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Le blog de Lucien PONS

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Le collectif Roosevelt 2012. Stéphane Hessel, Bruno Gaccio : prenez 5 minutes pour agir !

16 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Title: Stéphane Hessel, Bruno Gaccio : prenez 5 minutes pour agir !

               
Stéphane Hessel, Bruno Gaccio : prenez 5 minutes pour agir !
 
collectif Roosevelt 2012
 
 
Prenez 5 minutes pour agir !
 
Les prochaines semaines vont être fondamentales : alors que l’UNEDIC annonce 420.000 chômeurs supplémentaires d’ici fin 2013, nul ne sait encore quel sera
le contenu réel du sommet social de juillet et des négociations qui suivront. Nul ne sait non plus ce que la France va mettre sur la table pour sortir
de la crise de la Zone euro.
 
Sur ces 2 questions, sommet social et avenir de l'Europe, notre collectif commence à être entendu grâce à votre mobilisation. Ces derniers jours les grands
médias s'intéressent de plus en plus à notre démarche et à nos solutions : de l’Expansion à l’Humanité, de I télé à Arte, France 5 ou France Inter.
 
Par ailleurs nous avons des contacts intéressants à l’Élysée comme à Matignon, et avec des responsables syndicaux.
 
Il y a des portes qui s’ouvrent mais nous devons aussi faire face à de grosses zones d’inertie et à des oppositions.
 
Des décisions fondamentales seront prises dans les jours qui suivent le 2ème tour des législatives. Il est important qu’on puisse annoncer à ce moment là
que Roosevelt 2012 a passé le cap symbolique des 100.000 signataires.
 
Nous sommes déjà 60.000 et des groupes de citoyens s'organisent dans toutes les régions mais c'est maintenant qu'il faut accélérer. Alors, s’il vous plaît,
prenez 5 minutes ce week-end pour envoyer un email ou appeler toutes celles et ceux qui pourront être intéressés parmi vos amis, votre famille ou vos collègues
de travail.
 
Ne vous dites pas que d’autres vont le faire à votre place. Faites-le vous-même s’il vous plaît. Pour de vrai !
 
Convaincre 2 ou 3 personnes dans les prochains jours ? Chacun(e) de nous en est capable. Alors au travail !
 
Bien amicalement,
 
Pour le collectif,
Stéphane Hessel, Bruno Gaccio et Pierre Larrouturou
 
Liens médias :
Liste de 6 éléments
• Mediapart
• iTélé
• France 5 / C dans l'air
• L'Expansion
• L'Humanité
• Arte / 28 minutes
fin de liste
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Néolibéralisme. De la Grèce au Niger, comment le FMI favorise l’austérité et la pauvreté.

16 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

P (1er juin 2012)

De la Grèce au Niger, comment le FMI favorise l’austérité et la pauvreté

ar Nolwenn Weiler

En se disant davantage préoccupée par les conditions déplorables de scolarisation des enfants nigériens que par la brutale austérité qui frappe les Grecs, Christine Lagarde a soulevé l’indignation. Mais le mépris avec lequel la directrice générale du FMI considère la Grèce vaut aussi pour le Niger : deuxième pays le plus pauvre du monde, embourbé depuis vingt ans dans une situation désastreuse à cause des plans d’ajustement structurels, qui y ont notamment détruit l’école publique.

 

Interrogée par un journaliste du Guardian, la directrice générale du Fond monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a affirmé que « les Grecs devraient commencer par s’entraider mutuellement », et ce en « payant tous leurs impôts ». Les femmes doivent accoucher sans sage-femme ? Les malades n’ont plus accès aux médicaments vitaux ? Les personnes âgées meurent faute de soins ? La faute aux Grecs. « Je pense davantage aux enfants dans une école d’un petit village du Niger, qui ont deux heures d’école par jour, partageant une chaise pour trois (…). Je pense qu’ils ont besoin de davantage d’aide que les gens d’Athènes », compare l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances. Comme quoi, les Européens ne devraient pas trop se plaindre. Christine Lagarde oublie de préciser que si les enfants du Niger ont bien du mal à être scolarisés, c’est aussi à cause de l’institution qu’elle dirige.

En décembre 2011, Christine Lagarde a honoré le Niger de sa première visite sur le continent africain. Reçue en grande pompe, la directrice du FMI a tenu à se rendre au chevet d’un pays où une personne sur trois vit dans l’insécurité alimentaire, ce qui n’aide pas non plus à bien suivre en classe. Lors de sa mini-tournée hors de la capitale, elle a même assuré que le FMI « n’est pas seulement une institution désincarnée qui prescrit des mesures d’austérité à travers le monde ». Il est aussi « très sensible aux particularités » de chaque pays. Charmante marque de générosité.

Quand le FMI taille dans le budget de l’Éducation nationale

L’une des particularités du Niger est qu’il est l’un des États les plus mal classés en termes de développement humain [1]. 61 % des habitants y survivent avec moins d’un dollar par jour, un enfant sur cinq meurt avant l’âge de 5 ans, principalement de maladies évitables et de la malnutrition. La faible scolarisation, particulièrement des filles, contribue au taux de 85 % d’analphabétisme du Niger. Selon l’Unicef, « la précarité des moyens d’existence des femmes a de graves conséquences sur l’accès des enfants à l’éducation, et sur l’abandon et la traite des enfants ». Point commun entre la misère au Niger et l’austérité en Grèce ? Le FMI.

Le budget 2012 du Niger a été sévèrement taillé… sur ordre du FMI. « De 2,2 milliards d’euros [2], le budget a été ramené à 1,9 milliard [3] avec des coupes substantielles dans les secteurs sociaux, qui concentrent les deux tiers des montants supprimés », informe le le Réseau national dette et développement (RNDD). Le budget le plus amputé ? Celui de l’Éducation nationale, avec 73 millions d’euros (48 milliards de francs CFA) de moins que prévu. L’Agriculture, la Santé et l’Enseignement supérieur sont aussi privés de moyens.

Des enseignants qui ne sont plus payés

Des choix budgétaires arbitrés en contradiction avec les engagements du président nigérien, Mahamadou Issoufou, et de son gouvernement, selon le Réseau national dette et développement. L’ONG appelle les parlementaires nigériens à refuser le diktat du FMI et le gouvernement à plus de responsabilités, rappelant que « les prêts consentis par les institutions internationales ne feront que faire flamber le service de la dette, qui est un frein à tout développement ». Cela fait plus d’une décennie que le Niger agonise, en partie à cause des plans d’ajustement élaborés à Washington.

Le FMI, alors dirigé par Michel Camdessus [4] et la Banque mondiale débarquent à Niamey à la fin des années 1990. Et concoctent un « Plan décennal de développement de l’éducation ». Ce plan envisage le recours massif aux enseignants au statut précaire, les « volontaires et contractuels ». Lesquels représentent, en 2012, 80 % des effectifs. Censés être pris en charge par les collectivités régionales et les communautés de base, dans un souci de décentralisation, ces enseignants sont en fait de moins en moins nombreux… Puisque personne ne peut les payer ! Les réformes imposées par le FMI ont aussi encouragé la réduction du nombre d’heures de classe, la limitation des attributions de bourses, et la baisse du taux de scolarisation. « Une parfaite illustration des dérives auxquelles peuvent conduire des politiques d’inspiration néolibérale », commentait en 2004, Mamane Sani Adamou, figure altermondialiste locale [5].

L’économie nigérienne déstructurée par le FMI

Autre beau programme d’émancipation de la pauvreté imaginé par le FMI : le plan triennal au titre de la « facilité de réduction de la pauvreté et de croissance » (sic). Signé en 2000 en échange de nouveaux prêts, il a déstabilisé la fragile économie nigérienne en lui imposant la suppression de barrières douanières, la baisse de taxes à l’importation et la privatisation d’entreprises publiques. C’est ainsi que Vivendi (désormais Veolia environnement) a récupéré la société nationale de gestion de l’eau.

Autre obligation criminelle : celle de supprimer son office national vétérinaire pour pouvoir rééchelonner sa dette. Incapables de payer les prix demandés par les entreprises privées pour les vaccins, les médicaments, ou les vitamines, les nomades et les paysans ont vu leurs bêtes dépérir. Alors que le cheptel de 20 millions de bovins, d’ovins et de chameaux était une des richesses principales du pays, la liquidation des réserves alimentaires imposée par le FMI a accéléré le rythme des famines.

Pour trouver de quoi payer des chaises aux enfants qui peuvent se rendre à l’école, le Niger pourrait augmenter la redevance que paie Areva, qui exploite ses ressources en uranium (dont le Niger est le 3ème producteur mondial), ou la multinationale chinoise China National Petroleum qui s’y implante. Qu’en pense Christine Lagarde, dont le salaire pourrait permettre de rémunérer plusieurs dizaines d’instituteurs nigériens, à défaut d’être imposable ?

Nolwenn Weiler

Photo : CC World Economic Forum

Notes

[1] Un indicateur élaboré par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

[2] 1 425 milliards de francs CFA

[3] 1 256 milliards de francs CFA

[4] Président d’honneur des semaines sociales de France…

[5] Secrétaire général de l’Organisation pour la démocratie nouvelle et membre fondateur de l’association Alternative espaces citoyens.

 

http://www.bastamag.net/article2442.html

 

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La droite lave plus blanc son rapprochement avec le Front-Haine !

16 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

La droite lave plus blanc son rapprochement avec le Front-Haine !
 
Par Paul Ariès Directeur du Sarkophage

Alain Juppé et NKM n’ont pas hésité à assimiler le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon avec l’antisémitisme, pour avoir reproduit l’appel à la résistance à
l’austérité lancé par le compositeur grec Mikis Théodorakis. S’agit-il désormais d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement
israélien ? Alors oui, j’avoue avoir signé au nom du Sarkophage l’appel lancé notamment par Desmond Tutu, Archevêque d’Afrique du Sud, prix Nobel de la paix
en faveur de la Palestine. Ces accusations ignobles contre le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon sont en outre fondées sur une campagne de propagande
noire en provenance d’un journal grec de droite qui a totalement déformé les propos de Mikis Theodorakis. Les autres journalistes présents n’ayant absolument
pas retenu cette version. Chacun peut lire d’ailleurs, sauf visiblement NKM et Juppé, la déclaration de Mikos Théodorakis du 12 novembre 2003 à ce sujet : « Mon
opinion sur le peuple israélien est connue depuis toujours - comme c’est d’ailleurs le cas pour toutes les autres questions et sujets. Franchement, je suis
stupéfait de constater le bruit qui est fait autour de cela maintenant, comme si l’on entendait m’exprimer pour la première fois. Peut-être que certains ont
considéré le moment propice pour lancer une attaque contre moi. J’ai toujours été aux côtés des faibles, des gens qui luttent pour les droits des peuples. Et parmi
ceux-ci figure le peuple israélien. J’ai chanté ses souffrances de la meilleure façon que j’aie pu le faire. J’ai toujours été pour la coexistence pacifique des
peuples. Et je l’ai prouvé en pratique, entre autres, quand j’ai assumé le rôle d’intermédiaire entre Alon et Arafat lors des événements de 1972. Mais c’est pour
cette raison précise que je suis absolument contre la politique de Sharon, et j’ai souligné ceci à plusieurs reprises, comme j’ai aussi condamné à plusieurs
reprises le rôle des hommes politiques, des penseurs, et des illustres théoriciens juifs américains dans l'élaboration de la “politique” agressive actuelle de Bush.
C'est donc de façon totalement délibérée que certains provoquent la confusion entre le peuple israélien, auquel j'ai si souvent prouvé dans la pratique que je
l’honore et que je lui rends hommage, et ces phénomènes négatifs – au fond CE SONT EUX qui noircissent l’image d’Israël, en jouant un rôle réellement
“antisémite”, CE SONT EUX qui se trouvent du côté du Mal, aux racines du Mal, comme je l’ai déclaré dernièrement. Personnellement je suis heureux, parce que je
sais qu’il y a beaucoup d'Israéliens à travers le monde et à l’intérieur d’Israël qui sont d’accord avec moi et qui luttent pour les droits réellement légitimes de leur
peuple, en assurant la coexistence avec les droits des autres peuples; qui se battent pour la Paix dans leurs régions et à travers le monde. Je suis heureux que
depuis des décennies nous soyons ensemble dans ces combats communs. Et je sais qu’ils me connaissent bien à travers ces luttes et qu'ils n'ont pas attendu la
boue jetée par certains pour faire ma connaissance. Mais peut-être est-ce là l’objectif de ceux qui soudain ont "découvert” mes idées et me calomnient comme
prétendu “antisémite”. (Athènes, 12.11.2003).
L’explication à cette cabale contre le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon est simple : la droite dite républicaine entend faire oublier qu’elle est en train de
transgresser un des interdits majeurs de l’histoire politique française depuis le lendemain de la seconde guerre mondiale, elle doit faire oublier qu’elle viole sa
propre histoire depuis le gaullisme ; car en renvoyant dos à dos la gauche et le Front National et en prônant sa nouvelle stratégie du « ni-ni », l’UMP marque
définitivement la victoire idéologique des « Le Pen »…Si pour l’UMP, la gauche dans ses multiples composantes et le FN sont des adversaires de même nature,
cela signifie que nous sommes en train de vivre les prémisses d’une recomposition totale de la droite à base d’une extrême-droitisation galopante. Le
Sarkophage, journal des gauches antiproductivistes a donc eu raison de décider de poursuivre sa parution malgré la victoire de Hollande, car si nous avons
contribué à sortir Sarkozy, ce dont Sarkozy était le nom…est loin d’être mort. Que la droite envoie ses deux chevaliers blancs sur ce front est encore plus
inquiétant...Cela signifie que les derniers anticorps à cette recomposition sont en train de céder.
 
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La guerre aux chômeurs, ils doivent la perdre !

16 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

La guerre aux chômeurs, ils doivent la perdre !

   

Par Gérard Deneux (A contre-courants ) 

Le 7.06.2012 -

 

  

                                                                                                                      

Alors même que le nouveau Président, et les sociaux-libéraux qui le soutiennent, affirment s’opposer à la remise en cause du droit du travail précarisé par Merkel et la Troïka, il semble utile de leur rappeler que c’est d’abord eux qui doivent changer pour, qu’éventuellement, l’on puisse croire au contenu de leurs envolées lyriques. En matière de déréglementation du droit des chômeurs, ils firent en effet œuvre de pionniers. Et Hollande, dans le cabinet Bérégovoy, n’y trouva rien à redire.

 

Les chômeurs, ces oubliés de la campagne électorale et tous ceux qui ont subi les charrettes de licenciements ne doivent pas oublier ce qui fut inauguré en 1984 : la négation progressive de leurs droits. Pour tous les salariés ce droit d’inventaire sur un peu moins de 30 ans, au cours desquels une partie du salariat fut dressée contre l’autre, est une nécessité. Mais le constat de la dégradation des droits des sans-emploi serait insuffisant si l’on continuait à se laisser abuser par les pseudo-théories du chômage, élaborées par des experts, colportées par des idéologues et diffusées dans les médias, imprégnant désormais tout le corps social[1]. Qui peut contester que le sarkozysme qui vient d’être rejeté n’a pas modelé nombre de comportements et perverti nombre de consciences ? Il y aurait «ceux qui se lèvent tôt» qui méritent considération et «ceux qui paressent au lit » et méritent la réprobation générale. Et si ces derniers sont des étrangers et des «bronzés», la réprobation devient marque d’infamie.

 

Le démantèlement des droits des sans-emploi

 

Comme pour l’assurance maladie ou pour les retraites, le principe de cotisations ouvrières et patronales était censé couvrir les risques du chômage et s’accorder avec le droit au travail inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946, repris dans celle de 1958. Tel fut pratiquement le cas jusqu’en 1979. Mais il fallut attendre (!) l’arrivée au pouvoir des socialistes et le tournant de la rigueur de 1983 pour que la nature de l’ASSEDIC soit remise en cause. Elle ne devait plus assurer la totalité des chômeurs, les inactifs à «réactiver» devaient n’avoir droit qu’à de maigres moyens de subsistance. La rigueur prenait sens pour les «subalternes» alors même que le «haut du pavé» et les aventuriers du type Tapie s’enrichissaient au-delà de toute mesure.

 

Le régime d’assurance chômage, géré paritairement (!), allait connaître de grandes ruptures qui l’ont progressivement dénaturé.

 

1 – En 1984, donc, par la création d’une nouvelle filière dite de la «solidarité» et au prétexte d’un financement insuffisant (des patrons !), les socialistes dans leur bonté d’âme, en toute rigueur, instaurèrent les «fins de droits» et firent bénéficier ceux qui n’en avaient plus d’une allocation de subsistance financée par l’impôt. Ainsi fut créée en parallèle de l’allocation chômage, l’allocation spécifique de solidarité et d’insertion (ASS). La charité bien ordonnée de l’Etat se devait de se couvrir du manteau hypocrite de la fraternité d’assistance.

 

2 – En 1992, ce sont les durées d’affiliation à l’UNEDIC qui sont augmentées pour pouvoir bénéficier des indemnités chômage. Cette mesure consiste de fait à imposer aux salariés la contrainte suivante : si vous ne cotisez  pas assez longtemps, vous cotisez pour rien. Ainsi, la solidarité entre salariés joue de moins en moins pour les plus fragiles. En outre ces accords de 1992, signés par la seule CFDT avec le patronat, instituent l’allocation unique dégressive (AUD) : par paliers, de 6 mois en 6 mois, un coefficient de minoration variant de 8 à 25% réduit les indemnités. Si une telle règle était appliquée pour la maladie et la retraite, elle conduirait pour les longues maladies à moins les rembourser et à minorer les retraites pour ceux qui vivent trop longtemps ! Pour un sans emploi, l’effet de ces mesures ne s’est pas fait attendre : les jeunes en furent les premières victimes, faute de durées de cotisations suffisantes, et nombre de chômeurs âgés dits de longue durée basculèrent dans la 2ème filière. Tout cela n’était appliqué que pour leur bien afin qu’ils ne se complaisent pas dans un «chômage de confort»  et Nicole Notat de prétendre  qu’il faut les inciter à retourner au travail afin «d’éviter que ces gens s’enlisent dans le chômage». Ce qui revenait à dire que ces gens-là, comme de grands enfants, sont paresseux par nature ! Les conséquences de ce démantèlement des droits furent draconiennes. En 1992, l’UNEDIC n’indemnisait plus que 52.4 % des chômeurs, en 1996 ils n’étaient plus que 43.2% à bénéficier de l’assurance-chômage. Les trappes à pauvreté étaient largement ouvertes mais, malgré les discours moralisateurs, cela ne suffisait pas.

 

3 – Il fallait introduire la gestion pénale des «oisifs», ce qui fut entamé en 2001, avec la création du PARE. Ce Plan de Retour à l’Emploi, mis en place avec l’assentiment de Martine Aubry, reçut l’accord des «partenaires sociaux». Il allait dans le sens initié par la ministre qui, dans le code du travail, avait introduit des sanctions contre les «fainéants» de chômeurs, «profiteurs» d’un «loisir contraint». Cette «exclusion temporaire ou définitive du revenu de remplacement» n’était pas suffisamment appliquée et il fallait par de lourdes sanctions inciter «ceux dont la recherche d’emploi était jugée insuffisamment active». Alors qu’à cette époque, 40% des chômeurs perçoivent des indemnités ASSEDIC, la chasse à ceux qui en bénéficieraient outre mesure est ouverte. De fait, les arrogants qui dénoncent la «pauvreté assistée» l’instituent. Le RMI, prévu à l’origine pour endiguer la pauvreté, devient la 3ème filière de l’indemnisation des sans-emploi. Cette forme légale de restriction des droits se conjugue désormais avec la chasse aux «faux chômeurs».

 

4 – Lorsque Sarko fut venu, l’on nous fit croire que ce tournant répressif était mal négocié. En 2008, la chasse aux fraudeurs se devait d’être activée. Dans la foulée de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui n’avait pour objectif que la suppression des fonctionnaires, fut créé Pôle Emploi par fusion de l’ANPE et des ASSEDIC et, dans la foulée, ces institutions vouées au placement et à l’indemnisation des chômeurs, devinrent également des flics sanctionnant les prétendus fraudeurs dont le nombre était, somme toute, très marginal[2]. Cette pratique régalienne assumée jusqu’ici par les préfets leur fut confiée pour plus d’efficacité… et de proximité. Cette délégation de pouvoir survint au moment même où les agents de Pôle Emploi, empêtrés dans les arcanes d’une fusion imposée, devaient faire face à un afflux massif de demandeurs d’emploi et au non remplacement de départs en retraite. Cette nouvelle institution dut, dans la précipitation, embaucher des CDD de 6 mois en 6 mois (1 800 en avril 2009) pour faire face au surcroît de travail. La boucle fut bouclée : des précaires sans formation préalable géraient des chômeurs voués à accepter la précarité.    

 

Cette politique de restriction des droits s’est traduite dans les chiffres : en 2011, sur 4 482 200 chômeurs, toutes catégories confondues, seuls 2 049 600 étaient indemnisés par les ASSEDIC. Selon l’INSEE, en 2009, on dénombrait 8,2 millions de pauvres disposant de moins de 950€ par mois et, parmi eux, 1 million qui, avec le RSA ou l’allocation de solidarité, survivait avec 400 ou 460€ par mois. Au-delà des chiffres, il y a la réalité des rapports sociaux déchirés, les salariés divisés, les exclus relégués que les discours creux diffusés pendant la campagne électorale ignorent pour mieux stigmatiser ceux qui ne s’adaptent pas à la vulnérabilité de la « rigueur » qui leur est promise. Quant à la solution proposée comme remède offert à tous,  «la formation tout au long de la vie», là aussi les chiffres et la réalité de la division sociale qu’ils suggèrent sont éloquents : 13,2 % des chômeurs accèdent à une formation et la plupart n’ont droit qu’à des stages bidon. Et si 27,7 % des salariés en activité en bénéficient, ce pourcentage est trompeur ; ce sont en effet les cadres et les professions intermédiaires qui y sont surreprésentés : seuls 10% des travailleurs non qualifiés accèdent à une formation. Les possibilités de reconversion, d’acquérir des connaissances pour mieux se vendre sur le marché du travail renforcent, de fait, l’inégalité et la hiérarchie sociales.

 

Ce désastre social qui exacerbe la concurrence entre salariés à statut, CDI et CDD, intérimaires et sans-emplois, inclus, exclus, que viennent redoubler les rivalités ethniques et xénophobes, est certes la conséquence de la «mondialisation» capitaliste sur laquelle se sont greffées les politiques qui la confortent tout en tentant d’en limiter les effets ravageurs. Toutefois, elles n’ont pu advenir sans préparation du terrain idéologique. Pour être admises, il fallait l’emprise d’une formidable entreprise de conditionnement des esprits. Les «théoriciens» néolibéraux et leurs affidés s’y sont employés sans véritablement avoir affaire à un contre-discours syndical clair.  

 

Les discours néolibéraux : les pauvres responsables de leur pauvreté

 

Il a fallu toute la morgue des classes dominantes pour que ses représentants puissent en toute bonne conscience, comme les dames patronnesses du 19ème siècle, affirmer que «le chômage est le produit de la paresse des travailleurs» et que par capillarité cette vision de la société découpée en compétents et incompétents, employables et non employables, se diffuse dans tout le corps social pour rencontrer sa vérité, celle des éclopés de la société capitaliste qu’il fallait stigmatiser. Ainsi le dénommé Christian St Etienne[3] put prétendre que tous comptes faits, avec 400€ par mois «l’assistance engendre la paresse», «les Rmistes sont des maximisateurs de profits». Cette fatuité plastronante jusqu’au mépris comparatif (en Afrique il y a des plus pauvres que vous), Christine Lagarde l’a illustrée jusqu’à la caricature. Elle qui ne paie pas d’impôt en sa qualité ( !) de fonctionnaire du FMI, tance les Grecs qui ne paient pas leurs impôts et qui seraient responsables de la crise de la dette de leur pays ! Si de telles admonestations sont possibles c’est que de fait s’est imposé un discours inversant la réalité des rapports de classes.

 

C’est devenu une lapalissade idéologique : le travail coûte trop cher, les salariés sont trop exigeants et en définitive, ce sont les patrons éreintés, qui subissant le poids des charges sociales, seraient exploités. Et, s’il y a du chômage, c’est bien sûr la faute de l’assistanat, les salariés qui en demandent «toujours plus», leurs prétentions salariales sont donc incompatibles avec le plein emploi. Du haut de leur chaire, les experts de l’OCDE, dans une étude de 1994 préconisaient, sans détour, les remèdes à administrer. «Il faut réformer (c’est mieux que réduire, ça fait moins peur) les systèmes d’indemnisation du chômage et les prestations connexes…, durcir les contrôles de la recherche d’emploi et les sanctions». En fait, comme les politiciens qui exécuteront ces directives, ces penseurs n’inventaient rien. S’attaquer à la richesse des pauvres avait été, avant eux, «théorisé» par des économistes libéraux. Laurent Cordonnier[4] démonte ces argumentations construites sur des apparences de bon sens, et ce, de manière ironique, en les renvoyant aux intérêts dominants qu’elles confortent : très sérieusement les fables qu’il faudrait prendre pour argent comptant consistent à nous faire croire que tout le mal du système provient du fait que les salariés sont naturellement poltrons, roublards, paresseux, voire primesautiers ou méchants.

 

Poltrons, mais oui, ils ne prennent pas de risques, ils préfèrent un salaire mensuel régulier plutôt que de devenir patron ; le contrat de travail, c’est un contrat d’assurance. Quant aux patrons, face à la rigidité des salaires, ils font face à la mauvaise conjoncture. Il faut donc partager les risques, rendre les salariés et les salaires flexibles – CQFD.

 

Le travailleur est par ailleurs roublard, en termes euphémisés, il «tire parti d’une imperfection du marché du travail», il tente toujours au moment de l’embauche de se faire recruter à un niveau supérieur à celui qu’il possède, soit son «salaire d’efficience». Bref, des petits malins occupent des postes et touchent des rémunérations qu’ils ne méritent pas. Ce sont des tricheurs malhonnêtes qui jouent sur le fait que les employeurs ne connaissent pas leurs qualités réelles. Pour éliminer la triche, il faut leur proposer ce dont on est sûr qu’ils ne trouveront pas mieux sur le marché du travail. La solution : un volant de chômage suffisant pour faire pression sur leurs exigences car il va de soi, en toute morale capitaliste, que les patrons ne doivent pas se faire rouler sur la marchandise travail. CQFD.  

 

Ensuite, il y a les paresseux : là encore, le plein emploi est incompatible avec les bonnes mœurs à inculquer au salariat car il va de soi que les travailleurs comme tout calculateur rationnel, choisissent de tirer au flanc. Pour éviter qu’ils retrouvent du travail après avoir été licenciés et sabotent la productivité, pour les discipliner, leur donner le goût de l’effort, rien de mieux qu’un taux de chômage suffisant. CQFD.

 

Quant au primesautier, c’est un incurable opportuniste, qui papillonne. Il est toujours tenté d’aller voir ailleurs pour gagner plus, pour obtenir des avantages forcément indus. Ces gens-là deviennent une charge insupportable pour les patrons : ils multiplient les coûts de recrutement et de formation, les fidéliser en période de plein emploi coûte trop cher, d’ailleurs, comme ils ne sont pas attachés à l’entreprise, cela ne sert à rien. La seule façon de les dissuader d’aller voir ailleurs, c’est la peur du chômage. CQFD.

 

Et puis, les salariés sont méchants, c’est dans leurs gènes. Vis-à-vis des salariés embauchés à moindre coût, de ceux qui font du zèle, accélèrent les cadences, ils leur pourrissent la vie en les harcelant, en refusant de collaborer avec eux. Ils provoquent par conséquent un turnover insupportable obligeant le patron à augmenter et harmoniser les salaires vers le haut. Autrement dit, avec le plein emploi, les salaires sont toujours supérieurs au «taux concurrentiel». En quelque sorte, ce sont les patrons qui sont rançonnés. Il faut donc attendrir les méchants par la peur du chômage pour favoriser la concurrence sur le marché du travail. CQFD. 

 

<<<>>> 

 

Reconquérir les droits au travail et à l’assurance chômage passe également par la lutte contre les contorsions idéologiques de la pensée dominante visant à faire admettre et pérenniser des dispositifs de régression sociale. Alors même que la gouvernance d’entreprise impose des taux de rentabilité financière ahurissants, alors même que les rentiers du capital exigent des rendements de 10 à 15% pour leurs dividendes provoquant des charrettes de licenciements, faisant supporter aux salariés les risques de leurs comportements prédateurs, les laissés-pour-compte de leur affairisme sont considérés comme la cause de leur propre malheur. Toutes ces fadaises (quelles qu’en soient les formes plus ou moins sophistiquées) élaborées, colportées et diffusées dans le corps social, visent à conforter l’ordre social existant et à venir, à faire admettre en définitive de nouvelles normes sociales et morales, à faire consentir à la nécessité d’une baisse du prix de la force de travail dans son sens le plus général : réduction des salaires direct et indirect (prestations sociales, droits à la retraite décente) mais également réduction des droits d’accès aux services publics participant à la reproduction de la force de travail tels qu’ils étaient antérieurement admis.

 

La reconquête sur les plans revendicatifs et idéologiques n’est autre qu’une lutte de la classe pour son unité qui se doit de contrecarrer les divisions structurelles et normatives imposées par le système dans des conditions déterminées par son évolution historique.

 

A l’heure où la «mondialisation» capitaliste se constitue une immense armée de réserve, imposant ainsi la concurrence entre salariés de formations sociales différentes et au sein de chacune d’elles, la riposte et la solidarité entre les classes exploitées s’imposent. Il s’agit à la fois d’unir ici les travailleurs précaires intérimaires toujours disponibles et jetables avec ceux assurés (provisoirement) de leur emploi, avec les salariés paupérisés stigmatisés, les immigrés et les sans-papiers et avec ceux dits inemployables mis au ban de la société, la concurrence ethnique venant redoubler les divisions énumérées ci-dessus. Cette lutte pour l’unité se doit par ailleurs d’éviter tout repli xénophobe ou nationaliste en faisant prévaloir la solidarité avec les autres travailleurs des pays de la plus proche périphérie (Grecs, Espagnols…) et avec les pays dits du Sud (Maghreb, Egypte…). La reconnaissance d’une solidarité de classe et de l’internationalisme sont deux armes nécessaires à une sortie de crise bénéfique aux exploités et dominés. Si, comme tout le laisse prévoir, les sociaux-libéraux et les bureaucraties syndicales tentaient d’en émousser le tranchant, les travailleurs devront les réduire à la portion congrue comme les Grecs l’ont fait pour le PASOK.   

  

 

Notes :
  
[1] Cet article s’inspire des essais d’Emmanuel Pierru «Guerre au chômage ou guerre aux chômeurs» édition le Croquant et de Laurent Cordonnier «Pas de pitié pour les gueux» édition Raison d’agir

Voir également l’article d’Emmanuel Pierru «Un chômage contre les chômeurs» dans «Les sociologues s’invitent dans le débat» – édition le Croquant

[2] Plus de 90 000 médiations par trimestre en 2010. «Plus tu convoques un mec souvent, plus t’as de chance qu’à un moment il ait un problème et qu’il ne vienne pas et il est radié» (un médiateur de Pôle Emploi cité par Emmanuel Pierru) à cause des retards de courriers, des problèmes de santé ou de mobilité qui n’ont rien à voir avec la fraude.

[3] Un proche de Sarkozy auteur d’une tribune dans le Monde du 12.02.2000

[4] Se reporter à son livre «Pas de pitié pour les gueux» pour des démonstrations plus amples (je ne fais ici que les  résumer ou les illustrer) et se références aux économistes du travail qui développent ces «théories» de justification du chômage.

  

  

  

 


  • [Yanninfo] "La guerre aux chômeurs, ils doiven t la perdre !", par Gérard Deneux, Yann Fiévet, 12/06/2012

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La situation en Espagne. De violents affrontements.

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

La situation en Espagne. De violents affrontements.

Le ton s’est nettement durcit dans le conflit des mineurs dans le nord du pays. De violents affrontements ont opposé les deux parties tout près de la mine…

De violents affrontements ont opposé les deux parties tout près de la mine de Pozo Soton près d’Oviedo dans les Asturies.

Les mineurs espagnols sont en grève pour dénoncer une réduction des aides publiques par le gouvernement Rajoy qui cherche à faire des économies pour diminuer la dette publique.

Plusieurs d’entre eux sont enfermés depuis 23 jours en signe de protestation dans une autre mine de la région.

Une quarantaine de mines de charbon sont encore en activité en Espagne, la plupart sont situées dans le nord du pays.



 
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Pétition pour un musée Robespierre à Arras.

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire

Vendredi 15 juin 2012.
Bonjour.
Mon amie Caroléone publie beaucoup de belles choses sur son blog. Elle agrémente toujours ses textes de musique , ce qui donne un supplément d'âme. Parfois elle nous fait visiter de très belles régions de France, la dernière est située du côté d'Entraigues.
Elle parle souvent de ces oubliés que sont les indiens d'Amérique.
En bref, je vous invite d'aller sur son blog et de vous laisser bercer par la douce mélodie de la fraternité.
Elle est également très engagée et elle défend toujours les causes qui sont celles de la justice, de la liberté, de l'égalité, de la fraternité , de la solidarité, etc..
Dans son message sur Robespierre, vous trouverez également la magnifique chanson de Jean Ferrat " Ma France". Vous trouverez ici une partie seulement de cet article. Allez donc le voir sur son blog!
Cordialement
Lucien PONS 

 

Je sollicite votre intérêt pour une pétition que m'a envoyée à signer mon jeune camarade Henri et que j'ai signé sans problème. Il s'agit d'une pétition pour la création d'un musée Robespierre à Arras.

Mais quelle ne fut pas ma surprise aujourd'hui en recherchant le lien sur la toile de voir qu'il y circulait une pétition contre ce projet !!

Des royalistes opposants, à notre époque, est-ce encore pensable ?

Je dois vivre dans mon petit monde de bisounours où tout le monde pense comme moi certainement mais quand je me réveille....je me réveille et je vous demande donc à tous chers camarades, lecteurs, amis, passants de signer cette pétition.

 

Allons-nous nous laisser bouffer la laine sur le dos par des royalistes ? NON

 

Merci sincèrement à tous

 

caroleone


 

Pour un musée Robespierre

Pour que vive la révolution

Aux royalistes déclarons la guerre

A la lanterne leurs cous offrons

Aux pendaisons !

 

Signons, signons camarades communards

Sus aux résurgences des têtes couronnées

La révolution ne commence jamais trop tard

Réveillons-nous et offrons-lui un musée !!

 

Caroleone

 

 

 

"Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis pas espérer de lui échapper.
Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."

 

 

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Lien vers la pétition ICI

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L’opposition syrienne prend ses quartiers d’été à Miami.

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’opposition syrienne prend ses quartiers d’été à Miami

Nouveauté: La CIA organise maintenant aussi un printemps arabe à La Havane

par Jean Guy Allard, Agence de presse cubaine

La CIA met en place un dispositif de sabotage du plan Annan et de toute tentative de paix en Syrie. Renouant avec les méthodes de la Guerre froide durant laquelle elle fabriquait des groupes subversifs dans le Bloc de l’Est et les intégrait dans des fronts combattants internationaux, la CIA a organisé à Miami un séminaire de formation joint pour les opposants armés cubains et syriens.
En recourant aux milieux cubano-américains agissant sous leur emprise à Miami, ainsi qu’à des opposants syriens vivant sur leur territoire, les Services de renseignement des Etats-Unis tentent d’associer Cuba aux troubles qui secouent actuellement la Syrie, comme le suggère une dépêche datée depuis Miami de l’agence espagnole EFE qui «révèle» que «des dissidents syriens et cubains sont en train de créer un front pour combattre Castro et al-Assad».
«Les oppositions syrienne et cubaine ont constitué aux Etats-Unis un front uni pour la liberté et la démocratie des deux pays qui avait pour but de combattre les ‹régime dictatoriaux›», affirme la correspondance de l’agence madrilène, basée à Miami, ville considérée comme le siège de tous les complots anticubains ourdis aux Etats-Unis.
Des représentants de «la principale organisation d’opposition en Syrie» et des membres de la dénommée Assemblée de la Résistance cubaine (ARC) de Miami, ont conclu un «accord pour coordonner leurs efforts» et donner de Cuba une image d’instabilité.
«La Syrie est tombée dans une spirale de violence depuis le 15 mars 2011, lorsque des milliers de personnes sont descendues dans les rues», ajoute EFE.
«Ceci offre une possibilité extraordinaire: un front uni pour la liberté et la démocratie au sein duquel les peuples syrien et cubain se sont unis pour lutter», commente l’interlocutrice du correspondant de cette agence à Miami, Silvia Iriondo, la «présidente» de Mères et femmes anti-répression (M.A.R. por Cuba).
Silvia Iriondo, de son vrai nom Silvia Goudie, est la fille d’un mercenaire de l’invasion manquée de la Baie des cochons. Elle vit de ses mensonges à Miami, de sa «créature» M.A.R. por Cuba, gracieusement financée par l’USAID. Lors de l’enlèvement de l’enfant cubain Elian Gonzalez, cette dame et les membres de son organisation avaient déclaré qu’ils préféreraient le voir mourir plutôt que de le rendre à sa famille à Cuba.
Le Département d’Etat et ses «filiales» l’ont invariablement employée dans leur «service extérieur» pour qu’elle participe aux rencontres et aux meetings qu’ils organisent contre Cuba, en Europe et en Amérique latine.
En mars 2004, Robert Ménard, l’ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, et Frank «Paquito» Calzon, agent de la CIA et directeur du Center for a Free Cuba (CFC), se sont présentés en public à ses côtés lors d’une réunion avec des députés européens organisée par les copains de l’ancien président du gouvernement espagnol José Maria Aznar à l’Union européenne.
Robert Ménard est devenu célèbre après avoir renfloué ses comptes bancaires «cubains» de Virginie avec l’argent de l’USAID, tandis qu’au CFC, Felipe Sixto, le bras droit de Calzon, a été arrêté et condamné pour avoir détourné un demi-million de dollars.
En 2007, ladite Société internationale pour les Droits de l’Homme – une organisation de la CIA ouvertement anticommuniste qui organisait un séminaire sur la «question cubaine» au Centre de communications de la Dresdner Bank, à Frankfort, en Allemagne –, invita et installa Silvia Iriondo à la présidence aux côtés de Calzon, de Pedro V. Roig (le directeur général de Radio et TV Marti qui était alors sous enquête pour fraude), du «commandant traître» Hubert Matos, lié au trafic de drogues, et d’Angel Francisco de Fana Serrano, d’Alpha 66 (arrêté en Californie en 1995 avec en sa possession un arsenal d’armes destinées à perpétrer un attentat terroriste contre Cuba.
En novembre 2009, Silvia Iriondo se
joignit au chef d’UnoAmérica, confrérie
fasciste de nostalgiques du Plan Condor, ainsi qu’à Alejandro Peña Esclusa – aujourd’hui jugé pour terrorisme à Caracas –, au sein du groupe d’«observateurs» qui ont légitimé les élections générales convoquées sous la dictature de Roberto Micheletti au Honduras.
A cette occasion, elle a une nouvelle fois côtoyé Matos et d’autres «figures» de la mafia anticubaine comme le millionnaire de l’«anticastrisme» Orlando Gutierrez Boronat qui l’accompagne à présent dans le montage du show «Cuba-Syrie».
Bénéficiaire, à l’instar de Mme Iriondo, des généreuses perfusions de dollars de l’USAID, Gutierrez s’est autoproclamé secrétaire national du Directoire démocratique cubain (DDC), et d’aucuns lui reprochent même de s’offrir des voyages à travers le monde avec les subventions.
Salué par EFE – une agence de presse créée par le grand-père franquiste d’Aznar –, cet «accord» n’est pas la première tentative d’«associer» la Syrie à Cuba, à laquelle participe Mme Iriondo.
Il y a quelques semaines, cette «militante» à la solde du Département d’Etat a participé à une séance d’information au Congrès organisée par une soi-disant Association d’avocats cubano-américains (CABA), placée sous le thème «Le printemps arabe à Cuba», en présence des législateurs mafieux Mario Diaz-Balart, Ileana Ros-Lehtinen et David Rivera.
Parmi les signataires de l’«accord» dont se félicite EFE figure en outre Horacio Garcia, du Conseil pour la liberté de Cuba (CLC), l’un des anciens directeurs de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA). Rappelons que ce monsieur a été présenté publiquement par le terroriste d’origine cubaine Luis Posada Carriles comme l’un des principaux «financiers» de ses activités criminelles.
Pour la «partie syrienne», EFE mentionne Mohamed Kawam, du dénommé Groupe de travail de l’urgence syrienne, et Niman Shukairy, de l’Unité pour une Syrie libre, respectivement médecin et dentiste, qui semblent préférer l’argent facile à l’exercice de leur profession. Deux militants syriens basés aux Etats-Unis, dont les positions de droite leur ont permis de s’associer aux mécanismes de propagande et de déstabilisation du Département d’Etat.    •

Source: www.voltairenet.org/L-opposition-syrienne-prend-ses  (du 4/6/12)

Déclaration commune cubano-syrienne

Document

Dans la résistance contre les tyrannies qui veulent nous dérober les droits inaliénables donnés par Dieu, nous Cubains et Syriens déclarons:
–    que les droits de l’homme et la dignité sont universels et font partie de la Conditio humana et que tous les êtres humains ont été créés égaux en déférence devant elle;
–    que nous, de la résistance cubaine et de la révolution syrienne, sommes d’accord de nous unir dans notre lutte pour la défense de ces droits, afin que l’heure de la libération arrive plus vite;
–    ainsi la résistance cubaine reconnaît la révolution syrienne comme expression légitime des plus hauts buts et idéaux du peuple syrien; la révolution syrienne approuve les traités de démocratie comme expression légitime des plus hauts buts et idéaux du peuple cubain; la résistance cubaine se joint à ces pays qui reconnaissent la révolution syrienne comme représentation légitime du peuple syrien; la révolution syrienne adopte la résolution de Vilnius du forum parlementaire de la communauté des démocraties en matière de reconnaissance de l’opposition cubaine comme représentation légitime du peuple cubain;
–    avec cette autorité morale nommée, la résistance cubaine et la révolution syrienne conviennent ensemble: Tous nos efforts politique, diplomatique, logistique et humanitaire pour la poursuite de la libération de Cuba et de la Syrie seront coordonnés; ainsi nous constituons un Front Uni pour la liberté et la démocratie:
–    C’est pourquoi la résistance cubaine et la révolution syrienne déclarent ensemble: Le peuple veut la chute des régimes de dictature d’Assad et de Castro.

Signé à l’hôtel Biltmore à Coral Gables,
le 8 mai 2012

Pour l’Assemblée de la résistance cubaine (Assembly of Cuban Resistance, ACR)1:

Bertha Antunez, Laida Carro Raul Garcia, Luis Gonzalez Infante, Orlando Gutierrez Boronat, Sylvia Iriondo; pour la révolution syrienne: Khaled Saleh (General Commission for the Revolution), Mohamed Kawam (Syrian Emergency Task Force SETF), Yahia Basha (United for a free Syria UFS), Bashar Lufti (American Syrian Public Affairs Committee AMSPAC), Imad Jandali (Syrian American Council SAC), Maher Nana (Syrian Expatriates Organization SSO and Syrian Support Group SSG).

1    Les membres de l’ACR: Movimiento Feminista por los Derechos Civiles Rosa Parks, Coalición de Mujeres Cubano Americanas (Coalition of Cuban American Women), Proyecto Pro Cambio, Jóvenes Cubanos en Acción (Cuban Youth in Action), Presidio Político Histórico «Casa del Preso», Directorio Democrático Cubano (Cuban Democratic Directorate), and M.A.R. por Cuba (Mothers Against Repression).

 

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3367

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Le 15 06 2012. Aujourd'hui, face..."> n° 114 - Journal des 'Guerres de l'Otan': du 05-06 - 15-06 - Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles combines sont les meilleures.

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

n° 114 - Journal des 'Guerres de l'Otan': du 05-06 - 15-06 

 

 - Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles

 

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Le 15 06 2012.

 


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


 

 


  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 114- 05-06 - 15-06 

            

C.De Broeder & M.Lemaire     


 

 

 


Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

 

 


Sommaire.

T

Tiré à part :

Allain Jules : Syrie : dis papa c’est quoi les enfants
Boucliers humains en Syrie #nausée ?

Syrie : Vladimir Poutine gifle copieusement François Hollande à l’Elysée.

Guerres de l'Otan - 

Cartalucci : Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles combines sont les meilleures.

1 Politique 

a) Extension des guerres.

Dan GLAZEBROOK : LIBYE, AFRIQUE ET AFRICOM : CATASTROPHE EN COURS

b) Dans les coulisses

Solidarité & Progrès : Compte-à-rebours vers la guerre : la doctrine Blair contre la doctrine Poutine.

c) Extension des guerres ?

Le renforcement de l’Otan par la smart défense.

2 Sur le terrain

Thierry Meyssan : Coups de semonce russes - LE CONFLIT SYRIEN RISQUE DE DÉGÉNÉRER EN GUERRE MONDIALE 

3 Brèves

Résistance politique: L’OTAN… La peste noire du XXIème siècle !…

4 Dossiers

.4-1 Jacques LE DAUPHIN : Une OTAN « rénovée » pour quels objectifs ?

4-2 Brendan O'Reilly : La Chine et la Russie mènent une partie de bras de fer contre l'Ouest.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

5-1 Vertraulicher Schweizer : Des soldats américains à l’étranger, camouflés en hommes d’affaires.

 

 

 


 

 


Tiré à part :

Allain Jules : Syrie : dis papa c’est quoi les enfants
Boucliers humains en Syrie #nausée ?

La vraie difficulté des autorités syriennes c’est que les ennemis dela Syriecontrôlent les médias mondiaux ainsi que toutes les organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale, CPI etc.). Quand leurs intérêts son en jeu, ils manipulent, déforment en violant sans cesse la vérité et la vraie information. Ensuite, ils censurent sans vergogne les protestataires que nous sommes.

Ces désinformateurs ont même parfois le toupet d’accuser les autres de ceux qu’ils sont véritablement, des menteurs et des assassins. Et vlan ! Après avoir accusé Damas de tous les maux imaginables et inimaginables, ils ont abouti aux “enfants boucliers humains”. Aujourd’hui, Laurent Fabius le ministre français des Affaires étrangères a, depuis le Quai d’Orsay lors d’une conférence de presse, déclaré ceci:

«Des enfants de 8 à 9 ans sont placés devant des chars, violés et assassinés. (…) Ils sont mis de part et d’autre des cars militaires qui entrent dans les villes. Si on veut tuer des soldats, il faut d’abord tuer des enfants…»

La désinformation tourne à plein pot et nos amis oublient visiblement un petit détail, tout petit mais vachement lourd de conséquence. Vous le voyez ? Élémentaire mon cher Watson ! On a accusé jadis Saddam Hussein d’utiliser des boucliers humains pour protéger certains sites à Bagdad. Ah, Bagdad, le nouvel enfer sur terre depuis la fin de Saddam. Passons. 

Il y a même sur Twitter depuis hier, un hastag nausée ( ce signe dièse #) #nausée, pour désigner ce que le régime fait avec les enfants. Un fake grossier comme l’annonçait déjà Thierry Meyssan sur ce qui va suivre avec une désinformation de masse. Je disais plus haut que nos amis oublient visiblement un petit détail, tout petit mais vachement lourd de conséquence. Ils avalisent à l’insu de leur plein gré que l’armée nationale syrienne se protège. De qui donc ?

Faut-il répondre à cette question…existentielle ? La vérité est ailleurs. Alors que les Etats-Unis et ses alliés équipent les terroristes syriens, ils crient sur tous les toits que Moscou livre des hélicoptères militaires à Damas et, dans la foulée, Paris la guerrière -rien n’a changé-, demande fermement à Moscou de cesser toute livraison d’armes à Damas. On croit rêver. Oui, ces gens sont des monstres

Allain Jules :Publié le14 juin 2012 

 http://allainjules.com/2012/06/14/syrie-dis-papa-cest-quoi-les-enfants-boucliers-humains-en-syrie-nausee/


 

 


Syrie : Vladimir Poutine gifle copieusement François Hollande à l’Elysée.

La conférence de presse entre François Hollande et Vladimir Poutine à l’Élysée.

J’ai regardé tout à l’heure, sur BFMTV, la conférence de presse entre François Hollande et Vladimir Poutine à l’Élysée. Nous avons vu deux styles, l’un direct et pas du tout diplomatique, celui de François Hollande, et l’autre, fin, diplomatique et surtout politique, celui du président russe Vladimir Poutine.

François Hollande a montré ses limites en parlant d’alternance ou transition politique avant une éventuelle résolution du conflit syrien. Il a choisi son camp, celui du départ de Bachar al-Assad, sans toutefois penser à une vraie solution politique. Or, en condamnant un seul parti, ceci signifie qu’on ne veut pas la paix. Cette vision atlantiste est triste. Que sait-il de la Syrie pour demander des sanctions à l’ONU ? Ce qui est vraiment triste c’est avec l’argent de nos impôts que ces clowns veulent aller en guerre.

Quant à Poutine, il a été bref et vif dans le propos, et surtout très mesuré. Pas de changement de régime pour lui,  et les deux belligérants qui doivent s’asseoir autour d’une table. Point. Il a évoqué le cas libyen, demandant aux journalistes de parler de Syrte notamment, tout en posant la question à savoir si la “Libye libre” l’est vraiment ?…Un grand homme politique qui a du vécu, loin de l’amateur de l’Élysée, qui est président depuis deux semaines et qui se montre vraiment au grand jour comme un extrémiste. Normal, quand on a des conseillers toxiques comme Botul, on ne peut que tomber bien bas.

Hollande n’a pas les biscotos pour jouer les petits soldats de l’OTAN, d’autant plus que, les entretiens entre Vladimir Poutine et Angela Merkel plus tôt dans la journée, ont trouvé une solution commune, celle que nous prônons ici depuis le début: LA PO-LI-TI-QUE….
Publié le1 juin 2012

http://allainjules.com/2012/06/01/syrie-vladimir-poutine-gifle-copieusement-francois-hollande-a-lelysee/

 

 

 


 

 


Guerres de l'Otan - 

Cartalucci : Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles combines sont les meilleures.

Propagande guerrière de l’OTAN: le gouvernement syrien accusé des atrocités commises par les escadrons de la mort

Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles combines sont les meilleures

Le 1 juin 2012

Mondialisation.ca

Alors que les informations nous arrivent en provenance d’Houla en Syrie, tout près de Homs et de la frontière avec le Liban, il est de plus en plus évident que le gouvernement syrien n’est pas responsable des tirs d’artillerie qui ont tué 32 enfants et leurs parents, comme le clament haut et fort les médias occidentaux et jusqu’à l’ONU elle-même. Tout semble indiquer au contraire que c’est l’oeuvre d’escadrons de la mort opérant en combats rapprochés – ces escadrons étant accusés par les « activistes » anti-gouvernementaux d’être des « sbires du régime [d’Assad] » ou des « milices », et par le gouvernement syrien d’entre des terroristes d’al-Qaïda liés à des espions étrangers.

Au moment où l’on rapportait ces meurtres, les représentants des gouvernements américain, britannique et français se préparaient déjà à accuser, à condamner, et à demander des sanctions contre le gouvernement syrien, appelant à une réunion immédiate du Conseil de Sécurité de l’ONU, et à l’établissement d’un cadre de soutien aux « Amis de la Syrie » au moyen de livraison d’armes et d’aide aux militants. Il était urgent pour l’Occident, que ce soit par opportunité ou de façon délibérée, de faire avancer son vieux projet de renversement du régime d’Assad.

Pendant ce temps, l’OTAN massacrait une famille de 8 personnes, dont 6 enfants en Afghanistan. Et donc, si l’on affirme que ce sont l’aide humanitaire et la justice qui guident les intérêts étrangers, alors l’Afghanistan devrait être mis sur le même plan qu’Houla. Malheureusement, ce n’est pas le cas. 

C’est avec cette même hâte à attirer l’attention et à déformer la violence en l’amplifiant au maximum que la BBC a été amenée à diffuser la photo d’un massacre en Irak vieille de plusieurs années, expliquant comme pour l’ensemble de leurs « preuves » qu’elle provenait des « activistes pro-démocratiques », arguant encore une fois de la véracité de ces affirmations qui nous arrivent en permanence depuis un an de ces sources [pourtant] plus que douteuses.

Nous savons bien qu’en général, après n’importe quel crime commis dans une nation occidentale, la police ne parvient pas à examiner la scène de crime et à dresser des conclusions aussi rapidement que cela, à moins qu’elle ne soit dans le coup et ne connaisse déjà les détails du crime simplement du fait qu’elle y est elle-même impliquée.

Il est tout aussi clair que ce qui s’est passé à Houla, quelle qu’en soit la nature, a été utilisé délibérément comme un levier pour faire avancer un peu plus les objectifs cachés des Occidentaux, que Seymour Hersh avait très bien expliqués dans son article de 2007 paru dans le New Yorker « The Redirection », où il décrivait un complot « américano-israélo-saoudien » visant à armer des extrémistes brutaux et sectaires, et à les « lâcher » contre la Syrie. En fait, dans son article, Hersh interrogeait plusieurs personnes qui toutes s’inquiétaient du caractère inévitable de la violence que nous constatons aujourd’hui à Houla.

Bien que certains aient peine à croire que l’Occident puisse organiser, promouvoir et exploiter les actes violents commis à Houla, la vraie question à se poser est : « Existe-t-il des précédents historiques qui pourraient nous fournir un éclairage suffisant et répondre aux questions en "si" et en "pourquoi" ? » En fait, de tels précédents existent bel et bien.

Il faut se rappeler de l’été 1939, lorsque les nazis, cherchant à tout prix à se faire passer pour les pauvres victimes et à justifier leur agression militaire, organisèrent un incident de frontière et en attribuèrent la faute au voisin polonais. Il en est ressorti que des troupes allemandes avaient attaqué une station de radio allemande, et tout cela s’est terminé par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie. L’ironie veut que ce soit le musée du Mémorial de l’holocauste aux États-Unis qui non seulement nous relate ces événements, mais l’assortit d’une véritable leçon sur comment « tromper le peuple » :

Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, les propagandistes nazis ont fait passer leurs agressions militaires destinées à la conquête de territoires, pour des actes justes et nécessaires de légitime défense. Ils ont décrit l’Allemagne comme une victime effective ou potentielle d’agresseurs étrangers, comme une nation attachée à la paix, mais obligée de prendre les armes pour protéger sa population et défendre la civilisation européenne contre le Communisme. Les objectifs de la guerre affichés pratiquement à chaque étape des hostilités camouflaient presque systématiquement les véritables intentions d’expansion territoriales nazies et leurs luttes raciales.

Durant l’été 1939, alors qu’Hitler et ses assistants finalisaient les plans d’invasion de la Pologne, le peuple allemand était en proie à la tension et à la peur. Les Allemands étaient encouragés par la récente extension des frontières de leur pays [qui englobait désormais] les voisins autrichiens et tchécoslovaques, et ce, sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. Mais pour autant, ils ne manifestaient pas dans les rues en appelant à la guerre comme l’avait fait la génération de 1914.

Avant que l’Allemagne n’attaque la Pologne le 1er septembre 1939, le régime nazi avait lancé une campagne médiatique extrêmement agressive destinée à s’assurer le soutien du peuple pour une guerre que peu d’Allemands désiraient. Pour pouvoir présenter l’invasion comme moralement justifiée, et comme une action défensive, la presse allemande s’employa à rapporter les « atrocités commises par les Polonais », se référant à des cas de violences physiques ou de discrimination réels ou inventés, touchant des Allemands résidant en Pologne. Déplorant l’esprit « belliqueux » et le « chauvinisme » polonais, la presse s’attaqua également aux Britanniques, leur reprochant d’encourager la guerre en promettant de défendre la Pologne dans le cas d’une invasion allemande.

Le régime nazi organisa même un incident de frontière destiné à faire comme si la Pologne avait entamé les hostilités contre l’Allemagne. Le 31 août 1939, des soldats SS déguisés en Polonais attaquèrent une station radio allemande à Gleiwitz. Le lendemain, Hitler annonçait à la nation allemande et au monde sa décision d’envoyer des troupes en Pologne en réponse aux « incursions » polonaises à l’intérieur du Reich. Le service de presse du parti nazi du Reich demanda aux médias d’éviter le terme de « guerre mondiale ». Ils devaient seulement dire que les troupes allemandes avaient simplement repoussé les attaques polonaises, une tactique destinée à présenter l’Allemagne comme la victime de l’agression. La responsabilité de déclarer la guerre était laissée aux Britanniques et au Français.

Nous qui en Occident, après les terribles pertes de la Seconde Guerre mondiale, avions juré que des actes d’agression caractérisée ne seraient plus jamais tolérés, nous avons permis aux pouvoirs de Wall Street et de Londres et de tous ceux qui orbitent autour, de tracer leur chemin d’une conquête militaire à l’autre, de l’Afghanistan à l’Irak, en passant par la Libye, le Yémen, la Somalie et maintenant, la Syrie. Nous sommes au bord du conflit avec l’Iran, et exactement comme l’avait fait l’Allemagne nazie, ceux qui nous y emmènent utilisent un mélange de menaces, de terreur, de promesses et d’excuses indéfendables, pour encore une fois franchir les frontières d’une nation souveraine, déclencher une guerre contre son peuple et lui imposer notre système et nos institutions que nous déclarons « supérieures ».

Depuis les années 1990, selon le Général US Wesley Clark, l’Occident s’est lancé dans la conquête de l’ensemble du Moyen-Orient à travers l’installation de régimes « partenaires ». Depuis 2002, l’Occident a cherché à renverser le gouvernement syrien. Et de façon évidente, depuis 2007, l’Occident conspire contre la Syrie. Bien des années avant que le terme de « Printemps arabe » ne soit utilisé par les médias occidentaux, la violence qui ravage actuellement la Syrie était déjà planifiée, les militants étaient armés, financés et organisés. Le désir de l’Occident d’intervenir en Syrie aujourd’hui ne doit rien à la volonté de sauver le peuple syrien de la violence que l’Occident a lui-même fomentée, mais bien à la volonté d’utiliser cette violence pour s’étendre, exactement comme Hitler l’avait fait, à travers des conquêtes militaires.

Si l’ONU commet l’erreur dramatique de permettre aux forces du fascisme global, si mal déguisées en « défenseurs de la civilisation » de gagner en Syrie, ne tombez pas dans le même panneau que les Allemands [en 1939], ne croyez pas que cela soit justifié. Houla, tout comme Gleiwitz est un prétexte indéfendable, et non un impératif moral. L’Allemagne a finalement payé très cher ses transgressions continuelles contre l’humanité avec des millions de morts, des décennies d’opportunités perdues, une division du pays et son occupation après avoir été battue, et l’obligation de devoir porter à jamais ce lourd passé. Quelle récompense osons-nous attendre aujourd’hui de l’ignorance et de l’apathie ?

Tony Cartalucci
Article original en anglais : 
NATO'S "MEDIA WARFARE": Syrian Government Blamed for Atrocities Committed by US Sponsored Deaths Squads, Houla, Syria Stunt Proves: Old Tricks are the Best Tricks, publié le 28 mai 2012. 
Traduction GV pour ReopenNews

Landdestroyer.blogspot.

 


 

 


1 Politique 

a) Extension des guerres.

Dan GLAZEBROOK : LIBYE, AFRIQUE ET AFRICOM : CATASTROPHE EN COURS. A UNE GUERRE APPUYEE PAR LA "GAUCHE" ET LES ECOLOS EUROPEENS DANS UN SILENCE ASSOURDISSANT FACE AU MASSACRE SCIEMMENT VOULU PAR L'OTAN ET SES ALLIES

 L’étendue de la tragédie que l’OTAN et ses alliés ont engendrée en Libye devient de plus en plus tristement évidente avec chaque jour qui passe. Les estimation sur le nombre des victimes varient, mais il semble qu’il y en ait eu au moins 50 000 ; à vrai dire, le ministère de la Défense britannique se vantait déjà en mai dernier que la massacre avait fait 35 000 morts. Mais ce chiffre ne cesse d’augmenter. La destruction des forces de l’état par le blitzkrieg Anglais, Français et Etasunien a laissé le pays dans un état de totale anarchie - au pire sens du terme.

Les anciens "rebelles", qui n’avaient rien d’autre pour les unir que la volonté temporaire de servir de soldats au sol à l’OTAN, se retournent les uns contre les autres. 147 ont été tués au cours d’un conflit interne dans le sud de la Libye plus tôt dans l’année, et ces dernières semaines des bâtiments gouvernementaux - dont les quartiers du premier ministre - ont été attaqués par des "rebelles" qui réclamaient leurs salaires. 1,4 milliards de dollars leur ont déjà été versés - ce qui prouve une fois de plus que c’étaient les forces coloniales de l’OTAN, et non Kadhafi, qui employaient des "mercenaires" - mais les règlements ont été suspendus le mois dernier à cause du népotisme généralisé. La corruption devient générale - 2,5 milliards de revenus du pétrole qui devaient être remis au trésor public se sont évanouis. Les ressources libyennes sont maintenant pillées à la fois par les multinationales pétrolières et par une poignée de familles issues des nouvelles élites du pays ; un schéma néocolonial classique. L’utilisation des ressources pour de grands projets d’infrastructure comme la Grande Rivière Artificielle (1) ainsi que la hausse massive du niveau de vie des habitants pendant les quatre dernières décennies (l’espérance de vie des Libyens est passée de 51 à 77 ans depuis l’arrivée au pouvoir de Kadhafi en 1969) ne sont apparemment déjà plus que des souvenirs, hélas.

Mais malheur à celui qui oserait le dire aujourd’hui. Il a été décidé il y a longtemps qu’aucun partisan de Kadhafi ne serait autorisé à participer aux élections à venir mais des décisions encore plus drastiques viennent d’être prises. La loi 38, que le nouveau gouvernement imposé par l’OTAN a votée le mois dernier, a créé un nouveau crime : la "glorification" de l’ancien gouvernement ou de son leader est punie d’une peine qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie. Un commentaire aussi vague que de dire que les choses allaient mieux sous Kadhafi tombe-t-il sous le coup de la loi ? La loi est volontairement assez vague pour permettre toutes les interprétations. C’est la porte ouverte à la persécution étatique institutionnalisée.

La loi 38 est encore plus révélatrice du mépris du gouvernement pour l’état de droit - un gouvernement, souvenez-vous, qui n’a toujours pas le moindre mandat populaire et dont le seul pouvoir repose sur les forces armées coloniales. Cette loi accorde l’immunité à tous ceux qui ont commis des crimes dans le but "de promouvoir ou de protéger la révolution". Les responsables du nettoyage ethnique de Tawergha - telle que "la brigade pour purger le pays des noirs" comme elle s’est elle-même nommée - peuvent tranquillement continuer leur chasse aux réfugiés de la ville sachant qu’ils ont la loi de leur côté. Les responsables des massacres de Syrte et d’ailleurs n’ont rien à craindre. Ceux qui ont participé à la torture généralisée des prisonniers peuvent continuer à le faire en toute impunité -tant que cela "protège la révolution" - autrement dit tant que cela maintient la dictature de l’OTAN et du Conseil National de Transition (CNT).

Voilà la Libye d’aujourd’hui : la guerre civile y fait rage, les ressources sont pillées, la société s’effondre et le fait d’exprimer le regret du temps où la Libye était prospère et en paix est puni comme un crime tandis que le lynchage et la torture ne sont pas seulement permis mais encouragés.

De plus le désastre a dépassé les frontières. La déstabilisation de la Libye s’est propagée au Mali où elle a engendré un coup d’état et la fuite d’innombrables réfugiés - notamment parmi les noirs immigrés en Libye - vers les pays voisins ; ces réfugiés en essayant d’échapper à la fois aux attaques aériennes et au lynchage ont ajouté aux difficultés économiques d’autres pays. De nombreux combattants libyens qui ont fini leur travail en Libye sont maintenant transférés en Syrie par leurs maîtres impérialistes pour y répandre aussi leur violence sectaire.

Et chose plus inquiétante encore pour le continent africain, AFRICOM - le commandement militaire étasunien - progresse dans le sillage de l’agression contre la Libye. Ce n’est pas par hasard que seulement un mois après la chute de Tripoli - et au cours du mois où Kadhafi a été assassiné (octobre 2011) - les Etats-Unis ont annoncé qu’ils envoyaient des troupes dans pas moins de quatre pays africains -la République Centre Africaine, l’Ouganda, le Sud-Soudan et la République Démocratique du Congo. Et AFRICOM vient d’annoncer 14 importantes manoeuvres militaires conjointes dans les pays africains en 2012, ce qui ne s’était jamais vu. La reconquête militaire de l’Afrique est en bonne voie.

Rien de tout cela n’aurait été possible avec Kadhafi au pouvoir. En tant que fondateur, principal donateur et ancien président élu de l’Union Africaine, il exerçait une grande influence sur le continent. C’est en partie grâce à lui que les Etats-Unis ont été forcés d’installer le quartier général d’AFRICOM à Stuttgart en Allemagne quand l’organisme a été créé plutôt qu’en Afrique ; ils avaient offert de l’argent et des investissements à des gouvernements africains mais ces derniers ont refusé d’accueillir leurs bases. On estime que la Libye du temps de Kadhafi avait investi à hauteur de 150 milliards de dollars en Afrique et la proposition libyenne, avec un apport de 30 milliards de dollars à la clé, de mettre en place une Banque de développement de l’Union Africaine aurait sérieusement diminué la dépendance financière de l’Afrique à l’Occident. Bref, la Libye de Kadhafi était le seul obstacle notable à la pénétration d’AFRICOM en Afrique.

Maintenant qu’il n’est plus, AFRICOM met les bouchées doubles. L’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan ont montré les guerres qui faisaient des victimes occidentales n’étaient pas populaires en Occident ; AFRICOM est conçu pour que, dans les guerres coloniales qui seront lancées contre l’Afrique, ce soient les Africains eux-mêmes qui se battent et meurent et non des Occidentaux. Les forces de l’Union Africaine doivent être intégrées à AFRICOM sous commandement étasunien. Kadhafi ne l’aurait jamais accepté ; c’est pourquoi il devait être éliminé.

Et pour avoir une idée de ce que sera l’Afrique sous la tutelle d’AFRICOM, il suffit de regarder la Libye, le modèle africain de l’OTAN : un état condamné à des décennies de violence et de traumatisme et complètement incapable de nourrir sa population et de contribuer à l’indépendance de la région ou du continent.

Il faut absolument mettre un terme immédiat au nouveau colonialisme militaire en Afrique.

Pour consulter l’original :http://www.counterpunch.org/2012/05....

Notes : 1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande....

DAN GLAZEBROOK

(Counterpunch),

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

URL de cet article 16793 http://www.legrandsoir.info/libye-a...

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article2028

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

mercredi 30 mai 2012


 

 


b) Dans les coulisses

Solidarité & Progrès : Compte-à-rebours vers la guerre : la doctrine Blair contre la doctrine Poutine.

Les discussions qui ont suivi les sommets du G8 et de l’OTAN ont été dominées la semaine dernière par le retour sur le devant de la scène de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair en tant que conseiller pour la réélection de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis.

 

Ce dévouement de sa part, of course, n’est pas gratuit. Blair et son équipe de « spin-doctors »,qui avaient été la véritable cheville ouvrière de la guerre en Irak (il avait fourni à Georges W. Bush le fameux mémorandum « prouvant » l’existence sur les armes nucléaires irakiennes, qui se sont révélées par la suite être inexistantes), entendent profiter d’une victoire d’Obama en novembre prochain pour reprendre les rênes du pouvoir en Angleterre.

Comme l’avait rapporté le Guardian de Londres en février 2009, Obama avait présenté Blair comme son « premier ami officiel » lors d’un petit déjeuner de prière à la Maison-Blanche, un mois à peine après son inauguration.

Le nouveau binôme espère diriger le monde (ou ce qui en restera), en s’appuyant sur la doctrine qu’avait annoncée Blair lors d’une conférence à Chicago en 1999 :   sous prétexte d’« établir et de répandre des valeurs qui nous sont chères », inaugurer une nouvelle forme de « coopération internationale » en liquidant le Traité de Westphalie de 1648 (et bien sûr en réformant la Charte de l’ONU), c’est-à-dire en sacrifiant l’Etat-nation souverain pour faire place à un nouvel empire.

Comme nous l’avons rapporté sur ce site, avec la création de l’Atrocities Prevention Board (APB — Conseil de prévention des atrocités) Barack Obama a décrété le 23 mars 2012 que les violations des droits de l’homme, où que ce soit dans le monde et tels que son Administration les conçoit, portent directement atteinte… à la sécurité nationale des Etats-Unis !

Un nouvel ajout à la doctrine Blair (la version 2.0) est que l’OTAN doit être capable d’aller en guerre sans consulter les législatures nationales, car il « faudrait trop de temps » pour obtenir leur permission. C’est en effet ce que vient de demander le général Sir David Richards, le chef d’état-major britannique lors d’un discours au Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) le 23 mai à Washington, une proposition qu’il a qualifiée de « défense intelligente. »

Ceci correspond également à ce que le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait déclaré au comité responsable du Sénat plus tôt cette année, au nom de l’administration Obama : pour aller en Libye, nous n’avions besoin que de la permission de l’OTAN. Le respect de la Constitution, qui exige que nous obtenions l’autorisation préalable du Congrès n’est pas très pratique. Nous vous tiendrons informés à notre retour.

Or, comme le résumait l’économiste américain Lyndon LaRouche récemment, la doctrine Blair est l’exacte antithèse de la doctrine défendue par Vladimir Poutine comme base de la politique étrangère russe, qui consiste à défendre le système de droit international hérité du Traité de Westphalie, en réelle coopération avec la Chine, l’Inde, et plus récemment le Pakistan.

Dans son article du 27 février 2012 dans Moskovskiye Novosti, Poutine a réitéré sa position selon laquelle « les principes majeurs nécessaires à toute civilisation incluent la sécurité pour tous les Etats, le rejet de tout usage excessif de la force, et le respect inconditionnel des fondements du droit international. » Il est clair qu’à chaque fois que ces principes ont été négligés, explique-t-il, « les relations internationales ont été déstabilisées ».

Le 17 mai, à la veille du sommet du G8 et du sommet de l’OTAN à Chicago, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev, lors de son discours au 2e Forum juridique international de St.Petersbourg, discours posté par la suite sur le site du gouvernement de la Fédération russe, a lui aussi, tenu à rappeler la doctrine russe :

« Il est souvent dit que le système de droit international est obsolète. Je l’ai moi-même entendu à maintes reprises dans la pratique politique. Ses règles ne permettent pas toujours de lutter efficacement contre de nouvelles menaces. C’est vrai en partie, parce que tout devient obsolète un jour ou l’autre — y compris le droit. Mais le besoin vraiment nécessaire et urgent de moderniser le droit international ne veut pas dire abandonner ses fondements, ce qui me semble absolument évident.

Particulièrement dangereux, à mon avis, sont les actions unilatérales qui vont à l’encontre des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, qui est la principale plate-forme de la communauté internationale pour résoudre ses problèmes. Nous n’avons pas d’autre plate-forme, même si cela déplaît à quelqu’un. Il n’y en a simplement pas d’autre ! Et nous comprenons que la Charte des Nations Unies demande surtout le respect de la prééminence du droit et de la souveraineté des Etats.

Une autre remarque, qui me semble importante au regard de mon expérience et de ma pratique politiques — le principe de la souveraineté de l’Etat. Il ne doit pas être affaibli, même si ce serait commode pour la réalisation de certains objectifs politiques immédiats, y compris le but de gagner une élection. Se donner cela comme objectif revient simplement à mettre l’ordre mondial en danger.

Et les exemples d’attaques sur le principe de la souveraineté ont été nombreux au cours des dernières années. Parmi elles, les opérations militaires contre des gouvernements étrangers contournant le cadre des Nations Unies, les déclarations sur la perte de légitimité de tel ou tel régime politique par des gouvernements étrangers et non pas par le peuple du pays, l’introduction de toutes sortes de sanctions collectives contournant les institutions internationales.

Tout cela n’améliore pas la situation dans le monde ; les opérations militaires précipitées dans d’autres pays finissent généralement par provoquer l’arrivée de radicaux au pouvoir. De telles actions, qui portent atteinte à la souveraineté des États, peuvent entraîner facilement de véritables guerres régionales, et même, sans vouloir faire peur à quiconque, à l’utilisation des armes nucléaires. Chacun devrait garder cela en mémoire, surtout lors de réflexions sur la question de la souveraineté de l’Etat ».

Alors que le monde transatlantique vacille au bord d’une désintégration spectaculaire de son système financier, il faut bien rappeler ici que les nuées de l’orage financier portent avec elles le risque immédiat d’une guerre globale.

La tentation permanente des élites géopolitiques (fr)anglo-américaines de renoncer à l’outil de la diplomatie pour solutionner nos problèmes avec l’Iran et la Syrie avec des sanctions, des frappes et des guerres humanitaires, est donc de très mauvaise augure.

A lire et à voir également sur la crise syrienne :

- Les États-Unis préparent une « guerre proxy » sur plusieurs fronts contre la Syrie

- L’OTAN, « La guerre, c’est nous ou les autres ? » (vidéo)

- La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient

- Le New York Times bat le tambour pour la guerre en Syrie… et au-delà

- Le terrorisme anti-syrien et ses connexions internationales

- La Russie et l’hypothèse du conflit armé

- Le Pentagone fait des plans pour une guerre en Syrie

- Moscou et la formation du Nouveau Système Mondial

- Pourquoi Poutine rend fou Washington

- Le détournement des pouvoirs de l’ONU par l’OTAN

- Crise syrienne : le « plan en six points » de la Chine

- Le mythe héroïque et la vérité incommodante sur les reportages de guerre

- Pourquoi le Bahreïn n’est pas la Syrie

- Quels enjeux en Syrie ?

- Le détournement des pouvoirs de l’ONU par l’OTAN

- La crise syrienne vue de Damas

- Le vote sur la Syrie à l’ONU considéré comme une étape vers l’intervention militaire

- Le terrorisme au nom de la « démocratie »

- L’islamisme et l’Empire, un flirt qui perdure

- Notes sur les collabos musulmans de l’Occident

- Syrie : Le double véto russo-chinois inaugure un nouvel ordre mondial

- Syrie : l’islam dans la révolution

- Ce chemin de Damas semé d’embûches

- Les croisiéristes de l’U.S. Navy

- La croisière de l’Amiral-Kouznetzov

- La Syrie entre dans la crise générale

- Révoltes arabes : diplomatie 2.0 ?

- Libye, Syrie : un projet géopolitique qui ne se comprend que sur la longue durée…

- La question géopolitique de l’énergie en Egypte, Libye et Syrie

- Les Etats-Unis en voie d’exiger l’éviction d’Assad hors de Syrie

- Israël fait son apparition dans le Printemps Arabe

- Géopolitique de la Syrie à l’heure du Printemps Arabe

- L’échiquier syrien

- Syrie en ébullition, navire de guerre américain en Mer Noire

29 mai

 Source : Solidarité & Progrès

 


 

 


c) Extension des guerres ?

Le renforcement de l’Otan par la smart défense.

Pour optimaliser les moyens de l’Otan, Anders Rasmussen a sorti un lapin de son chapeau : la solution de la smart defense. C’est-à-dire la méthode la plus efficace, mais aussi la plus chère...

Georges Spriet

Plaider pour une organisation davantage collective, voilà qui n’est pas nouveau : standardisation, interopérabilité, fusion, collaboration régionale, achats groupés. « La smart defense, ce n’est pas plus d’argent, mais de l’argent mieux utilisé, une sécurité partagée, une sécurité plus efficace », se réjouit Rasmussen. Dans ce cadre, il a régulièrement appelé à la libéralisation des marchés de la défense des deux côtés de l’Océan Atlantique : « Cela créera une réduction des coûts, un agrandissement d’échelle, une baisse des prix et davantage de profit. Ce qui est entièrement positif pour l’industrie, pour le contribuable et pour l’Otan. » Dans le cadre du sommet de l’Otan à Chicago, il demande à l’industrie de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de la smart defense et de contribuer à la victoire de la course à l’innovation. À la Conférence de sécurité de février 2012 à Munich, Rasmussen affirmait que l’Otan avait trois grands défis à relever : la réduction des budgets militaires en Europe, l’évolution de l’analyse de la sécurité aux États-Unis, et la fin des opérations militaires en Afghanistan. « Au lieu de nous affaiblir, répondre à ces défis doit nous renforcer. »
Pour autant, les États-Unis avancent avec insistance que la smart defense ne doit pas être utilisée en Europe comme excuse pour diminuer ses budgets de Défense. Oute-Atlantique, on redoute en effet une alliance amoindrie ; c’est-à-dire une partie des États-membres qui se spécialiserait dans la guerre « douce », notamment l’humanitaire, le développement, le maintien de la paix et les négociations, face aux autres qui prendraient en charge les missions « dures ». Bref, une répartition entre ceux qui portent les charges de l’Otan et ceux qui jouissent de ses avantages tout en n’en partageant pas les risques et les coûts.
Article repris de Vrede vzw, mai 2012, www.vrede.be.

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/le-renforcement-de-lotan-par-la-smart-defense.html

 


 

 


2 Sur le terrain

Thierry Meyssan : Coups de semonce russes - LE CONFLIT SYRIEN RISQUE DE DÉGÉNÉRER EN GUERRE MONDIALE 

La crise syrienne a changé de nature. Le processus de déstabilisation qui devait ouvrir la voie à une intervention militaire légale de l’Alliance atlantique a échoué. Ôtant leur masque, les États-Unis ont publiquement évoqué la possibilité d’attaquer la Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité, comme ils le firent au Kosovo. C’était feindre d’ignorer que la Russie de Vladimir Poutine n’est pas celle de Boris Eltsine. Après s’être assuré du soutien chinois, Moscou a tiré deux coups de semonce en direction de Washington. La continuation des violations du droit international par l’OTAN et le CCG risque désormais d’ouvrir un conflit mondial.

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Pourquoi la France doit intervenir militairement en Syrie.

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Vendredi 15 juin 2012 5 15 /06 /Juin /2012 08:14

Le Point

 



 

  

Par Patrick BESSON

  

ll y a une bonne raison pour que la France  envoie les meilleurs éléments de son armée en Syrie : les dernières opérations extérieures de notre pays n'ont-elles pas été de francs succès ?

 Prenons l'exemple de l'Afghanistan.

  

Quelques années de présence militaire française à Kaboul ont suffi à transformer le pays en une démocratie riante, intègre et apaisée. Dans chaque foyer afghan règne désormais le culte du pioupiou. Au marché comme à la mosquée, le para de Tarbes et le technicien du COS sont des idoles vivantes.

Et pour cause : les Afghans sont reconnaissants à nos soldats de tout ce que ceux-ci ont fait pour eux. La vie quotidienne en Afghanistan est, pour toute la région mais aussi pour le monde entier, un exemple d'équilibre, de modération, en un mot : de tolérance. Les rues de Kaboul sont aussi calmes que celles de Passy au mois d'août. Les femmes en minijupe et débardeur se dorent au soleil dans les parcs et les restaurants en plein air. Elles fument des Gitanes et boivent de la bière Kronenbourg en riant aux sketchs de Bigard diffusés par haut-parleurs. Le débat intellectuel bat son plein, les thèses su rNietzsche, Sade et Les mille et une nuits s'empilant sur le bureau du recteur de l'université de Kaboul. Biennale de Maymana, fête du livre athée de Kunduz, festival du film d'avant-garde de Kandahar : ces manifestations culturelles auraient-elles été possibles sans l'intervention française ?

  

Et que dire de la Libye ? Après quatre décennies de dictature kadhafienne, le pays respire enfin l'air pur de nos démocraties occidentales. Cela aurait-il été possible sans la saine réaction militaire de l'Otan initiée par Nicolas Sarkozy ? Désormais, le pays baigne dans un climat de paix et de bonne entente. La prospérité et la gaieté règnent enfin dans la Tripolitaine et la Cyrénaïque. Un taxi affaires pour Tobrouk ! Plein-emploi, exploits sportifs, économie remise à flot. Nul désordre dans la police ou l'administration.

  

Pour ce qui est de l'Irak, il n'a échappé à personne que la France n'a pas participé à l'effort militaire consenti par une bonne partie de la communauté internationale afin de chasser le dictateur Saddam Hussein du pouvoir. Notre pays le regrette aujourd'hui, au vu des merveilleux résultats obtenus principalement par l'armée américaine : Bagdad redevenu le centre lumineux de l'Orient, un pays retourné à sa paix ancestrale, la recherche scientifique et la vie universitaire en plein essor, une rentrée littéraire des plus florissantes.

  

De même pour la Côte d'Ivoire, où l'action décisive des forces françaises a permis l'intronisation du président Ouattara depuis laquelle le pays nage dans l'euphorie. Les partisans de Laurent Gbagbo, un peu moins - ou un peu plus, selon les gens qui ont compté les bulletins - de 50 % de la population ivoirienne, ont fait une croix sur leurs différends avec ceux de Ouattara et tous marchent main dans la main, oubliant les querelles et les massacres, vers un avenir radieux.

On pourrait remonter plus loin dans le temps (l'Indochine, le canal de Suez, l'Algérie et, au XIXe siècle, l'Égypte et le Mexique ), on aboutira à la même conclusion : à l'extérieur de nos frontières, l'armée française a toujours fait mal. Très mal.

Click here to find out more!  

Repris sur le blog de Jean Lévy.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com:80/article-quand-le-point-fait-de-l-humour-106956807.html



 

 

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15 juin 2012. Pressions sur la Russie : les Etats-Unis se frayent un chemin vers la victoire en Syrie à coups de meurtres en masse. (Land Destroyer Report).

15 Juin 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère

Pressions sur la Russie : les Etats-Unis se frayent un chemin vers la victoire en Syrie à coups de meurtres en masse. (Land Destroyer Report)

Tony Cartalucci


Les USA à la Russie : « Laissez tomber » ou nagez dans notre mer de sang syrien.

Alors qu’il s’avère indubitable que la violence qui se déchaîne de plus en plus en Syrie a été préméditée par les planificateurs occidentaux plusieurs années avant que ne se déroule le printemps arabe, et alors que la façade des prétendues « aspirations démocratiques » s’effondre dans le bain de sang perpétré par les extrémistes sectaires qu’ils ont eux-mêmes armés, les officiels US et les gourous des think tanks politiques occidentaux, se confiant à Bloomberg (1) ont déclaré que le dernier message adressé à la Russie en vue d’obtenir un changement de régime en Syrie est essentiellement celui-ci : l’escalade de la violence va délibérément continuer, jusqu’à ce qu’un changement de régime ait lieu, la Russie peut capituler maintenant et participer au changement, ou capituler plus tard et s’en voir exclure comme cela a été le cas en Libye. Bloomberg cite « des officiels US » qui prétendent avoir des contacts avec les Russes pour chercher ensemble une « transition ordonnée ».

Le mémo n°21 sur le Moyen Orient de la Brookings Institution « Assessing Options for Regime Change  » ne fait pas mystère de ce que la « responsabilité de protéger » (R2P) humanitaire n’est qu’un prétexte pour imposer un changement de régime projeté depuis longtemps.

À quel point les Etats-Unis sont ou croient être près de réussir à renverser le gouvernement syrien est sujet à des estimations diverses. Ce qui n’est pas affaire d’opinion, en revanche, est le fait que les Etats-Unis se sont ouvertement engagés dans une conspiration visant à « saigner à blanc » la Syrie, soit pour au moins limiter de manière définitive son influence géopolitique au Moyen-Orient, soit pour entraîner la chute de son gouvernement. Ceci a été exprimé très clairement dans le susdit Mémo n°21 sur le M.-O. de Brookings Institution (2), « Assessing Options for Regime Change ».

« Il reste une alternative : que les efforts de la diplomatie se concentrent d’abord sur la possibilité d’un accès humanitaire, comme cela tente de se faire sous la direction d’Annan. Un tel choix pourrait conduire à l’établissement de havres de paix et de corridors humanitaires, qui seraient étayés par des actions militaires limitées. Ceci, bien etendu, ne remplirait pas les buts poursuivis par les Etats-Unis et pourrait même laisser Assad au pouvoir. De ce point de départ, cependant, il serait possible qu’une large coalition disposant d’un mandat international approprié, soit en mesure d’ajouter davantage d’action corercitive à ces efforts initiaux » (page 4, « Assessing Options for Regime Change », Brookings Institution.)

En pages 8 et 9, le mémo précise :

« Les « Etats-Unis pourraient encore armer l’opposition, tout en sachant qu’elle n’aura jamais assez de puissance pour déloger du pouvoir, à elle seule, Assad et son réseau. Washington pourrait néanmoins choisir de le faire en arguant de ce que fournir à un peuple opprimé une possibilité de résister à ses oppresseurs vaut mieux que ne rien faire du tout, quand bien même le soutien fourni aurait peu de chances de transformer la défaite en victoire ». Pages 8 et 9, « Assessing Options for Regime Change ».

Pour ceux qui croient en la rhétorique « humanitaire » invoquée par l’Occident pour justifier son ingérence en Syrie, il est clairement hors de question de perpétuer délibérément la violence, et particulièrement la brutale violence sectaire actuellement à l’œuvre, juste pour « garder un ennemi régional en état de faiblesse ». C’est pourtant à partir de cette position d’une totale dépravation morale que l’Occident prétend négocier avec la Russie une « transition ordonnée » en Syrie.

L’Occident s’imagine qu’en continuant à verser le sang à flots et en manipulant l’opinion publique pour lui faire croire que c’est là « l’œuvre du gouvernement syrien », « soutenu par les Russes, les Chinois et les Iraniens », il réussira à culpabiliser ceux qui s’opposent à sa campagne de déstabilisation au point de les faire consentir à son crime contre la paix du monde. Mais la propagande occidentale commence à s’essouffler, face aux medias alternatifs. En outre, le public, fatigué de la guerre sans fin, nourrit de plus en plus de soupçons quant aux motifs de l’engagement occidental en Syrie. L’impact espéré de ce qui se révèle être une atrocité orchestrée par l’Occident en Syrie, n’a été visible que dans les gros titres de la presse occidentale, pas même dans le corps des paragraphes qui les suivaient. Autrement dit, la manœuvre a fait long feu. Personne n’a été dupe.

Jamais plus ? Temporiser avec la tyrannie ne marche jamais. En 1939, Hitler a signé un pacte de non agression avec l’URSS, qu’il n’a jamais eu l’intention d’honorer. Jusqu’au jour où il a envahi l’URSS en 1941, il a nié son intention d’aller jusqu’à Moscou, prétendant qu’il ne déployait ses troupes aux frontières du pays que « pour les protéger des bombardements anglais ». Aujourd’hui, nous voyons l’OTAN refaire exactement le même chose avec ses boucliers anti-missiles censés protéger la Russie de l’Iran, tout en sapant et en envahissant un allié de la Russie après l’autre. L’apathie et la complicité tacite vis à vis des guerres d’agression peuvent sembler une solution « facile »… aussi longtemps qu’on ne pense pas au prix que les Allemands ont dû payer quand leur chance a fini par tourner.

Ce que les Russes vont décider de faire vis à vis de la Syrie déterminera la forme du champ de bataille sur lequel ils devront combattre lorsqu’ils seront inévitablement forcés d’affronter les machinations croissantes de Wall Street et de Londres.

Une idée fausse dont il faut se garder est que temporiser avec l’Ouest en abandonnant la Syrie comme on l’a fait avec la Libye calmera les ambitions hégémoniques de ceux qui ont inscrit ce programme d’invasions à leur agenda. Comme Hitler niant vouloir envahir l’URSS jusqu’au jour où il l’envahit bel et bien, Wall Street et Londres ont bel et bien l’intention d’aller jusqu’à Moscou et jusqu’à Pékin, quelles que soient les myriades d’excuses qui continueront à être prodiguées, d’ici au jour où les forces occidentales et leurs sous-fifres commenceront à envahir la Russie ET la Chine.

La Chine, elle aussi, est confrontée à l’encerclement et à l’isolement, en ce moment même où le Pentagone déclare ouvertement diriger son attention et ses flottes vers le Pacifique. Tandis que le Secrétaire à la Défense Léon Panetta s’efforce de dissiper les craintes que suscitent ces mouvements et de dire que mais non, mais non, les USA ne sont pas en train de rassembler leurs forces pour attaquer la Chine, ses paroles verbales sans aucune crédibilité contredisent près de 20 ans de documents politiques US, qui préconisent justement l’isolement et la destruction de la Chine par cette méthode de renforcement de l’hégémonie américaine dans le Pacifique.

L’affrontement aura lieu tôt ou tard, et ceux qui se demandent encore pourquoi le monde est resté aussi apathique face aux nazis – menace si évidente pour la paix du monde quand on y repense – sont aujourd’hui assis aux premières loges pour voir Wall Street, Londres et tous leurs satellites violer progressivement la souveraineté et le destin d’une nation après l’autre, soutenus par l’apathie et l’ignorance apparemment infinies de leurs propres populations. Comme ce fut le cas pour l’Allemagne, ce seront en fin de compte ces populations qui paieront au prix fort leur complaisance et leur passivité face aux ambitions hégémoniques effrénées de leurs gouvernements.

Tony Cartalucci

Source : http://landdestroyer.blogspot.be/2012/06/us-to-russia-give-u...

Traduction : C.L. pour http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/

1 Bloomberg LP est un groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l’information économique et financière aussi bien en tant qu’agence de presse que directement, via de nombreux médias (télévision, radio, presse, internet et livres) dont les plus connus sont probablement ses propres chaînes de télévision par câble/satellite. (Wikipedia)

2 La Brookings Institution est souvent présentée comme le principal think tank des démocrates. Il s’agit plutôt d’un organisme représentatif des élites modérées, favorables à une régulation économique limitée, par opposition au patronat libertarien de l’American Enterprise Institute. Désormais active en politique étrangère, elle préconise - comme les néo-conservateurs et dans les mêmes circonstances - l’usage de la force, mais pour motifs humanitaires et non par évangélisme démocratique, par devoir et non par enthousiasme conquérant. La moitié de ses chercheurs a travaillé dans le passé pour le Conseil de sécurité national ou la Maison-Blanche. ( Réseau Voltaire)

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