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Le blog de Lucien PONS

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Qui est Vladimir Poutine?

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La paix, #La nation .

Qui est Vladimir Poutine?

Qui est Vladimir Poutine?

 

Si nous lisons la presse occidentale et que nous nous alimentons des productions d’Hollywood, nous aurons de Poutine et de la Russie une opinion négative et de rejet. Peu nombreux sont ceux et celles qui aiment être identifiés au mal dans tout ce qu’il y a de plus diabolique. Comme le disait G.W. Bush, dans le but de rallier le monde derrière sa cause, « vous êtes avec nous pour le bien ou contre nous pour le mal », reprenant à son compte les paroles du Christ dans Mathieu 12:30 : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi s’égare. »

saddam-husseinOn peut comprendre, pour les gouvernements, qu’il est plus facile d’avoir l’appui de leur peuple si l’ennemi à abattre est l’incarnation de ce Satan qui veut dominer le monde. D’où l’importance de diaboliser par tous les moyens possibles cet ennemi qui se met au travers de leurs projets.

kadhafiAu temps du président Bush, ce fut surtout les terroristes, identifiés comme les auteurs du 11 septembre 2001, qui furent la cible incarnant ce mal absolu.

Ce combat a conduit à la guerre en Irak avec plus d’un million de victimes, à la guerre en Afghanistan et en Libye avec plus de 250 000 morts. Toutes ces guerres ont été réalisées au nom de la lutte contre le terrorisme et elles allaient se poursuivre en Syrie contre le président Bachar Al-Assad lorsque Vladimir Poutine, président de la Russie, a répondu à l’appel du gouvernement légitime de la Syrie pour lutter contre les véritables terroristes.

Daech et ses bossL’Occident, loin de s’en réjouir, comme on aurait pu s’y attendre, trouve plutôt à redire de cette intervention de la Russie, pourtant légitime et conforme au droit international, ce qui n’est pas le cas de la coalition internationale sous la direction des États-Unis. Cette réaction de l’Occident fait dire à plusieurs analystes que les terroristes qu’ils disent combattre en Syrie sont plutôt des alliés soutenus pour renverser le gouvernement de Bachar Al Assad dont ils veulent le départ. Par son intervention, Vladimir Poutine est plus que jamais l’ennemi à abattre, d’autant plus qu’il a décodé le jeu véritable des États-Unis et de l’OTAN dans leur volonté de prendre le contrôle de la Syrie et du Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour qu’il devienne le nouveau « Satan »

DiableVladimir Poutine devient ainsi la « bête noire » qui s’interpose aux projets de conquête de la Syrie par l’Occident. Cet engagement de la Russie, dans cette lutte contre les terroristes en Syrie, ne plaît pas du tout aux autorités gouvernementales étasuniennes et européennes. De plus, cette intervention met à jour la haute performance de la technologie militaire qui a fait plus en trois mois que ce que les États-Unis et ses partenaires européens ont fait pendant toute une année. Pas surprenant que tout ce qui peut être dit pour diaboliser cet homme d’État soit proclamé haut et fort par les médias occidentaux.

LE VÉRITABLE VISAGE DE POUTINE

POUTINEPoutine est sans aucun doute un homme exceptionnel, amant de la nature, discipliné, partageant un esprit analytique et pratique avec une vision humaniste et spirituelle. Il sait faire preuve d’un esprit ouvert, mais aussi de liberté et de détermination dans ses décisions. Il demeure maître de son agenda. Son amour pour son peuple est indéniable et sa vision du monde rejoint celle qui fait des personnes, des peuples et des nations des entités autonomes et sujets de droit et de respect. Ce n’est pas pour rien qu’il se fait le promoteur, avec ses collègues du BRICS, d’un monde multipolaire harmonisé sur la base de consensus et d’entendement. Une vision, tout à l’opposé de celle promue par les États-Unis et ses alliés de l’OTAN d’un monde unipolaire sous la gouverne de l’Empire. En cela, Poutine devient l’ennemi à abattre.

Quelques références ou vidéos qui mettent en évidence des traits de cet homme.

Poutine au monastère de ValamPeu nombreux sont ceux qui imaginent Poutine recueilli quelque part dans un monastère pour y trouver paix et lumière. C’est pourtant ce qu’il fait, dans la plus grande discrétion, une ou deux fois par année. On se souviendra de sa disparition de la scène publique, au printemps 2015, ce qui avait donné lieu à tous les scénarios allant de sa mort jusqu’à celui d’un enlèvement. Personne n’avait alors pensé qu’il ait pu se retirer pour prier et méditer. http://humanisme.blogspot.ca/2015/03/poutine-ou-etait-il-donc.html

Poutine 2Alors que Vladimir Poutine était premier ministre de la Russie, il y eut, en 2012, une grève importante dans le secteur de la cimenterie. Les oligarques, propriétaires des cimenteries, se refusaient de répondre aux demandes des travailleurs et n’éprouvaient aucune gêne des effets désastreux de cette grève sur l’économie régionale et sur la vie des populations directement concernées.

C’est alors que le premier ministre Poutine décida de mettre un terme à cette fermeture des cimenteries. Il s’est alors rendu chez les oligarques propriétaires pour les convaincre de mettre fin à ce conflit et de remettre en opération ces cimenteries. https://www.youtube.com/watch?v=cfOgahR3NI4&feature=youtu.be

Poutine n’est pas du genre à réagir sous l’effet de la colère. Il se donne le temps de cueillir l’information la plus fiable, de l’analyser, de la discuter avec ses plus proches collaborateurs avant de passer à l’action. Il revient rarement sur ses décisions une fois qu’elles ont été prises. Au cours des deux dernières années, il s’est présenté devant plus de mille journalistes pour expliquer sa compréhension des problèmes et les solutions qui s’imposent. Pendant des heures, il répond aux questions sans utiliser la « langue de bois ».poutine-ei.20150916jpg-1728x800_cC’est ainsi qu’il a donné son point de vue sur ce qui se passait en Ukraine et sur l’intervention de la Russie en Syrie. Dans les deux cas, il fait appel au respect du droit international et défend le droit des peuples à décider eux-mêmes de leurs destinées. Ces choix ne relèvent pas de puissances étrangères. Par contre, toutes les forces démocratiques doivent s’unir pour éliminer le terrorisme de l’État islamique.  http://humanisme.blogspot.ca/2015/10/si-la-bagarre-est-inevitable-il-faut.html également Lorsque la Russie pose ses conditions » et « Poutine au Parlement russe».

Poutine et le pape 3Si Poutine ne recule pas devant la menace, il n’est pas un promoteur de guerres. Il a doté la Russie d’armements les plus modernes capables de répondre adéquatement à ceux qui oseraient s’en prendre à la Russie. Comme tous les États, il assume la responsabilité des intérêts du peuple russe dont la sécurité figure au premier plan. Lors de sa seconde rencontre au Vatican avec le pape François, ce dernier lui a remis la médaille de l’Ange faiseur de Paix. Je ne sais si ce geste avait quelque chose à voir avec cette remise du Prix Nobel de la paix à Obama, au lendemain de son élection à la présidence des États-Unis, en 2008. Toujours est-il que le pape a jugé pertinent d’honorer de Président de la Russie de cette médaille de l’ange faiseur de paix.

http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150614/1016541813.html également http://humanisme.blogspot.ca/2015/06/president-poutine-au-vatican.html

Poutine et les anmauxCet homme, diabolisé par les uns, soutenu à plus de 85% de son peuple et respecté dans le monde par une grande majorité, demeure égal à lui-même, peu importe les circonstances. Il porte la fierté de son peuple avec lequel il partage sa compréhension des choses et le pourquoi des actions qu’il entreprend. Il aime la nature et trouve en elle sérénité et paix. Je termine ce portrait avec ces photos qui nous montrent Poutine amoureux des animaux. http://www.canalfrance.info/Il-etait-une-fois-Vladimir-Poutine-et-les-animaux_a695.html

Oscar Fortin

source: http://humanisme.blogspot.com

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Comment POUTINE règle le problème de la fermeture des usines.

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #La justice, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Comment POUTINE règle le problème de la fermeture des usines.

"Et dire que les mêmes situation se passent en France (PSA PEUGEOT, ...) et rien n'est fait."

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North Stream: le gazoduc de la discorde dans l’Union Européenne

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #La France, #L'Italie., #Ukraine, #Le capitalisme;, #Economie

North Stream: le gazoduc de la discorde dans l’Union Européenne

North Stream: le gazoduc de la discorde dans l’Union Européenne

Il était inévitable, et à bien des égards justifié, que l’annonce de l’accord entre Gazprom et les entreprises européennes BASF, E.ON, Engie, OMV et Shell pour la construction de deux nouveaux pipelines du gazoduc North Stream soulève des polémiques et le mécontentement dans plusieurs pays européens, notamment en Italie.

Des polémiques et des réactions de signe opposé. Les pays d’Europe centrale et orientale, anti-russes sur toute la ligne et menés par la Pologne, se sont dits préoccupés par le renforcement du déjà solide axe Moscou-Berlin en termes de gaz. Le renforcement du gazoduc, en mesure d’assurer 55 milliards de mètres cubes (mmc) de gaz russe supplémentaires sur les côtes allemandes, ne contournerait pas  seulement l’Ukraine, mais aussi la Slovaquie et la République tchèque, déjà inquiètes de la perte des royalties liées au transit du gaz.

Mais le renforcement du gazoduc North Stream ne pouvait certes pas passer inaperçu en Italie. Non seulement notre pays est le deuxième plus grand importateur de gaz naturel russe (26 milliards de mètres cubes en 2014) de l’Union Européenne après l’Allemagne – le gaz russe représente environ la moitié des importations nationales, dans un contexte dans lequel le gaz, en général,  contribue à une part importante de la production électrique italienne – mais l’Italie avait été  forcée justement par la Commission européenne de faire annuler un accord similaire – le South Stream – en raison des sanctions prises contre la Russie après la crise en Ukraine. Il est donc vrai que les tensions croissantes entre la Turquie et la Russie – avec Ankara décisive pour le transport de gaz russe vers l’Europe du Sud – ont hypothéqué définitivement ce projet central de la stratégie énergétique italienne.

Le projet, en raison des sanctions et de la politique hostile de l’Union Européenne à l’égard de la Russie, avait été suspendu par Gazprom à la fin de l’année dernière, avec la liquidation du consortium qui comprenait Eni avec une participation de 15% avec l’allemande Wintershall et la française EDF. Saipem, contrôlée par Eni a perdu ainsi une commande d’une valeur de 2,4 milliards et selon les termes du contrat, recevra à titre de compensation une somme qui couvrira les coûts des navires inactifs (personnel, entretien, amortissements).

La décision de Berlin sur le renforcement du North Stream en dépit des sanctions sur la Russie, a mené ainsi à une convergence de protestations dans les autres pays européens, bien qu’avec des raisons opposées. Soit l’Italie soit les pays d’Europe centrale et orientale sont en effet en train de constituer un front uni pour solliciter la Commission européenne de vérifier attentivement l’acceptabilité du projet North Stream-2 par rapport à ce qui a été appliqué avec beaucoup de zèle par Bruxelles dans le cas de South Stream.

L’Union Européenne confirme ainsi de voyager sur la base d’un double standard lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts des grandes puissances et de l’Allemagne en particulier. La mise en œuvre des sanctions contre la Russie procède en outre de manière plutôt contradictoire. D’une part, on oblige les pays membres à adopter les sanctions, d’autre part il n’aura pas échappé par exemple, que le support utilisé pour le lancement récent des satellites 11 et 12 du système européen Galilée était un Soyouz russe loué 100 millions d’euros. Par conséquent sur des secteurs stratégiques tels que l’énergie et l’aérospatiale, soit l’Allemagne soit la Commission européenne se sont montrées beaucoup plus « malléables » que sur les exportations de produits agricoles et industriels européens vers la Russie. Le résultat est que dans une économie comme l’italienne l’impact des sanctions sur la Russie a été très lourd, un véritable « se tirer tout seul une balle dans le pied. »

SERGIO CARARO

source : http://www.contropiano.org/economia/item/34469-north-stream-il-gasdotto-della-discordia-dentro-l-unione-europea

via: https://blogs.mediapart.fr/segesta3756/blog/291215/north-stream-le-gazoduc-de-la-discorde-dans-lunion-europeenne

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[Cadeau de Noel] Marie Mendras sévit aussi sur la Syrie

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Aujourd’hui, un beau cadeau de fin d’année : le dernier édito de Marie Mendras dans la Newsletter de Sciences-Po/CERI, du 18/12/15

Le grand écart entre Washington et Moscou : le difficile positionnement de la France dans la lutte contre Daech

Par Marie Mendras

Depuis les attentats du 13 novembre, la France occupe une position centrale dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

Non. Depuis les attentats du 13 novembre, la France occupe une position centrale dans la liste des cibles de Daech, ce n’est pas pareil.

Et pourtant, elle apparaît relativement marginale dans le débat américain sur le combat contre Daech.

Flute ! On se demande à quoi c’est dû.

Vu de Washington, le président français s’impose difficilement dans le débat transatlantique sur la stratégie à suivre.

Ah, ben du coup, on comprend à quoi c’est dû…

C’est une situation étrange.

In-com-pré-hen-si-ble je dirais même…

François Hollande a été à la pointe de l’analyse sur la Syrie,

Oups, j’ai dû mal lire…

François Hollande a été à la pointe de l’analyse sur la Syrie,

Ah non, j’avais bien lu.

On pourrait avoir des explications pour ce dithyrambe, ou c’est en supplément ?

Mais est-ce ici un universitaire ou un passe-plats du Parti socialiste en fait ?

pourfendeur de Bachar el-Assad, critique de la position du Kremlin dès mai 2012 et prêt à opérer des frappes aériennes à l’été 2013.

C’est vrai qu’il a été à deux doigts de faire comme Sarko en Libye – une ré-u-ssite !

Mais il n’a alors été suivi ni par le président américain ni par le Premier Ministre britannique,

Logique Mendras : 1/ il a raison, c’est un génie 2/ Personne ne le suit 3/ conclusion : euhhhhhhhh

tous deux confrontés à des parlements opposés à une telle opération militaire.

PUTAIN de Démocratie parlementaire !

Par chance, nous en sommes préservés dans la Présipauté de France…

Contrarié, François Hollande a été découragé d’agir avec les alliés,

Hein ?

tandis que le gouvernement français n’a point été convaincu par la “solution” trouvée par les Américains et les Russes de sauver la face en obligeant Assad à détruire ses armes chimiques.

Oh ben, pfff, oh, la “solution” ! Faire en sorte que la Syrie accepte volontairement de détruire son stock d’armes de destruction massive, quel échec !

Et en Israël, ils commencent quand au fait ?

Il avait raison de le penser : les massacres n’ont pas cessé, Daech a pris racine, Assad a été renforcé.

Assad a été renforcé ? Quand il a perdu 70 % du pays ? Le gars qui serait peut-être pendu à cette heure si les Russes n’étaient pas intervenus en septembre…

Ce déséquilibre entre le fort engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme islamiste

AH-AH-AH-AH

En leur livrant des armes donc ?

Sérieusement, ils ont des clown de classe internationale à Sciences-Po.

et son faible leadership stratégique est réapparu clairement pendant le marathon diplomatique de François Hollande fin novembre 2015 : ses rencontres avec des dirigeants européens et surtout, ses voyages éclair à Washington et à Moscou ont eu des résultats bien décevants. La visite à Washington a surtout permis à Barack Obama de réaffirmer qu’il avait lui-même pris l’initiative d’une “grande coalition de 65 pays” depuis déjà plus d’un an et qu’il attendait un engagement ferme de la France.

Oui, notre président est aussi un clown – mais c’est normal, il est ancien prof d’économie à Sciences-Po…

A Moscou, la discussion avec Vladimir Poutine le 26 novembre a fini par donner le beau rôle au président russe, qui s’est proposé de “coordonner” les frappes avec la France, sans reprendre l’idée française de coalition que, la veille encore, il avait semblé vouloir approuver tout en soutenant le dictateur syrien. Face à ce maigre bilan, Obama ne pouvait que reprendre le leadership et renforcer la coalition of the willing.

Hein ?

Comment expliquer cette position insatisfaisante de la France, pourtant impliquée, volontariste et dotée d’une force de frappe qui crédibilise sa capacité d’agir ?

Avec Washington, le dialogue est soumis aux aléas de la politique intérieure américaine.

Notons qu’avec Paris, le dialogue est soumis aux aléas de la politique intérieure américaine.

Or, après la fusillade du 2 décembre à San Bernardino en Californie, les Américains se sont repliés sur ce drame national. Les révélations sur la trajectoire de radicalisation des deux terroristes et leur allégeance à Daech ont fait ressurgir le traumatisme du 11 septembre 2001 dans un contexte pourtant très différent, où la grande majorité de la population est opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Ben oui, car la population a vu ce qu’il s’est passé quand on ils ont écouté les universitaire type Mendras en 2001…

et voit dans la fermeture des frontières et la protection du territoire national la solution aux problèmes. La question est traitée sous le seul angle du terrorisme et se traduit par la montée de la xénophobie au sein de l’opinion conservatrice, qui considère les musulmans et les immigrés comme des dangers.

Les frappes américaines en Syrie et Irak sont peu commentées. Parmi les candidats à l’investiture présidentielle, seule Hillary Clinton s’est prononcée sur ce sujet, avec compétence,

SAINTE Hillary Clinton de l’enfant Goldman Sachs

en donnant une explication détaillée du problème mais sans proposer de solution novatrice.

Ah, c’est donc ça la “compétence” pour une universitaire de Sciences-Po…

Dans un débat public dominé par Donald Trump et son appel à fermer les frontières aux musulmans,

DEVIL Donald Trump

les analyses sérieuses ne se font plus entendre. Aux États-Unis, les deux sujets sont en quelque sorte dissociés : d’un côté, la grande politique internationale et le Moyen-Orient ; de l’autre, la sécurité du citoyen américain et son droit constitutionnel à s’armer et se défendre. Le sujet politique et sociologique de la radicalisation de citoyens et résidents américains n’est toujours pas discuté publiquement, contrairement à ce qui se passe en France. La politique américaine reste donc autocentrée, très marquée par le 11 septembre et les erreurs stratégiques qui ont suivi. La guerre en Irak est désormais vue comme le résultat d’une over-reaction dont on n’a pas encore tiré les leçons.

“Si tu as compris, appuie sur la touche étoile”…

Enfin, la position de la France sur la Russie n’est pas comprise à Washington où l’on pense que la France doit avant tout renforcer son engagement militaire aux côtés des Etats-Unis.

Au pied Rex !!!!!

Le président Hollande a donc été critiqué pour avoir proposé une coalition à Vladimir Poutine,

Oh c’te honte – une coalition internationale avec la Russie…

Au passage, vous aurez noté le vocable “coalition” systématiquement mis en avant, alors que ça ne veut pas dire grand-chose, et que ça sert surtotu à s’assoir sur le droit international.

alors que celui-ci continue à soutenir inconditionnellement l’armée d’Assad. L’ambiguïté sur le sens du mot “coalition” a joué au détriment de la diplomatie française, qui a aussi montré ses hésitations, passant d’un registre à un autre selon que l’ennemi désigné était Daech ou la dictature syrienne.

Mais EN QUOI le gouvernement syrien est-il notre ennemi ? Le gouvernement turc ou saoudien, je vois très bien, mais le syrien ?

C’est fascinant de laisser des universitaires user de tels mots, qui sont une incitation à la haine entre les nations.

(Enfin, il faudra m’expliquer quelle ambiguïté porte le mot “coalition”)

Vladimir Poutine, lui, n’a jamais tergiversé. Il a toujours soutenu Assad, seul “pouvoir légitime”, seul “garant de l’intégrité nationale” contre “tous les terroristes”.

Euh, oui, et ?

Le président russe dispose d’un atout important : il peut décider seul, sans aucun débat parlementaire ni discussion publique.

Elle parle de Poutine ou de Hollande là ?

Euh, il y a bien un Parlement en Russie, élu démocratiquement, et en plus à la proportionnelle ?

Il peut donc aller plus loin encore dans l’engagement militaire et dans la propagande guerrière.

Hein ?

Quelle “propagande guerrière” ? Il fait la guerre le gars…

Comment la France pourrait-elle amener le Kremlin à faire la différence entre les opposants de la première heure, qui dès le début de la répression contre le soulèvement populaire ont dénoncé les tueries du régime, et les islamistes de Daech ?

En leur montrant la photo de “terroristes modérés”, les Américains n’ont en pas plus trouvé que des armes de destruction massive en Irak…

La France s’est trouvée par moments isolée,

Ce que c’est que d’être gouverné par des cadors…

ce qui est dommage quand on connaît l’engagement politique et militaire français contre les violences terroristes.

dommage ou normal ?

Elle gagnerait sans aucun doute à mieux inscrire son action dans une politique européenne,

SAINTE EUROPE priez pour nous

C’est beau de défendre un cadavre…

à expliquer sa position au sein de l’Alliance atlantique,

SAINTE ALLIANCE ATLANTIQUE

et à ne donner aucun gage aux tenants français d’un souverainisme anti-américain, anti-européen, et pro-Kremlin.

et pro-Hitler enfin ! Tsss, il manque la base…

Le défi posé par les réfugiés du Moyen-Orient a idéologisé le débat, et encouragé le discours protectionniste et “identitaire”.

C’est incompréhensible…

Comme toujours, la politique étrangère nous renvoie à nos affaires intérieures.

Hein ?

_____

Marie Mendras revient de Washington, où elle participe à un projet d’étude de la Transatlantic Academy sur les politiques américaines et européennes envers la Russie.

Marie Mendras, à suivre prochainement dans tous vos médias où elle a table ouverte (normal vu une telle “compétence”©)…

BONUS : tiens, je viens de retomber sur cet édito de 2005

Les institutions politiques en danger

Pouvoirs n°112 – La Russie de Poutine – janvier 2005 – p.5-22 

Le recul des libertés et du suffrage universel direct, le contrôle de l’information et des médias, la régression dans le fonctionnement de toutes les institutions publiques, l’exacerbation de la violence sont des réalités trop évidentes et préoccupantes pour continuer à décliner les paradigmes de la transition à la russe. Le Kremlin concentre peu à peu l’essentiel du pouvoir dans l’exécutif, joue, dangereusement, du terrorisme international pour prendre des mesures sécuritaires et autoritaires, reprend le contrôle des richesses pétrolières, rejette le fédéralisme, mais se désintéresse de l’organisation de l’État et de ses structures. Vladimir Poutine s’isole dans un régime hyper-présidentialiste  ; sur le plus long terme, la faiblesse de sa stratégie est qu’elle est pensée comme une contre-attaque et une prise accrue de contrôle, et non comme une restructuration de l’État et des modes de gouvernement.

Heureusement, ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça… – des vigies comme Mme Mendras veillent…

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C’est quoi la Transatlantic Academy ?

The Transatlantic Academy is a research institution devoted to creating common approaches to the long-term challenges facing Europe and North America. The Academy does this by each year bringing together scholars, policy experts, and authors from both sides of the Atlantic and from different disciplinary perspectives to research and analyze a distinct policy theme of transatlantic interest. Working together from a collaborative and interdisciplinary perspective, Academy fellows bridge the Atlantic academic and policy communities, and use research, publications, and seminars to develop policy-relevant contributions to critical debates in North America and Europe.

The Transatlantic Academy was created in 2007 as a partnership between the German Marshall Fund of the United States (GMF) and the ZEIT-Stiftung Ebelin und Gerd Bucerius. In addition, the Academy received startup funding from the Transatlantic Program of the Government of the Federal Republic of Germany through funds of the European Recovery Program (ERP) of the Federal Ministry of Economics and Technology. The Robert Bosch Stiftung and the Lynde and Harry Bradley Foundation joined as full partners beginning in 2008, and the Fritz Thyssen Stiftung joined as a full partner in 2011. Additionally, the Volkswagen Stiftung supports a fellowship at the Academy for promising young scholars based at German institutions working in a specific field of the humanities.

Le GMF est bien connu pour avoir été été une pépinière de journalistes, universitaires et autres personnalités au service de l’atlantisme…

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Article 411-5 du Code Pénal :
 
 Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu’il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.
 

 

44 réponses à [Cadeau de Noel] Marie Mendras sévit aussi sur la Syrie

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 30 décembre 2015 à 07h56
 
 

Non mais franchement, il ne peut qu’y avoir unanimité concernant l’incroyable analyse de cette dame.
Les encarts d’Olivier à chaque paragraphe se suffisent largement.
Revenons sur les termes employée par cette grande expert(e), chercheure au CNRS je crois.
Contre l’armée d’Assad que peut faire l’armée d’Hollande? En plus il y a l’armée de Poutine.
Elle a oublié l’armée de Washington et celle de Merkel. Quel choix de vocabulaire!
Il faut qu’elle sache que l’armée syrienne défend la Syrie dont le territoire est occupé par une armée composite essentiellement étrangère faite de barbares cruels formés par les otanistes.
La Syrie (avec ou sans Bachar) défend son territoire et l’opposition syrienne soutient son armée.
Quand à l’armée de Poutine il s’agit de l’armée russe dont le président n’est pas le chef. Il faut un vote de la Douma pour mettre l’armée en action. Ce qui n’est pas le cas en France.
Rappelons au passage que l’armée d’Hollande est exsangue. De restriction en restriction, elle a de moins en moins les moyens de ce qu’on attend d’elle malgré la haute compétence de ses militaires, de plus les interventions qu’on lui demande ont un coût, qui paye? Ce ne sont pas les européistes ni leurs alliés atlantistes.
Elle oublie que l’intervention de la coalition atlantisme n’a aucun mendras, euh pardon, mandat pour intervenir.
La Russie a répondu positivement au peuple syrien, qui par son président en a fait la demande, pour venir à son secours.
Ce qui n’est pas le cas du président français au mépris de son peuple et du peuple syrien par soumission aux mendras, euh pardon, aux mantras sans cesse répétés par les atlantistes

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Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #La République, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE, #L'OTAN.

Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

Par Valentin Vasilescu

Mondialisation.ca, 25 décembre 2015

Réseau International / Voltairenet.org

Région : Moyen-Orient et Afrique du Nord

Thème: Guerre USA OTAN

Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

Une enquête du BIRN montre que, depuis 2011, les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont acheté en Bulgarie pour plus de 600 millions de dollars de matériel de type soviétique pour les groupes armés luttant contre la République arabe syrienne. Ce trafic contrevient aux principes des Nations unies qui interdissent de tenter de renverser un gouvernement en fournissant des armes offensives à des opposants intérieurs ou à des mercenaires extérieurs.

Depuis le début de la guerre contre la Syrie, le gouvernement US a acheté en Bulgarie des armes de type soviétique pour 500 millions de dollars. Cela concerne, entre autres, 18 800 lance-grenades antichars portables et 700 systèmes de missiles antichars Konkurs.

Une enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network (BIRN) [3], prouve que la Bulgarie fournit des armes à des terroristes en Syrie et à une autre filière des États-Unis. Des armes antichars comme les BGM-71 TOW tats-uniennes arrivent ainsi en possession de l’ÉI, bien que la Bulgarie (membre de l’Otan et de la coalition anti-ÉI dirigée par Washington) déclare qu’elle ne participe qu’aux opérations d’aide humanitaire en Syrie

À partir d’octobre 2014, des avions cargo de type Boeing 747 Jumbo Jet, appartenant à la compagnie aérienne Saudi Arabian Cargo, ont commencé à atterrir à l’aéroport international de Sofia. La nouveauté réside dans le fait que, depuis la chute du rideau de fer, aucun avion-cargo n’a atterri à Sofia. Il a été documenté deux vols de cargo saoudien à la fin octobre 2014, un en novembre 2014, quatre en décembre 2014 et un en mars et en mai 2015. D’après les plans de vol, les avions saoudiens ont décollé à vide de l’aéroport de Djeddah, pour atterrir à Sofia, d’où ils ont chargé du fret sous la haute surveillance d’un dispositif de l’armée bulgare, et ont redécollé à destination de Tabuk, un aéroport d’Arabie, situé à 100 km de la frontière avec la Jordanie.

Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

Fait intéressant, les autorisations de survol et d’atterrissage de ces avions ont été délivrées par le ministère de la Défense, à la différence des avions cargos ordinaires qui reçoivent ces autorisations de l’autorité de l’Aviation civile. Conformément à l’annexe 18 de la Convention relative à l’aviation civile internationale de Chicago, l’annexe III du règlement du Conseil européen CEE n° 3922 et au manuel de l’Organisation de l’aviation civile internationale, Doc 9284 (Instructions techniques pour la sécurité du transport de marchandises dangereuses par air), ce type d’autorisation donnée aux avions étrangers, enregistrés comme des avions civils, indique qu’ils transportent des marchandises dangereuses. Ces vols sont considérés comme des vols spéciaux et reçoivent la même priorité que les avions présidentiels. C’est ainsi que l’on a observé, sur le tarmac de Sofia, des caisses chargées de type militaire utilisées pour transporter des armes et des munitions. Chaque avion a transporté environ 80 tonnes de fret.

Plus tard, d’autres avions cargos de type Airbus A330F et Boeing777F appartenant à la compagnie Etihad Cargo, des Émirats arabes unis, ont commencé à arriver à l’aéroport de Sofia sous ce régime spécial. Ils décollaient d’Abu Dhabi. De juin 2015 à la mi-août 2015, les avions cargos de cette compagnie ont effectué cinq fois ces chargements spéciaux à Sofia. Le 19 octobre, un Airbus 330F d’Etihad Cargo a atterri à l’aéroport de Burgas en Bulgarie et, après avoir chargé sa cargaison spéciale, a décollé pour la base aérienne d’Al-Dhafra, aéroport de destination de tous les vols d’Etihad Cargo. Cette base aérienne abrite des avions français Rafale et US (dont cinq F-22) qui bombardent les cibles de l’ÉI en Syrie et en Irak.

Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes

Le rapport annuel sur les exportations de l’industrie militaire de la Bulgarie, publié en août 2015, indique, dans la première partie de l’année, une livraison d’armes d’une valeur de 85 millions d’euros à l’Arabie saoudite. D’août jusqu’à la fin de 2015, des armes ont également été livrées en Arabie Saoudite, pour 29 millions d’euros. Le gouvernement bulgare a admis qu’il a délivré, en 2014-2015, des permis pour la vente d’armes, avec comme utilisateur final, les Émirats arabes unis, en plus de celles de l’Arabie saoudite. La Bulgarie avait vendu des armes aux Émirats arabes unis en 2014-2015 pour un montant de 30 millions.

Un rapport de l’Onu détaille la liste des marchandises transportées de la Bulgarie vers l’Arabie saoudite, par un Boeing 747 Jumbo Jet, appartenant à la compagnie aérienne Saudi Arabian Cargo. Il contenait environ 827 mitrailleuses avec des systèmes de montage sur des camionnettes Toyota et 120 systèmes antichars SPG-9 [4]. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont équipés d’armes modernes, de production occidentale, excluant l’achat d’armes bulgares de type soviétique pour leurs propres armées. Un officier supérieur de Renseignement de l’armée bulgare a reconnu pour BIRN que ces armes étaient principalement destinées à « l’opposition syrienne » et qu’il est possible que certaines d’entre elles soient arrivés au Yémen. Comme ces armes croates et ces armes bulgares qui ont été récemment découvertes dans l’arsenal des combattants de l’ÉI.

Valentin Vasilescu

Traduction du roumain : Avic Réseau International

[1] “Report : Islamic State may have taken anti-tank weapons from Syrian rebels”, Thomas Gibbons-Neff, The Washington Post, September 7, 2014

[2] « Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne ? », Valentin Vasilescu, Réseau International, 12 juillet 2013.

[3] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.

[4] « Le mystère des milliers de camionnettes Toyota de l’EI », Valentin Vasilescu, Réseau International, 9 octobre 2015.

La source originale de cet article est Réseau International / Voltairenet.org

Copyright © Valentin Vasilescu, Réseau International / Voltairenet.org, 2015

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Humour: Après le Socialisme Bolivarien , voilà le Socialisme Bonarien.

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Le socialisme, #La gauche, #La nation ., #La République, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

Ajoutée le 29 déc. 2015

Après le Socialisme Bolivarien , voilà le Socialisme Bonarien.
Musique : George Moustaki , "Sans la nommer"
interprétée par Code Barre https://youtu.be/O_dljnYRg9M
et par ZEP https://youtu.be/yvlkuQ9Z1Js
Merci à Vincent Lapierre pour ses précieuses traductions des discours d'Hugo Chavez .
Et merci au gouvernement Bonarien de porter haut l'image de la France.

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2016 en France: Des bonnes et des mauvaises surprises dès le 1er Janvier

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le traité Transatlantique., #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #Europe supranationale

2016 en France: Des bonnes et des mauvaises surprises dès le 1er Janvier

2016 est à nos portes, et pour ceux qui pensaient que nous allions nous prendre le mur, bonne nouvelle, nous allons déjà nous prendre les portes (un peu d’humour ne faisant pas de mal…). Et à chaque nouvelle année, il y a son lot de changements, et parfois, des moindres! Un petit résumé de ce qui va changer sans faire trop de bruits.

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2016 en France: Des bonnes et des mauvaises surprises dès le 1er Janvier

Commençons par les particuliers, beaucoup de choses vont changer, le montant du SMIC qui se prend 0,6% alors que les députés européens ont vu leur salaire monter de 2,4%, les prix du timbre ainsi que des taxis vont augmenter, la fin de Pacitel qui empêchait certaines entreprises de vous démarcher par téléphone, le passage des régions voulu et imposé pour la mise en place du TAFTA, plein de choses changent, un vrai programme:

Smic, prime d’activité, prêt à taux zéro, litiges de la consommation, prix du timbre, tarifs des taxis, mutuelle d’entreprise, indemnité kilométrique vélo, gilet de sécurité pour les motards, fin de Pacitel, mise en place des nouvelles régions… Retrouvez dans notre dossier une première sélection des changements prévus à partir du 1er janvier 2016.

Source: Service-public.fr/particuliers

Il y a également des changements pour les professionnels qui ne vont pas être beaucoup aidés pour le coup pour s’en sortir mieux en ces temps de crise:

Le point sur les principales nouveautés qui concernent les entreprises et les professionnels à partir du 1er janvier 2016 : interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique, mutuelle d’entreprise obligatoire, généralisation de la DSN…

  • Légère hausse des cotisations sociales des auto-entrepreneurs: Avec la hausse des cotisations vieillesse et la réduction de la cotisation des allocations familiales dues par les employeurs et les travailleurs indépendants, le prélèvement social forfaitaire du régime micro-social des auto-entrepreneurs est modifié à partir du 1er janvier 2016. Légère hausse des cotisations sociales des auto-entrepreneurs en 2016
  • La gratification horaire des stagiaires reste à 3,60 € en 2016: Un employeur qui accueille un stagiaire au-delà de 2 mois doit lui verser une gratification minimale, dont le taux horaire reste fixé à 3,60 € pour les conventions signées à partir du 1er janvier 2016. La gratification horaire des stagiaires reste à 3,60 € en 2016
  • L’employeur doit proposer une mutuelle d’entreprise à ses salariés: Une couverture complémentaire santé collective (mutuelle d’entreprise) doit être proposée par l’employeur à tous les salariés, n’en disposant pas déjà, en complément des garanties de base d’assurance maladie de la Sécurité sociale. Mutuelle d’entreprise : les obligations de l’employeur
  • La déclaration sociale nominative (DSN) généralisée: La déclaration sociale nominative (DSN) devient progressivement obligatoire pour les employeurs. La DSN remplace l’ensemble des déclarations sociales adressées par les employeurs aux organismes de protection sociale, pour leur permettre de calculer les cotisations, contributions sociales et certaines impositions dues, ainsi que les droits des salariés en matière d’assurances sociales, de prévention de la pénibilité et de formation. La généralisation de la DSN qui devait intervenir pour tous les employeurs le 1er janvier 2016 devrait être aménagée en tenant compte de la taille de l’entreprise. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 a acté ce déploiement progressif qui doit s’achever en juillet 2017. Généralisation progressive de la déclaration sociale nominative (DSN) en 2016
  • Tarifs des taxis: Pour 2016, les tarifs maximaux ne sont pas modifiés pour les taxis non parisiens. Seuls les taxis parisiens peuvent revaloriser leurs tarifs dans la limite 0,5 % par rapport aux tarifs 2015. Nouveaux tarifs pour les taxis

  • Le fichier des interdits de gérer opérationnel: À partir du 1er janvier 2016, sera mis en œuvre le fichier national des interdits de gérer, créé par la loi du 22 mars 2012, avec pour objectif de lutter contre les fraudes et permettre l’application des condamnations pénales portant interdiction de gérer. Le fichier des interdits de gérer opérationnel en 2016

  • Plan vélo : réduction fiscale pour l’employeur: Une entreprise qui met, de façon facultative, à disposition de ses salariés des vélos, pour leurs déplacements domicile-lieu de travail, peut réduire du montant de son impôt sur les sociétés les frais générés par cette mise à disposition gratuite, dans la limite de 25 % du prix d’achat de la flotte de vélos. Plan vélo : réduction fiscale pour l’employeur

  • Litiges de la consommation : généralisation de la médiation: Les professionnels ont jusqu’au 1er janvier 2016 pour se conformer à la nouvelle possibilité qu’a tout consommateur de passer par la médiation afin de faciliter le règlement à l’amiable des litiges avec un professionnel. Litiges de la consommation : généralisation de la médiation au 1er janvier 2016
  • Bornes de recharge des véhicules électriques obligatoires dans les bâtiments industriels et commerciaux: L’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides est obligatoire dans tous les bâtiments neufs à usage tertiaire (bâtiment industriel, local commercial, immeuble de bureaux, entrepôt, complexe de cinéma…) comprenant des places de stationnement destinées aux employés ou à la clientèle. Les demandes de permis de construire déposées à partir du 1er janvier 2016 doivent prévoir le pré-câblage permettant le rechargement des voitures électriques et hybrides. Rechargement des véhicules électriques obligatoire dans les nouveaux bâtiments construits à partir de 2017

  • Bureau de change : vérification de l’identité du client pour toute opération de plus de 1 000 €: Le professionnel dit changeur manuel qui procède à l’échange de devises, sous forme de billets, de monnaies ou de chèques de voyage libellés en devise autre que l’euro, est tenu de vérifier l’identité de tout client occasionnel dès lors que le montant échangé dépasse 1 000 €. Bureau de change : vérification de l’identité du client pour toute opération de plus de 1 000 €

  • Nouveaux seuils de marchés publics: À partir du 1er janvier 2016, de nouveaux seuils de procédures formalisées de marchés publics sont applicables. Nouveaux seuils de marchés publics à partir du 1er janvier 2016

  • Suppression des tarifs réglementés de vente de gaz pour les clients professionnels: Dans le cadre de l’ouverture du marché du gaz à la concurrence, en conformité avec le droit européen, les tarifs réglementés de vente (TRV) proposés par les fournisseurs historiques (GDF-Suez et les entreprises locales de distribution) sont progressivement supprimés pour les consommateurs non résidentiels. Les tarifs réglementés de vente de gaz supprimés pour les clients professionnels
  • Les délais de paiement entre professionnels sont réglementés. Des dérogations existent pour certains produits, notamment périssables, et, à partir du 1er janvier 2016, dans certains secteurs d’activité. Quels sont les délais dérogatoires pour le paiement entre professionnels ?

Source: Service-public.fr/professionnels-entreprises

Quoi d’autre…. Car il n’y a pas que cela? Non, il y a également:

  • La TVA sur les tampons féminins va baisser: La mobilisation a payé. La TVA sur les protections hygiéniques féminines va passer de 20% à 5,5%. Le coût pour l’Etat sera de 55 millions d’euros par an. Reste à voir si cette baisse sera répercutée sur les prix. Les associations féministes ont averti qu’elles allaient rester vigilantes.

  • Les taxes sur le gazole augmentent au total de 3,5 centimes d’euro (taxe carbone et réduction de l’avantage fiscal), et de 2 centimes pour l’essence sans plomb 95. Une hausse qui pourrait être compensée par la chute des prix du pétrole.

  • Tous les véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 sont éligibles à la prime de conversion pour l’acquisition d’une voiture essence neuve ou d’occasion.

  • Un certificat de qualité de l’airUn nouveau dispositif doit faciliter l’identification des véhicules les moins polluants par le biais d’une pastille de couleur apposée sur le véhicule et intitulée certificat qualité de l’air (crit’air).

  • Les sacs plastique de caisse à usage unique seront désormais interdits. Pour les sacs destinés aux fruits et légumes, la date butoir est fixée au 1er janvier 2017. En 2020, ce sera au tour de la vaisselle jetable en plastique (gobelets, verres et assiettes jetables) d’être interdits.

  • Une nouvelle chaîne d’information sur la TNT gratuiteLCI deviendra la 26e chaîne de la TNT gratuite au début de l’année. La chaîne du groupe TF1 a promis de se démarquer de ses concurrents BFMTV, iTÉLÉ et de la future chaîne d’information du service public en proposant davantage de magazines et des sujets plus légers.

  • A compter de juillet, les plateformes collaboratives, de type Airbnb (location d’appartement) ou Drivy (location de voiture), devront envoyer à leurs usagers un récapitulatif annuel des recettes générées. L’objectif, clarifier la frontière entre les « activités assimilables à celles d’un travailleur indépendant » et celles relevant « de l’économie du partage ».

    Issu d’un article de France3-regions.francetvinfo.fr

Mais tout cela est indiqué par le gouvernement, en officiel, en clair, il y a d’autres informations qui étrangement sont moins mises en avant, comme le fait par exemple que votre argent n’est plus tellement protégé, et que les banques vont pouvoir puiser sur le compte de leurs clients en toute légalité, c’est la directive BRRD:

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Mais pourquoi donc pulvérisent-ils le monde ? - Documentaire HD VOSTFR

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #ecologie, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La santé

Mais pourquoi donc pulvérisent-ils le monde ? - Documentaire HD VOSTFR

Ajoutée le 9 sept. 2015

Ce film est la suite du documentaire révolutionnaire "What in the World are they spraying ? " qui a ouvert les yeux à des millions de personnes sur les effets néfastes des chemtrails et autres programmes de Géo-ingénierie. Par conséquent, des mouvements dans le monde entier se sont formés pour répondre à ces crimes et de nombreux citoyens concernés prennent des mesures. Comme les gens deviennent conscients de "CE" qui se passe, ils sont maintenant prêt à poser la question plus importante du "POURQUOI" ça se passe. Michael J. Murphy, créateur et co-producteur de "What in the World are they spraying ?" en association avec Barry Kolsky, ont produit "Why in the World are they spraying ?" pour répondre à cette question.

Préparez-vous à découvrir:

Les répercussions sur la santé humaine et l'environnement des programmes de Géo-ingénierie.
Comment la Géo-ingénierie peut être utilisée pour contrôler notre temps.
Quelles sont les industries qui bénéficient de programmes de Géo-ingénierie.
Comment la pulvérisation affecte vous, votre famille et l'avenir de l'humanité.

Dans ce documentaire, vous apprendrez comment les aérosols sont pulvérisés dans notre ciel et sont utilisés en conjonction avec d'autres technologies pour contrôler notre temps. Les Géo-ingénieurs affirment que leurs modèles ne servent que pour l'atténuation de la théorie aujourd'hui largement discréditée du réchauffement climatique. Ce qui est clair, c'est que les Chemtrails / Géo-ingénierie peuvent être utilisés comme un moyen de consolider une énorme quantité de puissance à la fois monétaire et politique dans les mains des élites technocratiques. Certaines sociétés internationales peuvent désormais tirer parti du contrôle de la météo et prendre le pouvoir sur les systèmes naturels de la Terre. Cela bien sûr, se fait au détriment de tous les êtres vivants sur la planète. "Why in the World are they spraying ?" est un must du cinéma et va révolutionner le mouvement environnemental.

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Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

31 Décembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #Economie, #La France, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Les banques

Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

 |  La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter.
La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter. (Crédits : © Ruben Sprich / Reuters)
Une initiative populaire visant à donner à la banque centrale suisse le monopole de la création monétaire a obtenu assez de signatures pour organiser une votation. Son adoption serait une révolution dans la Confédération.

Avec la crise qui a débuté en 2007, l'idée d'ôter aux banques le pouvoir de créer de la monnaie commence à faire son chemin, progressivement, dans l'opinion. L'an passé, un rapport parlementaire islandais a clairement proposé d'en finir avec ce pouvoir. Mais - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - le débat pourrait s'accélérer à partir de la Suisse, pays connu pour son système bancaire démesuré.

Vers une votation

Jeudi 24 décembre, en effet, la chancellerie fédérale helvétique a enregistré officiellement l'initiative populaire « monnaie pleine » qui vise à donner à la Banque nationale suisse (BNS) le monopole absolu de la création monétaire. Cette initiative, lancée en juin 2014 par un groupe dirigé par un instituteur alémanique, Hansruedi Weber, a recueilli 111.824 signatures, soit davantage que les 100.000 nécessaires pour provoquer une votation, autrement dit un référendum.

C'est une étape importante pour cette initiative. Désormais, le conseil fédéral (gouvernement) et le parlement suisses vont devoir se prononcer sur le projet qui prévoit la modification de l'article 99 de la constitution helvétique. Puis, à une date qui reste à définir, le peuple suisse sera amené à se prononcer dans une votation. Pour être acceptée, cette initiative devra alors obtenir non seulement la majorité populaire au niveau fédéral, mais aussi dans au moins 12 des 23 cantons de la Confédération.

Les problèmes de la situation actuelle.

Le chemin est donc encore long. Mais une chose semble certaine : le débat aura bien lieu. Que propose concrètement cette initiative ? Pour ses promoteurs, la constitution helvétique est aujourd'hui inadaptée. Cette dernière reconnaît dans son article 99-1 à la « Confédération » seule le droit de battre monnaie et donne dans son article 99-2 à la BNS reconnue « indépendante », le droit de mener « une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays. » Rien de plus.

Concrètement, ceci donne de fait à la BNS le monopole de l'émission des pièces et billets, les seules formes monétaires qu'elle maîtrise. Mais elle ne maîtrise pas l'essentiel de la monnaie créée qui, en Suisse, comme ailleurs, est de la monnaie « scripturale », faisant l'objet d'un jeu d'écriture et non d'échanges physiques. Cette monnaie est, pour l'essentiel, créée par les banques lors de l'attribution de crédits à l'économie physique ou à d'autres banques.

Pour les auteurs de l'initiative, cette situation pose deux problèmes. D'abord, en « privatisant » via les banques la création monétaire, l'Etat perd là un revenu. Ensuite, contrairement à ce que prévoit la constitution, la BNS ne maîtrise que difficilement la création monétaire. Certes, la politique de taux joue en théorie sur le prix du crédit et donc sa distribution, mais cette transmission est imparfaite, on le constate encore en zone euro. La capacité de création monétaire donnée aux banques encourage la formation de bulles spéculatives ou, au contraire, freine la production de crédit lorsque celle-ci serait nécessaire. La financiarisation de l'économie a été le corollaire de ce pouvoir monétaire des banques.

Transmettre à la BNS le pouvoir de création monétaire

Pour disposer d'une économie plus stable et mieux maîtrisée et d'une création monétaire plus centrée sur l'économie réelle, les auteurs de l'initiative proposent donc de préciser que la BNS « émet désormais seule » non seulement la monnaie physique, mais aussi la « monnaie scripturale. » Conséquence : les banques perdront leur capacité de créer de l'argent ex nihilo. Tout prêt accordé par une banque devra ainsi être couvert par de la monnaie de la banque centrale au bilan de l'établissement. Dès lors, la BNS maîtrisera entièrement la création monétaire.

Le rôle des pouvoirs publics

L'initiative prévoit trois modes de distribution de l'argent créé par la BNS. D'abord via un transfert de cet argent aux pouvoirs publics pour alimenter l'économie. Ce transfert ne se fera pas sous forme de prêt, mais de « don. » La BNS alimentera donc directement les caisses publiques de la Confédération et des Cantons à la hauteur qu'elle aura déterminée. Certains s'émeuvent de la perte d'indépendance de la BNS, mais Reinhold Harringer, le porte-parole du groupe à l'origine de ce projet contacté par La Tribune, estime qu'une « complète indépendance n'existe jamais. » Il compare cette indépendance à celle de la justice fédérale : ses tribunaux sont « sous la pression de l'opinion publique, mais ses décisions sont acceptées par tous. » La BNS aura un « mandat légal clair » et « pourra agir en toute indépendance », tout en devant « rendre des compte à l'opinion publique. » Concrètement, la BNS ne fournira pas tout l'argent dont aura besoin les budgets publics, elle alimentera ce budget à la hauteur qu'elle jugera juste. Quitte, du reste, à utiliser ceci comme un moyen de pression sur les autorités pour les contraindre à réduire leurs dépenses qui, par ailleurs, en Suisse, sont déjà encadrées par une « règle d'or. »

Un « QE pour le peuple » ?

Deuxième moyen de transmission de l'argent de la BNS : les ménages eux-mêmes. Le nouvel article 99-a-3 de la constitution fédérale proposée par l'initiative prévoit l'attribution directe d'argent de la BNS aux particuliers. L'initiative émet donc la possibilité d'un « QE pour les gens », idée qui circule actuellement en Europe. Mais il est possible d'imaginer que cet argent soit aussi celui d'un revenu de base qui est actuellement en discussion en Suisse, comme en Finlande.

L'importance du circuit bancaire demeure

Dernier mode d'alimentation de l'économie en argent de la banque centrale : les banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la différence d'aujourd'hui, les banques ne pourront prêter que l'argent qu'elles auront auparavant emprunté à la BNS selon les moyens traditionnels déjà existant de refinancement. « Il est important de conserver cette possibilité », explique Reinhold Harringer pour qui c'est un moyen important d'une gestion « fine et adaptée » des besoins de l'économie. Avec cette proposition, la distinction entre l'argent de banque centrale et la masse monétaire disponible pour l'économie disparaît. La capacité des banques d'alimenter des bulles est alors réduite, car elle doit rembourser l'argent qu'elle prête. Or, en zone euro, par exemple, c'est un des problèmes de la BCE : son bilan enfle avec l'assouplissement quantitatif, mais le crédit aux entreprises reste en faible croissance.

Gestion plus efficace pour la croissance ?

Cette gestion directe de la masse monétaire par la banque centrale sera-t-elle alors plus « efficace » que le système actuel pour générer de la croissance ? Reinhold Harringer le croit. « La banque centrale dispose d'une vision globale de l'économie de meilleure qualité que chacune des banques qui agissent avec une vision commerciale propre », souligne-t-il. Il estime aussi que la banque centrale disposera également des moyens de mieux réagir aux évolutions conjoncturelles, que ce soit un risque de ralentissement ou de surchauffe. Mais le but de l'initiative est clairement de disposer d'une croissance de « meilleure qualité », plus centrée sur l'économie réelle et plus stable.

Changement de modèle pour la finance helvétique

Cette initiative dispose du soutien de plusieurs économistes, suisses et européens. Mais elle fait, on s'en doute, l'objet de vives critiques de la part du secteur bancaire helvétique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l'économie nationale. Mais Reinhold Harringer estime que l'initiative va permettre au secteur de revenir à une activité « plus traditionnelle et plus solide. » Il cite le cas de banques comme la banque postale suisse, qui, sans avoir la possibilité de créer de la monnaie, réalisent de bons bénéfices. Reste que, pour les géants bancaires comme Credit Suisse ou UBS, qui vivent sur les activités de marché, le coup pourrait être rude et ils pourraient ainsi décider de quitter le pays. Mais l'initiative semble viser un changement de système : mieux vaut des banques plus modestes, mais plus utiles, que des géants bancaires instables et qui font peser un risque continuel sur les comptes publics. Une vraie révolution, donc.

Le risque de la transition

Egalement critique, le think tank libéral Avenir Suisse, financé par les grandes sociétés du pays, prône plutôt une politique de « petits pas mesurés » dans la réforme de la finance plutôt que la révolution prônée par l'initiative « monnaie pleine. » Selon Avenir Suisse, ce système de « monnaie pleine » conduirait à un « état transitoire permanent » dangereux. Reinhold Harringer, lui, répond qu'une phase de transition est prévue. Le premier jour, les engagements vis-à-vis des clients des banques vont devenir des engagements vis-à-vis de la banque centrale et seront sortis du bilan des banques. Mais rien ne sera changé. Les remboursements des crédits contractés par les clients viendront alimenter les remboursements à la banque centrale. Le tout, affirme-t-il, pourra être corrigé en cas de besoin.

Une idée ancienne

L'initiative n'est, il est vrai, pas fondée sur du sable. Elle s'inscrit dans une longue histoire. C'est, dans les années 1930, l'économiste Irving Fisher, qui avait lancé la proposition dans le cadre du « plan de Chicago » proposé au président Franklin Delano Roosevelt. Ce dernier a rejeté cette proposition, mais elle a été reprise par plusieurs économistes, dont le monétariste Milton Friedman. Cette idée a cependant été progressivement oubliée sous le triomphe de la financiarisation de l'économie. C'est la crise de 2007-2008 qui la fait revivre avec notamment une étude de deux économistes du FMI, Jaromir Benes et Michael Kumhof, qui reprennent et valident les thèses d'Irving Fisher, voyant dans le retrait aux banques de la création monétaire, un moyen de dynamiser la croissance en réduisant les risques de crise.

L'Islande a ouvert le bal

L'idée a alors retrouvé des défenseurs. Fin mars 2015, un parlementaire islandais Frosti Sigurdjonsson a remis au premier ministre de l'île nordique un rapport très complet sur le sujet en recommandant d'ôter aux banques la capacité de création monétaire. Ce rapport n'a pas débouché sur une proposition concrète pour le moment, mais il a amplifié le débat autour de cette idée entre économistes. Plusieurs autres initiatives visent à renforcer le pouvoir des banques centrales vis-à-vis des banques commerciales. En Irlande, le parti conservateur Fianna Fàil propose ainsi dans son programme des élections de 2016 de donner à la banque centrale irlandaise le moyen de limiter la capacité des banques à émettre des emprunts immobiliers.

Révolution dans la finance ?

Une adoption par la Suisse de cette initiative serait indéniablement une révolution dans le monde de la finance et ses conséquences dépasseraient largement les frontières de la Confédération. Car la Suisse n'est pas la petite Islande, c'est un des centres financiers les plus importants de la mondialisation. Or, les rares sondages sur la question ont donné une large majorité au « oui » à l'initiative. Le plus récent, datant d'août, donnait 57 % pour l'initiative, mais il doit être pris avec beaucoup de précaution, car il n'a pas été réalisé par un institut de sondage reconnu. Reinhold Harringer estime que les sondages montrent, au moins, que les citoyens helvétiques rejettent majoritairement le système actuel et se dit donc « confiant. »

Rien ne dit cependant que cela débouchera sur une majorité pour l'initiative. Le secteur bancaire va sans doute peser de tout son poids dans la campagne, emportant une partie des partis de droite, traditionnellement favorables à ce secteur. D'autant que, dans le cas qui nous occupe, il faudra aussi obtenir une majorité dans la moitié des cantons (et il existe en Suisse six demi-cantons comptant pour une demie voix). Mais les votations helvétique ont des résultats parfois surprenants.

Au-delà des divisions traditionnelles

Une chose est certaine : le sujet dépasse les divisions politiques traditionnelles. Les porteurs de ce projet sont plutôt des conservateurs et des libéraux alémaniques, inspirés par les idées monétaristes de stabilité. Mais l'idée de réduire l'influence des banques et de placer la BNS face à sa responsabilité économique en termes de croissance peut séduire plus d'un électeur de gauche, plus nombreux en Suisse romande. Si les partis politiques suisses n'ont pas encore pris position dans ce débat, il n'est pas certain que leurs consignes de vote soient ici réellement suivies. La Suisse pourrait donc donner le ton à un changement notable dans la finance internationale.

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