porté par des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite? Ne reproduit-on pas ici les erreurs commises par les Américains et les Britanniques en Irak ? Cela ne ressemble-t-il pas à un vieux remugle de néo-colonialisme? Quant à l’Afghanistan, il restera à dresser un bilan de notre engagement militaire. Ces questions rompent avec le politiquement correct dominant. Il faut cesser de se gargariser des grands discours ridicules sur notre « diplomatie universelle » et de nier béatement le déclin de la France dans le monde. Il est temps d’élaborer une doctrine de redressement, fondée sur des analyses géostratégiques tenant compte de la réalité, de nos moyens d’agir, de nos intérêts ainsi que de ceux de nos voisins européens, méditerranéens et africains ».

Une fois élu, François Hollande – qui ne s’était guère intéressé aux relations internationales – nommait à la tête de la diplomatie française l’ « ancien plus jeune Premier ministre de la Vème République ». En confiant le Quai d’Orsay à Laurent Fabius, le nouveau président de la République cédait ainsi à son tropisme d’ancien premier secrétaire du PS : ménager les tribus de la rue de Solferino en considérant que Fabius serait moins nuisible à l’intérieur du gouvernement qu’abandonné à la direction d’un courant qui avait mené la bataille contre le projet de constitution européenne, notamment. Du grand art… et un signal fort adressé à nos partenaires européens. Condition de son acceptation du maroquin des Affaires étrangères, Laurent Fabius favorisait le choix d’un conseiller diplomatique faible pour l’Elysée, en l’occurrence le regretté Paul Jean-Ortiz – homme droit et affable, surtout spécialiste de l’Asie, – ne voulant pas s’encombrer d’un sherpa trop pointu, genre Jean-David Levitte qui géra les dossiers internationaux pour Sarkozy tandis que Bernard Kouchner amusait la galerie du Quai d’Orsay, multipliant les voyages et des affaires pas toujours très claires…

Cette inversion hollandaise du dispositif Sarkozy (sherpa fort/ministre faible) pour un ministre fort et un conseiller diplomatique docile ne changea pas grand-chose à une diplomatie qui accentua les évolutions impulsées par une « école française néoconservatrice » qui avait déjà commencé à sévir sous le deuxième Chirac finissant : retour dans le commandement intégré de l’OTAN, alignement sur Washington et Tel-Aviv ! Et l’un de nos grands ambassadeurs de commenter : « avec Laurent Fabius, c’est Guy Mollet, les néo-cons américains et la morgue en prime… » Sans appel, ce jugement s’illustre particulièrement sur les trois grands dossiers proche et moyen-orientaux.

La Syrie d’abord ! En mars 2012, Alain Juppé avait curieusement décidé de fermer l’ambassade de France à Damas, contredisant les fondamentaux de la diplomatie qui consistent, justement, à ne jamais perdre le contact avec les pays qui s’éloignent le plus de nos positions, sinon de nos intérêts… Cherchant à corriger les effets désastreux du soutien passé de Michèle Alliot-Marie au dictateur tunisien, Paris se devait de revenir dans le sens de l’Histoire : Ben Ali dégage, Moubarak dégage, Kadhafi idem… Avec Washington et Londres, Paris s’enferma dans le « Bachar dégage ! », personnalisant une situation syrienne, pourtant très différente des autres mal nommées « révolutions arabes ».

Sur la Syrie, inaugurant une « ligne Juppé consolidée », selon les propres termes d’un ancien ambassadeur de France à Damas, Laurent Fabius a été principalement inspiré par deux personnes : Eric Chevallier – un copain de Kouchner promu par ce dernier « diplomate professionnel », thuriféraire de Bachar jusqu’en juillet 2011, moment où il fut rappelé à Paris pour se faire expliquer que la suite de sa carrière dépendait d’un complet revirement anti-Bachar – et Jean-Pierre Filiu, un ancien diplomate – ayant quelque compte personnel à régler avec le régime baathiste – devenu professeur des universités et militant de la « révolution syrienne ». Fin août, lors de son discours devant la 70ème conférence des ambassadeurs, François Hollande a encore confirmé cette ligne « renforcée » du « ni-ni » – ni Bachar, ni Dae’ch – estimant que bombarder Dae’ch en Syrie pourrait renforcer le « boucher de Damas ».

Début Septembre survient la « crise des migrants », soulevant un mélange d’émotions et de craintes dans les opinions européennes, confirmant l’absence de véritable politique de l’Union européenne en la matière. La décision d’accueil massif d’Angela Merkel, qui pense ainsi combler ses déficits démographique et de main d’œuvre, embarrasse François Hollande qui doit pourtant afficher sa convergence avec la dirigeante de l’Europe. Opposée en Mai 2015 à des quotas migratoires contraignants au sein de l’UE, la France se met à en soutenir le principe en Septembre. Après avoir qualifié de « stupide » l’idée de rétablir un contrôle aux frontières, le gouvernement français affirme qu’il « n’hésitera pas » à le faire si nécessaire, après la décision allemande de fermer certaines de ses frontières. Improvisation totale, le regard rivé sur la ligne d’horizon des présidentielles de 2017, ce revirement pathétique s’opèrera naturellement sous la pression des sondages d’opinion.

Avec la crise des migrants, le Front national retrouve son « cœur de métier », mais récolte aussi les bénéfices d’une équation relativement simple : les migrants affluent pour fuir la guerre civile syrienne dont Dae’ch est l’un des principaux protagonistes. Deux corollaires s’imposent tout aussitôt : 1) il faut lutter plus efficacement contre l’organisation terroriste d’autant que le bilan d’une année de lutte de la Coalition anti-Dae’ch, regroupant les plus puissantes armées du monde, est particulièrement nul. En effet, comment expliquer aux électeurs que la Coalition n’arrive pas à venir à bout d’une organisation qui compte tout au plus 40 à 45 000 hommes, alors qu’elle signe aussi des attentats en Europe ? 2) il faut parler avec Bachar al-Assad. Les affirmations régulièrement répétées du Quai d’Orsay selon lesquelles le « dictateur de Damas » a enfanté Dae’ch tout seul font sourire depuis longtemps les connaisseurs du pays et de la région. Depuis plusieurs mois, l’Espagne, la Pologne, la Tchéquie et d’autres pays de l’UE, plus récemment l’Allemagne, disent de même. Moscou défend cette position depuis l’hiver 2011/2012 et Washington a commencé à nuancer la sienne à partir de mars 2015.

Le coup de grâce du « ni-ni » hollando-fabiusien intervient mi-septembre avec l’officialisation d’un engagement militaire russe accru afin d’épauler Bachar al-Assad pour éviter que les catastrophes d’implosion territoriale et politique, commises en Irak et en Libye, ne se répètent. Durant un déplacement de Laurent Fabius à l’étranger, Jean-Yves Le Drian, dont la compétence en matière de défense n’est plus à prouver, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), et le général Benoît Puga, chef d’état-major particulier du Président, finissent par convaincre celui-ci que la position française n’est plus tenable au risque de se trouver marginalisée dans la nouvelle donne inaugurée par l’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier.

C’est le deuxième échec personnel de Laurent Fabius qui rejaillit sur l’ensemble de la diplomatie française : ne pas avoir accompagné la finalisation de l’accord sur le nucléaire iranien et n’avoir pas anticipé non plus ses conséquences régionales et internationales. Pire, Laurent Fabius s’est opposé pendant plus d’un an et demi aux progrès de la négociation en relayant systématiquement les critiques et les exigences… israéliennes ! Au nom de quels intérêts français ? On se le demande encore… La signature à peine sèche, le ministre français se précipite pourtant à Téhéran afin de devancer son homologue allemand : ce voyage est une telle catastrophe que lors de la dernière visite des patrons du MEDEF à Téhéran, il préfère se faire porter pâle et céder sa place au porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Au Quai d’Orsay comme au MEDEF, personne n’ose dire que son entêtement contre l’accord a plombé les grandes, moyennes et petites entreprises françaises pour pas mal de temps ! Heureusement que les Iraniens sont pragmatiques et qu’ils ne mettent jamais tous leurs œufs dans le même panier, mais tout de même ! Pourquoi avoir refusé si longtemps cet inéluctable début de normalisation avec l’une des grandes puissances régionales du Moyen-Orient ? La question reste entière…

Les yeux toujours rivés sur le baromètre intérieur, François Hollande demande instamment à Laurent Fabius d’organiser à Paris, le 8 septembre dernier, une conférence internationale pour venir en aide aux Chrétiens et autres minorités d’Orient. Celui-ci s’exécute à reculons, toujours partisan d’armer l’opposition syrienne « laïque et modérée » pour en finir avec Bachar, c’est-à-dire « les bons p’tits gars de Nosra », comme il l’affirmait en décembre 2012 lors d’un voyage au Maroc. Rappelons que Jabhat al-Nosra, c’est tout simplement Al-Qaïda en Syrie, qui achète et absorbe, depuis plusieurs années, les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) qui n’existe plus que sur le papier. Rien appris, rien oublié ! Laurent Fabius persiste et signe. Cette conférence est un fiasco absolu. Mais un autre dossier inquiète fortement le président de la République : le conflit israélo-palestinien et les gosses des banlieues françaises qui critiquent, d’une manière de plus en plus organisée, les choix inconditionnellement pro-israéliens du gouvernement français.

Laurent Fabius effectue donc plusieurs déplacements en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés. Des projets de résolution pour le Conseil de sécurité des Nations unies sont mis en chantier. Mais là encore, l’improvisation va coûter cher. Le chef de la diplomatie française s’étonne de ne pas trouver un Benjamin Netanyahou enthousiaste et surtout redevable à la France éternelle d’avoir tout mis en œuvre pour faire échec à l’accord sur le nucléaire iranien ! Le 8 juillet 2015, Paris renonce à présenter devant l’ONU son projet de résolution concernant le conflit israélo-palestinien. En coulisses, Tel-Aviv et Washington ont torpillé le texte. « Je peux dire que le projet français de résolution du conflit devant le Conseil de sécurité n’est plus une priorité pour les dirigeants français », déplore le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki.

Au Liban, Paris tente de débloquer la situation politique pour l’élection d’un président de la République (chrétien selon la constitution). Le palais de Baabda est inoccupé depuis août 2014. A la demande de Laurent Fabius, le patron d’ANMO (Direction Afrique du Nord/Moyen-Orient) Jean-François Girault multiplie vainement les consultations au Pays du cèdre, en Iran, en Jordanie et en Egypte. En fait, Paris ne fait plus rien sans en référer au nouvel allié saoudien. A la « politique arabe » du général de Gaulle et de François Mitterrand s’est substituée une « politique sunnite » de la France ! Il faut dire que cette « évolution » pèse quelque 35 milliards d’euros pour les grandes sociétés du CAC-40. Quant aux droits de l’homme tellement sollicités afin de pouvoir « punir », sinon « neutraliser » Bachar al-Assad, ils n’empêchent guère les ronds de jambe et les courbures d’échine répétés devant les dictateurs du Golfe.

Aux dernières nouvelles, un jeune saoudien chi’ite, Ali Mohamed al-Nimr risque d’être décapité puis crucifié, pour avoir « manifesté » contre le régime saoudien – cet ami de la France qui nous achète nos matériels d’armement et finance les Rafale pour l’Egypte… Une diplomatie époustouflante, en effet !

Richard Labévière
28 septembre 2015

1. « Pour un changement de politique étrangère » – Libération du 13 mars 2012.

2. Eric Chevallier coule aujourd’hui des jours heureux à Doha comme ambassadeur de France. Ayant tellement mis de cœur à l’ouvrage dans son revirement anti-Bachar en faveur de « l’opposition » syrienne, financée par le Qatar, les autorités du petit émirat pétrolier sont intervenues directement auprès de François Hollande pour qu’il y soit nommé représentant de la France.


[2012]Pour un changement de politique étrangère

Source : Les amis d’Etienne Pellot, pour Libération, le 13 mars 2012.

Alors que l’éventualité d’une attaque israélienne des sites nucléaires iraniens préoccupe les chancelleries occidentales, les différents cercles qui conseillent François Hollande s’affrontent à fleuret moucheté. Les gaullo-mitterrandiens préconisent une ligne d’indépendance nationale et de refus d’alignement sur le camp occidental alors que les néoconservateurs se satisferaient d’une politique extérieure proche de celle de Nicolas Sarkozy. Dans son discours devant les ambassadeurs en 2008, celui-ci avait annoncé cinq ruptures : le rapprochement avec les Etats-Unis et l’Otan au sein de la «famille occidentale» ; une nouvelle politique au Proche-Orient reposant sur une amitié affichée avec Israël ; le retour de la France en Europe, appuyé sur la Grande-Bretagne pour équilibrer la relation privilégiée avec l’Allemagne ; un recentrage sur le «business» de notre relation avec l’Afrique ; enfin, les droits de l’homme comme alpha et oméga de notre politique étrangère. Ne parlons pas de Bernard Kouchner qui, à peine nommé, menaçait de déclarer la guerre à l’Iran.

Au-delà de ces ruptures proclamées, c’est en réalité une politique purement opportuniste et souvent incohérente qui a été menée, à coups de postures médiatiques, de volontarisme déclamatoire et d’arrogance, avec de bien piètres résultats. Pire, l’affichage du mépris pour les diplomates non seulement français mais étrangers, les conduites inconsidérées vis-à-vis de nos partenaires, les apparitions minutées dans des pays d’importance majeure tels l’Algérie, l’Inde et la Turquie, les gaffes magistrales au Sénégal, au Mexique ou en Chine, ont considérablement affaibli l’image et la réputation de la France.

Le défi pour François Hollande, s’il est élu, sera de reconstruire une politique cohérente, s’appuyant sur des priorités clairement affichées, des engagements crédibles de coopération à long terme ou encore une capacité à peser sur les crises. Pour redonner à notre pays sa juste place dans le monde, il lui faudra veiller à ce que l’intendance suive en restaurant les moyens de la diplomatie française, sabotés par la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et par des réformes ayant tourné court. Les six propositions du candidat socialiste, trois sur l’Europe et trois sur les questions internationales, donnent des orientations mais sont loin d’épuiser le débat que nous réclamons.

L’Europe: au-delà de propositions de sortie de crise privilégiant la croissance et l’emploi, des programmes de réindustrialisation et des règles de réciprocité sociales et environnementales en matière commerciale, il manque une vision politique d’ensemble, d’autant que ce qui se passe en Grèce pose crûment la question de la démocratie et de la souveraineté. La poursuite d’une simple coopération intergouvernementale suffira à résoudre une crise structurelle liée à l’impuissance des Etats face aux marchés ?

Pour le reste – renouveau du multilatéralisme, politique méditerranéenne, abandon de la Françafrique, relance de la francophonie, Afghanistan, reconnaissance de l’Etat palestinien, vocation de l’Otan -, on ne voit pas encore les axes structurants d’une politique réfléchie. Sans tabous ni autocensure, la première des préoccupations reste la non-prolifération nucléaire et le dossier iranien, mais aussi et peut-être davantage le Pakistan, ainsi que le réarmement d’autres puissances. Quelle est la meilleure politique au regard de nos intérêts ? Est-ce pertinent de soutenir Israël quelles que soient les extrémités où l’on risque de nous entraîner ? Quelles leçons tire-t-on de l’expédition libyenne – guerre déclenchée au nom des droits humains – dont on ne connaît toujours pas le bilan des victimes, ni l’ampleur des effets déstabilisateurs dans la sous-région sahélienne, sans parler de l’évolution inquiétante des libertés civiles et politiques ? Et que penser de la politique de gribouille sur la Syrie, pouvant déboucher sur une militarisation accrue de la crise ? L’appel au changement de régime est-il légitime, surtout lorsqu’il est porté par des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite ? Ne reproduit-on pas ici les erreurs commises par les Américains et les Britanniques en Irak ? Cela ne ressemble-t-il pas à un vieux remugle de néocolonialisme ? Quant à l’Afghanistan, il restera à dresser un bilan sans concessions de notre engagement militaire.

Ces questions rompent avec le politiquement correct dominant. Il faut cesser de se gargariser des grands discours ridicules sur notre«diplomatie universelle» et de nier béatement le déclin de la France dans le monde. Il est temps d’élaborer une doctrine de redressement, fondée sur des analyses géostratégiques tenant compte de la réalité, de nos moyens d’agir, de nos intérêts ainsi que de ceux de nos voisins européens, méditerranéens et africains.

 

 

7 réponses à Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

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Pourquoi l’état d’urgence et les mesures de haute sécurité ne réussiront pas à arrêter Daesh, par Patrick Cockburn.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Le fascisme, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Daesch

Pourquoi l’état d’urgence et les mesures de haute sécurité ne réussiront pas à arrêter Daesh

Par Patrick Cockburn le 16 novembre 2015

Nul doute que « l’Etat islamique », comme se nomme lui-même ISIS, se félicitera du résultat de ses attaques à Paris. Il a montré qu’il pouvait se venger, avec sa sauvagerie habituelle, d’un pays qui bombarde son territoire, et qu’il faut le craindre même quand il est soumis à une dure pression militaire. Les faits et gestes de seulement huit kamikazes et hommes armés d’ISIS dominent l’agenda international, jour après jour.

Il n’y a pas grand-chose qu’on puisse y faire. Les gens sont naturellement anxieux de savoir quelle chance ils ont d’être attaqués à la mitrailleuse, la prochaine fois qu’ils s’assiéront dans un restaurant ou qu’ils assisteront à un concert, à Paris ou à Londres.

Mais le ton apocalyptique de la couverture médiatique est exagéré : la violence dont Paris a été l’objet jusqu’ici n’est pas comparable à ce que Belfast et Beyrouth ont subi dans les années 1970, ni à ce que Damas et Bagdad vivent aujourd’hui. Contrairement à ce que la couverture massive de la télévision semble indiquer, le choc de s’apercevoir qu’on vit dans une ville où des bombes explosent, s’émousse rapidement.

La rhétorique excessive qui entoure le massacre est aussi un problème : au lieu que les atrocités ne conduisent à agir concrètement et efficacement, les paroles de colère deviennent un substitut à une véritable politique. Après les meurtres de Charlie Hebdo en janvier, 40 dirigeants du monde entier ont défilé en se tenant par le bras dans les rues de Paris* proclamant, entre autres choses, qu’ils allaient faire leur priorité de la défaite d’ISIS et ses collègues d’al-Qaïda.

Mais, dans la pratique, ils n’ont rien fait de tel. Lorsque les forces d’ISIS ont attaqué Palmyre en Syrie orientale, en mai dernier, les Etats-Unis n’ont pas lancé de frappes aériennes contre le groupe parce que la ville était défendue par l’armée syrienne et que Washington avait peur d’être accusé de vouloir maintenir le président Bachar al-Assad au pouvoir.

De ce fait, les Etats-Unis ont donné à ISIS un avantage militaire, que le groupe a prestement mis à profit pour se saisir de Palmyre, décapiter les soldats syriens capturés et faire sauter les ruines antiques.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lors de la réunion du G20 en Turquie que « le temps des discussions était terminé » et qu’il devait y avoir une action collective contre le « terrorisme ».

Cela sonne comme une prise de position turque de première importance contre ISIS, mais M. Erdogan a expliqué que sa définition des « terroristes » était vaste et englobait les Kurdes syriens et leur Unités paramilitaires de Protection du Peuple (UPP) que les États-Unis considèrent comme leurs meilleurs alliés militaires contre ISIS.

La détermination de M. Erdogan à attaquer les insurgés kurdes en Turquie et au nord de l’Irak s’est avérée beaucoup plus forte que son désir d’attaquer ISIS, Jabhat al-Nusra et Ahrar al-Sham.

Il y a peu de signes que les dirigeants du G20 réunis en Turquie aient compris la nature du conflit dans lequel ils sont engagés. La stratégie militaire d’ISIS est une combinaison unique de terrorisme urbain, de tactiques de guérilla et de guerre conventionnelle. Dans le passé, de nombreux États ont utilisé le terrorisme contre leurs adversaires, mais, dans le cas présent, les escadrons kamikazes qui ciblent des civils sans défense, dans leur pays et à l’étranger, font partie intégrante de la stratégie de guerre d’ISIS.

Lorsque les UPP ont coupé la route transfrontalière qui allait de la Turquie vers ISIS, à Tal Abyad, en juin, le groupe terroriste a riposté en envoyant des combattants habillés en Kurdes dans la ville kurde de Kobani où ils ont massacré plus de 220 hommes, femmes et enfants.

Lorsque la Russie a commencé sa campagne aérienne contre ISIS et les djihadistes radicaux, le 30 septembre, ISIS a répondu en plaçant une bombe sur un avion russe en provenance de Charm el-Cheikh, faisant 224 victimes.

Une autre erreur que font les dirigeants du G20 est de persister à sous-estimer ISIS. David Cameron a déclaré que le groupe n’était pas digne d’être appelé « Etat islamique », mais malheureusement, c’est bien un état et, de surcroît, plus puissant que la moitié des membres de l’ONU, avec son armée expérimentée, sa conscription, ses impôts et son contrôle sur tous les aspects de la vie dans la vaste région qu’il gouverne.

Tant qu’il existe, il projettera sa puissance à travers des opérations-suicides comme celles que nous venons de voir à Paris. Parce que les cibles potentielles sont les populations civiles dans leur ensemble, on aura beau augmenter les contrôles de sécurité, cela ne changera pas grand-chose. Les kamikazes réussiront toujours à passer au travers.

La seule vraie solution est la destruction d’ISIS: seule une campagne aérienne américaine et russe, coordonnée avec ceux qui combattent vraiment sur le terrain, peut y parvenir.

L’US Air Force l’a fait très efficacement avec les UPP, ce qui a permis à ces derniers de vaincre ISIS à Kobani, et avec les Peshmergas kurdes irakiens, qui ont réussi à prendre la ville de Sinjar, la semaine dernière. Mais les Etats-Unis répugnent à attaquer ISIS quand le groupe se bat contre l’armée syrienne ou les milices chiites en Irak. Étant donné que ce sont les deux plus fortes formations militaires combattant ISIS, la force militaire étasunienne est bridée là où elle serait la plus utile.

Compte tenu de la sympathie internationale pour les Français après le massacre à Paris, il est inévitable qu’il n’y ait presque pas de critiques de la politique brouillonne de la France dans le conflit syrien.

Plus tôt dans l’année, lors d’une interview avec Aron Lund de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, un des principaux experts français sur la Syrie, Fabrice Balanche, qui est actuellement à l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, a déclaré : « Nous avons en 2011-12 été victimes d’une sorte de maccarthysme intellectuel sur la question syrienne: si vous disiez qu’Assad n’était pas sur le point de tomber dans les trois mois, vous pouviez être soupçonné d’être à la solde du régime syrien ».

Il a fait remarquer que le ministère français des Affaires étrangères avait pris fait et cause pour l’opposition syrienne, tandis que les médias refusaient de voir la révolte syrienne autrement que comme la poursuite des révolutions tunisienne et égyptienne. Ils refusaient de voir les divisions sectaires, politiques et sociales qui montraient que la guerre civile syrienne n’était pas aussi simple que cela.

Du fait que l’administration, l’état-major de l’armée, et les services de sécurité de l’Etat regorgent d’Alaouites, il est presque impossible de se débarrasser de M. Assad et de son régime dont les dirigeants sont issus de la communauté alaouite, sans que l’Etat ne s’effondre, laissant un vide qui sera comblé par ISIS et ses homologues d’Al-Qaïda.

Malgré les récentes attaques terroristes, on ne voit toujours pas s’élaborer de politique à long terme pour empêcher que cela ne se reproduise.

Patrick Cockburn| 16 novembre 2015

Patrick Cockburn est l’auteur de La montée de l’Etat islamique: ISIS et la nouvelle Révolution sunnite.

Note du traducteur :

* Il semble qu’ils se soient en réalité contentés de se faire photographier à l’extérieur de la marche.

Attention la France choisit ses amis

CounterPunch

Traduction : D.B.

Source: http://arretsurinfo.ch/pourquoi-letat-durgence-et-les-mesures-de-haute-securite-ne-reussiront-pas-a-arreter-daesh/

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Alerte : la directive BRRD, et donc la ponction des comptes bancaires, est désormais légale en France

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

Alerte : la directive BRRD, et donc la ponction des comptes bancaires, est désormais légale en France

 

  • Alerte : la directive BRRD, et donc la ponction des comptes bancaires, est désormais légale en France

Philippe Herlin  Chercheur en finance / Membre de l'équipe éditoriale de Goldbroker.com

Chercheur en finance et docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. Adepte des penseurs du risque extrême comme Benoît Mandelbrot et Nassim Taleb, ainsi que de l’école autrichienne, il apporte son regard sur la crise actuelle, celle de la zone euro, des dettes publiques, du système bancaire. Auteur d’un livre de référence sur l’or (L’or un placement d’avenir, Eyrolles), il souhaite lui voir jouer un rôle croissant dans nos économies, jusqu’à sa remonétisation pleine et entière.

   

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La Commission européenne a annoncé jeudi dernier qu'elle allait poursuivre, devant la Cour européenne de justice, six pays européens qui n'ont pas encore transposé dans leur droit national la "Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances" (BRRD pour Bank Recovery and Resolution Directive). Rappelons que cette directive "BRRD", permet, lorsqu’une banque fait faillite, de solliciter les actionnaires (rien de plus normal), ensuite les détenteurs d’obligations émises par la banque (normal également) et, si cela ne suffit pas - voici l’innovation déterminante de cette directive - de ponctionner les comptes des clients, ce qui n’est rien d’autre qu’un vol légal, une remise en cause du droit de propriété, un véritable scandale. Normalement seuls les comptes de plus de 100.000 euros peuvent servir au renflouement, mais cette garantie s’avère illusoire et tous les épargnants seront évidemment touchés comme nous l’expliquions récemment.

Ces six pays sont la République tchèque, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie et la Suède. Tiens, il n’y a pas la France ! Effectivement, nous l’avions laissé passer, cette transposition a déjà eu lieu, mais pas devant l’Assemblée nationale et le Sénat, ce qui lui aurait assurée une publicité bienvenue pour le citoyen-épargnant, et aussi très gênante pour le lobby bancaire et le pouvoir. Non, cela s’est simplement passé via une discrète ordonnance prise en catimini au cœur des vacances d’été, le 20 août.

Chacun doit désormais le savoir, si votre banque fait faillite, elle aura légalement le droit de se renflouer en puisant dans vos comptes, que ce soit en France ou très bientôt dans la totalité des pays européens.

On ne peut d’ailleurs manquer de s’interroger sur l’empressement de la Commission européenne à faire adopter cette directive et à pourchasser les derniers retardataires, "il est extrêmement important que ces règles soient en place dans tous les États membres" explique-t-elle dans un communiqué. Les poursuites devant la Cour européenne de justice ne sont tout de même pas si fréquentes, et bien d’autres directives accumulent des retards dans tel ou tel pays. Des personnes bien informées, à Bruxelles, craindraient-elles une prochaine crise financière et bancaire ?

L’épargnant doit, lui, se préoccuper au plus vite de la solidité financière de sa banque, même si cette information s’avère difficile à obtenir, et plus fondamentalement il doit s’interroger sur la justification à placer toutes ses économies sur des comptes bancaires. Il s’agit, plus que jamais, d’un comportement risqué. Il existe des alternatives, au premier rang desquelles l’or physique stocké en dehors du circuit bancaire, les lecteurs de GoldBroker le savent bien. Quoi qu’il en soit, en cas de crise bancaire, les épargnants seront en première ligne et ils subiront de lourdes pertes, le tout dans la plus parfaite légalité.

 

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Communiqué de IRIB. Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamqiue.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Turquie, #AMERIQUE, #La Russie, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Communiqué de IRIB. Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamqiue.

IRIB- Recep Tayyip Erdogan, homme d’État turc, a menacé, hier, la France, de «graves» conséquences, si elle continue ses frappes aériennes contre Etat Islamique.

Le 16 novembre 2015 à 18:10

«Si ces frappes contre les millitants "modérés" syriens ne s’arrêtent pas, de la part du gouvernement francais, les conséquences, sur les relations politiques, économiques, culturelles et dans tous les domaines avec la France, seront graves», a averti M. Erdogan, dans un entretien exclusif avec le journal "Ar-Rayah". "Quant à l’Etat Islamique, il y a des Turcs, des Arabes et des Kurdes dedans. Les mécontentements du passé ont provoqué une large réaction. (…) Si les Arabes sunnites n’avaient pas été exclus, en Irak, il n’y aurait pas une telle accumulation de colère, il faut les entendre, au lieu de les réprimer, au profit du régime syrien". Recep Tayyip Erdogan, dont le pays aurait facilité l’approvisionnement en armes des Jihadistes de l’État islamique, en Syrie, garde une position ambiguë, face à l’État islamique. Erdogan évoque l’impact «irréparable», sur les relations franco-turques qu’auraient ces frappes contre les militants syriens. M. Erdogan a, en outre, appelé la France à faire preuve de «bon sens» et à empêcher de se mettre en danger, en matant un mouvement populaire, faisant allusion aux militants syriens.

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Réactio d'Eric Cantona après les attentas du 13 novembre 2015 à Paris

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Politique étrangère, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Eric Cantona

Voici les vrais responsables de nos malheurs (sarkozy, hollande et marine...). Jusqu'à Jacques CHIRAC, la France n'avait que des amis et des alliés dans le monde arabe. La France était perçue comme une nation qui partout favorisait la paix et le dialogue.

Puis Sarkozy est arrivé et tout a changé. Nos amis d'hier sont devenus nos ennemis. Nos alliés d'hier sont devenus nos adversaires d'aujourd'hui.

En Afghanistan, en Irak, en Libye, au Tchad, en Syrie nous avons semé la mort et la terreur. Nous avons voulu imposer "la démocratie" à coups de bombes à des peuples qui n'en veulent pas. Nous avons voulu exporter des valeurs auxquelles nous-mêmes ne croyons plus. Nous avons infligé tellement de souffrances qu'aujourd'hui nous récoltons ce que nous avons semé.

Nos politiciens font les guerres au lieu de s'occuper des problèmes graves de notre pays. Le chômage explose, la misère s'étend, nos retraités font les poubelles pour pouvoir survivre, notre jeunesse n'a plus d'espoir et nos gouvernements dépensent des milliards à bombarder des pays et des peuples étrangers.

Arrêtons de nous mêler des affaires du monde. Nous ne sommes ni des exemples à suivre ni des justiciers.

Il est temps d'ouvrir les yeux : à force de semer la haine, le racisme et la mort, nous, nous récoltons le terrorisme et la peur.

Et ces politiciens irresponsables qui nous conduisent vers l'abîme, ces pompiers pyromanes, profitent du terrorisme pour nous infliger l'état d'urgence, réduire nos libertés et nous dresser les uns contre les autres au risque de provoquer une guerre civile dans notre propre pays.

Ces politiciens qui nous gouvernent ne méritent pas notre confiance car ils nous ont tous trahis. Il n'y en a pas un pour sauver l'autre.

Malgré la peine immense, la légitime colère et la tristesse que nous éprouvons tous, nous devons rester lucides et unis.

Ne nous trompons pas d'ennemis et ne faisons pas payer à nos compatriotes musulmans, les conséquences de la folie guerrière de nos gouvernements. Nous sommes gouvernés par des pompiers pyromanes qui sont les vrais responsables de ce que nous sommes en train de vivre.

Ne nous laissons pas égarer par l'émotion et laissons plutôt place à la lucidité et la RAISON.

Ces politiciens ne sont pas qualifiés pour garantir notre sécurité car leur politique de guerre ne fera que favoriser encore plus le terrorisme.

Eric Cantona

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Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd: Un nain ou un géant. Politique fiction. Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015]

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd: Un nain ou un géant. Politique fiction. Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015]

Le choix de François Hollande d'après Emmanuel Todd:

Un nain ou un géant.

Communiqué de l'Elysée - lundi 16 novembre 2015].

Politique fiction.


Suite aux événements tragiques de vendredi, il a été décidé que la France réexaminera sa stratégie et politique étrangère.


1) Considérant les soutiens de certains pays avec les mouvements terroristes, soit par leur création à des fins géostratégiques douteuses, soit par leur financement, soit par une complaisance à leur égard, la France révisera ses relations avec les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie-Saoudite, Israël et la Turquie.


2) Considérant le rôle actif joué par la France elle-même dans le point 1), les membres des gouvernements successifs annoncent leur démission en bloc et leur mise à disposition de la Justice française et internationale, non sans avoir au préalable engagé des actions contre les figures politiques, culturelles et médiatiques qui ont défendu et encouragé ces politiques criminelles.


3) Considérant que les 5 années d’interventions occidentales en Syrie et les 15 années de campagnes « d’éradication du terrorisme » ont produit moins de résultats qu’un mois d’intervention russe, la France révisera ses alliances stratégiques en matière de lutte contre le terrorisme et reconsidérera les propositions russes et autres pour une paix au Moyen-orient.


4) Constatant le rôle extrêmement belliqueux et destructeur de l’OTAN ces 30 dernières années, la France se retire de toutes les instances de cette organisation et soumet à l’examen de la Justice la responsabilité des dirigeants de cette organisation pour des actes de guerre illégaux et actes de crimes contre l’humanité.


5) Reconnaissant le rôle indispensable joué par les marchands d’armes dans les guerres, l’Etat français procédera à la nationalisation sans indemnisation et la liquidation de toutes les entreprises privées engagées dans cette filière. Un référendum sera soumis au peuple français sur le devenir d’un éventuel secteur public dédié exclusivement à la Défense.


6) Constatant qu’il circule librement et à ciel ouvert des « armes interdites » par les Conventions internationales, la France lancera des mandats d’arrêt internationaux contre les responsables d’entreprises et leurs subordonnés employés dans les services de Recherche et Développement (l’argument « je ne faisais qu’obéir aux instructions » ou « si ce n’est pas nous, c’est quelqu’un d’autre qui le fabriquera » ne saurait être opposé).


7) Considérant que « lorsque nos réactions sont prévisibles, nous devenons manipulables », le Gouvernement de la France se refuse à tomber dans le piège tendu et retire toutes les mesures de surveillance massive et d’atteintes aux libertés publiques et engagera une véritable lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, d’où qu’il vienne, et contre tous ses promoteurs, alliés ou non.


8) Prolongeant l'esprit de notre devise nationale, un processus constituant et citoyen démarrera en 2016, permettant l'établissement de notre souveraineté pleine et entière, quitte à envisager une sortie de la France de l'Union Européenne.


9) Constatant l’impossibilité de préserver sa pleine souveraineté, l’État décide de se retirer de l’Union Européenne et notifiera son intention au Conseil européen conformément à l’article 50 du traité de l’Union Européenne.


Vive la France, vive la République.


Fait à l’Elysée, le 16 novembre 2015.

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LE GOUVERNEMENT SEMBLE CRAINDRE UNE ATTAQUE CHIMIQUE MASSIVE ET DES MILLIERS DE MORTS PENDANT LA COP21 ET PROFITE DES ATTENTATS POUR IMPOSER UN POUVOIR DE MOINS EN MOINS DÉMOCRATIQUE.

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Terrorisme

 
 
Photo de François Asselineau - Union Populaire Républicaine.
François Asselineau - Union Populaire Républicaine

LE GOUVERNEMENT SEMBLE CRAINDRE UNE ATTAQUE CHIMIQUE MASSIVE ET DES MILLIERS DE MORTS PENDANT LA COP21 ET PROFITE DES ATTENTATS POUR IMPOSER UN POUVOIR DE MOINS EN MOINS DÉMOCRATIQUE.
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Ce n'est hélas pas du « complotisme ». C'est un arrêté ministériel - on ne peut plus officiel - qui a été pris le 14 novembre 2015, le lendemain des attentats parisiens, et qui a paru au Journal Officiel d’hier, 15 novembre.

Ce texte autorise l'utilisation pour le grand public du sulfate d'atropine fabriqué par la Pharmacie centrale des armées.

Et pourquoi cet arrêté ministériel autorise-t-il soudain le recours à ce produit fabriqué par les Armées ?

Pour les raisons suivantes, figurant dans ce que les juristes appellent « l'exposé des motifs », toujours situé en haut des arrêtés ministériels :

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1°) parce qu'il va y avoir de nombreux chefs d’État à Paris à partir du 29 novembre 2015.

=> Dans l'exposé des motifs de l'arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant l'accueil sur le territoire français d'un sommet de chefs d’État, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 »;

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2°) parce que l'on craint des attentats terroristes massifs avec des gaz neurotoxiques.

=> Dans l'exposé des motifs de l'arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant que le risque d'attentats terroristes et le risque d'exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d'urgence » ;

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3°) parce que le sulfate d'atropine, en solution injectable 40 mg/20 mL, est l'antidote spécifique dans les intoxications aiguës par des gaz neurotoxiques de guerre, dans un contexte de catastrophe.

=> Dans l'exposé des motifs de l'arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant les données disponibles sur le sulfate d'atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote spécifique dans les intoxications aiguës par les anticholinestérasiques (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates) ou par les médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques, dans un contexte d'urgence ou de catastrophe » ;

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4°) parce qu'il n'y a pas actuellement suffisamment de sulfate d'atropine disponible pour le grand public, en dehors de celui détenu par le ministère de la défense.

=> Dans l'exposé des motifs de l'arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant que, malgré l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché français délivrée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour le sulfate d'atropine 40 mg/20 mL PCA, les contraintes de fabrication et d'étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l'organisation de la COP 21 ;

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5°) parce que l'on envisage une attaque massive au gaz, avec un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques de guerre.

=> Dans l'exposé des motifs de l'arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant qu'aucun autre médicament adapté à la prise en charge en urgence n'est à ce jour autorisé en cas d'exposition de personnes à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques) et qu'il convient de prendre toute mesure utile pour prévenir les atteintes graves pour la santé, en cas d'exposition d'un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés » ;

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Cet arrêté a paru au Journal Officiel de la République française, la référence est le JORF n°0265 du 15 novembre 2015 page 21381, texte n° 8.

On peut le lire en ligne ici : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F3D…

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COMMENTAIRES
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La parution de cet arrêté ministériel prouve que le gouvernement envisage froidement qu'une attaque avec des armes chimiques hautement dangereuses pourrait être lancée sur Paris dans les semaines qui viennent. Or le gaz de type Sarin peut provoquer des milliers de morts...

Cela donne à penser que le gouvernement dispose d'informations alarmantes sur les risques encourus par la population française, notamment à Paris.

Dans ces conditions, la preuve est ainsi apportée, noir sur blanc, du caractère démentiel de l’actuelle diplomatie française. L’obéissance au doigt et à l’œil de François Hollande et de son gouvernement à leurs commanditaires d’outre-Atlantique passe avant la volonté de sauver le peuple français de tueries de masse !

Cette inconscience criminelle effraie même jusqu’à Sarkozy et Juppé qui ont réclamé l'un et l'autre une « inflexion » de notre politique étrangère qui risque, sinon, de provoquer des carnages de plus en plus massifs sur le sol national.

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Mais la parution de cet arrêté ministériel obéit peut-être à une propagande vicieuse. Elle n'est peut-être qu'une partie d'un vaste plan de communication, conçu par le gouvernement et destiné à affoler la population française.

Dans quel but ? Dans le but de lui faire accepter sans broncher la prorogation de l'état d'urgence pendant 3 mois, voire la proclamation de l'état de siège, voire même la décision de François Hollande de prendre les pleins pouvoirs en application de l'article 16 de la Constitution.

Ce n'est pas une affabulation, le Figaro notamment a déjà envisagé cette hypothèse : http://www.lefigaro.fr/…/01002-20151114ARTFIG00216-hollande…

Du reste, François Hollande a annoncé aujourd'hui même une réforme de la Constitution, et notamment de l'article 16 qui accorde les pleins pouvoirs au chef de l’État : http://www.liberation.fr/…/francois-hollande-annonce-une-re…

Et au passage, le locataire de l’Élysée annonce qu'il veut proroger de 3 mois l'état d'urgence dans tout le pays.

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CONCLUSION
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Quelle que soit l'hypothèse retenue - et l’une n'est pas exclusive de l’autre - nous devons regarder la réalité en face : la tournure prise par les événements devient chaque jour de plus en plus grave et inquiétante.

François Hollande et son gouvernement ont totalement aligné la France sur Washington, ses guerres prédatrices illégales et terriblement meurtrières. Ce qui occasionne les tueries qui frappent la France et dont le gouvernement estime sans ciller qu'elles vont se poursuivre !

François Hollande et son gouvernement soutiennent des gouvernements ayant ouvertement des affinités avec des néo-nazis. Que ce soit en Estonie ou en Lettonie, mais aussi en Ukraine où le gouvernement de Kiev, imposé par les Américains, compte les mouvements néo-nazis Svoboda et Pravyi Sektor parmi ses alliés.

François Hollande et son gouvernement sont résolus à détruire ce qui reste des acquis sociaux des Français. La nomination d’Emmanuel Macron, imposée par les oligarques financiers qui tiennent le gouvernement, veille à ce qu’il en soit ainsi.

François Hollande et son gouvernement sont prêts à ratifier le traité transatlantique (TAFTA), qui aura pour effet de subordonner les peuples et les nations aux décisions des grands groupes industriels et financiers. Ce qui signe la fin de la démocratie.

François Hollande et son gouvernement veulent expressément marginaliser la langue française, avec l’enseignement massif de l’anglo-américain d'un côté, la relance de la Charte des langues régionales de l’autre. C'est la fin de la France qui est ainsi programmée.

François Hollande et son gouvernement veulent d'ailleurs expressément disloquer la France avec la suppression des départements, la création des « régions XXL », dotées de plus en plus de pouvoirs et traitant directement avec Bruxelles, et un afflux totalement incontrôlé de migrants. L’objectif final étant de détruire les États nations, de proclamer des « États-Unis d’Europe » fondés sur des régions ayant la taille de la Catalogne ou de l’Écosse.

La politique des euro-régions et la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires visent ainsi à supprimer purement et simplement la République française. Une fois brisées les solidarités nationales héritées des siècles, il sera plus aisé de transformer les peuples en esclaves.

Tous ces plans déments sont à l’œuvre. Seuls les naïfs, les inconscients, les lâches ou les complices, refusent de les voir, préférant hausser les épaules ou changer de sujet.

Mais, comme les résistances des peuples deviennent chaque mois de plus en plus manifestes et qu’un éveil se manifeste un peu partout – en France notamment -, l’idée semble désormais être le passage en force.

François Hollande et son gouvernement semblent ainsi résolus à supprimer ce qui reste des libertés publiques et de la démocratie en France.

On le voit en ce moment même en France où, sous couvert de « respecter les victimes des attentats », tous les grands médias ont annulé les émissions de la campagne électorale… à moins de 3 semaines des élections ! Élections qui, elles, ne sont pas annulées…

Les très rares émissions auxquelles l’UPR devait participer dans les grands médias ont ainsi été supprimées, tandis que la propagande d’État triomphe.

Un tel musèlement de la vraie opposition moins de 3 semaines avant des élections nationales tenues en période d’état d’urgence, c'est du jamais vu sous la République. Ni dans aucune démocratie digne de ce nom. On imagine d'ailleurs ce que diraient les grands médias français si des élections se tenaient dans un tel contexte en Russie ou en Chine. Que n’entendrait-on pas !

Ainsi donc, sur toutes les grandes chaînes de télévision et de radio, on ne voit plus et on n’entend plus que le PS, LR et le FN, tous les trois la main dans la main pour rivaliser à qui réclamera le plus vite l’ouverture de camps de concentration (Laurent Wauquiez) ou à qui se pliera le mieux aux orientations du « Choc des civilisations » voulu par Washington. Cette complicité LR-PS-FN a au moins ce mérite de dévoiler devant beaucoup de Français que le FN est bel et bien la roue de secours du système euro-atlantiste, ce que l’UPR explique depuis des années.

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Il faut que les Français se ressaisissent désormais très vite. Derrière les fumées de la propagande et de la manipulation, c'est le masque hideux de la dictature eurofasciste qui est en train d’apparaître pour de bon.

François ASSELINEAU
16/11/2015

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Le martyre du Kossovo, Nikola Mirkovic conférence dans le Donbass. Le 16 Nov 2015

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #Terrorisme, #le nazisme

Le martyre du Kossovo, Nikola Mirkovic conférence dans le Donbass

Nikola Mirkovic a été à la pointe du combat humanitaire pour le Kossovo, il y a déjà une quinzaine d’années. D’origines serbes, il a connu les horreurs du Kossovo, l’agression de la Serbie par l’OTAN, les bombardements, les crimes commis au nom des manipulations orchestrées par l’Occident. C’est naturellement qu’il est venu au combat du Donbass en réalisant les similitudes des événements avec ce qu’il savait et ce qu’il avait connu dans le Kossovo.

 

Venu comme membre de Vostok France Solidarité Donbass dans le sein de la délégation humanitaire française qui s’est rendue à Donetsk du 5 au 9 novembre 2015, il avait déjà fait partie du voyage de l’association à Lougansk en décembre 2014. Nikola est aussi venu dans le Donbass pour parler du Kossovo. Sa riche et importante expérience de l’humanitaire et de ses problématiques, Nikola l’a exprimé dans une conférence donnée à Donetsk devant un petit public le 6 novembre dernier. Car l’homme de convictions a aussi écrit un livre : Le martyre du Kossovo : http://www.revueconflits.com/serbe-engage-nikola-mirkovic-le-martyre-du-kosovo/ .

 

Ce fut une grande chance de l’écouter développer son analyse intelligente et avisée des événements de la guerre du Kossovo, de la destruction de la Yougoslavie et des faits terribles dont il fut également le témoin. Sa démarche engagée est forte, mais se situe avant tout dans la fenêtre de l’aide humanitaire à apporter aux populations. C’est naturellement qu’il est venu à ce nouveau combat, par devoir mais aussi par sa capacité à comprendre pourquoi le Donbass. Dans cette conférence exceptionnelle, vous découvrirez un point de vue rarement et trop peu entendu en France, écarté et ostracisé des médias officiels qui ne font plus ; et pour cause ; depuis longtemps leur travail.

En exclusivité pour DONi.Press et en présence également de Xavier Moreau qui donna quant à lui une interview sur la parution de son livre Ukraine, pourquoi la France s’est trompée. Nikola donne des outils de réflexion essentiels pour la compréhension du grand jeu international et des méfaits des gouvernements occidentaux qui sous le couvert d’ailleurs illégal de l’OTAN s’adonnent à des crimes de guerre et la déstabilisation de pays et gouvernements jugés indésirables et incompatibles avec les stratégies hégémoniques concoctées par des forces qui dépassent la plupart des Occidentaux et des Français même parmi ceux qui pensent et réfléchissent.

Pour ma part, ayant de tout temps eu dans mon entourage des Serbes, n’ayant cependant jamais eu la chance de me rendre dans ce pays qui était autrefois et pendant de longues décennies un allié naturel de la France, j’espère que nous reverrons dans le Donbass Nikola Mirkovic et ses amis de Vostok France. C’est avec de telles personnes qu’un monde meilleur pourra un jour voir le jour.

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À qui la faute ? Par Jacques-François Bonaldi

16 Novembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La nation ., #Terrorisme, #Daesch, #La mondialisation, #Le capitalisme;

Source : Le Grand Soir, Jacques-François BONALDI, 15-11-2015

L’effroi, l’horreur, la barbarie… Ces qualificatifs font florès dans les médias français (et étrangers) après les six attaques terroristes perpétrées à Paris dans la nuit du vendredi 13 (ont-ils choisi à dessein cette journée marquée, comme on le sait, de mauvais augure ?) novembre ? Oui, ces qualificatifs sont justes, indéniablement, et l’on ne saurait passer sous silence le drame vécu par les victimes et les familles directement touchées, compatir à leur douleur. Ceci dit, et qu’il faut dire, il serait trop facile d’en rester à ce que je considère une analyse sommaire et biaisée.

Qui, en France, au sein de la classe politique, de ce qu’on appelle maintenant d’un terme qui ne veut rien dire : la société civile, au sein des mouvements organisés (syndicats, partis, etc.) a, depuis maintenant cinq ans, cinq terribles et longues années, « compati » à la douleur des Syriens, qui vivent au quotidien l’effroi, l’horreur, la barbarie… Leur président, que les politiciens français vouent d’un bel unisson aux gémonies, vient, devant des députés français, de prononcer une phrase que tout le monde, si les œillères n’empêchaient pas de voir, devrait accepter comme une vérité douloureusement exacte : « Paris a connu ce que nous, les Syriens, nous vivons depuis cinq ans » !

Car le point de départ est bel et bien là. L’État islamique a « fleuri » sur le fumier entassé en Syrie par l’OTAN, en tout premier lieu, par la France et son soi-disant « tranquille » président, François Hollande, le principal boutefeu occidental, le plus fanatique va-t-en-guerre, celui qui a fait (et qui fait toujours) du renversement de Bachir el-Assad une question quasiment personnelle, tout autant son prédécesseur Sarkozy avec Kadhafi en Libye. Lui au moins avait des prétextes, guère avouables certes. Mais quels sont les motifs censément plus avouables de Hollande ? Les a-t-il jamais énoncés ? Pour quelles raisons lui et l’OTAN sont-ils allés fomenter de l’extérieur ce que la presse bien-pensante appelle maintenant une « guerre civile » ou, tout simplement, une « crise », et qu’un peu de bon sens permet de qualifier plus justement de « guerre importée » ? Je lis les grandes explications sociologiques du Monde sur la raison pour laquelle la France serait le pays que les djihadistes « aiment haïr ». Un article sans doute satisfaisant sur le plan intellectuel, mais qui, sur le plan politique, laisse dans l’ombre le fond même de la question : pourquoi et comment une organisation (il faudrait trouver un autre mot, bien entendu) terroriste a-t-elle pu surgir et surtout se développer avec une telle vitesse et, surtout encore, se doter en si peu de temps de moyens financiers, logistiques et militaires absolument inouïs qui feraient pâlir d’envie n’importe quelle autre ? Quand un « mouvement » terroriste arrive à s’emparer de territoires aussi grands que ceux qui sont tombés sous la coupe de l’État islamique (nous sommes là très loin du fameux « foco » des guérilleros latino-américains des années 60 et 70), à faire régner sa sinistre loi sur des régions entières, à s’emparer de puits de pétrole, à les faire fonctionner, à vendre leur pétrole sur on ne sait trop quels marchés, c’est, d’une part – comment en douter ? – qu’il bénéficie de très puissants appuis, et, de l’autre, qu’il répond aux attentes de certains États, de vrais États, eux, qui ont besoin de lui pour arriver à leurs propres fins.

Nul n’ignore les visées que s’étaient fixé les États-Unis au Moyen-Orient à l’époque des Bush père et fils – des visées que les administrations démocrates n’ont jamais cherché à infléchir, pas plus Clinton qu’Obama : elles apparaissent dans leur stratégie qui consistait en gros à « foutre le merdier » dans cette région du monde, à la balkaniser en entités inviables et invivables, d’une part, pour pouvoir continuer de dominer plus facilement un coin de la planète richissime en pétrole, d’autre part pour pouvoir mieux « protéger » leur grand allié de la région, Israël. Sur ce plan-là, comme stratégie, c’est réussi, il faut bien le reconnaître. Que ce fût à la longue une stratégie foncièrement stupide crève autant les yeux. À plus forte raison quand, à cette stratégie imbécile sur le long terme, s’en est ajoutée une autre tout aussi stupide, issue du 11 septembre 2001 (un événement aussi « mystérieux » que l’assassinat de Kennedy en novembre 1963, et qui le restera encore très longtemps) : « faire la guerre » au terrorisme, menacer de bombarder une soixantaine de « trous perdus » du monde ! Comme si on pouvait liquider le terrorisme par des bombardements ou alors, en assassinant un par un les chefs les plus connus !

On a vu les conséquences de cette stratégie à la cow-boy en Irak, qui est précisément le fumier sur lequel ont commencé à bourgeonner, à fleurir puis à pousser dru et fort d’abord Al-Qaeda, et maintenant l’État islamique. Le bouillon de culture du terrorisme djihadiste tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec ses terribles conséquences –parce qu’aucun mouvement précédent n’a jamais été dotée de tels moyens de faire du mal – c’est, ne l’oublions pas, l’Iraq et la stratégie politique et militaire fondamentalement erronée de la Maison-Blanche et de son Pentagone.

Mais si l’on peut comprendre que la Maison-Blanche, dont la tradition n’a jamais été, au fond, que celle consistant à « rouler des mécaniques » et à régler les problèmes à coups de feu, comme si notre planète était un saloon du Far West, comme elle l’a fait depuis deux cents ans (sinon, demandez leur opinion aux Latino-Américains), bref, si la diplomatie étatsunienne se caractérise, encore et toujours, par son primitivisme, on a du mal à s’expliquer comment la France (j’entends : son gouvernement), dont la diplomatie a été, des siècles durant, symbole de subtilité, de capacité à analyser et à nuancer les problèmes, emboîte d’une manière si cavalière et si guillerette le pas des nouveaux maîtres du monde (qui le seront, certes, de moins en moins, mais qui le resteront aussi longtemps que l’Europe ne se dotera pas d’une politique internationale à elle) et les accompagne dans toutes leurs équipées. Sur ce point, le « suivisme » est de mise, qu’on se revendique de la droite décomplexée à la Sarkozy ou de la gauche « nominale » : chacun y est allé de sa petite « proxy war ». Sarkozy a eu sa Libye, et Hollande a toujours (hélas) sa Syrie. Au moins, Chirac s’était fait un point d’honneur de ne pas accompagner Bush dans son aventure irakienne… Un beau moment d’indépendance française en politique internationale que ses successeurs auraient dû avoir le bon goût d’imiter, car il n’a été qu’un feu de paille.

Comme si l’Irak n’avait pas été suffisant ! Comme si les conséquences de cette terrible erreur (pour le reste du monde, pas pour les États-Unis, bien entendu, puisque cette décision faisait partie de leur stratégie) n’avaient pas assez sauté aux yeux de tous les gouvernements du monde et qu’il faille en rajouter ! Comme si la décision la plus intelligente quand on veut éteindre un feu, c’est jeter de l’huile dessus ou y rajouter des bûches ? Comme si la politique la plus subtile était de monter sur le char étasunien et d’accompagner toutes les équipées de la Maison-Blanche et du Pentagone (pour lequel, rappelons-le, la guerre est une affaire absolument juteuse) !

Qu’on me dise un peu ce que la France (son gouvernement et ensuite son peuple qui en paie les conséquences) avait à gagner en attaquant la Libye, en détruisant ce qui était jusque-là un État fort et en la transformant en ce qu’elle est maintenant : un patchwork de tribus et d’ethnies ? Qu’on me dise un peu ce que la France avait à gagner en imposant de l’extérieur une guerre à l’un des rares États laïques et solides du Proche-Orient et du monde musulman ?

Et tout ça, quelle pitié ! uniquement pour renverser un président syrien qui n’a pas l’heur de plaire à Washington parce qu’il est l’allié de l’Iran, contre lequel la Maison-Blanche a une dent depuis 1979 ? Faut-il donc adopter sans broncher, quand on se dit représenter la France et mener une politique sensée, la politique saloonesque de Washington selon laquelle les problèmes se règlent à coups de bombes et par la force militaire ? Et maintenant que les États-Unis ont été contraints de mettre de l’eau dans leur vin et de négocier avec l’Iran, faute d’avoir pu renverser son gouvernement, quelle mine fera notre Hollande et son gouvernement et son parti « socialiste », puisque l’un des motifs jamais dits de la guerre contre la Syrie était d’enlever à Téhéran l’un de ses alliés les plus solides et donc de l’affaiblir ?

Alors, oui, il faut le répéter : l’État islamique (ou Daesh, comme on voudra) s’est développé à toute allure sur cette guerre-ci, tout comme les champignons après la pluie. Parce que ce genre d’armée (Valls vient de dire que c’en était une) ne pullule que dans le chaos. Et du chaos, l’OTAN et ses premiers va-t-en guerre, Sarkozy et Hollande, en ont semé à tour de bras : l’Irak, la Libye, la Syrie (autrement dit, ce qui n’est pas un hasard, les gouvernements, les États laïques les plus solides du Moyen-Orient, puisque, contradictoirement, des monarchies archiréactionnaires et théocratiques comme l’Arabie saoudite, n’auront jamais rien à craindre, elles, de l’OTAN dont elles sont les meilleurs alliées).

Les parents aussi bien putatifs que biologique de l’État islamique, ce sont les gouvernements occidentaux qui, nul ne l’ignore, non seulement ne l’ont pas combattu quand il aurait été encore temps, mais l’ont accouché, puis l’ont soutenu, financé, approvisionné en armes (et même de celles dont ne disposent que des gouvernements constitués) tant que celui-ci leur convenait pour renverser Bachir el-Assad (ainsi que les autres groupements terroristes qualifiés ni plus ni moins que d’opposition modérée). Et comme tous les Frankenstein de l’histoire, le monstre inventé de toutes pièces a brisé ses liens, est sorti des laboratoires et, pour se venger (d’on ne sait quoi), fait la guerre à tout le monde, tue à gauche et à droite, pourfend les « infidèles », autrement dit tous ceux qui ne sont pas lui-même. Tandis que ses inventeurs, absolument dépassés par les événements, ne savent plus quoi faire pour le ramener à la raison…

Hollande va lui déclarer la « guerre à mort », qui est, j’ose le rappelle, justement la seule solution que ce sous-doué de Bush avait trouvée pour se venger du 11 septembre… On en a vu le résultat. Espérons du moins qu’il lui fera une « guerre » un peu plus sérieuse que dans le cadre de la « coalition » conduite – une fois de plus – par les États-Unis depuis plus d’un an et qui n’a servi strictement à rien ! (Soit dit en passant, la Russie, avec le soutien du gouvernement légitime – je le rappelle – de Syrie et de son armée à terre a plus fait en un mois pour briser l’avancée de l’État islamique et à en desserrer l’étau et détruire ses infrastructures et sa logistique, ainsi que celles des autres groupes terroristes, que la « coalition » internationale dont tout le monde constate, par comparaison, qu’il ne s’agissait que de la poudre aux yeux. On ne saurait être à la fois l’allié et l’adversaire des terroristes, en choisissant entre bons terroristes, les miens, et mauvais terroristes, ceux d’en face…)

Alors, oui, coupable, Hollande, pour avoir contribué plus que quiconque à faire de l’État islamique – cet amalgame de « fous de Dieu » assoiffés de sang qui ne vivent que de tueries et de massacres d’innocents – ce qu’il est devenu : un Frankenstein incontrôlable !

Mais coupables aussi, les Français, pour avoir permis à leur classe politique de mener cette guerre immonde contre la Syrie ! Car, autant qu’il m’en souvienne, jamais personne, aucun parti, aucun mouvement syndical, aucun groupement d’intellectuels, aucune entité de la prétendue « société civile » n’a protesté contre cette guerre que Hollande et son gouvernement ont pu engager et mener comme s’ils avaient derrière eux l’approbation de la nation entière, toutes tendances confondues. Et ce, depuis maintenant cinq ans !

Combien de morts en France, mais surtout combien de dizaines de milliers d’autres morts en Syrie faudra-t-il donc pour que le peuple français oblige son gouvernement à cesser d’appuyer ses « bons » terroristes et à renoncer à sa si coûteuse idée fixe, qui vire à l’obsession : liquider Bachir el-Assad ?

Parce qu’apparemment les deux cent mille victimes à ce jour des cinq ans de guerre de l’OTAN et de la France contre la Syrie ne suffisent pas à faire prendre conscience aux Français que leur gouvernement fait absolument fausse route. Même pas quand les survivants déferlent en masse sur les côtes européens pour fuir l’horreur, l’effroi, la barbarie dont ils sont victimes ! Celles-ci sont des victimes « interlopes », comme dirait Brassens, des « métèques », qui, apparemment, ne pèsent pas, sur la balance de la vie, autant que les victimes parisiennes. Comme toujours, il faut que les victimes soient européennes ou vivent dans le Premier monde pour que l’horreur éclate aux yeux de tous ! Voilà à peine quelques jours, il y a eu des dizaines de victimes dans un attentat terroriste au Liban, qui n’ont eu droit qu’à de petits entrefilets ! Sans parler des attentats dans le reste du Moyen-Orient, qui y sont devenus le pain quotidien.

Le monde s’émeut devant les attentats absolument condamnables de Paris. Tous les grands de ce monde y vont de leur petit couplet, à commencer par ceux qui sont les premiers responsables de l’existence de Daesh, les créateurs du Frankenstein, les seuls responsables, par leur politique erronée, du chaos régnant au Proche-Orient (je ne parlerai pas des bombardements sur le Yémen de l’Arabie saoudite, ce grand allié occidental qui a plusieurs fers au feu et mange à différents râteliers, sous l’œil complaisant et approbatif de l’OTAN). Mais aucun ne bat sa coulpe…

Mais qui s’émeut en France depuis cinq ans (mais depuis bien avant ailleurs) devant les enfants syriens tués par les bombes et les armes de l’Occident, devant les civils innocents, les femmes, les personnes âgées dont le seul crime est de vivre sous un gouvernement qui ne plaît pas à Hollande et à son grand patron, la Maison-Blanche ?

Oui, je me demande que diantre Hollande avait à faire dans la galère syrienne ? Et les Français qui n’ont jamais dit mot ?

Alors, oui, émouvons-nous avec raison des morts parisiens, mais, vous les Français, agissez pour que votre gouvernement cesse de commettre les crimes qu’il commet aujourd’hui même en Syrie, par action et par omission…

Jacques-François Bonaldi

La Havane

Samedi 14 novembre 2015

Source : Le Grand Soir, Jacques-François BONALDI, 15-11-2015

 

 

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