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Le blog de Lucien PONS

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Overton, manipuler l’opinion pour faire accepter l’inacceptable ! Par Robert GIL.

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Terrorisme, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #le nazisme, #Le fascisme

Overton, manipuler l’opinion pour faire accepter

Joseph P. Overton (1960-2003) a imaginé un modèle de représentation des opportunités des changements dans l’opinion publique. Il a décrit comment des idées totalement étrangères à la société, qui au départ ont été accueillies avec un mépris public, et ont ensuite été complètement acceptées par la société pour finir inscrites dans la loi. Le plus inquiétant est que ces idées émanent souvent d’un petit groupe au profit de ce seul groupe, au détriment de l’intérêt général !

Selon Overton chaque idée, même la plus ahurissante, a pour éclore dans la société une fenêtre d’opportunité. Dans cette fenêtre, l’idée peut être largement discutée, ouvertement, en essayant de modifier la loi en sa faveur. L’apparition de cette idée, dans ce que l’on peut appeler « la fenêtre d’Overton », lui permet de passer du stade “impensable” à un débat public avant son adoption par la conscience de masse et son inscription dans la loi.

Ce n’est pas un lavage de cerveau en tant que tel, mais ce sont des techniques plus subtiles, efficaces et cohérentes, il s’agit d’amener le débat au cœur de la société pour que le citoyen lambda s’en empare et la fasse sienne. Au départ il suffit souvent qu’un personnage public ou politique lance le sujet d’une manière caricaturale à l’ extrême, et qu’ensuite le reste de la classe publique et politique démente à grands cris. Voila, l’idée est née, et le bal des « faux-culs » peut commencer. Le sujet est lancé, on peut en débattre pour le bien de tous et effacer les malentendus !

Selon cette théorie, une fenêtre est l’intervalle d’idées qui peuvent être acceptées par la société à un moment donné et qui sont exprimées ouvertement par les politiques sans qu’ils soient considérés comme des extrémistes. Les idées évoluent selon les stades suivants :

1/ inconcevable (inacceptable, défendu)

2/ radical (défendu mais avec des réserves)


4/ utile (raisonnable, rationnel)3/ acceptable (l’opinion est en train de basculer)

5/ populaire (socialement acceptable)

6/ légalisation (dans la politique d’Etat).

 

L’utilisation de la fenêtre Overton est à la base de la technologie de manipulation de la conscience publique en vue de faire accepter par la société des idées qui lui étaient précédemment étrangères et conduit à la levée des tabous. L’essence de cette méthode réside dans le fait que le changement d’opinion recherché se divise en plusieurs pas dont chacun déplace la perception à un stade nouveau de la norme universellement admise pour le pousser à son extrême limite. Cela provoque un déplacement de la fenêtre même, et un débat polémique bien maitrisé permet de faire le pas suivant à l’intérieur de la fenêtre.

Des groupes de réflexion produisent et diffusent des opinions à l’extérieur de la Fenêtre Overton en vue de rendre la société plus réceptive sur l’idée en cours. Quand un groupe de réflexion veut imposer une idée considérée comme inacceptable par l’opinion publique, il utilise par étapes la Fenêtre, exemple retour à l’esclavage. Le déplacement de la Fenêtre Overton vers un changement d’attitude envers l’esclavage peut passer par les stades suivants :

Stade 0 : à ce stade le problème est inacceptable, n’est pas discuté dans la presse et n’est pas admis par les gens.

Stade 1 : le thème évolue de « tout à fait inacceptable » vers « défendu mais avec des réserves ». Il est affirmé qu’il ne doit y avoir aucun tabou, le thème commence à être discuté lors de petites conférences pendant lesquelles des économistes renommés font des déclarations sous forme de débats « scientifiques ». Le sujet cesse d’être tabou et est introduit dans l’espace médiatique. En résultat, le sujet inacceptable est mis en circulation, le tabou est désacralisé, le problème ne suscite plus la même réaction et différents degrés apparaissent.

Stade 2 : le thème de l’esclavage passe du stade de radical (défendu, mais avec des réserves) au stade d’acceptable. Des économistes et sociologues continuent d’être cités et des termes élégants sont créés : il n’y a plus d’esclavage à proprement parlé, mais il y a, disons, une réalité objective que de plus en plus de gens ont des difficultés pour survivre et que l’on doit tout tenter pour les sauver. L’objectif est de déconnecter le sens du mot de son contenu dans la conscience sociale. Dans le même temps, à la télévision des reportages montrent que les « cruautés » liées à l’esclavage ne reposent sur rien de concret.

Stade 3 : la Fenêtre Overton se déplace ; en transférant le thème du domaine de l’acceptable à celui du raisonnable/rationnel, celui qui est argumenté par la « nécessité économique ». Il est affirmé que la soumission à l’autre est génétiquement prédéterminée. En plus, en cas de famine (« circonstance insurmontable ») l’homme doit avoir le droit de faire un choix. Il ne faut pas cacher l’information selon laquelle chacun peut choisir entre mourir ou servir un maitre qui nous donnera à manger. Il faut aussi considérer qu’un esclave est débarrassé des soucis matériels. 

Stade 4 : de l’utile au populaire (socialement acceptable). Le débat est mené non seulement à l’exemple des personnages historiques ou mythiques, mais aussi à l’exemple de temps durs où l’esclavage était la seule forme de survie pour préserver l’avenir. L’esclavagisme commence à être largement discuté dans les programmes d’information, dans des débats télévisés, dans les films, la musique populaire et dans les clips. Pour populariser le thème, on cite souvent en exemple un personnage historique célèbre qui en son temps a été esclave avant de devenir une personnalité importante.

Stade 5 : du socialement acceptable à la légalisation. Le sujet est lancé et est reproduit automatiquement dans les médias, dans le show-biz et reçoit une importance politique. A cette étape, « l’humanisation » des adeptes de l’esclavage est utilisée pour justifier la légalisation. Pouvons-nous réellement juger de ce qui est bon pour chaque individu ? Un esclave a toujours un toit pour dormir et il est de l’intérêt de son maitre qu’il reste en bonne santé. Heureusement qu’il y a des gens riches pour prendre soin des autres, et certaines gens sont incapables de se débrouiller toutes seules, il faut donc les « encadrer ». Même si cela peut paraitre « amoral » à certains, il est nécessaire pour qu’une société fonctionne que chacun trouve la place qui lui revient.

Stade 6 : du thème populaire, l’esclavagisme passe dans le domaine de la légalisation dans la politique d’état. Une base législative est créée, des lobbies apparaissent, des études sociologiques sont publiées en faveur des partisans de la légalisation de l’esclavage. Un dogme nouveau voit le jour : « pour survivre aux crises, l’esclavage est souvent la seule solution pour les plus démunis ». La loi est adoptée, le sujet pénètre dans les écoles et les jardins d’enfants et la génération nouvelle ne sait pas comment on a pu penser autrement : pour sauver les plus faibles et afin qu’ils aient de quoi subsister, l’esclavage est pour eux une bonne solution !

De nombreuses idées contemporaines semblaient être absolument inconcevables il y a plusieurs dizaines d’années, pour devenir complètement acceptables par la loi et aux yeux de la société. Retraites, sécurité sociale, salaires, travail le dimanche ou système de vidéo surveillance généralisée, ne croyez-vous pas que leur évolution a suivi le scénario ci-dessus ? Croyez-vous vraiment que ces réformes sont pour le bien comment ou dans l’intérêt de quelques-uns ?

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"Etre ou ne pas être Charlie" Réflexion inspirée de l'appel d'une journaliste de TF1

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #Les média, #la liberté, #La République

"Etre ou ne pas être Charlie" Réflexion inspirée de l'appel d'une journaliste de TF1

Réveil Communiste

Lundi 19 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie

Réflexion inspirée de l'appel d'une journaliste de TF1

Envoyé par Gilbert Rémond

Trouve-moi des mecs qui sont pas Charlie pour le panel, coco ...


Étrange, j'ai reçu un mail d'une journaliste de TF1 qui me demandait si je pouvais joindre pour elle, Loch Lomond, un inconnu, dont j'avais relayé un post sur facebook, publié par la suite sur le site le pcf.fr. Dans ce texte, Loch Lomond expliquait, en le déclinant à la manière d'Eluard dans « Liberté j’écris ton nom », pourquoi il n'était pas Charlie. TF1 voulait faire un reportage sur le sujet, soit sur ceux qui ne sont pas Charlie. Comme cette journaliste me demandais de bien vouloir l'appeler si je partageais le point de vu de Loch Lomond, et qu'a priori je pensais bien venu que la presse s’aperçoivent que tout le monde n'était pas Charlie et puisse s' intéresser a ce fait, je lui ai téléphoné après avoir rédigé une réponse que je lui envoyais par mail, pour lui dire de vive voix ce que j'en pensait. Je lui ai demandé à l'occasion comment elle avait eu mon mail. Surprise par ma question elle n'a pas su me répondre. Il me restait à supposer qu'elle l'avait trouvé sur notre site. Mais de cela rien n'est sûr.

Nous avons alors continué ensemble notre entretien un petit quart d'heure, puis je lui ai dit, que je pouvais aussi lui parler d'un endroit en Europe où des gens étaient assassinés tous les jours par des fascistes, sans que personne ne bouge. Elle m'a dit: bien sûr! Il y eu un silence. J’ai sentie un trouble. Je lui ai donc parlé de la conférence de presse qu'un collectif de parisiens doit tenir sur les massacres d'Odessa. Elle m'a répondu qu'elle ne savait pas si elle pourrait se déplacer, mais elle a accepté que je lui relaye l'info. Elle la lira.

Je suis Charlie, tu suis Charlie ... Ils suivent tous Charlie, mais où va Charlie?


Dans la lettre que je lui avais au préalable adressé pour ordonner mes idées je lui disais: "Je n'ai pas d'autres coordonnées que celle qui me sont parvenues sur facebook mais je peux toujours lui faire savoir votre désir de le rencontrer par ce biais. Je suis effectivement très rétif a "la formulation je suis Charlie" en tant qu'elle pose une identité entre une formule journalistique et une conscience de soi et du monde. Je ne suis pas Charlie, parce que je suis avant tout une personne et sais exister avec les autres et qui est faite d'une histoire singulière et collective.

J'aurai préféré une formule comme "que vive Charlie" ou "nous sommes la République: nous sommes Liberté Égalité Fraternité".J'ai longtemps travaillé avec des adolescents souffrant de trouble d'identité, aussi comprenez que ma position est une position sous-tendue par une expérience clinique et humaine. Il existait autre fois une campagne publicitaire qui se servait d'une suite de mots. Elle disait suivez le bœuf en argument de boucherie. Elle aurait très bien pu s'écrire je suis (suivre) le bœuf. D'ailleurs des flèches indiquaient les étals dans les grands magasins.

Notre langue a des couleurs polysémiques qui ont des implicites parfois désastreux comme celui-ci. Suis, suit, suie, tout cela se dit pareillement et peu s'entendre différemment. Je redoute avec ce mots d'ordre l'injonction d'être comme, sans nuance, en négation de toute forme de subjectivité, d'avoir obligation de me conformer.

Il est bien évident que pour moi cette formule se prêtait complètement à la grande mascarade politique qui a mis pendant quelques minutes sur un parcours de 300 m toute la bande de chef d'états atlantistes qui depuis 30 ans bombarde et détruits tous ceux qui refusent sa vision paradisiaque du grand marché et qui d'une certaine manière a armé les trois fascistes meurtriers de la semaine dernière.

Vous comprendrez que ce refus d'être une chose, n'a rien avoir avec un quelconque acquiescement à ce qui s'est commis dans la salle de rédaction de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, cet acte qui me fait horreur et pleurer de rage. Il ne me met pas en dehors de l'immense mouvement de ces derniers jours, je veux parler de tous ces gens qui ont exprimé leur refus de l'intolérance et d'une vision unique et totalitaire du monde. Au contraire, j'ai marché parmi les 300 000 lyonnais, sans drapeau et sans badge, bien que j'aurai souhaité dire ma différence, dire ce que je suis effectivement.

J'aimais beaucoup Cabu et Wolinski dont les dessins suivent ma vie depuis des dizaines d'années. Je n'ai pas attendu ces derniers jours pour acheter les recueils de leurs créations. Je n'oublie pas pour autant les quinze autres victimes dont la plus part étaient d'anonymes citoyens de ce pays, qui avaient chacun leur importance, en particulier auprès de ceux qui les aimaient. Je suis inquiet, du climat de haine qui monte. Je crains ce communautarisme qui morcelle le peuple de notre pays. Je crains cette division des classes populaires, qu'une certaine vision de la société à favorisé pour mieux nier, les effets de la lutte des classes qui la traverse et barrer la perspective politique qui permettrait de nous en sortir.

Je veux bien m’entretenir avec vous de ces questions mais je ne veux pas apparaître dans une émission dont je ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants et qui immanquablement, étant donné les contraintes de montage et d'horaire, ne me permettra pas d'être ce que je suis. Il est toujours difficile, de donner une tonalité objective à un point de vu minoritaire, dans un média, qui fonctionne à faire du consensus et de l'idéologie majoritaire". Elle m'a dit qu'elle comprenait mon point de vu. Nous nous sommes quittés sur ces paroles et la perspective d'autres entretiens au besoin. Le soir je n'ai pas regardé TF1. Je ne regarde plus ses journaux qui de toute façon sont très droitier. Depuis que la chaîne est passée à un entrepreneur de travaux public et qu'elle a viré Pollack, qui avait publié un dessin humoristique qui annonçait une télé de m.... .

On va les traiter, nom d'une pipe en bois !

Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée de son sujet, mais j'ai entendu d'autres journalistes, donner la parole sur ce même sujet, à des gens étonnants, comme à notre ministre de l'éducation nationale, qui a recensé devant l'assemblée nationale, le nombre d'incidents signalés, dans des établissements scolaires, durant la minute de silence. A partir de là, j'ai commencé à me poser des questions, sur le véritable sens de cette curiosité soudaine, pour ceux qui ne sont pas Charlie.

Puis il y a eu cette directrice de l'information sur antenne2 qui lisant son prompteur, déclarait, le regard de biais comme si elle avait du mal à nous le dire en face: "on parle beaucoup d'unité, mais toute la France n'était pas dans la rue. C’est justement ceux qui ne sont pas Charlie qu'il faut repérer, ceux qui dans certains établissements scolaires ont refusé la minute de silence, ceux qui balancent sur les réseaux sociaux et ceux qui ne voient pas en quoi ce combat est le leur. Eh bien ce sont eux qu'il faut repérer, qu'il faut traiter, intégrer, ou réintégrer dans la communauté internationale, et là l'école et le politique ont une lourde responsabilité". Puis n'en pouvant mais, elle termine avec cette perle inspirée par des propos tenus par Sarkozy :" l'esprit du 11 janvier, c’est que ce président impopulaire a su se transformer en chef de la nation. Il a fait ce qu'il devait faire". N'avait on pas dit quelque chose d'approchant au sujet de Bush junior après le 11septembre?

Voilà, c'était prévisible, ils donnaient le la. Commençait la traque de ceux qui ne sont pas! Avec amalgame en prime, car le lapsus de cette dame qui n'est pas un perdreau de l'année et qui représente toute une rédaction, était de taille, puisque dans le discours explicite de son intervention, ce sont davantage ceux qui refusent l'étiquette uniforme qui sont désigné plutôt que ceux qui étaient ou pas à la manif et qui doivent pour cela être repéré, traité, intégré du fait de l'affirmation d'un ne pas, d'une différence . Décidément les inconscients parlent fort chez tous ces gens là. Mais ce n'était pas tout, après que plusieurs ténors de l'UMP aient demandé le vote d'un patriote-acte à la française, qu’Éric Ciotti se soit déclaré sur Twitter favorable à la suppression des allocations familiales à l'encontre des parents dont l'enfant n'a pas respecté la minute de silence, mardi dernier, au parlement, Christian Jacob, président du groupe de ce même parti, estimait pour sa part qu'a "circonstance exceptionnelles, il faut une loi exceptionnelle que nous devrions voter sans trembler. Pour que les choses soient claire si nous devons pour un moment restreindre les libertés publiques et les libertés individuelles de quelques uns il faudra le faire" et il poursuivait " quant à l'école de la république, si l'on accepte que des écoliers, des collégiens et des lycéens refusent une minute de silence à nos morts on a déjà perdu".

Mais ne nous y trompons pas, ces propos ne sont pas tellement différent de ceux tenu par le très libéral homme de gauche qu’est Laurent Joffrin. Ce dernier déclarait, dans un esprit d'impertinence que seuls les nouveaux chiens de garde et leurs maîtres sauront apprécier "Charlie est un journal laïque comme la France. Manquer à l'esprit de Charlie c'est manquer aussi a ceux qui sont mort". Sur facebook un militant d’extrême gauche s'adressant a un blogueur qui refusait d'être Charlie et en donnait les raisons, lui rétorquait avec une grande finesse d'analyse : tu les assassines une deuxième fois. Enfin l'Huma du 16 janvier révélait les propos d'un représentant du MEDEF qui tout en gardant l'anonymat déclarait "Ce serait tout de même assez malvenu que les partenaires sociaux n'arrivent pas à signer un accord sur le dialogue social, alors que la France a fait preuve d'une unité nationale exceptionnelle ces derniers jours sur des sujets bien plus graves". Inutile de préciser dans quelle direction cet accord devrait tendre.

L'autre coté du miroir

A entendre tous ces gens, l'esprit du 11janvier prend une tournure qui est loin de respirer l'air flottant dans les cortèges de nos villes. Comme l'explique Sophie Wanisch :"il existe un usage fasciste des émotions politiques de la foule". Si l’horreur sidère, l'émotion nous prive de nos repères. Or c'est précisément ces repèrent qui manque dans la période que nous vivons. Il nous manque une organisation qui s'appuyant sur une orientation de classe, sache remette du sens sur ces émotions et puisse donner une direction au mouvement qui s'est exprimé ces derniers jours. Nous le voyons, nous l'entendons, un bloc très droitier prend appuis sur ce mouvement "spontané et privé de vision politique claire, pour faire passer ses messages inspirés par la com. Le pire pour les masses peut donc arriver.

"J'ai l’impression que cela me remplie la tête de toutes sortes d’idées. J'ignore malheureusement qu'elles sont ces idées! Pourtant quelqu'un a tué quelque chose, c'est ce qui est clair là-dedans en tout cas " disait Alice dans "de l'autre côté du miroir". Son état était à l'évidence celui qu'ont partagé les centaines de millier de français qui se sont retrouvé du jour au lendemain face un acte inouï en France : l'assassinat en plein jour de toute l'équipe rédactionnelle d'un journal. En plus des douze victimes, quelque chose a été tué, et c’est ce que les terroristes cherchaient. Quelque chose qui met en état de recherche et qui laisse une place disponible que toute une campagne habillement relayée par les médias dominant voudrait remplir avec un miroir que l'on nous tend, un miroir où se reflète une image en trois lettres, une image qui nous dit "je suis Charlie".

Le "je" qui de fait se décline en je suis, n'est rien d'autre expliquait la psychanalyste Pierra Aulagnier, que le savoir du "je" (celui qui parle) sur le je (suis) Pour elle il faut ajouter à ce qui le défini à savoir cette auto construction continue du je par le je, un corollaire: "le savoir du « je » par le « je » a comme condition et comme but d'assumer au « je » un savoir sur le futur et sur le futur du « je »". Tout en Restant dans cette perspective, elle rappelait que Cassier expliquait dans sa phénoménologie de la connaissance que : " à la violence de l'affect va faire suite la violence du commentaire qu'entend le je, une fois advenu, sur les motivations, les justifications de ces scènes. Tel est donc le but essentiel de la connaissance: rattacher le particulier à une loi, un ordre qui est la forme de l'universalité. Par la s'effectue d'autant plus précisément cette œuvre que nous avons nommée "l'intégration vers un tout". Concluait-il.

Je suis Charlie? Je suis partout !


La pancarte « Je suis Charlie » est devenu une profession de foi, une forme duplicable à l’infini de ce savoir qu'il convient de montrer comme une nouvelle carte d'identité, un mot de passe exigé pour entrer dans la communauté nationale. En l'espace d'une semaine, elle est devenue, suite à une promotion politico-médiatique, sans précédent sur une période aussi courte, le signe du ralliement "à une loi, un ordre", qui est devenu" la forme d'une nouvelle « universalité" proposé pour nous intégré dans "le tout" d'une société capitaliste arrivée à son stade suprême, une société que nous nommons impérialiste depuis l'opuscule que Lénine a consacré à la question : d'où viennent les guerres?

Cette société qui se donne comme réalisation de la Jérusalem céleste sur terre est pour les riches, mais elle construit un enfer pour les pauvres. Qu'importe. Ce nouveau paradigme, nous l'avons entendu presque à saturation ces derniers jours. Il se décline depuis, à longueur de journaux, pour s'articuler à « la liberté de la presse », redevenue pour la circonstance la garante nécessaire de la démocratie, alors qu'elle suffoquait depuis des années dans le carcan des multinationales qui l'on concentré dans quelques mains odieusement mercantiles.

Devenue métonymiquement le signifiant de laïcité, il recouvre de fait cet autre paradigme devenu inavouable qui est celui de la pensée libérale articulée au libre marché sans contrainte, de la constitution européenne, refusée par la majorité de notre peuple en 2005. Avec « je suis Charlie » une laïcité restreinte et l'idéologie libérale libertaire viennent brutalement prendre la place du triptyque "liberté égalité fraternité" devenu ringard a l’oreille de nos modernes. Telle est en tout cas le scénario que nous récitent depuis dimanche radios, télévisions et politiques. Il doit remplir la tête de ceux qui ont entrepris les marches républicaines. Nul doute qu’ils s’y sont soumis. Leur choix ne peut avoir exprimé autre chose. Par contre, ceux qui n'ont pas marché seront repérés et mis au pas. Problème ils forment la plus grande part des classes populaires. De ce point de vu le métro offrait un indicateur hors paire pour établir un comptage sociologique. Au retour de la manif lyonnaise les rames bourrées a craqué se sont vidé dans les quartiers bourgeois. Arrivée en banlieue elles étaient vides depuis deux stations à l'exception de quelques militants communistes qui rentraient chez eux, dont j’étais.

Faire confiance aux masses


Une amie m'écrivait ces jours :" Entre je suis celui qui suit et je suis celui qui est, la différence est grande.... je pense que dans le cas de Charlie il y a confusion... la question est qui sommes nous? Et la réponse dessine moi un mouton! " Cela m’a fait penser au dialogue qu’il y avait eu entre le petit prince et l'auteur au sujet du mouton que le petit prince avait demandé de lui dessiné. Le pilote avait beau s'appliquer, les esquisses qu'il proposait ne satisfaisaient jamais l'enfant. Finalement a bout de patience l'auteur dessinait une caisse avec des trous, puis lui tendant sa feuille il lui dit " Voila, ça c'est la caisse, ton mouton est dedans. A son grand étonnement, l'enfant lui répondait "c'est tout à fait comme cela que je le voulais". Leur dialogue se terminait magistralement sur une image qui permettait réalisation de la subjectivité en expliquant le mécanisme de son intériorisation. Chacun pouvait ainsi se représenter le mouton qu'il portait en interne. Cette histoire nous amène malheureusement à comprendre qu'il se passe exactement le contraire dans le débat qu'engage la classe dominante.

Celle-ci, nous impose la forme d'un mouton, une forme forcément impropre à la vision de chacun, une forme indiscutable qui prend le ton regrettable d'une somation. Être ou ne pas être et tant pis pour la folie d'Hamlet. Son esprit n'y tiendra pas ce n’est pas le sujet. Et tant pis pour notre scepticisme existentiel. Nous marcherons au même pas. Notre caisse n'a pas de troue, elle ne laisse rien deviner d'autre que son apparence extérieur. Tout doit rester en surface. Nul ne saura jamais s'il y avait un mouton à l'intérieur, et moins encore s'il était endormi ou éveillé.

Je trouve qu’il y a dans l'atmosphère de ces jours quelque chose du "Matin Brun", la nouvelle de Franck Pavloff., quelque chose qu’il résume dans ce passage : "faut pas pousser disait Charlie, tu comprends, la nation n'a rien à y gagner à accepter qu'on détourne la loi, et a jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation. Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter brun ou brune, à la fin des phrases ou après les mots. Au début demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage, c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le brun que de rajouter putain, con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était tranquilles."

Pour un tas de raison qui d'ailleurs les rapproche je ne suis pas plus Edwy Plenel que ne suis Charlie, mais je partage son jugement quand il dit : "les terroristes font toujours la politique du pire... Les terroristes sont les pourvoyeurs des politiques de la peur, des politiques que nous combattons", comme lui je crains "que l'on se serve de ces crimes pour nous engager dans une guerre sans fin pour désigner en bloc une partie de notre peuple". Il est urgent de cesser cette escalade de la diabolisation. Il est urgent de cessez de remplacer des groupes et des secteurs de la population par des monstres dont on fini par avoir peur au point qu’ils justifient des mesures y compris militaire.

D'autres alternatives existent à cette tendance qui pousse au replie et à la stigmatisation de l'autre comme réponses à l'irrationnel de ces peurs. Danielle Bleitrach qui administre le blog « histoires et société » a publié le témoignage d'une enseignante de la région parisienne dont l'expérience l'avait amenée à dire "quand il faut lutter pied à pied contre des thèses fallacieuses, des idées dangereuses, il faut laisser les ados s'exprimer librement plutôt que de se protéger en réduisant immédiatement leur lecture à la liberté d'expression, la liberté de la presse, la laïcité. Les grands concepts viendront après, peut être selon ce qu’ils diront". En gros son témoignage prouve qu'il faut faire confiance aux masses, à leur intelligence. Or cela passe en premier lieu par l'ouverture d'espace de parole et de temps d'écoute pour leur mise en place, c'est-à- dire de circonstances concrètes et physiques pour permettre le déploiement de ce qui pourra devenir la mise en cohérence de toute sortes de pensées qui souvent s'exprime dans un premier temps dans le bruit et la fureur. "Nous ne devons ni pleurer, ni rire, mais comprendre" disait Spinoza le rescapé de l'inquisition à qui l'on avait demandé d'abjurer sa foi. L’ennemi, ce n'est pas celui qui s'oppose pour pouvoir se construire, c'est tout ce qui nous divise.

De nouveaux quarante-huitards


Dans un autre article Danielle Bleitrach nous disait: "cela me fait songer à l’analyse de Marx sur la lutte des classes en France… Il raconte comment en 1848 tandis que le peuple était épris d’une ivresse de liberté et inventait un autre monde avec des commissions rassemblées aux jardins du Luxembourg, le capital installait les conditions de la répression et de la guerre… Marx dit « tandis qu’aux jardins du Luxembourg on cherchait la pierre philosophale, à l’Hôtel de ville on battait déjà la monnaie… » Tandis que Valls nous parlait d’unité nationale, Macron et les marchands d’armes, de surcroît patrons de presse, installaient les conditions réelles de l’aggravation de la situation. Et chacun déjà cherchait dans l’autre le bouc émissaire.."; Je rajouterai a cette remarque un autre passage où Marx demande de prendre garde a ce que l'assemblée nationale ne soit plus " qu'un comité de salut public du parti de l'Ordre", car expliquait -t-il " chaque fois que, pendant ces vacances le bruits confus du parlement s'éteignait et que son corps se dissolvait dans la nation, il apparaissait clairement qu'il ne manquait qu'une chose pour parachever le visage véritable de cette république: rendre ses vacances permanentes et remplacer sa devise: liberté, égalité, fraternité par les termes sans ambiguïté : infanterie, cavalerie, artillerie!" Et en effet de puis la journée du 11 janvier, nous voyons les effectifs de vigie pirate en augmentation, le porte avion Charles de Gaulle promu super star et dix mille soldat de l'armée française appelé à déambuler sur la voirie de notre "douce France".

Suite aux mises en gardes que je faisais à l'occasion d'un comité de section du parti, devant un excès d'optimisme après l'immense mobilisation de ces derniers jours, un camarade, sans doute animé par l'esprit Charlie avait cru spirituel de me faire remarquer que si la révolution se présentait comme en 48, je ne m'en rendrais pas compte. Pourquoi pensait-il précisément à celle là ? Le besoin de référence est parfois étrange. L’inconscient, toujours lui décidément, vient souvent se mêler des conversations pour à l'improviste dire ce qui refuse de se penser clairement. En tout cas je lui répondais en lui faisant remarquer qu'au lieu de faire le finaud il ferait mieux de se rappeler que celle-ci n'avait pas été conclue en faveur des forces populaires faute d'une organisation qui les représentât et leur donnât programme et perspective. Il est utile de rappeler que de ce fait un troisième larron était venu, ramasser la mise, après avoir su habilement récupérer le mouvement.

Marx nous faisait justement remarquer dans ces même" luttes de classe en France" que "Derrière l'empereur se cachait la jacquerie.....La république qu'ils balayaient par leur vote c'était la république des riches". L'absence d'un parti du prolétariat avait permis au démagogue de faire illusion sur ces bases. Cela rappelle à quelqu'une ! Mais Marx nous disait aussi dans " le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte" que "tout peuple qui croit avoir accru son puissant mouvement, se trouve soudain ramené à une époque défunte, et pour empêcher toute confusion quant à la rechute, on fait revire les anciennes dates, l'ancienne chronologie, les anciens noms, les anciens édits qui semblaient appartenir depuis longtemps à l'érudition savante, et les sbires d'antan que l'on croyait que depuis longtemps tomber en putréfaction" Des référence au passé et des comparaisons avec d'autres événements, nous en avons entendu, ces jours, en particulier au sujet de cette journée d’Août ou la foule avait ovationnée le grand Charlie, promu symbole en marche de la France résistante .

Pour comprendre l’événement qui venait d'avoir lieu en 1848, Marx poursuivait ses comparaisons en nous livrant ce constat: "Les Français tant qu'ils furent révolutionnaires, ne purent se défaire des souvenirs napoléoniens, comme la prouvé l'élection du 10 décembre (celle de Louis Napoléon à la présidence). Pour échapper aux dangers de la révolution, ils rêvèrent de retrouver les marmites d’Égypte, et la réponse fût le 2 décembre 1851(date du coup d'État). Ils ont caricaturé le vieux Napoléon lui-même, tel qu'il doit se profiler au milieu du XIX siècle. La révolution sociale du XIX siècle ne peut puiser sa poésie dans le temps passé, mais seulement dans l'avenir. Elle ne peut commencer avec elle-même avant d'être dépouillée de toute superstition à l'égard du passé. Les révolutions antérieures eurent besoin des réminiscences empruntées à l'histoire universelle que pour s'aveugler elles-mêmes sur leur propre objet. La révolution du XIX siècle doit enterrer leurs morts, pour atteindre son propre contenu. Dans les premières, la rhétorique dépassa le contenu, dans celle-ci, le contenu dépasse la rhétorique" .

Ne nous en laissons pas compter, par les professionnels de l‘idéologie bourgeoise, et les communicants de l’Élysée, ne nous laissons pas imposer une rhétorique, fusse -t-elle celle de l'humour caricaturiste. Ne nous laissons pas impressionner par les embaumeurs de cadavre et gardons notre distance critique, retrouvons nos combats pour la libération humaine par nos luttes dans l’esprit de la classe dont nous sommes le produit. La conscience sociale dont nous sommes les tributaires, n’en déplaise, est toujours en dernière instance déterminée par les moyens de production. Elle ne saurait se réduire au nom d’un journal et des valeurs qu’il est censé représenter. Les patrons d’ailleurs ne s'y trompent pas quand ils espèrent que nous saurons continuer dans les négociations à venir, l'Union nationale construite ces derniers jours derrière le Président, entouré de ses cinquante confrères et du parlement unanime.

Gilbert Rémond, 18 janvier 2015

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Du droit D'EXPRESSION à la théorie du COMPLOT [une tribune de Jean Lévy]

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #La France, #la liberté

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Ces jours-ci, des collégiens, des citoyens sont poursuivis, voire mis en examen, pour des propos échangés en public, ou placés sur la toile, qui mettent en cause la version officielle des tueries de Charlie Hebdo et de la Porte de Vincennes, ou qui doutent de la relation qu’en ont fait les médias.

 

Le gouvernement appelle ce « délit » : « la théorie du complot ».

 

Les exemples fourmillent dans le monde de fauteurs de désordre qui ont prétendu ne pas croire aux déclarations de leur gouvernement et qui l’ont fait savoir.

 

Faut-il rappeler le cas des journalistes américains qui n’ont pas cru leur président, Richard Nixon, quand celui-ci niait l’espionnage du quartier général du parti Démocrate réalisé par ses services.

 

Et de pousser le vice jusqu’à prouver qu’ils disaient vrai !

 

Certains mauvais esprits n’ont-ils pas prétendu que Washington et la CIA ont été à la manœuvre au Chili contre le gouvernement légal de Salvador Allende…

 

Plus grave encore, la « théorie du complot » ne s’est-elle pas étalée sur la place publique accusant le gouvernement Bush d’avoir fourni de faux documents à l’ONU tendant à prouver que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, et cela, pour justifier l’intervention US en Irak…

 

Et ne parlons pas des tours jumelles de New York…

 

Quant à notre pays, il a son lot d’élément dangereux, toujours doutant de la vérité officielle du moment : le général de Gaulle, en 1940, stigmatisant l’Etat français l’accusant de trahison, renouvelant son audace en avril 1961, dénonçant le pouvoir installé à Alger dû à "la conjuration militaire"

 

Aujourd’hui, certains prétendent que la France n’est plus souveraine, que c’est Bruxelles qui décide, que la majorité de nos lois ne sont que des traductions des décisions de l’Union européenne, que notre budget doit d’abord être approuvé une instance étrangère avant d’être présenté à l’Assemblée nationale…

 

Ne va-t-on pas, dans certains milieux, jusqu’à insinuer que la CIA et la NSA de nos grands alliés étasuniens espionnent les citoyens français et européens, jusqu’aux portables de leurs dirigeants !

 

Que va-t-on chercher pour troubler nos concitoyens et jeter le trouble sur leurs dirigeants…

 

C’est vrai : mettre en doute les explications données par les autorités – et oser le dire - c’est intolérable, en démocratie. Certains mauvais esprits rétorquent que la répression des idées est contraire au droit d’expression.

 

C’est faux : il s’agit d’un détournement de vérité.

 

C’est ainsi que de mauvais Français prétendent qu’on peut tout dire. A la vérité derrière cette assertion, se dissimule la volonté de justifier l’injustifiable, la mise en cause de la parole officielle, c’est-à-dire la « théorie du complot ».

 

D’autres, plus dangereux encore, proclament qu’on ne peut pas tout dire ! Donc, ils insinuent que les sources d’information nous cachent quelque chose, et on en revient toujours à la « théorie du complot ».

 

Disons-le tout net : les quatre millions de Françaises et de Français qui ont battu le pavé de nos villes en clamant « Je suis un Charlie » se réclamant du droit d’expression, n’avaient-t-ils pas derrière la tête, l’idée que celle-ci n’était pas totalement acquise dans notre pays…

 

En clair, cela voudrait dire que notre peuple est massivement gangréné par cette maudite théorie…Alors, qu’il sache bien que le gouvernement Hollande-Valls n’hésitera pas à globalement le mettre en examen !

 

Jean Lévy

 

source : canempeche pas nicolas 

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Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La France, #La République, #La paix, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale

Le canon gronde à l'est de l'Europe. 

Nous vivons une période extrêmement dangereuse. Mais les français, sous-informés, n'en n'ont pas conscience.

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa

 

Avec une exposition sur le drame du 2 mai 2014. Ce jour-là 46 personnes sont mortes (données officielles grandement minimisées) et des dizaines de disparus. Ces militants pacifistes ont été brûlés vifs dans la maison des syndicats de cette ville.

 

 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa. Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa. Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.
 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa. Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa. Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.

Les Français sont-ils informés de l'activité des Partis Svoboda et Pravy Sektor ouvertement Néo Nazis ( ils ont réédité et diffusent mein kempf), ils sont organisés militairement, pratiquent le salut hitlérien, etc. Ils étaient le fer de lance des manifestations de Maidan, venus armés de toute l'Ukraine pour ce coup d'état.

De plus la presse allemande a révélé la participation de sections de « Black Water » Cette armée privée américaine, composée de mercenaires, qui n'obéit à aucune loi internationale.

Les hauts responsables politiques français qui nous parlent volontiers de démocratie feignent d'ignorer la présence et le rôle de ces criminels Néo Nazis dans les événements d'Ukraine.

Ces faits sont soigneusement cachés à l'opinion française.

Le 2 Mai à Odessa, une bande fasciste organisée venue du nord du pays, sous couvert de soutenir une équipe de foot s'est rendue coupable de violences inouïes. Ils ont saccagé la maison des Syndicats, massacré aveuglément des personnes qui s'y trouvaient puis ont mis le feu à l'immeuble. Des dizaines de victimes ont trouvé une mort atroce dans cet incendie.

Des habitants d'Odessa, regroupés dans des associations antifascistes et de solidarité aux familles des victimes ont réalisé une exposition itinérante qui a été montrée dans plusieurs villes d'Europe.

Après Marseille, elle sera à Nice le 29 janvier.

 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.
 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.
 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa avec une exposition sur le drame du 2 mai 2014. Ce jour-là 46 personnes sont mortes (données officielles grandement minimisées) et des dizaines de disparus. Ces militants pacifistes ont été brûlés vifs dans la maison des syndicats de cette ville.

L’horreur de ce crime abominable, son caractère prémédité, la collusion entre les bandes fascistes et le pouvoir ne peuvent laisser indifférent.

Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop sont responsables de cette tournée en France. Toutes deux sont allées très souvent en Ukraine et leur dernière visite était pour Odessa.

Nos amis d’Odessa, regroupés dans des organisations antifascistes et des comités de soutien aux familles des victimes, ont préparé cette exposition qui tourne depuis quelques temps dans plusieurs villes d’Europe. 

Ils sont avec nous ce soir du 29 janvier pour nous parler des événements:

au CLAJ à 18h30, 26 av Scuderi NICE

 

Leur témoignage doit être entendu par le plus grand nombre de personnes, c’est pourquoi nous faisons appel à vous afin de donner le maximum d’audience à cette manifestation. (En fichier joint : l'affiche et autres tracts).

 

Récemment des députés et des sénateurs français, de diverses opinions, se sont rendus en Russie, porteurs d’un message de PAIX.

Comme ces parlementaires nous pensons que le peuple de France ne veut pas d’une guerre sous commandement américain contre le peuple russe, ni  contre aucun peuple du monde.

   -Aux sanctions nous préférons le dialogue

   -Aux affrontements nous préférons les échanges commerciaux et culturels.

 

Pourquoi le monde reste silencieux ?

 

VENEZ EXPRIMER VOTRE SOLIDARITÉ AUX VICTIMES DES TERRORISTES NAZIS QUI ONT ATTAQUE LA MAISON DES SYNDICATS D’ODESSA.

 

LE 29 JANVIER 2015, NOUS SERONS TOUS  DES HABITANTS D’ODESSA.

 

LE 29 JANVIER 2015 ? NOUS SERONS TOUS LES SYNDICALISTES  ASSASSINES .

 

 

Voici quelques précisions.

 

 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.
  1. L’organisation de la conférence.
  • Au CLAJ, l’expo sera installée vers 17h, une conférence de presse est convoquée vers 17h 30.
  • La conférence débute à 18h 30. Voici le découpage séquentiel.
  1. Accueil des participants, présentation de la soirée.
  2. Parler succinctement de la raison qui a déclenché le drame ukrainien, le refus de signer les accords de libre-échange avec l’Union Européenne. Depuis le changement de régime ces accords scélérats ont été signés.
  3. Le cadre historique : depuis la chute de l’Empire austro-hongrois jusqu’à nos jours. La révolution orange de 2004. (10 min)
  4. La chute de l’URSS.
  5. La place Maïdan, le coup d’état du 21 février 2014.
  6. La Crimée.
  7. La géopolitique, les différents partis (Svoboda, Pravy Sektor,…, les oligarques.
  8. Le Donbass.
  9. Le drame du 2 mai 2014 à Odessa.
 Nous sommes les syndicalistes assassinés. L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.
  1. Action humanitaire. Il s’agit de monter un convoi de vivre et de denrées de première nécessité pour les habitants du Donbass qui sont démunis et commencent à mourir de faim (dans les petites villes et villages surtout). Il faut proposer cette démarche à nos partenaires du 29 janvier mais il faut aussi l’organiser avec d’autres ONG spécialistes de l’humanitaire. Les contacts doivent être pris très rapidement pour lancer ce projet au niveau départemental et au niveau national.

Cordialement.

Lucien PONS. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance –CNR »

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Les Antifas: nouvelle inquisition. Jean Bricmont répond à Charlie Hebdo : "C'est l'extrême gauche de l'extrême droite". Vidéo postée en août 2012.

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs., #Terrorisme, #Les média, #La mondialisation, #La France, #La République

Bonjour.

La vidéo ci-dessous* a été tournée en 2012 suite à la mise en cause de Jean Bricmont par Charlie Hebdo.

Suite à ses engagements pour la paix, pour la souveraineté nationale et contre l'ingérence en Syrie, il est catalogué de Rouge-Brun par la bien-pensance de gauche.

Il explique le sens de la fatwa lancée contre lui par cette extrême gauche moralisatrice. Cette dernière sert ainsi les intérêts qu'elle est censée défendre. Elle abandonne à des trans-courants dont certains se réclament d'extrême droite, les marqueurs traditionnels de la gauche radicale que sont: la souveraineté nationale, la paix, le respect du droit international (La charte de l'ONU: le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes), la défense des opprimés en combattant le Libre-échange, etc ...

Il nous fait remarquer incidemment que depuis 2003, où on a assisté à de grands rassemblements pour la paix et contre la guerre en Irak, il n'y a plus d'appels de cette gauche morale &(qui se réfugie dans le sociétal), pour refuser la guerre. Aucune grande manifestation n'a été organisée pour éviter la guerre en Libye, pour éviter la guerre en Syrie, pour éviter la guerre en Ukraine... Au contraire les quelques ceux qui se mobilisent malgré tout, sont catalogués Rouge-Bruns sans aucune autre forme de procès et sont ainsi mis au banc de la réflexion et du débat d'idées. L'extrême gauche verrouille encore plus le débat.

Les Antifas sont sortis du bois. Ornella Guyet alias Marie-France Boutouleau est clairement identifiée. Les sites spécialisés dans cette chasse aux sorcières sont identifiés également: Indymedia Paris et Rue 89 par exemple.

Charlie Hebdo a intégré la horde des chiens de garde depuis la prise de pouvoir de Philippe Val. Le dessinateur Siné fut démissionné par ce triste personnage sous le fallacieux prétexte d'antisémitisme, mot clef qui vaut "lettre de cachet".

En conclusion. Avec la crise économique et les menaces contre la paix, l'extrême gauche a un boulevard devant elle. Elle devrait permettre aux opprimés de se faire entendre. Mais en abandonnant les fondamentaux de la pensée progressiste que sont : "La Liberté d'expression" et " la souveraineté nationale", elle ouvre un boulevard à l'extrême droite.

Faut-il en déduire, comme le fait Jean Bricmont, que la gauche et la droite ne sont plus représentatifs du paysage politique français aujourd'hui? Car personne parmi eux ne remet réellement en question le néolibéralisme et le capitalisme du désastre. C'est à vous d’y répondre. Il vous faut construire votre propre opinion sur ce sujet crucial s'il en est.

*https://www.youtube.com/watch?v=NL6Z7ZdqsUM&x-yt-ts=1421782837&x-yt-cl=84359240#t=1903

Cordialement

Lucien Pons.

NOTA : Jean Bricmont a été, comme d'autres intellectuels et militants comme Michel Collon, calomnié lors d'un article intitulé "Les soutiens bruns à Assad" paru dans le numéro du 8 août de Charlie Hebdo. Il répond aux accusations fallacieuses dont il fait l'objet et déconstruit l'idéologie qui se trouve derrière Charlie Hebdo ainsi que la "gauche" autoproclamée en général.

Voir la lettre de Maxime Vivas lui aussi calomnié :
http://bernard-gensane.over-blog.com/...

Plus d'info ici :
http://www.cercledesvolontaires.fr

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Un tsigane de 89 ans tabassé par la police, sa plainte classée sans suite

21 Janvier 2015 , Rédigé par caroleone Publié dans #Roms gitans manouches

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Femmes pour la planète, le nouveau projet de Marie-Monique Robin

21 Janvier 2015 , Rédigé par caroleone Publié dans #PACHAMAMA, #Droits des femmes

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

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Charlie Hebdo: Kadyrov accuse les services secrets occidentaux

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #La République, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #le nazisme

D'après Ria-Novosti, 1 million de manifestants se sont réunis dans la capitale de la Tchétchénie Grozny pour protester contre Charlie- hebdo.

En tout cas, le dossier, s'il n'était pas international depuis le départ, l'est devenu...

 

Charlie Hebdo: Kadyrov accuse les services secrets occidentaux

© RIA Novosti. Said Tsarnaev

16:18 19/01/2015

GROZNY, 19 janvier - RIA Novosti

Sur le même sujet

L'attaque contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo pourrait avoir été organisée par les services secrets occidentaux, probablement pour renforcer le groupe terroriste Etat islamique, a déclaré lundi à Grozny le dirigeant de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov.

"L'incident pourrait avoir été organisé par les autorités et services secrets des pays occidentaux souhaitant provoquer une nouvelle vague d'embrigadement pour l'Etat islamique", a indiqué M.Kadyrov lors d'une manifestation en faveur des valeurs islamiques qui a réuni plus d'un million de personnes dans la capitale tchétchène. 

"Nous voyons que l'Europe n'a pas tiré de leçons des événements sanglants de Paris. Au lieu de condamner les tireurs et ceux qui les ont provoqués en publiant leurs caricatures, les autorités françaises ont organisé un spectacle de rue en faveur d'une permissivité excessive", a-t-il ajouté.

M.Kadyrov a déjà déclaré que le groupe jihadiste Etat islamique se trouvait sous la tutelle de la CIA et d'autres services secrets occidentaux. Selon lui, des données attestent que le général américain David Petraeus, ancien chef du Commandement central des Etats-Unis, aurait "enrôlé" le chef de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi.

L'attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo perpétrée le 7 janvier dernier a marqué le début d'une série d'attentats dans la région parisienne qui ont fait 17 morts, dont trois policiers. La police française a éliminé trois auteurs d'attaques terroristes lors de deux opérations spéciales le 9 janvier. 

La Marche républicaine contre le terrorisme, qui s'est tenue le 11 janvier dans plusieurs villes françaises, a réuni au moins 3,7 millions de personnes.

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harlie Hebdo: un million de musulmans manifestent en Tchétchénie

Dossier: Fusillade au siège de Charlie Hebdo à Paris

© REUTERS/ Eduard Korniyenko

19:22 19/01/2015

PIATIGORSK, 19 janvier - RIA Novosti

Sur le même sujet

Plus d'un million de musulmans russes ont manifesté lundi en faveur des valeurs islamiques à Grozny, la capitale de la Tchétchénie, en réaction aux caricatures publiées par Charlie Hebdo avant et après l'attaque terroriste contre cet hebdomadaire français, ont annoncé les autorités tchétchènes.

"Selon le ministère tchétchène de l'Intérieur, plus d'un million de personnes ont participé à la manifestation" organisée par les dignitaires religieux, a indiqué un représentant des autorités.

Le ministère russe de l'Intérieur avait antérieurement fait état de 800.000 manifestants rassemblés à Grozny.

"Les Occidentaux perdent leurs valeurs morales et spirituelles. Ils créent un monde sans loi morale où l'on ne respecte plus les valeurs familiales. Ils adoptent des lois autorisant les mariages homosexuels", a déclaré devant les manifestants Ravil Gaïnoutdine, président du Conseil des muftis de Russie et de la Direction spirituelle des musulmans de Russie.

M.Gaïnoutdine a appelé à ne pas accuser l'islam et les autres religions sous prétexte que certains de leurs adeptes sont des terroristes. Selon lui, les attaques contre les musulmans en Occident font les jeunes occidentaux adopter l'islam ce qui constitue une victoire de cette religion.

Le dirigeant de la république de Tchétchénie Ramzan Kadyrov a quant à lui déclaré que l'attaque du 7 janvier contre Charlie Hebdo pourrait avoir été organisée par les services secrets occidentaux, probablement pour renforcer le groupe terroriste Etat islamique. 

Les manifestants ont condamné le terrorisme sous toutes ses formes et participé à une prière collective.

Samedi dernier, une manifestation placée sous le slogan "Islam contre le terrorisme" a rassemblé plus de 20.000 personnes en Ingouchie voisine.

Des manifestations se déroulent en Russie à la suite d'une série d'attaques jihadistes en France qui ont fait 17 morts du 7 au 9 janvier dernier. La Marche républicaine contre le terrorisme, qui s'est tenue le 11 janvier dans plusieurs villes françaises, a réuni au moins 3,7 millions de personnes.

 

 

LEMONDE.FR | 25.04.06 | 15h18 • Mis à jour le 03.05.06 | 23h50

Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, auteur de "Tous fichés" , mercredi 03 mai 2006

 

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Quand Étienne Chouard rencontre un "antifa"

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Antifascisme, #Les Antifafs., #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La France, #La nation .

Quand Étienne Chouard rencontre un "antifa"

Étienne Chouard parle des antifas et raconte sa première rencontre avec un antifa.

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Le président ukrainien chahuté à Zurich. Par Jean-Christophe Emmenegger

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #le nazisme, #La guerre, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Le président ukrainien chahuté à Zurich

Des gens s’en vont. Un homme brandit une pancarte à double face: « Je suis Donbass »/«Je suis Lougansk ». Un autre se lève soudain en déclarant solennellement: « Mister President, je suis Donbass », sous les applaudissements d’une partie de la salle. Une femme pousse une gueulante: « Je ne veux pas écouter quelqu’un qui tue des enfants! », dans la cacophonie des applaudissements, acclamations ou huées, dans ce cas, car il y a aussi des partisans du président Petro Poroshenko dans la salle, en léger surnombre, qui agitent le drapeau ukrainien. Et il y a les rangs de ceux qui se réservent au milieu du ramdam (mais non, pas du ramadan): on ne saura pas duquel côté ils penchent.

C’était lundi soir, 19 janvier 2014, à l’Institut européen de l’Université de Zurich. Le président de l’Ukraine Petro Poroshenko y était le conférencier invité sous l’une de ces bannières à laquelle je ne peux plus penser sincèrement qu’en me grattant longuement sous le menton ou le bras (« Special Churchill Lecture 2015»), pendant que son aviation militaire pilonnait de bombes de 500 kilos, à l’aveugle au-dessus d’une couche de nuages intégrale, presque sans mauvais jeu de mots, la ville de Donetsk et ses environs. Quelques personnes, sans doute, pendant qu’il martelait son discours à Zurich, pleuraient les dégâts « collatéraux » comme on les appelle dans le jargon: des maisons, un hôpital, des bâtiments publics, bref, la routine habituelle. Suivie de la même (dés)information habituelle: les Russes attaquent!

Rien de trop quoi s’étonner. C’est après…

D’après les répercussions médiatiques que j’ai enregistrées jusqu’ à l’aube du 20 janvier, (et au-delà à présent), tout s’est bien passé durant cette conférence à Zurich.

J’ai lu un article de presse en entier qui la relate; puis le bout d’un deuxième, enfin le titre d’un troisième, ah! j’ai compris: ils reproduisent tous la même information fournie par l’agence de presse ats/Newsnet.

« Dans son discours d’introduction à celui du président ukrainien, le conseiller fédéral Didier Burkhalter s’est de son côté dit inquiet face aux derniers développements sur le terrain. Il a estimé qu’une stabilisation de la situation serait dans l’intérêt de tout le continent et du monde. »

C’est ce que j’ai trouvé de plus intéressant dans la soupe à lettres que j’avale habituellement sans surprise ni sans broncher. Ben oui, moi aussi, tout comme vous, je salive à l’évocation d’une déstabilisation, d’une guerre continentale et inévitablement mondiale pour le dire sans ambages, qui nous sortirait de cette maison de fous qui jouent au chat et à la souris depuis des mois. Et je me ravale aussitôt en songeant que j’aurai peu de possibilités d’en réchapper grâce à un compte en banque démultiplié aux îles Caïmans, à Singapour, à Jersey, même en Suisse, tiens – mais cela n’est plus à la mode…

Mais quand même, tout s’est bien passé à cette conférence.

L’information à retenir est que le président ukrainien « prône la démocratie et la tolérance ». Vous n’avez pas plus orignal? Non, c’est répété, il combat « pour des valeurs telles que la liberté, la démocratie ou la tolérance – des valeurs centrales pour l’Europe et menacées par la guerre » (24 heures), c’est au moins clair. Il est présenté aussi « en président de la paix » (La Liberté) et en somme il « plaide pour des valeurs occidentales » (20 minutes). C’est forcément grandiose. Et il y a une information capitale que vous ne devez pas manquer: Petro Poroshenko sera à Davos pour participer au Forum économique mondial (WEF) cette semaine. Cela vous concerne.

Vous avez compris? C’est le même communiqué de presse fourni par une agence (ats/Newsnet), environ une page A4 en général, que doivent absolument reproduire tous les médias dits d’actualité, sous peine de ne pas en être. Relativement libre à eux ensuite de se remaquiller, parce qu’aucune fille sur le point de sortir en discothèque ne veut totalement ressembler à son amie, sa concurrente, elle le sait bien en son for intérieur, malgré la pression du groupe qui l’empêche de s’épanouir joyeusement elle-même… Alors elle se fait vite un trait libre en cachette. Mais c’est raté! Elle a tellement peur de se faire rejeter par le groupe…

Mais quand même, tout s’est bien passé à cette conférence.

Il est resté droit, calme, un peu trop, et plaisantant assez grassement (pour ceux qui ne supportent pas les doubles discours, ayant l’humour jusqu’à l’autodérision pour eux-mêmes, mais pas celui qui touche à la vie des autres), je ne sais pas comment cela s’est déroulé exactement encore, mais cela fait déjà du bruit, je vous le dis, en-dehors de la salle de conférence et de la presse que j’ai consultée jusqu’à l’aube du 20 janvier.

Parce que, en réalité, cette conférence était emplie de vacarme, à rebondissements multiples, une tension de hourvari palpable à des regards traqués dans l’assemblée par la caméra, néanmoins à la suisse, parce qu’en Ukraine quiconque eût osé élevé la voix se serait fait casser la gueule par d’anciens sportifs ou membres de sociétés interlopes qui font de la politique maintenant.

Officiellement, tout s’est bien passé. Nous allons main dans la main sur le chemin de la paix. La même que celle qui sera demandée, le 21 janvier à 12 heures, à Davos, par les organisateurs d’une Manifestation pour la paix en Ukraine?…

Jugez-en par vous-mêmes ci-dessous:

Je suis Donbass/Je suis Lougansk

Tohu-bohu

« Je ne veux pas écouter/ parler avec? quelqu’un qui tue des enfants! »

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