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Le blog de Lucien PONS

Articles récents

Du temps où les Rothschild n'avaient pas peur de dire la vérité.....par Jean LEVY

7 Mai 2017 , Rédigé par Jean Lévy

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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De qui Macron est-il le nom? Par Julia Cerisi

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Le fascisme, #l'horreur économique

De qui Macron est-il le nom? Par Julia Cerisi

Ahahah ! Les medias jubilent : de bout en bout ils ont pianoté sur l'électorat , montant un curseur ici, descendant une voix par là, pilotant avec dextérité l'opinion publique,qui, on le sait, depuis l'étude d'Etienne Chouard sur l'élection de 2012 ,est corrélée à 98% aux temps de passage télé. Donc, sur les plateaux ,un candidat est bien reçu ou adulé quand on veut faire monter le curseur, mais sitôt le score maximum autorisé , on déclenche l'orage et la foudre s'abat sur le candidat; on l'a vu avec Jean-Luc Melenchon, après une période de paix angélique et attentive, le voilà tout soudain accusé d'être Chavez/ Poutine / Castro et autres diableries . Mais nous sommes au deuxième tour, et il est nécessaire de faire gagner Macron, candidat adoubé des multinationales, des banques, de Jean-Claude Juncker et de Tata Merkel , et même, suprême transcendance , voix divine descendue du ciel , de Barack Obama : votez Macronne ,

et vive la France !
Sur cet artistique equalizeur médiatique, il faut également baisser le curseur de la blonde, et sur elle déclencher l'orage, la dépeindre en noire Madone diabolique, car 20% d'écart ne suffit pas, il faut qu'en grande pompe "Macronne" soit sacré ROI ! Et tout le bon peuple de voter la bouche en coeur pour la Sainte blancheur de l'Ange, en réalité pourfendeur du contrat de travail, chantre de la précarité et futur sabreur des retraites - bien sûr, ça fait plaisir à la Commission, le grand Mammamouchi Juncker sera content, et la GOPE satisfaite.
L'oligarchie et ses fortunes ont un bel avenir, et vous petits Français la bouche en coeur ,vous aurez été pilotés d'un bout à l'autre par le dosage savant des curseurs médiatiques. Ainsi va la saga de l'élection.
 
Amen.
Julia, 06.05.2017
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Dimanche, à 20heures, il sera trop tard !, par Jean LEVY

6 Mai 2017 , Rédigé par Jean Lévy

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La Commission européenne engage une procédure d’infraction contre l’Autriche pour des mesures anti-dumping social. Par Laurent Dauré dans le journal "RUPTURES".

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #l'horreur économique

La Commission européenne engage une procédure d’infraction contre l’Autriche pour des mesures anti-dumping social. Par Laurent Dauré dans le journal "RUPTURES".

RUPTURES N°65 N° du 26 avril 2017 S'ABONNER
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Dans un communiqué de presse daté du 27 avril, la Commission européenne a annoncé qu’elle engageait le même jour « une procédure d’infraction contre l’Autriche concernant l’application de la loi autrichienne visant à lutter contre le dumping social et salarial dans le secteur du transport routier ».

Vous avez bien lu, Vienne est poursuivi pour avoir mis en place des mesures protectrices, la Commission estimant que « cette pratique limite le marché intérieur de l’UE de manière disproportionnée ».

Voici comment l’institution suprême de l’UE justifie la procédure d’infraction : « Tout en soutenant pleinement le principe du salaire minimum national, la Commission estime que l’application de la législation autrichienne à toutes les opérations de transport international comportant un chargement et/ou déchargement effectué sur le territoire autrichien constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de services ainsi qu’à la libre circulation des marchandises. »

Le 31 janvier dernier, les ministres des Transports de neuf pays de l’UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Norvège et Suède) avaient signé une « alliance du routier » pour tenter de lutter contre la concurrence déloyale dans le secteur. Dans le viseur, des États comme la Pologne, la Bulgarie ou la Lituanie, dont les normes sociales et salariales basses font pression sur la rémunération et les conditions de travail des conducteurs de l’Ouest (notamment en ce qui concerne les temps de conduite et de repos). Varsovie, soutenu par dix autres pays, avait protesté contre les « règles disproportionnées » imposées par la France et l’Allemagne en matière de salaire minimum. La Commission leur avait donné raison.

Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, avait motivé ainsi l’initiative commune anti-dumping : « Si nous ne faisons rien, les réactions seront nationales et nous n’en voulons pas. L’Europe ne se construit pas sur la loi de la jungle et le dumping social. Cela nourrit le populisme. » Toujours l’argument de la montée du « populisme » et des risques que celle-ci fait peser sur la précieuse construction européenne…

En juin 2016, la Commission avait ouvert une procédure d’infraction contre la France, comme elle l’avait fait contre l’Allemagne en 2015. Les procédures sont toujours en cours. Les professions de foi européenne ne paient décidément pas. Le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, avait plaidé : « On nous a reproché le protectionnisme. Ce n’est pas fondé. » C’est aujourd’hui au tour de l’Autriche de goûter au bâton bruxellois.

Comment les réformateurs – plus ou moins sincères – de l’UE espèrent-ils contraindre onze pays membres de l’UE, soutenus par la Commission, à renoncer aux avantages que leur procure la dérégulation dans le secteur du transport routier ?

La Commission, comme les traités le lui permettent, s’ingère donc dans les affaires intérieures d’un État, exigeant un changement de législation. Vienne, qui essaie simplement de protéger les chauffeurs routiers (autrichiens mais pas seulement) contre la pression salariale et sociale à la baisse qu’impose la libre circulation des services et des marchandises, se voit sèchement rappeler à l’ordre par Bruxelles.

Le maître remet les subordonnés à leur place, violence symbolique que le langage bureaucratique a tendance à euphémiser : « après un échange d’informations avec les autorités autrichiennes et une analyse juridique approfondie des mesures prises par l’Autriche, la Commission a décidé aujourd’hui d’adresser à cette dernière une lettre de mise en demeure. Cette lettre constitue la première étape de la procédure d’infraction. Les autorités autrichiennes ont maintenant deux mois pour répondre aux arguments présentés par la Commission dans sa lettre de mise en demeure. »

Le communiqué de presse a le mérite d’exposer la réalité crue du fonctionnement de l’UE : « en tant que gardienne des traités, [la Commission] doit […] veiller à ce que l’application des mesures nationales soit parfaitement compatible avec le droit de l’UE, et tout particulièrement la directive sur le détachement des travailleurs (directive 96/71/CE), l’acquis en matière de transports, les libertés garanties par les traités et notamment le principe de libre circulation des services et des marchandises, ainsi que le principe de proportionnalité. »

Les quatre piliers de la libre circulation (capitaux, marchandises, services et main-d’œuvre) sont non négociables quand on appartient à l’Union européenne. En fait, ils sont l’Union européenne. Ils font partie de ce qu’on appelle « l’acquis communautaire », l’effet cliquet auquel recourt la construction européenne depuis ses débuts garantit qu’aucune entorse majeure au dogme néolibéral ne soit possible. Accepter de rester dans le cadre de l’UE, c’est nécessairement accepter la quadruple libre circulation et ses conséquences sociales.

Une modification significative des traités européens réclamant l’unanimité des États membres (cf. l’article 48 du TUE), on en conclut aisément que tous les projets d’ « autre Europe » sont condamnés à l’échec. En effet, comment les réformateurs – plus ou moins sincères – espèrent-ils, dans le cas présent, contraindre onze pays membres de l’UE, soutenus par la Commission, à renoncer aux avantages que leur procure la dérégulation dans le secteur du transport routier ?

Laurent Dauré

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"il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens" Junker

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L’horreur Macron. Par Jacques Sapir

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique

L’horreur Macron. Par Jacques Sapir

Sécessions

Cette campagne électorale se termine. Elle fut révélatrice, dans le comportement d’une certaine presse, de ce que la société française a de plus hideux. Le résultat de l’élection présidentielle ne fait désormais guère de doutes. M. Emmanuel Macron sera, selon toutes probabilités, élu le 7 mai au soir. Mais, cette campagne va laisser des traces profondes. Le pays est profondément divisé et n’arrivera pas à s’unir sous ce nouveau Président. Des pans entiers de la population sont entrés, ou sont sur le point d’entrer, en sécession. Christophe Guilluy a d’ailleurs bien analysé le désastre de cette bien-pensance soi-disant antifasciste qui ne sert que de couverture aux intérêts des puissants[1].

 

L’horreur Macron

Les deux candidats portent une responsabilité évidente dans cet état de fait. M. Emmanuel Macron, tout d’abord, qui par son arrogance combinée à son insignifiance, s’avère être un produit de ce que l’on appelle le « système », vendu aux électeurs comme l’on vend un paquet de lessive (selon Michel Onfray) ou une pâtisserie trop grasse et trop sucrée, aux consommateurs dans un supermarché. Il a porté très haut la barre de l’indécence en matière de récupération mémorielle, et durablement endommagé la mémoire historique qu’il convient de préserver. Son erreur sur le chômage de masse lors du débat du 3 mai à la télévision est en réalité exemplaire. En prétendant que la France est la seule touchée par le « chômage de masse », en oubliant la situation de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, il dévoile en réalité sa pensée. Ces pays ne sont plus considérés comme frappés par le chômage, parce qu’ils ont mis en place, que ce soit volontairement ou contraints et forcés, des politiques de « réforme du marché du travail ». Que ces politiques aggravent en réalité la situation à laquelle elles étaient censées remédier constitue l’erreur de fond que recouvre cette erreur de forme.

Sur le fond donc, tout a été dit de ce que représente le projet d’Emmanuel Macron, sa soumission profonde au néo-libéralisme et au culte de l’Union européenne, ses aspects rétrogrades sous des masques faussement modernes. Cet homme est bien le produit, comme l’a rappelé Aude Lancelin, d’un putsch silencieux du CAC-40, même si Aude Lancelin ne décrit que très imparfaitement les mécanismes et les ressorts de ce putsch[2]. Autour de lui se rassemblent tous les politiciens qui ont échoué depuis ces vingt ou ces trente dernières années. Il a été incapable d’entendre ce que lui disaient les français qu’il a rencontrés. Muré dans ses certitudes, droit dans ses bottes comme le veut l’expression, ce Président par défaut qui s’annonce sera un profond facteur de division et une cause de sécessions parmi les français. Comme le dit et l’écrit François Ruffin il sera haï à peine que d’être élu et ne bénéficiera d’aucun état de grâce[3].

 

L(’ir)responsabilité de Marine le Penn

Mais, Mme Marine le Pen porte aussi une grande part de responsabilité dans cette situation. Elle s’est révélée incapable de porter son programme, et ce quelles que soient les critiques que l’on pouvait y faire par ailleurs. Ce programme avait une cohérence et, par ses revirements de dernière minute, elle a contribué à la brouiller. Elle dit avoir écouté les économistes sur de nombreuses questions, de l’Euro à la mondialisation, mais à l’évidence elle ne les a pas entendus ni compris. Ses différents changements de pieds en fin de campagne, de l’Euro justement à l’âge de la retraite ont été désastreux. Cela montre, au mieux, un très grand amateurisme dans le traitement de ces sujets qui sont pourtant des questions essentielles pour la France et les français. Au pire, cela révèle une attitude instrumentaliste quant ces sujets et, plus globalement, quant à la question économique et sociale. Son style pugnace s’est transformé en une agressivité sans borne. Tout cela ne fait pas d’elle, contrairement à ce que prétend une bien-pensance imbécile, une « fasciste », et ne justifie nullement l’appel à faire « barrage » contre elle. J’ai dit, dans une précédente note[4], ce qu’il fallait penser de tout cela. Néanmoins, elle s’est avérée être le meilleur ennemi des idées qu’elle prétendait porter. Si elle ne réfléchit pas à cela, et si elle n’en tire pas les leçons, elle est perdue. Or, la désespérance que cela peut induire est susceptible de faire le jeu de politiques qui elles seront ouvertement condamnables et autrement plus radicales et dangereuses.

 

Sécessions politiques

Tout cela met en place une segmentation politique et culturelle profonde des français. On voit bien que les partisans d’Emmanuel Macron et ceux de Marine le Pen n’habitent plus le même pays. Ils habitent des pays différents géographiquement tout d’abord, avec la distinction entre France « périphérique » et France de la métropolisation. Mais ils habitent aussi des pays différents en matière de références culturelles et sociales. Cette sécession est d’une extraordinaire gravité. Quant on n’a plus de mots en commun, la porte est ouverte à la guerre civile.

Cette sécession n’est pas la seule. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, du moins une large fraction d’entre eux qui se prononce contre le vote Macron, s’orientent vers une autre forme de sécession. La manière dont cet électorat a été méprisé, diffamé, menacé pour qu’il rejoigne la coalition macroniste restera l’un des grands scandales et l’une des grandes hontes de cette élection. Surtout, cette campagne hystérique et haineuse, cette campagne que j’avais dénoncée sur ce même carnet[5], va pousser ceux qui se définissent eux mêmes comme des « Insoumis » vers la sécession vis-à-vis du système politique. Ce ne sont pas les risibles manœuvres de la 11ème heure d’un PCF agonisant, manœuvres dénoncées par Mélenchon lui même, qui pourront l’empêcher[6]. Il est probable que ces manœuvres, et d’autres, vont se multiplier durant la campagne pour les élections législatives de juin. On en comprend l’objectif : priver les « Insoumis » du nombre de députés auquel leur nombre numérique leur donnerait droit. Si ce scénario se mettait en place, alors la sécession des « Insoumis » deviendrait une réalité avec ce qu’un tel processus, venant s’ajouter aux sécessions précédentes, porterait en lui comme menaces de montée de la violence, mais aussi dans la violence. Les phrases finales de François Ruffin dans sa tribune pour le journal Le Monde sont très claires sur ce point.

Le désespoir de s’être vu « voler » l’élection par le système qui impose dans les faits un président dont beaucoup ne veulent pas est gros de ruptures futures. L’arrogance très probable à laquelle on doit s’attendre si Emmanuel Macron est élu va démultiplier ce désespoir. Il est toujours dangereux d’acculer deux fractions des français au désespoir, chose qu’ignorent superbement Emmanuel Macron et ses soutiens, dont le calamiteux François Hollande. Ces gens portent potentiellement la responsabilité d’ouvrir les portes à la guerre civile.

 

La sécession silencieuse

Mais, il y a une quatrième sécession, elle silencieuse, qui se produit dans le même temps. De plus en plus de jeunes français issus de l’immigration et de confession musulmane rejettent les principes d’égalité qui fondent la République. Nous sommes ici aussi en face d’un processus de sécession, d’autant plus grave qu’il est toléré, par clientélisme électoral ou par volonté de faire régner le calme, par des politiques de tous bords[7]. Cette sécession se manifeste dans l’exclusion de plus en plus grande des femmes de la sphère publique, dans la déscolarisation des enfants et la constitution de réseaux alternatifs et non contrôlés d’enseignement.

Or, ceci est d’une gravité extrême, qui dépasse le danger direct du terrorisme et du salafisme. Le lent et silencieux grignotage de la laïcité par les organisations « faux nez » ou proches des Frères Musulmans pose un problème redoutable pour la sphère politique française. On a publié il y a quelques semaines le texte de Jérôme Maucourant à ce sujet[8]. Le problème est d’une autre gravité que l’hystérie dite « anti-fasciste » qui s’est emparée d’une partie des esprits et de la quasi-totalité de la presse, à l’occasion de cette élection présidentielle. Nous voici confrontés donc à une autre forme de sécession, et celle-ci, il est à craindre, encore plus irréconciliable que les trois autres.

Si l’on veut parler de peuple, et sans le peuple il ne peut y avoir de souveraineté, alors s’impose l’importante distinction que l’on doit faire entre le peuple « ethnique » et le peuple « politique ». J’y ai consacré des pages entières dans le livre que j’ai publié en 2016, Souveraineté, Démocratie, Laïcité[9], un livre dont l’actualité se charge, hélas, de nous rappeler l’importance du propos. On ne peut penser la Démocratie sans penser en même temps la Souveraineté, et que cette dernière implique et impose la Laïcité. Nous ne disons pas autre chose avec Bernard Bourdin dans le récent livre que nous venons de publier[10]. Il ne peut y avoir d’individus libres que dans une société libre. La souveraineté définit aussi cette liberté de décider qui caractérise les communautés politiques que sont les peuples à travers le cadre de la Nation et de l’Etat. Encore faut-il savoir ce qui fait société. Encore faut-il comprendre ce qui constitue un « peuple », et faut-il comprendre que quand nous parlons d’un « peuple » nous ne parlons pas d’une communauté, qu’elle soit ethnique ou religieuse, mais de cette communauté politique d’individus rassemblés qui prend son avenir en mains. Tel est le peuple auquel parle les politiques qui font réellement leur travail, et non ceux qui, comme Emmanuel Macron, sont promus comme un paquet de lessive.

 

 

Cette élection semble jouée. Cette élection a surtout été volée aux électeurs, par la combinaison de la volonté consciente et organisée des uns, par l’irresponsabilité des autres. Mais, elle ne réglera rien, ne tranchera rien. Au contraire, son résultat probable, précipitant des fractures antérieures, risque – et l’on espère ici de tout cœur se tromper – de faire basculer la France dans un avenir fort sombre.

 

Notes

[1] Guilluy C., « La posture anti-fasciste de supériorité morale de la France d’en haut permet en réalité de disqualifier tout diagnostic social » http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-posture-anti-fasciste-superiorite-morale-france-en-haut-permet-en-realite-disqualifier-tout-diagnostic-social-3031677.html#CiyKyhEAzGD6UQfU.99

[2] De Castelnau R., http://www.vududroit.com/2017/05/presidentielle-sortir-machoires-piege/

[3] http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html

[4] Voir « Mélenchon, la meute et la dignité », note publiée le 28 avril, https://russeurope.hypotheses.org/5948

[5] Idem.

[6] http://www.lefigaro.fr/politique/2017/05/04/01002-20170504ARTFIG00231-legislatives-la-france-insoumise-va-poursuivre-les-communistes-qui-se-reclament-de-melenchon.php

[7] Voir Pina C., Silence Coupable, Paris, Kéro, 2016. Voir aussi la recension de cet ouvrage sur ce carnet : Les salafistes et la République (recension de « Silence Coupable »), http://russeurope.hypotheses.org/4909

[8] https://russeurope.hypotheses.org/5892

[9] Sapir J., Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Editions Michalon, 2016.

[10] Bourdin B. et Sapir J., Souveraineté, Nation, Religion, Paris, Editions du Cerf, 2017.

russeurope.hypotheses.org/author/russeurope

 
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Emmanuel MACRON : cet homme est dangereux [par Anicet Le Pors). Publié par El Diablo.

6 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

5 Mai 2017

Publié par El Diablo

Emmanuel MACRON : cet homme est dangereux [par Anicet Le Pors)

photo d'illustration : Anicet Le Pors (à
                    gauche) en compagnie de Georges Marchais en 1982

photo d'illustration : Anicet Le Pors (à gauche) en compagnie de Georges Marchais en 1982

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

1 Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la cris, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

2 La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

3 L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

4 Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

5 Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

Anicet Le Pors

Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives (1981-1984)

 

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La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide.

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Nation, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Grèce, #le nazisme, #Terrorisme

La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/05/scobie-1728x800_c.jpg

La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide

Le 12 février 1945, deux traités signent le basculement de l’Europe dans une guerre froide qui va durer pendant plus de 40 ans. À Yalta, Churchill, Eisenhower affaibli et Staline posent pour la photo immortalisant la signature du traité qui répartit l’Europe en zones d’influence. Ils entérinent ainsi un partage dessiné à la va-vite par Churchill et Staline au Kremlin, un soir d’Octobre 1944.

Des résistants de l’ELAS, en larmes, déposent leurs armes en février 1945

Ce même jour du 12 février 1945, à Varkiza, dans une propriété des contreforts du Mont Hymette plantée d’oliviers, les dirigeants de l’EAM et le gouvernement de transition grec signent le traité de désarmement imposé par les Britanniques aux maquisards qui ont libéré la Grèce de leurs seules forces. Deux jours plus tard, arrivé directement de Yalta, Churchill assiste à la reddition des armes par les résistants progressistes qui pleurent de rage. C’est la voie ouverte aux anciens miliciens collaborateurs pour instaurer dans toute la Grèce une terreur blanche qui va se transformer quelques mois plus tard en véritable guerre civile. Mais comprendre les causes du conflit fratricide qui déchire la Grèce à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale implique un retour sur la période immédiatement précédente, celle de la résistance à l’occupation nazie.

Quand les Allemands entrent dans Athènes en 1941, presque tous les membres du KKE (Parti Communiste Grec), pourchassés par le dictateur Metaxas, sont en prison. Nikos Zachariadis, le Secrétaire Général du KKE, né à Istanbul et formé à Moscou, est transféré de sa prison grecque à Dachau – où il survivra comme kapo pendant quatre ans. Seuls quelques deux cents militants circulent encore dans la clandestinité. Sous la coupe des puissances européennes depuis son indépendance en 1830, alternant faillites et nouveaux emprunts pour rembourser l’argent avancé par le Royaume-Uni  lors des luttes pour son indépendance en 1824, la Grèce reste un pays essentiellement rural. Pourtant, lors de l’hiver rigoureux de 1941-42, une famine meurtrière, provoquée par les confiscations et pillages allemands mais aussi par le blocus anglais, tue plus de 100 000 personnes. La résistance grecque à l’occupant nazi s’organise très vite autour de la solidarité et des soupes populaires de l’EA (Solidarité Nationale). Elle se renforce lors des grandes manifestations contre le travail obligatoire, que les occupants n’ont jamais réussi à imposer aux Grecs mais qui a été remplacé par un « prêt obligatoire » qui justifie ainsi le pillage de la Banque de Grèce. En province, la Résistance se fédère à travers la lutte contre les confiscations des récoltes. En surgit l’organisation EAM (Front National de Libération) autour d’un petit noyau de communistes qui ont échappé aux répressions de Metaxas. Au sein de l’EAM, syndicats et partis progressistes rassemblent de larges tranches de la population, classes moyennes et religieux compris.« En seulement deux années, le KKE devient un parti de masse avec plus de 200 000 membres ; il est en effet considéré comme l’expression par excellence de la classe ouvrière et des masses populaires, l’inspirateur et le centre qui contrôle le bloc résistant rassemblé autour d’EAM. »

Début 1942 le militant communiste Thanassis Klaras, nom de guerre « Aris Velouchiotis« , part dans les montagnes de Grèce Centrale pour fonder  l’ELAS, Armée Populaire de Libération de la Grèce, bras armé de l’EAM, en recrutant les villageois. Des agents britanniques sont parachutés « pour organiser un maquis » et saboter les voies ferroviaires grecques qui ravitaillent la campagne d’Afrique. Ils sont étonnés de trouver l’ELAS déjà bien établie et progressant très vite, grâce aux succès militaires de Velouchiotis et de ses combattants. « Aris » devient vite légendaire par son charisme, ses talents de stratège et ses succès militaires contre les occupants allemands. Les sabotages et les actions se succèdent, à chaque fois lourdement punies par des exécutions de civils et des destructions de villages, 879 villages rasés et 460 partiellement détruits au mois de juillet 1944.

Les résistants de l’ELAS libèrent dès 1943 une grande partie du pays, administrée selon un système d’autogestion et de justice sociale – qui n’avait encore jamais si bien fonctionné dans les zones montagnardes – contrôlé et géré par des assemblées populaires. L’EAM-ELAS parvient même à organiser des élections nationales en vue de constituer un Comité provisoire de libération nationale. 1,8 million d’électeurs, femmes comprises, votent sur tout le territoire, à la barbe des forces allemandes dans la capitale et les zones occupées. Un « gouvernement de la montagne » est désigné, pour gérer le pays en attendant la libération. L’enjeu est de taille : organiser le pays sur les principes de la laocratie, gouvernement du peuple, après nationalisation de la grande industrie et des banques, mais respect de la petite propriété et de la liberté de culte – les Grecs sont profondément croyants, et nombreux sont les popes qui se battent aux côtés des résistants. Il s’agit surtout que le pays ne retombe pas sous la coupe du roi anglophile Georges II, qui a livré le pays au dictateur Metaxas en 1936. Dans ce but, le Premier ministre britannique Winston Churchill cherche depuis 1942 à diviser les différents groupes de résistants, en encourageant à coup de livres d’or la droite nationaliste de l’ancien officier Zervas à s’engager elle aussi dans la résistance, pour ne pas laisser le champ libre aux communistes de l’EAM-ELAS à la Libération. Il souhaite ainsi s’assurer que le roi Georges II, dont personne ne veut plus en Grèce, remontera sur le trône à la fin de la guerre.

Plus prosaïquement, un anticommunisme viscéral inspire les projets du Foreign Office et dicte toute la politique britannique en Grèce ; les envoyés de Londres iront jusqu’à laisser se conclure des accords entre leurs protégés et les forces d’occupation, contre la Résistance communiste. À la Libération, ils laisseront les Allemands se retirer sans perte pour aller se battre sur le front de l’Est, afin d’éviter que les résistants communistes ne s’emparent d’une partie décisive du pays.

 

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Les médias vous mentent sur la Macédoine. Les États-Unis sont en train d’y soutenir un coup d’état illégal

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Yougoslavie

Les médias vous mentent sur la Macédoine. Les États-Unis sont en train d’y soutenir un coup d’état illégal

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Les médias vous mentent sur la Macédoine. Les États-Unis sont en train d’y soutenir un coup d’état illégal

Vous protestez contre un coup d’état parrainé par les Etats-Unis dans votre pays ? Eh bien, alors vous êtes xénophobe

La narrative des médias : Des manifestants haineux ont pris d’assaut le parlement macédonien après que Talat Dzaferi, d’origine albanaise, ait été élu président du parlement pour la première fois.

La vérité: Les manifestants ont pris d’assaut le parlement parce que Dzaferi a été déclaré président du parlement d’une manière illégale, contraire à la Constitution dans le cadre d’un coup d’Etat en cours. Cela n’avait absolument rien à voir avec son origine ethnique.

 

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Même si Dzaferi a été « élu » de manière irrégulière, les États-Unis et l’UE ont déjà déclaré qu’ils reconnaissaient sa nomination. Cela ouvre maintenant la voie pour les partis albanais ethnique et le plus petit des deux principaux partis macédoniens (sociaux-démocrates) pour proclamer un gouvernement sans le feu vert du Président de la République requis par la Constitution.

Ce dernier a bravé la pression des Etats-Unis et de l’UE de permettre aux sociaux-démocrates de former un gouvernement minoritaire, sans le parti VMRO-DPMNE qui a obtenu une victoire relative aux élections, jusqu’à ce que leurs dirigeants abandonnent leur soutien à la plate-forme de Tirana. La plate-forme Tirana est un pacte entre les sociaux-démocrates et les partis albanais de Macédoine établi à Tirana, en Albanie sous le parrainage du Premier ministre de l’Albanie, Edi Rama, pour transformer la Macédoine en état albanais et macédonien binational. Dans cet accord, tout ce qui concerne la Macédoine, de son drapeau jusqu’à son nom même, devrait être renégocié avec la minorité ethnique albanaise.

Les Albanais bénéficient déjà d’un statut en Macédoine dont les Russes d’Estonie et de Lettonie ne peuvent même pas rêver. Leur langue est officielle là où ils forment plus de 20 pour cent de la population, et dans la culture politique de la Macédoine le vainqueur relatif des élections entre les partis albanais est toujours invité à participer à la coalition gouvernementale. (Mais maintenant, les Etats-Unis et l’UE veulent découper la partie gagnante parmi la majorité macédonienne – Ce que le Président est en fait prêt à faire, mais seulement  si les perdants, les sociaux-démocrates, abandonnent la plate-forme Tirana)

 

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Marko Marjanović

Traduction : AvicRéseau International

http://russia-insider.com/en/politics/media-lying-you-macedonia-us-backing-illegal-coup-detat/ri19710


 
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