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Le blog de Lucien PONS

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Les ressorts d’une apparence PAR JACQUES SAPIR

27 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation .

Les ressorts d’une apparence PAR JACQUES SAPIR

Les ressorts d’une apparence

Les résultats du 1er tour des élections législatives posent à nouveau le problème du mode de scrutin. Doit-on conserver le système « traditionnel » en France (dit scrutin uninominal d’arrondissement à deux tours) ou doit-on passer à la proportionnelle. Mais, cette question qui est engendrée par le décalage entre le faible pourcentage des voix qui se sont portées vers les candidats issus ou soutenus par le parti du Président (LREM et MODEM) pourrait bien être l’arbre qui cache la forêt. Si le « triomphe » promis à Emmanuel Macron relève bien de l’apparence, il convient néanmoins de s’interroger que les ressorts de cette apparence.

 

Le facteur institutionnel

Avec plus de 51% d’abstentions, ce 1er tour des élections législatives marque un véritable tournant pour les institutions de la Vème République, ou plus précisément pour ce qu’il en reste. Car, en décidant de ramener la mandature du Président de 7 à 5 ans, Jacques Chirac a porté un coup, sans doute fatal, à la Vème République. Dans les faits, ce changement a institué le Président comme « chef de la majorité », ce qui n’était pas l’intention des concepteurs de notre Constitution. Il en découle le rabaissement du Premier-ministre, réduit à un rôle d’exécutant. Pourtant, si on lie le texte, on s’apercevra qu’il est dit que le Premier-ministre « dirige l’action du Gouvernement » et que ce gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation ».

Tableau 1

Articles 20 et 21 de la Constitution
Article 20 :

 

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation.

Il dispose de l’administration et de la force armée.

Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.

Article 21 :

 

Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.

Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.

Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus à l’article 15.

Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d’un conseil des ministres en vertu d’une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.

Source : Constitution, titre III, http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html#titre3

Il est clair que nous avons eu, dans l’importance de l’abstention, l’écho de cette modification constitutionnelle introduite par Jacques Chirac. Nombre de Français ont considéré que la séquence politique s’était jouée lors de l’élection présidentielle, et se sont désintéressés des élections législatives. C’est certainement l’une des causes, mais non la seule, de l’importance de l’abstention.

 

La proportionnelle est-elle une solution ?

Le problème de la représentation des députés de LREM et du MODEM n’est pas tant leur nombre. Un système électoral doit concilier deux objectifs, une représentation plus ou moins juste du pays et des opinions qui s’y affrontent ET la constitution d’une majorité. De ce point de vue, que le Parlement ne soit pas à l’image exacte des opinions n’est pas en soi un problème. De nombreux systèmes de règles de scrutins proportionnels admettent une « prime majoritaire » pour le parti arrivé en tête. Rappelons que la proportionnelle intégrale, appliquée par exemple en Israël jusqu’aux années 1990, n’était pas exempte de problèmes.

Le fait est aujourd’hui que la majorité qui a soutenu le Président fait le score le plus faible depuis 1981. Pourtant, elle peut espérer avoir entre 410 et 450 députés, sur 577.

 

Comparaison des résultats

PrésidentMajoritéTotal en voix
François Mitterrand (1981)PS + divers gauche + PCF53%
François Mitterrand (1988)PS + divers gauche37%
Jacques Chirac (2002)RPR-UDF + divers droite43%
Nicolas Sarkozy (2007)UMP + divers droite46%
François Hollande (2012)PS + divers gauche + EELV40%
Emmanuel Macron (2017)LREM + MODEM32,6%

 

Le problème qui se pose n’est donc pas l’ampleur de cette majorité mais d’une part qu’elle corresponde à un record historiquement bas des voix exprimées (à peine plus de 32%), ceci étant aggravé par le phénomène de l’abstention massive que l’on a connu. Cette « majorité » ne représente que 16% des électeurs.

 

Vague de macronisme ou crise des autres partis ?

La surreprésentation au Parlement, s’accompagne d’une sous représentation massive des autres partis, une sous représentation particulièrement évidente pour le Front National, qui pourrait avoir moins de 5 députés, et pour la France Insoumise (avec moins de 20 députés). La situation des Républicains n’est meilleure qu’en apparence, car ce parti est déchiré par des contradictions de plus en plus importantes.

De fait, la combinaison de la « prime à la majorité » et du report des voix pourrait aboutir à une sous-représentation massive de ces deux partis. Ici, il est intéressant de comparer ces projections avec ce qui se passerait si des doses plus ou moins importantes de proportionnelle étaient injectées dans le système Français[1].

Représentation du Parlement en cas de proportionnelle

 

De fait, ce résultat est aussi le produit du comportement des partis d’opposition. Si la France Insoumise a lancé le slogan « pas un député pour le Front National », cela semble moins vrai dans les rangs de ce dernier. Ainsi, Eric Dillies, le candidat malheureux du FN s’est désisté pour…la France Insoumise[2]. Ce désistement ne vaut pas ralliement, mais, si l’on reprend les mots du candidat frontiste : « « Je vais voter pour lui, et j’appelle mes électeurs à suivre mon exemple, (…). J’ai rencontré Adrien Quatennens, c’est quelqu’un de bien. Face à une majorité pléthorique, il défendra le peuple, il s’opposera, il ne sera pas un béni-ouioui ».

Ce qui pose alors un problème de cohérence : peut-on dire, et à juste raison, que l’élection d’une immense majorité de députés LREM aboutirait à donner un pouvoir extraordinaire au Président pour mettre en œuvre la casse du Code du Travail et se refuser à faire élire ses opposants dont on peut penser qu’ils combattront, et ce quelle qu’en soit la raison, cette réforme ? Si l’on adopte cette attitude, cela revient à dire que l’on préfère Macron, et sa politique, au Front National. C’est une attitude qui peut se défendre, mais qui doit être alors clairement assumée, et qui surtout fait l’impasse justement sur la question du Code du Travail…Car, quelle sera la crédibilité des militants de la France Insoumise quand, après le 18 juin, ils voudront s’opposer aux ordonnances du docteur Macron ?

 

Une crise de crédibilité

Ce qui renvoie, en réalité, à la question de savoir pourquoi l’abstention a-t-elle été bien plus forte chez les électeurs du Front National et de la France Insoumise que chez les électeurs de LREM ?

Pour le Front National, on peut penser que nombre de ses électeurs ont été désorientés par les tergiversations de Marine le Pen à la fin de la première semaine de campagne du second tour, et écoeurés par sa prestation au débat télévisé. C’est ce qui explique que la dynamique qui semblait la porter immédiatement après le 1er tour de l’élection présidentielle, dynamique la mettant à plus de 40% des anticipations de voix, se soit brutalement inversée. Le Front National a subi alors une perte massive de crédibilité, perte qui continue de se faire sentir aujourd’hui.

Pour la France Insoumise, l’incapacité d’avoir une position unifiée, comme cela avait été le cas lors de l’élection de 1969 quand Jacques Duclos avait déclaré qu’il ne choisirait pas entre « blanc bonnet et bonnet blanc » a elle aussi largement contribué à désorienter les électeurs. Cette désorientation se paye par une crise de crédibilité, mais aussi de légitimité, de la posture de Jean-Luc Mélenchon.

Chercher à expliquer la totalité de cette abstention différentielle par les mécanismes institutionnels, même si ces derniers existent à l’évidence et ont joué un rôle non négligeable, c’est passer à côté du véritable problème de crédibilité qui se pose tant pour le Front National que pour la France Insoumise. Ni l’un ni l’autre de ces partis ne pourront faire l’économie d’un examen approfondi de leurs lignes politiques et des causes profondes de cette perte de crédibilité qui, aujourd’hui, est le principal, voire le SEUL facteur, de l’apparent triomphe d’Emmanuel Macron.

Cette double crise de crédibilité est aujourd’hui ce qui permet à un système exsangue de survivre et de prospérer.

[1] http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/06/13/38001-20170613ARTFIG00193-à-quoi-ressemblerait-l-assemblee-avec-la-dose-de-proportionnelle-promise-par-l-executif.php

[2] http://www.lavoixdunord.fr/177015/article/2017-06-12/le-front-national-appelle-voter-pour-l-insoumis-adrien-quatennens#

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La dernière chance (Tribune collective de militants du PCF)

26 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Publié par El Diablo

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

E. Macron a donc dangereusement les mains libres. Malgré le score porteur d’espoir de JL Mélenchon à la présidentielle et l’excellente nouvelle de l’élection d’une trentaine de député-e-s insoumis et communistes, jamais la gauche n’a été aussi faible, et jamais le Parti communiste n’est tombé si bas : 2,7% aux législatives. C’est un véritable désastre que les plus démunis et les plus précaires vont payer au prix fort. Nous qui avons prétendu ces derniers mois « tenir la gauche debout », nous ne pouvons pas échapper au constat de notre échec. En tirer toutes les conséquences est la condition pour aider notre peuple à résister immédiatement, et entamer un redressement sans lequel nous allons cette fois-ci disparaître complètement de la vie politique.

Il y a presque dix ans déjà, les communistes avaient tiré des deux catastrophes électorales de 2002 et 2007 la conclusion qu’il nous fallait profondément nous transformer : conceptions, projet, organisation. Certes, nous avons élu des « commissions du projet » ou organisé des conférences nationales. Nous avons toiletté nos statuts. Mais reconnaissons-le, nous n’avons rien fait qui puisse faire dire : oui, ces dernières années, les communistes ont vraiment beaucoup changé. La seule innovation qui viendra sans doute à l’esprit des plus attentifs, parce qu’elle a réellement suscité de l’espoir, est la création du Front de gauche, mais pour constater aussitôt que nous n’avons pas su ou pu empêcher sa paralysie et son délitement. Nos décisions n’ont donc pas été mises en œuvre, et nous avons recommencé à prendre du « retard », cette fois-ci avec des conséquences dramatiques. Nous sommes toujours vus comme un parti de militant-e-s courageux et combatifs mais, notre score le dit de façon implacable, comme un parti du passé.

Notre stratégie de rassemblement face aux libéraux de droite et de gauche semblait au moins un acquis : même cela fut sérieusement remis en cause dès les municipales de 2014, puis aux régionales avec des listes à géométrie variable. Et pour l’élection présidentielle, la direction de notre parti a semé la plus grande confusion, au motif de « rassembler la gauche », en envisageant de participer à une primaire avec le PS, puis quand le vote des communistes l’eut définitivement exclu, pour tenter d’obtenir de JL Mélenchon qu’il cédât sa place à B. Hamon. Comme si c’était possible alors que celui-ci demeurait le candidat d’un PS complètement discrédité, et que la question décisive était : comment rompre enfin avec les politiques libérales que la droite et le PS ont menées alternativement depuis des décennies ? Jean-Luc Mélenchon en a fait un des principaux axes de sa campagne, et il a remporté un grand succès. Nous avons à l’inverse tergiversé et cherché jusqu’au bout à louvoyer entre le rejet du PS (y compris par de très nombreux communistes) et un souhait incompréhensible de préserver on ne sait quoi de la vieille union de la gauche. Et finalement, nous avons complètement échoué.

Pour reconquérir les classes populaires, il faut aujourd’hui avoir l’audace d’innover. Il y a eu le 23 avril presque autant de suffrages pour une alternative antilibérale que pour E. Macron. C’est un point d’appui considérable si nous savons rendre durable cet immense rassemblement d’exigences et d’attentes. Cela implique d’inventer les formes pluralistes et démocratiques qui permettront à toutes les forces de transformation sociale de travailler ensemble, dans le respect de leurs diversités, nécessité que la France insoumise doit prendre en compte. Dans cet objectif, il faut avoir l’ambition de faire vivre un projet communiste d’émancipation humaine plus que jamais indispensable. Et il faut pour cela que notre Parti se transforme radicalement, se dépasse pour entrer, enfin, dans le 21ème siècle.

Nous devons travailler à un projet révolutionnaire nouveau qui prenne à bras le corps dans tous les domaines les considérables mutations de notre époque, qui invente avec d’autres une stratégie européenne et mondiale de lutte contre le capitalisme mondialisé, qui relève le défi écologique. Nous devons travailler à un parti aux pratiques et au fonctionnement nouveaux pour faire vivre non seulement la souveraineté réelle des adhérent-e-s, mais aussi une démocratie d’intervention permanente et innovante qui donne toute sa place à la créativité et aux capacités d’initiatives de chacun-e-s. Nous devons travailler à nous saisir de toutes les idées neuves qui émergent du mouvement social, et imaginer comment nous ouvrir à tous les courants et toutes les cultures d’émancipation humaine qui devront impérativement coopérer et se rassembler dans une force politique nouvelle pour être capable de lutter efficacement, résister et l’emporter.

Tout cela suppose évidemment un très grand débat, et que les directions du Parti remettent leurs mandats à la disposition des communistes pour une évaluation sans tabou des actions passées et le renouvellement nécessaire de celles et ceux chargées de mettre en œuvre leurs décisions. Un congrès doit être convoqué rapidement. C’est notre dernière chance.

Alain Bascoulergue, Yannick Bedin, Gérard Billon, Nicole Borvo Cohen-Séat, Marie-Pierre Boursier, Patrice Cohen-Séat, Michel Duffour, Jean-Paul Duparc, Grégory Géminel, Frédérick Génévée, Fabienne Haloui, Robert Ingey, Roland Leroy, Sonia Masson, Claude Mazauric, Anna Meyroune, Frank Mouly, André Perez, Nora Saint-Gal, Vivian Point

Tribune publiée dans l’Humanité du 21 juin 2017

SOURCE :

 

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José Ortega y Gasset contre la barbarie de la spécialisation. Par Matthieu Giroux.

26 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation

 Barbarie de la spécialisation

José Ortega y Gasset contre la barbarie de la spécialisation

 
 

Dans La Révolte des masses, José Ortega y Gasset décrit la contamination des sociétés modernes par « l’homme-masse ». Le triomphe de celui-ci est tel qu’il a su imposer son tempérament médiocre à tous les domaines de la vie. Alors que les sociétés traditionnelles définissaient l’individu d’élite comme un homme « total », le XXe siècle fait du barbare spécialiste la figure de la nouvelle « aristocratie » intellectuelle.

José Ortega y Gasset

L’idéal d’intelligence dans les sociétés du passé était celui de l’homme « total », de l’homme « universel », plus tard de l’homme « encyclopédique ». « Nul n’entre ici s’il n’est géomètre », disait le portail de l’Académie de Platon, fondée au IVe av. J.-C. La philosophie, alors la plus haute des sciences, n’était accessible qu’à ceux qui étaient d’abord formés à la connaissance des règles spatiales. Au Xe siècle, à Bagdad, Al-Fârâbî, le « second maître », était à la fois philosophe, penseur du droit musulman et musicien. Le Quattrocento a produit Léonard de Vinci, peintre et inventeur de génie. Au XVIIe siècle, en France, Descartes, bien que fondateur de la philosophie moderne, écrivit le Discours de la méthode puis les Méditations métaphysiques. Plus tard, en Allemagne, Leibniz, auteur de la Théodicée, fut aussi l’un des inventeurs du calcul infinitésimal, après Archimède et avant Newton.

Pour José Ortega y Gasset, la fin du XIXe siècle marque un tournant dans l’histoire des sciences et voit émerger un nouveau modèle d’homme : le spécialiste. Celui-ci vient remplacer l’homme d’élite occidental traditionnel autrefois doué d’une « culture générale ». Pour l’auteur de La Révolte des masses, la naissance de l’encyclopédie contient en germe la dérive à venir. Si l’encyclopédie se présente comme une compilation du savoir universel, elle implique également sa fragmentation, son découpage en domaines de compétence. L’homme « encyclopédique » a engendré un monstre : le barbare spécialiste. « Mais lorsque, en 1890, une troisième génération prend le commandement intellectuel de l’Europe, nous nous trouvons en présence d’un type d’homme scientifique sans précédent dans l’histoire. C’est un homme qui, de tout ce que l’on doit savoir pour être un personnage cultivé, ne connaît qu’une science déterminée, et encore n’en possède vraiment que cette minime portion qui intéresse ses investigations personnelles. Et il en arrive à considérer comme une vertu le fait de ne pas s’occuper de tout ce qui demeure en dehors de l’étroit domaine qu’il cultive plus spécialement, et traite de “dilettantisme” toute curiosité pour l’ensemble des connaissances. » Il faut bien mesurer le ridicule d’une telle accusation. Ainsi l’arrogant spécialiste se permet de voir une inclination au « dilettantisme » chez l’homme qui a pour but d’embrasser la totalité des savoirs. Platon, Descartes, Leibniz, dilettantes ! Par conséquent, seul le spécialiste serait sérieux dans son travail.

Le spécialiste : un savant-ignorant

Cédric Villani, barbare spécialiste

En réalité, l’avènement du spécialiste est lié à celui de « l’homme-masse » dont Ortega y Gasset dresse le portrait dans son essai. Une des dispositions mentales caractéristiques de « l’homme-masse » est son mépris pour tout ce qui l’a précédé. « Notre temps se caractérise par l’étrange présomption de se croire supérieur à tout autre temps du passé ; mieux encore : de feindre qu’il ignore tout ce passé, de ne pas y reconnaître des époques classiques et normatives, mais de se juger soi-même comme ayant une vie supérieure à toutes les anciennes et irréductibles à elles. » Voilà pourquoi le barbare spécialiste peut se considérer sans trop de difficulté comme plus sérieux que Leibniz ou plus travailleur que Platon. Pour Ortega y Gasset, l’homme vulgaire gouverne aujourd’hui le monde. Il est donc logique qu’il se soit aussi imposé dans le domaine scientifique. « La science expérimentale a progressé en grande partie grâce au travail d’hommes fabuleusement médiocres, et même plus que médiocres. C’est-à-dire que la science moderne, racine et symbole de la civilisation actuelle, accueille en elle l’homme intellectuellement moyen et lui permet d’opérer avec succès. » Selon lui, la science, telle qu’elle a triomphé au début du XXe siècle, est partagée en « petits segments » et se réduit à un « mécanisme ». La science peut donc être pratiquée par des individus qui ne possèdent pas de connaissance globale et organique. Désormais, elle est accessible à des techniciens, à des opérateurs qui maîtrisent des « méthodes comme avec une machine » et qui n’ont pas besoin de « posséder des idées rigoureuses sur leur sens et leur fondement ». Le spécialiste a les yeux rivés sur sa discipline et est incapable de la moindre prise de recul. Ortega y Gasset affirme : « Le spécialiste “sait” très bien son petit coin d’univers, mais il ignore radicalement tout le reste. » Il est donc victime d’une déformation ou, si l’on veut, d’une illusion d’optique. Il croit que le monde qu’il étudie est le seul digne d’intérêt, que monde qu’il a face à lui est le seul qui compte. Le barbare spécialiste n’a pas de vision panoramique.

Aux yeux d’Ortega y Gasset, le spécialiste bouleverse l’ancienne hiérarchie entre « savant » et « ignorant ». Il est responsable d’une rupture épistémologique sans précédent. « Ce n’est pas un savant, car il ignore complètement tout ce qui n’entre pas dans sa spécialité ; mais il n’est pas non plus un ignorant, car c’est un “homme de science” qui connaît très bien sa petite portion d’univers. Nous dirons donc que c’est un savant-ignorant, chose extrêmement grave, puisque cela signifie que c’est un monsieur qui se comportera, dans toutes les questions qu’il ignore, non comme un ignorant, mais avec toute la pédanterie de quelqu’un qui, dans son domaine spécial, est un savant. » La « barbarie de la spécialisation » tient précisément dans cette confusion. Autrefois, on pouvait dire qu’une civilisation était développée en proportion du nombre d’individus d’élite qui la faisaient rayonner, qu’elle était barbare en proportion du nombre d’individus médiocres qui la composaient. La barbarie moderne – celle de l’homme-masse – a ceci de particulier qu’elle ne distingue plus clairement « savant » et « ignorant ». Aujourd’hui, les hommes d’élite sont des médiocres et les médiocres sont des hommes d’élite.

Au XXe siècle, il n’y a jamais eu autant d’ « hommes de science », c’est-à-dire de barbares spécialistes, et aussi peu d’hommes de culture. Pour Ortega y Gasset, cette désunion de la science et de la culture est une tragédie. Cette nouvelle donne épistémologique doit conduire à une impasse car les « bassets tourne-broche de la “rôtisserie de la science” » seront incapables de refonder quoi que ce soit quand l’heure sera venue, comme ce fut le cas avec Copernic, Galilée, Newton ou Einstein. « Car la science a besoin de temps en temps, pour régler son propre accroissement organique, d’un travail de re-consitution ; or, je l’ai déjà dit, ce travail requiert un effort d’unification chaque fois plus difficile, qui chaque fois embrasse des régions plus vastes du savoir total. »

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Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.

26 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Services publics, #La santé

Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.

 

Le RPS FIERS appelle à soutenir et à rejoindre les agents hospitaliers du CHU de Nice. Rassemblement à 8h devant l’hôpital de Cimiez, 4 avenue Reine Victoria à Nice.

 

"L’hôpital public est en danger à Nice ».

  • Risque de suppression de 300 lits et de 300 postes sur la région.
  • Projet de délocalisation sur Marseille du service de transfusion sanguine, par souci de rentabilité. Problème majeur pour les patients qui ont des besoins fréquents de transfusion (leucémies,…).
  • A côté de ça, des nouvelles vaccinations controversées, risquent d'être rendues obligatoires. Comme dans la scandaleuse affaire de la grippe aviaire, elles vont coûter cher à la sécurité sociale, tout en étant peut-être inutiles, voire néfastes pour notre santé et celle de nos enfants.
  • Par contre, soyons certains que les laboratoires y trouveront leur compte et que leur actionnaires, qui ne sont pas vaccinés contre le virus du profit, se réjouiront"
  • L'inspection générale des affaires sociales (IGAS) tape une fois de plus sur l’hôpital public.

 

Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.
Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.
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MAI 68" FUT UN COUP D' ÉTAT MONÉTAIRE ORCHESTRÉE DEPUIS L'ALLEMAGNE PAR LA BANQUE ROTHSCHILD... Par Max Timmermans.

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

MAI 68" FUT UN COUP D' ÉTAT MONÉTAIRE ORCHESTRÉE DEPUIS L'ALLEMAGNE PAR LA BANQUE ROTHSCHILD...

1 - "Mai 68" fut une pseudo révolution organisée de l'extérieur du territoire français par les Banquiers anglo-saxons qui utilisèrent le très véreux et dangereux réseau Gladio de Bruxelles afin de piloter leur coup d'état monétaire en toute souplesse...

Le but de cette "révolution colorée année 68 / printemps arabe année 68" fut de virer Charles de Gaule du pouvoir afin de le remplacer par le banquier Georges Pompidou, or, ce dernier fut banquier directeur général chez Rothschild !!!!!!...

L' ex directeur banquier Georges Pompidou avait pour unique consigne de signer dès que cela serait possible le traité de création monétaire privatisé, qui allait être placé sous le plein contrôle des Rothschild à partir de 1973.

Ce traité s'appelle Loi de 1973 - Rothschild / Pompidou - Cette loi immonde est le bébé direct de "Mai 68"...

2 - Les principaux "manifestants/idiots utiles" de cette révolution anti-française étaient des petits bourgeois désœuvrés...
Depuis cette époque lointaine, il s'avère que pour la plupart d'entre-eux, ils ont trouvé des grosses places juteuses dans les médias mondialiste-anti-français (que nous subissons tous) et dans les journaux appartenant tous à l'oligarchie actuelle...

Ce sont ces "fameux" idiots utiles qui ont aidé à fabriquer les névroses collectives modernes actuelles, qui sont composées de la "culture de la repentance" et mélangées à un préchi-précha bourrage de crane "anti raciste" & "anti frontière" (ultra libéral-capitaliste !!!!)....

3 - Les 4 leaders de "Mai 68" sont à présent clairement identifiés comme étant des ultra mondialistes anti français qui travaillent pour Israël, l'un d'entre-eux est le pédophile Daniel Cohn-Bendit... [ recherche Google : leblogdenoach.wordpress 18 leaders juifs de Mai 68 – Qui, Pourquoi, Comment ]

En conclusion :

Si vous voulez faire une vraie révolution pour foutre en l'air ce système qui nous étrangle tous alors, il vous faudra préalablement vous défaire de toute la propagande mondialiste-bancaire & culturo-gauchisée qui provient de ces 5 dernières décennies. On ne peut accomplir que ce que l'on peut concevoir et le logiciel révolutionnaire français a été "virusé" et contaminée par "Mai 68" et par sa (sous-)culture libéral-libertaire appartenant à l'esprit détraqué de l'élite mondialiste...

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Pétition à signer pour défendre l'agriculture paysanne. "Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-viecamp (cantal)".

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #l'agriculture

Bonjour.

Je viens de signer la pétition "Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-viecamp (cantal)" et je souhaitais savoir si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.

Notre objectif est d'atteindre 150 000 signatures et nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-mon-voisin-paysan-de-lacapelle-viecamp-cantal?recruiter=24584512&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

 

Pétition à signer pour défendre l'agriculture paysanne. "Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-viecamp (cantal)".

 

A titre personnel je signe cette pétition pour plusieurs raisons.

En premier lieu,

je trouve anormal de priver l’agriculture locale des moyens ancestraux de fonctionnement. Le maintien d’une activité agricole de qualité dans une commune rurale doit être une préoccupation de chacun de nous. Cela permet de maintenir des emplois et d’en créer au niveau local. Cela permet aussi de défendre l’agriculture de proximité seule garante de notre indépendance alimentaire.

Je doute fort que le soutien apporté par les autorités à ce personnage tellement représentatif de notre monde post moderne, soit dicté par l’intérêt général. Comment peut-on donner raison à un pur produit du mercantilisme ambiant – Voici quelques pensées que je prête à ce croisé des temps modernes, prêt à ferrailler contre le chant du coq gaulois ou contre les cloches des vaches : « J’ai de l’argent ! J’existe ! Seul mon intérêt personnel compte ! Je regarde mon nombril et je dis : j’existe ! » - « Tristes tropiques » pourrait écrire un sociologue soucieux d’observer à la loupe cette France périphérique qui refuse de crever et de laisser aux pisse-froids des centres villes boboïsés le droit de décider si elle peut vivre et respirer en toute liberté.

Cette cinquième colonne de la mondialisation ultralibérale veut reléguer les activités agricoles traditionnelles (et autres), au rôle de supports touristiques dans « une réserve d’indiens », seul choix adapté au « développement harmonieux des territoires ». Les communes rurales sont peu à peu dépecées de leurs compétences et de leur capacité de décision ; il est même prévu qu’elles soient intégrées dans des structures plus importantes, telles les métropoles et les eurorégions. Ces dernières sont mises en avant par l’acte III de la décentralisation et particulièrement par la loi NOTRe. Il est même décidé que nombre de communes rurales doivent disparaître. Ceci permettrait à ces saigneurs modernes de régner sans partage sur une population esclave qui n’aura même plus le droit de faire peuple.

Tout ceci a été décidé au niveau des instances européennes afin de vider de sa substance égalitaire la République française une et indivisible. Les services publics disparaissent partout et particulièrement dans la France rurale. Les emplois disparaissent également. Il serait temps de comprendre les logiques à l’œuvre afin de pouvoir s’y opposer.

La République une et indivisible suppose la démocratie de proximité dans le cadre de petites structures administratives, comme le sont les petites communes. Le découpage administratif issu de la révolution française (commune, département, état/nation) est celui qui permet une réelle indépendance à tous les niveaux. Il est donc combattu par la doxa néolibérale qui envisage de remplacer tout citoyen par un mouton consommateur.

 

En deuxième lieu, je défends la démocratie.

Je trouve que le laisser faire coupable des autorités est contraire à l’idée que je me fais d’un état de droit. Toutes les décisions doivent être débattues librement au niveau local, et elles ne doivent certainement pas se soumettre à l’entregent ou au pouvoir de l’argent, sale ou pas. Pour exister réellement, la LIBERTE a besoin d’espaces de débats afin de construire un vivre-ensemble partagé par tous. Cette dimension philosophique issue du siècle des lumières est essentielle pour déterminer l’espace commun nécessaire afin que le peuple français dans sa diversité se rassemble pour qu’il puisse vivre dans une société apaisée, loin de toutes les fractures sociales qui menacent notre proche avenir. L’intérêt général ne se décrète pas, il se construit. De nos jours il est hélas trop souvent confondu avec la défense d’intérêts particuliers…

 

En troisième lieu, je combats l’agriculture industrielle.

Je combats l’agriculture industrielle et les ravages des fermes usines et autres joyeuseté que laissent entrevoir la signature du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Le CETA signe l’arrêt de mort de l’agriculture française. Il signe l’arrêt de mort de l’agriculture de proximité. Il signe l’arrêt de mort de l’agriculture biologique. Il signe l’arrêt de mort des labels AOC garantissant la qualité des produits. Il signe l’arrêt de mort des emplois liés à notre agriculture. Il signe l’arrêt de mort de notre indépendance alimentaire. Il impose la disparition des activités agricoles et industrielles, seule l’activité touristique aurait droit de cité dans notre pays. Ce sont ces décisions que les promoteurs du « village planétaire » ont prises pour nous. Donc défendre l’agriculture traditionnelle contre les attaques de toutes sortes, est un devoir citoyen, c’est même plus que cela, c’est un acte de survie.

 

En conclusion.

Dans l’immédiat, je signe cette pétition et je la transmets à tous mes contacts afin qu’ils fassent de même. En espérant une forte mobilisation afin d’infléchir cette décision inique. Nous subissons une attaque multidirectionnelle de la part des tenants de l’idéologie néolibérale réduisant l’homme à l’état d’esclave.

Nous ne devons en aucun cas nous plier aux fantaisies hédonistes des vainqueurs de la guerre contre la civilisation. La légitimité et la défense du bien commun ne doivent pas reculer devant le droit confisqué par les nouveaux maîtres du monde.

 

Lucien PONS

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Gilbert Bécaud - Tu le regretteras (Hommage au Général De Gaulle - 1965)

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #La défense de la langue française.

Gilbert Bécaud - Tu le regretteras (Hommage au Général De Gaulle - 1965)

   

Un bel hommage post mortem de Gilbert Bécaud au Général de Gaulle, cinq ans avant sa mort, trois ans avant la Chienlit, et qui aujourd'hui trouve tout son sens...
https://www.facebook.com/pourlamourde...

https://www.youtube.com/watch?v=aszfwZjG-6w

 

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LENS, Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’«anglophonisation».

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La défense de la langue française.

LENS, Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’«anglophonisation»

Entre la «
Yellow brick road
» et l’«
Umbrella sky
» de «
Start’in Lens
», Georges Gastaud a frémi en lisant le journal municipal.
Entre la « Yellow brick road » et l’« Umbrella sky » de « Start’in Lens », Georges Gastaud a frémi en lisant le journal municipal.

« Umbrella sky » ? Un ciel de parapluies. « Yellow brick road » ? La route de brique jaune du Magicien d’Oz. « Start’in Lens » ? Un jeu de mots autour de l’art pour développer l’économie touristique à Lens. Autant d’expressions anglophones qui irritent Georges Gastaud, prof de philo et président du collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), créé en 2008, dont le siège national se trouve à Lens. « On nous raconte que les communicants utilisent l’anglais pour favoriser les jeux de mots, mais c’est surtout que cela leur évite d’avoir à faire preuve d’imagination avec la langue française. La fonction poétique de la langue se perd », estime-t-il.

« Nous n’acceptons pas que la langue française soit marginalisée sur son propre territoire »

Le but du COURRIEL est de « faire valoir la défense de la langue française et de toutes les langues de France et du monde, face à celle qui s’impose pour des raisons mercantiles », dixit le président. « Il y a une uniformisation énorme à l’échelle transcontinentale. Huit langues disparaissent chaque année, et avec elles, ce sont autant de cultures qui cessent d’émettre, déplore Georges Gastaud. Et c’est la classe dominante française qui est derrière cela, il y a une politique froidement arrêtée d’éradication. Les services publics eux-mêmes privilégient l’anglais. Des entreprises de l’automobile par exemple, passent toute leur documentation interne en anglais dans les usines. »

Le nom de l’union commerciale lensoise Shop’in Lens le fait aussi frémir. « Il y a eu une affiche il y a quelque temps, où ils invitaient les clients à devenir des «shoppers». Cela insulte les 4/5e de la population, qui ne comprennent pas forcément l’anglais, qui est souvent discriminatoire. C’est du même ordre que ce que font la Ville de Lens et la communauté d’agglomération dans un esprit purement mercantile. »

L’ennemi des 250 membres du COURRIEL dans toute la France est en fait le « globish », qui réduirait à terme les échanges entre les gens à des mots anglophones très restreints dans un but uniquement commercial.

« Nous sommes une association de gauche, pas des puristes qui défendent le beau langage mais des gens qui défendent le français dans les usages, qui n’acceptent pas que le français soit marginalisé sur son propre territoire. D’ailleurs, si le français est liquidé de la sorte, les langues régionales le seront encore plus vite. C’est la négation d’une langue, la négation d’une culture, la négation d’une histoire. Derrière, c’est un projet politique pour la disparition des insoumissions. Et c’est un combat difficile car la grande majorité des Français ne s’en aperçoit pas et n’y voit qu’un côté ludique. » Et de citer Umberto Eco pour illustrer la nécessité d’une diversité linguistique : « La langue de l’Europe, c’est la traduction ».

Pour en savoir plus sur le collectif, allez faire un tour sur leur site internet.

http://www.lavoixdunord.fr/182838/article/2017-06-24/un-collectif-de-defense-de-la-langue-francaise-dit-halte-l-anglophonisation

 

 

 

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CHANSONS DE FRANCE DE SERGE LAMA.

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation .

CHANSONS DE FRANCE
DE SERGE LAMA

Dix ans qu'il a quitté la place
Et chacun de tous les partis
Prétend qu'il était de sa race
Même ses anciens détracteurs
S'abritent à l'ombre de son chêne
Et la droite et la gauche en chœur
Arborent la croix de Lorraine

Il s'appelait De France
Un chanteur l'avait dit
Avec quinze ans d'avance
Ce sera la zizanie
Quand Papa sera parti

Dix ans et je n'ai su de lui
Que ce qu'a dit la voie publique
Dès qu'un groupe se réunit

Voilà son ombre qui rapplique
A tort à raison c'est comme ça
Dans les salons, dans les tavernes
Et depuis que s'est tue sa voix
C'est son fantôme qui gouverne

Il s'appelait De France
Un chanteur l'avait dit
Avec quinze ans d'avance
Ce sera la zizanie
Quand Papa sera parti

Qui donc parmi tous ces bavards
Ces loups bavant qui s'invectivent
Ralliera sous son étendard
Moutons bêlants, brebis craintives
Qui donc parmi ses héritiers
Se dressera dans le tumulte
Pour nous gueuler qu'être français
C'est pas forcément une insulte

Il s'appelait De France
Un chanteur l'avait dit
Avec quinze ans d'avance
Ce sera la zizanie
Quand Papa sera parti

On me dit mon fils allez-y
Sur quel bord penchent vos médailles
Dites-nous non, dites-nous oui
Ouvrez nous enfin vos entrailles
Dix ans, dix ans et j'ai vieilli
Et si vous me voyez me taire
C'est d'être au-dessus des partis
Comme mon illustre grand-père

Il s'appelait De France
Et Bécaud l'avait dit
Avec quinze ans d'avance
Ce sera la zizanie
Pour pas dire la chienlit
Quand Papa sera parti

CHANSONS DE FRANCE DE SERGE LAMA Dix ans qu'il a quitté la place Et chacun de tous les partis Prétend qu'il était de sa race Même ses anciens détracteurs S'a...
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