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Le blog de Lucien PONS

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CONFERENCE « LA DETTE INDIGNE » avec GERARD FILOCHE le 2 février 2012 à NICE. Le compte-rendu avec des vidéos.

27 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La pensée ultralibérale s'articule autour du schéma suivant: plus d'austérité pour les peuples et plus de profits pour les ultrariches. Ces capitalistes de l'apocalypse disent vouloir retrouver de la compétitivité! Ils sont passés maîtres dans l'art de maquiller l'odieuse réalité avec des mots positifs. Il faut traduire, fini les avancées sociales, l'ère de la précarité pour tous et de la misère pour tous est arrivée. Ces banksters sans foi ni loi veulent installer en Europe un marché de la main d'oeuvre similaire à celui connu dans les autres parties du monde soumises aux fourches caudines de ces pillards des temps modernes. 

 

Le collectif 06 pour un audit de la dette a organisé une conférence le jeudi 2 février 2012 sur ce sujet.animée par Gérard Filoche. Vous trouverez ci-après le communiqué commun aux différentes organisations de ce collectif. Vous trouverez ensuite un rapide compte rendu de cette soirée avec vidéos à l'appui. C'est toujours revigorant de recharger les batteries en entendant exposées avec humour et conviction, les notions que nous nous efforçons de véhiculer chaque jour.

 

Bonne lecture et à bientôt.

  

http://lucien-pons.over-blog.com/article-la-notion-de-dette-odieuse-il-faut-tordre-le-cou-a-la-finance-98264697.html

 

Cordialement.

 

Lucien PONS

 

LA DETTE, L'ARNAQUE DU SIÈCLE!  REUNION PUBLIQUE LE JEUDI 2 FEVRIER 2012 DE 18h30 A 21h à la Fac de Lettres - Campus Carlone (amphi 68),  Boulevard Édouard Herriot - NICE
 AVEC GÉRARD FILOCHE autour de son livre Dette indigne !
 
Une agence de notation vient de dégrader la note financière de la France. Cela va être l'occasion d'une nouvelle offensive contre les Peuples.
Face au matraquage médiatique qui fait de l'austérité la seule solution, il est urgent de débattre ensemble des alternatives possibles à la « crise de la dette ».
  Les collectifs pour un audit citoyen de la dette, qui se sont créés dans toute la France, visent à permettre aux citoyens et citoyennes de se réapproprier la question de
la dette publique et de ses enjeux démocratiques. Il s’agit d’engager un débat citoyen approfondi sur quelques questions clés : d’où vient cette dette ? L’avons-nous
décidée ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient la dette et profite de l’austérité ? Comment la réduire
sans appauvrir les populations ?
 
NON ! LA RIGUEUR N'EST PAS UNE FATALITÉ !
 RÉSISTONS ET AGISSONS !
 
Collectif 06 pour l'audit citoyen de la dette
 - Signataires : Attac, CGT Educ'action, CNR, FSU, LDH, ROC, Solidaires
- En soutien : EE-LV, FASE, Les Alternatifs, M'PEP, NPA, PCF, PG
 
cac06@audit-citoyen.org
 www.audit-citoyen.org

CONFERENCE « LA DETTE INDIGNE » avec GERARD FILOCHE

 
La conférence débute à 5,30 mn :
http://www.youtube.com/watch?v=o68miy6U4Kc

D’où viennent les accusations portées contre les grecs ?
http://www.youtube.com/watch?v=cl4pH49vz2A

Le profit ou le profit maximum ? Les dettes illégitimes.
http://www.youtube.com/watch?v=qf_5hG9JOo4

LA DETTE FRANCAISE. Diviser la dette par le nombre d’habitants est une escroquerie ! Dire que chaque enfant qui naît,  naît avec une dette de 25000 euros est une escroquerie  !
 Il n’y a pas un budget mais il  y a 2 budgets  :
 - le Budget d’Etat qui est d’environ 300 milliards d’euros (collectés pour  60 % par la TVA ! Et les impôts..), ce budget est affecté pour les recettes :  supprimer des postes d’enseignants… construire des prisons…
- Et le Budget  des Caisses de protections sociales (le budget des Salariés) qui est environ de  450 milliards d’euros. Nos cotisations sociales sont pré-affectées, donc les gouvernants ne peuvent le détourner à d’autres fins.  Cet argent ne peut pas être utilisé pour autre chose que ce pourquoi il a été affecté  ! Il n’y a pas de « charges sociales » !
La mesure la plus injuste et pour le moins pas démocratique : après nous avoir dépossédés en 1995 avec la loi Jupé du vote pour la gestion de la Caisse de la Sécurité Sociale, 10 députés décident durant 3 à 4 jours chaque année de la gestion de nos caisses sociales avec NOS cotisations prélevées sur NOS salaires (notre travail) ! De l’importance de la loi de financement de la caisse de Sécurité Sociale ! Aujourd’hui, c’est Bercy qui décide de tout  ! Officiellement nous avons une dette de 45 milliards à la sécurité Sociale sur 450 milliards, soit  10 % qui sont en grande partie dus aux non-reversement de l’état  !
- 11 % de la dette publique est le déficit des Collectivités Territoriales, avec par exemple les emprunts toxiques de DEXIA !
http://www.youtube.com/watch?v=LDph1uh6lAU

Attendons que les scorpions soient noyés !  Renationalisons et rachetons les Banques pour 1 euro symbolique quand elles auront coulé  !
Notre président est l’expression du système  ! C’est SA dette  !
==>  78 % de la dette publique provient de la dette du Budget de l’Etat et non du Budget des Salariés des caisses de protections sociales !  Ce qui fait 87 points par rapport au PIB. En 1945 la France avait 290 points de dette par rapport au PIB. Et pourtant on fait la retraite, la sécurité sociale, les comités d’entreprises,  on a investit … et pour sortir de cette dettes : on a dépensé plus  ! *
La solution c’est d’augmenter les salaires  !  La solution c’est d’augmenter les dépenses publiques  !
LE PROBLEME LA DETTE N’EST PAS UN PROBLEME DE DEPENSES MAIS UN PROBLEME DE RECETTES ! Rien qu’en 2009 c’est 196 milliards de recettes qui ont manquées aux caisses ! Sans compter les prêts aux banques !
La droite a siphonné les caisses publiques pour remplir la « cagnotte privée », ce qui nous coûte 24 points ! De 63 points nous sommes passés à 87 points par rapports au PIB  ! Et c’est nous qui allons payé !
Alors que nos dépenses publiques ont baissé depuis 12 ans  !
NOUS NE DEPENSONS PAS TROP !
NOUS NE FAISONS PAS ASSEZ RENTRER D’ARGENT  !
http://www.youtube.com/watch?v=gT0_K7oVQT0

Ce sont des scorpions qui vont jusque dans le détail  ! Ils ne laissent rien !
Les citations et la liste des courses de Parisot !
Il vous retirera votre 5ème semaine de congés payés, il vous supprimera la sécurité sociale, il vous retirera l ’école publique …. **
Chômage partiel : TRAVAILLER MOINS POUR GAGNER MOINS !
- Travail : nous sommes lié par un contrat de travail et nous sommes SUBORDONNES. En échange de cette subordination, nous avons des droits. Mme Parisot a fait en mars 2010 un colloque au cours duquel elle voulait remplacé la notion de « SUBORDINATION » dans le code du travail par la SLC « SOUMISSION LIBREMENT CONSENTIE »
- Vous n’aurez plus de SMIC comme en Allemagne  !!!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=D0i33HfmPms
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- Retraites : dans la vie réelle à cause du chômage les gens font de moins en moins d’anuités ! Nous travaillons moins longtemps et pourtant on nous allonge le nombre d’anuités pour obtenir la retraite !!! Comparaison de la retraite avec nos voisins allemands : la décôte de la retraite allemande est de 0,9 points, nous sommes à 2,5 points soit 3 fois plus !
Nos retraites baissent donc de 20 à 30 % ! Ce qu’ils ne peuvent pas faire sur les salaires, ils le font sur les retraites ! Nous sommes grecs ! C’est pareil !
C’est la pire réforme sur les retraites d’Europe !
==>  A BAS LA DETTE INDIGNE !
http://www.youtube.com/watch?v=VPHoY6maXyc

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Quelques autres informations intéressantes.

 
*
Reportage de François Ruffin avec Maurice KRIEGEL-VALRIMONT,
ancien Résistant, antifasciste, syndicaliste, puis dirigeant du Parti communiste.
COMMENT PENSER CET ACTE AUJOURD’HUI LORSQU’ON NOUS APPREND A DEVENIR DES "ÊTRES QUI SUIVENT" ET NON QUI RESISTENT  ?
http://media.la-bas.org/mp3/060508/060508.mp3
---> LA PREUVE A ETE FAITE !
L’INVESTISSEMENT SOCIAL EST UN INVESTISSEMENT ECONOMIQUE FORMIDABLE !
Les trente glorieuses n’auraient pas été possible si nous n’avions pas fait cette législation sociale.
HISTORIQUEMENT, LA CHOSE EST DEMONTREE  !
C’EST GRÂCE A LA LEGISLATION SOCIALE QUE LES PROGRES ONT ETE ACCOMPLIS.
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**
- Projet de suppression  de jours fériés et commémoratifs  !
Pour le maintien du 8 mai et contre 1 seul jour de commémorations !
Nicolas Sarkozy veut proposer une loi qui déciderait une seule date de commémorations de la grande guerre et de tous les conflits et "morts pour la France" occultant ce qui c'est passé en 39/45. Nous ne pouvons l'accepter.
PETITION :  http://10867.lapetition.be

- projet d’une deuxième journée de « solidarité pour les personnes âgées » ! (toujours d’actualité )
Vous en êtes sûr ? Ou une journée de solidarité pour nos riches gouvernants  ???
--> Non seulement l’Etat réduit discrètement les fonds alloués pour les maisons de retraites, mais en plus... il détourne l’argent de la "journée de solidarité" de pentecôte, ou de RTT, qui devait servir aux maisons de retraite et à l’aide à la personne âgée à domicile. C’est PASCAL CHAMPVERT, président de l’ADPA (Association des Directeurs des Etablissements au service des Personnes Agées et services à domicile), qui dénonce le détournement par l’Etat des crédits du lundi de pentecôte, la fameuse "journée de solidarité travaillée" en faveur des personnes âgées ! La moitié du Conseil de la Caisse nationale de Solidarité pour l’autonomie des personnes âgées, réunissant l’Etat d’un côté, et de l’autre des personnes de la société civile a créé de la stupéfaction chez ces derniers la puis le scoup : ils ont refusé de voter, le président s’étant abstenu, pour dénoncer le détournement de cet argent par l’Etat depuis 4 ans qu’il ponctionne tous les salariés ! ( 04 avril 2009)

- Ce gouvernement casse le Droit du Travail depuis juste avant les élections et ils continuent !
Code du Travail bâti en 130 ans construit sur des luttes, des larmes et du sang.
Il faudrait au moins 100 pages pour rapporter toutes les procédures et destructions apportées au Code du Travail ! Il faudra des mois et des années avant de s’apercevoir de toutes les atteintes et modifications qui ont été apportées !
http://www.dailymotion.com/video/x3qcgm_le-code-du-travail-en-danger_news

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«DE MEMOIRES D'OUVRIERS», un film de Gilles Perret
Sortie nationale le 29 février 2012
Ce film commence par une histoire locale et finit par raconter la grande histoire sociale française !
De la naissance de l'électrométallurgie, en passant par les grands travaux des Alpes et la mutation de l'industrie, jusqu'au déploiement de l'industrie touristique, c'est l'histoire ouvrière en général que racontent les hommes rencontrés par Gilles Perret.
Dignes et lucides, ils se souviennent de ce qu'ils furent et témoignent de ce qu'ils sont devenus dans la mondialisation.
“Une oeuvre passionnante, lucide, qui se clôt par une magnifique lueur d'espoir.” - Studio Ciné Live
“Ce film donne à voir et à comprendre mieux que tous les politiques et économistes. Intelligent et passionnant.” - Première
“Ce film promet de bousculer le ronron de la campagne électorale.”- L’Humanité
http://www.youtube.com/watch?v=wMV6sizBssM
Débat  autour de  "De mémoires d'ouvriers"
http://www.dailymotion.com/video/xnsq25_debat-apres-de-memoires-d-ouvriers-avec-les-resp-politiques-de-gauche_news
http://www.dememoiresdouvriers.com/
 
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La panoplie du coup d'État: LOLF, RGPP, Chorus, Mécanisme Européen de Stabilité.

27 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

La panoplie du coup d'État: LOLF, RGPP, Chorus, Mécanisme Européen de Stabilité .

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Le déficit grec était bidonné ! Le Président de la Statistique grecque encourt la prison à vie.

27 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

943478-1120249Le déficit grec était bidonné ! Le Président de la

Statistique grecque encourt la prison à vie

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29500

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-athenes-un-scandale-de-dimension-continentale-vient-d-eclater-le-deficit-grec-a-ete-gonfle-le-100243567.html

Mondialisation.ca, Le 26 février 2012
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C’est un scandale de dimension continentale qui vient d’éclater à Athènes : le chiffre du déficit public de 2009 avait été gonflé artificiellement lors de sa révision à la hausse en novembre 2010 de 13,6 % à 15,4 % du PIB. Ces chiffres auraient été aggravés à dessein afin de culpabiliser les Grecs jusqu’à ce qu’ils acceptent l’abaissement de leur niveau de vie, la ruine de leur économie et le dépeçage de leur patrimoine, le tout imposé par l’Union européenne et servilement relayé par leurs politiciens véreux. Il fallait pour cela que le déficit grec dépassât celui de l’Irlande et devînt ainsi un record dans la zone euro.

Malheur à celle qui a dit la vérité

C’est une employée de l’Elstat, l’institut statistique grec, Zoé Gorganta, qui a révélé l’affaire en septembre dernier, sans que rien ne soit porté à la connaissance du peuple grec littéralement martyrisé par la troïka UE-BCE-FMI. Malheur à celle par qui le scandale arrive : Zoé Gorganta a été immédiatement licenciée.

Une commission d’enquête parlementaire grecque

Le procureur d’Athèmes, Grigoris Peponis, a obtenu jeudi du parlement grec, la mise en place d’une commission parlementaire d’enquête concernant le niveau du déficit public hellénique en 2009. Georges Papandréou et de son ministre des Finances d’alors Georges Papakonstantinou semblent d’ores et déjà mouillés jusqu’au cou. La Commission d’enquête doit démontrer qu’ils auraient commandités le tripatouillage des chiffres.

L’Elstat imposée par l’UE

Si la responsabilité des ministres grecs est flagrante, celle des institutions européennes l’est tout autant : L’Elstat a été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts statistiques européens. La Commission européenne avait alors imposé que l’institut grec soit indépendant du pouvoir politique afin que ne se reproduise pas les « trucages » de comptes qui avaient permis entre 2000 et 2004 au pays d’entrer sans difficultés dans la zone euro. Ce serait très drôle si ce n’était pas si tragique.

Atteinte à la sûreté de l’État

La transmission de l’affaire au parlement a provisoirement évité au président de l’Elstat, Andreas Georgiou, d’être mis en examen pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », et de risquer une condamnation de prison à vie. Pour sa défense, il tente de noyer le poisson dans un océan d’eau trouble : il a soumis au procureur un dossier de pas moins de 74.500 pages au prétexte d’expliquer le mode de calcul du déficit et a effectué mercredi une déposition de 110 pages.

Andreas Georgiou aurait insisté sur la surveillance européenne qui aurait alors entouré ses calculs, gage pour lui de leur justesse [1]. Il réfute toute pression gouvernementale et proclame son indépendance absolue. A Luxembourg, Eurostat proteste également de la régularité absolue des comptes grecs. Un ange passe sur Bruxelles.

Une raison de plus d’expulser la troïka UE-BCE-FMI

La commission parlementaire grecque devra donc faire la lumière sur un scandale susceptible de révéler la gigantesque entreprise de corruption qu’est devenue la « construction » européenne. Si cette première victoire de la liberté est encourageante, il est à craindre que tout soit fait pour lui mettre des bâtons dans les roues et les médias français – champions de la désinformation – testent déjà leur manœuvre de dé crédibilisation sur le thème éculé de « théorie du complot ».

Il est désormais indéniable que la troïka n’a plus aucune crédibilité pour “contrôler” sur place les comptes grecs, comme il a été décidé mardi dernier.

A quand une commission d’enquête parlementaire en France ?

Au-delà du cas grec, il faudra également tirer toutes les conséquences de cette révélation : c’est bien sur la base de chiffres bidonnés que les finances françaises ont été ponctionnées par dizaines de milliards. Dès la première aide, il avait été dit en séance de commission des finances que la Grèce ne remboursera pas, sans que cette juste prédiction ne soit contredite. C’est donc en toute connaissance de cause qu’ont été détournés des milliards appartenant aux Français pour le compte des usuriers de la Grèce, dans une gigantesque manipulation.

En attendant que toute la lumière soit faite et que soient jugés et condamnés ceux qui auraient triché pour asservir les peuples et servir la troïka, il devient évident que la manipulation de la crise visait à mettre en place le fameux « Nouvel Ordre Mondial » où les banquiers mettraient en faillite les états pour installer une dictature en Eurozone, puis en Europe, puis ailleurs.


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Les présidentielles 2012. Un candidat à connaître, François Asselineau.

27 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Services publics

318596 236365719752215 100001363671692 577053 1085769043 nJe trouve que les présidentielles devraient être l'occasion de redonner ses lettres de noblesses à la politique. De vrais débats engageant un vrai choix de société devraient se répandre dans les média. Au contraire on nous abreuve de sujets insipides et dégradants qui vont de la viande hallal au dernier commentaire du énième sondage qui sent frémir la remontée de Nicolas Sarkozy dans les opinions favorables. Tout cela est scandaleux et n'est pas digne de notre République. Tout se passe comme si une chape de plomb imposait le formatage des consciences. Il y a bien entendu des candidats courageux qui apportent des idées nouvelles et qui se dressent contre l'empire de la finance. Certains arrivent à faire entendre une voie dissidente et c'est très bien pour notre démocratie.
Cependant bon nombre de petits candidats n'arrivent pas à faire entendre leur voix, François Asselineau est de ceux-la. On peut ne pas partager ses opinions, mais entendre ses propositions est toujours intéressant.
RMC-infos, dans l'émission matinale de Jean-Jacques BOURDIN s'est engagé de donner la parole à tous les candidats à la présidentielle. Je suis allé sur le forum de cette radio et j'ai trouvé un article intéressant d'un auditeur que je vous propose ci-après. Par la même occasion j'ai moi aussi posté un article sur ce forum, vous le trouverez à la suite.

 

Voici l'article de l'auditeur.
M.Asselineau candidat 2012
 
Bonjour, après avoir disséqué internet a la recherche de mon futur candidat, j'ai découvert l'upr représenté par francois asselineau.
Depuis une semaine M.Asselineau propose un programme presidentiel de haute tenue dépassant les clivages gauche, centre, droit.

Pourriez-vous vous pencher sur son cas ?

Voici ci-dessous (en résumé) son programme présidentiel:

1. Défendre l'indépendance politique et économique de la nation.
- Reconquérir l'indépendance de la France en sortant de l'UE et de l'euro via l'article 50 du traité de Lisbonne. Avec une parité de 1 FF pour 1 €.

2. Rétablir la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français.
- Réforme constitutionnelle de grande ampleur par le biais d'un référendum afin de rétablir les grands principes démocratiques et républicains de souveraineté nationale.
- Interdiction constitutionnelle des transferts de souveraineté.
- Suppression de la procédure du Congrès. Toute réforme de la Constitution ne pourra plus se faire que par référendum. A la majorité des électeurs inscrits.
- Transformation du Conseil constitutionnel en une Cour constitutionnelle professionnalisée et dépolitisée. Inspirée du modéle allemand, elle sera composée exclusivement de magistrats professionnels. Au nombre de 16, ils seront élus par les assemblées parlementaires pour une période non renouvelable de douze ans. La Cour constitutionnelle de la République française sera chargée de défendre la constitution en toutes circonstances et en aucun cas de la défaire pour s'adapter à des traités.
- Instauration du référendum d'initiative populaire. Effectué sous le contrôle de la Cour constitutionnelle. Pourra comporter plusieurs questions.
- Reconnaissance du vote blanc.
- Equité du financement public pour les activités politiques. Proportionnel aux voix reçues à chaque élection dès la première voix.
- Rétablissement et extension du crime de haute trahison. La haute trahison est l'entente avec des puissances étatiques étrangères ou des puissances privées pour mener une politique manifestement contraire à l'intérêt national du peuple français.
- Réforme du statut de l'élu avec interdiction du cumul des mandats, avec la suppression du cumul des rémunérations

pour des élus exercant en ce moment plusieurs mandats, avec le principe général de limitation à un seul renouvellement quelque soit le mandat électif, avec le principe d'une inéligibilité à vie d'un responsable public condamné pour corruption, avec le principe de l'examen périodique des conflits d'intérêts.

- Inscription dans la Constitution des services publics non privatisables par nature.

3. Etablir la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'Etat, des puissances d'argent et des influences étrangères.
- Actualiser la séparation des pouvoirs en reconnaissant le quatrième pouvoir : le pouvoir médiatique. Le séparer de l'exécutif. Le mettre au service du peuple souverain.
- Fixer un cadre constitutionnel aux médias. Avec la création d'un vaste service public de la culture et de l'information, indépendant et doté de moyens lui permettant d'assurer sa tâche. Avec l'adoption de lois anti-trust pour les médias nationaux et régionaux. Avec l'interdiction de possession d'un média d'une firme intervenant dans un autre secteur économique. Avec l'interdiction constitutionnelle d'une prise de contrôle d'un média de masse par un fonds de pension ou une multinationale. Avec la limitation de la publicité. Avec une réforme du financement public des médias qui seraient réservés à ceux qui participent de façon désintéressée au débat public.
- Renationalisation de TF1.
- Renationalisation de TDF.
- Restitution à l'AFP de son rôle originel de service public de l'information. Assurer son financement par l'Etat afin de diffuser une vision française et impartiale des évenements planétaires.
- Transformation du CSA en Cour Supérieure de l'Audiovisuel. Chargée de veiller à la représentativité politique objective de la population dans toute sa diversité. Composée de magistrats inamovibles élus pour neuf ans par les assemblées. Elle pourra recueillir et mettre en oeuvre les demandes des Français avec un panel en ligne de plusieurs dizaines de milliers de télespectateurs.

- Assurer une diversité politique représentative des différents courants d'opinion parmi les journalistes présentateurs d'émissions politiques. Assurer la publicité des détails des financements des médias.
- Lutter contre la précarité dans les métiers du journalisme. Favoriser l'adoption d'un code de déontologie entre politique et journalisme.

4. Rétablir une société de libertés.
- Limitation à deux mois des plans Vigipirate. Avec référendum obligatoire au bout de trois renouvellements.
- Rétablir le principe fondamental du secret des correspondances et des télécommunications. Seul un juge pourra ordonner le fichage de ces données.
- Rétablir le principe fondamental d'aller et venir sans avoir l'impression d'être surveillé. Avec le réexamen du dispositif des caméras de surveillance et une législation plus contraignante pour en installer de nouvelles.
- Suppression de la reconnaissance du mandat d'arrêt européen et retour à la procédure normale d'extradition garante des libertés publiques.
- Retrait immédiat de la France du réseau Indect.
- Interdiction absolue de tout puçage RFID sur les êtres humains. Saisine des Nations Unies pour une interdiction mondiale.

5. Etablir le respect de la personne humaine et l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.
- Remettre au premier plan le principe de la laïcité et du refus du communautarisme.
- Refuser la stigmatisation insidieuse des Français d'origine arabe ou de confession musulmane. Arrêter la rhétorique du "terrorisme djihadiste".
- Lutter contre toutes les formes de terrorisme y compris le terrorisme régional.


6. Instaurer une véritable démocratie économique et sociale impliquant l'éviction des féodalités financières de la direction de l'économie.
- Réattribuer à la Banque de France son rôle de financement de l'Etat et des collectivités locales. Abrogation de la loi Pompidou-Giscard.
- Lutter contre les agences de notation en rétablissant le contrôle des flux de capitaux, de marchandises et de services. C'est soit ça, soit l'abandon de toute souveraineté devant les fonds de pension, les banques et agences de notation.
- Evincer les fonds d'investissement de toutes les sociétés liées au service public. Evincer les banques Goldman Sachs et JP Morgan du marché du gaz.
- Evincer Vinci des sociétés d'autoroute.

7. Assurer la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général.
- Interdire les activités de lobbying en France.
- Cadrage législatif des activités de think thank. Rendre public leurs sources de financement.

8. Intensifier la production nationale.
- Sortir de l'UE.
- Récupérer notre siège plein et entier à l'OMC.
- Prendre des mesures douanières immédiates dans des secteurs clés.
- Relocaliser en France un maximum de commandes publiques. Sauf quans il n'y a pas moyen de faire autrement.
- Gérer le taux de change externe du nouveau franc. De façon à doper les exportations.

9. Faire retour à la nation des grands moyens de production nationalisés, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques.
- Arrêter le discours d'impuissance des peuples.
- Retour à la nation d'EDF, de GDF, de France Télécom, des sociétés d'autoroute, des société des eaux, de TF1, de TDF et tous les établissments financiers secourus par les fonds publics.
- Annulation définitive du processus de privatisation rampante de la Poste.
- Interdire la privatisation des services publics stratégiques existant en matière de santé et d'éducation.

10. Favoriser la participation des travailleurs à la direction de l'économie.
- Réussir l'alliance entre le capital et le travail.
- Développer l'actionnariat salarié. Permet d'empêcher les délocalisations et de grossir les fonds propres d'une entreprise. Améliorer la répartition de la valeur crée dans l'entreprise.

11. Garantie d'un niveau de rémunération et d'un logement assurant à chaque citoyen et à sa famille sécurité et dignité.
- Relance de l'action sociale par la mise en chantier de 80.000 logements sociaux par an financés en partie par la récupération des fonds versés en pure perte à l'UE (8 milliards d'euros par an).
- Faire respecter la loi SRU.
- Valorisation des bas salaires par rapport aux allocations chômage.

12. Reconstitution d'un syndicalisme indépendant.
- Interdiction de toutes subventions aux syndicats qui ne seraient pas d'origine française.
- Leur assurer un financement public suffisant de façon à ce qu'ils participent à la vie publique.

13. La santé pour tous.
- Confirmation solennelle du rôle central de la Sécurité Sociale pour assurer la justice sociale devant les citoyens.
- Arrêt des déremboursements voulus par l'UE.
- Meilleur remboursement des frais de santé liés aux soins occulaires et dentaires.
- Une réévaluation des salaires dans les hopitaux publics.
- Gel immédiat du plan de regroupement des centres hospitaliers.
- Enquête judiciaire contre les officines orchestrant les grandes peurs collectives.
- Lancement d'une politique publique des médecines dites douces et alternatives.

14. Elevation et sécurité du niveau de vie des agriculteurs et souci de qualité des aliments.
- Remplacement de la PAC par la PAN (Politique Agricole Nationale). Aucun changement quant aux subventions versées à nos agriculteurs.
- Garantir un revenu digne et stable aux agriculteurs en favorisant un prix juste à la vente des productions. Par la régulation des spéculations sur les produits alimentaires à destination de l'homme et des animaux en réglementant les marges de la filière.
- Calcul d'un prix minimum de viabilité pour les agriculteurs en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.
- Créer un fond de garantie suffisant en cas de calamités agricoles afin de dédommager les exploitants victimes.
- Stabiliser le marché et l'orienter vers les productions locales. Avec le maintien des quotas laitiers. Avec la création d'Agridistrib (outil internet connectant les metteurs en marché et les plate-formes de distribution locales). L'objectif étant de créer un marché local de façon à économiser sur les coûts de transport et avoir une fraîcheur accrue.
- Garantir l'auto-suffisance alimentaire nationale et participer à la sécurité alimentaire mondiale. Avec la mise en place d'un nouveau POS et la garantie des aides alimentaires aux ONG type Restos du Coeur.
- Accroître la qualité de l'agriculture avec les nouvelles techniques plus respectueuses de l'environnement. Dont l'interdiction des OGM y compris dans la nourriture animale. dont la modification des normes des fruits et légumes.
-Campagne de sensibilisation afin que les consommateurs changent leurs habitudes et acceptent d'acheter des produits de plus petit calibre pour préserver notre santé et notre environnement.
- Négociations avec l'OMS sur les règles de la FAO liées au Codex Alimentarius afin de refuser une partie de ces normes dans la production nationale et pour certains produits importés.
- Favoriser le développement de la recherche en la dotant de moyens nécessaires.
- Assurer un budget alimentation des ménages ne dépassant pas les 15% du budget global.
- Favoriser le recyclage des produits alimentaires non conformes.
- Assurer la gestion sociale en créant au sein de Pole Emploi une structure dédiée à cette filière notamment en matière d'emplois saisonniers.

15. Une retraite permettant à tous de profiter dignement et pleinement de la vie.
- Inscription dans la constitution du principe de la retraite par répartition.
- Réexamen général de la question des retraites dans un cadre dégagé des instrucions européennes. Avec dans l'immédiat l'arrêt de l'augmentation du nombre d'annuités (plafonné à 41) et l'arrêt du report de l'âge légal.

16. Permettre à tous les enfants d'avoir accès à la culture la plus développée de façon à obtenir une élite non de naissance mais de mérite.
- Lutte contre l'illétrisme. Avec un plan d'urgence lecteur pour tous.
- Lutte contre la misère culturelle, affective et psychique. Ce qui passe par le rétablissement de l'ascenseur social au mérite. La maitrise de la langue et l'enseignement de l'Histoire doit être imposé avant le collège.
- Revalorisation de la fonction enseignante.
- Formation d'adultes autonomes et réfléchis et non pas de salariés consommateurs. L'univers marchand n'a pas sa place avant la fin du collège.
- Coup d'arrêt à l'américanisation subliminale des cerveaux. Par la fixation de quotas maximaux de films et chansons par pays d'origine diffusés dans les médias. Par le maintien et l'approfondissement de l'exception culturelle et de l'élargir à d'autres secteurs.
- Désincarcérer les Français de cette prison mentale. Refuser la mondialisation anglo-saxonne et promouvoir l'universalité des peuples et des cultures. Réorienter le contenu des grandes chaînes publiques de télévision.

17. Rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle.
- Inscription dans la constitution du principe d'incessibilité du siège permanent de la France au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU.
- Redonner vigueur à l'ONU et à la primauté du droit international.
- Dénoncer les dérives du prétendu droit d'ingérence humanitaire.
- Retirer immédiatement la France de l'OTAN.
- Désengager nos armées des guerres menées par la gouvernance mondiale en Afghanistan, en Libye ou ailleurs dans le monde.
- Rappeler le caractère nécessaire et suffisant de la dissuasion nucléaire. Notamment face aux USA qui veulent la limitation du nucléaire pour les autres.
- Réaffirmer le lien armée et nation. Cela passe par une politique de défense menée au service des intérêts français qui contrebalancent le pouvoir hégémonique de la puissance du moment.
- Relance urgente de la recherche française. Revalorisation du métier et des chercheurs.
- Arrêt du démantèlement en cours du CNRS.
- Proposer à l'ensemble des états membres de l'ONU de transférer le siège de l'UNESCO de Paris à Strasbourg.
- Création d'un centre mondial de "la Concorde entre les civilisations" basé à Strasbourg. Ayant pour vocation d'être la réponse du berger à la bergère à ceux qui militent pour le choc des civilisations.

18. Redonner toute la priorité à nos liens avec le monde francophone.
- Création d'un parlement de la Francophonie. Situé dans les locaux de l'UNESCO laissés libres à Paris. Entretenir un lien politique permanent entre les états de la francophonie. Donner corps à une véritable communauté francophone. Renforcer la diplomatie entre pays francophones.
- Réorienter une partie des fonds versés à l'UE à la francophonie.
- Développer un système d'échanges de type Erasmus avec les pays de la francophonie.
- Sensibiliser le peuple français à son appartenance à cette sphère ayant le français en partage.
- Adopter une politique de redynamisation de l'Outremer. Développer et subventionner les dessertes aériennes pour ces territoires. Développer un vaste programme d'échanges scolaires. Prendre en modèle la Réunion.

19. Référendums sur des sujets clés qui méritent un large débat national.
- Organisation de trois débats nationaux qui donneront lieu à trois référendums. Le premier sur la politique énergétique de la France. Le deuxième concernera la dette publique. Le troisième portera sur l'immigration.



20. Sujets non abordés dans le programme.
- Que ce soit la fiscalité, l'emploi, les transports, la ville, les sports, les sujes de société, le tourisme,... Toutes ces compétences sont d'ordre gouvernementales et les choix résulteront des élections legislatives.
Conclusion. Une présidence citoyenne
- Une présidence économe de l'argent des contribuables. Réduction du budget de l'Elysée de 40%.
- Abandon de la prétention monarchiste. Il n'y aura pas de première dame. Pas de médiatisation de la famille. Päs de népotisme.
- Comportement décent et respectueux des difficultés des Français. Vacances obligatoires en France. Pas de voyages internationaux qui ne servent à rien. Pas de comportement ostentatoire. Rencontre régulière avec les Français de toutes les conditions, notamment les chômeurs, les exclus et les handicapés.



Voilà très détaillé le programme du nouveau parti de la résistance dont leurs ainés ne sont rien de moins que ceux qui ont permis à la France de redevenir libre en 1944.


Merci du temps accordé à cette lecture.
M.Asselineau , l'UPR ne mériterait-il pas son talk-show avec M.Bourdin?
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Mon article sur le forum RMC

Lettre à RMC pour demander à Jean-Jacques

 

 Bourdin que François Asselineau soit reçu à

l’antenne.

 

 

François Asselineau a fondé son parti l'UPR il y a à peine 4 ans. Cet énarque est inspecteur des finances. Il a toujours privilégié dans le cadre de ses fonctions des solutions qui garantissaient l'indépendance de notre pays. En vrai gaulliste, il a prôné la méfiance vis à vis du carcan européen. La situation actuelle d'extrême rigueur qui s'installe partout dans les pays de l'Union Européenne semble lui donner raison. Pour mieux informer les français sur les dangers liés à la perte de souveraineté il a décidé de se porter candidat à l'élection présidentielle 2012. N'ayant pas de moyens propres il a fait sa campagne sur internet. Je recommande la vidéo concernant son message aux maires de France, elle révèle l'homme d'état. Devant le danger que représente cette parole libre, je pense que des pressions sont exercées pour qu'il n'obtienne pas ses 500 signatures. Il n'est jamais invité dans les média de grande écoute, surtout en ce moment. Je n'ose pas croire que d'éventuelles pressions aient été exercées afin de bloquer cette courageuse expérience.

J'ai écouté à longueur d'antenne Jean-Jacques BOURDIN décliner dans son émission du matin qu'il s'engageait à recevoir tous les petits candidats. Il a aussi précisé qu'il voulait faire avancer les idées. Il  affirme très fortement et de façon régulière qu'il ne subit aucune pression et qu'il a toujours invité des personnes qui pouvaient apporter un éclairage nouveau.

Fidèle auditeur de RMC-infos, je me suis réjouis de cette prise de position courageuse de la part du journaliste vedette de cette radio.

Je pense que nous pouvons encore espérer grâce à des hommes comme lui avoir de vraies informations.

 

C'est ce qui m'a poussé à faire cette démarche et je demande par la présente à Jean-Jacques BOURDIN de bien vouloir inviter François ASSELINEAU dans l'émission du matin sur RMC-infos.

 

J'adresse à tous mes cordiales salutations.

 

Lucien PONS

Devise de la Résistance aux Glières

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Grèce, berceau d’un autre monde.

27 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

395843 323854417647168 100000678381250 1050254 647236960 nGrèce, berceau d’un autre monde

Par Raoul Vaneigem, médiéviste belge et ex-membre de l’Internationale situationniste, est l’auteur du «Traité de savoir-vivre àl’usage des jeunes générations», paru en 1967. et Yannis Youlountas, philosophe, écrivain franco-grec.

Pour un soutien au combat du peuple grec et pour une libération immédiate des manifestants emprisonnés.

Non, bien que dramatique, ce qui se déroule en Grèce n’est pas une catastrophe. C’est même une chance. Car le pouvoir de l’argent a, pour la première fois, dépassé allègrement le rythme jusque-là progressif, méticuleux et savamment organisé de la destruction du bien public et de la dignité humaine. Et ce, sur une terre aussi réputée pour sa philosophie de vie aux antipodes du modèle anglo-saxon que pour sa résistance inlassable aux multiples oppressions qui ont tenté de la mettre au pas. Le Grec ne danse pas et ne dansera jamais au pas de l’oie ni en courbant l’échine, quels que soient les régimes qu’on lui impose. Il danse en levant les bras comme pour s’envoler vers les étoiles. Il écrit sur les murs ce qu’il aimerait lire ailleurs. Il brûle une banque quand elle ne lui laisse plus les moyens de faire ses traditionnelles grillades. Le Grec est aussi vivant que l’idéologie qui le menace est mortifère. Et le Grec, même roué de coups, finit toujours par se relever.

Oui, l’Europe de la finance a voulu faire un exemple. Mais, dans sa hargne à frapper le pays qui lui semblait le plus faible dans la zone euro, dans sa violence démesurée, son masque est tombé. C’est maintenant, plus que jamais, le moment de montrer du doigt à tous son vrai visage : celui du totalitarisme. Car il s’agit bien de cela. Et il n’y a qu’une seule réponse au totalitarisme : la lutte, tenace et sans concession, jusqu’au combat, s’il le faut, puisque l’existence même est en jeu. Nous avons un monde, une vie, des valeurs à défendre. Partout dans les rues, ce sont nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos parents qui sont frappés sous nos yeux, même éloignés. Nous avons faim, froid, mal avec eux. Tous les coups qui sont portés nous blessent également. Chaque enfant grec qui s’évanouit dans sa cour d’école nous appelle à l’indignation et à la révolte. Pour les Grecs, l’heure est venue de dire non, et, pour nous tous, de les soutenir.

Car la Grèce est aujourd’hui à la pointe du combat contre le totalitarisme financier qui partout dans le monde détruit le bien public, menace la survie quotidienne, propage le désespoir, la peur et la crétinisation d’une guerre de tous contre tous.

Au-delà d’une colère émotionnelle qui se défoule en détruisant des symboles d’oppression, se développe une colère lucide, celle de résistants qui refusent de se laisser déposséder de leur propre vie au profit des mafias bancaires et de leur logique de l’argent fou. Avec les assemblées de démocratie directe, la désobéissance civile, le mouvement «Ne payons plus» et les premières expériences d’autogestion, une nouvelle Grèce est en train de naître, qui rejette la tyrannie marchande au nom de l’humain. Nous ignorons combien de temps il faudra pour que les peuples se libèrent de leur servitude volontaire, mais il est sûr que, face au ridicule du clientélisme politique, aux démocraties corrompues et au cynisme grotesque de l’Etat bankster, nous n’aurons que le choix - à l’encontre de tout affairisme - de faire nos affaires nous-mêmes.

La Grèce est notre passé. Elle est aussi notre avenir. Réinventons-le avec elle !

En 2012, soyons tous Grecs !

 

 

943478-1120249

 

http://www.liberation.fr/c/01012390932-c

 

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Lettre à adresser aux sénateurs. Le temps presse, le MES passe devant le sénat le mardi 28 février 2012, pour être ratifié.

26 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

393515 3087225859048 1215980212 3328272 1651135471 nLe temps presse, le MES passe devant le sénat pour être ratifié. Il faut absolument informer le plus grand nombre de nos concitoyens afin d'interpeller les sénateurs. Le rejet de la politique ultralibérale trouve ici un moyen de se faire entendre. Le sénat est passé à gauche et un vote non à cette loi reporterait après les législatives la nécessaire navette entre les deux assemblées. Le peuple français a dit non au TCE en 2005, il doit faire entendre sa voie lors de cette tentative de dépossession de la souveraineté nationale. Il est encore possible de contrer cette tentative de la droite réactionnaire actuellement au pouvoir. Celle-ci est directement inspirée des diktats ultralibéraux des "Chicago Boys" de l'école de pensée de Milton Friedman. Ce dernier est à l'origine de ce cancer monétariste qui dévaste les économies de la planète depuis les années 80, il a été le gourou idéologique de Ronald Reagan. Le gourou de Margaret Thatcher était un personnage tout aussi détestable, Friedrich Hayek l'économiste créateur du Think tank ultralibéral "Le Mont Pèlerin". Le film qui est proposé au public en ce moment met en avant de façon sympathique sous les traits de l'actrice Meryl Streep la redoutable "Dame de fer", rendre sympathique les responsables de ce désastre me semble surprenant à l'heure où on est en droit de demander des comptes.

 

 

Voici un message transmis par une amie, vous avez entre les mains la procédure pour remplir votre devoir de citoyen responsable.

Faire la démarche vous même est  très bien mais cela doit se compléter par la transmission de cette action à vos amis et à vos listes de diffusion!

 

http://lucien-pons.over-blog.com/article-mes-le-ps-au-pied-du-mur-de-la-rigueur-europeenne-100147776.html

     

       http://lucien-pons.over-blog.com:80/article-le-mes-intervention-de-jean-pierre-chevenement-au-senat-sur-la-loi-de-finances-rectificative-100157426.html

 

 

Petit mode d'emploi :

1 - Vous lisez le texte ci-dessous, si vous êtes OK avec, vous continuez, si vous n'êtes pas d'accord vous êtes prêts pour la dictature, détruisez mon @ de votre carnet d'adresses.
2 - Vous copiez/collez le texte ci-dessous et vous remplacez ce qui est en rouge par le nom de votre département, votre nom et votre @ (en bleu)
3 - Vous envoyez à TOUS les Sénateurs de votre département
: http://www.senat.fr/somelus.html + à tout votre carnet d'adresses départemental en copie, avant lundi prochain (je n'ai pas trouvé l'ordre du jour sur le site du Sénat, et ne sais donc pas encore quel jour dans la semaine ce dossier sera traité).
4 -  Vous allez voir qui a voté quoi au Sénat dans la semaine et vous diffusez le vote de vos Sénateurs à tout votre carnet d'adresses départemental.

 

La lettre aux sénateurs. 



Monsieur et Madame les Sénateurs (de votre département) ,

 Comme des millions de personnes dans toute l'Europe, je m'inquiète des dérives autoritaires, des politiques d'austérité et de la casse systématique des services publics qui sont mis en œuvre, sous prétexte d'une dette dont la légitimité n'est d'ailleurs toujours pas questionnée. Nous voyons bien la réalité des conséquences de ces politiques en Grèce, où un véritable pillage du pays a lieu. Je ne développerai pas cette situation tragique que vous connaissez.

Je vous écris concernant le traité européen instituant le M.E.S. (Mécanisme Européen de Stabilité) sur lequel vous devrez vous prononcer le 28 février. Vous savez que ce mécanisme donnera à nouveau des pouvoirs complètement
anti-démocratiques à la Commission Européenne. Vous savez que les États européens seront soumis à une discipline budgétaire qui obligera à tout brader à la finance : service public après service public. À travers ce véritable pillage
organisé, c'est toute la cohésion sociale et la qualité de vie dans notre pays, déjà bien entamée, qui seront mis à mal. Je m'étonne du silence qui entoure ce traité crucial et m'indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet.

 Des chèques en blanc à des personnes désignées !
Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévu sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État qui devront accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de création du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur simple décision du Conseil des mêmes gouverneurs. Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle.

 Une autorité pleine, entière et incontestable !
Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice, mais ne pourra pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables », qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite. Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents… Autant de procédés antidémocratiques qui m'amènent aujourd’hui à vous demander d’adopter une position claire quant à ce traité.

Allez-vous l’accepter ou le rejeter ?
J'attends une réponse claire de votre part à mon adresse mail :
votre adresse électronique ;  afin de la transmettre aux citoyens de notre département. Votre absence de réponse sera considérée aussi comme une réponse.

Cette société devient étouffante d'injustice et témoigne de l'abandon des populations.
Je vous le demande, Monsieur le Sénateur, Madame la Sénateur, au nom de tous les citoyens dans ce pays, au nom de la souveraineté populaire, au nom de la justice sociale, au nom de la République et de la démocratie : Par respect du peuple qui vous a tous élu, vous devez rejeter ce texte, ainsi que la modification de l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union.

Signature :

 

 

 

 Le M-E-S pour les nuls:
http://blogs.mediapart.fr/edition/la-theorie-du-tout/article/261011/le-mecanisme-europeen-de-stabilite-pour-les-nuls-le-r
le M-E-S pour les surdoués :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27073
<http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27073>
 

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Le MES; Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat sur la Loi de Finances rectificative.

26 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat sur la Loi de Finances rectificative

 

che_senatEn mettant en place le mécanisme européen de solidarité qui va de pair avec le traité européen dit traité TSCG (sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union européenne) qui n’est pas encore signé et encore moins ratifié, la France va d’abord alourdir son déficit et son endettement de 6,5 milliards d’euros, somme inscrite en crédits de paiement dans la loi de finances rectificative. Ce montant correspondant aux deux premières annuités de la première tranche de la souscription initiale en capital prévue à hauteur de 16,309 milliards d’euros, crédits qui figurent en autorisations d’engagement par la loi de finances rectificative.

Cette contribution de 6,5 milliards d’euros en crédits de paiement est la cause principale de l’aggravation du déficit de l’Etat passant de – 78,7 milliards en loi de finances initiale à 84,9 milliards en loi de finances rectificative. Bien sûr, ce déficit n’apparaît pas dans l’immédiat dans le déficit public au sens maastrichtien du terme par l’allégation du caractère patrimonial de la dotation. Mais pour le contribuable, où est la différence ?

Et qu’arrivera-t-il au moment où les pertes apparaîtront ? Elles seront couvertes par le capital appelé puis par un montant approprié du capital appelable soit, je le rappelle pour la France, 142 milliards d’euros au total.

Le MES se présente comme une sorte de FMI européen, avec mise en œuvre de plans d’ajustement structurels qui ont fait, dans les années 1980, la réputation de l’institution financière internationale. Faut-il rappeler la vocation du FMI ? C’est d’abord de faire rentrer les banques et les investisseurs internationaux dans leurs créances. De même en ira-t-il pour le fonds monétaire européen qu’est le MES.

Ce mécanisme européen de stabilité sera-t-il plus efficace que le Fonds européen de stabilité financière qui l’a précédé ? On peut en douter: doté à la différence de son prédécesseur d’un mécanisme décisionnel moins lourd et d’un capital initial substantiel de 80 milliards d’euros, est-il sûr que le MES parviendra si facilement à lever 500 milliards d’euros de fonds ? Son attractivité dépendra des agences de notation.

Je ne sais pas qui souscrira aux obligations de ce MES dont le but est d’intervenir pour tenir la tête hors de l’eau des pays en difficulté comme la Grèce. Je doute fort que les marchés financiers se bousculent pour souscrire aux émissions d’un organisme dont le rôle est de prêter à des Etats menacés de faire défaut. Mais admettons que le MES puisse en effet disposer de 500 milliards d’euros pour ses interventions au demeurant fort diversifiées :

Je les rappelle pour mémoire :

- assistance financière à titre de précaution ou pour la recapitalisation d’institutions financières en difficulté (l’agence de notation Moody’s vient de mettre sous surveillance 114 banques européennes, dont les plus grandes banques françaises) ;

- prêts à un Etat membre du MES conditionnés à un programme d’ajustement macroéconomique ;

- achats de titres publics sur le marché primaire ou sur le marché secondaire.

Le MES n’est pas un pare-feu suffisamment puissant : faut-il rappeler que la dette grecque dépasse 350 milliards d’euros et la dette portugaise 180 milliards ? Je ne cite ni l’Espagne – 700 milliards – ni l’Italie – 1900 milliards – pays qui doivent emprunter à dix ans à des taux actuellement un peu inférieurs à 6 %. En 2012, l’Italie doit lever près de 300 milliards d’euros de dette. Or, la zone euro ne peut résorber ses handicaps structurels qui viennent de l’hétérogénéité principalement économique des nations qui la composent. Le MES ne prétend pas remédier aux écarts de compétitivité qui se sont creusés depuis l’entrée en vigueur de l’euro au 1er janvier 1999. C’est pourquoi le ministre des Affaires étrangères britannique, M. William Hague, comparait il y a peu la zone euro à un édifice en feu sans issue de secours.

Vision peut-être excessive mais qu’on n’a pas pris, jusqu’à présent, les moyens de corriger.

Certes la Banque Centrale européenne semble avoir contourné provisoirement l’obstacle de l’interdiction faite par ses statuts de prêter aux Etats, en ouvrant très largement ses guichets aux banques. Il n’en reste pas moins que l’écart des taux italien et espagnol avec les taux allemands atteint encore environ 350 points de base ce qui, à terme, n’est pas tenable.

La BCE peut bien inonder de liquidités le système bancaire européen. Elle le fait probablement d’abord pour dissimuler l’état préoccupant de ses comptes gorgés de titres douteux et pour éviter la paralysie du crédit interbancaire. Ces mesures de grande ampleur ne sont que des rustines, certes gigantesques, mais des rustines quand même. Le vice structurel de la monnaie unique ne pourra être traité que si des politiques européennes étaient mises en œuvre pour remédier au défaut de compétitivité des économies de l’Europe du Sud. Il faudrait pour cela que la BCE se comporte comme une Banque centrale comme les autres et pratique ce qu’aux États-Unis on appelle le « quantitative easing ». L’exemple grec devrait nous en convaincre : il n’est pas possible de résorber la dette sans croissance.

Mais de cet adossement du MES demain comme du FESF hier aux ressources de la BCE, l’Allemagne ne veut pas, pas plus qu’elle n’accepte la mutualisation des dettes sous couvert d’« eurobonds ». L’Allemagne met l’accent, non sans quelque raison d’ailleurs, sur la responsabilité des Etats. Mais elle fait une part trop minime à la solidarité. Reconnaissons-le cependant, il sera difficile de faire progresser autant qu’il le faudrait les mécanismes de solidarité européenne qui aujourd’hui ne représentent, à travers le budget européen (1 % du PIB) que 2,5 % des efforts de solidarité mis en œuvre pour l’essentiel au niveau national, le taux moyen des prélèvements obligatoires atteignant 40 % du PIB dans l’Union européenne.

Que le risque du défaut d’un Etat ou d’une grande banque se précise à nouveau, il n’y a pas de dispositif prévu pour faire face. Le pare-feu du MES, en cas de crise grave, serait tragiquement insuffisant.

Vous arguerez que le capital autorisé du MES va bien au-delà du capital initial de 80 milliards puisqu’il a été fixé à 700 milliards d’euros. Dans ce cas, la France devrait souscrire à hauteur de 142 milliards. Elle accroitrait ainsi la charge pesant sur son budget, c’est-à-dire sur les contribuables, de près de 8 % du PIB.

Pour être complet, il faudrait ajouter la nouvelle souscription de la France au capital du FMI, soit 31 milliards d’euros. Il faut bien contourner la répugnance du FMI à s’engager davantage dans le sauvetage de la Grèce – 13 milliards d’euros, soit 10%, beaucoup moins que le tiers initialement prévu d’un second plan d’aide à la Grèce de 130 milliards d’euros.

La tête tourne au vu de chiffres aussi colossaux.

La solidarité est un beau mot. Mais celle-ci ne doit pas être dévoyée dans la mise à contribution de ces éternels payeurs que sont les citoyens pour sauver la mise des banques dont chacun sait que, ne pouvant être mises en faillite, elles n’en font qu’à leur tête. Plus profondément, le système de la monnaie unique fait eau de toutes parts et les mesures prises ne permettent que de gagner du temps. C’est toujours trop peu, trop tard. On va ainsi de sommet de la dernière chance en sommet de la dernière chance. La meilleure garantie de la survie de la monnaie unique est dans l’effroi qu’inspire son possible éclatement. Comme l’évoque l’éditorialiste Martin Wolf : « la zone euro ressemble à un mariage raté qui ne subsiste qu’en raison du coût affolant qu’entraînerait un partage des actifs et surtout des dettes ».

Le MES, en cas de crise grave, ne serait qu’un emplâtre sur une jambe de bois. La mise en œuvre du MES, que vous nous proposez, est liée, dans les considérants des deux traités, à l’acceptation du traité dit TSCG qui impose une austérité à perpétuité : inscription d’une prétendue règle d’or, en fait règle d’airain, dans des procédures constitutionnelles ou quasi constitutionnelles : prohibition du déficit structurel au-dessus de 0,5 % du PIB, apurement sur vingt ans de la dette publique actuellement proche de 90 % du PIB jusqu’à 60 %, soit 1,5 % du PIB supplémentaire par an. Ce n’est plus de la rigueur c’est un exercice de mortification à perpétuité qui nous est offert. Certains vont arguer que la conditionnalité n’est pas rigide puisqu’elle ne figure que dans les considérants des traités. Ne nous moquons pas du monde : cette conditionnalité est une exigence sine qua non de l’Allemagne. Or aucun prêt du MES ne pourra être décidé sans l’accord de l’Allemagne et on n’imagine pas une majorité qualifiée se formant en dehors d’elle pour aider un pays qui n’aurait pas accepté le TSCG, c’est-à-dire inscrit la prétendue règle d’or dans un texte « de préférence constitutionnelle », sous le contrôle de la CJUE.

La mise en œuvre du MES elle-même implique une stricte conditionnalité et l’acceptation par le pays emprunteur d’un plan d’ajustement structurel qui sera d’autant plus douloureux que la mise en œuvre du traité TSCP va plonger l’Europe tout entière dans une récession prolongée.

Enfin, dernière question : comment va s’exercer le contrôle du Parlement sur les fonds alloués au MES et qui risquent de se trouver appelés avant même que le Parlement ait eu à se prononcer sur des engagements toujours croissants ? A ma connaissance les mesures envisagées relèvent de l’information mais nullement du contrôle du parlement sur des fonds potentiellement colossaux.

Le MES est un mécanisme opaque qui ne permet pas le contrôle des fonds publics par le Parlement. Il conduit à une Europe postdémocratique.

Dans la crise à rebondissements de la monnaie unique, l’Union européenne intervient toujours trop tard et avec des moyens trop faibles. Seule une crise majeure pourra conduire s’il en est encore temps à adosser le MES aux ressources de la Banque Centrale européenne et à organiser en Europe la croissance plutôt que la récession.

- C’est possible en ramenant le cours de l’euro au moins à sa parité de lancement pour faire souffler sur notre continent un brise de croissance.

- C’est possible à travers un plan européen d’équipement et de transition énergétique financé par des eurobonds

- Ce serait possible enfin si les pays, dont la compétitivité le permet, accepteraient une certaine relance salariale.

Alors l’Europe repartirait. Avec le retour de la croissance, on pourrait commencer à résorber la dette !

Le MES est trop faiblard. Nous en reparlerons la semaine prochaine dans le débat prévu pour autoriser la ratification de ce traité. En tout état de cause le MES ne constitue pas un argument pour voter la Loi de finances rectificative. Il est vrai qu’il n’est pas le seul.

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MES : le PS au pied du mur de la rigueur européenne

26 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

MES : le PS au pied du mur de la rigueur européenne

 Gérald Andrieu – MarianneJournaliste politique à Marianne, plus particulièrement chargé de suivre les partis de gauche.

 66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-brusselsMardi les députés doivent se prononcer sur le MES, un dispositif de soutien aux Etats européens en difficulté. Sauf que les socialistes sont face à un dilemme : ce texte est lié au traité Merkel-Sarkozy et contient ainsi implicitement les germes d’une règle d’or généralisée à l’échelle de l’Union européenne. Pour l’heure, c’est la simple abstention qui semble l’emporter dans leurs rangs…

 

Le sujet n’intéresse pas les médias. Et pourtant il pourrait intéresser les foules à l’heure où la Grèce sombre dans l’austérité et où le « tout nouveau » candidat Sarkozy prétend effrontément« rendre la parole à [la] France du “non” » ! Ce sujet ignoré et pourtant capital ? Le MES, pour « Mécanisme européen de stabilité ».

Il s’agit du successeur du FESF, le « Fonds européen de stabilité financière ». Obscur ? A l’évidence. Pour faire simple, le MES est un dispositif de soutien aux Etats européens en difficulté. Sauf que le texte du MES contient implicitement les germes d’une règle d’or généralisée à l’échelle de l’Union européenne. Car pour pouvoir à terme bénéficier des aides du Mécanisme européen de stabilité, les Etats doivent s’engager à accepter la discipline budgétaire très rigoriste contenu dans le nouveau traité européen appelé traité TSCG ou traité Merkel-Sarkozy. Un traité que François Hollande dit vouloir renégocier, s’il est élu à l’Elysée, pour y introduire « un volet de croissance et d’emploi ». Sauf que le PS va devoir se prononcer sur le MES dès ce mardi, le texte passant ce jour-là devant l’Assemblée nationale avant de rejoindre le Sénat.

Jean-Luc Mélenchon : « On a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé » !

Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont saisi très tôt le paradoxe qui consiste à voter en faveur du MES et vouloir renégocier par la suite le traité, les deux dispositifs étant étroitement imbriqués. Dimanche dernier, invité de l’émission politique de Radio France, le patron du Front de gauche a d’ailleurs vivement interpelé son adversaire du PS : « Quand François Hollande dit “moi, je veux renégocier le traité”, dont acte, je peux l’entendre. Mais alors qu’il commence par voter “non” le 21 février. Parce qu’on a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé » !

Certains au PS ont pourtant bien imaginé, dans un premier temps, approuver le texte du MES, malgré l’évidente contradiction. C’est le cas de la sénatrice socialiste Nicole Bricq qui expliquait il y a quelques jours aux Echos trouver « malvenu » le lien entre MES et le traité de discipline budgétaire, mais souhaitait quand même le voir ratifié par les parlementaires : « Même si nous trouvons que le MES est sous-dimensionné et qu’il lui faudrait le statut de banque, le Parti socialiste ne souhaite pas fragiliser le retour à la confiance et entraver un instrument qui va dans la bonne direction, à savoir un fonds d’aide pérenne. »

Sauf que tous au PS ne partagent pas l’enthousiasme très raisonnable de Nicole Bricq. Les débats ont notamment été animés lors du dernier Bureau national sur le sujet. Les députés européens, à l’image d’Harlem Désir, se sont ainsi prononcés plutôt en faveur du texte sur la base de deux arguments : ne pas prendre ses distances avec cette chère Allemagne et ne pas refaire le match du TCE entre « oui-ouistes » et « nonistes » en pleine campagne, ce que ne manquerait pas d’instrumentaliser Nicolas Sarkozy. C’est finalement l’abstention des députés qui a été décidée.

Marie-Noëlle Lienemann : « Cette ratification en deux temps est un piège susceptible d’affaiblir la gauche »

Du moins, pour l’instant. Car certains parlementaires socialistes opposent toujours un « non » plein et entier au MES et tâchent de convaincre leurs camarades. Marianne2 s’est par exemple procuré deux documents, un courrier et une note de synthèse (téléchargeables en cliquant sur les liens ou consultables en fin d’article) de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann adressés à ses camarades du groupe PS au Palais du Luxembourg. Selon l’ancienne ministre de Mitterrand et Jospin et animatrice de l’aile gauche du parti, « cette ratification en deux temps d’un pacte global d’austérité » est un « piège susceptible d’affaiblir la gauche ». Et Marie-Noëlle Lienemann de prévenir ses voisins d’hémicycle : « Ce serait une grave erreur que de sous-estimer la défiance qu’une partie de notre électorat peut avoir à notre endroit sur les choix européens. Nous ne devons pas négliger l’exigence d’un changement majeur et rapide dans les politiques européennes, qui s’exprime au plus profond de notre peuple. C’est pourquoi le vote que nous émettrons sur ces deux premiers textes, constitutifs du “pacte d’austérité Merkel-Sarkozy”, aura une grande importance, lors de l’élection présidentielle et après. »

Ses arguments sont convaincants. « Il n’y a pas urgence à ratifier, écrit-elle, d’une part parce ce MES n’est pas l’outil qui permettra l’aide à la Grèce, d’autre part parce qu’il ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG. » Plus loin, elle explique qu’« une abstention et, pire encore un vote positif, donnerait le sentiment que la renégociation souhaitée n’est qu’un ajustement à la marge des propositions actuelles, alors que chacun voit bien — et le déroulement de la situation en fait chaque jour la preuve — que c’est réellement un nouveau cadre qui doit être mis en place. » Et de conclure de façon implacable : « Nos électeurs et, de façon plus générale, les Français ont besoin d’un signe clair : ce qui se passe en Grèce est inacceptable et ce qui se prépare à travers les accords Merkel-Sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression. »

Les Français, justement. Jean-Luc Mélenchon les a appelés à vérifier le vote de leurs députés sur le MES. Car même si la gauche refusait finalement le texte au Sénat où elle est majoritaire, il pourrait être adopté par la seule Assemblée nationale. Il faut donc peut-être s’attendre, comme lors de l’adoption du traité de Lisbonne, de voir rapidement publié la liste des députés de gauche qui auront voté « oui » ou se seront contentés de s’abstenir sur le MES. Et Internet a de la mémoire. Tout comme les Français. Voilà peut-être qui devrait convaincre les députés de s’opposer au MES. Les législatives approchent…

La lettre
Marie Noëlle LIENEMANN-Sénatrice de Paris, Aux membres du groupe socialiste du Sénat
Chers camarades,

Lors de notre précédente réunion de groupe, je vous ai indiqué que je vous ferais parvenir une note présentant mes arguments en faveur d’un vote du groupe socialiste au Sénat contre les deux projets de loi de ratification, liés à la création du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

Les questions européennes sont extrêmement importantes pour nos concitoyens, qui observent avec inquiétude la mise en place des politiques d’austérité en Grèce et ailleurs, ainsi que l’aggravation de la crise qu’elles engendrent. Ils attendent des choix alternatifs et des perspectives nouvelles. Bon nombre d’entre eux, qui ont voté contre le projet de traité constitutionnel, estiment avoir alors tiré la sonnette d’alarme et demandé d’autres orientations économiques, sociales et politiques pour la construction européenne. Ils ont le sentiment de n’avoir pas été entendus, parfois même dans nos rangs.

Ce serait une grave erreur que de sous-estimer la défiance qu’une partie de notre électorat peut avoir à notre endroit sur les choix européens. Nous ne devons pas négliger l’exigence d’un changement majeur et rapide dans les politiques européennes, qui s’exprime au plus profond de notre peuple. C’est pourquoi le vote que nous émettrons sur ces deux premiers textes, constitutifs du « pacte d’austérité Merkel/ Sarkozy », aura une grande importance, lors de l’élection présidentielle et après.

Dans la note ci-jointe, je me suis efforcée d’expliquer en détail comment l’architecture de cette ratification en deux temps d’un pacte global d’austérité visait à entretenir l’ambiguïté et la confusion. Il s’agit d’un piège susceptible d’affaiblir la gauche. Les trois traités qui visent à sortir de la crise de l’euro forment un tout indissociable, une politique inacceptable. C’est l’ensemble du cadre actuel qu’il faut refuser, pour permettre ensuite de renégocier tout le paquet. Les trois textes doivent être ratifiés en même temps après renégociation de l’ensemble, donc après l’élection présidentielle.

Les deux premiers textes instaurant le MES, tels qu’ils sont présentés, ne constituent absolument pas une avancée de la solidarité européenne. Il s’agit en fait d’une «solidarité» sous contrainte d’austérité et sous tutelle des Etats par les instances européennes. Les versements des aides issues de ce fonds seront conditionnées à la ratification du traité de discipline budgétaire (traité « Merkozy » ou TSCG) par ceux qui les demanderont !

Nous ne pouvons donc cautionner le MES en l’état, ce qui reviendrait à institutionnaliser ce que la troïka impose à la Grèce aujourd’hui. Ce dispositif ne peut d’ailleurs pas répondre aux difficultés grecques, puisque le MES ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG et son éventuelle ratification par certains Etats.

Il est enfin évident que seul le vote contre peut assurer une forte crédibilité à la volonté de renégocier les traités Merkel/Sarkozy et permet une position claire de refus de la logique actuelle d’austérité et de régression organisée en Europe.

En espérant, chers camarades, avoir éclairé le débat et vous avoir convaincus, je vous prie de croire à l’expression de mes amitiés socialistes.

La note
Pourquoi il faut voter contre les deux projets de lois concernant des traités européens sur le Mécanisme Européen de Solidarité soumis à ratification par Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle

Le pacte d’austérité Sarkozy/Merkel est constitué de trois textes concernant les traités

1. une modification du traité de l’Union Européenne (article 136) autorisant la création d’un mécanisme européen de Solidarité (MES)

Soumis actuellement à ratification au Parlement Français.

2. un traité intergouvernemental des membres de la zone euro et d’autres créant le MES, en fixant le cadre, les règles de fonctionnement et de déclenchement.

Soumis actuellement à ratification au Parlement Français.

3. un traité intergouvernemental sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG), qui oblige à l’inscription de la «règle d’or», prévoit des sanctions automatiques des pays et instaure durablement l’austérité en Europe.

Ce traité doit être signé par les chefs d’Etat et de gouvernement début mars et devra ensuite être ratifié dans les Etats membres. Pour la France, ce sera après l’élection présidentielle.

François Hollande a eu raison d’indiquer qu’il souhaitait renégocier ce traité et le paquet Merkel/Sarkozy, qui tourne le dos à la croissance et à une sortie réelle de crise de l’UE.

 

Les trois textes décrits ci-dessus constituent en fait un tout et il est illusoire de croire qu’on peut les dissocier.

Nicolas Sarkozy a décidé de soumettre les textes à ratification en deux temps :

Le piège du vote en deux temps pour un dispositif unifié.

Nicolas Sarkozy nous tend un piège dans lequel il ne nous faut pas tomber. Il dissocie en effet ce qui relève du MES et ce qui concerne le traité de gouvernance, qui plus est prévoyant des dates de ratifications proches pour les deux premiers textes , en pleine campagne électorale et en reportant ensuite, après l’élection, la partie la plus contestée, le traité de discipline budgétaire,.

Son objectif est clair: attiser les divisions à gauche, introduire de la confusion, pour renforcer le doute dans les couches populaires, qui estiment souvent que, s’agissant de la construction européenne notre parti n’a pas toujours répondu à leurs aspirations et défendu leurs intérêts.

De plus, une abstention (ou pire, un vote positif) serait utilisée par le candidat président, qui relèverait que nous actons une certaine avancée dans la solidarité européenne et qui le mettrait à son actif……alors que la réalité est tout autre !

Nous devons déjouer ce piège et montrer que ces trois textes constituent un pacte d’austérité qui ne répond ni aux exigences de solidarité, ni à la consolidation de la Zone Euro et qui n’offre pas une perspective de sortie de la crise actuelle. C’est l’ensemble du paquet qu’il faut renégocier. C’est l’ensemble du cadre actuel qu’il faut refuser.

Les trois textes constituent bien un ensemble totalement imbriqué.

1- Concernant la modification de l’actuel traité de Lisbonne, le texte soumis à la ratification du Parlement, qui comporte deux articles, contient la phrase suivante : « l’octroi au titre du mécanisme de toute assistance financière nécessaire sera subordonné à une stricte conditionnalité ». L’insistance à inscrire ce point dans le TFUE ne s’imposait pas (dans tous mécanismes d’aide, il y a des conditions qui sont définies dans le règlement du mécanisme) et n’est en rien neutre, d’autant que le texte créant le mécanisme est lui beaucoup plus explicite (cf ci-dessous). Par ailleurs, au-delà du juridisme, tout le monde sait que le cadre politique imposé est bel et bien la mise en œuvre du pacte d’austérité « Merkozy ».

2- S’agissant de la création du MES, il est clairement fait référence dans le préambule du traité (qui a valeur de traité) : « le présent traité et le TSCG (3ème traité) sont complémentaires dans la promotion de pratiques budgétaires responsables et de la solidarité au sein de l’UEM. Il est reconnu et convenu que l’octroi d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes sera conditionné, à partir du 1er Mars 2013, à la ratification du TSCG par l’Etat membre concerné et à l’expiration du délai de transposition aux exigences prévues ».

Il est clair que le MES ne sera déclenché que lorsque le traité de discipline budgétaire (TSCG) sera approuvé par ceux qui auront besoin d’aides. Il y a donc un lien effectif avec le traité « Merkozy » et la politique d’austérité. Ceci est encore plus net lorsqu’on voit comment l’UE agit en Grèce! Le MES sera conditionné à l’acceptation du traité à venir de discipline budgétaire. Nous ne pouvons l’accepter en l’état.

Lorsque le lien juridique est établi, on ne peut accepter de ratifier séparément les traités!

Il n’est jamais bon de séparer le fond de la forme. Combien de fois, avons-nous vu des dispositifs qui en principe paraissaient intéressants et dont la mise en œuvre les détournait de leur intention! A fortiori, cette fois-ci, lorsque la mise en œuvre est conditionnée par un futur traité.

Au-delà du fait juridique, il y a la réalité et le fait politique.

On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas la Grèce. L’intervention du MES en l’état, c’est la méthode de la Troïka en Grèce, que nous ne pouvons valider (stratégie de l’aide conditionnée aux critères définis par l’UE).

La mise en œuvre, en l’état du MES est une «solidarité» sous contrainte d’austérité et sous tutelle des états par les instances européennes. Ce n’est pas notre vision de la solidarité

La conditionnalité de l’octroi des aides du MES à la ratification du traité « Merkosy » revient à mettre le couteau sous la gorge des pays qui ont des difficultés et à les contraindre à des pertes de souveraineté et à des politiques contraires à l’intérêt de leur peuple.

Non seulement c’est inacceptable, mais devant l’urgence de la situation, certains gouvernements se précipiteront pour ratifier un traité……. que la gauche renégociera si son candidat est élu! Nous prenons le risque d’un moins bon rapport de forces en Europe pour renégocier après mai.

D’autres outils sont nécessaires à la solidarité en Europe, par exemple les Eurobonds qui, pour être créés, devraient être inscrits au même article du Traité actuel (136) que celui que le gouvernement nous propose de modifier. Il n’est pas raisonnable d’amender un article que nous voudrions à nouveau modifier dans le cadre de la renégociation des traités.

Nous n’avons pas la même idée que Merckel/ Sarkozy de la solidarité et du traitement des dettes souveraines. Vu le développement de la situation, il faudra sans doute aussi reposer la question du rachat par la BCE des dettes souveraines.

Mais en tout cas, la réécriture de l’article 136 du TFUE s’imposera. Nous devons y œuvrer et donc ne pas le transformer insuffisamment et dans des termes mal adaptés (cf « stricte conditionnalité ») à quelques mois d’une renégociation souhaitée.

  •  

Il n’y a pas urgence à ratifier, d’une part parce ce MES n’est pas l’outil qui permettra l’aide à la Grèce, d’autre part parce qu’il ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG. Il ne peut répondre à l’urgence de la situation et ne sera pas opérationnel à court terme. Il existe le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) et il faut pousser à l’intervention de la BCE. A supposer même que nous puissions le bloquer par notre vote négatif (ce qui semble néanmoins assez peu probable au regard du rapport de forces actuel au sein de l’assemblée), l’adoption nécessaire du MES constituerait au contraire une pression pour aboutir dans une renégociation de l’ensemble.

Un vote contre serait un atout pour renégocier le traité « Merkosy » et le plan de sortie de crise de l’Euro. Il donnerait de la crédibilité à cet engagement. En Europe, il n’est de compromis fécond que dans le cadre d’un paquet global (Jacques Delors explique cela très justement). Si on donne unilatéralement notre accord dès à présent sur la partie que nous pourrions juger positive dans un autre cadre, alors il ne reste plus qu’à traiter les points de désaccord avec un moindre rapport de forces. J’ai pu le constater à tous les niveaux des négociations européennes. La renégociation doit porter sur un ensemble cohérent, dans lequel tout le plan Merkel/Sarkozy est remis sur la table.

Au contraire, une abstention et, pire encore un vote positif, donnerait le sentiment que la renégociation souhaitée n’est qu’un ajustement à la marge des propositions actuelles, alors que chacun voit bien -et le déroulement de la situation en fait chaque jour la preuve- que c’est réellement un nouveau cadre qui doit être mis en place.

Nos électeurs et, de façon plus générale, les Français ont besoin d’un signe clair: ce qui se passe en Grèce est inacceptable et ce qui se prépare à travers les accords Merkel/Sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression.

La droite peut faire ratifier ces deux textes. Qu’elle assume alors ses responsabilités. Nous savons qu’elle nous conduit aux pires difficultés. Ne donnons pas le moindre signe de confusion, de ce qui serait interprété comme une collusion, même sur un point limité. L’affaire est trop grave et nous serions jugés sévèrement par nos concitoyens et par l’histoire si nous ne nous posons pas en alternative résolue. A l’évidence, seul le vote contre ces deux textes évite ces risques et assure la clarté.

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Il faut stopper la finance! Le capitalisme mondialisé a pris le pouvoir en France et presque partout dans le monde.

25 Février 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

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Il faut stopper la

 

  

 

 

 finance!

  

  

Le capitalisme mondialisé a pris le pouvoir en France et presque partout dans le monde. 

Le traitement de choc imposé par la force à la Grèce, a pour but d'installer la peur dans nos esprits soumis. 

Je crois utile et salutaire de débarrasser notre cerveau de tous les éléments de langage destinés à nous faire accepter sans broncher les pires régressions. Le plus bel outil utilisé actuellement est celui de la dette. Ne nous y trompons pas, la dette n'est pas faite pour être remboursée. Elle est l'instrument idéal du pillage généralisé. La fameuse loi votée en cachette le 3 janvier 1973, appelée la loi "Pompidou-Giscard", avait comme finalité la soumission de l'intérêt général aux intérêts des grandes familles capitalistes. Ils ont mis du temps (ces mafieux en cols blancs) à détruire nos défenses naturelles contre ces horreurs économiques. Nous sommes dans la phase finale de ce vol organisé. Les arrogantes certitudes assénées par ceux qui devraient être les représentants du peuple prouvent leur soumission aux maîtres actuels

Tout semble réglé d'avance,  notre indignation et notre colère n'y pourront rien changer.

  

 Pourtant dans ce ciel noir, rappelant les pires moments de notre histoire, une lumière peut trouer les épais nuages. L'espoir, pour s'incarner dans l'inconscient collectif, a besoin de perspectives. L'une d'elles, non négligeable, consiste à revenir sur les hypothèses initiales. La dette est de celles qu'il faut revisiter. Elle est apparue lorsque les états ont abandonné aux banques privées leur pouvoir régalien de création monétaire.

  

 Le contrôle des changes, la libre circulation des capitaux, la concurrence libre et non faussée, l'ouverture des marchés, et bien d'autres merveilles, sont consubstantiels de l'ultralibéralisme. L'éducation populaire, l'information autour de ces chevaux de Troie de l'ordre néolibéral, donnent des outils dans le combat engagé.

  

Dans cet esprit, l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR06" organise, dans le cadre de son plan d'action 2012, une série de conférences apportant un espoir dans ce brouillard habillé d'angoisse. Ces actions s'inscrivent dans la lignée du programme du Conseil National de la Résistance appelé"Les Jours Heureux". A la libération il a permis à la France, ruinée par la guerre et par le pillage des nazis et  par celui des collaborateurs, de retrouver le chemin de la prospérité collective.

  

 Le 10 janvier, lors de la première séquence de notre Cycle de Réflexion, nous avons vu combien ce Programme est d’actualité, à la fois dans ses objectifs et les problèmes qu’il a su résoudre, à bien des égards identiques aux nôtres aujourd’hui. Car on nous dit maintenant : ce n’est plus possible, à cause de la dette! Mais il faut savoir que cette mise en avant de la dette, notamment parce que celle-ci a été délibérément contractée auprès des banques, est à beaucoup d’égard fallacieuse….Il faut s’informer, se former à ces questions complexes. C’est le but de notre Cycle de Réflexion. Celui-ci n’est pas une suite de conférences habituelles. C’est un lieu d’information qui privilégie l’échange.

  

Le cycle de Réflexion, consacré aux questions monétaires et de dette publique est animé par André Chiesa, docteur en Sciences Economiques.

  •  La première séance a eu lieu le 19 janvier 2012.à partir d'un document vidéo de 10minutes.
    L
La seconde séance, aura  lieu le
 
 
 mardi 2 février
 
2012 à la maison des associations de la  place 
 
  
 
Garibaldi, salle Roussala à 19 heures. Le film
 
 "L'Argent-Dette de Paul Grignon dans sa
 
 
 «version courte» de 50 minutes servira
 
 
 d’introduction à cette deuxième conférence sur
 
 
 la création monétaire.

 

 

Le RDV du mardi 28 février 2012 à 19h a été publié sur

 nice.demosphere.eu.
http://nice.demosphere.eu/node/75
 Son titre est : Conférence d'André Chiesa, docteur en économie, sur
l'argent dette"

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Bien cordialement.

Lucien Pons.

 

Président de l'association Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR.

398583 3048766417586 1215980212 3311353 1318797420 n

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