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Le blog de Lucien PONS

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[Reprise] Kadhafi-Sarkozy : « Mon père sait où sont les preuves », affirme la fille Senoussi . Le blog d'Olivier Berruyer.

8 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Le 8 février  2014

[Reprise] Kadhafi-Sarkozy : « Mon père sait où sont les preuves », affirme la fille Senoussi

…Bien entendu, si nous avions été en Démocratie, cette affaire ferait régulièrement la une des médias – puisque des affaires comme Cahuzac, Dieudonné ou même, j’ose le tire, le-petit-chat-contre-le-mur, sont quand même de la roupie de sansonnet à côté… Et on se bougerait pour que le non-sympathique tortionnaire soit déféré rapido à La Haye… Étrange que Hollande ne se démène pas discretos pour faire plonger son rival, non ?
Bon, pas de bol, mais enfin, voici néanmoins de l’information de qualité…

La fille de l’ancien chef des services secrets intérieurs libyens, Abdallah Senoussi, a été reçue à l’Élysée en compagnie des avocats de son père, menacé d’être exécuté en Libye. « Mon père est prêt à collaborer avec la justice française pour que la vérité soit faite » sur les soupçons de corruption de Nicolas Sarkozy.


La fille de l’ancien chef des services secrets intérieurs libyens, Abdallah Senoussi, a été reçue par la cellule diplomatique de l’Élysée, lundi 2 décembre, en compagnie des avocats de son père pour plaider la cause de ce dernier, aujourd’hui menacé d’être exécuté en Libye. Réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, où il est accusé de crime contre l’humanité, Abdallah Senoussi est actuellement jugé à Tripoli dans des conditions d’opacité et d’iniquité dénoncéespar plusieurs organisations non gouvernementales.

 

Considéré comme l’un des plus redoutables collaborateurs de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi a été surnommé par certains spécialistes « la boîte noire » de l’ancien régime. Il est aussi celui qui fut, par l’intermédiaire du marchand d’armes Ziad Takieddine, au cœur de toutes les relations franco-libyennes du temps de la lune de miel entre Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi avant la guerre subite de 2011.

 

Abdallah Senoussi, le 21 août 2011 à Tripoli.
Abdallah Senoussi, le 21 août 2011 à Tripoli.  © Reuters

Dans un entretien à Mediapart, réalisé au cabinet de son avocate parisienne, Me Rachel Lindon, sa fille, Anoud, étudiante en droit aujourd’hui en exil au Caire avec sa famille, affirme que son père « est prêt à collaborer avec la justice française pour que la vérité soit faite » sur les soupçons de corruption de Nicolas Sarkozy en 2007. « Il peut aider les juges à trouver les preuves. Mon père a un problème avec Sarkozy, c’est certain. (…) Mon père a toujours été très surpris de la guerre déclenchée par la France. Il disait : “Je ne comprends pas. Je l’ai aidé à être président” », dit-elle.

 

Anoud Senoussi demande aujourd’hui à la France de jouer de son influence diplomatique auprès de la Libye pour que son père soit transféré à la CPI, à La Haye. « Je ne demande pas que mon père soit remis en liberté. Je réclame un procès équitable », déclare-t-elle. Contactée, la présidence de la République, qui confirme la rencontre, affirme avoir écouté les arguments des avocats d’Abdallah Senoussi, mais ne donne aucune information sur d’éventuelles suites. Entretien.

 

 

Qu’attendez-vous de votre visite en France ?


ANOUD SENOUSSI : Je suis en venue en France pour voir des représentants du gouvernement parce que c’est le pays des droits de l’Homme. C’est pourquoi je suis venue frapper à la porte, ici. La France est un pays politiquement influent qui peut faire pression sur le gouvernement libyen afin que mon père soit jugé par la Cour pénale internationale, qui le réclame. Mon père connaît beaucoup de secrets sur la France, plus précisément quand M. Sarkozy en était le président. Les secrets, vous savez, c’était le job de mon père d’en avoir. Aujourd’hui, mon père est en prison en Libye, entre les mains d’Abdelhakim Belhadj, un ancien détenu de Guantanamo, lié à Al-Qaïda. C’est très dangereux si Al-Qaïda récupère d’une manière ou d’une autre certains secrets que connaît mon père.

 

 

Avez-vous rencontré des responsables politiques pour plaider la cause de votre père ?


Hier, j’ai rencontré avec les avocats de mon père des officiels français à la présidence de la République. Mais vous comprendrez que je ne puisse pas vous en dire plus. Cette discussion doit rester confidentielle.

 

 

Que savez-vous de la situation judiciaire de votre père en Libye ?


Comprenez que je ne vous parle pas qu’en tant que fille d’Abdallah Senoussi, mais aussi en tant que citoyenne libyenne. J’ai été moi-même emprisonnée pendant onze mois pour de soi-disant faux documents et, juste après ma libération, j’ai été kidnappée par des milices puis relâchée. En Libye, aujourd’hui, le pouvoir est faible. Les milices font ce qu’elles veulent et le gouvernement ne peut rien faire contre elles. Quand je parle de mon père, je parle des droits de l’Homme. Nous n’avons pas le droit de le voir. La seule fois que je l’ai vu, c’était en février dernier. Cela a duré quatorze minutes !

 

 

Que savez-vous de son état de santé en prison ?


Quand je l’ai vu, il avait des marques aux yeux et au nez. Il a été battu et torturé. Il a perdu des dizaines de kilos. Il faut bien comprendre que mon père n’est pas jugé par un vrai tribunal. Le tribunal est vide. Il n’y a pas d’avocats pour le défendre. Ses avocats internationaux ne peuvent même pas le voir. Personne.

 

 

Dans sa dernière interview télévisée, le 21 août 2011, votre père a parlé du financement de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime libyen. Il a évoqué l’existence de preuves, de traces de paiements… Qu’en savez-vous ?


Quand j’étais encore en Libye, j’ai beaucoup entendu dans l’entourage officiel de mon père que le régime de Kadhafi a donné de l’argent pour Sarkozy, oui. Ce secret ne fait pas mal qu’à Sarkozy. Il fait mal à toute l’histoire de France, mais aussi à la Libye. Les États-Unis et l’Angleterre ont, eux aussi, peur de la révélation de certains secrets, d’après ce que je sais.

Nicolas Sarkozy et Mouammar KadhafiNicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi © Reuters

Pensez-vous que votre père sache où se trouvent les preuves de ce financement ?


Bien sûr ! Mon père ne dit jamais rien qu’il ne puisse pas prouver. C’était son métier. Dans son travail, je sais qu’il enregistrait beaucoup. Mon père sait où sont les preuves du financement, bien entendu. Moi, non. Il n’était pas du genre à confier ce genre de secrets aux femmes ou aux enfants de la famille. Mon père a toujours été très surpris de la guerre déclenchée par la France. Il disait : “Je ne comprends pas. Je l’ai aidé à être président. Pourquoi maintenant il nous combat ? Si nous ne l’avions pas aidé, il n’aurait pas été président.” Je l’ai personnellement entendu le dire fin 2011.

 

 

Votre père était-il présent en France durant la visite d’État de Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2007 ?


Non, il n’était pas en France, à ma connaissance. Je sais que mes parents sont venus en France au début des années 1980. Mais pas après, parce qu’il a eu des problèmes avec la justice française [l’affaire de l’attentat du DC 10 UTA a valu à Abdallah Senoussi un mandat d'arrêt international et une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité en 1999, ndlr]. En revanche, il s’est rendu plusieurs fois en Italie, à Milan, pour soigner un cancer, qui m’inquiète beaucoup.

 

 

Est-ce que votre père serait prêt à témoigner devant les juges chargés d’enquêter sur les soupçons de financements occultes de M. Sarkozy par la Libye ?


Bien sûr. Mon père est prêt à collaborer avec la justice française pour que la vérité soit faite sur cette histoire. Il peut aider les juges à trouver les preuves. Mon père a un problème avec Sarkozy, c’est certain. Mais pas avec le gouvernement français. Pas avec le président François Hollande. Il peut aider et donner toutes les informations sur Sarkozy. Vous savez, mon père a la tête dure.

 

 

Votre père est accusé d’avoir été la tête pensante de plusieurs décennies de terreur en Libye. Que dites-vous des accusations très lourdes qui pèsent sur lui ?


Je sais ce dont on l’accuse. Je ne crois pas qu’il soit responsable de tout. Je ne demande pas que mon père soit remis en liberté. Je réclame un procès équitable, des avocats qui puissent le rencontrer, des visites familiales et une accusation judiciaire précise. Aujourd’hui, c’est tout le contraire. En Libye, ils vont le tuer.

 

 

Connaissez-vous l’intermédiaire et marchand d’armes français Ziad Takieddine ?


Il travaillait avec mon père et il sait beaucoup de choses. C’est tout ce que je peux dire.

 

 

Pourquoi les anciens dirigeants libyens, dont votre père, n’ont pas rendu publiques les preuves qu’ils disaient détenir sur la corruption française ?


Je sais que la stratégie était de ne pas sortir les preuves pour tenter de négocier jusqu’au dernier moment. Mais cela n’a pas marché. Maintenant, mon père peut aider la justice française.

 

Par Fabrice Arfi

 


Écoutons Sarkozy :

Et je vous recommande cette vidéo sur ce sujet :

 

http://www.les-crises.fr/kadhafi-sarkozy-senoussi/

 

 

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Colombani, Moscovici : deux « européistes » agonisants au bord de la crise de nerfs. Article repris sur Rue 89.

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

EUROFRANKENSTEINpg

Publié le 05/02/2014 à 14h22

 

Ils commencent à se faire un sang d’encre et ils ont raison. Plus personne ne veut d’eux, de leur euro, de leur Commission d’oligarques, de leur Troïka, de leurs fumées perlimpinpin. Alors notre dernier carré d’« européistes » acculés sort l’artillerie lourde.

Bien vicieuse, bien stupide, bien dégueulasse, comme vient de le relever Jacques Sapir en dénonçant sur son blog deux de leurs « saloperies » édifiantes.

1 « La France du rejet » vue par Jean-Marie Colombani


 

Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde viré avec perte et fracas (950 000 euros d’indemnités de départ) par la société des rédacteurs de son journal, mais chroniqueur toujours des plus prisés par les médias du microcosme, a osé écrire ceci dans dans le journal gratuit « Direct Matin », daté du lundi 3 février :

« Une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le Juif – est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »

Vous avez bien lu ? Les adversaires de l’Union européenne de Barroso et Von Rumpoy mis dans le même sac (par Colombani) que les antisémites et les islamophobes hystériques. Le refus de la monnaie unique assimilé à un repli identitaire !

Il y avait donc en France (pour Colombani) 15 449 508 antisémites islamophobes identitaires à voter contre le projet de constitution européenne en 2005. Comme il y a aujourd’hui (sondage de l’institut Maurice de Hond à sortir bientôt) 55 % de Hollandais rétrogrades cherchant se retirer de l’Union européenne (de Colombani).

2 La gauche « d’extrême droite » selon Pierre Moscovici


 

Le ministre Moscovici, bien connu pour avoir essayé de réguler la finance européenne en tondant d’autorité les déposants chypriotes, n’est guère en reste. Lundi 13 au soir, sur le plateau de l’émission Mots croisés, face à Marine Le Pen, le ministre régulateur s’est permis de traiter Jacques Sapir d’« économiste d’extrême-droite ».

On peut penser ce qu’on veut des travaux et des idées de Jacques Sapir, économiste revendiqué de gauche et partisan déclaré de Jean-Pierre Chevènement, mais le qualifier de suppôt du FN procède, c’est selon, ou de l’imbécilité, ou de la saloperie, ou plus probablement des deux réunies.

 

Pas content, Jacques Sapir, et on le comprend, devant ces allégations qui sentent fort leur énergie du désespoir. En même temps, on serait plus tenté de rigoler de la bêtise de ceux qui les profèrent, que de s’indigner de l’affront lui-même.

 

Car d’un autre côté, on peut parfaitement comprendre les divagations stupido-burlesques de nos deux « ouistes » aux abois. Leur zinzin européen est en train de crever. Et les prochaines élections européennes risquent d’être une occasion en or pour les « nonistes » pervers (et majoritaires) de continuer à l’achever.

 

Les ultimes réflexes de survie, fussent-ils fielleux, sont des réactions naturelles et instinctives chez les agonisants.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/yeti-voyageur/2014/02/05/colombani-moscovici-deux-europeistes-agonisants-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-232281

 

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On ne se rend pas compte, mais ce n'est pas toujours simple, la vie d'idiot utile des dieudonnistes. Chronique de Daniel Schneidermann du 7 février 2014.

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média

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09h15 le neuf-quinze
L'Obs : une carte postale du vieux monde.


On ne se rend pas compte, mais ce n'est pas toujours simple, la vie d'idiot utile des dieudonnistes (1). Aux petites heures de la matinée, je reçois par exemple un mail du "secrétariat de Marc-Edouard Nabe", qui tient à me signaler un petit article du Point (2), lequel signale lui-même la parution à venir du prochain livre de Nabe: une charge contre Dieudonné et Soral, accusés d'avoir déshonoré l'antisionisme (pour les idiots utiles mais incultes, référence polémigène à Bernanos, qui accusait Hitler d'avoir déshonoré l'antisémitisme). Si je comprends bien, Nabe accuse Dieudonné et Soral de n'être que de vulgaires conspirationnistes, déguisés sous le masque de l'antisionisme. Des antisionistes de pacotille. Ciel ! Nabe contre Dieudonné et Soral, maintenant ! Mais comment va-t-on décompter, désormais, ses prochaines interventions chez Taddeï ? Dans le temps de parole des mainstream, ou dans celui des conspis ? Fourest (3)et Cohen vont être perdus.


A quelque chose polémique est bonne, j'ai décidé de relire L'Obs. Oui, L'Obs papier, que j'avais délaissé depuis quelques mois (ou quelques années). Car derrière mon nouvel ami Cohen et son scud, qui occupent cette semaine, donc, une pleine page de l'hebdo, il ne faudrait pas oublier ceux qui ont armé sa main et l'ont sans doute entrainé dans le traquenard, toute la bande à Joffrin, Dély et Etchegoin. Ah, L'Obs ! Bouffée de jeunesse. Petite madeleine. Strates empilées des décennies du dernier siècle. On ne dit pas assez à quel point, dans un monde en mutation, la lecture de L'Obs peut être rassurante. Ce n'est pas un journal, c'est un objet transitionnel pour vieux ados de gauche, à grosses montres et belles demeures. Mêmes signatures, mêmes sujets, depuis les années 80 (voire avant). Edito de Jean Daniel sur "le miracle tunisien". Double page de pub pour un forum ramasse-subventions européennes, ce week-end, à Athènes (à quoi servent ces machins, notre enquête était ici (4)). Tiens : dans toute la liste des intervenants, ils ne sont pas arrivés à attirer Tsipras, malgré quatre pages élogieuses, un peu plus loin dans le journal. Pages d'écho sur Copé, Bové, Bayrou, Duflot, Filippetti. Reportage-saga sur Jean-Claude Gaudin -"peut-il perdre ?"- commençant par cette forte phrase d'attaque, très Obs : "il a minci". Une carte postale du vieux monde.


En cerise sur le flan, une rencontre : les journalistes maison y sont allés à deux pour interviewer Peter Hartz, oui, l'ex-conseiller de Schröder, le père des "mini-jobs", celui-là même avec qui Sapin et Touraine ont annulé en catastrophe leurs rendez-vous, l'autre semaine, après leur révélation malencontreuse par un journal allemand (on vous racontait tout ça ici (5)). Privé de ministres lors de son passage à Paris, Hartz n'a donc pas tout perdu, puisqu'il a rencontré L'Obs. Il ne s'agit évidemment pas de rappeler que l'homme est totalement discrédité en Allemagne, après sa condamnation pour corruption et fourniture de prostituées aux dirigeants syndicalistes de Volkswagen, lorsqu'il en était DRH (l'affaire est rappelée en quatre lignes, sur trois pages). Il s'agit de se pencher sur sa dernière idée : un "radar pour l'emploi". En gros, si j'ai bien compris, avec mes méninges d'idiot, l'idée consisterait à exploiter "les données de masse recueillies par Internet", pour proposer, rue par rue, des services de jardinage ou de prise en charge des personnes âgées. Sans rire, c'est intéressant. On ne comprend vraiment pas pourquoi Sapin et Touraine ont annulé leur rendez-vous. Mais rien n'est perdu, j'imagine qu'ils lisent L'Obs.

 

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S'"ils" ont si peur de l'abstention, qu'"ils" craignent massive, c'est que celle-ci aurait valeur d'un NON à leur projet européen !

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

Vendredi 7 février 2014     

Réveil Communiste

 

Mercredi 5 février 2014

Boycott des élections européennes

Réponses à l'objection :

"L’abstention n’a jamais réussi à obtenir le moindre résultat politique"

Sur le site du M'PEP :

 

« Cela non seulement ne gênera pas les classes dominantes européennes, mais cela leur laissera même les mains libres » ; « Les classes dirigeantes ne font pas attention à l’abstention, peu leur importe, ils en profitent pour faire facilement passer leurs intérêts sans résistance parlementaire. Cela ne changera donc rien et ne pèsera pas. L’abstention n’a jamais réussi à obtenir le moindre résultat politique »


Résumé


En effet, dans le cadre d’élections réellement démocratiques, l’abstention est toujours une erreur, puisqu’elle laisse le champ politique où s’organisent les enjeux de pouvoir aux mains de ceux qui ont gagné le combat électoral.

En revanche, dans le cadre d’élections non démocratiques, comme les élections européennes, la règle s’inverse. Y participer revient à cautionner l’abandon de tout enjeu et de tout combat politique. Les boycotter revient à délégitimer une institution illégitime, et par conséquent à lui enlever de la force. Les classes dominantes et dirigeantes ont les mains libres précisément parce que les institutions supranationales de l’UE ont remplacé les souverainetés nationales.

C’est pour cela que l’enjeu principal des élections européennes sera l’abstention. Les classes dominantes auront les yeux rivés sur cet indicateur, car celui du résultat des listes est secondaire.

En participant à cette mascarade électorale, toutes auront légitimé le système de Bruxelles. Les seuls citoyens à avoir clairement délégitimé l’UE seront ceux qui s’abstiendront. Si le vote aux élections européennes n’a jamais réussi à obtenir le moindre résultat politique, une abstention de 70% en France serait un coup de tonnerre politique ôtant toute crédibilité à l’Union européenne. Boycott !


Développement


Les classes dominantes et dirigeantes ont les mains libres précisément depuis que les institutions supranationales, et en Europe l’UE, ont remplacé les souverainetés nationales par des institutions qui contournent les règles de base de toute démocratie. Le parlement européen n’est absolument pas une instance avec laquelle elles doivent compter, mais au contraire leur instrument docile, par construction.

Quels que soient les résultats des élections européennes, elles n’ont pas les mains liées pour créer des lois représentant leurs intérêts, c’est d’ailleurs la fonction précise de ces institutions européennes.

Une majorité antilibérale au parlement européen, au demeurant parfaitement improbable, n’y changerait rien.

L’abstention dans le cadre d’élections réellement démocratiques est toujours une erreur, puisqu’elle laisse le champ politique réel, celui où s’organisent les enjeux de pouvoir, aux mains de ceux qui ont gagné le combat électoral.

Dans le cadre par contre d’élections non démocratiques, comme celles constituant la formation de ce faux parlement, les enjeux de pouvoir ne sont pas dépendants des élections, et la règle s’inverse.

Y participer revient à cautionner l’abandon du combat politique.

Le boycotter est délégitimer dans les faits une institution illégitime en principe, et donc enlever de la force à ce qui a déconstruit tous les processus démocratiques.


Il ne faut pas non plus sous-estimer les possibilités d’une situation qui n’est pas loin d’être inédite sur deux aspects.

Tout d’abord, les taux d’abstention, et particulièrement ceux concernant les élections européennes, atteignent désormais des proportions spectaculaires, qui ne sont pas loin de l’effet de seuil où il sera impossible de ne pas voir que le corps électoral délégitime de fait ce scrutin, et donc ce parlement.

Au bout d’un moment, une augmentation quantitative aboutit à un changement qualitatif. Nous en sommes très proches, pour ne pas dire que nous y sommes déjà. Ceux qui parlent de l’abstention en général ratent donc cet aspect crucial, et confondent la situation actuelle avec l’abstention classique et minoritaire dans un scrutin normal et démocratique, qui effectivement ne peut produire autre chose que de laisser le champ libre à ceux qui, majoritaires, participent.

Or nous avons ici une majorité, de surcroît toujours croissante, d’inscrits qui délégitiment de fait cette institution en s’abstenant.

La situation change donc radicalement de sens politique. D’autre part, une véritable campagne de boycott de cette institution n’a jusqu’alors jamais eu lieu. Nous ne savons donc pas ce que produirait la possibilité pour cette majorité de disposer d’une dynamique politique lui donnant l’occasion d’exprimer politiquement leur abstention, d’en être donc la voix, lui donnant la force d’une action et non pas d’un simple silence.

La conjonction de ces deux facteurs rend la situation neuve et imprévisible, et ceux qui persistent à maintenir inchangé le discours convenu sur l’abstention ratent complètement la spécificité de ce moment politique, en confondant de surcroît abstention et boycott.


Une campagne dynamique de boycott aux élections européennes est une occasion en or d’exprimer enfin politiquement la voix de tous ceux qui sont jusqu’alors cantonnés à une abstention en apparence dépolitisée et aux votes protestataires, de les fédérer et de leur proposer dans le même souffle des solutions politiques opérationnelles pour sortir de tous les pièges institutionnels qui ont supprimé la force politique des classes populaires, en restaurant la souveraineté nationale, donc la démocratie, et ainsi la possibilité du retour d’un rapport de force efficace contre les classes dominantes et le capitalisme néolibéral.

Sortons enfin des stratégies défensives et passons à l’offensive, c’est plus que jamais le moment !

 

S'"ils" ont si peur de l'abstention,

qu'"ils" craignent massive,

c'est que celle-ci aurait valeur d'un NON

à leur projet européen ! 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-s-ils-ont-si-peur-de-l-abstention-qu-ils-craignent-massive-c-est-que-celle-ci-aurait-valeur-d-122410967.html

 

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Dossier boycott : "L'Union européenne, ennemi principal".

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

ob c7f20aa36dfa29f6b7d515d18cf99f7f boycott-ueDossier boycott :

"L'Union européenne, ennemi principal",

à jour au 5 février 2014

Mercredi 5 février 2014

Boycott des élections européennes, réponses aux objections : 9.- « L’abstention n’a jamais réussi à obtenir le moindre résultat politique »(05/02/2014 publié dans : Élections )
Sur le site du M'PEP : 9.- « Cela non seulement ne gênera pas les classes dominantes européennes, mais cela leur laissera même les mains libres » ; « Les classes dirigeantes ne font pas attention ...

UNION EUROPÉENNE: opération propagande en vue des élections (05/02/2014 publié dans : CE QUE DIT LA PRESSE )
Sur Diablo : L’eurosepticisme monte en Europe en dépit de la propagande assénée par les media officiels. Austérité sans fin voulue et décidée en dehors de tout débat démocratique, carcan monétaire ...

Boycott des élections européennes, réponse aux objections : 8.- « C’est rendre un grand service au FN, c’est irresponsable pour cette raison » (04/02/2014 publié dans : Élections )
sur le site du M'PEP 8.- « C’est rendre un grand service au FN, c’est irresponsable pour cette raison » Résumé C’est exactement le contraire ! Le boycott des élections européennes servira aussi à ...

Boycott des élections européennes, réponses aux objections : 7.- « Il vaut mieux fédérer les forces opposées à l’eurolibéralisme ... »(03/02/2014 publié dans : Élections )
Sur le site du M'PEP 7.- « Il vaut mieux fédérer les forces opposées à l’eurolibéralisme, ou à défaut aider à choisir en leur sein. C’est un moyen pour compter les forces des mouvements ...

Boycott des élections européennes, réponses aux objections 6.- « C’est une stratégie gauchiste qui renonce au combat électoral. Ce n’est pas une stratégie active » (02/02/2014 publié dans : Élections )
6.- « C’est une stratégie gauchiste qui renonce au combat électoral. Ce n’est pas une stratégie active » ; « Les gens sont dépolitisés et s’abstiennent massivement. Il faut inverser ce processus, ...

Boycott des élections européennes : réponse à l'objection 5.- « Le combat est désormais essentiellement médiatique, seuls les députés ont accès aux médias ... » (01/02/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )
Sur le site du M'PEP 5.- « Le combat est désormais essentiellement médiatique, et de toutes les forces anticapitalistes, seuls les députés élus arrivent à avoir un accès aux médias de masse afin ...

Boycott des élections européennes. Réponse aux objections 4.- « Il faut constituer un groupe parlementaire euro-critique. Il faut y faire entendre notre voix » (01/02/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )
Sur le site du M'PEP 4.- « Il faut constituer un groupe parlementaire euro-critique. Il faut y faire entendre notre voix » Résumé Quand une institution est illégitime, il ne faut pas y participer, ...

Boycott des européennes, réfutation de l'objection N°3 - " Le parlement européen est peu efficace, mais il faut y être représentés".(31/01/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )
3.- « Le parlement européen est peu efficace, mais il faut néanmoins que les antilibéraux puissent y parler et y être représentés. C’est aussi une source de fonds pour les députés et partis ...

Boycott des élections européennes : réponse aux objections 2.- " L’UE est légitime puisqu’issue de traités signés et ratifiés ..."(31/01/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )
Sur le site du M'PEP 2.- « L’UE est légitime puisqu’issue de traités signés et ratifiés, ce n’est donc pas respecter la démocratie que de la déclarer illégitime et appeler au boycott de son ...

L’Initiative : Déclaration des partis communistes et des travailleurs pour le développement de la lutte des classes lors des élections européennes (30/01/2014 publié dans : Élections )
Envoyé par Alain Rondeau : Voici la déclaration des partis et organisation de L’Initative dont le PRCF est membre adopté ce 29 janvier 2014 au sujet des élections européennes de mai 2014. Cette ...

Boycott des européennes, réfutation de l'objection N°1. « Ce n’est pas démocratique, ou républicain, de ne pas voter, et pire, d’appeler au boycott d’une élection ». (30/01/2014 publié dans : Élections )
Source : M'PEP BOYCOTT DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES : RÉPONSES AUX OBJECTIONS Résumé Il n’existe pas de principe selon lequel une élection, par elle-même, par nature, serait démocratique, ...

Sortir de l' EURO : Questions fréquemment posées [Jacques Sapir] (30/01/2014 publié dans : Economie )
Sur Diablo : Le débat sur une sortie, ou sur dissolution, de l’Euro suscite un certain nombre de questions qui reviennent de manière récurrente. On en aborde dans la note qui suit quelques unes de ...

BOYCOTT DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES : RÉPONSES AUX OBJECTIONS (26/01/2014 publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste )
Sur le blog du M'PEP BOYCOTT DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES : RÉPONSES AUX OBJECTIONS 1.- « Ce n’est pas démocratique, ou républicain, de ne pas voter, et pire, (...) 2.- « L’UE est légitime ...

BOYCOTTER les ELECTIONS EUROPÉENNES : un acte éminemment citoyen ! Rendez-vous au Falstaff, Paris-Bastille, samedi 25 janvier 2014 à 16h.00 (23/01/2014 publié dans : Initatives et rendez-vous )
Sur le blog de Jean Lévy : INFO REPRISE SUR LE BLOG DE DIABLO : Commun Commune BOYCOTTER les ELECTIONS EUROPÉENNES : un acte éminemment citoyen ! Rendez-vous à Paris-Bastille, samedi 25 janvier ...

Pourquoi il faut boycotter les élections européennes de mai 2014 [Denis Collin] (08/01/2014 publié dans : Élections )
lu sur el Diablo : POURQUOI IL FAUT BOYCOTTER LES ELECTIONS EUROPEENNES DE MAI 2014 Par Denis Collin, philosophe, animateur de « PHILOSOPHIE ET POLITIQUE » et de « La Sociale », texte diffusé par ...

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-dire-non-a-leur-projet-europeen-en-vous-abstenant-le-25-mai-prochain-toutes-les-raisons-du-boycot-122411213.html

 

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"Ils" (Medef et gouvernement) veulent "détricoter la sécurité sociale" avant de la privatiser au bénéfice des sociétés d'assurance. Par le Front Syndical de Classe

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale

Vendredi 7 février 2014     

Front Syndical de Classe

 

Tract CGT du Conseil général des Ardennes

 

CGT Ardennes

 

« La protection sociale, c’est environ 650 milliards d’euros de dépense par an. Il y a notamment deux postes qui pèsent sur le travail de manière absurde : la famille et la maladie. La famille, c’est 36 milliards d’euros qu’il faut transférer (…) La maladie, c’est aussi un poste qui pourrait être revu. Le Président de la République a parlé d’abus de la protection sociale. Il a voulu montrer qu’il n’y a pas de dogme. Là, j’ai applaudi, il faut  y aller. L’important, c’est d’enclencher le processus, c’est d’y croire et de le faire avec les partenaires sociaux. » 

Pierre Gattaz, président du Medef dans une interview au journal le Monde du 4 janvier 2014.


Le président du Medef s’est engouffré dans la brèche ouverte par le « pacte de responsabilité » proposé par Hollande dans ses vœux de nouvel an. « Moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités [des entreprises] et, en contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social » avait-il affirmé, annonçant sa volonté de « réduire la dépense publique » et, concernant la Sécurité sociale, d’en « terminer avec les excès – nous les connaissons –et les abus »…«   Maintenant, il faut passer de la parole aux actes, exige Gattaz. Ce pacte, on peut le faire avec le gouvernement s’il engage de vraies réformes » et, en syndicaliste de lutte de classe (bourgeoise), il formule la plateforme revendicative chiffrée du Medef : réduction de 100 milliards d’euros de « dépense publique » répartie entre 50 milliards de réduction des cotisations sociales et 50 milliards de réduction d’impôts pour les entreprises, s’ajoutant bien sûr au 20 milliards déjà accordés par le gouvernement au titre du « pacte de compétitivité » !


Depuis la création de la Sécurité sociale en 1945, les patrons rêvent d’être libérés de cette contrainte « absurde » qui les oblige à renoncer à une partie de leurs profits pour financer des droits fondamentaux pour les salariés : continuer à toucher son salaire, même quand on est dans l’incapacité de travailler, accéder aux meilleurs soins, avoir les moyens d’élever ses enfants, pouvoir vivre décemment sa retraite.

 

Au nom de la défense de l’emploi, le gouvernement s’apprête à donner satisfaction aux patrons. Mais qui peut aujourd’hui croire à la fable du Medef selon laquelle les baisses de salaires et de cotisations sociales d’aujourd’hui permettront de créer les emplois (au rabais) de demain ?

Depuis 40 ans, les patrons font la même promesse.

Mais si les profits ont bien augmenté, ils ont d’abord servi à accroître les dividendes des actionnaires, sans endiguer ni le chômage ni les plans de licenciements.

 

L’appétit du Medef et du patronat s’aiguise au fil des reculs du gouvernement converti au dogme de la « baisse du coût du travail », et de l’absence de riposte des organisations syndicales enlisées dans le « dialogue social ». À l’approche de nouvelles échéances, déterminantes, il est urgent pour le mouvement ouvrier de se ressaisir et de reprendre l’initiative.


Secu  

 

Réduire « les charges sociales », c’est diminuer nos salaires. Une partie du salaire nous est payé directement et une autre est versée sous forme de cotisations sociales aux caisses de Sécurité sociale et à Pôle emploi afin de faire face aux aléas de la vie : maladies, accidents du travail, charges familiales, chômage et  pour les retraites. Pour ces raisons, elle est appelée salaire socialisé.

Les cotisations sociales sont bien entendu, comme le reste du salaire, une « charge » pour les patrons. Ils cherchent toujours à limiter la part salariale, pour augmenter celle des profits. Pour le salarié, les cotisations sociales sont au contraire un élément de sa rémunération, même s’il n’en bénéficie que dans certaines circonstances. Baisser le coût du travail, c’est tout simplement baisser les salaires… mais bien sûr ni le patronat, ni le gouvernement, ni les grands médias n’ont envie de le dire.

 

Il est indispensable de défendre le salaire socialisé. Notre force de travail créée de la richesse. La mesure de cette richesse est la valeur ajoutée (le total des valeurs ajoutées = le PIB) Sa répartition : Salaire total = le salaire brut + la part « patronale » des cotisations (« les charges sociales » selon le patronat) + le profit (la plus-value). Les deux parties du salaire : salaire net + salaire socialisé (= les cotisations sociales composées de la part « salariale » et de la part « patronale »)

 

Depuis 65 ans, le patronat veut remettre en cause le financement de la sécu par la cotisation sociale, cela pour deux raisons :

  •  ce mode de financement ampute le profit et permet de répondre à des besoins sociaux sans accumulation financière préalable. Ce sont les cotisations sociales d’aujourd’hui, prélevées sur la richesse produite, qui financent les prestations sociales d’aujourd’hui.
  •   le salaire socialisé repose sur une logique opposée à celle du capitalisme.

La valeur de la force du travail sur laquelle se fonde le salaire obéit aux lois du marché capitaliste. Mais la redistribution du salaire socialisé repose sur des critères anticapitalistes qui préfigurent la logique socialiste « à chacun selon ses besoins », en rupture avec le dogme libéral qui prétend que le sort de chacun serait fonction de l’effort individuel…


Le patronat et les gouvernements pourfendent l’impôt quand il s’agit de mettre à contribution les plus fortunés. Ils sont les premiers à vouloir imposer un nouvel impôt, quand il s’agit de taxer les salariés, les retraités, les chômeurs et d’exonérer le patronat de toute responsabilité dans le financement de la protection sociale… L’évolution de la structure du financement depuis le début des années 1990 est le reflet du recul du rapport de forces et des évolutions politiques et syndicales depuis les années 1980-1990.


Voici comment s’effectue le financement de la sécu (régime général) :

  •   Par la cotisation sociale : 96,9 % en 1980 et 58,4 % en 2012*
  •   Par la CSG : 0 en 1980 et 20,4 % en 2012*
  •   Par d’autres impôts et taxes : 2 % en 1980 et 13 % en 2012*
  •   Par les transfert (principalement la compensation par l’État des exonérations de cotisations « patronales ») : 6,3 % en 2012*

(* Source : les chiffres clés de la sécu en 2012)


La contribution sociale généralisée (CSG) est le principal instrument de fiscalisation de la sécu. Elle a été créée par Michel Rocard en 1990 qui en même temps fondait le RMI, et écrivait le Livre blanc sur les retraites, socle des contre-réformes mises en œuvre les décennies suivantes.

Elle s’inscrit dans une contre-réforme globale et cohérente de la sécu, notamment le développement des prestations d’assistance dites de « solidarité nationale », le FSV (Fonds de solidarité vieillesse), la CMU, le RSA… financés largement par l’impôt. Cela parallèlement au recul des remboursements maladie et des pensions de retraite financées par la cotisation sociale.


La transformation de la cotisation « salariale » en CSG a été neutre pour les salariés car elle n’affectait pas le salaire net. Mais ce ne sera pas le cas des prochaines augmentations de la CSG. En effet, la part salariale de la cotisation maladie a été progressivement réduite au profit de la CSG, et n’est plus que de 0,75 % du salaire brut. Elle est donc presque asséchée. Et la branche famille est financée uniquement par des cotisations « patronales ».

Le transfert du financement de la cotisation en CSG se fera donc au bénéfice des employeurs, puisqu’il concernera la cotisation « patronale ». Les exonérations des cotisations « patronales », réductions et abattements d’assiette applicables à la sécu, sont un manque à gagner au total de quelques 52 milliards d’euros, dont 21 milliards pour les seuls « allègements de charges » sur les bas salaires !

Les seules exonérations se montent à 27,6 milliards d’euros, dont 90 % sont compensés par le budget de l’État, donc par nos impôts. C’est une autre modalité de sa fiscalisation.


La nature du financement de la sécu est une question politique majeure, et non une question de réponse pragmatique au financement de la protection sociale. C’est une bataille fondamentale entre le travail et le capital pour l’appropriation de la richesse produite.


État : 275 milliards (recettes fiscales) de recettes totales
 

Sécurité sociale : 441 milliards de recettes totales / 245,7 milliards de cotisations sociales
 

Protection sociale : 633,1 milliards de recettes totales / 354 milliards de cotisations sociales


Les recettes de la Sécurité sociale représentent près d’1/5 du PIB. Celle de la protection sociale (sécu, Pôle emploi, retraites complémentaires, aides sociales des départements) représentent 1/3 du PIB. L’enjeu pour le patronat est à terme de ne plus acquitter les milliards d’euros de cotisations sociales, un budget plus important que celui de l’État. Ces sommes échappent largement aux circuits financiers et sont redistribuées directement à la population. Pour les capitalistes, c’est insupportable !

Fiscaliser aurait pour conséquence le retour à une couverture minimum pour les plus pauvres, payée par une fiscalité de plus en plus lourde, et pour celles et ceux qui auraient les moyens, le recours aux assurances privés et aux fonds de pensions.

 

Fiscaliser,

 

c’est saper les fondements de

 

la

 

sécu !

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-ils-medef-et-gouvernement-veulent-detricoter-la-securite-sociale-avant-de-la-privatiser-au-be-122411329.html

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La mort dans l'âme. Chronique de Daniel Schneidermann du 6 février 2014.

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média

original_58543_140x105.pngchronique le 06/02/2014 par Daniel Schneidermann

La mort dans l'âme

Réponse d'un idiot à Patrick Cohen

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Décidément, les temps sont chauds. Après un site de traqueurs de sionistes, qui nous accuse d'être à la solde du sionisme international, voici que surgit de l'autre extrémité de la scène une accusation symétrique du matinalier de France Inter Patrick Cohen : je suis le chef d'orchestre des dieudonnistes. Leur "'idiot utile". Quand Dieudonné et Soral sont en panne d'inspiration pour leurs vidéos, hop, ils plongent dans @si, ou dans mes chroniques de Libé, et les voilà requinqués, repartis pour un tour.


Bref, voici un scoop. Vous êtes ici, sur ce site, dans un repaire assez unique en son genre : chez les dieudo-sionistes.


Il a fallu à Patrick Cohen, 324 jours pour trouver ça. Ca valait le coup. 324 jours pour se rendre compte que j'étais "un de leurs héros". Il faut croire qu'ils ont l'adoration discrète.

 

Je ne vais pas perdre de temps à me défendre. La production de ce site parle pour moi. Notre dossier Dieudonné est là. Nous l'avons créé très tard (le 29 décembre dernier, et la mort dans l'âme. Je m'en suis expliqué). Parcourez-le. Lisez notre enquête d'idiots utiles sur le pedigree judiciaire de Dieudonné ou sur le business de la quenelle. Regardez, sur le plateau, le cuisinage d'un jeune fan de Dieudonné, qui refuse obstinément de reconnaître l'antisémitisme de son idole. Regardez les chroniques au vitriol de Didier Porte. Pas seulement celle que Cohen a soigneusement sélectionnée. Mais aussi celle-ci, ou celle-ci. Si on voulait, comme il nous en accuse élégamment, draguer l'abonné dieudonniste, on aurait pu mieux s'y prendre. Mais j'oubliais : on est idiots.

 

Prudemment, d'ailleurs, vous vous gardez bien, Patrick Cohen, d'évoquer @si. Vous vous concentrez sur ma chronique du 17 mars 2013 dans Libé. Et donc, 324 jours plus tard, vous me reprochez, à l'égard de Dieudonné et Soral (tiens, où sont d'ailleurs passés Ramadan et Nabe, que vous citiez aussi à l'époque ? Toujours des "cerveaux malades" ?), des formulations euphémisantes. J'ai écrit que Soral était "un publiciste inclassable". OK, j'admets. Le "inclassable" sur Soral était absurde. Soral : affaire classée.

Mais je vais vous dire : ça ne change rien au fond. A la seule question qui compte : le procès que vous avez fait à Frédéric Taddeï d'inviter sur son plateau les affreux, les "cerveaux malades", comme vous dites, et qui est à l'origine de notre micro-polémique, était-il professionnellement justifié ?

A mes yeux, non.


Je crois que le rôle d'un journaliste, c'est de de tenter d'appréhender et de montrer toute la réalité. Même celle qui lui déplait. Même la réalité désespérante. Même la réalité nauséeuse. Non, elle n'est pas belle, la France des dieudo-soraliens. Mais la France d'aujourd'hui, ce ne sont pas seulement les puissants et les sachants. La France, ce ne sont pas seulement les ministres, les corps constitués, et les intellectuels labellisés, qui se succèdent bi-quotidiennement à votre micro, de matinale en access prime time, en un ballet immuable (j'apprends d'ailleurs que vous allez élargir le cercle, que vous allez inviter l'économiste anti-euro Jacques Sapir. Quelle audace ! Savez-vous que Moscovici vient de le taxer d'être d'extrême-droite ? Etes-vous bien certain qu'il n'est pas, lui aussi, un cerveau malade, un idiot utile de quelque chose ? N'est-ce pas un peu imprudent ? Réfléchissez bien.)

 

La France que nous devons regarder en face, c'est aussi ce jeune dieudonniste sur notre plateau, que l'on place devant l'odieuse sortie de Dieudonné vous envoyant aux chambres à gaz, et qui non, vraiment, ne voit pas le problème, c'est juste de l'humour, voyons. Cette France-là, il nous appartient, oui, de la regarder en face, de la sonder sans fin, de la révéler à elle-même et aux autres. Pour un reporter, ça veut dire : aller les voir. Pour un animateur d'émission : les inviter. La mort dans l'âme.

 

L'ironie de cette polémique, c'est que je n'ai jamais invité, moi non plus, ni Dieudonné, ni Soral, et les dieudonnistes de notre forum nous le reprochent assez, idiots qu'on est décidément. Ni à l'époque de France 5, ni depuis 2008 sur ce site. Non pas que je me l'interdise. A l'époque où arrêt sur images était encore sur France 5, je refusais, comme vous, d'être la porte d'entrée de ces discours-là dans le débat public. Je raisonnais en journaliste des anciens medias.

Aujourd'hui, on a changé de monde. Pour le meilleur et le pire. On est dans une Terra Incognita, dont je reconnais qu'elle peut sembler terrifiante. Où la moindre video de Dieudonné ou de Soral sur YouTube totalise dix fois, vingt fois plus de vues que les émissions d'@si. Où Dieudonné remplit les salles (avec l'aide remarquable de Manuel Valls et, je pense, la vôtre). Où les cerveaux malades ont sans doute, dans leur champ étroit, bien davantage d'influence que moi, et même que vous, du haut de vos estrades de la radio et de la télé publiques. Et il faudrait se boucher les yeux ? Rien regarder, rien écouter, rien tenter de comprendre ?

Et pourtant, à @si, nous ne les avons toujours pas invités. Pour plusieurs raisons. D'abord, tout simplement, parce que...leur champ reste un champ étroit. La polarisation périodique du débat public autour de leurs figures et de leurs thèmes : quel gaspillage d'énergie ! Comme si la question de l'antisémitisme ou de l'antisionisme étaient les questions centrales de la France aujourd'hui, davantage que l'évasion fiscale, la disparition de l'emploi industriel, le maintien ou non de l'euro, le réchauffement planétaire, la dissolution de la vie privée, la marchandisation des données, l'espionnage américain, la révolution numérique sous tous ses aspects, et je pourrais allonger la liste.

En outre, je l'avoue aussi, je ne saurais trop, sur un plateau, comment leur faire cracher leur vérité enfouie. Entre l'interview- interrogatoire et l'interview-accouchement, entre les écueils symétriques du trop agressif et du trop à l'écoute, je crains de ne pas trouver l'angle d'attaque, outre que j'ai passé l'âge de jouer à cache-cache. Mais je n'en suis pas fier. C'est une lacune. Mes compétences d'animateur trouvent ici leurs limites. Si d'autres animateurs de débats plus doués que moi s'en chargent, et y réussissent, je crie bravo. Voilà pourquoi il n'était pas correct de reprocher à Taddeï de le faire. Invitant les "cerveaux malades" (et pour peu évidemment qu'il leur porte la contradiction nécessaire, et pertinente, qu'il les accouche avec sagacité de leurs impasses et de leurs non-dits, comme on devrait le faire avec tous les invités), il fait le job. Ce job que ni vous ni moi ne faisons.

Voilà. Vous noterez que je viens de vous répondre, Patrick Cohen, comme si votre papier de L'Obs était, à mon égard, une critique acceptable. Je suis décidément un gentil garçon. Car acceptable, il ne l'est pas. Vous ne me reprochez pas seulement de vous avoir critiqué. Vous me reprochez de vous avoir critiqué en tant que Juif. "Le Juif Cohen", glissez-vous au détour d'une phrase. Et ça, cette manière de brandir son étoile jaune en bouclier, je vous le dis, c'est infâme. Qui vous a mis en cause "en tant que Juif", Patrick Cohen ? Trouverez-vous sous ma plume une ligne vous autorisant cette grotesque imputation larvée d'antisémitisme ? Et alors, pourquoi ne pas avoir porté plainte, comme France Inter l'a fait, à raison, contre Dieudonné ? Relisez-moi. Aucune autre critique que professionnelle. De journaliste à journaliste. "Que savez-vous de moi ?" demandez-vous. Rien. Rien d'autre que ce que vous montrez, dites et écrivez dans l'espace public, C'est mon seul matériau. Que des obsessionnels s'en emparent ensuite, je le constate comme vous, la mort dans l'âme encore une fois, mais c'est la règle, on la connait, et celà ne doit nous conduire, journalistes, à aucune autocensure, ni aucun aveuglement.

Tribune de Patrick Cohen

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Patrick Cohen accuse Schneidermann d’avoir «nourri la haine antisémite» à son égard.

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média

Patrick Cohen accuse Schneidermann d’avoir «nourri la haine antisémite» à son égard

AFP 5 février 2014
Le journaliste Patrick Cohen à la Maison de la radio le 28 août 2013 à Paris.

Le journaliste Patrick Cohen à la Maison de la radio le 28 août 2013 à Paris. (Photo Lionel Bonaventure. AFP)

 

Le journaliste de France Inter, pris pour cible par Dieudonné, qualifie dans une tribune son confrère de «héros des dieudonnistes».

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé mercredi le patron du site Arrêt sur Images Daniel Schneidermann d’avoir «nourri la haine antisémite» à son égard en publiant en mars 2013 une chronique intitulée «la liste de Patrick Cohen».

Sur le même sujet.

 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiquait Patrick Cohen pour avoir reproché à Frédéric Taddeï d’inviter dans son émission sur France 2 Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, des «proscrits» qui «ont dit des choses désagréables sur les juifs, Israël, ou le sionisme».

Les mois suivants, le polémiste Dieudonné avait dans son spectacle repris l’idée que Patrick Cohen avait une liste noire et disait regretter la disparition des chambres à gaz. Cette phrase a déclenché fin décembre l’ouverture d’une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a ensuite été interdit dans plusieurs villes.

Fachosphère

En réponse à Daniel Schneidermann, dans une tribune mercredi sur le site du Nouvel Observateur, Patrick Cohen l’accuse d’être devenu un «héros des dieudonnistes». «C’est bien votre chronique de Libération qui met le feu à la "fachosphère", ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi», écrit Patrick Cohen.

En outre, l’animateur de la tranche matinale de France Inter se déclare «effaré et meurtri» par un récent sketch de l’humoriste Didier Porte, sur le site d’Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah : «Si Cohen est indigné, c’est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants». «C’est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires», s’indigne Patrick Cohen.

Interrogé mercredi par l’AFP, Daniel Schneidermann a jugé ces attaques «infâmes» en soulignant que sa critique de mars 2013 était strictement professionnelle, en promettant d’y répondre plus longuement sur son site jeudi. Il a estimé que Didier Porte était un humoriste et qu’il n’avait pas de commentaires à faire sur son billet.

AFP
http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/02/05/patrick-cohen-accuse-schneidermann-d-avoir-nourri-la-haine-antisemite-a-son-egard_978224
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[Traduction exclusive] Risque de blocage du sauvetage de l’Europe du Sud par la Cour Constitutionnel allemande. Le blog d'Olivier Berruyer.

7 Février 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

[Traduction exclusive] Risque de blocage du sauvetage de l’Europe du Sud par la Cour Constitutionnelle allemande

 

Je vous propose cette traduction de cet article d’Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph du 28/01/2014, qui revient sur un sujet pour moi majeur pour la survie de l’euro.

Nous avons déjà évoqué dans ce billet l’étape 1 de ce contentieux de la Bundesbank contre la BCE (tout va bien !!!). Le jugement avoir été annoncé pour septembre 2013, et semble avoir été décalé vers avril 2014.

Je pense que c’est comme ça que mourra l’euro – par les juristes allemands -, à cette occasion ou à une ultérieure…

Il existe un risque de plus en plus important que la Cour Constitutionnelle allemande restreigne sérieusement le plan de sauvetage par rachat d’obligations publiques pour l’Italie et l’Espagne, et ceci pourrait ranimer la crise de la dette européenne en empêchant la Bundesbank de participer au plan.

 

Le journal Frankfurter Rundschau rapporte que le verdict de la Cour a été reporté à avril à cause de la complexité de l’affaire et de sévères dissensions parmi les huit juges.

 

Plus l’affaire est repoussée et moins la Cour – ou Verfassungsgericht – est susceptible d’avaliser la requête du gouvernement allemand qui sous-tend la machinerie de sauvetage.

 

“C’est une situation potentiellement très sérieuse, particulièrement à un moment où les acteurs sont inquiets à propos des marchés émergents,” dit un expert proche du sujet. “Nous doutons que la Cour interdise carrément l’achat des obligations publiques, mais les sages pourraient demander des changements qui compliqueraient sérieusement la situation.”

 

Le plan de contingence de la BCE pour l’Europe du Sud – connu sous le nom d’OMT – n’a jamais été testé ou activé. La seule velléité de faire “tout ce qu’il faut” était suffisante pour calmer le marché des bonds en juillet 2012. Malheureusement, cet effet rhétorique marche dans les deux sens. Si les marchés commencent à douter que l’OMT existe vraiment, la confiance pourrait s’évaporer à nouveau.

 

Bank of America dit qu’il existe un risque “relativement élevé” que la Cour décide que l’OMT est illégal tel quel. “La Bundesbank pourrait être empêchée d’y participer,” dit l’analyste Tobias Blattner, de la banque allemande, dans un rapport.

 

Bien que la Verfassungsgericht n’ait aucun pouvoir sur la BCE, elle pourrait néanmoins forcer les institutions allemandes à retirer leur soutien aux opérations de l’UE, ce qui revient au même. La politique de sauvetage de la BCE perdrait alors toute crédibilité sur les marchés sans l’appui allemand.

 

Bank of America dit que la Cour n’est pas prête à complètement évacuer l’OMT, mais un jugement défavorable pourrait grandement renforcer les positions eurosceptiques en Allemagne et risquerait une nouvelle crise des dettes publiques. “La réaction du marché va dépendre des détails. Même dans un scénario extrême, nous nous attendons à ce que la BCE calme les marchés en annonçant des outils alternatifs,” dit-elle.

 

Dans une audition publique l’an dernier, cinq témoins experts ont soutenu que le plan de sauvetage de la BCE viole le traité de Lisbonne et la loi Constitutionnelle allemande, ou Grundgesetz. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, a déclaré que la BCE violait son propre mandat en se soumettant à un déclenchement “conditionnel” politique décidé par le parlement européen.

 

Une fuite du texte soumis par la Bundesbank à la Cour démontait systématiquement les arguments utilisés par le président de la BCE Mario Draghi pour justifier le plan, concluant que la BCE n’avait pas mandat pour maintenir la “composition actuelle de l’union monétaire” ou pour “sauver les États en crise”.

 

Le texte disait que l’OMT entraînait l’achat de mauvais obligations, violait l’indépendance de la BCE et provoquait un gros risque de forte pertes dans le cas “non improbable” que les États débiteurs soit exclus de l’union monétaire européenne.

 

Le Frankfurter Rundschau dit que ce serait un renversement “spectaculaire” des conclusions antérieures, si la Cour donnait son accord à n’importe quelle solution érodant l’indépendance de la BCE, et particulièrement sa conclusion phare sur le traité de Maastricht dans les années 1990.

 

Alors que la Cour allemande a approuvé, à chaque étape, tous les pas en avant dans l’intégration européenne, et a soutenu les mesures de sauvetage de l’euro, elle a imposé des restrictions qui réduisent considérablement la marge de manœuvre de Berlin.

 

La Cour a autorisé le sauvetage originel de l’union monétaire en 2011, mais a fondamentalement décidé que les pouvoirs budgétaires du Bundestag ne peuvent être aliénés à aucun corps supranational, tuant effectivement tout espoir de mutualisation de dette ou d’eurobonds.

 

Les juges ont rendu un verdict fracassant sur le traité de Lisbonne en 2009, rappelant à Bruxelles que les État-Nations sont les “maîtres des traités”, et non l’inverse.

 

Ceci a imposé des limites à l’intégration de l’UE, et mis au jour que de gros pans de souveraineté – en particulier le budget – “doivent rester pour toujours allemandes”. Dans un épique coup de semonce, il juge que l’Allemagne doit être prête à “refuser toute avancée dans la participation à l’UE”, si le cours des problèmes de l’Union commence à ronger la démocratie allemande.

 

Le président de la Cour, Andreas Vosskuhle, a déclaré que l’Allemagne a épuisé les possibilités d’intégration supplémentaires déjà permises par la constitution allemande. Si l’Allemagne souhaite faire des pas en avant vers l’union fiscale, elle doit s’équiper d’une “nouvelle Constitution”. Ce qui exigerait un référendum.

 

Les marchés ont supposé que la Verfassungsgericht était en train de bluffer, et qu’elle ne voulait au fond pas faire quoi que ce soit pour mettre en péril les plans de sauvetage de l’euro. Les dernières fuites de Francfort et Karlsruhe suggèrent que ce n’est pas forcément le cas.

 

Source : Telegraph

 


Pour les rêveurs qui pensent que ce ne serait pas l’intérêt de l’Allemagne de quitter l’euro (comme si le pays n’avait pas été excédentaire pendant 40 ans avec son mark..), un peu de realpolitik avec Patrick Arthus :

Sur des bases purement macroéconomiques, l’Allemagne devrait sortir de la zone euro :

 

Dernier point : si j’étais chancelier, et que je me préparait à la fin de l’euro, je me hâterait de créer un SMIC dans mon pays, pour que ma demande intérieure prenne le relais des exportations qui vont pâtir pendant quelques années de la sortie. Je dis ça, je dis rien…  ;)

 

Une Réponse.


Bon résumons, les Allemands ne font que ramener un peu à la surface, ce qui constitue le coeur (vide) de la vieille Europe, partie d’un continent riche de diversité et d’extrêmes différences, une cohabitation juste tolérée par un tourisme à la marge, une zone commerciale cahoteuse pour les multinationales, faite de région indépendantes les unes des autres. L’Europe n’est qu’une multitude de régions fortes, toutes fermées les unes aux autres. La libre circulation des personnes est un leurre, permettant juste un profit commercial pour les quelques plus gros au détriment du tissus économique de toutes ces régions.
Quel est le pouvoir de l’Union Européenne ? Tout et rien. C’est un régime totalitaire qui n’a l’accord d’aucun peuple, juste prendre des décisions politiques sans l’accord consultatif du peuple ne vaut rien, et ne sera pas reconnu dès lors que les contraintes dans le monde réel deviendront trop grandes, insupportables pour le plus grand nombre. => Dès lors qu’il n’y a aucun lien entre les différents peuples, l’Union Européenne est un corps creux, une luciole dans la ville … plus l’EU avance, plus elle présente d’inconvénients et de défauts cachés, irréparables !
Quel est la force de l’Euro ? Dès lors que la zone Euro n’arrive pas à une balance économique équilibrée, à l’interne comme à l’externe, l’Euro n’a aucune force, d’autant plus que les balances commerciales sont déficitaires. L’Euro est une monnaie déséquilibrée, génératrices de trop grandes dissensions entre les pays. Alors quoi, quel est l’avantage de l’Euro, même la comparaison directe des prix n’a aucune importance, dès lors que les conditions locales ont trop de disparité … et ce ne sont pas les multinationales qui sont gênées par les taux de change entre les différentes régions du globe.
Alors comment sortir de l’ornière et trouver un chemin qui mène à un avenir supportable pour l’ensemble des communautés ? Je n’ai pas de réponse, mais on ne peut pas trouver quelque réponse que ce soit, ni dans l’EU actuelle, ni dans la monnaie unique actuelle … Tout le système devrait être revu de fond en comble en tenant compte de tous les paramètres futurs, mais rien, absolument rien n’en prend le chemin à cette échelle, il n’y a que de petits réseaux locaux qui prennent ce genre d’initiatives, alors inutile d’attendre quoi que ce soit de cette communauté Européenne qui n’existe pas !



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