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Le blog de Lucien PONS

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M6, une chaîne néo-réac? Islam, FN: les chiens de garde scandalisés. Par Hadrien Desuin dans "Causeur".

15 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #La République, #La France, #La mondialisation, #l'horreur économique, #l'islamisme, #UOIF-Frères Musulmans

M6, une chaîne néo-réac?

Islam, FN: les chiens de garde scandalisés

Auteur

Hadrien Desuin
Expert en géo-stratégie, sécurité et défense

Publié le 10 octobre 2016

Entre son émission "Dossier Tabou" sur l'islam français et l'entretien de Karine Le Marchand avec Marine Le Pen, M6 essuie ces derniers jours une polémique bien de chez nous.

 

m6 islam villardiere lepen

L’intrusion du journaliste Bernard de La Villardière au fin fond de la Seine-Saint-Denis vaut au présentateur de la sixième chaîne une indignation qui souffle du plateau de Cyril Hanouna au blog du directeur adjoint de L’Express en passant par le quotidien gratuit 20 minutes. Comme un écho du flot d’insultes déversés sur son compte Twitter. Le CSA a été saisi et Nicolas de Tavernost, président de la chaîne M6 a reçu une docte lettre du président de L’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco. Pour l’ancien secrétaire général de François Mitterrand « la généralisation des difficultés telles que présentées par ce reportage donne une vision déformée de la réalité ». Comble de la vanité, il s’étonne que M6 n’ait pas mentionné le « travail considérable » effectué par son organisme. La défense de la laïcité par Jean-Louis Bianco mériterait en effet un “Dossier Tabou” à lui tout seul…

 

L’islam, une vache sacrée médiatique

Le célèbre journaliste de “Zone Interdite” et “Enquête exclusive” a plutôt bien choisi le titre de sa nouvelle émission. Selon le Larousse, un tabu est étymologiquement en polynésien “un interdit de caractère religieux qui frappe un être, un objet ou un acte en raison du caractère sacré ou impur qu’on leur attribue.” Par extension, le tabou “a un caractère social et moral qu’il serait malséant d’évoquer, en vertu des convenances sociales ou morales.” “L’islam en France, la république en échec”: le titre de la première émission de Dossier tabou avait tout de la vache sacrée médiatique.

En préliminaire, la présentation de l’émission avait le mérite de ne pas tourner autour du pot. ” Nous avons découvert que les imams les plus extrémistes gagnent du terrain aux dépens de modérés républicains, parfois menacés de mort  (…)  L’Union des Organisations Islamiques de France a pour but de déconnecter la communauté musulmane du reste de la société, de grignoter peu à peu l’espace public au nom de la liberté d’expression pour installer la charia en France. Elle organise de grands rassemblements et attire des centaines de milliers de personnes qui peuvent écouter des prédicateurs étrangers souvent homophobes, antisémites et favorables à la lapidation des femmes. D’anciens Frères Musulmans ont accepté de témoigner pour dévoiler la stratégie cachée du mouvement qui veut former les élites islamistes de demain.
Aussitôt accusé de racolage télévisuel, le sujet choisi par La Villardière avait en effet l’inconvénient d’intéresser le français moyen, au point de réaliser pour sa première un très joli score d’audience, 2,4 millions de téléspectateurs. La « mosquée Daech » de Sevran, louée par un imam de l’UOIF, la branche française des frères musulmans, ne méritait sans doute pas qu’un journaliste se déplace jusque là. Filmer à Sevran une mosquée salafiste clandestine ou une école coranique sur un terrain municipal, franchement quel intérêt sinon de stigmatiser les salafistes? Pour Stéphane Gatignon, maire écolo de Sevran interrogé sur RMC, la venue de l’équipe de M6 n’est rien d’autre que “de la provoc””. Bernard de la Villardière a voulu “faire de l’audience sur le dos de la ville de Sevran” Dans un communiqué il dénonce “une polémique politicienne cherchant à faire de Sevran un Molenbeek français”. Si les jeunes de Sevran partent en Syrie, c’est donc la faute de la course à l’audimat chez M6. Allez comprendre.

Complotisme mainstream

Les chiens de garde du PAF ont aussi pointé, avec un soupçon de complotisme, le montage de la scène d’agression dont La Villardière était forcément le déclencheur. S’appuyant sur une vidéo amateur censée dédouaner les jeunes de Sevran, un certain Ousmane, venait donner du grain à moudre à l’observatoire de l’islamophobie, pardon à l’Observatoire de la laïcité (pardonnez la confusion, mais l’équipe de Jean-Louis Bianco passe visiblement plus de temps à traquer les pourfendeurs de l’islam radical que les ennemis de la laïcité). Silence gêné en revanche quand le Ousmane en question se révèle être un grand admirateur de Dieudonné. La vidéo complète diffusée ensuite par M6 pour éteindre la polémique ne laisse aucun doute sur la bande de voyou ceinturant l’équipe de reportage. Frappés et mis au sol, les journalistes sont contraints de quitter les lieux.
Un geste de solidarité ou un mot de soutien était bien le minimum qu’on pouvait attendre de la part des confrères de La Villardière. Face à un délit d’entrave à la liberté de la presse, la gauche morale, d’habitude si prompte à défendre les libertés, s’est retournée sur l’agresseur blanc à particule. Lequel n’aurait pas dit « bonjour » aux individus qui tentaient d’interrompre son interview (la vidéo de M6 devait démentir cette accusation grotesque). Un peu de sérieux et d’honnêteté suffisent à constater que le journaliste et son équipe étaient au contraire d’une patience infinie avant leur prise à partie.
Au lieu de s’interroger sur la violence de l’islamisme dans certains territoires perdus de la République, les petits marquis de la bien-séance médiatique reprochent à l’équipe de M6 de ne pas avoir demandé aux caïds de la cité l’autorisation de filmer leur terrain de jeu. Pour ne pas traiter le fond du sujet, on lance un contre-feu qui en dit long sur l’état de la liberté d’expression en France.

 

 

 

Hadrien Desuin

Expert en géo-stratégie, sécurité et défense

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Un député étatsunien écrit à John Kerry : "Commettons nous des crimes de guerre au Yémen" ? (Ron Paul Institute)

15 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La mondialisation, #La France, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Politique étrangère

Un député étatsunien écrit à John Kerry : "Commettons nous des crimes de guerre au Yémen" ? (Ron Paul Institute)

par Daniel Macadams 15 Octobre 2016, 03:41 Yemen Crimes de guerre USA Lieu Lettre Arabie Saoudite Collaboration Crimes contre l'humanité Impérialisme Articles de Sam La Touch

Un député étatsunien écrit à John Kerry : 
"Commettons nous des crimes de guerre au Yémen" ?
Article originel : US Congressman to John Kerry: Are We Committing War Crimes in Yemen ?
Par Daniel Macadams
Ron Paul Institute for Peace and Prosperity

Traduction SLT

Mardi, le représentant des Républicains, Ted Lieu, (D-CA) a écrit une lettre remarquable au Secrétaire d'État John Kerry. Evoquant le "carnage civil causé par la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen", le Républicain Lieu a exprimé ses inquiétudes à Kerry notamment que le gouvernement étatsunien pourrait être "responsable de crimes de guerre au Yémen" du fait du soutien matériel étatsunien continu à l'attaque saoudienne en cours sur son voisin du sud.

Selon le Républicain Lieu, il semble clair que les Saoudiens visent intentionnellement des civils au Yémen et que le soutien des Etats-Unis envers l'Arabie Saoudite dans une guerre si illégale et immorale signifie que Washington en partage la responsabilité avec Riyad.

Lieu a écrit :

 

Les bombardements répétés et fréquents sur les civils montrent que la question n'a pas à voir avec l'incompétence brute de la coalition militaire saoudienne. Les apologistes de la coalition saoudienne peuvent peut-être défendre quelques erreurs, mais il y a eu plus de 70 attaques aériennes illégales. Il apparaît que la coalition saoudienne vise intentionnellement des civils ou bien qu'elle ne distingue pas entre les civils et les objectifs militaires. Dans les deux cas il s'agit de crimes de guerre...
L'arrêt immédiat du soutien et de l'incitation de la coalition militaire saoudienne aiderait non seulement à réduire le risque légal encouru par les officiels étatsuniens, cela enverrait un message fort au monde que les Etats-Unis respectent les lois de la guerre et les droits humains fondamentaux.

La semaine dernière, les avions de chasse saoudiens ont bombardé des obsèques au Yémen, tuant ou blessant près de 1.000 civils. Les rapports suggèrent qu'après le bombardement initial sur les obsèques, des avions de chasse saoudiens sont retournés pour attaquer les premiers secours. Des fragments de bombes fabriqués aux États-Unis ont été photographiés sur le site.

Il n'y a eu aucune communication sur une éventuelle réponse du Département d'État à la lettre du Républicain Lieu.

Souvent de telles lettres sont envoyées par un groupe de Représentants pour montrer la solidarité sur un sujet. La présence seule du Républicain Lieu sur la lettre pourrait signifier que ses collègues ont refusé de le rejoindre sur ce sujet ou peut-être qu'il n'a pas recherché l'assistance de ses collègues.

Un député étatsunien écrit à John Kerry : "Commettons nous des crimes de guerre au Yémen" ?  (Ron Paul Institute)
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Syrie : un Vannetais raconte l’enfer de la guerre à Alep. Reportage de Lionel Cabioch pour Ouest France.

15 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Les média, #ISIL

Source : Lionel Cabioch, pour Ouest France, le 13 octobre 2016.

ouestfrance_syrie

Depuis huit mois, le Vannetais Pierre Le Corf vient en aide aux habitants d’Alep en Syrie grâce à son ONG « We are superheroes ». A 27 ans, il est le seul étranger à vivre dans la ville assiégée confrontée à des bombardements incessants ces derniers jours. Il développe des projets éducatifs avec des enfants des rues et de jeunes diplômés à Alep mais aussi des actions de formation aux premiers soins. Témoignage.

Entretien avec Pierre Le Corf, 27 ans, seul étranger à vivre depuis huit mois à Alep.

La vidéo est à voir sur le site "les crises".

Le lien est à la fin de l'article.

De retour en France cet été, vous avez finalement décidé de repartir vivre à Alep. Pourquoi ?

 

Je devais revenir pour poursuivre ce que j’ai initié ici. Je me suis attaché aux habitants dont je suis très proche. J’essaie de les aider du mieux que je peux. J’ai envie de me battre avec eux, jusqu’à mon dernier souffle.

Concrètement que faites-vous sur le terrain ?

J’ai développé des projets qui commencent à bien fonctionner, notamment un programme d’actions culturelles. Il vise à emmener entre 400 et 600 jeunes, personnes âgées et familles, au cinéma.

Sans cette initiative, personne n’y aurait accès, car les places sont très chères. C’est une belle évasion pour eux, même si y aller est un risque, car l’unique salle se trouve près de la ligne de front et reçoit beaucoup de mortiers.J’essaie aussi de connecter les jeunes et les personnes âgées une fois par mois. Je fais également des jeux avec les enfants. Un autre programme consiste à former aux premiers soins, avec une distribution de matériel médical.

Votre mission est aussi de préparer l’après-guerre…

Oui. Nous accompagnons les jeunes dans le montage de projets personnels et professionnels. L’important est qu’ils bâtissent des choses à Alep. Et bien sûr, on les aide dans leur reconstruction psychologique.

Comment vivent-ils la situation ?

On vit en état de siège. On n’a ni eau ni électricité. Les gens ont du mal à vivre avec la guerre, mais pour autant ils l’ont acceptée. Ils vivent une sorte de déni et font semblant de ne pas la voir. C’est très difficile. Il y aura beaucoup de travail à faire pour reconstruire les gens de l’intérieur.

Y a-t-il un fossé entre ce qui se dit en France et ce que vous vivez à Alep ?

Il y a un abysse. Ici, à l’ouest, c’est particulier, nous vivons comme des fantômes. Nos bombardements, personne n’en parle. Le monde a les yeux tournés vers l’est de la ville, mais ferme les yeux sur l’ouest, où vivent 1 200 000 personnes qui doivent affronter le terrorisme au quotidien.

Nous subissons les roquettes, les mortiers, les balles explosives, les bonbonnes de gaz montées en roquette… Tout ça est envoyé par le Front Al-Nosra, des terroristes affiliés à Al-Qaida que l’on appelle des rebelles modérés en Occident, alors qu’ils essaient de conquérir le territoire pour en faire un état islamique. On est pris en otages.

Quel est le quotidien de la population ?

La population essaie de continuer à vivre et à croire en demain. Ce qui est très difficile, puisque la guerre a saccagé les rêves des gens. La journée est rythmée par les explosions, les attaques, la mort des gens que l’on connaît ou pas. Mais le quotidien, c’est aussi de belles histoires d’amitié, de fraternité, d’entraide.

La guerre a vraiment rapproché les habitants, leur a donné l’envie de se tenir plus par la main. Ils essaient de maintenir l’espoir en se réunissant en famille ou entre amis. Mais il y a beaucoup de périodes de latence où ils errent dans les rues, dans les cafés, ne sachant pas quoi faire et ne sachant surtout pas ce qu’ils vont devenir.

Et vous, quelle est votre condition d’étranger à Alep ?

Mon quotidien c’est d’essayer d’aider les gens. Ce qui n’est pas évident car en tant que seul étranger ici, je dois faire face à une pression énorme. Je suis un peu cassé de l’intérieur. J’ai vu beaucoup de gens mourir. J’ai essayé d’en secourir. J’ai pu sauver quelques vies. Je passe mon temps avec les familles. Je travaille avec des volontaires.Pour l’heure, je finance tout de ma poche et ça demande beaucoup d’investissement. Ça commence à être dur. Je dois désormais lever des fonds pour pouvoir continuer…

Quand pensez-vous rentrer ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas de date. L’idée pour moi est de travailler dur pour que les projets puissent se pérenniser avec ou sans ma présence.

Il est possible de faire un don à l’organisation sur le site internet de We are superheroes ou via sa page Facebook.

 

3 réponses à Syrie : un Vannetais raconte l’enfer de la guerre à Alep

  1. Fritz Le 15 octobre 2016 
    Merci au journaliste d’avoir interrogé cet homme… Jusqu’à présent, “humanitaire” rimait plutôt avec mensonge de guerre.

    Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien. Mais au bout du compte, la vérité finira par l’emporter.

    Le discours dominant sur l’humanitaire en Syrie, c’est plutôt ça :
    https://humanitaire.revues.org/1809
    Hillary C. (célèbre pour son sens du bénévolat) réclame une zone d’exclusion aérienne et des corridors humanitaires en Syrie : http://aa.com.tr/fr/politique/hillary-clinton-appelle-%C3%A0-une-zone-d-exclusion-a%C3%A9rienne-sur-la-syrie/407520

  2. Pascalcs Le 15 octobre 2016 
    C’est un témoignage de plus qui sous-tend les dires et descriptions de la situation à Alep fait par la journaliste Vanessa Beeley dont il est question dans un des thèmes du site. Peut être devrait on demander à M. Tenzer d’inviter ce courageux jeune homme dans son cours de Sciences Po….
  3. John Le 15 octobre 2016 
     

    Au bout de 5 ans de guerre, le stock de munition/arme/nourriture existant avant le début du conflit a été épuisé donc les combattants actuels ont besoin de soutien étranger pour continuer le conflit. Les rebelles modérés ont disparus avec le stock initial de ressource/matériel, ensuite ils ont du prêter allégeance au drapeau noir pour recevoir les financements des voisins wahhabites.

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Que peuvent les Russes face à une attaque américaine en Syrie ?

15 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Daesch

Que peuvent les Russes face à une attaque américaine en Syrie ?

Aux dernières nouvelles, la Russie a lancé un ultimatum passif aux États-Unis sur la Syrie
Saker US
Saker US

Par The Saker – Le 5 octobre 2016 – Source The Saker

Les tensions entre la Russie et les États-Unis ont atteint un niveau sans précédent. Je suis totalement d’accord avec les participants à l’émission CrossTalk, la situation est même pire et plus dangereuse que pendant la crise des missiles cubains. Les deux camps se dirigent maintenant vers ce qu’on appelle un Plan B  qui, pour le dire simplement, représente au mieux pas de négociations et, au pire, une guerre entre la Russie et les États-Unis.

L’essentiel à comprendre dans la position russe, dans d’autres conflits récents avec les Etats-Unis, est que la Russie est toujours beaucoup plus faible qu’eux et qu’elle ne veut par conséquent pas la guerre. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne s’y prépare pas activement. En réalité, elle le fait intensément et activement. Tout cela signifie que si un conflit éclatait, la Russie essaierait, autant qu’elle le peut, de le maintenir aussi limité que possible.

Théoriquement, les niveaux possibles de confrontation sont, en gros, les suivants :

  1. Une impasse militaire du genre Berlin 1961. On pourrait dire que c’est déjà en cours en ce moment, quoique à distance et de manière moins visible.
  2. Un incident militaire unique, comme ce qui est s’est passé récemment lorsque la Turquie a abattu un SU-24 russe et que la Russie a choisi de ne pas riposter.
  3. Une série d’affrontements localisés semblables à ce qui se passe actuellement entre l’Inde et le Pakistan.
  4. Un conflit limité au théâtre de guerre syrien (disons comme une guerre entre le Royaume-Uni et l’Argentine à propos des îles Malouines).
  5. Une confrontation régionale ou mondiale entre les États-Unis et la Russie.
  6. Une guerre thermonucléaire totale entre les États-Unis et la Russie.

Pendant mes années d’études en stratégie militaire, j’ai participé à de nombreux exercices d’escalade et de désescalade, et je peux attester que s’il est très facile de trouver des scénarios d’escalade, j’attends encore de voir un scénario de désescalade crédible. Ce qui est possible, cependant, c’est l’«escalade horizontale» ou «escalade asymétrique», dans laquelle un camp choisit de ne pas faire monter les enchères ou de pratiquer directement l’escalade, mais choisit plutôt une autre cible de représailles, pas nécessairement plus utile, seulement différente, mais de même niveau d’importance conceptuelle (aux États-Unis, Joshua M. Epstein et Spencer D. Bakich ont fait la plus grande partie du travail novateur à ce sujet).

La principale raison pour laquelle nous pouvons nous attendre à ce que le Kremlin tente de trouver des options asymétriques pour répondre à une attaque des États-Unis est que dans le contexte syrien, la Russie est désespérément sous-armée par rapport aux États-Unis/OTAN, du moins quantitativement. La solution logique pour les Russes est d’utiliser leur avantage qualitatif ou de chercher des «cibles horizontales» comme options possibles pour des représailles. Cette semaine, quelque chose de très intéressant et de très inhabituel s’est produit : le major-général Igor Konachenkov, le chef de la Direction du service de presse et d’information du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, a ouvertement mentionné l’une de ces options. Voici ce qu’il a dit :

«En ce qui concerne les menaces de Kirby [porte-parole du Département d’État] sur de possibles pertes d’avions russes et le renvoi de soldats russes en Russie dans des sacs mortuaires, je voudrais dire que nous savons exactement où et comment de nombreux «spécialistes non officiels» opèrent en Syrie et dans la province d’Alep, et nous savons qu’ils sont impliqués dans la planification opérationnelle et supervisent les interventions des militants. Bien sûr, on peut continuer à insister sur le fait qu’ils sont impliqués sans succès dans la tentative de séparer les terroristes de al-Nusra des forces de l’«opposition». Mais si quelqu’un tente de mettre ces menaces à exécution, il n’est pas du tout certain que ces militants auront le temps de se sortir de là.»

Sympathique, non ? Konachenkov semble menacer les «militants», mais il est sûr de mentionner qu’il y a beaucoup de «spécialistes non officiels» parmi ceux-ci et que la Russie sait exactement où ils sont et combien il y en a. Bien sûr, officiellement Obama a déclaré qu’il y a quelques centaines de conseillers spéciaux en Syrie. Une source russe bien informée suggère qu’il y a plus de 5 000 conseillers étrangers auprès des Takfiris, y compris environ 4 000 Américains. Je suppose que la vérité est quelque part entre ces deux chiffres.

Donc la menace russe est simple : vous nous attaquez et nous attaquerons les forces étasuniennes en Syrie. Bien sûr, la Russie niera farouchement viser les militaires américains et insistera pour dire que l’attaque n’était dirigée que contre des terroristes, mais les deux camps comprendront ce qui se passe ici. Fait intéressant, la semaine dernière, l’agence de presse iranienne Fars a rapporté qu’une telle attaque russe avait déjà eu lieu :

30 agents israélien du renseignement extérieur tués dans une attaque de missile Kalibr russe à Alep : 

«Les navires de guerre russes ont tiré trois missiles Kalibr sur la salle des opérations de coordination d’officiers étrangers dans la région de Dar Ezza dans la partie ouest d’Alep, près de la montagne Sam’an, tuant 30 officiers israéliens et étrangers», a annoncé le service en arabe de l’agence de presse russe Sputnik, citant une source du champ de bataille d’Alep qui l’a dit mercredi. La salle des opérations était située dans la partie occidentale de la province d’Alep au milieu de la haute montagne Sam’an et d’anciennes grottes. La région est profondément insérée dans une chaîne montagneuse. Plusieurs officiers américains, turcs, saoudiens, qataris et britanniques ont aussi été tués en même temps que les officiers israéliens. Les officiers étrangers qui ont été tués dans la salle des opérations d’Alep dirigeaient les attaques des terroristes à Alep et Idlib.» 

Que cela se soit vraiment passé ou que les Russes diffusent de telles histoires pour indiquer que cela pourrait arriver, le fait reste que les forces étasuniennes en Syrie pourraient devenir une cible évidente pour une riposte russe, par missile de croisière, bombes traditionnelles ou opération directe par les forces spéciales russes. Les États-Unis ont aussi plusieurs installations militaires secrètes en Syrie, y compris au moins un aérodrome avec des avions à rotors basculants à mission multiple V-22.

Un autre développement intéressant a été l’information rapportée par Fox News selon laquelle les Russes déploient des S-300V (c’est-à-dire des systèmes anti-missiles et anti-aériens SA-23 Gladiator) en Syrie. Lisez cet excellent article pour une analyse détaillée des capacités de ce système anti-missile. Je le résumerai en disant que les S-300V peuvent contrer des missiles balistiques, des missiles de croisière, des avions radar à très basse altitude (furtifs) et des avions AWACS. C’est un système de défense aérienne au niveau d’une armée ou d’un corps d’armée, tout à fait capable de défendre la plus grande partie de l’espace aérien syrien, mais aussi d’atteindre la Turquie, Chypre, la Méditerranée orientale et le Liban. Les radars puissants de ce système pourraient non seulement détecter et accrocher des avions américains (y compris furtifs) à longue distance, mais ils pourraient aussi fournir une aide énorme aux quelques avions de combat russes assurant la supériorité aérienne en leur fournissant une image claire du ciel et de l’aviation ennemie en utilisant des liaisons cryptées. Enfin, la doctrine aérienne étasunienne est extrêmement dépendante de l’usage des avions AWACS pour guider et soutenir les combattants américains. Les S-300V contraindront les AWACS des USA/OTAN à opérer à des distances très inconfortables. Entre les radars à longue portée des Sukhoi russes, les radars sur les croiseurs russes au large de la côte syrienne et les radars des S-300 et S-300V au sol, les Russes auront une bien meilleure vision de la situation que leurs homologues américains.

Il semble que les Russes s’efforcent de compenser leur infériorité numérique en déployant des systèmes haut de gamme pour lesquels les États-Unis n’ont pas de véritable équivalent ni de bonnes contre-mesures.

Il y a essentiellement deux possibilités de dissuasion : le déni, lorsque vous empêchez votre ennemi de frapper ses cibles, et la riposte, lorsque vous rendez les coûts d’une attaque ennemie inacceptables pour lui. Les Russes semblent suivre les deux pistes à la fois. Nous pouvons donc résumer l’approche russe de la manière suivante :

  1. Retarder autant que possible une confrontation en gagnant du temps.
  2. Tenter de maintenir toute confrontation au niveau d’escalade le plus bas possible.
  3. Si possible, répliquer avec des escalades asymétriques/horizontales.
  4. Plutôt que de l’«emporter» contre les USA/OTAN, rendre les coûts de l’attaque trop élevés.
  5. Essayer de faire pression sur les «alliés» des États-Unis dans le but de créer des tensions au sein de l’Empire.
  6. Essayer de paralyser les États-Unis au niveau politique en rendant les coûts d’une attaque politiquement trop onéreux.
  7. Essayer de créer progressivement les conditions sur le terrain (Alep) qui rendent futile une attaque des États-Unis.

Pour ceux qui ont grandi avec les films de Hollywood et qui continuent à regarder la télévision, ce genre de stratégie ne suscitera que frustration et condamnation. Il y a des millions de stratèges en chambre qui sont sûrs qu’ils pourraient faire un bien meilleur travail que Poutine pour contrer l’Empire US. Ces gens nous ont dit depuis des années maintenant que Poutine a «vendu» les Syriens (et les Novorusses) et que les Russes devraient faire ceci ou cela pour vaincre l’Empire anglosioniste. La bonne nouvelle est qu’aucun de ces stratèges en chambre n’est au Kremlin et que les Russes s’en sont tenus à leur stratégie ces dernières années, un jour après l’autre, même lorsqu’ils étaient critiqués par ceux qui veulent des solutions rapides et «faciles». Mais la principale bonne nouvelle est que la stratégie russe fonctionne. Non seulement l’Ukraine occupée par les nazis est en train de s’effondrer, mais les États-Unis sont fondamentalement à court d’options en Syrie (voir cette excellente analyse de mon ami Alexander Mercouris dans The Duran).

La seule étape logique qui reste pour les États-Unis en Syrie est d’accepter les conditions de la Russie ou de s’en aller. Le problème est que je ne suis pas convaincu que les néocons, qui dirigent la Maison Blanche, le Congrès et les médias dominants américains, soient «rationnels». C’est pourquoi les Russes ont recouru à tant de tactiques dilatoires et pourquoi ils ont agi avec une aussi grande prudence : ils affrontent des idéologues professionnels incompétents qui ne se conforment tout simplement pas aux règles non écrites, mais claires, qui président à des relations internationales civilisées. C’est ce qui rend la crise actuelle encore beaucoup plus grave que la crise des missiles cubains : une superpuissance est clairement devenue folle.

Les Américains sont-ils assez fous pour risquer une Troisième Guerre mondiale à cause d’Alep ?

Peut-être que oui, peut-être que non. Mais qu’en est-il si nous reformulons la questions et demandons…

Les Américains sont-ils assez fous pour risquer une Troisième Guerre mondiale afin de maintenir leur statut de «nation indispensable dans le monde», de «dirigeant du ‘monde libre’», de «Cité sur la colline» et tout le reste de leur non-sens impérialiste ?

Là, je suggérerais que oui, ils en sont potentiellement capables.

Après tout, les néocons ont raison lorsqu’ils ont le sentiment que si la Russie se met à défier ouvertement les États-Unis et à les vaincre en Syrie, personne ne prendra plus jamais les anglosionistes au sérieux [dans leur posture exceptionnaliste, NdT].

Que croyez-vous que pensent les néocons lorsqu’ils voient le président des Philippines qualifier publiquement Obama de «fils de pute» et puis dit à l’Union européenne d’«aller se faire foutre» ?

Bien sûr, les néocons peuvent encore trouver un certain réconfort dans la soumission abjecte des élites politiques européennes, mais ils savent que l’inscription est sur le mur 1 et que leur Empire tombe rapidement en ruines, non seulement en Syrie, en Ukraine ou en Asie mais même aux États-Unis. Le plus grand danger ici est que les néocons puissent tenter de rassembler la nation autour de son drapeau, soit en mettant en scène une nouvelle action sous fausse bannière soit en déclenchant une véritable crise internationale.

En ce moment précis, tout ce que nous pouvons faire est d’attendre en espérant qu’il y ait suffisamment de résistance au sein du gouvernement pour empêcher une attaque des États-Unis sur la Syrie avant que la nouvelle administration entre en fonction. Et tandis que je ne suis pas un partisan de Trump, je serais d’accord que Hillary et sa méchante cabale de néocons russophobes est si mauvaise que Trump me donne quelque espoir, du moins par rapport à Hillary.

Donc si Trump l’emporte, la stratégie de la Russie sera fondamentalement justifiée. Une fois que Trump est à la Maison Blanche, il y a au moins la possibilité d’une redéfinition complète des relations entre les États-Unis et la Russie, qui commenceraient évidemment par une désescalade en Syrie. Alors que Obama/Hillary refusent catégoriquement de se débarrasser de Daesh (par là, je veux dire al-Nusra, al-Qaïda et toutes leurs diverses dénominations), Trump semble déterminé à les combattre sérieusement, même si cela signifie que Assad reste au pouvoir. Il y a très certainement une base pour un dialogue ici. Si Hillary gagne, alors les Russes devront faire un choix absolument crucial : quelle est l’importance de la Syrie dans le contexte de leur objectif de rendre à nouveau la Russie souveraine et faire tomber l’Empire anglosioniste ? Une autre manière de formuler la même question est : «La Russie préférerait-elle une confrontation avec l’Empire en Syrie ou en Ukraine ?»

Une façon d’évaluer l’état d’esprit en Russie est d’examiner le langage d’une loi récente proposée par le président Poutine et adoptée par la Douma et relative à l’Accord entre la Russie et les États-Unis sur la gestion et l’élimination du Plutonium (PMDA dans son sigle anglais), qui, de nouveau, a vu les États-Unis échouer encore une fois à remplir leurs obligations, et que la Russie a maintenant suspendu. Ce qui est intéressant est le langage choisi par les Russes pour énumérer les conditions auxquelles ils recommenceraient à participer à cet accord et, fondamentalement, seraient d’accord pour reprendre tout type de négociations sur l’armement :

  1. Une réduction de l’infrastructure militaire et du nombre de troupes américaines stationnées sur le territoire des États membres de l’OTAN qui ont rejoint l’alliance après le 1er septembre 2000, aux niveaux où ils étaient au moment où l’accord original est entré en vigueur.
  2. L’abandon de la politique hostile des États-Unis à l’égard de la Russie, ce qui exigerait l’abolition de la Loi Magnitsky de 2012 et des conditions de la Loi sur le soutien à la liberté de l’Ukraine de 2014, qui étaient dirigées contre la Russie.
  3. L’abolition de toutes les sanctions imposées par les États-Unis sur certains ressortissants de la Fédération de Russie, individus et entités légales russes.
  4. La compensation de tous les dommages subis par la Russie en raison de l’imposition de sanctions.
  5. Les États-Unis sont aussi tenus de soumettre un plan clair pour l’élimination irréversible du plutonium couverte par le PMDA.

Non, les Russes ne délirent pas. Ils savent très bien que les États-Unis n’accepteront jamais de telles conditions. Donc de quoi s’agit-il réellement ? C’est une façon diplomatique mais sans ambiguïté de leur dire exactement la même chose que le président philippin Duterte (et Victoria Nuland) a dit à l’Union européenne.

Les Américains devraient commencer à faire attention.

The Saker

Article original paru sur The Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par jj pour le Saker francophone

 
  1.  « L’inscription sur le mur », un idiotisme, est un présage de destin douloureux ou de malheur. Il est tiré du Livre de Daniel où un écrit surnaturel prédit la chute de Babylone. La version anglaise « The writing on the wall » est très utilisée dans la littérature. Wikipédia
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Fiche signalétique des Casques blancs

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN., #La mondialisation

Fiche signalétique des Casques blancs




Par Simon Wood – Le 5 octobre 2016 – Source Off Guardian

À propos des Casques blancs, voici quelques faits que vous devez connaître. Partagez-les avec votre famille et vos amis qui croient encore en les médias commerciaux occidentaux.

* Les Casques blancs, aussi appelés Défense civile syrienne, ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Le groupe n’est pas syrien ; il a été créé avec des fonds étasuniens et britanniques, sous la supervision d’un entrepreneur d’armes britannique en 2013, en Turquie.

* Le nom «Défense civile syrienne» a été volé à l’organisation syrienne légitime du même nom. L’authentique Défense civile syrienne avait été fondée en 1953 et est un membre fondateur de l’Organisation internationale de défense civile (1958).

* Le nom de «Casques blancs» a été improprement repris de l’organisation de secours argentine légitime Cascos Blancos / White Helmets. En 2014, Cascos Blancos / White Helmets a été honoré par les Nations unies pour 20 ans d’aide humanitaire internationale.

* Les Casques blancs de l’OTAN sont d’abord une campagne médiatique pour soutenir les objectifs de changement de régime des États-Unis et de leurs alliés. Après avoir été fondé par l’entrepreneur en sécurité James LeMesurier, la «marque» Casques blancs lui a été attribuée en 2014 par une société de marketing nommée «La campagne syrienne», gérée depuis New York par des non-Syriens comme Anna Nolan. «La Campagne syrienne» avait elle-même été «incubée» par une autre société de marketing nommée «Purpose» .

* L’affirmation des Casques blancs qu’ils sont «neutres, impartiaux et humanitaires» et «au service de tous les habitants de Syrie» est fausse. En réalité, ils ne travaillent que dans des zones contrôlées par l’opposition violente, principalement des terroristes associés avec Nusra/al-Qaïda (récemment renommé Jabhat Fath al Sham).

* Les Casques blancs affirment être sans armes, mais c’est faux. Il y a des photos  montrant leurs membres portant des armes et célébrant des victoires militaires de Nusra/al-Qaïda.

* Les Casques blancs affirment être apolitiques et non alignés, mais c’est faux. En réalité, ils promeuvent activement et font pression en faveur de l’intervention des États-Unis et de l’OTAN, violant ainsi les règles du travail humanitaire authentique.

* La description de Right Livelihood [dit «prix Nobel alternatif» en français, NdT] selon laquelle la «Défense civile syrienne» a sauvé 60 000 personnes et «soutient la fourniture de services médicaux à près de 7 millions de personnes» est fausse. En réalité, il reste peu de civils dans les zones contrôlées par les terroristes en Syrie. C’est pourquoi nous voyons ces vidéos choquantes représentant les Casques blancs.

* Les Casques blancs de l’OTAN sapent et détournent d’elles le travail d’authentiques organisations comme la VRAIE Défense civile syrienne et le Croissant-Rouge arabe syrien.

* Le récent film Neflix sur les Casques blancs n’est pas un documentaire ; c’est une auto-publicité promotionnelle. Les réalisateurs n’ont jamais mis un pied en Syrie. La vidéo syrienne, réelle ou mise en scène, a été fournie par les Casques blancs eux-mêmes. Depuis le début, avec les scènes montrant un acteur Casque blanc disant à son petit garçon de ne pas faire la vie dure à sa maman et jusqu’à la fin, la vidéo est artificielle et manipulatrice. La vidéo a été produite par une société de marketing commerciale, Violet Films/Ultra Violet Consulting, qui fait de la publicité pour ses services dans la «gestion de médias sociaux», la «gestion de foules» et la «mise en œuvre de campagnes médiatiques».

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

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Syrie : la Russie et le régime de Bachar Al-Assad mènent “une guerre d’extermination”, par Nicolas Tenzer

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La paix, #Les média

14 Octobre 2016

Syrie : la Russie et le régime de Bachar Al-Assad mènent “une guerre d’extermination”, par Nicolas Tenzer

Alors pour les lecteurs élèves de Sciences-Po, voici aujourd’hui un cours de propagande.

La Russie et le régime de Bachar Al-Assad mènent “une guerre d’extermination“, par Nicolas Tenzer

Donc on commence par un titre bien choc, avec si possible undes mots Exterminer, Boucher ou Criminel.

Il faut que ce soit vraiment choc (comme la Stratégie du choc), pour frapper votre esprit de stupeur puis d’indignation, afin qu’il cesse de réfléchir.

Et que vous ne vous interrogiez pas sur le pourquoi des choses, les stratégies à l’oeuvre, les intérêts…

Source : France TV info, Nicolas Tenzer, 04/10/2016

Nicolas Tenzer, professeur à Sciences Po, accuse sur franceinfo la Russie de vouloir “tuer tout ce qui peut être tué” à Alep. Il explique que “seuls les États-Unis peuvent intervenir, l’Europe ne peut vraiment rien faire”.

C’est bien, on va encore avoir du coup la qualité du corps professoral de Sciences-Po, et donc al qualité de nos futurs (et donc, du coup, probablement derniers…) dirigeants à l’avenir, vu l’endogamie de la classe politique.

Douma, ville tenue par les rebelles à l'est de Damas, le 3 octobre. (ABD DOUMANY / AFP)

Douma, ville tenue par les rebelles à l’est de Damas, le 3 octobre. (ABD DOUMANY / AFP)

Alep est sous les bombes des avions russes et du régime de Bachar Al-Assad. La communauté internationale semble impuissante alors que les habitants de la ville du nord de la Syrie appellent à l’aide. Nicolas Tenzer, président du Think Tank Cerap et professeur à Sciences Po, a accusé mardi 4 octobre sur franceinfo la Russie de vouloir “tuer tout ce qui peut être tué”. Il a dénoncé la “faillite stratégique des Etats-Unis”.

franceinfo : Dans une tribune dans Libération vous évoquez une “guerre d’extermination”

Nicolas Tenzer : C’est bien une guerre d’extermination, on frappe délibérément. Les frappes russes et les frappes du régime visent des enfants, des civils, des marchés, des hôpitaux, des sauveteurs. Il y a une volonté de tuer tout le monde. De tuer tout ce qui peut être tué (…)

Ben oui, cible hautement stratégiques ! Je crois aussi que leurs snipers visent surtout les grands-mères en fauteuil roulant…

Cela renvoie la communauté internationale à une impuissance totale, qui correspond à une réalité. Face à une puissance aussi forte que la Russie, seuls les Etats-Unis peuvent intervenir, l’Europe ne peut vraiment rien faire.

Eh oui, c’est important d’appeler à l’aide, face à des bombardements en plein guerre, la puissance qui est à l’origine de tout ça (Merci Georges Bush) et qui, accessoirement, a rasé Hiroshima et Nagasaki…

Les Etats-Unis ont suspendu les discussions bilatérales avec la Russie. Qu’est-ce que cela va changer ?

Cela ne change absolument rien pour les Russes. Toutes les discussions, toutes ces négociations dans lesquelles les Américains n’auraient jamais dû s’engager, n’ont abouti à rien, sinon à renforcer les positions russes. C’est le cas de la dernière trêve [le 12 septembre], qui n’a pas été plus appliquée que les autres. C’est une faillite stratégique des États-Unis.

Obama n’aurait-il pas raté le coche en 2013 ?

François Hollande avait pris la bonne décision. (…)

Toujours féliciter le Pouvoir en place quand on est propagandiste attitré. D’ailleurs, qui pourrait douter que Hollande soit LA bonne personne pour prendre LES bonnes décision, hein… En plus, il était aidé par Fabius alors…

Il y avait des crimes contre l’humanité qui avaient été commis (…)

Bien sûr, plein..

Il fallait y aller, Barack Obama avait donné son accord et, on le sait, il l’a retiré après.

Ben oui, il a dit que les infos n’étaient pas fiables. Il a dû se dire qu’on risquait un jour d’appliquer le lois du Tribunal de Nuremberg, et qu’il pourrait finir pendu…

Ensuite, il s’est enlisé dans des négociations sans aucun sens.

On sent bien que pour le prof à Sciences-Po, les négociations sont à proscrire – c’est pour les faibles.

Concrètement, chaque seconde, chaque minute, chaque mois qui passe, ce sont des milliers voire des centaines de milliers de morts.

oui des centaines de milliers tous les mois, bien sûr… (300 000 en 60 mois, dont 100 000 djihadistes),

Comment empêcher que le massacre continue en Syrie ?

La seule solution, ce n’est pas d’armer les rebelles, c’est d’empêcher que les avions de la Russie et du régime d’Assad survolent Alep et les autres villes. (…)

Eh oui, le gouvernement syrien ne va pas survoler ses villes quand même !

C’est d’empêcher qu’ils puissent décoller et, donc, prendre le risque d’une confrontation avec la Russie.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce qui se passe en Syrie actuellement est peut-être le pire évènement depuis la Seconde Guerre mondiale.

Tiens j’aurais parlé du Vietnam, des millions de morts en Irak, du génocide des Khmers Rouges ou du Rwanda ou du Congo…

Mais je ne suis pas prof à Sciences Po…

Il y a eu des crimes bien pires en nombre de victimes, mais là c’est un changement stratégique. Pour la première fois, on a un membre permanent du Conseil de Sécurité qui est un État criminel.

États-Unis : Hiroshima, Vietnam, Irak, etc.

France : Algérie, etc.

Chine : Tibet, etc.

Royaume-Uni : Inde, Afrique, Irlande…

Et en l’espèce, si la Russie est criminelle car elle bombarde Alep pour en chasser les terroristes qui ont hélas pris la population ne otage, il faudra m’expliquer ce qu’on bombarde nous-même en Syrie…

On est face à un criminel de guerre. Il faut le dire en ces termes. On ne peut pas dire : “On va négocier avec Poutine”. C’est quelqu’un qui a du sang sur les mains.

Je préfère ne pas dire le fond de ma pensée pour évite rl’injure publique (et soyez aussi polis en commentaire svp, sous peine de banissement)…

RIP Sciences-Po

Pour voir l’extrait vidéo et écouter l’interview c’est ici

Source : France TV info, Nicolas Tenzer, 04/10/2016

nicolas-tenzer

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2e couche sur Slate :

tuer

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Rappel : Article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’Onu de 1966 :

propagande-guerre-1

Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi.

avec cette réserve que la France s’est empressée de mettre:

propagande-guerre-2

“Adéquate” comment du coup ?

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C’était déjà bien drôle, mais alors quand j’ai vu ça ce soir :

onu-376

Passons sur le fait que quand on bombarde les djihadistes, ça aide les djihadistes.

Mais parlons du bilan à Alep : 376 morts en 2 semaines à cause des “bombardements massifs” !

Cela fait 25 morts (de trop !) par jour – sans qu’on sache combien ils y a de djihadistes dedans. Prenons l’hypothèse 0 pour être sympas.

La guerre en Syrie a fait 300 000 morts en 5 ans, donc 100 000 civiles environ, soit 55 par jour.

J’ai donc du mal à voir le changement brutal qu’il y aurait et qui nécessite ce délire dans tous nos médias…

Je rappelle que le génocide au Congo, c’est 6 millions de morts en 15 ans, soit 1 100 par jour... Et là, ce n’est même pas qu’on n’est pas intervenu, c’est qu’on en a même pas entendu parler !

Et face à ces 376 morts (pour combattre Al-Qaïda, hein !), on a eu ça la semaine passée :

 

sanaa

38 % du total d’Alep en un seul raid, chapeau ! Et pour un bel objectif :

sanaa-2

Bref, on semble quand même bien loin de ça (Vietnam) :

https://www.youtube.com/watch?v=JsGSlx7i9Z8&feature=youtu.be

 

 

Conclusion : on augmente encore le risque de confrontation pour un bien triste évènement, mais sans nouveauté…

 

65 réponses à Syrie : la Russie et le régime de Bachar Al-Assad mènent “une guerre d’extermination”, par Nicolas Tenzer

Commentaires recommandés

Duracuir Le 14 octobre 2016 à 07h11
 
 

Pourquoi Marianne, le présente-t-elle comme prof à Science-Po alors qu’elle aurait peut-être pu préciser qu’il avait aussi de grosses respnsabilité à l’institut ASPEN-France. Aspen de “Aspen” dans le Colorado dont le bureau est composé de gens neutres et pacifiques comme Madeleine Albright, Condoleeza Rice, le milliardaire philantrope célèbre Koch et bien plein d’autres dans le genre.
Pourquoi caché ce “détail”? C’est honteux ?
Parce que là, c’est le prof à Science Po qui parle où c’est le cadre dirigeant de la cellule française d’un Think Tank US bien marqué?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Tenzer

  1. 14 octobre 2016 
     

    Sur l’appel à l’aide des “villes du nord” c’est démenti par les rebelles eux même qui refusaient tout cessez-le-feu déclarant qu’ils se battaient jusqu’à la victoire de leur révolution (islamique), tout comme Ils refusaient l’aide alimentaire des nations-unies accusées de comploter contre eux :
    Video d’une de leur manif :
    https://youtu.be/qN70jXkc_LM
    Article complet de thetelegraph indiquant que les nations-unis accusent les groupes rebelles d’instrumentaliser la situation humanitaire pour obtenir des “gains politiques” (pile poil ce qu’il se passe) :
    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/09/14/un-says-armed-syrian-groups-blocking-aid-to-aleppo-for-political/

  2.  Le 14 octobre 2016 
     

    L’information vraiment intéressante c’est que Poutine vient de déclarer que si des pays voulaient la guerre, Ils l’auraient. Toute attaque sur la Syrie sera considérée comme une declaration de guerre vis à vis de la Russie.
    Quand c’est le président d’une nation nucléaire qui dit ça, c’est très clair et pas rassurant (ce qui est le but aussi).
    Cela met l’Europe au pied du mur : sommes nous prêt à déclarer la guerre à la Russie pour défendre Alep ?
    En France, malgré la détermination des fosialaud la réponse est clairement non.
    Les pays européens sont divisés.
    Cela explique peut-être cette rage décuplée qui s’affiche dans certains journaux et qui reflète une frustration …
    Quant aux USA, ça serait la 1ère fois qu’ils rentreraient en guerre directe contre la Russie depuis près d’1 siècle.
    S’ils envoient uniquement des missiles (plusieurs centaines satureraient la capacité de défense anti-aerienne) Ils se feront couler un croiseur ou un destroyer.
    S’ils attaquent aussi avec l’aviation, Ils y perdront des avions.
    Bref leur sang coulera et ils reviendront discuter.
    Le jeu est très dangereux. Je pense (et espère) que s’il y a un accrochage, ce sera un point d’étape ramenant tout le monde à la table des discussions.

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Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire 

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #La guerre

4 Octobre 2016


Les États-Unis rappellent qu’ils ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire 

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s’adresse aux troupes sur la base Kirtland de l’Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Le Secrétaire à la Défense Ash Carter s’adresse aux troupes sur la base Kirtland de l’Air Force, au Nouveau Mexique, le 27 septembre 2016. (Image : Département de la Défense des États-Unis)

Military.com, le 27 septembre 2016, par Richard Sisk

Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré mardi que la doctrine de dissuasion nucléaire, qui permet la possibilité d’une « frappe préventive » avant une attaque ennemie, restera à la base de la doctrine américaine, en dépit de l’introduction de nouvelles générations d’armes nucléaires.

« C’est notre doctrine actuelle et nous n’avons pas la moindre intention de la changer, » a dit Carter aux aviateurs lors d’une session de questions-réponses sur la base aérienne de Kirtland, au Nouveau Mexique.

Carter répondait à une question à propos de nations telles que la Corée du Nord et la Russie qui exhibent leur arsenal nucléaire pour bousculer, intimider et voir si les États-Unis donneraient suite.

« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter. Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »

OB : il ne ment pas, notez, vu qu’il est né en 1954…

bombardement-hiroshima

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, Carter a suggéré que la doctrine de la dissuasion pourrait être « ajustée » dans le futur pour s’adapter aux nouvelles menaces. « On ne peut pas toujours faire la même chose, a-t-il dit. Nous devons observer ceux que nous dissuadons et nous adapter en fonction de cela. »

Les États-Unis doivent « être conscients que les autres raisonnent différemment en matière d’armes nucléaires, » a déclaré Carter, et « nous allons devoir adapter notre approche de la dissuasion en conséquence. » Il n’a pas donné de détails sur la façon dont les États-Unis pourraient s’adapter.

Depuis l’aube de l’ère nucléaire, la base de la doctrine de dissuasion des États-Unis a été que toute « première frappe » ennemie serait suivie d’une réponse massive. Mais aucun président américain n’a exclu la possibilité de lancer d’abord une attaque nucléaire avant qu’un ennemi ne frappe.

En réponse aux rapports indiquant que le président Obama envisageait d’exclure par décret la possibilité d’une « frappe préventive », 30 sénateurs américains lui ont envoyé la semaine dernière une lettre l’exhortant à conserver la possibilité d’une telle frappe.

La politique de frappe préventive a fait partie du débat lundi soir entre le candidat présidentiel républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton.

Dans un premier temps, Trump a semblé plaider en faveur de la destruction des stocks d’armes nucléaires. « J’aurais aimé que tout le monde y mette fin, que tout le monde s’en débarrasse, tout simplement. Je ne ferais certainement pas de frappe préventive. »

Puis Trump a semblé changer d’avis : « En même temps, nous devons être prêts, je ne peux éliminer cette hypothèse. »

Clinton a critiqué les précédents commentaires de Trump, qui suggérait que les États-Unis pourraient bénéficier du développement de l’arme nucléaire par des alliés comme le Japon, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite. « Son attitude désinvolte au sujet des armes nucléaires est très inquiétante, » a-t-elle affirmé.

Kirtland constituait la seconde escale du voyage d’une semaine de Carter, destiné à faire pression pour la modernisation de la triade nucléaire de la nation et aussi pour renouveler l’engagement des États-Unis pour le rééquilibrage des forces américaines dans la région du Pacifique.

Lundi, Carter était sur la base de l’Air Force de Minot, dans le Dakota du Sud, où sont basés le 5e Bomb Wing et le 91e Missile Wing. Là, il a déclaré que le Département de la Défense des États-Unis cherche 108 milliards de dollars pour les cinq prochaines années afin de débuter le processus de mise à niveau de la triade nucléaire de la nation, comprenant les missiles balistiques intercontinentaux, les sous-marins et les bombardiers stratégiques.

« Je pense que nous sommes maintenant déterminés à rattraper l’époque où les investissements étaient insuffisants, » a déclaré Carter à Kirtland, siège du 377e Air Base Wing et du 498e Nuclear Systems Wing, et où se trouve également le Nuclear Weapons Center (NWC) de l’Air Force Materiel Command. Le NWC a la responsabilité d’acquérir et de moderniser les programmes nucléaires pour les Départements de la Défense et de l’Energie.

Mercredi, Carter visitera le Sandia National Laboratory et le Los Alamos National Laboratory au Nouveau-Mexique, et, jeudi, il a prévu d’être à bord du porte-avions Vinson, mouillé au port de San Diego, pour un discours sur les priorités américaines croissantes dans le Pacifique. Carter se rendra ensuite à Honolulu pour des réunions avec les ministres de la Défense asiatiques.

Le Congressional Budget Office (CBO) a prévu un financement pour la modernisation de l’arsenal nucléaire de la nation jusqu’en 2024 à hauteur d’environ 348 milliards de dollars. Dans son rapport, le CBO a déclaré :

** « Les forces nucléaires stratégiques actuelles, constituées de sous-marins lance-missiles balistiques (SSBN), de missiles balistiques intercontinentaux terrestres (ICBM), de bombardiers à long rayon d’action, avec les armes nucléaires qu’ils transportent, atteignent la fin de leur durée d’utilisation. »

** « Au cours des deux prochaines décennies, le Congrès devra prendre des décisions dans la mesure où la quasi-totalité des systèmes d’armes nucléaires et leur logistique devront être modernisés ou remplacés par de nouveaux. »

Source : Military.com, le 27/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire la première frappe nucléaire

Source : 7 sur 7, 28/09/16

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef du Pentagone Ashton Carter © getty.

Les Etats-Unis ne veulent pas s’interdire de dégainer les premiers l’arme nucléaire en cas de conflit, a déclaré mardi le chef du Pentagone Ashton Carter, en visite dans un site de recherche nucléaire militaire américain.

Parmi les puissances nucléaires, la Chine par exemple a pris l’engagement de ne jamais utiliser l’arme atomique en premier. Mais les États-Unis, et leurs alliés de l’Otan, ne veulent pas renoncer à cette option, a affirmé M. Carter. Le maintien d’une possibilité de tirer les premiers “a été notre politique depuis longtemps et fait partie de nos plans pour l’avenir”, a déclaré le secrétaire à la Défense américain sur la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique, sud-ouest), qui accueille le centre de recherches atomiques.Des rumeurs à Washington ont récemment prêté à Barack Obama l’intention de faire cette déclaration de renoncement à la première frappe.En 2009, le président américain avait affirmé à Prague, dans un discours resté célèbre, son attachement à un monde sans armes nucléaires.La question de première frappe a été soulevée mardi soir par Lester Holt, le présentateur du premier débat télévisé opposant les candidats à la Maison Blanche Hillary Clinton et Donald Trump.Mais les deux candidats n’ont pas articulé de réponse claire, Donald Trump répondant par des phrases ambigües, et Hillary Clinton n’abordant pas la question.Source : 7 sur 7, 28/09/16

 

premire-frappe

 

 

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Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 14 octobre 2016 à 05h29
 
 

Avis aux peuples de la terre. Tout pays insoumis et menacé dans sa souveraineté qui osera invoquer la légitime défense sera considéré comme un agresseur et prendra des bombes nucléaires sur la tronche. Le message est clair. Qu’on se le dise.

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SYRIE. Alep: les protégés de l’Occident attaquent un lycée et tuent 4 enfants en pleine classe

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN.

 

SYRIE. Alep: les protégés de l’Occident attaquent un lycée et tuent 4 enfants en pleine classe

13 octobre 2016

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MamAfrika TV | Par Allain Jules

 

 

 

 

 

 

 

 

 

image: http://www.mamafrika.tv/wp-content/uploads/2016/07/Logo_Armee_syrienne_libre-2-77fba-84c6d.jpg

ALEP, Syrie (12h45) – On ne le dira jamais assez, les Chrétiens en Orient, plus spécifiquement en Syrie et en Irak, sont en train de disparaître. Alors que l’armée arabe syrienne a annoncé qu’elle acceptait durant 24h, le nouveau cessez-le-feu syro-américain discuté entre les ministres Lavrov et Kerry, l’Armée syrienne libre (ASL), a attaqué le lycée d’Al-Ta’ai , dans le quartier en majorité arménienne et chrétienne de Suleimanieh.

Des dizaines d’obus de mortier ont endommagé, dans cette attaque, des bâtiments du lycée et tué 4 enfants. Des martyrs qui ont eu le « tort » de vivre à l’ouest d’Alep et qui se sont rendus à l’école.  autres enfants ont été grièvement blessés.


En savoir plus sur http://www.mamafrika.tv/blog/syrie-alep-les-proteges-de-loccident-attaquent-un-lycee-et-tuent-4-enfants-en-pleine-classe/#QcG4vhf7GeW81yQl.99

 

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« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT.

14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #ACTUALITE, #Etat, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Politique intérieure

« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT.

« La folle stratégie de Hollande contre la France ! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat le 14 octobre 2016

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents

 

Je ne vais pas y aller de main morte aujourd’hui, car si je n’avais pas une grande estime pour notre locataire du palais, disons-le clairement, ce gus vient de dépasser toutes les limites du convenable et il est en tout point indigne des fonctions qui sont les siennes. Je ne suis pas le seul à le penser car lorsque Le Point conclut un article en disant, en parlant de notre culbuto élyséen, que la « France a besoin d’un médecin et pas d’un malade » ils en arrivent à la même conclusion que moi.

Notre Président n’est pas seulement mauvais et incompétent. Il se montre aujourd’hui sous des atours dangereux pour notre pays et il vient de passer un point de non-retour, de franchir son Rubicon.

Il se prend pour Mitterrand mais il n’en a pas la carrure. Plus grave, le moment choisi pour jouer la « droitisation » de l’électorat n’est pas le bon. Il y a 30 ans, les risques de guerre civile étaient inexistants. Aujourd’hui, nous sommes au bord de l’explosion. Voir un homme de « gôche », qui plus est le président en exercice, allumer la mèche n’est pas sans sel ni saveur !

Nos amis socialistes désemparés, idéologiquement… nus !

J’en rigole encore et je dois vous avouer que j’ai du mal à faire cesser mes spasmes et calmer mes zygomatiques.

Il faut dire que depuis 5 ans, nous avions atteint des sommets dans l’art des circonvolutions oratoires et dans la finesse de la bien-pensance et le contrôle lénifiant de la dialectique contrôlée dans ses moindres détails.

« Lézeureléplusombre ».

« Nauséabond ».

« Droite rance ».

« Faire le jeu de l’estrèèème droâte ».

« Fasciste ».

« Rasciste ».

« Nadine Morano »…

Et ne voilà pas que le Président lui-même, après avoir nommé Taubira dont le laxisme est assez légendaire et qui a permis de vider les prisons de gentils petits sauvageons (et que Valls annonce la construction de 33 nouvelles prisons!!), nous explique en bref que nous avons un problème avec l’islam ; que l’immigration il y en a trop et qu’il faut la faire cesser ; que les migrants ne sont pas tous gentils et qu’on sait pas quoi en faire ; que l’intégration elle est foirée, que c’est normal que les gens écoutent Nadine Morano et que même que 80% des Français pensent comme elles, qu’ils en ont rien à foutre de perdre 3 % de pouvoir d’achat mais que tous ces barbus qui lisent le coran dans le métro ça les emmerde. Bref… Voici Hollande le facho.

Hollande l’islamophobe.

Hollande l’encarté au F… Haine comme disaient hier les mêmes gentils socialos.

Hollande le rabatteur de voix de la Marine !

Le problème c’est qu’en fait de tout cela Hollande se fout éperdument. Sa seule ambition ? Son ambition.

L’effroyable stratégie, certes efficace, mais moralement impardonnable

Bon allez, disons clairement ce que fait notre goinfrosaure à crête rose.

Contre Juppé donné favori, il n’a strictement aucune chance de se faire réélire.

Les gens de droite voteront à droite.

Les gens de gauche à gauche, même pour une enclume comme lui. J’entends déjà mon cousin m’expliquer doctement qu’en tant que communiste, il préfère encore Hollande à tous les autres car c’est le « moinsse » pire (j’adore quand même mon cousin, c’est normal, c’est mon cousin) !

Ceci étant posé, pour avoir une chance de passer et de faire un deuxième mandat, notre psychopathe élyséen doit donc pourrir au maximum la campagne en la droitisant au maximum pour ringardiser Juppé qui est un « mou » du bulbe et qui ne manquera pas de se « chiraquiser » au bout de deux manifestations. Juppé est rassurant, tout le monde se disant qu’il est moins excité que les autres, ce qui n’est pas faux.

Il faut donc anéantir les modérés. Je vous laisse imaginer à quel point il faut être tordu, quand on connaît l’état de notre pays, pour vouloir par ambition personnelle anéantir les modérés de droite.

Il faut donc « déculpabiliser » le vote FN, et le vote Sarko, ce que Hollande s’emploie désormais à faire tout en sachant que les bonnes âmes de gôche ont également de plus en plus de mal à voir la « diversité » heureuse que l’on tente de vendre de Grigny à la Grande Borne…

Pour droitiser la droite, on tient à gôche un discours… de droite ! Du coup, Juppé le centriste en prend un gros coup sur la cafetière à la veille du premier débat des primaires. Sarko se frotte les mains et Marine se lèche les babines.

L’idée d’Hollande : choisir son adversaire car effectivement, 2017 se joue en novembre pour lui aussi. Hollande est entré en campagne contre Juppé et nous risquons fort d’assister à une chevauchée de Sarko dans la dernière ligne droite qui ira coiffer au poteau Juppé avec l’aide objective d’Hollande, quoi qu’il en coûte à la gauche, à la droite et surtout… à notre pays.

Sarko/Hollande ? Non… Marine !

Comme il l’a dit… « il est prêt », ce qui peut se traduire par « je vais me représenter ». Il fera tout pour affronter Sarko et sa stratégie est techniquement la bonne.

À ceci près que nous avons déjà essayé ces deux présidents et que presque 70 % des Français ne veulent aucun des deux.

Au premier tour, nous atteindrons un taux d’abstention historique pour une présidentielle. En poussant un peu, surtout si nous avons un ou deux attentats de plus, alors Marine Le Pen pourrait être élue presque par défaut et faute de votants avec 50,01 % des voix au premier tour parce que personne ou presque n’ira voter pour le même choix qu’en 2012, ce qui serait une provocation démocratique.

Pire… Hollande sait que sa seule chance est de faire en sorte que le maximum de voix aillent au Front National et ce, dès le premier tour, car si les gens de gauche ne voteront jamais F « Haine » comme ils disent, les gens de droite, eux, excédés et déculpabilisés par les propos d’un Hollande « socialiste », pourraient fort bien voter massivement Marine. À l’arrivée ? Un bon 35 % pour le FN, un 20 pour Sarko et 21 % pour Hollande qui pourrait, la tête haute, incarner le « front républicain ».

Conséquence logique dans les prochaines semaines et mois : Hollande fera tout pour exacerber les sentiments « droitiers » et va faire le jeu de « l’estrèèème droate ».

Nous avons besoin d’un médecin et pas d’un malade !

Le problème, mes chers amis, au-delà des convictions politiques et religieuses de chacun, c’est que nous dansons sur un volcan. Nous ressentons tous ce raidissement des communautés entre elles, et au bout du chemin, la confrontation qui pourrait survenir.

Le pire des scénarios pour un pays est celui de la guerre civile, or je peux vous garantir que la guerre civile est devenue la norme des guerres depuis la fin du siècle dernier et les années 90. 95 % des guerres SONT des guerres civiles.

Toutes les politiques menées de laxisme, d’immigration incontrôlée, de dérives religieuses acceptées, nous conduisent tout droit à un chaos prévisible à échéance relativement brève.

La France a besoin de se soigner, et de soigner les siens, tous les siens, car si nous ne le faisons pas, alors nous finirons tous unis par la même et seule couleur qui nous rassemblera, à savoir celle du rouge qui coulera dans nos villes et qui a déjà que trop largement coulé.

Hollande a décidé de jouer avec le feu. Le problème c’est que cet abruti va se brûler et déclencher le plus effroyable incendie que ce pays n’ait jamais connu.

Au tribunal de l’Histoire, François Hollande, vous êtes coupable.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

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14 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La France

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