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Le blog de Lucien PONS

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13 mai 2012. Les indignés en Espagne. Un regard vers l’avenir.

13 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

15M : Un regard vers l’avenir

Esther VIVAS


 

Intempestif et inespéré. Voilà comment on peut caractériser l’émergence de ce mouvement d’indignation collective dans l’Etat espagnol. Si on nous avait dit, le 14 mai 2011, que le lendemain des milliers de personnes sortiraient dans les rues, que dans les semaines suivantes les places seraient occupées, que des assemblées s’y tiendraient et que le pouvoir serait défié par des actes de désobéissance civile massifs, nous ne l’aurions pas cru. Mais les choses se sont bel et bien passées ainsi. Deux ans et demi après l’éclatement de la « grande crise », les gens ont alors dit « Ya basta ! », « Ca suffit ! ».

Dans la périphérie de l’Europe, stimulés par les révoltes populaires dans le monde arabe, à la chaleur de la Qasba et de Tahrir, les gens ont récupéré et réoccupé l’espace public. Le « Printemps arabe » nous a rendu la confiance en nous-mêmes et dans la capacité collective à changer l’ordre actuel des choses. En regardant également du côté de l’Islande et de la Grèce, le 15M a rompu avec le scepticisme, la résignation et l’apathie ambiante. Un an après son éclosion, que reste-t-il de tout cela ? Qu’as-t-on obtenu ? Quels défis et perspectives sont devant nous ?

Ce mouvement d’indignation collective dispose toujours d’une forte légitimité. Au-delà des milliers de personnes qui ont occupé les places, participé aux assemblées et manifesté dans les rues, de nombreuses autres se sont senties « représentées » par ce raz de marée indigné. Effectivement, avec un taux de chômage de 23%, 174 expulsions de logement par jour et un foyer sur cinq vivant en dessous du seuil de pauvreté, comment ne pas s’indigner, se révolter et désobéir ?

Le 15M a été capable de dépasser l’habituel noyau d’activistes protestataires en stimulant une nouvelle génération militante et en amenant de nombreuses personnes à se lever de leur confortable fauteuil. Ce sont ces jeunes, écologistes, femmes, anciens… qui ont composé le « peuple de la Plaza del Sol » à Madrid ou de la « Paza de Catalunya » à Barcelone.

Un an après le 15M, nous voyons comment, tant le pouvoir économique que le pouvoir politique, ont étés condamnés comme socialement responsables de la crise, et cela en mettant en mettant en lumière les liens étroits et la complicité qui les unis. C’est une démocratie de basse intensité qui a été démasquée ainsi que sa confiscation par le pouvoir financier. Démocratie au sein de laquelle ceux qui gouvernent ne sont pas au service des 99% mais bien du 1%.

On est parvenu à modifier l’imaginaire collectif et le panorama de fond. Si la crise a représenté un tremblement de terre social, politique et économique, l’émergence du 15M a, de son côté, provoqué un processus de repolitisation de la société.

La profondeur de la crise et l’émergence du mouvement ont permis de « penser grand » et « d’agir en grand ». Aujourd’hui, on n’exige plus simplement la réforme du système bancaire, mais bien l’expropriation et la nationalisation des banques, le refus de payer une dette injuste, illégitime et illégale. Le répertoire d’actions s’est amplifié et radicalisé car il ne suffit plus seulement de manifester et de sortir dans les rues ; aujourd’hui on occupe les places, on bloque le trafic, on empêche les expulsions de logement…

La crise met en relief le fait que, souvent, ce qui est « illégal » est légitime tandis que ce qui est illégitime est précisément ce qui est « légal ». Occuper des maisons ou des banques est punissable tandis qu’expulser des familles ou les escroquer est parfaitement légal. Face à une réalité aussi injuste, pourquoi alors ne pas désobéir ou soutenir ceux qui le font ? C’est ce qui constitue l’une des plus grandes victoires du 15M : légitimer ces formes de luttes et les rendre socialement acceptables.

Quels défis et quelles perspectives sont devant nous ? Changer le monde de base n’est pas une tâche facile, ni immédiate et c’est pour cela que le philosophe Daniel Bensaïd soulignait qu’il est nécessaire de s’armer d’une « lente impatience ». Il faut reconstruire un autre rapport de forces entre ceux qui disposent du pouvoir et la majorité de la société et le chemin pour ce faire sera long et pas toujours linéaire, ni prévisible. Dans ce sens, le 15M n’est qu’un prologue du cycle de luttes qui a commencé. En même temps, au-delà de quelques acquis défensifs, arracher des victoires concrètes est extrêmement difficile. Malgré le fait que l’indignation et le malaise social s’accroissent, les politiques d’austérité s’intensifient.

Lutter contre la stigmatisation, la criminalisation et la répression constitue une autre tâche fondamentale dans la période actuelle. L’érosion de l’Etat de droit s’accompagne de l’émergence d’un Etat d’exception. On constate qu’au fur et à mesure que l’Etat providence recule, c’est l’Etat policier qui s’avance. On commence par stigmatiser ceux et celles qui se mobilisent en les taxant de « perroflautas » (*), puis on passe à leur criminalisation en disant qu’il s’agit d’« anti-systèmes violents » et on aboutit à leur répression au travers des arrestations préventives, de pages web de délation, etc. Il s’agit de créer un « ennemi intérieur » pour justifier sa répression.

La politique de la peur et de l’intimidation est une autre face de la politique d’austérité. Mais le caractère massif des protestations est le meilleur antidote contre ces mesures. Comment stigmatiser des grands-pères et des grands-mères qui occupent la clinique publique de leur municipalité pour empêcher sa fermeture ? Comment justifier la répression brutale de gens qui se défendent avec des livres dans les mains ? On peut le faire, et ils le font, mais ce n’est pas sans payer un coût élevé par rapport à l’opinion publique. Jusqu’à présent, la répression a été un boomerang qui s’est retourné contre le pouvoir.

On a souvent dit qu’avec le 15M « la peur a disparue », mais la « peur » continue à être très présente dans les lieux de travail où le capital domine toujours sans presque aucune secousse. La soumission des directions des syndicats majoritaires face au gouvernement et au patronat pèse comme une chape de plomb sur l’ensemble des mouvements sociaux. Un syndicalisme de combat est nécessaire, avec comme centre de gravité non pas la concertation par en haut mais bien la lutte par en bas et la défense d’une culture de mobilisations et de solidarités.

Si le mouvement exprime un changement radical de paradigme, il ne peut pas non plus oublier d’autres aspects fondamentaux de la crise, au-delà des questions économiques et de la lutte contre l’austérité, de la dette et des privatisations. Le volet écologique et climatique de la crise est un élément central. Il n’est pas possible de penser un « autre monde » sans combattre la logique productiviste d’un système qui ne tient pas compte des limites de la planète. Crise économique et écologique sont intimement entremêlées. Une alternative n’est pas non plus possible si on ne cherche pas à en finir avec un système patriarcal qui invisibilise, précarise et ne reconnaît pas le travail des femmes. Sans détailler ce point, la crise économique actuelle a clairement un impact majeur sur les femmes.

La coordination internationale constitue un autre grand défi à résoudre. Même si le mouvement a compté avec des journées de mobilisations globales réussies, comme celle du 15 octobre 2011 et aujourd’hui celles du 12M et du 15M, sa coordination internationale est encore faible. Le capitalisme est global et en conséquence les résistances qui s’y opposent doivent également êtres globales, internationalistes et solidaires. Des places publiques à l’indignation mondiale il y a un chemin de va et viens par lequel il faudra transiter toujours plus.

En regardant un an en arrière, peu de personnes auraient pu prévoir l’ambleur des mesures d’austérité (allant jusqu’à modifier la Constitution afin de plafonner le déficit public) ou de répression (avec la réforme du Code pénal destiné à punir sévèrement les actions directes non violentes), mais bien peu aussi auraient pu imaginer ce raz de marée indigné qui a secoué avec force le panorama politique et social. Dans les périodes de convulsions, les certitudes sont fragiles et nous n’en avons qu’une seule qui ne le soit pas : ceux qui ont le pouvoir ne renonceront pas à leurs privilèges sans réagir.

Nous ne connaissons pas l’issue de ce combat entre « ceux d’en haut » et « ceux d’en bas », mais nous savons que si nous ne luttons pas, la partie sera perdue d’avance.

Esther Vivas

(*) Terme méprisant utilisé par les réactionnaires pour désigner des jeunes « hippies » ou « baba cool jouant de la flûte (« flautas ») et accompagnés de chiens » (« perro »), NdT.

* Esther Vivas vient de publier, avec Josep Maria Antentas, l’ouvrage “Planeta indignado. Ocupando el futuro” (Ed. Sequitur).

** Article publié sur « Público.es », le 11/05/2012. Traduction française par Ataulfo Riera

+info : http://esthervivas.com/francais

URL de cet article 16672
http://www.legrandsoir.info/15m-un-regard-vers-l-avenir.html
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Les banques se préparent au retour de la drachme en Grèce. Le 13 mai 2012.

13 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce

Les banques se préparent au retour de la drachme en Grèce

samedi 12 mai 2012 09h37
 
"Les salles de marchés spécialisées dans les changes peuvent être prêtes assez vite. Cela dépend exactement comment se passe la sortie de la zone euro", commente Lewis O'Donald, directeur des risques basé à Londres de la banque d'affaires japonaise Nomura.

 

Les devises qui ne sont pas librement négociables, comme le yuan chinois, sont suivies sur des marchés à part via l'utilisation d'instruments dérivés comme des contrats à terme par exemple.

 

Si la Grèce choisit un taux de change fixe, tout dépendra de la parité retenue. Si le gouvernement choisit un euro pour une nouvelle drachme, une telle parité ne serait pas tenable très longtemps et entraînerait de lourdes pertes pour les banques.

 

Les banques ont étudié les possibilités pour se protéger mais peu ont pris de mesures concrètes.

 

"Les banques sont très, très réticentes pour commencer à crier au feu. Elles savent ce qui se passe(rait) et à quoi ressemblerait une panique", commente un avocat de Londres chargé de conseiller les établissements financiers.

 

La plupart se contentent de vérifier le droit applicable à leurs contrats, se couvrent contre un défaut et examinent tous les problèmes juridiques qu'une sortie de la Grèce de l'euro pourraient soulever.

 

Des simulations ont bien été faites. Mais on ne sait pas vraiment comment fonctionnerait une sortie.

 

"Pour les transactions libellées en euro, quel sera leur statut en cas de changement dans la nature de cette devise ?" s'interroge Miles Kennedy, associé chez PricewaterhouseCoopers.

 

Danielle Rouquié pour le service français

<p>Les banques de la planète se préparent en toute quiétude à faire travailler avec une nouvelle devise grecque. Certains établissements financiers n'ont jamais effacé la drachme de leurs systèmes informatiques après l'adoption de l'euro par la Grèce en 2001. Ils seraient prêts en un clin d'oeil si le problème de la dette contraignait le pays à revenir aux bonnes vieilles pièces et billets libellés en drachmes. /Photo prise le 9 mai 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE84B00U20120512?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0

 
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12 mai 2012. Présidentielles françaises. Le bon, la dette et… les truands !

13 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

Présidentielles françaises. Le bon, la dette et… les truands !

Charlotte GEHIN.

Vice -présidente du CADTM France.

Le 12 mai 2012.


 

Que retenir de cette campagne sinon un silence commun sur la Dette. Chut ! Pas un mot sur les conséquences, en France, de la crise financière européenne. Et pourtant, concernant cette affaire, ce ne sont pas les questions qui manquent.

Quelle voie sera forcée d’emprunter le président et son gouvernement ? The economist, journal quasi officiel de la City, tout au long de la campagne, a martelé la même antienne : « Au lendemain du 6 Mai, le vainqueur, quel qu’il soit, devra s’attaquer brutalement aux déficits », attaque qui débouchera sur un « choc pour les français ».

La soupe à la rigueur

Difficile donc de satisfaire un électorat qui a soif de réformes sociales et qui a voté non à la montée du chômage en considérant comme principal coupable Nicolas Sarkozy.

 C’est pourtant bien d’un programme imposé à tous les pays appartenant à la zone euro dont il s’agit aussi pour la France et la recette est connue : Flexibilité du marché du travail, les « famous CDI », contrats uniques(1), démantèlement de l’assurance maladie, de l’assurance chômage, des retraites, des allocations familiales.

 Vrai ou faux ? Pour ceux qui en douteraient encore, la réponse réside en un mot : la Dette publique. Grande absente des débats électoraux, alors qu’elle était au faîte de l’actualité juste après le « nécessaire » renflouement des banques(2) ou de la réforme des retraites, la dette publique est pourtant le levier qui fera basculer les autorités politiques vers la rigueur ou non. « Pour plusieurs pays, le nœud coulant de la dette publique s’est serré et ils sont pris à la gorge par les marchés financiers » dénoncent Damien Millet et Eric Toussaint.

Les victimes font grise mine

Sous-couverts du remboursement de leurs créances, envers les organismes privés(3) que les citoyens renflouent chaque jour par le biais des hausses d’impôts et des coupes sociales, le FMI et la Banque Centrale Européenne imposent une gouvernance guidée par la rigueur à tous les membres de l’Europe. « Il n’y a pas de compromis possible » arguait Jacques Sapir(4) sur France Inter. Les premières victimes des plans d’austérité l’ont déjà bien compris. Grèce, Portugal, Irlande…. Ou on arrête de payer la dette, ou on enterre le pays sous la vague de la compression libérale. Dimitris Christoulas(5) portait le deuil de cette triste réalité quand il a appuyé sur la gâchette de son arme. Il criait « pas de dette à mes enfants » et laissait la trace des conséquences bien concrètes des plans de rigueur « Le gouvernement d’occupation a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans. ». La Grèce, ce pays aujourd’hui incapable de gouverner. En Espagne, déjà, le slogan de l’audit pour la dette est clair « No debemos, no pagamos ! ». En France, ce ne sont pas les 27 milliards d’euros d’économie imposés à l’Espagne qui vont retentir dans le quotidien des citoyens, mais les 80 milliards d’euros intégrés dans le plan du TSCG(6) à son égard. Ce n’est pas non plus un protocole concernant la croissance(7) ajoutée au Traité qui libérera François Hollande des recommandations de la Troika(8). Surtout quand le remboursement du service de la dette dévore 65% des ressources de l’Etat.

Quelle issue ?

La France de François Hollande, « le bon », peut-elle ouvrir ses portes aux émissaires de la Troika « les truands » ? C’est ce que stipulent les forces européennes armées d’un nouveau traité et d’un programme clé en main. Le TSCG porte en lui les germes de la catastrophe : il rend obligatoire le paiement de la dette. L’alternative est donc claire : ou le paiement de la dette est assuré et la protection sociale est disloquée, les besoins sociaux et les services publics sacrifiés(9), ou il y a arrêt du paiement de la dette et droit du travail, droits sociaux et services publics sont préservés. Qui pour porter ces exigences ? Quel front du refus ?

Charlotte Géhin.

Vice -présidente du CADTM France.

http://www.cadtm.org/

(1) Projet de forme unique du contrat du travail qui allégerait notamment les exigences juridiques de licenciement à l’égard de l’entreprise. Projet déjà mis en place en Italie, en Espagne…

(2) La Banque centrale européenne (BCE), financée par les pays membres, accorde des prêts des aux banques, elles-mêmes détentrices des créances des Etats. Rien qu’en Décembre 2011, 523 banques ont emprunté à la BCE près de 500 milliards d’euros pour 3 ans à un taux voisin de 1% lorsqu’elles prêtent aux Etats à des taux variant de 7% pour l’Espagne, jusqu’à 18% pour la Grèce…

(3) Les investisseurs institutionnels : banques, fonds de pension, compagnies d’assurance et autres organismes de placements collectifs.

(4) Economiste à l’école des Hautes Etudes. Il dirige depuis 1996 le Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS). Emission Là-Bas si j’y suis, « Les financiers au coin du feu ».

(5) Le 4 Avril 2012, Dimitris Christoulas, pharmacien retraité de 77 ans, s’est suicidé à Syntagma, place principale d’Athènes.

 (6) Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Il inscrit dans la Constitution des pays la « Règles d’Or », donc un déficit proche de 0 qui oblige à l’austérité, il donne le pouvoir aux autorités européennes non démocratiquement élues, il inclut des clauses de sanctions en cas de déficits. Il prévoit des projets de réforme pour chacun des pays membres et l’envoi d’émissaires pour assurer son bon fonctionnement.

(7) François Hollande a annoncé la renégociation du TSCG. Il la fera avaliser auprès du Conseil Européen. Un compromis entre Hollande et Merkel fait part d’une annexe ajoutée au Traité concernant la croissance.

(8) FMI, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne.

(9) Le chantier est déjà en œuvre : RGPP, flexibilité du marché du travail, durée légale, retraites… La révision générale des politiques publiques entamée en 2007consiste en une restructuration des missions et actions de l’État, avec de la mise en œuvre de réformes structurelles (non-remplacement de postes de départ à la retraite etc.). Les mesures de défiscalisation des heures supplémentaires prises par le gouvernement de François Fillon en 2007 avantagent le patronat français.

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http://www.legrandsoir.info/le-bon-la-dette-et-les-truands.html
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L’ultime façon de faire peur au monde : La Grèce

13 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce

L’ultime façon de faire peur au monde : La Grèce

LÉO-PAUL LAUZON - 10 MAI 2012

Maintenant, le nec plus ultra pour effrayer le peuple, c’est de répéter et de scander que le Québec de demain sera la Grèce, si l’on ne tarifie pas davantage tous les services publics (incluant l’éducation), si l’on ne coupe pas généreusement dans les services sociaux, si l’on ne privatise pas rapidement nos instruments collectifs à des affairistes, si l’on augmente pas drastiquement les taxes à la consommation et si l’on ne réduit pas l’impôt des riches et des compagnies. Voilà, un seul mot et la peur s’installe. Vous n’en faites pas des cauchemars la nuit ?

 

Être cinéaste, j’en ferais un film d’horreur et d’épouvante qui ferait passer Freddy Krueger pour Coco lapin… Les «zalarmistes» ne font pas dans la dentelle et ce n’est pas la nuance qui les étouffe. Bang ! La Grèce, et tout est dit, Plus aucun argument n’est possible.

 

Tiens, en janvier 2012, Flaherty (le ministre fédéral conservateur, pour ceux qui ne le connaissent pas encore…), a largué cette perle d’absurdité : «Le ministre des finances évoque le scénario «grec» pour réaffirmer la nécessité de juguler la hausse des coûts en santé». Pas juguler la hausse des coûts en s’attaquant simplement aux prix prohibitifs des médicaments pratiqués par les transnationales pharmaceutiques. Mais non, surtout pas des mesures semblables qui irriteraient ses amis. Et comme le chantait George Brassens «Les copains d’abord».

 

Harper qui a fait passer le taux d’impôt fédéral des compagnies de 23% à 15%, ce qui prive l’État de plusieurs milliards de dollars chaque année et qui a fait exploser les dépenses militaires doit bien couper quelque part. Alors la santé, l’éducation, les pensions de vieillesse, l’assurance-emploi, la culture, etc. y passent. Pas grave, c’est juste le monde ordinaire qui en fera les frais. Les services sociaux représentent que de vulgaires et inutiles dépenses d’épicerie pour Harper alors que le militaire constitue un investissement.

 

Puis, il y a eu le moralisateur Jean St-Gelais, président de Revenu Québec, qui vient nous faire la leçon sur le travail au noir. Une facture svp., afin de payer votre «juste part» de TPS et de TVQ et non pas payer en dessous de la table. Il a clamé haut et fort : «Québec doit éduquer les contribuables s’il veut éviter le sort de la Grèce» (17 avril 2012). Vous m’en direz tant ! Il faudrait peut-être commencer par éduquer les riches qui font que le Québec ressemble pas mal plus aux Iles Caïmans, un paradis fiscal notoire, qu’à la Grèce. C’est à rester «pantoite», non ?

 

Enfin, il y a Jean-Paul Gagné, chroniqueur au journal Les Affaires, qui a dit dans son texte du 10 mars 2012 : «Le Québec n’est pas dans la situation de la Grèce, mais notre endettement collectif a pris une vitesse de croisière inquiétante». Ce qu’il ne dit pas, c’est que si les riches et les compagnies payaient leur «juste part» d’impôt et de taxes, utilisaient un peu moins les paradis fiscaux et quémandaient moins de fonds publics en subventions, il n’y en aurait pas de dette publique.

 

Dire que l’institution pour laquelle j’enseigne depuis 36 ans, l’Université du Québec à Montréal, vient de décerner un doctorat honorifique à ce «journaliste» qui, avouons-le, n’a pas éduquer les gens sur l’économie et les finances, mais les a plutôt intoxiqués. Voilà ce qui arrive quand nos universités sont menées par des représentants du privé comme Isabelle Hudon, de la Sun Life, qui est présidente du conseil d’administration de l’UQAM depuis plusieurs années. Pas de doctorat honorifique à Michel Chartrand ou à Richard Desjardins, mais à Jean-Paul Gagné pour son «beau travail» dans Les Affaires ? À ce rythme, les prochains à recevoir un tel honneur seront probablement Richard Martineau et Éric Duhaime. Qu’en penses-vous ?

 

C’est drôle, mais ces humoristes qui se méconnaissent prennent toujours comme modèle de fiasco la Grèce, mais jamais l’Irlande, l’Islande ou la Grande-Bretagne qui sont aussi vulnérables sur le plan économique. Faut surtout pas prendre ces trois pays car… ils ont adopté les politiques économiques que ces apprentis-sorciers préconisent et qui les ont conduit tout droit à la banqueroute ou presque.

 

http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/lultime-facon-de-faire-peur-au-monde-la-grece/

 


 


-- Liens utiles --
Site national : http://www.audit-citoyen.org/

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UNE EXPERIENCE VECUE DE LA SITUATION SECURITAIRE ACTUELLE EN SYRIE. Qâra, Province de Damas, Syrie. 11 mai 2012.

12 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Centre Catholique d’information Vox Clamantis

Diocèse grec-catholique de Homs

 

UNE EXPERIENCE VECUE DE LA SITUATION SECURITAIRE ACTUELLE EN SYRIE

Qâra, Province de Damas, Syrie. 11 mai 2012

Les chrétiens de Qâra sont des habitants de souche. Ils sont au nombre de 500 pour une population de 25000 sunnites. Bien que minoritaires ils sont très respectés et ont toujours vécu en bonne entente avec leurs frères musulmans étant donné le fait que beaucoup de familles musulmanes sont issues de familles chrétiennes qui ont embrassé l’Islam au temps des Mamelouks.

Après la chute de Baba Amr et d’autres quartiers de la ville de Homs et sa province, des familles entières de confession sunnite se sont repliées à Qâra où les révolutionnaires les ont accueillies dans des locaux publics, gymnases, mosquées ou centres culturels ou dans des lieux privés. L’higoumène du Monastère Saint Jacques l’Intercis a visité ces familles et en a recensé plus de 600 dont au moins le tiers compte des combattants à l’intérieur de « l’Armée Libre de la Syrie ».

La présence de ces familles « combattantes » a rapidement transformé le quotidien paisible du village de Qâra. Des larcins ont été commis mais aussi des enlèvements contre rançons : mode qui se propage partout en Syrie pour renflouer les caisses vides de la révolution ou pour remplir les poches d’anciens contrebandiers qui ne peuvent plus continuer leur commerce illicite à cause de la vigilance de l’Armée régulière syrienne. Tel est le cas dans les villages environnants du Qalamoun où nous nous trouvons : Yabrud, Nebek, Deir Attieh. Des bandes armées kidnappent les citoyens et réclament une rançon pour leur libération. Ce sont les leaders de l’opposition locale qui font la médiation entre les ravisseurs et la parenté de la victime. Les rançons varient de un à plusieurs millions de livres (entre 20 000 et 40 000 Dollars) pour les chrétiens et plusieurs centaines de milliers de livres pour les musulmans (1000 à 5000 Dollars). Les ravisseurs appartiennent à des tribus belliqueuses des villages de Flitta, Baqaa, Maaret Yabrud ou Yabrud. Souvent il y a des rixes armées parmi eux pour se partager le  butin ou pour asseoir une suprématie.

Nous avons donc relevé la présence de personnes étrangères au comportement louche à Qâra. Des voitures fumées sans plaque d’immatriculation circulent la nuit comme le jour. Les responsables de l’opposition sont devenus plus autoritaires. Ils apparaissent désormais armés et ont reçu dernièrement des uniformes flambant neufs de « l’Armée Libre de Syrie ». Ils font la pluie et le beau temps. Ils décrètent la grève, le couvre-feu ou la tenue de manifestations. Gare à celui qui ne collabore pas. Ils peuvent décider d’exécuter tel ou tel « collaborateur », comme ce colonel sunnite qui a été froidement abattu et dont on a interdit les funérailles. Ils disent qu’ils sont là pour « protéger la population civile des Shabbiha, c'est-à-dire des forces de l’ordre ».  En réalité ils créent un vide sécuritaire qui laisse la place vacante à des bandits et à des terroristes. 

Malgré les déclarations tranquillisantes des leaders de l’opposition locale nous avons fait face plus d’une fois à des tentatives de voler nos récoltes, de faire pénétrer abusivement des troupeaux en clôture pour profiter de nos pâturages. A chaque fois la réponse des contrevenants était : « les choses ne sont plus comme avant », autrement dit: « les forces de l’ordre ne vous seront d’aucun secours, nous pouvons faire impunément ce que nous voulons ». Beaucoup d’objurgations furent nécessaires pour dissuader de telles velléités. Mais un jour la vengeance est arrivée, sans doute créée par le dépit. Notre culture de peupliers fut totalement saccagée. Un matin, ces grands et beaux arbres gisaient à terre affreusement coupés. Depuis quelques mois le même sort avait été réservé à des dizaines arbres de la réserve naturelle dont nous nous occupons avec le ministère de l’agriculture. La raison donnée par l’opposition a été « le peuple vous en veut d’avoir planté des arbres là où les bergers amenaient leurs troupeaux pour paître ». Or, la plaine alentour compte des millions d’hectares qui sont libres pour tous.

Nous n’avons rien dit en pensant : « d’autres souffrent autrement plus que nous ».

Cependant  la pagaille sécuritaire arriva à son comble aujourd’hui même. A peine remis de l’horrible attentat du 10 mai 2012 qui coûta la vie à des dizaines de citoyens et fit des centaines de blessés (notre frère Jean Baudoin qui partait ce jour même à l’aéroport était sur les lieux du drame quelques minutes auparavant et l’autobus de l’école grecque catholique y passait quelques minutes plus tard), voilà que nous parvient la nouvelle bien grave de l’agression dont fut victime le cher Père Georges Louis, curé célibataire de notre paroisse grecque catholique de Saint Michel, dans le centre historique de Qâra.

A l’aube du 11 mai deux hommes armés cagoulés sont entrés chez le Père Georges Louis qui dormait dans sa cure. Ils le menacèrent de leurs pistolets et demandèrent les clés pour inspecter les lieux. Craignant qu’ils ne s’introduisent dans l’église le Père essaya de parlementer à l’amiable. Ils le ligotèrent et lui intimèrent l’ordre de donner les clefs. Devant son hésitation l’un d’entre eux le frappa sur la tête avec une bouteille en vitre qui se brisa lui occasionnant une grande blessure qui saigna abondamment. L’un d’entre eux ricana : « nous t’avons imprimé une croix sur ta tête ! », la lésion était en effet cruciforme. Le Père essaya de les raisonner mais il n’obtint qu’un terrible coup de poing qui lui brisa une dent. Après avoir volé la caisse de l’église, l’ordinateur et le portable du prêtre, les bandits obligèrent avec mépris ce dernier à entrer dans la salle de bain où ils l’attachèrent au siège des WC. Ils lui fermèrent la bouche avec un adhésif. Ils cherchèrent de l’étrangler avec un tuyau mais, répondant à un signal, ils se retirèrent avant d’avoir terminé leur besogne. Le Père mit plus de deux heures à se dégager. Les mains encore liées il put appeler une de ses paroissiennes au secours. On l’amena tout ensanglanté chez le chirurgien : sa blessure nécessita cinq points de suture.

Un tel incident aurait été impensable quelques mois plus tôt. Les slogans confessionnels des chaînes satellitaires séoudiennes et quatariotes ont finit par rendre les chrétiens –jadis respectés en vertu du droit à la protection des minorités- une cible facile. Pauvre Syrie. Des groupuscules surgissent un peu partout. Ils savent que, dans la conjoncture actuelle leurs actes resteront impunis.

Après avoir connu la nouvelle le village s’attroupa autour du curé. Les dignitaires religieux et civils, chrétiens et musulmans désapprouvèrent fermement l’agression. Les leaders de l’opposition sont attendus demain pour une réunion à la municipalité avec l’higoumène du monastère. Il faut éviter le clivage confessionnel.

Sa Béatitude Grégoire III Laham, Patriarche grec melkite d’Antioche et de tout l’Orient nous a téléphoné pour nous exprimer sa profonde tristesse et sa solidarité paternelle. Après les attentats criminels de la veille qui ont secoué la ville de Damas et fait soixante dix morts et quatre cent blessés, Sa Béatitude déjà ébranlé a été très ému en s’informant des détails de l’agression subie par le Père Georges Louis. A cette occasion notre Patriarche a déclaré que « le drame  dans notre Syrie bien-aimée c’est la dissolution de la société, le banditisme et le manque total de la sécurité. Tel est le sentiment du plus grand nombre de citoyens syriens qui ne savent plus quel est le lieu sûr pour s’y réfugier. La violence aveugle et sauvage frappe partout. Les éléments qui constituent un danger pour tous- mais spécialement pour les chrétiens et les autres minorités- sont le chaos insidieux, l’opposition incontrôlable et super armée et le banditisme. Tous sont des éléments qui affaiblissent l’Etat et créent une situation de peur, voire de terreur  ainsi que des situations psychologiques très graves dans notre population. A chaque moment nous sommes dans l’insécurité totale.  Aujourd’hui en Syrie il ne s’agit plus d’un clivage gouvernement-opposition. Il y a un troisième élément : c’est le banditisme qui règne et qui profite de la situation, qui se cache derrière l’opposition et qui exploite le manque de présence de l’armée et des observateurs des Nations Unies.»

Commentant la mention de la croix faite par le malfaiteur Sa Béatitude opina : « A vous dire franchement, moi je n’ai pas peur des musulmans, je n’ai pas peur de l’islamisme, je n’ai pas peur du salafisme. Je peux m’arranger avec eux tous car je sais à qui j’ai à faire. Mais devant le banditisme je suis absolument démuni et sans aucune défense. »

Nous confiâmes au Patriarche que les forces de l’ordre, contactées par les dignitaires musulmans et chrétiens du village hésitèrent à venir à Qâra car, comme chaque vendredi,  il y avait une manifestation devant la grande mosquée qui est située à quelques mètres de la paroisse et que cette opposition est encadrée par des hommes armés. Les forces de l’ordre ne voulurent pas venir pour ne pas occasionner d’effusion de sang parmi la population civile en affrontant les miliciens.

Sa Béatitude répondit : « Tant que le gouvernement est là il doit gouverner : c’est une règle internationale. On ne peut empêcher un gouvernement de gouverner. On ne peut empêcher un gouvernement de protéger les citoyens. Et le gouvernement ne doit pas démissionner de cette tâche.  La révolution, en mettant l’opposition contre le gouvernement a paralysé ce dernier. On dirait qu’il n’y a plus de gouvernement. Le gouvernement syrien est lié et balayé à cause de la politique internationale, à cause des accusations continuelles qui l’accusent sans enquête sérieuse de perpétrer des massacres et de bombarder les civils alors que des actes barbares de la part d’insurgés sont passés sous silence. C’est pour ces raisons que les gens crient au secours : ils demandent qu’on les aide. Il y a un gouvernement, un gouvernement légitime qui doit gouverner. Il faut aider le gouvernement. Si ce gouvernement tombe un jour il n’y aura plus rien à faire. Dans quel vide nous serons sans alternative viable ? Malheureusement nous constatons une volonté internationale qui vise à l’exacerbation des différences et à la provocation des conflits en Syrie. En armant et en appuyant par divers moyens des forces incontrôlables on pousse le pays à plus de violence, à plus de terrorisme, à plus de versement de sang.  Je m’adresse à la communauté internationale : sauvez la Syrie. Sauvez la convivialité exemplaire entre musulmans et chrétiens. Pour ceux à qui elle est précieuse je crie : Sauvez la présence chrétienne en Syrie : les évènements dramatiques poussent les chrétiens à l’exode par peur du chaos et du banditisme ».

Sa Béatitude a terminé par une prière : Damas, la plus ancienne capitale peuplée au monde, a accueilli Saul le persécuteur. Il s’est transformé en ses murailles en Paul, Apôtres des nations. Damas est le lieu de la rencontre avec le Persécuté. Avec l’aide du ciel, de Celui qui est ressuscité d’entre les morts et qui est à jamais solidaire avec nos détresses, Damas peut redevenir le lieu  de la conversion, de la transformation intérieure et de la grande réconciliation. Seigneur regarde du ciel et vois et agis par miséricorde, toi l’Ami des hommes »

Ces évènements doivent faire nous faire réfléchir toute personne de bonne volonté : un pays est déstabilisé par des insurgés qui acceptent d’abriter parmi eux des bandits et des terroristes. Ils instaurent un état de non-droit dont les conséquences sont désastreuses et dramatiques pour la population civile. Comment rester les bras croisés ?

 

NOUVELLES DE SYRIE : L’INSURRECTION SE TEINTE IRREVOCABLEMENT DE NON-DROIT

 

Un village chrétien est vidé sans aucune raison stratégique de ses habitants et l’église, ultime ligne rouge, est transformée en quartier général des milices improvisées.

URGENT : DES HOMMES ARMES CHASSENT TOUS LES HABITANTS CHRETIENS DU VILLAGE DE ALQASTAL ALBORJ DE LA PROVINCE SYRIENNE DE HAMA

Damas, Syrie, le 19 mai (United Press International)

Des hommes armés ont entrepris le jeudi 10 mai d’expulser toutes les familles chrétiennes du village de Al Qastal Al Borj dans la province syrienne de Hama.

Une source locale parmi les habitants a dit à United Press International que « des hommes armés takfiristes de la région ont pénétré dans le village et ils nous ont sommé en nous menaçant de dégager nos maisons et d’abandonner le village en ne prenant que ce nos bras pouvaient emporter. »

La source a ajouté qui a préféré ne pas révéler son nom que les hommes armés « ont maitrisé toutes les maisons du village comme ils ont investi l’église et l’ont transformée en quartier général pour eus ».

Le village de Al Qastal Al Borj est situé dans la province de Hama et est rattaché à la circonscription de Al Ziyara dans la partie Nord de la plaine de Al Ghab (42 kms de Saqalbiyeh) qui relève du département de Saqalbiyeh (48 km au Nord Ouest de Hama), elle rassemble près de 10 familles chrétiennes.

 

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Gregorios III : « une dictature de la presse sur la crise syrienne »

12 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 

Gregorios III« Il n’y a plus de Révolution, il n’y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître ». Ces paroles ne sont pas celles du président syrien Bachar el-Assad, ni celles d’un de ses ministres, ou celles d’un membre d’un quelconque gouvernement arabe soutien du régime, mais celles du patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, dont la résidence est à Damas.

 

Le prélat n’a pas fait usage de termes vagues pour décrire l’actuel état de crise dans lequel se trouve plongé la Syrie : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation », a expliqué le patriarche qui n’a pas caché une certaine insatisfaction vis-à-vis de la situation jugée trop souple du Vatican à son égard. Grégoire III s’en est pris ensuite à la presse européenne avec laquelle il a eu affaire lors de récentes visites sur le Vieux Continent pour raconter ce qui était justement en train de se passer en Syrie. « Je n’excuse pas le régime comme j’ai pu l’entendre en France, mais je soutiens une réalité. Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi », a avancé le prélat qui n’ pas hésité à parler d’une vraie « dictature de la presse au service des États-Unis ». Le patriarche a même raconté une anecdote arrivée au neveu d’un évêque travaillant à Dubaï (Émirats arabes unis), qui, alors qu’il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu’il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l’assaut de la ville, en tuant femmes et enfants.

 

« On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie », a encore affirmé Grégoire III tout en se demandant comment certains États pouvaient changer en peu de mois « le régime qui a tant fait pour sa population », alors que ces mêmes Etats ne réussissent pas à mettre fin au conflit israélo-palestinien.  « Aucune sanction n’a été approuvée contre les colonies israéliennes, a-t-il ajouté, alors qu’elles sont illégales. Tout le monde en est persuadé mais personne ne fait rien ».

 

Enfin, répondant à une question des journalistes relative aux actions de l’armée syrienne vis-à-vis de la population, le patriarche n’a pas hésité à affirmer que l’intervention des forces armées a été « tardive et trop légère » pour espérer mettre fin aux violences des bandes rebelles.

 

Un témoignage important sur la situation réelle de la Syrie qui tranche singulièrement avec ce qu’on peut trouver dans les principaux media, lesquels ne se préoccupent décidément pas d’informations claires et objectives. 

 

Capitaine Martin.

 http://www.resistance-politique.fr:80/article-gregorios-iii-une-dictature-de-la-presse-sur-la-crise-syrienne-104895386.html 

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La majorité des attentats terroristes sont fabriqués par la police…

12 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère

La majorité des attentats terroristes sont fabriqués par la police…

La CIA et Al-Qaïda au Yémen: Attentat déjoué ou propagande ratée?

 par Julie Lévesque
Mondialisation.ca, Le 11 mai 2012
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=L%C3%A9V20120510&articleId=30798

Ravivant la crainte d’un attentat terroriste contre un avion de ligne, les médias nous annonçaient cette semaine que la CIA avait déjoué un attentat contre un avion de ligne étasunien au Yémen. La conviction avec laquelle de nombreux médias dominants rapportent cette nouvelle est plus frappante que la nouvelle même :

La CIA a déjoué un projet d'attentat de la branche yéménite d'Al-Qaïda, qui consistait à détruire un avion de ligne américain en utilisant une nouvelle bombe sophistiquée autour du premier anniversaire de la mort d'Oussama ben Laden, a appris l'Associated Press. (La CIA déjoue un projet d'attentat contre un avion selon Washington, Radio-Canada.ca, 7 mai 2012.)

L'agent, dont l'identité est gardée secrète, avait réussi à gagner la confiance des dirigeants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, considérée comme l'une des cellules terroristes les plus actives du globe. L'agent avait reçu une bombe qu'il devait faire sauter dans un vol commercial à destination des États-Unis.

Au lieu de mener à bien sa mission, l'agent s'est enfui aux Émirats arabes unis, puis en Arabie saoudite, où il a remis l'engin explosif à la CIA. Le dispositif perfectionné était dissimulé dans un sous-vêtement et était conçu pour être indétectable par la sécurité des aéroports. (Nicolas Bérubé, Attentat déjoué par la CIA: un «choc dévastateur» pour Al-Qaïda, La Presse, 10 mai 2012.)

Dans la course contre la montre entre al-Qaida et la CIA, l'agence de renseignements américaine vient de marquer un point en déjouant un projet d'attentat qui visait un avion à destination des États-Unis. (Adèle Smith, La CIA déjoue un projet d'attentat d'al-Qaida, Le Figaro, 8 mai 2012.)

Le projet déjoué d'attentat contre un avion à destination des États-Unis a révélé mardi un scénario digne d'Hollywood dans lequel un agent infiltré au sein d'Al-Qaïda s'était porté volontaire pour la mission suicide avant de s'enfuir avec la bombe et de la remettre à la CIA. (AFP, États-Unis: le projet d'attentat déjoué reposait sur un agent de la CIA infiltré, La Dépêche, 9 mai 2012.)

En n’osant pas utiliser le conditionnel, en ne rapportant pas la nouvelle comme une affirmation mais plutôt comme une vérité absolue, les médias se font les porte-paroles des services de renseignement étasuniens. S’agit-il de crédulité ou de complicité? Chose certaine, on il ne s’agit pas de journalisme.

Quiconque connaît un peu l’histoire de la CIA sait bien que leur rôle consiste d’abord à faire de la propagande et à désinformer en faveur des intérêts étasuniens déterminés en grande partie, sinon dans l’ensemble, par le complexe militaro-industriel. Cette histoire d’attentat déjoué est peut être bien réelle, mais il est sage d’en douter.

Des annonces publiques fracassantes du genre doivent être traitées comme des affirmations, non pas comme des faits. Or, comme ce fut le cas lors du présumé assassinat de ben Laden, dont on ne nous a fourni aucune preuve jusqu’ici, les médias rapportent une affirmation de représentants étasuniens, sans preuves à l’appui, comme s’il s’agissait d’un incident dont on peut visiter les lieux et voir les traces.

Un « remake » du kamikaze aux slip piégé?


Dans l’ensemble, les médias dominant ont rapporté que la CIA comparait cet événement à l’autre présumé attentat déjoué de Noël 2009. À bord d’un vol Amsterdam-Détroit, un homme avait tenté sans succès de faire exploser une soi-disant bombe dissimulée dans ses sous-vêtements. Cette tentative ratée avait soulevé de nombreuses questions, passées sous silence dans les médias.

En février 2012, lors de l’audience sur la détermination de la peine d’Umar Farouk Abdulmutallab, le « kamikaze au slip piégé », Kurt Haskell, passager de ce vol, a fait la déclaration suivante :

En attendant notre vol, nous nous sommes assis près de la porte d’embarquement […] C’est là que j’ai vu Umar, vêtu d’un jean et d’un t-shirt blanc, escorté vers la sécurité par un homme en habit brun clair qui parlait parfaitement l’anglais américain et l’a aidé à embarquer sans passeport. L’employée à la porte d’embarquement a d’abord refusé jusqu’à ce que l’homme à l’habit brun clair intervienne. […] La police néerlandaise a confirmé qu’Umar n’avait pas montré de passeport à Amsterdam.

[…] Lorsque nous sommes atterris, on nous a forcés à demeurer assis dans l’avion durant 20 minutes, même si la poudre de la présumée bombe s’était répandue partout dans la cabine. Les officiers qui sont montés à bord ne se sont pas assurés que nous étions en sécurité et n’ont pas cherché de complice ni d’autre engin explosif. Plusieurs passagers ont piétiné des morceaux de la bombe en sortant de l’avion […] On ne s’inquiétait pas pour notre sécurité même si Umar a mentionné qu’il y avait une autre bombe dans l’avion. (Kurt Haskell, Kurt Haskell Exposes Government False Flag Operation During Underwear Bomber Sentencing, Infowars.com, 16 février 2012.)

M. Haskell a raconté au FBI ce qu’il avait vu. Les autorités étasuniennes ont seulement admis l’existence de l’homme en habit un mois plus tard, le 22 janvier 2010 et n’y ont pas fait allusion par la suite. Kurt Haskell ajoute :

Lors des audiences du Congrès, Patrick Kennedy du département d’État a admis qu’Umar était un terroriste connu, qu’il était suivi et que les États-Unis l’ont laissé entrer au pays pour pouvoir attraper ses complices […] Vers la fin de 2010, le FBI a avoué avoir délibérément donné des bombes défectueuses au kamikaze du sapin de Noël de Portland, à celui du stade Wrigley Field et à plusieurs autres. […] Je réalise que mon gouvernement a intentionnellement permis une attaque contre moi.

M. Haskell devait être le seul témoin d’Umar à son procès. Cinq jours après qu’il eut été annoncé qu’il allait témoigner, Umar a « inexplicablement plaidé coupable ».

Kurt Haskell a pu faire cette déclaration en cour à titre de victime, puisque la loi du Michigan le permet. Il a terminé ainsi :

En terminant, je dirai simplement que peu importe comment le gouvernement et les médias tentent de modeler l’opinion publique dans cette affaire, je suis convaincu qu’un agent du gouvernement des États-Unis a intentionnellement donné une bombe défectueuse à Umar, l’a mis sur notre vol sans qu’il ait à montrer de passeport ou à franchir les contrôles de sécurité dans le but de mettre en scène un fausse attaque terroriste visant à implanter diverse politiques gouvernementales.

Umar Farouk Abdulmutallab a écopé d’un peine de prison à vie.

Voici comment Le Monde rappelle l’événement de Noël 2009 :

Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQAP), implanté au Yémen, a tenté à plusieurs reprises par le passé d'exploiter les failles de la sûreté aérienne et de faire exploser des avions de ligne à destination des Etats-Unis. Le 25 décembre 2009, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, avait tenté d'activer des explosifs qu'il avait dissimulés dans son slip à bord d'un vol reliant Amsterdam à Detroit, avec deux cent quatre-vingt-dix personnes à bord. Il avait été empêché d'agir par des passagers de l'avion, puis isolé par l'équipage. (Le Monde et AFP, La CIA déjoue un projet d'attentat sur un avion de ligne, Le Monde.fr, 7 mai 2012.)

Aujourd’hui la CIA affirme que l’engin explosif devant être utilisé dans l’attentat déjoué, une version améliorée de celui utilisé par Umar, était si sophistiqué qu’il n’aurait pas été détecté par tout ce nouvel arsenal sécuritaire dont se sont dotés les aéroports. En fera-t-on une raison de rehausser, une fois encore, les mesures de sécurité aéroportuaires? On peut se demander à quoi ça sert si les « terroristes » n’ont même pas besoin de passeport.

Il se pourrait que cette histoire « digne d’un scénario hollywoodien » ne soit qu’une tactique de propagande bien connue. Une propagande qui fonctionne est une propagande qui réussit à créer un réflexe conditionné et à le conserver. Afin que le public continue à se soumettre aux mesures de sécurité accrues portant atteintes aux droits et liberté au nom de la « guerre au terrorisme », sa crainte d’un attentat doit demeurée vive.

La secrétaire d'État Hillary Clinton appelle d’ailleurs à « rester vigilant ». De qui devrions-nous nous méfier?

Restez plutôt informés

On dit qu’il faut se méfier de ceux qui veulent nous protéger. Il faut surtout se méfier des arnaques intellectuelles et la « guerre au terrorisme » en est une, et cet attentat déjoué semble n’être qu’un autre chapitre dans cette saga frauduleuse aux desseins impérialistes et sanglants.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) se fait un devoir de vous informer sur la propagande véhiculée dans les médias dominants. Toutefois afin de pouvoir livrer cette bataille contre cette machine riche puissante qu'est le mainstream media,  nous avons besoin de l’appui de nos lecteurs. Afin de conserver sa pleine indépendance, le CRM ne reçoit AUCUNE subvention gouvernementale et refuse les dons d’entreprises privées ou de fondations. Nous comptons sur votre collaboration pour continuer à vous procurer des informations ignorées par les médias dominants, mais cruciales à la compréhension de l’actualité.

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Julie Lévesque est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
 Articles de Julie Lévesque publiés par Mondialisation.ca

  
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La majorité des attentats terroristes sont fabriqués par la police…
Libertés-Internet, 4 mai 2012

Au début du siècle, la police US fabriquait déjà des vrais attentats à la bombe imputés aux anarchistes, afin de mieux réprimer le mouvement ouvrier. C’est une manipulation courante. Et sous Bush, chaque fois que l’Administration Bush était confrontée à un problème politique, le chef du Homeland Security débarquait à la télé pour nous mettre en garde contre un nouveau projet d’attentat terroriste… En France c’est Sarkozy qui nous a fait le coup du “terrorisme d’ultragauche” avec l’affaire de Tarnac… ou bien Mohammed Merah, collaborateur des services secrets français. Ou encore les attentats de Londres, avec des jeunes suivis à la trace par la police depuis des mois…

… c’est à se demander si les attentats du 11 Septembre… mais non, mais non, on n’ose pas penser des choses aussi “nauséabondes”

Néanmoins… le terrorisme c’est bien pratique quand même, pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.

[Tim Carr - IES News Service - 02/05/2012 - Trad. Gregoire Seither]

De nos jours, la principale activité du FBI consiste à démasquer des complots terroristes aux Etats-Unis. Et quand le FBI ne parvient pas à trouver suffisamment de complots pour justifier son existence… et bien le “Bureau” les fabrique ! Pour ensuite parader devant la presse avec ses trophées… … mais même la presse la plus veule finit par se rendre compte de quelque chose.

Ainsi, dans un article publié la semaine dernière, le New York Times ose écrire

Ces dernières années, les Etats-Unis ont été préservés d’un certain nombre d’attentats meurtriers, planifiés par des terroristes sur notre sol et détectés à temps par les agents fédéraux du gouvernement…. c’est du moins ce que l’on a voulu nous faire croire…

http://mobile.nytimes.com/2012/04/29/opinion/sunday/terrorist-plots-helped-along-by-the-fbi.xml 

Ces derniers mois nous avons ainsi eu droit :

  • à un kamikaze, intercepté alors qu’il allait faire sauter le Capitole;
  • à de dangereux individus à Newburgh, dans l’Etat de New York, qui ont été mis hors d’état de nuire alors qu’ils se préparraient à lancer une vague d’attentats à la bombe contre des synagogues;
  • à des radicaux qui projetaient de tirer des missiles sol-air Stinger contre des avions militaires.
  • Plus fantaisiste encore, au Massachusetts, un projet de lancer des maquettes d’avion téléguidés, bourrés d’explosifs, contre le Pentagone et le Capitole a été stoppé à la dernière minute,

Malheureusement, à y regarder de plus près, il apparait que tous ces attentats sont été planifiés et encouragés par le FBI, dont les agents se sont fait passer pour des terroristes et ont fourni là un missile factice, ici de faux explosifs C-4 ou encore une veste-kamikaze désarmée voire des stages de formation à la préparation d’attentats.

Les “vrais-faux” terroristes ainsi recrutés ont naïvement cru participer à un complot djihadiste, jusqu’à ce que la police vienne défoncer leur porte au petit matin et les parader devant les caméras de télévision.”

Le journal britannique The Guardian a récemment publié un article qui souligne cet aspect, se demandant si la grande majorité des “succès” claironné par le FBI dans la lutte anti-terroriste de ces dernières années n’était pas tout simplement des complots fabriqués par le FBI lui-même.

Selon les défenseurs des droits civiques aux Etats-unis, le FBI mène, depuis l’époque Bush et sous consigne directe de l’administration d’alors (notamment le Vice Président et son conseiller Richard Pearle, expert en manipulations) une vaste campagne d’infiltrations dans toute l’Amérique, ciblant prioritairement la communauté musulmane et consistant à attirer les gens dans de faux complots terroristes.

L’analyse des documents qui ont pu être obtenus sous couvert de la loi FOIA (Freedom of Information Act) montre que le FBI pratique ce qu’elle appelle la “pèche au chalut” dans les communautés musulmanes, envoyant des infiltrés fréquenter des mosquées et des centres communautaires pour y tenir un discours islamiste radical et identifier les personnes perméables à ce discours et pouvant être recrutées comme terroristes.

Le FBI fait également feu de tout bois, y compris les informateurs les plus étranges. Ainsi, dans les années 2000, ils ont été contactés par un homme affirmant avoir connu le chef terroriste Ayman al-Zawahiri quand celui-ci vivait dans le nord de la Californie dans les années 1990. L’homme a immédiatement été embauché en tant qu’informateur et s’est vu remettre une forte somme d’argent en échange de ses informations. Il a continué à fournir des informations sur de prétendues “cellules dormantes” islamiques en Californie et en Arizona, déclenchant plusieurs raids sur des mosquées à travers le pays – menés sous l’oeil de caméras opportunément prévenues.

Cet informateur est notamment à l’origine d’une séquence qui fit grand bruit auprès des “Tea-Party” (et qui est régulièrement citée par la droite US). On y voit le FBI fouiller un campement dans le désert d’Arizona, un soi-disant “point de passage” pour les immigrés clandestins passant la frontière depuis le Mexique. Dans ce camp, la caméra nous montre une “tente mosquée” (reconnaissable aux soi-disant inscriptions en Arabe sur la toile) et des “tapis de prière abandonnés”, preuve que Al-Qaida infiltre effectivement ses djihadistes via la frontière poreuse avec le Mexique.

Il s’est avéré ensuite que les inscriptions en Arabe étaient en fait des inscriptions en Thai (vu que la tente était constituée de vieux sacs de riz) et que les tapis de prière étaient des tapis de sol de camping standard. Mais le mythe perdure, c’est ce qui compte…

Ensuite, une fois les suspects appropriés identifiés, des agents du FBI montent une fausse opération de complot terroriste, mobilisant les personnes, suggérant l’idée, fournissent les armes et désignant la cible. Quand tout est en place, on appelle la presse et on monte des arrestations spectaculaires suivies de conférences de presse et de procès avec condamnations à de longues peines.

Dans toutes ces affaires” écrit le Guardian, “on ne nous dit jamais combien de vrais terroristes ont été appréhendés” (une fois enlevés du lot les policiers infiltrés)

Pour Anthony Newell, avocat des droits civiques au Chicago Community Project,

La presse “mainstream” a vite fait de hurler au “complotisme” quand on ose parler de ces opérations comme n’étant rien d’autre que des provocations policières… mais il semblerait bien qu’un certain nombre des personnes qui se sont fait pièger de cette manière par le FBI prévoient de contre-attaquer devant les tribunaux en accusant le FBI de les avoir incités à commettre ces actions.

Bien sûr, vrai ou faux, il sera difficile aux plaignants de faire croire qu’ils sont de pauvres victimes innoncentes, étant donné que – jusqu’à ce que la police vienne les cueillir – elles étaient persuadées de préparer un vrai attentat terroriste. Mais si l’intégralité de l’opération terroriste s’avère être en fait un scénario soigneusement orchestré par le FBI, celui-ci fournissant l’argent, les armes, les explosifs et désignant la cible… alors il va être difficile de ne pas se poser des questions.

Et la première de ces questions sera de savoir pourquoi le FBI utilise ce genre de méthodes. On a presque l’impression qu’ils se sentent obligés de “fabriquer” de faux complots terroristes pour – entre autres – justifier leur existence ainsi que leur (très très importants) budgets.”

 

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GRÈCE : « Permanent Monitoring » par Panagiotis Grigoriou.

12 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

GRÈCE : « Permanent Monitoring » par Panagiotis Grigoriou

 

Mikis Theodorakis - photo Avgi.gr

Dans la rue, on peut désormais sourire au temps. Les mots planent partout, la moindre phrase devient significative, et surtout, elle sonne juste : «On les aura... », « Ils ont peur maintenant... », « Nous ne savions plus comment faire, mais nous trouverons le chemin.... ». Comme ces femmes, travaillant à l'accueil au sein d'une entreprise athénienne : « Il est temps de montrer nos dents à l'Europe ; il y a en a assez, mais nous n'irons tout de même pas sortir de l'euro, l'euro ce n'est pas mauvais en somme, non ? » La réponse, par une de ses collègues n'a pas tardé : « Qu'ils aillent se faire.... et leur euro avec, ce n'est pas le nôtre. Je travaille à temps plein pour 700 euros par mois déjà, et toi Dora, tu touches déjà moitié moins ». Et Dora le confirme : « Je viens d'être embauchée à temps complet pour 350 par mois, je le vois venir, tout le monde sera au même tarif... ». « Si c'est celui-là notre avenir, alors nous revoterons SYRIZA ».

Les heures tournent. Samaras, grand perdant de ces élections aussi, n'a pas réussi à former un gouvernement. Les journalistes se déchaînent sur la nécessite « d'un gouvernement responsable ». Les rumeurs les plus folles circulent sur Internet, les fausses nouvelles aussi, la guerre psychologique reprend de plus belle. La bancocratie n'est pas vaincue, et elle est encore capable d'inventer : « Attendons-nous à des surprises de taille de leur part », me disait une personne, militante au parti SYRIZA. Au KKE par contre, les camarades communistes sont amers : « SYRIZA, prendra la place du PASOK dans la social-démocratie, Kouvelis avec sa « Gauche Démocratique » le fait presque déjà, nous ne sommes pas de la dernière pluie au PC, comment veulent-ils annuler ou même rafistoler le Mémorandum sans quitter l'U.E., et sans priver les capitalistes du vrai pouvoir politique et économique, car le pouvoir gouvernemental à lui seul, ne peut pas suffire ». C'est ainsi que le KKE a rejeté la proposition d'Alexis Tsipras Mardi, encore une fois, c'est « non ».
Samaras de la vieille droite, n'a pas pu former un gouvernement Lundi, ainsi, il s'est souvenu qu'il était « parmi les premiers à critiquer le Mémorandum ». Les médias affolés suggèrent des « solutions car le pays a besoin d'être gouverné », ainsi, ces journalistes – perroquets de leurs patrons, insistent sur le « drame dans lequel nous sommes plongés » depuis dimanche. Sauf qu'ils omettent de dire que nous sommes toujours gouvernés, mais par les agents des Troïkans. Car il y a le feu : lundi déjà, on a noté « l'arrivée à Athènes, de la « Task Force » de la Commission Européenne pour coordonner la réalisation des reformes et pour auditer le ministères. Elle est composée par 30 à 40 personnes, lesquels, vont contrôler les finances publiques, et surtout l'exécution du budget. Ces agents, se sont installés dans les ministères, d'où ils contrôleront les recettes et les dépenses de l'État, une par une. Au même moment, on est en train de former le nouveau Observatoire Permanent du Mémorandum (Permanent Monitoring) dans l'urgence. Le chef de cette structure séjournera de façon permanente à Athènes et ses membres, seront en contact direct avec les équipes installées au sein des ministères, en temps réel. C'est une équipe parallèle à celle du FMI; cette dernière est d'ailleurs hébergée dans un bâtiment appartenant à la Banque de Grèce » (quotidien TA NEA – 8 mai 2012).

Seulement, les Grecs savent désormais que cette fameuse “banque centrale” n'a appartient pas à l'État et ne sert pas l'intérêt commun (évidemment). Alexis Tsipras et son parti SYRIZA le savent également. Sa lettre adressée aux bancocrates, c'est à dire aux dirigeants de l'U.E., nous a fait sourire encore davantage : «  Nous ne reconnaissons pas les signatures des dirigeants PASOK et Nouvelle Démocratie, nous ne reconnaissons plus le Mémorandum et les Traités entre la Troïka et la Grèce, car non seulement ces actes sont illégaux, mais désormais, le peuple dans son immense majorité les désavoue ». Panagiotis Lafazanis, député SYRIZA, prévient même, que la présence de la Troika en Grèce est illégale, ses agents doivent quitter le pays rapidement.


Nous ne connaitrons pas toutes les suites de l'histoire ce soir même. Le système prépare sa “solution”, un plan “B” peut-être avec l'aimable participation de Kouvelis dans un deuxieme temps, qui sait ? Ou encore une autre « nouveauté ». Sauf que les ingrédients d'un autre futur sont déjà dans la marmite. Dans la logique instaurée par le « Mémorandisme réel », dépasser et surtout désamorcer les politiques de rigueur, puis, explorer une autre orientation économique et géopolitique pour la Grèce, oblige à sortir des traités. Ce n'est pas encore très clair, mais à travers l'opinion publique on désigne déjà « l'Europe », comme initiatrice de ces politiques, et pas qu'en Grèce. Ce n'est pas encore clair certes, mais nous y sommes déjà. « Il faut former un grand parti pro-europeen », répète Venizélos, et il sait pourquoi.
 
Ce n'est pas impossible, sauf que SYRIZA veut mobiliser le peuple et créer un front de gauche encore plus large et peut-être pas uniquement de gauche. J'entends autour de moi de gens qui se disent fiers de SYRIZA, « pour notre dignité retrouvée », c'est déjà un pas vers la liberté. D'autres par contre, avouent une certaine inquiétude, comme cette personne hier matin pendue sur son mobile, dans une rame du RER athénien : « Ah, oui je sais, il n'a pas été élu député, de toute façon c'est la catastrophe donc c'est fichu, mon affaire ne marchera pas... »
L'ancien ordre politique s'effondre. Sur les ondes de la radio Real-FM lundi après midi, lors d'une émission, les deux animateurs ont fait lire les messages des auditeurs à l'antenne. Pour plus d'un tiers, ces messages concernaient l'Aube dorée. Les auditeurs, tantôt ils ont exprimé leur indignation, tantôt les messages de sympathie n'ont pas non plus manqué : « Je ne suis pas fasciste, mais j'ai voté pour eux, j'en ai assez de ces voleurs des partis politiques, des occupants de notre pays et des immigrés clandestins qui occupent nos villes ». Le raisonnement peut tourner en boucle sans entraves, sa « simplicité » également tournera en boucle, car on ne bâtit pas un projet de société humaniste qu'à partir de la seule partition du désespoir et du rejet. Il en faudra davantage, à la fois dans la sphère du réel (et de l'action), puis, dans la composition de l'imaginaire collectif, sauf qu'un tel imaginaire ne se fabrique pas en une campagne électorale après trente ans de népotisme, de corruption et de consumérisme. « J'ai participé au mouvement des indignés; l'été dernier. Finalement, le Mémorandum m'a obligé à partir. Je vous téléphone depuis Dubaï, j'y suis car c'est ici que j'ai enfin trouvé du travail, disons correctement rémunéré. Je ne souhaite cet exil pour personne, et l'Aube dorée est une honte pour notre pays, j'ai honte d'être Grec, tout en partageant la joie des amis de SYRIZA », a ajouté un autre auditeur qui suivait l'émission sur internet.

Fait significatif, à un certain moment de l'émission, la co-animatrice, a informé son collègue, « que le standard est submergé d'appels « insistants » de certains membres de l'Aube dorée ». « Fais attention à ce que tu dis », a-t-elle lancé s'adressant à son collègue. « Ne t'inquiètes pas, je connais certains de ces garçons de l'Aube dorée, car ils aiment la nuit comme moi... Les mecs sont intéressants... Certes, je suis en désaccord politique avec eux, mais nous échangeons sur bien d'autres points », a aussitôt précisé le principal animateur, l'air pourtant gêné, car ceci devint audible, rien que par le timbre de sa voix. Évidemment, il y a urgence, car entre « les mecs intéressants » des quartiers du Pirée, et ceux, tout autant « intéressants », générateurs de la politique dictée à Bruxelles ou à Wall Street, il y a de quoi faire, surtout lorsqu'on considère qu'entre le fascisme bancocrate et son alter ego de l'Aube dorée, une autre réalité doit se construire.

Notre paysage politique change enfin. Samaras et sa droite sous la panique, aspire à réunifier toutes les formations du « bloc européen », pensant aux prochaines élections. « Un piètre politicien, comme son copain de chambrée, Papandréou, du temps de leurs études sur le campus de l'Université américaine, décidément cette Amérique.... », telle fut la, pensée du jour sous un abri bus, le premier lundi de la rentrée de l'espoir, et tout le monde a rit.

« Nous abrogerons les engagements du Mémorandum » a déclaré le député SYRIZA Panagiotis Lafazanis (« radio Flash » – 8 mai), « Nous n'irons pas faire entrer par la fenêtre ce que le peuple a fait sortir par la porte », a rajouté Nadia Valavani (élue SYRIZA à Athènes), interviewée par les journalistes de la « radio skai » lundi également.
Il est évident qu'autour de SYRIZA, un nouveau mouvement s'organise déjà. « Je soutiendrai de toutes mes forces Alexis Tsipras dans ses efforts de former un gouvernement qui abrogera le Mémorandum et qui aura comme but, la reprise en main de la souveraineté nationale de notre patrie. Je lance un appel à tous les patriotes et à tous les esprits créatifs de notre pays, il faut contribuer pour que la Grèce retrouve le chemin de l'autonomie, du progrès et de la renaissance », a déclaré Mikis Theodorakis (quotidien AVGI, proche de SYRIZA, dans son édition du 8 mai).

L'empire contre attaquera sans doute, dès demain, mais il a perdu une première bataille psychologique. Nous savons que nous pouvons déjà faire basculer les places boursières, rien que par le vent qui tourne. La suite sera plus longue et plus incertaine...

Panagiotis Grigoriou est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Panagiotis Grigoriou publiés par Mondialisation.ca

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Pour info : Dépêche AFP, manifestation "des identitaires" devant le siège du PS à Nice.

12 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

croisière 2011 056Pour info : Dépêche AFP

Environ 170 partisans de Nissa Rebela, le mouvement des identitaires
niçois associé au Bloc Identitaire (extrême droite), ont manifesté ce
soir devant la permanence du PS à Nice, contestant la "légitimité" du
nouveau président François Hollande. Le rassemblement s'est déroulé dans
le calme, devant une permanence aux portes closes, a constaté une journaliste.

 

Dans la petite foule essentiellement composée de jeunes hommes, brandissant drapeaux tricolores, du Comté de Nice et des banderoles noires sur lesquelles on pouvait lire "Hollande n'est pas mon président", avaient pris place des membres du Front national et de l'Entente Républicaine de l'ancien maire de Nice, Jacques Peyrat. Parmi les slogans scandés par les manifestants, on pouvait entendre: "Ni bobo, ni boubou, ici on est chez nous", "Les socialistes, on en a marre, les communistes, on en a marre, l'immigration, y en a marre", "Dans les facs, dans les lycées, nous allons résister" ou encore "A l'adoption, au mariage gay, nous allons résister". "Nous ne contestons pas à l'élection de François Hollande sa légalité, mais sa légitimité puisqu'il n'y a que 32% des Français en âge de voter qui se sont portés sur sa candidature", a expliqué au micro Philippe Vardon, leader de Nissa Rebela, appelant à
"résister dans la rue". "On ne veut pas voir flotter de drapeaux étrangers comme sur la place Masséna dimanche soir", où avaient afflué les sympathisants de François Hollande pour fêter la victoire de leur candidat, a encore déclaré M. Vardon, dont le mouvement avait soutenu la présidente du FN Marine Le Pen à la présidentielle.

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La révolution islandaise mérite d'être connue.

9 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

carte-10-copie-1.jpgBonjour.
  
La révolution islandaise mérite d'être connue. Les nouveaux chiens de garde ont bien fait leur travail. Les caresses des maîtres du monde sont tant et tant recherchées!!!
  

Publiée le 29 avril 2012 par OpenYourEyesMind

C'est le moment ou jamais ! Il faut diffuser cette vidéo et parler autour de soit de ce qui se passe en Islande. Ce qui se passe est historique et j'espère que la contagion gagnera le reste du monde soit-disant libre. Cette vidéo est la preuve que nous povons changer les choses et je remercie Peter de "The Plot 911" de l'avoir mise en ligne. C'est par soucis de maximisation de sa diffusion que je me permet de la mettre à nouveau en ligne. N'hésitez pas à faire comme moi en changeant le titre pour que cette vidéo se propage comme un virus, vous participerez ainsi à la libération !

Original:
https://www.youtube.com/watch?v=PId9igNyXoM


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Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012

Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste. Www.contralatortura.cl Dispatch

Source : Actualutte via leveil2011

source : http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/23/apres-son-refus-de-payer-sa-dette-l%E2%80%99islande-fera-le-triple-de-la-croissance-de-l%E2%80%99ue-en-2012/#more-20236

 

 

 

 

Cordialement.
 
Lucien Pons.
  
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