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Le blog de Lucien PONS

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"La Mort est dans le Pré", film saisissant: à voir et à revoir!

13 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Agriculture, #La France, #La finance dérégulée, #La santé, #La sécurité sociale, #Services publics, #la liberté, #Europe supranationale, #Economie, #La mondialisation

C'est un film percutant dont personne ne sortira indemne. Mais surtout un film qui dévoile un problème de santé publique autrement plus grave que le pourcentage de cheval roumain dans les lasagnes au bœuf. Un problème de santé publique probablement équivalent à celui de l'amiante, dont les victimes ont enfin été reconnues après plusieurs décennies de combat et de mépris de la part des autorités compétentes, complices de l'industrie. Ce drame, c'est celui vécu par les agriculteurs ou proches d'agriculteurs qui ont été au contact quotidien des pesticides, et qui contractent cancers, maladies neurologiques et autres saloperies susceptibles d'être fatales.

Le réalisateur Eric Guéret est allé à la rencontre de ces gens qui, dans la peine ou la maladie, se battent pour la justice et pour une agriculture plus respectueuse des hommes et de la terre : Caroline Chenet, éleveuse de 45 ans dont le mari a succombé à un lymphome ; Frédéric Ferrand, viticulteur de 41 ans victime d'un cancer de la vessie et de la prostate ; Paul François, contaminé par le « Lasso » de Monsanto et qui mène un combat juridique du pot de terre contre le pot de terre face à la multinationale ; enfin Denis Camuzet, éleveur du Jura qui, bien que paraplégique, voit son avenir dans la conversion en bio de son exploitation.

Comment en est-on arrivé là ? Chacun témoigne à la fois du manque total d'information des fournisseurs de produits, qui s'abstiennent bien d'alerter sur leur dangerosité, de l'inconscience durable des agriculteurs comme dans cette scène où les parents de Frédéric, également vignerons, parlent de l'aspersion des produits alors qu'ils étaient encore dans les vignes : « ça faisait l'effet d'une douche fraiche en plein été ». Et puis il y a dans toutes les bouches la reconnaissance de ce foutu sens du silence qui règne chez les paysans. Le paysan est solidaire de son voisin pour les travaux, mais n'évoque jamais ni les problèmes d'argent, ni les problèmes personnels, ni même ceux de santé, fierté oblige. Et dénoncer les pesticides est souvent perçu comme une forme de trahison face à quelque chose qui a permis à chacun d'augmenter ses rendements et de mieux vivre matériellement. Mais voilà, la maladie est là et avec elle la prise de conscience d'une énorme duperie criminelle. Et la prise de conscience est telle que certains avouent ne plus donner à leur famille la production de leur récolte, se limitant à ce qui sort du potager privé cultivé en bio. Désormais ces paysans interviewés ne se taisent plus et mènent un combat parfois désespéré : combat auprès de la Mutuelle Sociale Agricole pour faire reconnaître son cancer comme maladie professionnelle, combat contre les scientifiques stipendiés par l'industrie, combat pour changer de pratiques, un défi pour ceux que l'agro-industrie a coupés de tous leurs savoirs traditionnels. Et malgré le tragique de la situation, grâce à l'obstiné Denis Camuzet, l'éleveur qui veut devenir bio, ou à la victoire juridique de Paul François, ce film reste plein d'espoir dans la lutte.

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Le changement des positions étrangères envers la Syrie n’est que médiatique

13 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #La France, #Daesch, #Terrorisme, #La mondialisation, #AMERIQUE

Le changement des positions étrangères envers la Syrie n’est que médiatique

 

 

syrie - Bouthaina_Chaabane

 

La conseillère politique et médiatique du président syrien Bachar al-Assad,  a affirmé que « le changement dans les positions internationales de certains pays envers la Syrie n’est qu’un changement médiatique », soulignant que « ce qui est exigé c’est un changement sérieux dans la lutte contre le terrorisme, à commencer par certains pays de la région qui financent ce terrorisme en passant par la Communauté internationale».

S’exprimant lors d’une interview en exclusivité avec notre chaîne al-Manar, Bouthayana Chaabane a ajouté :

 » Il est nécessaire de faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la lutte contre le terrorisme ».

1. Quatre ans après le début de la guerre sur la Syrie … Comment évaluez-vous la place de la Syrie aujourd’hui tant au niveau de la résistance qu’au niveau de son rôle?

B-C : « La Syrie a vécu quatre pénibles années à travers lesquelles le peuple syrien a offert des sacrifices immenses. Parce qu’il était une cible dans son unité, dans son patrimoine, son histoire, son identité, et sa vie commune.

En visant la Syrie, il s’agissait de viser l’identité de toute la région. Ce complot a commencé avec l’occupation américaine de l’Irak en 2003. L’objectif principal de ce ciblage était de diviser les Arabes et de consacrer à l’entité sioniste un rôle régional et international unique en tant qu’ Etat juif entourée par des États ethniques et sectaires.

Nous avons constaté comment ces divisions au Soudan, en Libye, en Irak, en Syrie et au Yémen ont été nourries par des conflits et des guerres superficielles financés et armés par des puissances étrangères, voire par l’exploitation d’outils locaux, tels les mercenaires ou les milices. Et donc, la résistance de l’armée et du peuple était essentielle pour la poursuite de la lutte contre ce plan dangereux et aussi pour fournir un modèle aux autres pays arabes, un modèle syrien de surcroît, pour ne pas baisser les bras. Cette bataille qui a lieu aujourd’hui dans plus d’un pays arabe est existentielle. Et donc la résistance est une condition sine qua non à la poursuite de notre existence et à la lutte contre le sionisme et le colonialisme afin que les pays arabes puissent résoudre le conflit israélo-arabe au profit de l’identité arabe de la Palestine et pour réaliser la victoire des Arabes dans tous leurs pays ».

2. Comment expliquez-vous la relation entre les takfiristes et l’ennemi israélien à la frontière sud?

B-C : « Nous avons vu que la relation entre l’ennemi israélien et les terroristes en Syrie est une relation organique. Ils servent d’outils pour l’ennemi. Par conséquent, nos pays ont été entraînés dans de féroces guerres contre ces outils qui n’ont pas été détectés rapidement, c’est pourquoi nous vivons des guerres dangereuses. Surtout que ces outils sont en train de détruire le patrimoine et l’identité culturels de nos sociétés, la structure économique de nos pays dans un plan bien réfléchi et systématique afin de voler à ces pays leur capacité de vie et à jouer un rôle régional et international ».

3. Après quatre années sanglantes, qui profite aujourd’hui de la poursuite de cette guerre en Syrie?

B-C : « Le bénéficiaire de cette guerre contre la Syrie est en premier lieu l’ennemi sioniste et derrière lui tous ceux qui partagent avec lui son hostilité envers les Arabes, sans compter ceux qui cherchent à s’approprier nos richesses et nos ressources ».

4. Il y a un changement dans les positions internationales Syrie .. Comment voyez-vous ce changement?

B-C : « Aujourd’hui, le changement dans les positions internationales n’est que médiatique, pour qu’il soit sérieux il faut faire cesser le financement et l’armement des terroristes qui continue d’affluer en Syrie.

Le véritable changement n’aura lieu que lorsque les pays régionaux cesseront de financer et d’armer les terroristes et de faciliter leur passage. Mais aussi, il est nécessaire que la communauté internationale prenne une position forte pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, qui prévoit des sanctions contre les pays ou les parties qui financent ou arment ou facilitent le transit des terroristes ».

5. Quel est le rôle de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar .. Y-a-t-il des changements en faveur de la Syrie?

B-C : « Le rôle de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar est le même, et il est essentiel dans le soutien au terrorisme qui frappe la Syrie et le peuple syrien. Tant que la communauté internationale n’exercera pas de pression pour faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité, ce rôle se poursuivra contre le peuple syrien et ira à l’encontre des intérêts de la stabilité de la région et de la paix et de la sécurité internationales » .

6. Quels sont les Etats et les parties qui vous soutiennent principalement?

B-C : « Nos alliés dans la région qui sont des alliés de la paix et de la sécurité internationale ont soutenu la Syrie face à ce terrorisme abominable. Nous rappelons en particulier le soutien de la République islamique d’Iran et le Hezbollah dans la bataille menée contre le terrorisme mais aussi la Russie pour son soutien initial envers la Syrie et sa position contre le terrorisme.

Bref, les Etats et les parties qui ont soutenu le peuple syrien dans cette bataille sont ceux qui croient en la paix et la sécurité et en la mise en œuvre de la légitimité internationale. Nous savons que la paix et la sécurité dans tous les pays du monde est une question qui implique tout le monde , et donc aucun pays ne peut vivre sur une île sure quand tout ce qui est autour de lui est en feu. Par conséquent, la lutte contre le terrorisme en Syrie est une lutte contre le terrorisme dans le monde, et la défense de la sécurité et de la stabilité de la Syrie est la défense de la sécurité et de la stabilité de la région et du monde ».

17-03-2015

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=225696&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

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L'Etat islamique a envoyé 1500 combattants de Mossoul dans la province d'Anbar grâce à des convois militaires qui n'ont pas été visés par la coalition internationale (Shafaq News)

13 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #La mondialisation

 

 

 

par Shafaq News 12 Avril 2015, 12:01 Syrie EI Mossoul Anbar Convois militaires Coalition occidentale Complicité USA Articles de Sam La Touch

L'Etat islamique a envoyé 1500 combattants de Mossoul dans la province d'Anbar grâce à des convois militaires qui n'ont pas été visés par la coalition internationale
Article originel : ISIS sends 1500 fighters from Mosul to Anbar through military conveys not targeted by the international coalition
Shafaq News


Traduction SLT
L'Etat islamique a envoyé 1500 combattants de Mossoul dans la province d'Anbar grâce à des convois militaires qui n'ont pas été visés par la coalition internationale (Shafaq News)

Un responsable local dans la province d'Anbar à l'ouest de la Syrie a révélé samedi que 1500 combattants de l'organisation terroriste de l'Etat islamique (EI) sont entrés dans la province d'Anbar à l'aide de nombreux convois en provenance de la ville de Mossoul, soulignant que la coalition aérienne internationale ne les avait pas cibler.

Le commandant des forces montantes à l'ouest de Ramadi, Ashour Hammadi, a déclaré à Shafaq News, que "l'organisation de l'EI a renforcé ses éléments terroristes dans la province d'Anbar avec 1500 éléments en provenance de la ville de Mossoul", ajoutant que "les terroristes sont entrés dans la province par de nombreux convois."


Hammadi a ajouté que "le mouvement de l'EI transitant de Mossoul à Anbar a été contrôlé par la coalition internationale, qui surveille en permanence la région", ajoutant "qu'aucun des convois n'a été ciblé par la coalition internationale et les convois sont tous entrés dans la province d'Anbar."


L'organisation terroriste a contrôlé hier les zones au nord de Ramadi, Abu ETHA et Albu Faraj, où les deux régions ont connu un processus d'exode massif par crainte de nouveaux affrontements entre les forces sécurité et les terroristes, tandis que le ministère de l'Intérieur a renforcé Ramadi avec trois bataillons de la police fédérale dans le but de reprendre ces deux régions.

URL de cet article : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/04/l-etat-islamique-a-envoye-1500-combattants-de-mossoul-dans-la-province-d-anbar-grace-a-des-convois-militaires-qui-n-ont-pas-ete-vises.html

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Des symboles nazis sur les télés françaises. Par Slobodan Despot.

13 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #Les transnationales, #La guerre, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Politique étrangère

Des symboles nazis sur les télés françaises

Suite au débat sur la Russie du 13 mars dernier à Ce soir ou jamais, une téléspectatrice a attiré mon attention sur un « détail » colossal dont je ne regrette de ne m’être pas rendu compte sur le plateau en direct. Avec sa permission, je reproduis ici son message in extenso.

« Voyant le résumé d'actualités dans l'émission du 13 mars, qui était soit dit en passant très tendancieux, j'ai aperçu une séquence de LCI montrant des "chars russes en Ukraine orientale" sans préciser la source de l'information. Cette information tendancieuse provient en fait de Kiev. En regardant bien, on voit dans l'angle droit l'insigne d'Azov avec une croix gammée stylisée! J'ai vu un résumé vidéo identique sur BFM TV qui diffuse des brèves comme LCI. J'ai revu cette séquence 2-3 fois au cours de la journée. J'ai appelé directement BFMTV en demandant le rédacteur en chef. Etonnamment, il n'était pas là. Etonnamment, il n y avait aucun responsable sur BFM! Je leur ai dit que s'ils n'ôtaient pas cette séquence de leurs programme je porterais plainte pour "apologie des idées nazies". Ils ont donc supprimé la séquence. Je vois à présent que LCI fait la même chose, ce qui ne me surprend pas, car les journalistes sont notoirement des ignares superficiels, et prennent leurs informations, à de rares exceptions près, toujours dans la même cuisine, c.à.d. les agences de presse de préférence américaines ou britanniques. Je m'étonne que Frédéric Taddéi ait laissé passer cela. » (V. B.)

L’apparition visée est à 5:57 sur la vidéo intégrale de l’émission du 13 mars visible sur Youtube.

Le voici encore sur BFMTV:

Ce symbole, décidément, nous poursuit.

Commentant une étonnante opération de « relations publiques » au profit du bataillon Azov parue dans le quotidien suisse Le Matin du 24 juin 2014, je rappelais sur mon blog quelques faits historiques élémentaires :

L'emblème du bataillon Azov, une rune allemande appelée "crochet de loup" (Wolfsangel), est le même que celui de la division SS "Das Reich", connue "pour sa brutalité, ses nombreuses exactions et crimes de guerre en Europe de l'Est et en France". Son utilisation est interdite en Allemagne - n'y font exception que les armoiries municipales et écussons militaires historiques.

La nonchalance des médias francophones et occidentaux vis-à-vis de cette résurgence incontestable du national-socialisme — on se souvient de la jeune nazie mise en vedette par Elle — contraste violemment avec la vigilance quasi paranoïaque de ces mêmes médias vis-à-vis des soupçons d’apologie du nazisme en Europe de l’Ouest.

Le témoignage de V. B. corrobore mes propres expériences et me porte à conclure que les médias occidentaux se fichent complètement du nazisme tant qu’il agit dans leur camp. A ceux qui étudient les techniques de la manipulation des masses, la présence discrète mais fréquente du symbole d’Azov dans les médias audiovisuels pourrait suggérer le soupçon d’une opération de désensibilisation subliminale délibérée.

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Un dialogue se tisse entre les parlementaires russes et français.

12 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #La Russie, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #le nazisme, #La mondialisation, #La finance dérégulée

Un dialogue se tisse entre les parlementaires russes et français.

Un dialogue se tisse entre les parlementaires russes et français

© Flickr/ International Transport Forum
 
Victoria Issaïeva
 
La délégation de parlementaires français invités par le président de la Douma Sergueï Narychkine, est en visite à Moscou depuis le 9 avril.
 

17 députés de tout poil (UMP, PS, UDI, MRC), Thierry Mariani en tête, se rendent, pour la plupart, pour la deuxième fois déjà en Russie. Ils ont beaucoup de dossiers à traiter avec leurs homologues russes: la situation en Ukraine, la politique de sanctions, la vente des Mistral, les perspectives des relations franco-russes. Un voyage qui suscite une polémique en France.

 

La veille du départ de ses collègues pour Moscou, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone leur a adressé une lettre d'avertissement, geste perçu par les députés comme de l'intimidation. Fidèles à leurs convictions, comme l'a souligné Thierry Mariani, député des Français de l'étranger (UMP), en répondant à M. Bartolone, les parlementaires français se sont tout de même rendus en Russie.

 

Le député de l'Aube (UMP), membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées Nicolas Dhuicq, l'un des membres de la délégation que nous avons réussi à contacter, a fait remarquer qu'il essayait de faire son devoir de député de la Nation en effectuant cette visite à Moscou. « C'est l'intérêt de la France et c'est l'intérêt de la Fédération de Russie de travailler ensemble. Parce qu'en dehors de l'amour que je porte à l'âme russe et à ce peuple, j'essaie tout simplement de faire mon devoir. C'est mon devoir d'être présent ici », a-t-il déclaré.

Les enjeux de cette visite sont très profonds, selon M. Dhuicq. « Nous sommes dans un choix civilisationnel entre deux visions de la construction du monde, face à des USA qui veulent dominer totalement la planète mais qui n'offrent que pour seule vision la consommation et un avenir à court terme. Et de l'autre côté, l'Europe qui doit s'unir, qui va de l'Atlantique à l'Oural, comme disait le Général De Gaulle », a rappelé Nicolas Dhuicq.

 

Le 9 mai, la Russie célèbre le 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme dans la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle quelque 27 millions de Russes ont péri. Plusieurs chefs d'Etat européens ont été invités à Moscou pour commémorer cette date. Pourtant le refus est chez eux une réponse fréquente. Ceux qui ont accepté l'invitation sont « stigmatisés » par leurs collègues européens. M. Dhuicq a fait part de ses sentiments sur ce sujet: « Je n'oublie pas les sacrifices des soldats de tsar en 1914, je n'oublie pas les sacrifices de l'Union soviétique pendant la Grande Guerre patriotique… Je pense que la génération d'élites européens qui est au pouvoir, c'est une génération qui ne connait pas l'histoire. C'est une génération qui a perdu la culture, qui a perdu la connaissance de l'histoire, qui ne comprend pas le sens symbolique de cet énorme sacrifice pour le peuple russe qu'a représenté la Deuxième Guerre mondiale ».

 

 

La situation en Ukraine n'a pas échappé à l'attention des députés français. Marie-Françoise Bechtel, député de l'Aisne (MRC), a salué la dynamique positive qu'on a réussi à atteindre ces derniers temps dans ce dossier, en se référant à l'aboutissement des négociations à Minsk dans le format Normandie. Nicolas Dhuicq a, pour sa part, qualifié la question sur l'Ukraine de « jeu par-dessus les nations européennes que jouent les USA qui utilisent l'Ukraine comme un moyen d'empêcher la Russie de redevenir une puissance… », tout en reconnaissant que les événements en Ukraine sont tragiques.

 

Les parlementaires français ont participé également au colloque « Avenir de l'Europe. Réalités et perspectives ». Plusieurs d'entre eux envisagent d'assister aux services pascaux en la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou ce qui peut être considéré comme encore une preuve d'une profonde amitié entre les Russes et les Français. Les visites comme celle-ci auront sans aucun doute de l'impact positif sur les relations entre les pays. Tant qu'un dialogue constructif existe, la rhétorique de la guerre ne peut pas envahir les esprits.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.



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Donbass: l'OSCE, les corrompus et l'opposition [sous-titres français]

12 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le capitalisme;, #Le fascisme, #La guerre

Donbass: l'OSCE, les corrompus et l'opposition [sous-titres français]

Les observateurs de l'OSCE se sont rendus à Ouglegors dans la République populaire de Donetsk.

Le blog d'Hélène Richard-Favre.

Mais comment survivent ces femmes dont l'une raconte qu'elle a perdu son fils et que sa maison a été détruite par les forces démocratiques de Kiev, soutenues par nos gouvernements tout aussi démocratiques?

Et ce n'est pas avec les retraites non versées depuis des mois et des mois qu'elles parviendront à surmonter la misère dans laquelle la guerre les a plongées.

Avoir travaillé toute sa vie pour se voir interdire de toucher sa pension et de parler sa langue ne semble pas ébranler l'OSCE dont certains observateurs ont pourtant bien entendu les témoignages de femmes ukrainiennes.

On s'effondrait à moins, ici.

A voir, ici,cette visite de l'OSCE à Ouglegorsk:

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Poutine et Tsipras : quelques petits pas de sirtaki par M.K. Bhadrakumar

12 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #Economie, #l, #La mondialisation

Poutine et Tsipras : quelques petits pas de sirtaki


M.K. Bhadrakumar
M.K. Bhadrakumar

Par MK Bhadrakumar – Le 9 avril 2015 – Source mkbhadrakumar

La visite du Premier ministre grec Alexis Tsipras à Moscou mercredi a causé beaucoup d’angoisse dans les capitales européennes craignant qu’il ne vise à conclure un pacte faustien avec le Kremlin afin d’obtenir une aide et, en contrepartie, briser l’unité de l’Union européenne sur les sanctions contre la Russie (à cause de l’Ukraine) et augmente la pression sur ses partenaires de l’UE dans le but d’obtenir un financement pour soulager la crise de la dette grecque. En l’occurrence, rien de tout cela ne s’est déroulé de la manière prévue.

 

Ce qui est apparu, c’est que la Grèce est peut-être devenue le premier État régional aspirant à augmenter son autonomie stratégique en s’appuyant sur une politique étrangère indépendante et en se créant un espace de négociation plus efficace dans un ordre mondial de plus en plus polycentrique.

Hier, lors de la conférence de presse commune avec Tsipras à Moscou, le président Vladimir Poutine a catégoriquement nié que la venue du Premier ministre grec visait à demander une aide quelconque. Mais Poutine a ensuite décrit les entretiens avec Tsipras comme «substantiels, constructifs et très ouverts».

En effet, vous pouvez donner n’importe quel autre nom à aide – commerce et investissement, par exemple. D’une part, la Russie semble vouloir allouer des fonds à la Grèce, fondés sur de futurs profits réalisés à partir de l’autorisation de transit du gaz russe par le futur gazoduc Turkish Stream, l’amenant à travers la Turquie jusqu’à la Grèce et au-delà vers les pays d’Europe du Sud.

D’autre part, Athènes bénéficierait aussi d’un prix réduit auquel la Russie peut être disposée à vendre du gaz à la Grèce. C’est ainsi que Poutine a formulé le principe: «Ces projets [Turkish Stream] pourraient nous ouvrir des possibilités, non seulement d’accorder des prêts pour les plans que nous avons discutés aujourd’hui, mais aussi d’instaurer des relations de crédit dans le contexte plus large de la mise en œuvre de ces projets. Pour rendre cela plus clair, laissez-moi vous expliquer. Si nous réalisons un grand projet qui générera des revenus pour la Grèce, une partie de ces revenus pourrait être affectée au remboursement des prêts éventuels que j’ai mentionnés. En d’autres termes, nous ne parlons pas d’assistance, mais de coopération, y compris dans le secteur financier, en relation avec de grands projets spécifiques.»

Ensuite, a poursuivi Poutine, il pourrait toujours y avoir d’autres façons de faire, pour que des fonds russes irriguent l’économie grecque :

«Concernant la possible participation de sociétés russes à la privatisation d’installations particulières en Grèce, dans l’industrie ou les infrastructures, permettez-moi de répéter que si le gouvernement grec décide de procéder à des privatisations en Grèce, dans l’économie grecque, nous sommes prêts à répondre aux appels d’offres. Nous espérons que si cela va de l’avant, les entreprises russes prendront part aux mêmes conditions que les autres soumissionnaires. Nous ne demandons rien de plus que cela.

Avons-nous un intérêt à investir en Grèce? Oui, surtout dans le secteur des infrastructures, les ports, les aéroports, les réseaux de pipelines, mais pas seulement dans ce secteur. Nous sommes également prêts à continuer à travailler dans le secteur de l’énergie, dans la production d’énergie et dans la fourniture de ressources énergétiques, et dans l’industrie. Il y a une série de secteurs possibles répondant à un intérêt mutuel. Le Premier ministre et moi avons discuté de tout cela aujourd’hui très en détail.»

Il n’y a pas de doute que Moscou prend garde à ne pas froisser les sensibilités de l’UE à un moment où les relations avec la Russie évoluent et en sont à un stade délicat eu égard à la crise en Ukraine. Par ailleurs, la Russie ne peut pas faire autrement que de noter le fait que les sensibilités allemandes aussi sont impliquées, étant donné la vilaine dispute qui a éclaté au sujet de la dernière demande d’Athènes, qui a fait sensation, que Berlin lui verse $302 milliards de réparations pour les crimes nazis. C’est une chose.

Cela dit, la Russie apprécie que l’actuelle équipe grecque au pouvoir ait pris une position désapprouvant la politique européenne des sanctions contre la Russie à cause de l’Ukraine. Il est dans l’intérêt de la Russie, par conséquent, que la capacité de Tsipras de poursuivre une politique indépendante soit renforcée.

Poutine marche sur une ligne de crête – et Tsipras aussi, en effet. Ce sont des pas de sirtaki dont Zorba se sentirait fier, dans leur rythme exubérant et séducteur. Toute décision russe de faire un geste pour renflouer l’économie grecque, alors que celle-ci est sous la pression de l’Allemagne et de l’Union européenne, serait apparue comme un stratagème russe pour semer la discorde dans l’eurozone. Mais la Russie trouve d’autres manières d’aider l’économie grecque dans la crise actuelle.

A moyen et long terme, évidemment, la Grèce est un partenaire important pour la Russie, pour diverses raisons que nous ne traiterons pas ici, en particulier parce qu’Athènes est un carrefour extrêmement important du système d’alliance occidental. En termes idéologiques, l’actuel gouvernement de gauche à Athènes a de profondes affinités avec les impulsions qui conduisent la politique russe actuelle et il est évident que Moscou considère dans son propre intérêt d’en faire plus pour renforcer l’autonomie stratégique de la direction de Tsipras au sein du système d’alliance occidental.

Il y a une véritable possibilité que la Grèce (en même temps que l’Italie, l’Autriche, la Slovaquie, Chypre et la Hongrie) force l’UE à changer sa politique à l’égard de la Russie. Pourtant, Tsipras tente aussi d’embringuer les Etats-Unis comme intermédiaire honnête afin d’aider à résoudre les tensions de la Grèce avec l’eurozone. L’agence de presse Xinhua a publié un commentaire pénétrant sur le tango à quatre tout à fait fascinant que danse la Grèce avec la Russie, les États-Unis et l’Union européenne.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel), par Frédéric Lordon

12 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie

Publié par Jean Lévy

 La Grèce, la souveraineté et Syriza

COMITE VALMY

 

Leçons de Grèce

à l’usage d’un internationalisme imaginaire

(et en vue d’un internationalisme réel) 

 

par Frédéric Lordon

vendredi 10 avril 2015, par Comité Valmy

 

 

Le texte qui suit est une version à peine modifiée de l’intervention au débat organisé par le collectif Penser l’émancipation [1] à l’EHESS, le 2 avril, sur le thème « L’Etat, le capital, l’internationalisme. Leçons de Grèce », en présence de Panagiotis Sotiris, dirigeant d’Antarsya.

 

Cher Panagiotis, si tu n’étais pas déjà parfaitement au courant de ce qui se passe dans la vie politique française, tu pourrais, tel un Montesquieu contemporain, rentrer chez toi et écrire de nouvelles Lettres Persanes – ou tout simplement des Lettres Hellènes. Tu y raconterais une étrange contrée, la France, où, pour une large part de la gauche se disant radicale, vouloir sortir de l’euro c’est être un fasciste en puissance, réaffirmer le principe de souveraineté démocratique contre les institutions européennes qui nous en infligent le dernier degré de dépossession, c’est être le fourrier du Front National.

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Misère du posturalisme

Tu témoignerais ainsi de l’apparition d’un nouveau courant de la gauche radicale, ou de la pensée internationaliste – laquelle, Dieu merci, ne s’y épuise pas – qu’on pourrait nommer le posturalisme. Comme son nom l’indique, le posturalisme a pour unique ressort la recherche des postures – avantageuses il va sans dire, et si possible bon marché, car le posturalisme est aussi régi par un robuste principe d’économie, et cherche la maximisation des bénéfices symboliques par la minimisation de l’effort intellectuel. Il s’ensuit que, de même que l’existentialisme était un humanisme, le posturalisme est un illettrisme – il ne sait pas lire : on peut lui mettre sous le nez autant qu’on veut des textes, des arguments, des mises au point, ça ne passe pas la barrière de la posture. Pour le coup no pasaran ! Mais ce ne sont pas les fascistes qui ne passent pas – avec de pareils opposants, ceux-là ont les meilleures chances de passer, et comme dans du beurre. Non, ce qui ne passe pas, c’est la moindre intelligence dialectique, et le moindre effort d’échapper à une désolante stéréotypie. En tout cas, mon cher Panagiotis, sache-le : tu es un fasciste. Tu veux la restauration de la souveraineté populaire ; constatant son impossibilité dans l’Union européenne, tu veux la sortie de l’euro : tu es un fasciste – je suis bien désolé, mais ici, en ce moment, c’est comme ça.

 

Evidemment, le problème épineux que tu poses à tous ces gens-là [2], c’est que tu n’es pas un fasciste… Tu plaides pour la souveraineté populaire grecque, tu parles de la sortie de l’euro, mais tu n’es pas un fasciste. Je peux maintenant t’avouer la raison un peu honteuse pour laquelle je suis vraiment content d’avoir ce débat ici avec toi : tu vas me servir de bouclier humain.

Car il ferait beau voir que les pitres posturalistes viennent te dire à toi, toi qui arrives d’un pays en état de persécution économique, d’un pays humilié et mis en situation de crise humanitaire par notre belle Europe, que parce que tu veux en finir avec cela, parce que tu n’as pas la patience d’attendre qu’un autre euro soit possible, que l’Union européenne devienne progressiste et que les autres peuples européens enfin soulevés entrent dans les institutions bruxelloises, bref parce que tu n’as pas le goût d’attendre l’été à Noël, tu es un fasciste. Vraiment je voudrais les voir ces gens-là, ces professionnels du pharisaïsme, venir te dire en te regardant dans les yeux que vous êtes des fascistes, toi, Kouvelakis, Lapavitsas et tant d’autres.

 

Lire aussi Pierre Rimbert, «  Dr Folamour à Athènes », Le Monde diplomatique, avril 2015, en kiosques.

Tu mesures ici le degré de dégradation du débat intellectuel à gauche en France où, pour contrer ce torrent de bêtise, et parfois d’ignominie, qui renvoie spontanément au fascisme toute évocation de souveraineté populaire, toute perspective de se soustraire à la construction européenne qui la fait périr, pour contrer tout cela donc, il n’y a plus que le recours à des boucliers humains… Faute que toute argumentation rationnelle soit permise, il ne reste plus que la solution de présenter des personnes. Des personnes dont il est une évidence incontestable qu’elles sont au dessus de tout soupçon.

Autant te le dire, je ne me résous à ce procédé que la mort dans l’âme, avec vergogne, et accablement. Mais c’est qu’on ne sait plus quoi faire pour tirer cette partie-là de la gauche de son sommeil dogmatique, lui faire voir enfin ce qu’elle refuse de voir depuis tant d’années, et qu’il devrait maintenant lui être impossible de ne pas voir à la lumière des deux premiers mois de Syriza : non, un autre euro n’est pas possible.

Si bien que les termes de l’alternative sont posés avec une rude clarté : ou bien sortir, pour enfin tenter de faire autre chose, prendre le risque d’essayer, car essayer, c’est cela le propre de la souveraineté démocratique ; ou bien continuer de crever à petit feu mais d’une mort en fait porteuse des pires renaissances qui soient : les renaissances fascistes, mais les vraies !, pas celles dont accusent les posturalistes pour mieux mettre en scène leur propre vertu – et c’est peu dire qu’en Grèce ces renaissances-là vous concernent de très près.

 

On se demande alors par quel comble de cécité dogmatique on pourrait vous faire le reproche de tout essayer – oui, unilatéralement, c’est-à-dire nationalement ! – pour vous soustraire à cette perspective mortifère. Et il faut vraiment avoir l’internationalisme sens dessus dessous pour s’acharner à préserver le fétiche d’une monnaie européenne au prix de la mort de toute possibilité de démocratie – on notera au passage cette cruelle ironie qu’une fraction d’un internationalisme se disant de gauche se voue désormais à la cause d’une monnaie… On savait que les passions aveugles pouvaient être au principe d’investissements aberrants, mais tout de même pas à ce point.

 

Les autocensures de Syriza

Ceci étant dit, et maintenant à propos de la situation en Grèce, on hésite à tomber trop rudement sur Tsipras et Varoufakis, dont on se sent spontanément solidaire en face de la brutalité ouverte, et même du désir d’humiliation, qui transpirent de l’Eurogroupe, pour qui le véritable enjeu est de faire un exemple, en faisant mordre la poussière à toute expérience de gauche un peu radicale. Mais enfin il y a des questions politiques que la sympathie ne peut tout de même pas empêcher de poser.

Car, si l’on pouvait difficilement rester insensible à l’arrivée au pouvoir du premier gouvernement vraiment de gauche en Europe depuis… on ne sait même plus dire combien de temps, on pouvait tout aussi bien, et non contradictoirement, dégriser par anticipation les attentes excessives, et avertir, avant même l’élection, de l’échec programmé d’une entreprise de renégociation qui, refusant par principe toute sortie de l’euro, s’est d’emblée privée de tout levier stratégique [3].

 

Il faudrait alors s’interroger longuement sur cette autocensure aberrante, dont on peut d’ailleurs tirer des interprétations, et partant des conclusions, assez différentes.

 

La première considère que la défaite en rase campagne de Tsipras était inscrite dans la trajectoire même de Syriza qui perdait de fait toute latitude politique à partir du moment où elle décidait d’emprunter sagement la voie parlementaire. Car, on le sait, c’est là un jeu dont la grammaire institutionnelle entame d’emblée toute possibilité de rupture véritable. Comment viser le succès électoral, qui plus est en milieu médiatique hostile, sans nécessairement sacrifier en radicalité, et sans devoir repiquer à quelque degré vers le centre – en l’occurrence il s’agissait de ratisser les gros bataillons du Pasok en débandade.

Or, comme souvent, soit une trajectoire politique sélectionne les leaders qui lui sont le plus adéquats, soit elle refaçonne ses leaders en cours de route pour produire cette adéquation. En tout cas, en l’état actuel des choses, il semble évident – on serait presque tenté de dire : malheureusement – qu’il n’y avait pas le moindre cynisme manœuvrier dans l’esprit de Tsipras qui, réellement, voulait, et voudrait encore, et le maintien dans l’euro et la fin de l’austérité – c’est-à-dire un cercle carré.

 

Dans cette première interprétation donc, c’est la logique même du parlementarisme qui produit la réduction et l’autocensure – ce que la possible arrivée de Podemos au pouvoir en Espagne à l’automne prochain devrait donner l’occasion de revérifier. Dans ces conditions en tout cas, et presque tautologiquement, toute tentative d’échapper à cette normalisation suppose de contourner l’instance normalisatrice : contre la voie parlementaire donc, la voie insurrectionnelle.

 

Lire Costas Lapavitsas «  Grèce, sortie de crise, sortie de l’euro  », Le Monde diplomatique, juin 2012.

La deuxième lecture possible est moins radicale. Elle part de l’idée d’un étagement des ambitions politiques. Le renversement du capitalisme est-il à l’ordre du jour ? Rien de moins certain…

En attendant, n’y a-t-il vraiment rien de significatif qui puisse être fait ? Evidemment si. Quand bien même toujours dans le capitalisme, la sortie de l’état de persécution économique, c’est déjà quelque chose ! Or, vu de loin, on ne peut s’empêcher de penser qu’il n’aurait pas fallu grand-chose pour que la trajectoire, même parlementaire, de Syriza soit assez différente.

Par exemple : l’argument des sondages indiquant une préférence majoritaire pour le maintien dans l’euro n’est d’aucune valeur politique. Si la loi de Say est inepte en économie, en politique l’offre peut sinon faire complètement la demande, du moins contribuer assez largement à la façonner. En deux ans et demi, Syriza aurait pu engager son capital politique et symbolique pour installer la sortie de l’euro dans le paysage des options disponibles. Et surtout pour en faire une menace de dernier recours, dont la fermeté d’ailleurs aurait contribué, par effet rétrograde, à crédibiliser la position grecque dans toutes les étapes de la montée en tension avec les institutions européennes.

Or si l’on en croit les récits qui en ont été faits, la négociation semble avoir vu la partie grecque redouter la sortie de l’euro bien plus que le camp d’en face ! – inutile de dire que, dans ces conditions, l’affaire était pliée avant même d’avoir commencé…

 

Impuissance de l’internationalisme imaginaire

L’est-elle définitivement ? Les trois mois qui nous séparent de la renégociation de juin pourraient-ils faire ce qui n’a pas été fait en deux ans et demi ? Tel est bien l’enjeu stratégique d’une fenêtre historique qui ne se rouvrira pas de sitôt – et ceci à moins qu’un accident financier intermédiaire d’ici juin, dont la probabilité va d’ailleurs croissant chaque jour, ne vienne décider d’une issue dont Tsipras n’aura pas voulu décider lui-même. En tout cas, si la gauche critique européenne, et surtout française, avait deux sous de pertinence, elle prendrait d’abord la mesure de l’abyssale erreur qui aura consisté à rêver pouvoir changer les institutions européennes de l’intérieur. Et puis elle en tirerait quelques leçons élémentaires.

 

Premièrement, ces institutions ne laissent que le choix d’être souffertes, ou détruites, ou quittées – et rien d’autre.

Deuxièmement, la tâche des trois mois qui viennent est idéologique : il s’agit de peser sur la courte majorité interne de Syriza pour l’amener à cette idée qu’elle n’évitera la défaite historique, totale, et définitive, qu’en préparant dès maintenant, politiquement et matériellement, la sortie de l’euro, c’est-à-dire la reprise en mains par le pays de son propre destin, en rejetant catégoriquement tout ce qui l’en dépossède.

 

Et, ce faisant, en devenant un exemple pour tous les autres peuples européens – car c’est cela le commencement de l’internationalisme réel, de l’internationalisme concret. Malheureusement, le jacquattalisme, cette doctrine qui pose que puisque les problèmes sont mondiaux, les solutions doivent l’être également, est un schème mental dont l’emprise s’étend bien au-delà des secteurs néolibéraux où il a d’abord été formé. La social-démocratie molle de l’impôt mondial, par exemple, en est une parfaite représentante. Mais tout autant, et pour le coup le paradoxe est plus cruel, une certaine forme d’internationalisme révolutionnaire qui condamne d’emblée toute tentative dans un seul pays, et préfère attendre l’arme au pied la synchronisation planétaire de toutes les révoltes avant d’envisager quoi que ce soit.

 

Au moins les grands libéraux, qui ont assez souvent l’intelligence du cynisme, doivent-ils bien rire quand ils ont réussi à faire avaler à quelques gogos sociaux-démocrates que pour résoudre les problèmes de la mondialisation, il suffit d’attendre la mondialisation des solutions. Jacques Attali nous annonce ainsi régulièrement l’avènement du gouvernement mondial qui viendra réguler les petits excès de la finance, du libre-échange, etc., un message sans doute plein d’espoir, mais dont l’implicite est tout de même qu’il faut nous faire à l’idée de l’avoir profond encore un moment.

 

Le cas de cet internationalisme révolutionnaire auquel je pense est plus grave : il a lui-même tamponné son propre passeport pour l’impuissance. Car quoique procédant d’intentions diamétralement opposées à celles du jacquattalisme princeps, là aussi il va falloir attendre un moment, si bien que l’un et l’autre, aussi antithétiques soient-ils par ailleurs, ont formellement en commun d’être de longues patiences de la convergence mondiale.

 

En réalité les actions révolutionnaires concrètes se moquent bien de ces présupposés dogmatiques. La plupart du temps, elles naissent sans avoir demandé l’autorisation ni des révolutionnaires professionnels ni des intellectuels internationalistes. Elles naissent localement, c’est-à-dire nationalement, et pour une raison toute simple, et entièrement pratique : sauf aux yeux des activistes polyglottes à plein temps, cette internationale étroite du capital culturel voyageur, le renversement d’un ordre institutionnel demande un intense travail de préparation du terrain et une densité d’interactions politiques – débats, réunions, rencontres, actions – qui, en pratique, ne se rencontrent que dans un cadre local, national – dont la première caractéristique est tout de même d’offrir une communauté linguistique, c’est-à-dire la communauté de débat politique la plus simplement accessible…

 

Pour un internationalisme réel

C’est en général le moment où de pénétrants esprits viennent expliquer que « le national n’étant pas international, la révolution va se trahir à s’enfermer derrière de hauts murs », etc. Il faudrait, par exemple, reprendre l’histoire de la Commune pour faire litière de ce genre d’imbécillités. Et je voudrais pour ce faire m’aider du livre passionnant de Kristin Ross [4], même s’il me semble montrer une Commune reconstruite qui n’est pas exactement la Commune réelle. Car la Commune n’est pas d’abord une insurrection internationaliste. Elle commence même comme un soulèvement en grande partie patriotique-national.

Mais le propre de ce processus qu’est la Commune, c’est qu’il va modifier sa nature dans le cours même de son effectuation. En chemin, la Commune liquide la part patriotique de ses commencements pour devenir intégralement une révolution sociale à portée universelle.

D’une certaine manière Kristin Ross se fait alors à elle-même sa meilleure objection au travers de son évocation d’Elisée Reclus, dont je crois qu’on pourrait faire un personnage représentatif : à l’origine partisan classique de la République classique, la République républicaine si l’on veut, Elisée Reclus est dégoûté par la trahison des républicains de cette farine et devient un militant de la République universelle — comme un témoignage en personne de la nature évolutive du processus auquel il participe.

 

Mais jusqu’où pouvait-elle aller, en pratique, cette République universelle ? Commencée sur une base nationale, et même locale, mais dépassant le localisme de ses origines, elle attire à elle, de toute l’Europe, des individus qui perçoivent distinctement que « Français » n’est pas la qualité pertinente pour se sentir concerné par ce qui est en train de se passer, et pour avoir envie de s’y joindre activement. Cependant, si la Commune, en son devenir, acquiert l’essence d’une insurrection internationaliste, en pratique elle ne l’est que marginalement au-dedans – et au dehors pas du tout. Elle reste une insurrection dans un seul pays. Elle s’est déclenchée dans un seul pays, et a lutté dans un seul pays – sans attendre ! il est vrai qu’à cette époque, l’internationalisme n’a pas encore pris sa forme et son impuissance dogmatiques.

 

Quelles seraient alors les coordonnées d’un internationalisme bien compris, d’un internationalisme qui serait moins rêvé que réel ? Par exemple celles-ci :

 

1. Tout ce qui vient décentrer les individus de leur particularisme national est bon à prendre. Dans ce « bon à prendre », le meilleur est à trouver dans les luttes d’émancipation anti-capitalistes et dans tout ce qui, oui, les intensifie par le tissage de leurs solidarités internationales.

 

2. Les soulèvements n’en naissent pas moins localement, dans des milieux nationaux, parce que ce sont les plus à mêmes de voir l’activité politique passer ses seuils de densité critique.

 

3. Il n’en est pas moins vrai qu’il n’est de révolution progressiste qu’à visée universelle, donc comme adresse à l’humanité générique, donc internationaliste par destination. Une telle adresse est par soi un appel à tous ceux qui s’y reconnaitront, sans égard pour leur appartenance nationale.

 

4. Mais dans quelle mesure cet appel sera-t-il entendu ? Combien de non-nationaux rejoindront-ils effectivement l’action révolutionnaire là où elle vient de naître ? C’est une question dont la réponse est largement indéterminée a priori. Mais enfin il serait prudent à son propos de ne pas trop se raconter d’histoires…

 

5. A défaut, combien d’autres pays emboîteront ils le pas à celui qui a montré la voie ? On ne sait pas davantage. On sait cependant qu’il y a peu de chance que le mûrissement des conjonctures nationales soit synchronisé.

 

6. Le pays qui s’est engagé en premier ferait-il alors mieux d’attendre la Grande Coordination Internationaliste ? A ce compte-là, il ne se produira jamais rien, nulle part. Heureusement, dans le pays où ça se passe, les gens s’en foutent. En réalité, ils ne se posent même pas la question.

 

Souveraineté et autoposition

Rendu en ce point la question du national et de l’internationalisme vient inévitablement se nouer à celle de la souveraineté. Et là encore au risque des mêmes réflexes sans réflexion, puisque le posturalisme tient beaucoup à établir, comme il se doit, que souveraineté = fascisme. Si c’est une entreprise sans espoir que d’expliquer aux esprits les plus bornés la profonde inanité de ce court-circuit – au regard même des idées qu’ils disent pourtant défendre ! –, la question est d’intérêt suffisamment général pour mériter d’y revenir. Et d’abord en rappelant que, dans son concept pur, la souveraineté n’est pas autre chose qu’un décider en commun. Poser que nous décidons en commun, c’est faire déclaration de notre être souverain, c’est donner une réalisation au principe de souveraineté – on se demande bien d’ailleurs quelle conception alternative de la politique on pourrait opposer à celle-là ; s’il s’en fait connaître une on aimerait vraiment en découvrir les termes…

 

En tout cas il faut partir de cette prémisse pour comprendre que, dans son concept, la question de la souveraineté n’est pas la question nationale – même si, à l’évidence, c’est aujourd’hui l’Etat-nation qui est la forme historique dominante de réalisation du principe.

 

Conceptuellement parlant donc, la question de la souveraineté n’est pas la question nationale, ou alors sous une redéfinition – mais tautologique – de la nation, précisément comme la communauté souveraine. Tautologie très productive en fait puisque elle nous conduit, entre autres, à une redéfinition contributive de la nation. Qu’est-ce que la nation dans ces nouvelles coordonnées ? C’est une collectivité régie, non par un principe d’appartenance substantielle, mais par un principe de participation – de participation à une forme de vie. Dans ces conditions, la souveraineté ne se définit pas par une identité collective pré-existante, mais par la position commune d’objectifs politiques. C’est cette affirmation de principes, qui est en soi affirmation d’une forme de vie, qui fait la communauté autour de soi, c’est-à-dire qui invite tous ceux qui s’y reconnaissent à la rejoindre – et à y contribuer : à y appartenir en y contribuant.

 

Mais il ne faut pas s’y tromper : ceci reconstituera un groupe fini. Et même un groupe fermé ! Fermé à tous ceux qui n’adhèrent pas à cette forme de vie. Un reportage récent sur la communauté Longo Maï [5] ramène une parole très caractéristique, et même hautement symptomatique : « ici, c’est pas pour tout le monde », déclare un membre de la communauté. On pourrait, on devrait même, s’étonner de ce qui ne peut être lu autrement que comme une parole d’exclusion. Mais, d’un certain point de vue, une parole d’exclusion légitime, relativement à l’affirmation de cette forme de vie. Qui se révèle ici, par soi, un principe de clôture, au moins relative.

 

On pourrait considérer également le Chiapas comme très représentatif de cette logique : le Chiapas est une nation. Mais une nation qui a dépassé l’indigénat des origines pour se porter au stade du pour-soi, une nation consciente et conscientisée par la position explicite – c’est-à-dire souveraine – de ses principes politiques, qui, en tant que tels, débordent les anciennes nations, les nations de l’en-soi, simplement consolidées dans et par l’imaginaire substantialiste des origines.

 

Rien de ceci, donc, n’abolit ni la nation, ni l’appartenance, mais en produit un profond remaniement. Un remaniement qui est un progrès en raison, puisqu’il exprime une plus grande conscience, un affranchissement des emprises passionnelles imaginaires, celles des passés mythiques et mythiquement reconstruits, à quoi va venir se substituer un supplément d’auto-position réfléchie. Non pas la nation substance : la nation politique.

 

Si donc on veut bien se donner la peine d’y réfléchir deux secondes, la souveraineté, c’est cela ! Evidemment les situations historiques réelles ne nous donnent jamais à voir les concepts sous leur forme pure – les concepts ne se donnent à voir que sous l’altération de leurs réalisations historiques concrètes. Au demeurant, le paysage de la souveraineté est toujours fragmenté et multiscalaire : il y a de la souveraineté partielle à toutes les échelles, et à des degrés variables. Le cas de la Grèce, sous ce rapport, est typique, et ceci d’autant plus que la destruction de l’Etat social a conduit à une multitude d’initiatives locales d’auto-réorganisation : cantines communes, jardins collectifs, dispensaires autogérés, etc. – la souveraineté, c’est aussi cela.

 

Mais ça n’est pas que cela… et ça ne peut pas l’être. Car il y aura nécessairement une composition de toutes les souverainetés locales et partielles en une totalité souveraine de rang supérieur, qui en l’occurrence s’appelle la Grèce. Sans doute la souveraineté grecque, comme celle de tous les autres pays en fait, reste-t-elle marquée par la forme nationale classique, avec tous ses reliquats d’imaginaire substantialiste. Mais l’épreuve de la crise en a aussi indiscutablement augmenté la teneur d’autoposition politique – le clair rejet de l’austérité européenne, c’est bien une affirmation positive de souveraineté !

 

Non pas la communauté substantielle
mais la nation politique

Décidément la Grèce d’aujourd’hui est un laboratoire. Un laboratoire de pratiques, mais aussi, du point de vue de l’analyse, une sorte de bain photographique, un révélateur qui éclaire les pensées, et surtout les impensés de la gauche radicale. Que nous montre en effet la Grèce – et ceci par-delà même toutes les probabilités d’échec du processus initialement rêvé par Syriza ? Quel spectacle la Grèce nous offre-t-elle qui devrait quand même donner un peu à penser aux militants de l’altereuropéisme et de l’internationalisme imaginaire ?

 

La Grèce nous montre d’abord que l’Union européenne a maintenant acquis la seconde nature d’une entité entièrement et irrémédiablement néolibérale, et qu’on ne lui fera passer cette seconde nature qu’en la faisant passer elle-même de vie à trépas – je redis les termes de l’alternative : la souffrir, la détruire, ou la fuir. En attendant, cette Union européenne, elle, est bien décidée à faire la peau à toute expérience qui la contredirait – terrible leçon de choses tout de même pour tous les naïfs qui rêvaient d’une transformation de l’euro de l’intérieur et par la force de la démocratie.

 

La Grèce nous montre cela, mais elle nous montre surtout autre chose. Elle nous montre un corps politique qui, de son propre mouvement, y va tout seul. Un corps politique, de son propre mouvement : c’est la souveraineté. Qui y va tout seul : en l’occurrence, et contrairement aux apparences, c’est l’internationalisme réel, puisqu’il est évident que ce qui se passe en Grèce a une portée largement extranationale : ce qui se passe en Grèce nous concerne, nous requiert, et devrait nous induire – c’est cela l’internationalisme concret.

 

Si donc la vraie gauche voulait un instant se défaire de ses fétiches intellectuels (dans le meilleur des cas) et de ses postures avantageuses (dans le pire), elle s’interrogerait elle-même sur cette bizarrerie qui l’a conduite à la célébration d’une forme d’internationalisme qui n’existe pas et à la détestation d’une souveraineté qui elle existe – et la concerne très directement : la souveraineté du « décider en commun », constitutive et institutrice d’une forme de vie, dont la définition, proprement politique, ne fait pas acception des nations présentes… et ceci quoique elle naîtra nécessairement des nations présentes, mais, plus encore, quoique elle ne fera pas autre chose que donner une nouvelle forme historique à la nation, non pas la forme de la communauté substantielle, mais la forme de l’autoposition consciente, c’est-à-dire la forme de la nation proprement politique, cette forme qui fraye péniblement ses voies dans l’histoire depuis maintenant deux siècles, la nation de la Convention, la nation de Robespierre si l’on veut, qui, ouverte à tous les vents, n’avait pourtant pas peur de s’appeler « nation », et n’en pas moins été un moment historique de l’émancipation. Encore un effort donc : un autre internationalisme est possible !

 

Notes

[1] Mes remerciements vont en particulier à Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio-Ewanjée-Epée pour l’organisation de ce débat. En vidéo ci-dessous :

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Le nazisme est la forme aboutie du capitalisme du désastre. Le laboratoire d'Ukraine peut servir...

12 Avril 2015 , Rédigé par Lucien Pons

Bonjour.

Le nazisme est la forme aboutie du capitalisme du désastre. Le laboratoire d'Ukraine peut servir dans d'autres cas! Nuland est en visite officielle en Grèce, à Chypre, en Hongrie, en Tchéquie, etc... En France la visite de la secrétaire d'état américaine chargée de la surveillance de l'Union Européenne est-elle nécessaire? Nous verrons bien.

Comment peut-on accepter que notre pays bafoue de la sorte l'héritage du Conseil National de la Résistance et de la France Libre?

Comme si cela ne suffisait pas, les outils modernes de communication sont autant de moyens pour ficher la population déviante en vue de l’éliminer le moment propice. C’est le cas de Facebook en Ukraine qui a renseigné les nazis sur les opposants. FB est ainsi responsable de milliers de disparitions!

Nous avons depuis longtemps alerté sur le danger ultime d’utilisation de la méthode brutale.


Bien cordialement

Lucien Pons

http://lucien-pons.over-blog.com/2015/04/le-nazisme-est-la-forme-aboutie-du-capitalisme-du-desastre-le-laboratoire-d-ukraine-peut-servir-dans-d-autres-cas-nuland-est-en-visi

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Lettre ouverte aux traîtres à la République. Médiapart. - Le blog de Lucien PONS

12 Avril 2015 , Rédigé par Lucien Pons

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