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Le blog de Lucien PONS

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À propos du « MILLEFEUILLE » TERRITORIAL

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La réforme territoriale

À propos du « MILLEFEUILLE » TERRITORIAL

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Il y aurait donc un « millefeuille » territorial, rendant l’administration nationale beaucoup trop compliquée et surtout, bien trop coûteuse. En urgence, il faudrait la « simplifier » ! C’est-à-dire que notre détesté gouvernement, agissant pour les intérêts du capital dominant, se propose de supprimer certains échelons administratifs et d’en promouvoir d’autres. Ce serait un choix « technique » en quelque sorte, de simple bon sens… Eh bien, pas si sûr !

 

En effet, de quels niveaux administratifs aurions-nous besoin si, rêvons un peu, le pouvoir de décision n’était pas entre les mains de ces pantins du capital, mais dans celles, fermement serrées, d’un peuple maître de son destin ?

 

Il faudrait un niveau local, les communes, où les habitants organisés autour de leur maire prendraient les décisions répondant à toutes les questions d’intérêt local s’appliquant sur leur territoire. Par exemple, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’organisation de l’activité économique, et bien d’autres choses. Et rien n’empêcherait des communes voisines de se mettre d’accord sur des questions d’intérêt commun, comme les transports publics locaux. Nous aurions alors affaire à des communes de compétence générale.

 

Il faudrait aussi un niveau national, l’État, où la population organisée autour d’un gouvernement prendrait les décisions répondant à toutes les questions d’intérêt national. Par exemple sur des questions comme l’énergie (comment la produire ? Comment la distribuer ? Etc.), les transports, la production alimentaire, l’industrie lourde, la poste et les téléphones, fixe et mobile, la gestion d’internet, la gestion des arsenaux, l’armée et la gendarmerie, les relations avec les autres États, etc.

 

Sans doute faudra-t-il un échelon intermédiaire pour raccourcir la distance entre l’État et les communes. Un représentant de l’État agissant, par exemple, avec quelques milliers de communes, et qui aurait pour fonction de vérifier que les orientations de l’État sont bien mises en œuvre tout en faisant remonter les difficultés locales afin de rectifier, le cas échéant, les mesures prises part l’échelon supérieur.

 

Ces trois niveaux administratifs semblent bien suffisants. Remarquons que, grosso modo, c’était l’organisation administrative depuis la Révolution Française : des communes de compétence générale, des préfets dans les départements et un État central.

 

Mais depuis la Libération, avec une nette accélération dans la décennie 70/80, sont venues s’ajouter des strates supplémentaires qui n’ont rien d’innocentes.

 

La première cible fut la commune. C’était déjà la terreur de l’Ancien Régime, et c’est devenu celle du capital : comment tolérer une population localement organisée autour de ses propres intérêts ? La suppression des communes s’avérant difficile du fait de l’attachement que lui porte la population et étant donné que les tentatives de regroupements n’ont pas non plus été acceptées, il a fallu supprimer leurs moyens d’actions en les privant de leurs compétences pour les faire exercer par des niveaux administratifs supra communaux : communautés de communes, syndicats de communes, communautés urbaines, etc. Le motif invoqué : nombre de communes sont trop petites pour exercer certaines responsabilités. Mais le plus bizarre est que ce sont les plus grosses communes qui ont été le plus durement frappées : non seulement on les a obligées à se constituer en communautés urbaines, mais on a inventé aussi un échelon de « quartier » !

 

Quelle différence y a-t-il entre une commune et une communauté urbaine ? Elle est essentielle : l’administration de la commune est compréhensible… et donc critiquable ; le maire est bien connu des habitants et ses réalisations sont bien visibles. Par contre, l’administration d’une communauté urbaine est tout à fait opaque ; son président est mal connu et donc difficilement accessible, et ses réalisations sont vues comme des actes de sociétés privées.

 

À Lille, le nouveau président de la communauté urbaine est par exemple un parfait inconnu. Maire d’une commune de 500 habitants, il a été élu suite à des manœuvres de couloir incompréhensibles. Et leurs auteurs se désolent maintenant de ce que l’abstention progresse…

 

Mais la commune n’est pas la seule cible. Les départements ont eux aussi leurs détracteurs… Ce sont les conseils généraux, venant en doublure des préfectures et avec des compétences vampirisées aux communes et à l’État (aides sociales et routes).

 

Mais la grosse entité à abattre reste l’État lui-même. L’Union Européenne a été justement inventée pour jouer contre l’État le même rôle que les communautés urbaines contre les communes : éloigner des yeux et des oreilles du peuple les décisions les plus indignes pour en rendre la critique inaccessible. Mais pour l’État, une autre strate fut encore inventée : les soi-disant régions.

Dotées d’une prétendue compétence économique, elles ont deux fonctions : d’abord dépouiller l’État de toute initiative économique, et ensuite d’organiser la concurrence entre les ouvriers de France. En effet, il paraît que les régions, toutes plus dynamiques les unes que les autres, créent plein d’emplois. Mais alors comment expliquer que le chômage progresse ? Facile : les emplois créés ici sont détruits là-bas ! Ce sont les fameux « pôles de compétitivité ». Ce n’est pas ça « organiser la concurrence".

 

Mais revenons à l’État. Il est attaqué sur trois fronts. Le premier, c’est l’Union Européenne qui lui a déjà piqué sa compétence législative (les trois-quarts des lois votées par le parlement ne sont que la mise en forme de lois européennes – et pour le quatrième quart, on va en reparler !). Mais le parlement a aussi perdu sa compétence budgétaire, puisque le budget de l’État doit être validé par la commission européenne. De même, l’essentiel de la réglementation est européenne : ses fonctionnaires publient chaque année des dizaines de milliers de pages de textes réglementaires sur tout et n’importe quoi. Au point que même les juristes professionnels s’y perdent ! Mais la presse nous explique que ce qui est bien trop compliqué, c’est le code du travail… qu’il faudrait simplifier en urgence !
 

 

Le deuxième front auquel fait face l’État… c’est l’État lui-même. Il prend à cœur de s’autodétruire ! C’est justement le dernier quart des lois votées : démantèlement à tous les étages ! Cela a commencé par les soi-disant privatisations, qui, outre d’offrir au capital ses propres entreprises, privent l’État de toutes facultés d’intervention dans les domaines stratégiques que sont l’énergie, les transports, les télécommunications, l’armement, la poste, etc.   

 

Enfin les régions comme on l’a vu plus haut, mènent l’attaque sur le troisième front en dépossédant l’État des prérogatives qu’il avait en matière d’aménagement du territoire et autres activités économiques (implantations d’usines, etc.).

 

La situation est donc que, outre les communes, les préfectures et l’État (niveau administratif suffisant), le capital, par le biais de nos élus (mais sans l’avis des citoyens !), a créé l’Union européenne, les régions, les conseils généraux, les communautés de commune et autres communauté urbaines et même les quartiers pour les grandes villes. Soit huit niveaux administratifs 

 

Et ceux-là mêmes qui ont inventé tout ça nous expliquent maintenant, la main sur le cœur, « que c’est beaucoup trop, qu’il faut simplifier ». Et donc digérer ce foutu millefeuille ! Et devinez ce qui, pour ce gens-là, est de trop ? Les communes, le département et l’État, c’est-à- dire une organisation administrative qui pourrait être utile à l’organisation du peuple. Au lieu de ça, on nous vante les communautés urbaines, les régions et l’Europe. Bref, tout ce qui est utile à l’organisation du capital.

 

D.R.

 

SOURCE

 

http://www.communcommune.com/article-a-propos-du-millefeuille-territorial-123821950.html

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Le grand paradoxe de l'antifascisme d'aujourd'hui.

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Antifafs.

Le grand paradoxe de l’antifascisme d’aujourd’hui

Radicalement antifascisteNous sommes au mois de juin 2013. La mort de Clément Méric, militant d’extrême-gauche antifasciste tué lors d’une rixe avec un groupe de skinheads d’extrême-droite, déclenche une vague d’indignation dans tout le pays. Les partis de gauche descendent dans la rue pour lui rendre hommage et faire barrage au fascisme. Or, près de soixante-dix ans se sont écoulé depuis la disparition des leaders historiques se réclamant de ce dernier. Il nous semble donc opportun de faire le point sur le combat de l’antifascisme et sa réalité d’aujourd’hui.

 

Dans les années trente, Hitler et Mussolini régnaient respectivement sur l’Allemagne et l’Italie. En Espagne, Franco sortait victorieux d’une guerre civile qui fit quelque 300.000 victimes et instaura, avec l’appui de l’Église catholique, une dictature qui dura trente-six ans. La France et l’Europe virent l’apparition de mouvements et organisations se réclamant plus ou moins ouvertement du fascisme. La Révolution de 1789 était ouvertement fustigée et ses acquis honnis. Le 6 février 1934, une manifestation pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe tourne à l’émeute. Dans la soirée, des milliers de manifestants, dont certains sont armés, tentent de marcher vers le Palais-Bourbon. Le putsch est évité de justesse. La mobilisation républicaine et antifasciste des Français permet à notre pays de faire face à la tentative insurrectionnelle des forces réactionnaires de tous poils.

 

La France est sauvée… mais pour peu de temps. En Allemagne et en Italie, un système implacable se met en place. La politique sociale du gouvernement est naturellement conditionnée par la politique économique. Elle est même complètement assujettie à l’objectif essentiel du régime : servir les intérêts du grand capital. Le fascisme a tenté de voiler son vrai caractère sous la frondaison rhétorique et la démagogie. Il a imposé à la classe ouvrière les plus grands sacrifices, non pas au nom de la bourgeoisie, mais au nom de la Nation… et de la production. Gouvernement anti-ouvrier ? Non, persistent et signent les fascistes : « c’est un gouvernement italien, en marge des classes, subordonnant les intérêts particuliers à l’intérêt supérieur de la l’État », déclarait Mussolini lors de son premier discours au Parlement après son coup d’État, ajoutant même : « aucun privilège aux classes travailleuses, tutelle sur tous les intérêts qui s’harmonisent avec ceux de la production et de la Nation… ».

 

« Dans le système fasciste, les travailleurs ne sont plus exploités ; ils sont collaborateurs de la production », disait le Duce le 22 juin 1926. Mussolini ne peut s’empêcher malgré tout quelques accès de franchise, et déclarait ainsi devant le Sénat le 9 juin 1923 que le régime était un « mouvement antisocialiste et par conséquent anti-ouvrier ». Cette déclaration du dictateur italien n’était pas nécessaire pour que le prolétariat en soit convaincu. Les violences contre le mouvement ouvrier, la destruction de leurs organisations bâties sur des décennies d’efforts et de combats, le régime de terreur instauré à l’usine, les attentats permanents et systématiques à la situation matérielle et juridique de la classe travailleuse ont été pour cette dernière plus éloquents que toute la phraséologie des fascistes.

 

À l’aube du XXIème siècle, l’économie capitaliste et ses conséquences (démembrement des services publics, imposture de la dette, précarité, reculs sociaux, démantèlement du code du travail, etc.) apportent la violence que les antifascistes d’hier dénonçaient mais contre laquelle certains antifascistes d’aujourd’hui sont étrangement silencieux...

 

Leur pseudo-antifascisme joue aujourd’hui le rôle d’une gauche désormais conciliée avec l’ordre néolibéral, qui doit se déclarer antifasciste pour ne pas avouer faire partie du système en place, qui peut s’agiter dans les mouvements de rues mais accepte en silence les tortures imposées par le système : le chômage de masse, la pauvreté rampante et le démantèlement de notre système social hérité du CNR (conseil national de la Résistance).

 

La matraque a aujourd’hui changé de forme mais les coups portés font toujours aussi mal. Dans un tel état de choses, un véritable pouvoir populaire n’est pas seulement légitime en tant qu’instrument propre au renversement des exploiteurs et à l’écrasement de leur résistance, mais encore absolument indispensable pour toutes celles et tous ceux qui souffrent. Il représente le seul moyen de défense contre la ploutocratie au pouvoir qui a déjà causé la guerre et qui en prépare encore d’autres.

 

Le point le plus important, que ne comprennent pas ces antifascistes de pacotille et qui constitue leur myopie théorique, leur emprisonnement dans les préjugés et leur trahison politique avec le monde du travail, c’est que dans la société capitaliste, dès que s’aggrave la lutte de classe qui est à sa base, il n’y a pas de milieu entre la dictature de la bourgeoisie et un pouvoir réellement populaire. Tous les rêves d’une solution intermédiaire ne sont que des lamentations réactionnaires de petits bourgeois.

Capitaine Martin

 

http://www.resistance-politique.fr/

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Qui sont ces « d’étrangers anglophones » qui combattent au sien des troupes gouvernementales en UKRAINE ?

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

Qui sont ces « d’étrangers anglophones » qui combattent au sien des troupes gouvernementales en UKRAINE ? MISE EN GARDE du Ministre russe des Affaires Etrangères, Serguei Lavrov

serguei-lavrov

Le Ministre russe des Affaires Etrangères, Serguei Lavrov a averti aujourd’hui que des « étrangers anglophones » faisaient partie des troupes gouvernementales affrontant les rebelles pro-russes dans l’Est de l’Ukraine.


Ce qu’a confirmé le chef de l’état major russe le général Valery Gerasimov, qui a dit à l’auditoire d’une conférence sur la sécurité à Moscou que des mercenaires agissaient au nom de Kiev dans le cadre du conflit. 


« Il y a des preuves de la participation d’entreprises militaires privées participant aux événements en Ukraine » a-t-il dit.


Il n’a fourni aucun détail, mais l’agence de presse Interfax a cité une source anonyme au sein de l’équipe du général, qui aurait déclaré : « D’après nos informations, des dizaines de mercenaires étrangers, y compris des américains, participent aux opérations militaires du côté des autorités de Kiev. »


M. Lavrov a averti que les puissances occidentales avaient besoin de tirer les leçons de la crise ukrainienne.

« Si le but est d’enpêcher la répétition de ce type de crise à l’avenir, la bonne leçon doit être tirée des événements d’Ukraine’ a dit M. Lavrov à la conférence moscovite.


La crise ukrainienne a été « le résultat logique de l’évolution de la situation européenne de ces 25 dernières années » a-t-il déclaré.


Mais, « au lieu de saisir l’occasion de construire une Europe plus grande sans lignes de front, nos partenaires occidentaux ont préféré leur logique habituelle d’expansion vers l’Est de leur espace géopolitique. » a-t-il déclaré, qualifiant cela de « forme douce de la politique d"endiguement de la russie » héritée de la guerre froide.


Le général Gerasimov a averti que Moscou répondrait à toute augmentation de l’activité de l’OTAN près de ses frontières.


Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, l’OTAN a déployé des navires et des avions supplémentaires dans la région et des exercices militaires ont été exécutés.


« Les concentrations de personnel de l’OTAN dans les pays baltes, en Pologne et en Roumanie sont en train de s’accroître de même que la présence militaire en Mer Baltique, en Méditerranée et dans la Mer Noir » a dit le général Gerasimov. 


« La réactivité, la préparation opérationnelle et la combativité des troupes de l’alliance sont en augmentation près des frontières russes.


Dans ces circonstances nous devons répondre par des mesures ».


Pendant ce temps, les séparatistes armés pro-russes embusquaient le convoi d’une milice de combattants d’extrême droite près de Donetsk et au moins cinq personnes sont mortes dans le combat.

 

source : The Morning Star (Royaume-Uni), 23 mai 2014

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

 

Lu sur Réveil Communiste 

 

http://www.communcommune.com/article-qui-sont-ces-d-etrangers-anglophones-qui-combattent-au-sien-des-troupes-gouvernementales-en-ukra-123815881.html

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VIDEOS. Réforme territoriale : Hollande opte pour 14 régions au lieu de 22.

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La réforme territoriale

VIDEOS. Réforme territoriale : Hollande opte pour 14 régions au lieu de 22

 

Publié le 02.06.2014.

 

 

 

Arromanches-les-bains, dimanche. François Hollande a tranché lundi soir, après une ultime réunion à l'Elysée, en optant pour une France redécoupée en 14 régions au lieu de 22. 

Arromanches-les-bains, dimanche. François Hollande a tranché lundi soir, après une ultime réunion à l'Elysée, en optant pour une France redécoupée en 14 régions au lieu de 22.  | AFP PHOTO/ ALAIN JOCARD

                

 

 

 

propose de ramener de 22 à 14 le nombre de régions métropolitaines, ajoutant que la nouvelle carte sera «soumise au débat parlementaire» mais appelant à ne pas «tergiverser», dans une tribune diffusée sur le site de l'Elysée et reprise ce mardi dans la presse quotidienne régionale
                                      

QUESTION DU JOUR : Seriez-vous prêt à ce que votre région fusionne avec une autre ?

Report des . Le de la République y annonce également le report des élections pour ces futures grandes régions et pour les conseils départementaux de mars «à l'automne 2015», le même jour. Cette réforme territoriale doit aboutir à «davantage de responsabilités» et «moins d'élus» dans les régions.

Des précisions ce mardi. Le Premier ministre Manuel Valls fera une communication ce mardi en Conseil des ministres — conseil avancé en raison de l'agenda international de François Hollande — sur ce redécoupage.

VIDEO. Manuel Valls : la réforme territoriale ne sera «pas figée»


Simplifier et clarifier. «Notre organisation territoriale a vieilli et les strates se sont accumulées (...) Le temps est donc venu de simplifier et clarifier», déclare François Hollande pour justifier ce chambardement. L'ambition n'est ni plus ni moins que de «transformer pour plusieurs décennies l'architecture territoriale de la République», écrit-il.

VIDEO. François Hollande précise son projet de réforme territoriale


Des régions toutes-puissantes. Concernant les régions, François Hollande propose de leur donner «davantage de responsabilités» pour les renforcer. «Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d'emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l'aménagement et les grandes infrastructures», détaille-t-il. François Hollande, qui n'évoque pas précisément les économies escomptées par la réforme, leur promet aussi des «moyens financiers propres et dynamiques», une revendication très insistante des présidents de région.

VIDEO. L'édito du Parisien. «Une réforme ou un coup politique ?»


Celles qui échappent au chambardement et celles qui fusionnent. Certaines régions échapperont au grand chambardement. Bretagne, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France et Paca resteront inchangées. En revanche, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fusionnent, tout comme Bourgogne et Franche-Comté, Picardie et Champagne-Ardenne, Auvergne et Rhône-Alpes, Alsace et Lorraine, ainsi que Poitou-Charentes, Centre et Limousin.

VIDEO. Réforme territoriale : vers une région avec le Poitou-Charentes, le Centre et le Limousin


Suppression des conseils généraux en 2020.Pour les départements, François Hollande affiche l'«objectif» d'une «révision constitutionnelle» pour supprimer le conseil général en 2020. La réussite de l'opération est néanmoins très incertaine, puisque, pour réviser la loi fondamentale, il faut une majorité des 3/5es au parlement, ce dont la gauche ne dispose pas. «Je veux croire qu'une majorité politique nette se dessinera» en ce sens, ajoute le président de la République, entre prudence et défi lancé à la droite.

Avec 14 grandes régions aux pouvoirs et aux moyens accrus et le renforcement des intercommunalités, «le conseil général devra à terme disparaître» mais «de façon progressive», selon le président de la République, pour lequel «du temps est nécessaire», de la «souplesse est indispensable» et «une large initiative sera laissée aux élus» pour la transition.

Les nouvelles régions et les intercommunalités «absorberont une large part des attributions» des conseils généraux. En revanche, le département subsistera comme «cadre d'action publique» de l'Etat, selon François Hollande.

La nouvelle carte des 14 régions


VIDEO. Réforme territoriale : la carte des régions de François Hollande


VIDEO. Réforme territoriale: vers une France à 14 régions ?

 

LeParisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/politique/reforme-territoriale-plus-que-14-regions-au-lieu-de-22-les-elections-reportees-02-06-2014-3891613.php

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Guerre civile en UKRAINE [Jacques Sapir]

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

Guerre civile en UKRAINE [Jacques Sapir]

 Lu sur PCF BASSIN

jacquessapir

3 juin 2014

par 

 

 

Les évènements en Ukraine orientale depuis le 25 mai ont donné tristement raison à ceux qui prédisaient le déclenchement d’une guerre civile.

 

Il n’est pas un jour sans que l’on ait des nouvelles très inquiétantes de ce qui se passe dans ces régions, sans que l’on annonce des morts, que ce soit au sein des insurgés, de la population civile – qui paye un lourd tribu – ou parmi les forces du gouvernement de Kiev.

 

L’emploi par le gouvernement de Kiev de moyens militaires importants, hélicoptères de combat, avions à réaction qui ont bombardé la ville de Slaviansk le 2 juin, voire de lance-roquettes d’artillerie, est tout particulièrement à noter.

 

Il y a de cela près de trois ans, les gouvernements occidentaux – dont le gouvernement français – s’étaient émus de l’emploi de ce type d’arme dans la guerre civile en Syrie. Plus avant, lors de la guerre civile en Libye, l’argument du massacre des populations civiles avait été employé pour justifier ce qu’il faut bien appeler une intervention militaire. Il est frappant de constater le silence assourdissant de ces mêmes gouvernements alors que le gouvernement de Kiev utilise exactement les mêmes forces contre les insurgés. On ne peut s’empêcher de penser qu’il y a véritablement deux poids et deux mesures avec lesquels sont pesés les vies et les destinés des uns et des autres. La haine de tout ce qui est russe et vient de Russie aveugle suffisamment une partie de la presse et des intellectuels en France, à l’exception d’Emmanuel Todd [1], pour que nul ne s’étonne de ce silence assourdissant des « bonnes âmes ».

 

L’élection Présidentielle du 25 mai, qui a vu l’élection dès le premier tour de M. Porochenko comme président n’a pas conduit, là aussi comme on le pressentait, à une amélioration de la situation. M. Porochenko n’a été élu que dans l’ouest et la partie centrale du pays. Sa légitimité reste contestable. Il pourrait la construire, s’il se décidait à ouvrir un dialogue immédiat avec les insurgés et surtout à interrompre immédiatement les opérations militaires. Car, il faut ici rappeler que ces insurgés se sont levés contre le gouvernement de Kiev mais pas nécessairement  contre l’Ukraine.

 

Des discussions avec des personnes représentants la « République du Donbass », de Donetsk et de Slaviansk, montraient jusqu’à ces deux dernières semaines la présence d’un fort ressentiment contre le gouvernement provisoire, mais aussi l’acceptation de principe de la participation à l’Ukraine. Les revendications des populations de l’Est de l’Ukraine, qu’elles soient linguistiques ou culturelles, n’apparaissent pas comme déraisonnables [2]. La demande pour une « fédéralisation » de l’Ukraine aurait du, et devrait encore, être entendue. Mais, la violence des combats qui déchirent les régions de Donetsk et Slaviansk, la peur qui s’installe désormais à Odessa, en proie à l’action des milices d’extrême-droite, est en train de faire basculer une partie des habitants vers un véritable séparatisme, et vers l’idée que le seule solution pour eux réside dans une union avec la Russie.

 

Les lecteurs de ce carnet le savent, j’ai défendu depuis le début de cette crise la thèse d’une unité de l’Ukraine, parce que c’était la solution qui me semblait politiquement la plus adéquate. Une scission du pays provoquerait des répercussions en chaîne à la fois dans la région et au sein de l’Union européenne qui se retrouverait avec la responsabilité de la gestion d’une Ukraine croupion, réduite aux régions de l’Ouest et du Centre. Il est à craindre que, dans cette situation, les habitants de Lviv (L’vov) demandent leur rattachement à la Pologne. Seule la fédéralisation de l’Ukraine pourrait enrayer ce processus. Mais, elle exige que les armes se taisent et que le gouvernement de Kiev accepte de négocier avec les insurgés.

 

C’est une réalité de l’Histoire : on négocie rarement avec ses amis ! Sinon, c’est l’existence même de l’Ukraine qui risque d’être mise en question.

    

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Revenir sur la CLASSE OUVRIÈRE (à propos du dernier numéro de « FAKIR » et d'autres choses).

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La lutte des classes

Revenir sur la CLASSE OUVRIÈRE (à propos du dernier numéro de « FAKIR » et d'autres choses)

Fakir-65.jpg

Lire ici

 

« UNIR LES COMMUNISTES » y pensait, « FAKIR » l'a fait, revenir sur la classe ouvrière dans le concret de ses conditions de vie et  dans bien des cas maintenant de survie, apparaît plus que jamais nécessaire. FAKIR cadre le problème en ramenant au-devant de sa une, cette phrase de Lénine sur ce qui fait une situation prérévolutionnaire. « Une situation prérévolutionnaire éclate lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus, ceux d'en bas ne veulent plus et ceux du milieu bascule avec ceux d'en bas ». Le journal par ce procédé éditorial pose un diagnostic sur une situation dont nous sentons les prémisses avec les derniers résultats électoraux et le climat qui résulte de la politique gouvernementale imposée par la gauche.

 

« Quelque chose a bougé » est une phrase qui revient souvent et circule dans nos conversations. Par contre nous n'en trouvons pas l'expression dans la donne politique qui continue d'offrir le tableau d'un isolement superbe. FAKIR en quelques traits nous en donne le compte avec une chronique qui décrit la répartition sur les listes électorales  d'une ville. Il s'agit de celui d'une classe petite bourgeoise partout présentée aux fonctions représentatives. Avant-garde auto proclamée d'un corps électoral dont la sociologie vacille, elle signe avant tout son démembrement.

 

Badiou dans les années quatre-vingt, Pialoux plus tard dans un ouvrage « Retour sur la condition ouvrière », nous prévenaient. Les ouvriers disaient-ils, hégémoniques dans les conversations des années soixante sont devenus  invisibles dans les années qui suivront. Comme le décrit le texte de présentation du numéro 65 de FAKIR tout en s’interrogeant, deux classes se sont tourné le dos, incapables de s'allier. L'une s'étant pris pour le nombril du monde et de la citoyenneté, l'autre partait sur la pointe des pieds sans que personne ne veuille s'en apercevoir. Aujourd'hui le divorce est prononcé. Ses conséquences  dans les urnes se font tonitruantes. Elles se font sentir par un vide, une absence de bulletin qui laisse sans voix ceux qui se sont arrogé la représentation politique. Ces derniers se présente avec arrogance comme pour confirmer un jugement de Jean-Claude Milner porté il y a quelques années.

 

 

Dans  un  opuscule  appelé « l'arrogance du présent » il affirmait que mai 68 et le gauchisme s'étant croisés dans une même séquence spatio-temporelle, la petite bourgeoisie avait été tout à son affaire, imposant in fine son langage. Il faisait alors le constat que « ni les banlieues, ni les pauvres, ni les syndicats, ni les ouvriers » à l'issue de cette période n'avaient su imposer leur tempo. S'écartant d'un consensus alors admis il prétendait au contraire: « que ce soit chez les amis de mai et chez les adversaires du gauchisme, le sempiternel grief  résonne, modulé tantôt en gémissement tantôt en ricanement: « jamais, ils n'ont rejoint les ouvriers »! Ce sera le fait marquant de ces évènements. Ce fait signera en définitive leurs échecs.

 

 

Nous vivons les temps qui bouclent cette séquence. À cette époque deux langages politiques  faisaient l'accord dans la république, celui du jeu parlementaire et celui de la lutte des classes. Leur alliance et le jeux vivant des contradictions qu'ils faisaient surgir  permettaient  que s'interprète les représentations qui circulaient dans chacune de leurs sphères d'influence. Aujourd'hui registre le parlementaire a eu le dernier mot.  Aussi le langage parlementaire ayant dominé toute la scène  nous avons gagné le triste spectacle d'une lutte des classes envoyée à la niche. Leur radicale différence ne permet plus la production de thèses et de programme qui se complètent dans un jeu d'alliance face à la classe antagoniste.

 

 

Tout le monde y perd, car ainsi que l'écrit d'entré de jeux Milner « la petite bourgeoisie intellectuelle à ceci de particulier qu'elle se souhaite médiocre, spécialement quand elle a donné des preuves, une fois par hasard, qu'elle ne l'était pas. Cette référence accordée aux représentations qui l'abaissent, cela fait partie de ses qualités essentielles » concluait-il. Sous l'effet du gauchisme qui en était finalement l'expression, le débat national après 68 s'est engouffré dans cette médiocrité théorique qui nous a fait perde de vu les enjeux essentiels et la réalité d'une lutte des classes qui dorénavant travaillent tous les domaines de la société par en dessous. Elle peut le faire en toute tranquillité pour aboutir dans une ultime conséquence au pacte de responsabilité et à la redéfinition d'une nouvelle majorité. Nous en connaissons les contours: celle de l'union nationale autour des intérêts du grand capital! Et en effet cette nouvelle avant-garde se fout bien qu'un bastion prolétaire puisse s'écrouler! Ses revendications et ses intérêts sont ailleurs. Il se donnent a entendre dans une autre homogénéité qui se structure exclusivement dans les revendications sociétales. Sauf qu'arrive un moment où le capital refuse de les financer pour ceux qu'il a, depuis, désigné sous l'item «  assistés ».

 

 

Du coup il devient crucial de revenir sur cette séquence,  sur ses sous tendus théoriques et sociologiques. Il devient urgent d'ouvrir des espaces ou les termes de la contradiction parlementarisme/ luttes des classe retrouvent leur marques. Cela passe en particulier par un retour sur le terrain et une prise de parole par les intéressés, par ceux qui sont le sel et la terre de cette histoire, celle de notre monde soumis a la lutte des classes.

 

La lecture de ce numéro de FAKIR devrait nous aider à ouvrir plusieurs dossiers qui s’articulent les uns aux autres dans un rapport dialectique. Mais avant tout il faut rendre visible ceux qui constituent le noyau rassembleur, les ouvriers aux prises avec la contradiction capital/travail donc aussi parler des enjeux industriels, de politique industrielle sous  le contrôle de la classe qui en est le cœur.

 

Gilbert RÉMOND

 

 

 

Lu sur le blog RÉVEIL COMMUNISTE 

 

http://www.communcommune.com/article-revenir-sur-la-classe-ouvriere-a-propos-du-dernier-numero-de-fakir-et-d-autres-choses-123537817.html

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Syrie : courage et beauté contre la sauvagerie de la guerre. Conférence d'Ayssar Midani à Paris le 7 mai 2014 organisée par Solidarité et Progrès.

5 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie : courage et beauté contre la sauvagerie de la guerre

Christine Bierre
mardi 3 juin 2014
 

De passage à Paris, après un long séjour de huit mois en Syrie, Ayssar Midani, chercheuse franco-syrienne très engagée dans le combat contre l’agression par les Occidentaux de son pays d’origine, était l’invitée de Solidarité & Progrès lors d’une conférence le 7 mai dernier, diffusée en direct sur notre site.

Ayssar Midani a, d’entrée de jeu, affirmé qu’elle prenait la parole en tant que Syrienne et Française, refusant que « son deuxième pays, la France, joue le rôle d’un pays oppresseur qui alimente le terrorisme en Syrie ». Elle a remercié les organisateurs, rappelant que les Occidentaux ont interdit la Syrie d’antenne, en notant combien ces réunions sont essentielles pour faire connaître la véritable situation de la Syrie.

Ahmed Manaï, ancien opposant tunisien qui a fait partie de la mission d’observation envoyée par la Ligue arabe pour enquêter sur la situation en Syrie (décembre 2011/janvier 2012), était aussi parmi nous ce soir là. Il a témoigné de la désinformation menée par les Occidentaux et leurs alliés suite à cette mission.

La Ligue arabe a envoyé une mission de 162 observateurs, tous d’un très grand niveau : hauts fonctionnaires, diplomates, généraux, tous pour la plupart appartenant à des pays vraiment hostiles à la Syrie. Pourtant, ces observateurs ont produit un rapport qui répondait aux quatre questions posées par la Ligue arabe et qui était en faveur de la Syrie. Et c’est pour cela qu’ils l’ont occulté, complètement enterré, et ils sont partis au Conseil de sécurité [de l’ONU] inciter les grandes puissances à attaquer la Syrie, comme ils l’avaient fait contre la Libye.

Ne boudons pas notre plaisir : Ahmed Manaï a aussi remercié la rédaction de Nouvelle Solidarité pour avoir été l’un des premiers journaux à donner la parole aux opposants tunisiens à Ben Ali !

 

Sauvagerie des djihadistes.

Au cours d’une émouvante intervention, Ayssar Midani a évoqué l’horreur de cette guerre menée par les puissances occidentales contre la Syrie, par l’intermédiaire des hordes de djihadistes fanatisés qui, souvent sous l’influence de drogue – la Captagone, une amphétamine surpuissante – se livrent à des violences inouïes contre les populations. Mais elle a aussi mis en avant le courage héroïque du peuple syrien.

Les djihadistes se sont livrés à une destruction systématique du pays. D’abord des êtres humains, torturés, tués, découpés même devant leurs proches, pour appartenir à telle ou telle confession religieuse. Dans 17 villages au nord de Lattaquié, des familles entières ont été égorgées et découpées en morceaux. Les personnes étaient récupérées sur des camions, en morceaux. Des vagues de massacres ont eu lieu dans toute la Syrie, notamment à Deraa, et à Adrah, une technopole où travaillent des ouvriers, des techniciens et des ingénieurs.

En décembre 2013, un matin, 6000 terroristes armés ont débarqué dans cette ville, s’attaquant tout de suite à l’hôpital. Ils ont coupé la tête au médecin urgentiste de l’hôpital et l’ont accrochée devant la porte ; ils ont ensuite coupé celle de l’infirmier et ont joué au foot avec.

 

Le Syrie, un bon vouloir vivre ensemble millénaire.

Ces violences visent le mode de vie unique au monde des Syriens, dit Ayssar Midani, très émue. La Syrie est un pays qui a 10 000 ans et qui a vu naître l’alphabet, la musique, les premiers traités de paix. 600 civilisations s’y sont succédé et ont donné naissance aux civilisations du monde entier. Aujourd’hui encore, il y a des villages qui parlent araméen, d’autres syrien. Toutes les communautés ont gardé leur culture mais vivent ensemble.

Les djihadistes s’en sont pris aussi à tous les signes de cette civilisation : les mosquées et les églises anciennes, les temples ; cette mémoire des Babyloniens, Chaldéens, Nabatéens, Phéniciens. Car c’est cela la Syrie.

De façon tout aussi systématique, ont été détruites toutes les infrastructures du pays : les silos à grain, les cultures agricoles, l’industrie. A Alep, grand centre industriel fournissant tout le Moyen orient, des usines ont été démontées et envoyées en Turquie par camion. De même pour toutes les structures liées à l’électricité, ainsi que les raffineries de pétrole. Les bandes armées d’Al-Qaïda ont mis la main sur le pétrole dans le nord-est de la Syrie et l’exploitent. La France l’achète à Al-Qaïda. Les récoltes ont été brûlées, ainsi que des forêts entières.

 

La beauté au secours de la résistance.

Ayssar Midani a tenu à saluer l’héroïsme du peuple syrien face à cette terrible guerre. Héroïsme des pompiers qui se font tirer dessus alors qu’ils éteignent les incendies, des travailleurs de l’électricité et de l’eau aussi, qui réparent le matériel endommagé pour permettre aux populations d’en bénéficier à nouveau dans les plus brefs délais. Hommage à tous ces bras qui continuent à construire, alors qu’en même temps une destruction systématique se poursuit !

Malgré trois années de guerre féroce contre la Syrie, personne ne couche dehors. C’est dû à la grande solidarité et à l’unité du peuple syrien, qui existaient déjà mais qui se sont renforcées dans la douleur. Des milliers d’associations se sont créées spontanément pour s’aider les uns les autres. Elles ne fournissent pas que de l’aide matérielle, mais aussi de l’aide psychologique : des centaines de troupes de théâtre, des groupes de jeunes musiciens animent les centres d’hébergement créés par l’Etat. Là, tout le monde a ses paniers repas, ses visites médicales aussi. Les enfants ont été scolarisés là où ils sont. La rentrée scolaire a eu lieu, les livres sont arrivés, y compris dans les lieux dominés par ces hordes de sauvages.

Il y a aussi des centaines d’initiatives culturelles : des chants, des danses, des chorales mixtes se sont créés. Les gens chantent en se serrant les coudes : « nous reconstruirons la Syrie comme avant », « nous nous opposons à la laideur de cette guerre par la beauté, et à l’obscurantisme par la culture ».

Malgré tout, « la Syrie reste un pays où il fait bon vivre ». L’État soutient les denrées alimentaires principales : le pain, le sucre, le riz, le thé, le fioul et le gaz. Le pain est maintenu à 15 livres (7 centimes d’euro) ; il coûte 100 livres à l’État, qui le vend aux citoyens à 15 livres. De même pour les autres denrées.

 

Reconquête du territoire national.

Ayssar Midani rapporte enfin une progression de l’armée. Celle-ci vient de reprendre Homs, lieu clé pour les djihadistes, et Alep serait aussi près de tomber. A Damas, il ne reste plus que Douma et Jobar, sous contrôle d’Al-Qaïda.

La chute de Homs révèle une fois de plus le laid visage de l’agression occidentale. Reprise par l’armée syrienne il y a quelques jours, un accord avec l’ONU a permis aux djihadistes de quitter Homs avec leurs armes, dans des autocars de l’ONU à vitres teintées et sous escorte de l’institution internationale. L’armée syrienne s’est engagée à ne pas les fouiller. 200 hommes armés sont sortis avec ce premier convoi.

Le débat avec la salle et par internet a été nourri. Toujours ces question révélatrices du matraquage médiatique : où est passé l’opposition légitime qu’il y avait au début ? Lorsque la paix sera revenue, redeviendrez-vous une opposante ? Comment être sûr que Bachar al-Assad n’a pas lui-même déployé des djihadistes pour apparaître comme le sauveur de la Syrie ?

Des questions compréhensibles, mais ô combien éloignées du tourbillon de sang et de fer qui menace d’avaler ce pays. Dans la salle aussi, un autre ancien dissident qui se retrouve aujourd’hui à militer pour la souveraineté de la Syrie, Majed Nehmé, directeur du magasine Afrique Asie.

 

Le témoignage d’Ayssar Midani en vidéo.

 
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http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/syrie-courage-et-beaute-contre-la.html
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Mardi 10 juin 2014,l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise une conférence sur l'accord transatlantique à Nice.

4 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le traité Transatlantique.

Mardi 10 juin 2014, conférence sur l'accord transatlantique à Nice.

 

Bonjour.

 

L’association « Comité pour une Nouvelle résistance-CNR » organise le mardi 10 juin 2014 à la salle Avelanie de la Maison des Associations de Nice Garibaldi (12 place Garibaldi à Nice), une conférence exceptionnelle sur un sujet d’une brûlante actualité à savoir : Le traité Transatlantique (PTCI ou TAFTA). Cet accord négocié dans le plus grand secret entre les représentants des USA et de L’Union Européenne est favorable seulement aux intérêts des multinationales des deux bords de l’atlantique. On constate que les firmes américaines sont les plus nombreuses à participer à cette transaction. Pour l’UE seul le commissaire non élu, Karel de Gutch est chargé de négocier cet accord, encore une preuve édifiante de la démocratie sévissant en Europe Atlantiste.

 

Venez nombreux à cette conférence, il est temps d’arrêter cette machine infernale !

 

Bien cordialement.

 

Lucien PONS Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».

 

 

 

 

 

 

 

Vous n'aurez plus rien à dire !

 

Avec le Grand Marché Transatlantique,

 

l'Etat non plus !

 

 

 

Tous les secteurs sont concernés :

 

Agriculture et alimentation, environnement et santé, sécurité sociale, emplois, salaires, retraites, services publics, éducation, propriété intellectuelle (brevets, médicaments, semences...), etc.

 

Etes-vous d'accord ?

 

La négociation se tient dans le secret entre la Commission Européenne et le gouvernement des Etats-Unis.

 

Nos gouvernements et le Parlement Européen prévoient de ratifier ce traité en 2015.

 

Il n'est pas prévu de consulter les citoyens.

 

En 1998, notre mobilisation a empêché la signature d'un accord similaire, l'AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement).

 

Nous pouvons faire échouer ce projet !

 

Venez assister à une conférence d'information :

 

 

 

 

 

Le mardi 10 juin 2014 à la salle Avelanie de la maison des

 

Associations de Nice Garibaldi.

 

La séance aura lieu de 18h à 21h.

 

Elle sera animée par Virginia Lombard.

 

Le montage technique a été réalisé par Jean-Claude Zucchini.

 

Le diaporama a été réalisé par Yves Cimbolini.

 

 

 

 

 

Ces trois personnes sont des membres actifs de l’association

 

« Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

 

 

La grande braderie transatlantique

ne se fera pas !

 

 

Le TAFTA (Trans Atlantic Free Trade Agreement) ou GMT(Grand Marché Transatlantique) ou encore PTCI (Partenariat Transatlantique sur le Commerce et l'Investissement) est un projet de libre-échange que les gouvernements de l'Union Européenne ont demandé à la Commission Européenne (désignée directement par eux) de négocier avec les USA.

 

Avec ce marché, les dirigeants européens et américains sont sur le point de nous soumettre définitivement aux multinationales qui ne veulent plus d'obstacles à leurs profits.

 

Si le TAFTA entrait en vigueur :

 

  • les droits de douanes qui protègent notre agriculture seraient abolis : ce serait la fin de l'agriculture paysanne de proximité et de notre souveraineté alimentaire ;

     

  • toutes les normes et règles publiques (sanitaires, environnementales, sociales, économiques, etc.) seraient menacées car préjudiciables au commerce ;

     

  • les Etats qui voudraient interdire les OGM ou les gaz de schiste (par exemple) se verraient réclamer par les multinationales des dommages et intérêts dissuasifs devant une instance arbitrale privée ! Les Etats, les régions, les communes, donc les contribuables, devraient alors payer pour entrave au libre-échange et aux bénéfices que ne pourraient réaliser les multinationales !

     

     

     

 

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La femme en rouge de lougansk, qui est déchiquetée par un missile, a aussi un nom. Elle semble s’appeller Inna Koukouroudza.

4 Juin 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

Le 2 juin 2014 à Lougansk.

La femme en rouge de lougansk, qui est déchiquetée par un missile, a aussi un nom. Elle semble s’appeller Inna Koukouroudza https://twitter.com/romanMOWrussia/status/473886825162223616/photo/1 a.

J’ai fait une vidéo "Hommage Alerte" qui s’appel "Pour Inna…"

Cette vidéo est UN HOMMAGE ET UNE ALERTE !
Car nos médias européens font preuve d’un deux poids 2 mesures désormais insoutenable lorsqu’il s’agit de l’Ukraine.

Que cet appel à l’aide qu’elle nous adresse dans ses derniers instants soit entendu ! et qu’il y soient répondu par des actes de Lumière et de Vérité !

La liste complète des personnes tuées dans Lugansk le 2 juin 2014

Kostjukov Vladimir A. – 1971, (Employé d’administration)
Kukurudza Inna A. – 18 juillet 1967 (Employée d’administration)
Gizeh Alexander A. – 1964 (Employé d’administration)
Femme non identifiée 35-40 ans
Dolzenko Nina A. 1955 (Employée d’administration)
Polezhaev Sergey Nikolaevich – 1964 (Employé d’administration)
Arkhipova Natalia V. – 1969 (Employée d’administration)
Cherkez Galina A. – 1967 (Employée d’administration)
Ur Andrian V. – (Garde-frontière)
Bulatov Vitaly Yurevich- 1961 (Garde-frontière)
Borodine Nicolas V. – 1961 (Garde-frontière)
Akimov Anton – (Garde-frontière)
Kulish Dmitry Nikolaevich – 1975 (Garde-frontière)

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