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Le blog de Lucien PONS

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Ce n'est pas la France qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv !

16 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #le nazisme, #Le fascisme

Police, Milice ! Flicaille, Racaille ! (vidéo 1'40)

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article535

 

Ce n'est pas la France qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv !

Ce n'est pas la France qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv !

 

Nantes en 1955

Extrait du film Une chambre en ville De Jacques Demy

Cliquer sur l'image pour voir la vidéo.

C'est la bourgeoisie française
qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv !

    Bonjour à toutes et à tous,

Dans le slogan « Police, Milice ! Flicaille, Racaille ! », il n'est nul besoin de justifier "Flicaille, Racaille !" ; par contre, les plus jeunes d'entre vous auront peut-être besoin d'une explication pour la première partie du slogan : « Police, Milice ! »

Pendant la deuxième guerre mondiale, en France, la Milice était une organisation militarisée composée de français collaborant avec l'ennemi nazi. L'immense majorité de la police a collaboré. Cela se voit bien au fait qu'un seul préfet a refusé de prêter serment de fidélité au maréchal Pétain : Jean Moulin. Cela se voit aussi, bien sûr, au fait que ce sont des policiers français qui ont commis la rafle du Vel d'hiv.

De très nombreux policiers s'engagèrent dans la milice.

La police est une bande armée au service de la bourgeoisie destinée à contenir les révoltes du prolétariat.

Non, ce n'est pas la France qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv, mais la bourgeoisie française. La bourgeoisie qui, avant guerre, avait pour slogan : « Mieux vaut Hitler que le Front Populaire ! » soutenait à fond le Maréchal Pétain et la collaboration avec l'ennemi nazie. Par contre, les prolos et les paysans était souvent résistants.

Notamment la CGT et le Parti communiste participèrent grandement à la résistance. Voir par exemple le film de René Clément La bataille du rail. 70 000 membres du PCF furent fusillés par les Allemands. C'est pourquoi, après guerre, le PCF fut appelé Le Parti des fusillés !

Pourquoi donc le pouvoir tient tant que ça à ce que le France soit LA responsable de la rafle du Vel d'hiv, et pas l'Allemagne par exemple ?

Parce qu'il faut faire culpabiliser les Français afin que tous acceptent les ignominies commises par Israël en Palestine, et parce qu'il faut justifier que ce soit la fraction juive de la bourgeoisie française qui domine la France.

    Bien à vous,
    do
    16 juillet 2017
    http://mai68.org/spip2

Appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon du PCF

http://mai68.org/spip/spip.php?article1324

 

Ce n'est pas la France qui est coupable de la rafle du Vel d'hiv !

L'appel du 10 juillet 1940 du parti communiste français

LEUR 10 JUILLET ET LE NÔTRE !

Cet appel à résister fut rédigé au début de juillet 1940 et tiré clandestinement à 600 000 exemplaires, puis diffusé dans la clandestinité sur le sol national par les militantes et militants du parti communiste français (interdit depuis août 1939).

Et, ce même 10 juillet 1940, à une écrasante majorité, sauf 80 députés essentiellement de gauche, sans membre du PCF, puisqu'interdit, l'assemblée votait les pleins pouvoirs à Pétain !

Quand je pense qu'aujourd'hui les enculés de droite osent dire que le PCF ne serait jamais entré en résistance si Hitler n'avait pas envahi l'Union Soviétique !

Rappel : L'opération Barbarossa, nom de code de l'invasion nazie de l'URSS, commença le 22 juin 1941 ! Donc bien après le début juillet 1940 ! Quant à l'attitude de la droite par rapport à Hitler et Pétain, n'en parlons pas ! ou, sinon, parlons de collaboration ! Car, à peu de choses près, aucun autre mot ne convient !

Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article4185

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HALLUCINANT ! On veut nous vacciner de force… Pendant ce temps, Sanofi rachète un labo US de vaccins spéciaux !!! Autre pétition à signer sur ce même sujet des 11 vaccinations obligatoires imposées par le gouvernement Macron

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La santé

Bonjour

HALLUCINANT ! On veut nous vacciner de force… Pendant ce temps, Sanofi rachète un labo US de vaccins spéciaux !!



Le billet de l’économiste Charles Sannat montre que la tornade contre les onze vaccins obligatoires fait rage.

 

Voici le lien à faire circuler : https://petitions.santenatureinnovation.com/macron-vaccination-de-force/

 

Faites circuler la pétition le plus possible SVP !

 

Cordialement

Lucien Pons

 


Le billet de Charles Sannat
***************************************

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous avez dû en entendre parler, le gouvernement veut vous piquer massivement au mépris de toutes les inquiétudes légitimes qui entourent de telles doses massives d’injections, en particulier sur de très jeunes organismes.

Ce cocktail vaccinatoire est une pure folie en termes même intellectuels.

La vaccination a été un progrès fabuleux dans le domaine de la santé. Telle n’est pas la question.

Le principe de la vaccination est une merveilleuse découverte, mais encore faut-il se souvenir du principe de base, qui consiste à stimuler le système immunitaire en injectant “un peu” de maladie !!

Nous en sommes très loin désormais, et pour des questions sombres de coûts et de profits, on vous injecte surtout des adjuvants que l’on sait particulièrement toxiques et susceptibles de déclencher des réactions extrêmes des corps. C’est CONNU. C’est une certitude. Et nos dirigeants devraient lire les notices des vaccins qu’ils rendent eux-mêmes obligatoires !!

C’est comme tout… « C’est la quantité qui fait le poison », et là où la vaccination n’est pas remise en cause sur les 3 vaccins obligatoires que l’écrasante majorité des gens acceptent parfaitement, on veut nous imposer un délire vaccinatoire particulièrement inquiétant et qui pose de très sérieuses questions sur la finalité de cette décision !

On veut notre bien ? Ou le bien des bénéfices de Sanofi et des autres labos ?

Alors que la vaccination n’a jamais été un sujet de campagne de Macron, elle fut la première décision du gouvernement et du Premier ministre lors de son discours de politique générale. Cette symbolique même de l’annonce est suffisamment surprenante pour être notée et relevée.

Il n’y avait aucune raison objective à cela… 8 enfants morts de la rougeole ? Un drame, certes. Mais nettement moins grave (statistiquement) que nos 3 000 morts sur les routes dont plein d’enfants, ou encore nos 11 000 suicidés, ou encore les 80 000 morts de la cigarette, les 40 000 de la pollution… sans oublier qu’en France, chaque année, c’est plus entre 600 et 700 000 personnes qui décèdent…

Le problème c’est que l’on est en droit de se poser la question de savoir quel est le cadeau fait aux labos. Quelles sont les collusions ? Quels sont les conflits d’intérêts ?

Cela doit être dit.

Cela doit être posé.

Cela doit être dénoncé.

Et l’information suivante doit être reprise, diffusée, colportée, criée sur tous les toits. Vous devez savoir !

Savoir que quand on veut vous piquer, Sanofi, un des plus grands labos, investit justement sans ses profits futurs faits sur le dos de votre santé ET de votre porte-monnaie, car la sécu… c’est vous, c’est moi, c’est nous et notre bien commun !

Sanofi se renforce dans les vaccins en rachetant l’américain Protein Sciences

Voilà ce que nous rapporte cette dépêche de la très officielle agence AFP.

« Sanofi va faire l’acquisition de l’américain Protein Sciences pour un montant pouvant aller jusqu’à 750 millions de dollars, une opération relativement modeste à l’échelle du groupe, mais qui devrait lui permettre de se renforcer dans les vaccins antigrippaux aux États-Unis.

Fondé en 1983 dans le Connecticut (nord-est des États-Unis), Protein Sciences a obtenu en octobre dernier l’autorisation de commercialiser aux États-Unis son vaccin antigrippal quadrivalent Flublok, le premier vaccin antigrippal à base de protéine recombinante approuvé dans le pays.

Cela va permettre à Sanofi d’élargir son portefeuille de vaccins antigrippaux «et de lui adjoindre un vaccin produit sans avoir recours à des œufs», a souligné David Loew, responsable de Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe, cité dans le communiqué.

«Un vaccin à base de protéine recombinante permet d’éviter tout risque infectieux» en cas d’œufs contaminés, car le procédé «n’implique aucun produit vivant au départ, tout se fait dans des bioréacteurs», a expliqué à l’AFP Éric Le Berrigaud, analyste du secteur pharmaceutique chez Bryan Garnier.

Sanofi Pasteur est l’un des leaders mondiaux du marché très concentré des vaccins, et notamment des vaccins saisonniers contre la grippe.

En 2016, cette division a ainsi produit 40 % des vaccins antigrippaux distribués dans le monde, qui représentent un marché global de 5 milliards de dollars, dont la moitié environ aux États-Unis. »

On voit bien que les vaccins ne sont qu’un marché comme les autres.

L’alibi de la santé ne reste qu’un alibi…

Pendant que l’on veut vous piquer, de grands labos se frottent les mains pour les bénéfices futurs et prennent des positions, font des acquisitions.

Les vaccinations massives seront le prochain scandale sanitaire. Édouard Philippe sera sans doute le futur « responsable mais non coupable ».

Mais ce jour-là on pourra ressortir cet article et tous les autres, et lui dire “VOUS êtes responsable. Vous êtes coupable, car VOUS saviez ou vous auriez dû savoir”.

Et c’est sur cet angle-là que nous devons axer la lutte.

Mettre en cause dès maintenant la responsabilité future de nos dirigeants pour engager dès à présent leur responsabilité personnelle et pénale.

Nous devons dénoncer avec force, pas tant la vaccination, que le totalitarisme marchand qui s’est emparé de notre santé par la corruption massive de nos élites dirigeantes.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »



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Pour toute question, rendez-vous ici.

 

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Obligation vaccinale : la guerre est déclarée. Par Michelle Rivasi. Signez la pétition!

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #La santé

Obligation vaccinale : la guerre est déclarée. Par Michelle Rivasi. Signez la pétition!

 De : Bernard Astruc / Bio Consom'acteurs <astruc.bioconsomacteurs@gmail.com>
 

Bonsoir.

Voici la tribune de Michèle Rivasi parue ce jour sur le site de Reporterre à propos de l'extension de l'obligation vaccinale demandée par la Ministre de la Santé et confirmée par le Premier Ministre lors de son discours de politique générale https://reporterre.net/Obligation-vaccinale-la-guerre-est-declaree

De nombreuses pétitions circulent contre l'obligation vaccinale, dont celle de l'IPSN http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

A lire, signer, faire suivre très largement !
Cette situation est totalement inacceptable, tant sur le plan de la santé que de la liberté.

Fraternellement,
Bernard Astruc

Obligation vaccinale : la guerre est déclarée

10 juillet 2017 / Michèle Rivasi
 

 

La décision du gouvernement de rendre obligatoire onze vaccins est dangereuse et inacceptable. Il faut protéger la santé des citoyens, pas les chiffres d’affaires des laboratoires, estime l’eurodéputée Michèle Rivasi.

Michèle Rivasi est députée européenne EELV, biologiste agrégée, et coauteure de l’ouvrage Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir.


L’annonce soudaine par le gouvernement de sa volonté d’étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins et de légiférer au plus vite pour mettre en œuvre cette obligation dès janvier 2018 témoigne d’une politique du fait accompli. Ce passage en force, autoritaire et sans équivalent en Europe, remet en cause la liberté de choix thérapeutique consacrée par la loi Kouchner et la déontologie de l’ordre des médecins. Il est contreproductif et témoigne d’une volonté dogmatique, aveugle et sourde à tout dialogue, qui renforce encore la suspicion de la population sur les véritables bénéficiaires de cette volonté vaccinale.

Au contraire de nos voisins qui ont fait de la liberté thérapeutique une véritable valeur sanitaire, le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’illustrent par leur volonté de vouloir étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins. [1]

La France serait le premier pays d’Europe à vouloir imposer avec autant de force la panacée vaccinale. À raison ? Justement pas.

La question de la fiabilité de ces vaccins est tout d’abord posée. La succession des scandales sanitaires et des complications observées après vaccination montre une insécurité vaccinale. En multipliant les injections, et ce dès le plus jeune âge, nous rentrons en zone inconnue.

Par ailleurs, la défiance de la population est considérable depuis les scandales sanitaires liée à la campagne vaccinale contre l’hépatite B initiée en 1994 au prix de plus d’un millier de cas de scléroses en plaques, de maladies de Guillain-Barré, de scléroses latérales amyotrophiques et d’autres affections auto-immunes telles que les myofasciites à macrophages… ; et celui du vaccin contre la grippe H1N1 et ses 94 millions de doses d’un vaccin expérimental, commandés au prix fort, près de 2,2 milliards d’euros payés sur les deniers publics.

Sur la sellette également : le vaccin Gardasil, présenté comme prévenant le cancer du col de l’utérus, alors qu’il ne protège que contre une fraction des papillomavirus pouvant entraîner un cancer. À ce jour, il n’a fait la preuve ni de son efficacité ni de son innocuité alors que « le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus », observait l’Assurance maladie en 2013. Pendant ce temps, les indices inquiétants s’amoncellent sur le Gardasil, avec des dizaines de décès et des milliers de pathologies graves qui pourraient lui être imputables.

D’autres motifs d’inquiétude pèsent sur les vaccins en matière d’adjuvants — ces additifs toxiques ajoutés pour renforcer la réponse immunitaire — à l’instar des sels d’aluminium vaccinaux dont les conséquences sur la santé sont maintenant avérées, comme l’indique la solide jurisprudence établie par le Conseil d’État et la Cour de justice de l’Union européenne.

Enfin, des recherches cofinancés par l’Union européenne alertent également sur la présence inexpliquée d’une vingtaine de nanoparticules métalliques dans des vaccins courants, déjà commercialisés ou en passe de devenir obligatoire selon les vœux de notre gouvernement ! Chrome, tungstène, baryum, silicium, titane, l’effet cocktail de ces nanoparticules inattendues, persistantes et inoxydables, pourraient avoir un rôle actif dans la survenue, outre de cancers, de maladies cardiovasculaires, d’infarctus du myocarde, d’AVC

Pour restaurer la confiance, nous préconisons avec les professeurs Philippe Even et Jacques Testart de fonder la politique vaccinale des enfants sur des données épidémiologiques nationales évaluant les besoins objectifs de chaque vaccination, sur l’analyse objective recensée et démontrée des risques neurologiques, psychiatriques, articulaires et musculaires pouvant être liés aux différents adjuvants utilisés dans les vaccins, et sur l’étude des réponses immunitaires générales et cérébrales des nourrissons soumis de façon croissante à plusieurs vaccinations simultanées.

L’utilité d’associer des vaccins multivalents chez le nourrisson, et l’âge des vaccinations, doit aussi être réévaluée, les uns nécessaires, comme le DTP sans aluminium, et d’autres qui le sont moins, comme l’hépatite B, puisqu’il s’agit d’une maladie sexuellement transmissible, ou le tétanos, qui reste à prouver chez le nourrisson.

Le débat aurait pu être objectif et apaisé. Il ne l’est pas. À qui profite cette frénésie vaccinale ?

Les vaccins sont malheureusement devenus, depuis les années 1980, un produit essentiellement marchand, ce qui a généré de nombreuses dérives alimentant la méfiance de nos concitoyens.

Rappelons que 200 vaccins sont aujourd’hui en voie de développement par les firmes pharmaceutiques alors qu’il n’en existait que quelques dizaines il y a encore quinze ans. Le chiffre d’affaire mondial lié à la vente de vaccins est passé de 6 milliards d’euros en 2006 à 20 milliards en 2012. Et le marché atteindra 56 milliards en 2017.

Par cette décision, la France consacre une fois de plus le mélange des genres. En matière vaccinale, il faut convaincre, plutôt que contraindre !

 

[1Dans la première version de la tribune, cette phrase suivait ce paragraphe : « Appliquer le calendrier des 11 obligations vaccinales envisagées représenterait pas moins de 76 immunisations avant l’âge de 18 mois ! » L’information parait sujette à caution, comme nous l’ont fait remarquer des lecteurs, et en attendant des précisions des auteurs, nous l’avons retirée mardi 12 juillet après-midi de cette tribune.

 


Source : Courriel à Reporterre

Images :
. chapô : Vimeo
. Michèle Rivasi : © Emmanuel Brossier/Reporterre
. ampoules : Pixabay

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Pour une politique française en SYRIE indépendante et respectueuse du droit (Pétition adressée à Emmanuel Macron). Comité Valmy.

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Publié par El Diablo

Pour une politique française en Syrie
indépendante et respectueuse du droit
Pétition adressée à Emmanuel Macron

samedi 15 juillet 2017, par Comité Valmy

Pour une politique française en Syrie
indépendante et respectueuse du droit

Monsieur le Président,

Vous avez déclaré que vous ne souhaitiez pas la destruction de l’Etat syrien et qu’avec vous au pouvoir, on en aurait fini avec les “néoconservateurs importés”. Plus récemment, au sortir du G20, vous avez de nouveau précisé votre détermination à œuvrer pour une sortie politique du conflit excluant le préalable d’une mise hors jeu de l’actuel Président de l’Etat syrien. Vous interrompez le soutien financier et logistique que la mandature précédente accordait à des forces combattantes terroristes qu’elle qualifiait de ‘modérées.’

 

Ce réalisme a été imposé par l’échec d’une politique d’ingérence illégitime et désastreuse. Le peuple syrien avec toutes ses composantes, en particulier une opposition authentique de l’intérieur, certes pas celle d’une poignée d’exilés exhibés à quelques occasions, s’est rangé derrière Bachar el Assad pour lutter contre la désintégration de sa nation. Avec l’aide de pays amis, il est en train de mettre fin à l’existence d’un Etat takfiriste.

Parmi ceux qui ont accueilli votre présidence avec scepticisme, beaucoup espèrent voir dans cette position une politique qui permettrait à la France d’entamer une diplomatie indépendante. Elle se déploierait fermement dans les intérêts conjoints des peuples de la région, martyrisés et décimés, et du peuple français qui n’en a récolté comme effet tangible que des attentats terroristes sur son territoire et l’instauration d’un Etat d’urgence sans cesse reconduit. Elle saurait rester insensible aux imprécations telles que celles développées dans une lettre ouverte à Libération (1). Ce véritable appel à la guerre cautionne la tentative de déstabilisation d’un Etat souverain au mépris de la loi internationale. Il se présente sous la forme d’un chantage moral habituel qui consiste à culpabiliser ceux qui refusent la guerre, en les accusant de faire de la France la « complice » des crimes imputés sans preuve au gouvernement syrien. Bien au contraire, des preuves irréfutables s’accumulent qui mettent en évidence la responsabilité des forces terroristes dans les différents événements chimiques qui ont émaillé la scénarisation d’une dictature sanguinaire qui assassine son peuple.

Nous sommes opposés à toute guerre d’ingérence franche comme celle qui a détruit la Libye et déstabilisé l’Afrique sub-sahélienne mais plus encore contre cette forme insidieuse d’agression menée par la France en Syrie à l’insu du peuple français. Aussi nous vous mettons en garde instamment contre la tentation de création de couloirs humanitaires, prétexte toujours invoqué pour établir une installation militaire étrangère dans un pays souverain.

Monsieur le Président,

Nous attendons de la part de votre gouvernement que la France réaffirme sa vocation d’indépendance et de respect du droit en matière de politique internationale, à savoir :


- Qu’elle s’oppose aux guerres visant à des « changements de régime », qui sont en réalité des guerres visant à la destruction d’États souverains qui n’agressent personne ;

- Qu’elle refuse de suivre les « diktats » de tous ceux, néoconservateurs ou « humanitaires » auto-proclamés, qui mèneraient à des guerres sans fin, illégales au regard du droit international ;

- Qu’elle fonde le prestige de la France sur sa capacité de compréhension et de médiation des conflits, ce qui est dans l’intérêt véritable des Français et des peuples du monde entier ;

Comme premier geste concret, nous vous demandons de lever les sanctions qui frappent le peuple syrien et de rétablir les relations diplomatiques avec l’Etat syrien. Cela permettrait au moins de coordonner les actions contre les takfiristes européens recrutés en Syrie et en voie de retour pour commettre des attentats.

(1) (http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/monsieur-le-president-maintenir-assad-c-est-soutenir-le-terrorisme_1581057) ;
Le drapeau syrien reconnu internationalement comporte deux étoiles vertes et une bande rouge contrairement à celui figurant sur cette pétition qui fut celui de la Syrie coloniale.

 

Dans un second temps, un lien permettant la signature directe de cette pétition va être ajouté. En attendant adresser les signatures au site qui les transmettra : info@comite-valmy.org

Premiers Signataires :

 Claude Beaulieu, président du Comité Valmy
 Badiaa Benjelloun, médecin, directrice de l’espace Maymana
 Ahmed Bensaada, enseignant, auteur et essayiste
 Joseph Berbery, retraité de l’enseignement, Canada
 Geneviève Blache, membre de la direction du Comité Valmy
 Jean Bricmont
 Vladimir Caller, journaliste, analyste politique
 Michel Collon, journaliste, écrivain, fondateur d’Investig’Action
 Comité Valmy
 Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale
 Bruno Drweski, enseignant-chercheur, historien, géopolitiste, ARAC
 Bernard Gerbier, professeur des Universités émérite
 Bruno Guigue, ex-sous-préfet de la République, analyste politique
 Youssef Hindi, écrivain, analyste politique
 Investig’Action
 Diana Johnstone, journaliste, écrivaine
 Claude Karnoouh, philosophe, anthropologue, retraité CNRS
 Jacques Kmieciak, journaliste
 Simone Lafleuriel-Zakri, professeur retraitée, écrivaine, historienne
 Jean Lévy, Comité Valmy (direction), ancien responsable CGT Banques
 Jacques Maillard, physicien, bureau national du Comité Valmy
 Alexandre Moumbaris, éditions Démocrite
 Marie-José Moumbaris, éditions Démocrite
 Majed Nehmé, journaliste franco-syrien, directeur de Afrique-Asie
 Jean-Pierre Page, syndicaliste, ancien dirigeant national CGT
 Maria Poumier
 Jean-Pierre Robert, administrateur du site Palestine-Solidarité
 Yves Vargas, Philosophe
 Jean-Michel Vernochet, journaliste
 Isabelle Voltaire, Comité Valmy (direction)
 Michel Raimbaud, ambassadeur de France (ret.), conférencier
 Francis Arzalier, historien
 Roger Akl
 Richard Labévière, rédacteur en chef du magazine en ligne prochemoyenorient.ch
 Claude Gaucherand, contre-amiral (2 S)
 Michel Debray, vice-amiral en 2e section
 Pierre Lévy, Rédacteur en Chef de Ruptures
 Hugues-Antoine Suin, diplomate à la retraite
 Hassan Hamdane, sociologue, professeur à l’Université libanaise, Beyrouth
 Ali Ibrahim, citoyen syrien, licencié es-littérature française
 Dominique Dionisi
 Guy Chayvialle
 Laurence Potier, Chef d’entreprises
 Hubert de Gevigny, contre-amiral (2 S)
 Charles Hoareau, président Association nationale des communistes
 Sylvia Cattori, journaliste indépendante
 Marie-Catherine Andreani
 Jacques Lacaze, ancien conseiller municipal Liévin (62)
 Jean-Pierre Garnier, sociologue
 Bernard Maillard
 Claude Deffontaine
 Hélène Lequien
 Mouna Alno-Nakhal, ex-biologiste
 Odile Hage, retraitée de l’enseignement
 Halima Sadki, enseignante, membre du Comité Valmy
 Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO
 Bernard Gaveaux
 Nadia Gaiddon
 Christian Bouteau
 Denis Lemercier
 Nathalie Waibel, citoyenne éclairée donc libre
 Laurent Dauré, journaliste
Ginette Hess Dkandranirédactrice de La voix de la Syrie.com
Claude Roddier - astrophysicienne retraitée - Comité Valmy
François Roddier - astrophysicien retraité - Comité Valmy
Michel Dupuy , cadre retraité, syndicaliste
Gilles Gomel, retraité
Dominique HERRBACH, Enseignant
Ulrike Darras , membre du MODEM
Jean Darras, docteur en droit, retraité de la fonction publique
Michel Leprêtre - Proviseur retraité en charge du Lycée Charles de Gaulle de Damas (2012-2016)
Walter POMATELLI technicien en retraite
Hamouda S
Henri Brosse, ouvrier retraité
Jean-Claude Delaunay, économiste, professeur retraité
Guilleminot Christian, retraité
Yara Massarani
Thierry Delbós
Marie-Christine Mouranche
« Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »
Lucien Pons, président du « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »
Philippe MASSON - Professionnel de santé ; libre penseur
Gabriel Galice, ancien Conseiller régional de Rhône-Alpes, Président de l’Institut International de Recherches pour la Paix à Genève (GIPRI).
Bassam Tahan
Dominique Mazuet - Librairie Tropiques
Djamal Benmerad
Adel Ben Youssef - Historien- Universitaire - Tunisie
Nicolas Dhuicq, ancien député
Yvo Rens, Professeur honoraire Université de Genève
Jacques Durand, retraité du CNRS
Marie-Ange Patrizio, traductrice
Nora Zeghli, Directrice de publication Hawa Magazine
Denis Rancourt, Association des libertés civiles de l’Ontario, Canada
Vaneesa Beeley, journaliste indépendante
Hichem Kacem, éditeur indépendant
Ali Rastbeen, Président de l’Académie de géopolitique, Paris
Vadim Kamenka, journaliste, L’Humanité
Bahar Kimyongur
Gearoid O Coilmain

Dans un second temps, un lien permettant la signature directe de cette pétition va être ajouté. En attendant adresser les signatures au site qui les transmettra : info@comite-valmy.org

SOURCE:

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Emmanuel Macron, président des 1% les plus riches. Par Romaric Godin

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Emmanuel Macron, président des 1% les plus riches

Par

Selon une étude de l’OFCE, les mesures fiscales du gouvernement profiteront surtout aux 1 % les plus riches. La preuve de l’attachement de l’exécutif à la théorie, désormais datée, du « ruissellement » de la richesse et de son refus de faire face au creusement des inégalités. 

Depuis quelques jours, la priorité du gouvernement évolue vers une logique alliant la consolidation budgétaire à la baisse de la fiscalité. Ce changement a été confirmé ce mercredi 12 juillet dans l’entretien accordé par le premier ministre Édouard Philippe au quotidien Les Échos. Ce dernier annonce une baisse de la fiscalité de 11 milliards d’euros pour 2018, avec la mise en place, dès la première année budgétaire du quinquennat, des principales mesures fiscales envisagées : transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), exonération partielle de la taxe d’habitation, transferts des cotisations salariales sur la maladie et le chômage vers la CSG, mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital (qui, jusqu’ici, était prévu en 2019). À cela s’ajoutent les mesures décidées par le précédent gouvernement : hausse et élargissement du CICE et baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28 %.

 

L’idée d’Édouard Philippe, c’est de compenser les effets négatifs de la consolidation budgétaire envisagée, avec une stabilité en volume des dépenses publiques qui sous-entend, de son aveu même, 20 milliards d’euros de baisse de dépenses, par un « effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance ». Tout réside, donc, sur ce présupposé : la croissance française est obérée par la seule fiscalité. Certes, Édouard Philippe évoque d’autres éléments, notamment le plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur 5 ans promis par le président de la République, mais ce dernier, de toute façon très faible, pourrait être soumis aux priorités budgétaires. Et c’est bien sur ce « souffle fiscal » que compte l’exécutif pour stimuler la croissance.

 

Aussi est-il intéressant de se pencher sur l’effet de cette fiscalité sur les inégalités. Qui bénéficiera des mesures de baisses d’impôts ? C’est une question essentielle pour déterminer, ensuite, comment ces baisses profiteront, ou non, à l’économie. Ce travail a été réalisé par l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), qui s’est servi du modèle qu’utilisent déjà les administrations pour mesurer l’effet redistributif des mesures fiscales. L’OFCE a intégré dans son modèle des éléments, souvent négligés, des hausses d’impôts annoncées par Édouard Philippe : alourdissement du prix du tabac et renforcement de la fiscalité écologique, notamment sur le diesel.

Les résultats de ces calculs sont sans appel : le grand gagnant des mesures fiscales du gouvernement est le « dernier décile » des ménages, autrement dit les 10 % des ménages les plus riches. Ces derniers capteraient ainsi 46 % des gains fiscaux promis aux ménages. Et même mieux, selon les économistes de l’institut, c’est principalement le dernier centile, autrement dit les 1 % les plus riches, composé de 280 000 ménages, qui occuperait le haut du podium. Selon les calculs de l’OFCE, l’impact fiscal des mesures sur les ménages du dernier décile qui ne font pas partie des 1 % des plus riches serait proche de celui subi par les ménages du neuvième décile. Lesquels seraient les principaux perdants de cette politique, en raison de leur exclusion de l’exonération de la taxe d’habitation. La politique fiscale d’Édouard Philippe est donc une politique de cadeaux fiscaux aux « ultra-riches » qui, selon Xavier Timbaud, économiste à l’OFCE, n’est pas sans rappeler la politique de Nicolas Sarkozy en 2007.

 

Effet redistributif sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCEEffet redistributif sur les classes de revenus des mesures fiscales du gouvernement © OFCE

 

Pourquoi un tel effet ? Principalement en raison de deux mesures : l’exonération des valeurs mobilières de l’ISF et la mise en place du PFU. Deux mesures qui favorisent les ménages dont les revenus dépendent principalement de leurs patrimoines mobiliers, autrement dit, effectivement, les plus riches. Sur ce point, les calculs du gouvernement et de l’OFCE divergent. L’institut économique table sur une masse de mesures fiscales de 9,1 milliards d’euros, le gouvernement sur 11 milliards d’euros. Les différences sont difficiles à évaluer, dans la mesure où le détail des évolutions fiscales reste à définir.

On pourra cependant noter que les mesures fiscales se répartissent sur l’ensemble des classes de revenus. Le gain est faible pour les huitième et neuvième déciles (respectivement 0,7 % et 0,1 % des revenus actuels), il est plus fort pour la classe moyenne. Les septième et troisième déciles peuvent espérer une augmentation de 1,5 % de leurs revenus, le deuxième de 1,4 %, les cinquième et sixième de 1,3 %. Le premier décile ( les ménages les plus pauvres) est cependant pénalisé par l’alourdissement de la fiscalité sur le diesel et le tabac, et verrait ses revenus s’améliorer de 1 %. Globalement, donc, ces mesures creuseront fortement les inégalités, à l’avantage du dernier décile, avec un gain fiscal estimé à 2,6 % de ses revenus actuels, et plutôt au désavantage du premier décile.

Mais pour avoir une vision plus précise de l’impact de ces mesures fiscales, il faut évidemment prendre en compte la participation des ménages à leur financement. L’OFCE a émis deux hypothèses : un financement proportionnel au revenu (par exemple par une hausse de la CSG) ou un financement par une baisse des transferts sociaux. La vérité sera sans doute un mélange des deux formules, mais la volonté affichée de s’attaquer aux dépenses publiques indique une volonté de s’attaquer aux transferts sociaux, notamment ceux de l’aide au logement ou des frais de santé. Et là encore, le dernier décile est celui qui tire le mieux son épingle du jeu.

Dans le scénario d’un financement proportionnel, le premier décile voit ses revenus reculer de 0,4 % et le neuvième de 1,3 %, tandis que le dixième décile affiche un gain de 1,2 %. Dans le second scénario, l’impact sur les deux premiers déciles est très fort : −4,1 % sur les revenus du premier, −2 % sur ceux du deuxième, tandis que le dernier décile est le seul à afficher encore des gains, et plutôt des gains importants, de l’ordre de 2,1 %.

Au-delà des détails qui permettront de clarifier ces impacts, il semble évident que la politique fiscale du gouvernement initie un transfert de richesses vers les plus riches, au détriment de la classe moyenne supérieure et/ou des classes les moins riches. Or, la question de l’impact macroéconomique de ce transfert est très discutable.

Le fondement du « souffle fiscal » évoqué par Édouard Philippe est la théorie du « ruissellement », qui veut que l’augmentation de la richesse des plus riches profite in fine à tous. Cette théorie est désormais très contestée, pour plusieurs raisons. D’abord parce que si, réellement, cet effet d’enrichissement profitait à la croissance et à l’emploi, il est douteux que l’ampleur de cette accélération compenserait les mesures fiscales nettes envisagées. « Il faudrait une très forte baisse du chômage pour compenser un tel transfert fiscal, et c’est peu probable », résume Xavier Timbaud. L’OFCE table sur un recul du chômage de 1,6 point sur cinq ans, soit 0,3 point par an.

 

Calcul des effets nets sur les revenus en incluant le financement des mesures fiscales © OFCECalcul des effets nets sur les revenus en incluant le financement des mesures fiscales © OFCE

 

Mais l’essentiel est ailleurs. L’effet d’enrichissement des 1 % les plus riches profitera-t-il réellement à l’économie ? Rien ne permet de l’affirmer. Les études économiques montrent au contraire que l’effet des baisses d’impôts est plus fort lorsque les mesures portent sur les ménages les moins fortunés. Les plus fortunés, eux, ont tendance à investir ces gains fiscaux sur les marchés financiers, avec des promesses de rendements importants. L’investissement productif risque de ne profiter que marginalement de ces mesures. Ainsi, au Royaume-Uni ou aux États-Unis, où de telles mesures ont été prises dans le passé, l’investissement productif est au plus bas. En revanche, ces cadeaux fiscaux risquent de venir grossir davantage des bulles spéculatives qui sont déjà alimentées par la BCE chaque mois. Alors que l’heure est à la fin du mouvement de régulation financière (voire à la dérégulation), l’attrait des marchés est plus élevé que jamais. Or, aujourd’hui, les marchés financiers sont de plus en plus déconnectés de l’économie réelle, en raison de la prédominance de produits dérivés ou indexés. La bourse ne profite qu’à la marge à l’investissement productif par les introductions en bourse ou les augmentations de capital, éléments devenus parcellaires dans le monde financier. Rien ne dit, donc, que ces 4,2 milliards d’euros offerts aux 1 % les plus riches profiteront à l’économie française.

Par ailleurs, la science économique a souligné depuis plusieurs années les effets négatifs des inégalités sur la croissance potentielle et la productivité. Or, contrairement à ce que laisse entendre la narration des milieux d’affaires, la France n’est pas un pays « plus égalitaire » que les autres. L’indice de Gini français calculé par l’OCDE reste supérieur à celui de l’Allemagne. En revanche, les inégalités se sont moins creusées en France qu’en Allemagne au cours de ces dernières années. Précisément en raison des réformes sur le marché du travail que mène actuellement le gouvernement français, comme vient de le prouver encore une étude du Center for European Reform (CER) sur laquelle on reviendra. Il y a donc ici un vrai risque, à moyen et long terme.

L’étude de l’OCDE montre ainsi la vraie nature de la politique économique du gouvernement. Loin de mener une politique « équilibrée », il s’engage, avec la priorité donnée à la baisse des impôts pour les plus riches, dans un « choc libéral » comparable à ceux qu’ont connus les États-Unis et le Royaume-Uni dans les années 1980. Un choc dont les conséquences négatives sont désormais bien connues. C’est donc une politique datée, fondée sur une théorie datée, celle du « ruissellement », que mène ce gouvernement prétendument « modernisateur ».

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Connaissez-vous Adrien QUATENNENS, député « insoumis » ?

15 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République

Son affiche de campagne

Son affiche de campagne

Par Sébastien Billard (L’OBS)

7 choses à savoir sur Adrien Quatennens, le M. Code du Travail des "insoumis"

Le jeune député lillois secoue l'Assemblée lors des discussions sur le projet de loi sur la réforme du travail. Portrait.

 

Il est l'un des nouveaux visages de l'Assemblée nationale. A 27 ans, Adrien Quatennens, élu député sous les couleurs de La France insoumise en juin, vient de faire une entrée remarquée au palais Bourbon, en pilonnant le projet de réforme du Code du Travail. Qui est cet "insoumis" aux cheveux roux coiffés en brosse, qui porte le fer contre le gouvernement sur ce sujet emblématique ?

 

1-Tribune

Pour sa toute première intervention dans l'hémicycle, lundi 10 juillet, Adrien Quatennens n'a pas retenu ses coups. Alors que le projet de loi d’habilitation est arrivé devant les députés, ce jeune député "insoumis" a défendu à la tribune une motion de rejet préalable, destinée à faire avorter le texte, avec une certaine verve.

(…)

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS:

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170710

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Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

14 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation .

Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

Face au BLOC oligarchique (par Bertrand Renouvin)

 

 

Le 21 mai 1981, François Mitterrand déclare que « la majorité politique des Français, démocratiquement exprimée, vient de s’identifier à sa majorité sociale ». Le 18 juin 2017, la minorité sociale qui a été démocratiquement élue ne correspond plus à la majorité politique et sociale et prend le risque de s’y opposer.

 

Lors de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a bénéficié d’un faible vote d’adhésion et d’un très fort courant « dégagiste » qui s’est ensuite reporté sur les candidats du parti présidentiel. La République En Marche a su profiter de la fragilité personnelle de François Fillon, qui a brisé la dynamique victorieuse de la droite, et exploiter la crise terminale du Parti socialiste en offrant une synthèse centriste à des gens de droite et de gauche qui étaient depuis vingt ans d’accord sur l’essentiel : les règles de l’ultralibéralisme, la férule allemande, l’atlantisme.

 

La croisade antifasciste, le passif extrémiste du Front national, l’incapacité de sa cheftaine et l’erreur stratégique de Jean-Luc Mélenchon qui a privilégié la rupture institutionnelle au détriment de la politique d’indépendance nationale ont répandu l’inquiétude, dispersé les énergies et provoqué le découragement d’innombrables citoyens de la « France d’en bas ». Il ne faut pas s’étonner que l’électorat protestataire ait choisi le populisme d’extrême-droite, le populisme de gauche, le vote de rejet, le vote blanc ou encore l’abstention.

 

Appuyé sur une majorité parlementaire absolue qui bénéficiera de surcroît de l’opposition d’une droite « constructive », Emmanuel Macron est en mesure de rationaliser et de radicaliser le projet du bloc oligarchique avec l’appui du Medef, de la CFDT, de l’Institut Montaigne, de Terra Nova, des grands médias et des intellectuels organiques conduits par Jacques Attali et Bernard-Henri Lévy. Cette classe remarquablement mobilisée n’a pas dévoilé toutes ses intentions pendant la période électorale mais nous savons déjà :

 

- que la haute administration va être soumise à une épuration minutieuse afin que les principaux serviteurs de l’Etat soient réduits à une fonction servile dans le parfait mépris de notre tradition administrative.

- que le gouvernement prépare la banalisation de l’état d’urgence par l’attribution aux préfets de pouvoirs hors du contrôle judiciaire.

- que le Code du travail va être réformé par ordonnances, selon le vœu du patronat, afin de renforcer la soumission des salariés et la précarité de leur emploi.

- que le gouvernement prépare les Français à subir une cure d’austérité renforcée, sur injonction de Bruxelles et pour tenter d’obtenir de Berlin la réforme de la zone euro qui lui sera refusée.

 

L’offensive esquissée en fin de période électorale va maintenant se déployer et nous allons en découvrir tous les axes. Pour résister à l’effet de sidération, il faut repérer au plus vite les faiblesses du commandement et les failles du dispositif. Emmanuel Macron est un remarquable propagandiste de lui-même mais la fluidité de son discours, son goût pour les assemblages de propositions contradictoires et l’indifférence courtoise qui est le propre de son milieu ne lui seront d’aucun secours lorsqu’il lui faudra trancher dans le vif pour faire les fameuses réformes.

 

Le bloc oligarchique va très vite révéler ses fêlures que les caciques – François Bayrou, Manuel Valls – ne manqueront pas d’exploiter car la logique de l’autopromotion individuelle a été exemplairement illustrée par Emmanuel Macron. De plus, la crise interne qui se développe et affaiblit le Font national va priver l’oligarchie du seul épouvantail dont elle disposait. Le populisme de gauche a un bel avenir devant lui, s’il accepte de rompre avec ses lourdeurs idéologiques et ses attitudes sectaires. Dans l’immédiat, c’est la mobilisation massive de la rue contre les ordonnances qu’il faut souhaiter et encourager.

 

Bertrand RENOUVIN

Editorial du numéro 1125 de « Royaliste » – 2017

 

SOURCE:

Face au bloc oligarchique - Le blog de Bertrand Renouvin

http://www.bertrand-renouvin.fr/face-au-bloc-oligarchique/




« Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience » René Char.

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Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

14 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

 Transfert d'un message reçu :

Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

 

                                                                                                          

Un inquiétant document secret de la DGSE aurait fait changer d'avis Macron sur la Syrie

 

                                                                                       

 9 Juillet 2017, 

Selon Le Canard enchaîné ("Un document alarmiste de la DGSE", 5.07.17), Macron aurait changé d'avis sur Assad et pris ses distances avec la politique de son prédécesseur Hollande et des néoconservateurs après avoir eu accès à des données consignées dans un rapport secret de la DGSE. On y apprendrait entre autres que le régime d'Assad n'aurait jamais été aussi fort depuis 2011 tandis que l'opposition dominée par des groupes djihadistes serait laminée, que les djihadistes en perte de vitesse tout comme l'Etat islamique pourraient après leur défaite en Syrie se rabattre sur l'Europe. Un rapport qui aurait été effectué pour le compte de la DGSE par des experts, des universitaires, des chercheurs et spécialistes de la géopolitique. Le Canard donne quelques extraits très succincts de ce rapport de 70 pages :


- "Le régime de Bachar (...) est aujourd'hui en meilleure posture qu'à aucun moment depuis 2011, grâce aux interventions russe et iranienne".

- "L'opposition est désorganisée et fragmentée, ne pose pas (sic) une menace stratégique (...). Les principaux groupes d'opposition sont de plus en plus divisés (...), souvent sous-équipés et démoralisés."
 

- "Cette opposition est de plus en plus dominée par des groupes extrémistes".
 

- "Une solution politique et militaire au conflit demeure peu probable".
 

- Daesh poursuivra son combat "en Europe, après la chute du Califat".


- "La libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu'elle en résoudra (...) Les conflits latents (avec le gouvernement de Bagdad) risquent de refaire surface en 2017 et 2018, entre Kurdes et Chiites, et entre les deux principaux partis kurdes".

2°) Quand Macron cherche à se rapprocher de Trump au G20.

https://www.youtube.com/watch?v=P9yz7GWNfBQ

Bonne soirée

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Le secret le plus mal gardé de la guerre syrienne qui pourrait devenir le cauchemar d’Israël

4 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Une intéressante analyse à prendre, comme toujours, avec esprit critique et recul.

Source : Middle East Eye, Richard Silverstein, 30-06-2017

Photo : des soldats israéliens participent à un entraînement militaire sur le plateau du Golan occupé par Israël, près de la frontière israélo-syrienne, le 22 mars 2017 (AFP)

Oui, Israël soutient les rebelles syriens, mais pas seulement sur les plans financier et humanitaire : Israël espère que les rebelles serviront de tampon contre l’EI ou le Hezbollah, une stratégie qui pourrait facilement se retourner contre lui

Plus tôt ce mois-ci, le Wall Street Journal a publié l’interview d’un commandant rebelle syrien et d’une demi-douzaine de combattants, qui ont confirmé le secret le plus mal gardé du conflit syrien : Israël soutient directement les factions rebelles syriennes au moyen d’une aide humanitaire et financière.

L’implication d’Israël « est bien plus profonde et plus coordonnée qu’on le pensait et inclut le financement direct des combattants de l’opposition près de sa frontière depuis des années », indiquait l’article.

« Israël s’est tenu à nos côtés de manière héroïque », a déclaré Moatasem al-Golani, porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, au Wall Street Journal

« Israël s’est tenu à nos côtés de manière héroïque », a déclaré Moatasem al-Golani, porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, au Wall Street Journal. « Nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël. »

Selon le rapport, Israël donne 5 000 dollars chaque mois à Fursan al-Joulan – ou Chevaliers du Golan –, que le groupe utilise pour payer les salaires des combattants et acheter des armes et des munitions pour ses campagnes contre le gouvernement d’Assad dans le Golan syrien.

Je n’avais jamais entendu parler de Fursan al-Joulan auparavant. Un site en ligne consacré à la documentation du conflit syrien décrit un certain « Fouj al-Joulan » comme une milice du Golan alliée au régime d’Assad qui se consacre à la protection des villages druzes dans la région. Bien que les noms se ressemblent, il est peu probable qu’il s’agisse du même groupe, surtout que le commandant de Fouj al-Joulan, Majid Himoud, est un ennemi implacable d’Israël, que les Israéliens ont essayé d’assassiner par deux fois.

Comptant environ 400 combattants, Fursan al-Joulan semble être une milice locale. Celle-ci est sans doute affiliée à un groupe islamiste plus vaste comme al-Nosra ou al-Qaïda, mais je n’ai pas été en mesure de le déterminer. Le Wall Street Journal indique clairement qu’il n’est pas affilié à l’Armée syrienne libre, ce qui augmente la probabilité que Fursan al-Joulan soit un groupe islamiste. Il est également tout à fait possible qu’il y ait d’autres groupes, peut-être nombreux, qu’Israël aide pareillement.

Dans une vidéo de septembre 2014 publiée par Ahrar al-Sham, des combattants de l’opposition syrienne capturent une position du gouvernement syrien à Khan Arnabeh, près de la frontière est de Quneitra avec Israël sur le plateau du Golan (AFP/YouTube)

Le 22 juin, le correspondant principal en matière de sécurité militaire de Yediot Achronot, Alex Fishman, a confirmé le rapport du journal et en a exploré la motivation :

« Une partie non négligeable des rebelles syriens dans le Golan ont adopté l’idéologie salafiste extrême de Jabhat al-Nosra, une ramification d’al-Qaïda […] Le point de vue israélien est que les opinions extrémistes religieuses des rebelles syriens sont moins pertinentes [que leurs capacités à combattre les ennemis des Israéliens – l’Iran et le Hezbollah]. Israël est persuadé que ce qui les [les rebelles] intéresse avant tout est la survie ; et qu’il est possible d’acheter leur loyauté grâce à une aide matérielle qui contribue à garantir leur propre sécurité. »

« L’article du Wall Street Journal donne l’impression qu’Israël n’examine pas toujours les idées de ses alliés tant qu’il obtient une profitable sécurité réciproque. Selon le point de vue d’Israël, l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Et si Jabhat al-Nosra se bat contre l’EI dans le sud du Golan, et chacun d’eux se bat à son tour contre le Hezbollah et l’armée syrienne dans la région de Deraa, tant mieux. »

Ce mode d’interaction basé sur la réciprocité peut fonctionner pour Israël à court terme, mais l’histoire de la région regorge de semblables alliances temporaires qui se sont rapidement transformées en hostilité pure et simple lorsque les circonstances ont changé. Un ancien allié peut facilement et rapidement devenir le pire des ennemis.

Et en fait, les biens, l’expérience et les compétences transmises pendant l’alliance permettent à l’ancien allié de devenir un ennemi encore plus redoutable (pensez simplement aux Moudjahidines-Talibans en Afghanistan). Un certain nombre d’acteurs en Syrie, de l’EI à al-Nosra, pourraient, à un moment futur, décider qu’Israël est une cible plus facile que leurs anciens ennemis. Cette alliance de commodité à court terme pourrait facilement devenir un golem cauchemardesque qu’Israël aura lui-même créé.

Ce que veut Israël

Ces nouveaux rapports confirment plusieurs années de mes propres rapports qui documentaient une vaste intervention israélienne dans le conflit syrien, y compris de nombreuses attaques aériennes contre le Hezbollah et les convois d’armes iraniens, le bombardement d’un avion syrien qui s’était aventuré de quelques mètres dans le Golan occupé par Israël, les assassinats de commandants du Hezbollah et iraniens, les largages d’équipement aux unités d’al-Nosra alliées à al-Qaïda et les briefings directs entre les officiers de l’armée israélienne et les commandants rebelles.

Israël veut une Syrie divisée. Il veut un pays divisé par des conflits ethniques et religieux afin de pouvoir dominer le Golan et protéger sa frontière nord

Tout cela a démenti les fausses affirmations répétées dans les médias (y compris dans cet article de WSJ) selon lesquelles Israël est un parti neutre dans le conflit – ce dont Israël voudrait persuader le monde. Au contraire, il y est profondément impliqué et cherche à affaiblir ou à renverser Bachar al-Assad car les ennemis d’Israël, le Hezbollah et l’Iran, sont les principaux alliés du président syrien.

Je m’attends à ce que l’escalade israélienne se poursuive étant donné qu’Assad et ses alliés sont en train de prendre le dessus. Ils repoussent l’EI dans l’est de la Syrie et, une fois que ce sera fait, il est très possible qu’Assad puisse porter son attention vers l’ouest, notamment le Golan, pour consolider ses acquis territoriaux. Le véritable test interviendra à ce moment-là.

Israël veut une Syrie divisée. Il veut un pays divisé par des conflits ethniques et religieux afin de pouvoir dominer le Golan et protéger sa frontière nord. Jusqu’où est-il disposé à aller pour empêcher Assad d’y réaffirmer son contrôle total ?

Le président Bachar al-Assad salue le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à Damas en janvier 2014 (AFP/SANA)

Israël a eu de nombreuses occasions de négocier un accord de paix avec Bachar al-Assad et, plus tôt encore, avec son père. Il a tourné le dos à chacun de ces efforts. Il ne veut pas d’un accord avec Assad.

Pour éviter une confrontation politique interne avec les forces nationalistes concernant la restitution du Golan, le gouvernement de droite d’Israël préfère conserver sa conquête illégale du Golan et le statu quo. Pour ce faire, il faut continuer à semer la discorde et les équipées militaires dans le Golan.

Coup de semonce

De nombreuses escalades de mauvais augure dans le conflit syrien se sont produites ces derniers jours. L’Iran a annoncé avoir tiré des missiles depuis son territoire avec pour objectif des positions de l’EI dans l’est de la Syrie. Cela signifierait que le progrès technique des forces iraniennes est tel qu’elles sont désormais capables d’atteindre des cibles à des centaines de kilomètres de là. La dernière fois qu’elles ont attaqué un ennemi au-delà des frontières de cette manière était pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.

L’attaque au missile de l’Iran est un avertissement à peine voilé adressé aux Saoudiens : tout comme nous pouvons atteindre l’EI en Syrie, nous pouvons vous atteindre à Riyad

Des sources militaires anonymes israéliennes ont affirmé que chacun des sept missiles qui avaient été tirés ont manqué leur cible, plusieurs n’ayant même pas atterri en Syrie. Cependant, en dehors de sources anonymes, les Israéliens n’ont rien fourni pour étayer leurs allégations. Il serait dans l’intérêt d’Israël de répandre des affirmations fallacieuses discréditant la prouesse militaire de son principal rival régional.

L’Iran a expliqué que l’attaque antimissile était une vengeance par rapport à une attaque terroriste récente perpétrée par des Kurdes iraniens à Téhéran et que l’EI a revendiquée. Puisque l’Iran a également accusé l’Arabie saoudite de l’attentat, qui a tué dix-sept personnes, en majorité des civils, l’attaque aux missiles est un avertissement à peine voilé adressé aux Saoudiens : « tout comme nous pouvons atteindre l’EI en Syrie, nous pouvons vous atteindre à Riyad ».

Ou comme le correspondant d’Al Jazeera l’a déclaré : « Et, bien sûr, nous devons considérer cela dans un contexte géopolitique plus large : il sera très intéressant d’observer la réaction de pays comme l’Arabie saoudite, les États-Unis et Israël parce que l’Iran montre qu’il peut riposter et le fera. »

Photo prise par le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne montrant un missile balistique lancé lors d’un test dans un lieu tenu secret (AFP)

Le 18 juin, un avion de combat américain a abattu dans la campagne de Raqqa un avion de guerre syrien qui avait bombardé un objectif proche des forces rebelles syriennes soutenues par les États-Unis. L’armée américaine affirme que la cible était les Forces démocratiques syriennes (que les troupes du régime syrien avaient chassées de la ville), tandis que le régime prétend qu’il s’agissait de l’EI. L’aviation américaine a également abattu au moins deux drones pro-régime syrien.

Peur de la victoire d’Assad

Tout cela s’inscrit dans le cadre du succès croissant d’Assad qui reprend le territoire qui était autrefois contrôlé par l’EI. Les États-Unis, en attaquant les avions de guerre syriens, tentent d’entraver les efforts d’Assad. Dans les faits, cela signifie que la politique américaine reflète largement celle d’Israël. L’administration Trump semble elle aussi ne pas vouloir d’une Syrie unie, et préférer une Syrie divisée en cantons ethniques.

L’ultimatum lancé au Qatar afin qu’il mette fin à ses relations avec l’Iran et le Hezbollah est un exemple de la manière dont les répercussions de ce qui se passe en Syrie pourraient créer un tsunami dans tout le Moyen-Orient

L’allié russe d’Assad a réagi avec colère à l’attaque des États-Unis et a annulé les efforts critiques de désescalade visant à empêcher les différentes forces qui se battent en Syrie de s’attaquer accidentellement (les agents américains ont depuis indiqué qu’une ligne de désescalade est toujours en opération). En outre, la Russie a annoncé que toute autre attaque américaine contre l’aviation syrienne pourrait entraîner un conflit direct avec la Russie.

Tout cela fait partie d’une escalade américaine de sa propre implication qui a consisté à bombarder un convoi militaire du gouvernement syrien, une mosquée, et maintenant cela. De toute évidence, l’administration Trump dirige l’armée vers une démonstration de force dans cette arène.

Le problème est qu’il s’agit d’un champ de bataille très fréquenté et que de nombreuses parties sont impliquées, notamment la Russie. L’avion que l’armée américaine a abattu était un bombardier Sukhoï russe, par exemple. Il suffira d’une erreur commise en une fraction de seconde pour que cela se transforme en un bain de sang majeur qui pourrait entraîner les principales parties au conflit bien plus loin qu’elles le voudraient.

La nouvelle alliance

La Syrie n’est qu’une fraction d’un terrain de jeu plus large dans la région où les forces sunnites, financées par l’Arabie saoudite et les États du Golfe, sont confrontées au pouvoir chiite sous l’égide de l’Iran et du Hezbollah.

Au fur et à mesure que la coalition sunnite perd de son influence en Syrie, cette rivalité s’est déplacée vers des endroits nouveaux et même plus dangereux. L’ultimatum lancé au Qatar afin qu’il mette fin à ses relations avec l’Iran et le Hezbollah est un exemple de la manière dont les répercussions de ce qui se passe en Syrie pourraient créer un tsunami dans tout le Moyen-Orient.

Une alliance croissante entre l’Arabie saoudite et Israël ajoute encore un autre élément combustible au mélange. Les deux semblent avoir envie de se mesurer à l’Iran. Quand ils étaient des acteurs séparés, le danger d’un tel conflit était plus faible.

Alors que ces deux pays s’unissent contre un ennemi commun, les entraves sont considérablement réduites, sans oublier que l’ascension d’un jeune prince saoudien impétueux et ambitieux qui s’est montré bien trop empressé à embourber son royaume dans des interventions étrangères accroît encore plus le danger d’un tel scénario.

– Richard Silverstein est l’auteur du blog « Tikum Olam » qui révèle les excès de la politique de sécurité nationale israélienne. Son travail a été publié dans Haaretz, le Forward, le Seattle Times et le Los Angeles Times. Il a contribué au recueil d’essais dédié à la guerre du Liban de 2006, A Time to speak out (Verso) et est l’auteur d’un autre essai dans une collection à venir, Israel and Palestine: Alternate Perspectives on Statehood (Rowman & Littlefield).

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation

Source : Middle East Eye, Richard Silverstein, 30-06-2017

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