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Le blog de Lucien PONS

Résultat pour “la vente d'alsthom ”

La vente d'Alsthom à l'étranger doit nous conduire à organiser la Résistance.

28 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le traité Transatlantique., #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La mondialisation, #Terrorisme

La vente d'Alsthom à l'étranger doit nous conduire à organiser la Résistance.

Bonjour.

Suite à la réunion du 27 octobre 2015 de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » sur l’urgence de créer un Front de Libération Nationale, voici une information essentielle concernant la perte de notre souveraineté. Il s’agit du scandale de la vente d’Alsthom aux américains et de la perte d’indépendance de notre pays par rapport à l’Empire anglo-saxon. Il s’agit ni plus ni moins du pillage de la France par l’étranger. Concernant ce dossier, le silence assourdissant des acteurs traditionnels devant cette rapine est pour le moins inquiétant et doit nous interroger sur l’existence de cette collaboration passive avec des puissances étrangères. Ces piliers de notre vie politique et économique sont le milieu économique (les entreprises françaises), le gouvernement et le milieu politique (les différents partis ainsi que les associations politiques d’éducation populaire), les média (la presse écrite et audiovisuelle, la presse en ligne [Médiapart]) et enfin le milieu syndical.

Cela met en évidence la nécessité absolue de tout mettre en œuvre pour recouvrer notre indépendance et notre souveraineté. C’est ce débat que nous avons eu le 27 octobre dans notre association. La vidéo ci-dessous doit finir de nous persuader de la justesse de la stratégie adoptée. Le rassemblement des républicains des deux rives est plus que jamais nécessaire. Comme au temps de l’occupation allemande durant la seconde guerre mondiale le peuple doit se lever et s’unir pour résister au pillage de notre pays afin de protéger notre modèle social.

Amitiés

Lucien Pons.

Un message de José à Nantes depuis deux ans environ.

C'est du très très lourd !!!
Un nouveau document sur la vente d'Alstom à General Electric : Histoire d'une guerre économique (et d'une forfaiture relevant de la haute trahison).
On peut s'interroger sur la passivité des acteurs politiques , économiques , mais aussi de la presse et même de dirigeants syndicaux dans cette affaire édifiante qui en dit long sur l'impérialisme US et de son bras armé l'UE .
...

La vidéo d’Eric Denécé et de Jean-Michel Quatrepoint.

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Vive réaction d'un citoyen devant la tentative de discrédit du mouvement des Gilets jaunes par le gouvernement le 24 novembre 2018.

26 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Les Gilets Jaunes

Vive réaction d'un citoyen devant la tentative de discrédit du mouvement des Gilets jaunes par le gouvernement le 24 novembre 2018.

 

Révoltant !

Le comportement des journalistes rampants, ceux des médias de l’audiovisuel, pas un seul pour dénoncer les provocations policières et les charges à grands renforts de lacrymogènes sans que les manifestants n’aient changé de comportement qui était « Bon enfant ».

Les policiers n’ont pas agi d’eux-mêmes, les ordres sont venus d’en-haut !

A force de reculer, même si l’on est pacifique, il ne se présente que deux solutions aux citoyens en jaune :

1er fuir ! Et retourner penauds dans leurs provinces avec un sentiment de défaite humiliante.

2ème Résister ! Ne pas se faire piétiner physiquement par les CRS et, le plus important, ne pas se faire piétiner politiquement par ce pouvoir qui devient de plus en plus illégitime !

A trop mépriser le peuple, celui-ci se rebiffe et lève la tête, désormais rien ne sera plus comme avant, plus de pardon, plus d’excuse, la seule phrase que j’ai entendue auprès des Gilets Jaunes c’est, Macron démission !

Est-ce la solution ? Est-ce le bon moyen ? Pourquoi-pas! Décidément cet homme a trop abimé la France. Même Attila n’a pas été aussi destructeur.

Rendez-vous compte ! Ci-dessous la liste de ses méfaits : (de mémoire)

1 Vente de SFR à l’homme le plus endetté d’Europe Patrick Drahi, résultat, SFR glisse vers la faillite.

2 Vente de Alsthom aux Américains, désormais notre porte avion et nos centrales nucléaires dépendront du bon vouloir de Mr Trump et de ses industriels.

3 Prise de pouvoir aux élections présidentielles avec l’aide de ses copains les oligarques propriétaires de l’ensemble des médias papier et audio-visuel en pratiquant la désinformation, art dans lequel il est devenu maitre avec l’aide de son Philippe Henriot actuel alias Christophe Castaner le plus opportuniste et servile des ministres couchés.

Nous n’avons pas entendu Edouard Philippe ces jours-ci peut-être sent-il que ça chauffe pour ses fondements celui que l’on qualifiera de Pierre LAVAL d’un gouvernement exécré et honni qui a perdu toute légitimité car malgré les lois, le peuple reste souverain.

4 Mépris total du peuple Français en lui imposant des lois et taxes insupportables telle que la suppression de l’impôt sur la fortune et en imposant la « flat taxe » et bien sur la longue liste des taxes supplémentaires : CSG + 21%, Fuel + 36%, Carburants +12%, Cartes grises +15%, Gaz +7%, PV stationnement +130%, Mutuelles +6%, Timbres +10%, Forfait hospitalier +15%, Frais bancaires +13%, Contrôle technique +23%, Assurances + 4%, Bus +3%, Electricité +17%, Péages +1.5%, Tabac +10%, bon, je m’arrête là mais le plus grand danger est encore à venir car tout ceci n’était qu’un échauffement, figurez-vous que ce roitelet nous prépare la vente des bijoux de famille, c’est-à-dire la vente de nos barrages hydrauliques, la vente des aéroports de paris (sachant ce qu’ont fait les Chinois de celui de Toulouse), la vente de la Française des jeux (sachant ce qu’elle rapporte à la nation) La vente de l’exploitation de nos chemins de fer aux autres compagnies mondiales, la concurrence je veux bien mais non faussée car les Cie étrangères ne prendront que les lignes les plus rentables et laisseront les lignes secondaires se dégrader lentement, tout le contraire du sens de l’histoire qui réclame plus de trains et moins de routes pour tous les voyageurs et marchandise qui se déplaces dans la France profonde.

J’arrête-là ma diatribe car après la deuxième page plus personne ne lis.

Michel GATEAU             

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Le pillage organisé de la France par les américains.

8 Juillet 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'armée française, #L'OTAN., #Terrorisme, #Le fascisme

Le pillage organisé de la France par les américains.
Le pillage organisé de la France par les américains.

 

Bonjour.

 

L’article que je vous soumets est à lire avec beaucoup d’attention. Il faut également le conserver. Plusieurs pistes sont à explorer à partir de ce dernier

 

  • L’étrange connivence entre les groupes terroristes (Daesch, Al Nosra, EI, Etc. …), le Qatar, l’Arabie Saoudite, etc. …, et la France.
  • La dangerosité de la loi sur le renseignement, votée le 24 juin 2015 par les députés en première lecture
  • La puissance de « l’Etat profond » en France. Ce dernier est entièrement au service des USA et influence le gouvernement français : La vente des Mistrals à la Russie, le pillage d’Alcatel, le racket imposé à Peugeot, le racket imposé à la BNP, la prise de contrôle stratégique d’Alsthom ( fin de l’indépendance de la France), etc. …
  • La destruction programmée de notre état nation. Intégration européenne par l’Acte III de la décentralisation (Les landers français, la loi NOTRe, la loi ALUR, la loi Déontologie, etc…).

 

Pour appuyer ces propos, quelques points forts :

 

  • La révélation de François Mitterrand peu avant sa mort : « Au milieu des entretiens publiés dans le livre de Georges-Marc Benhamou Le dernier Mitterrand, l’ex-chef de l’Etat glissait : La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ».

 

  • Les sanctions contre l’Iran, l’éjection de Peugeot du marché iranien et la fermeture de l’usine d’Aulnay sous-bois :  Milad Jokar, « Rapport Sénat : “La France grande perdante des sanctions contre l’Iran” », 15 septembre 2014 : « [L]a délégation française parle d’une forme particulière de violence qui s’apparente à une sorte de “kidnapping économique”. Elle exprime sa vive désapprobation face aux sanctions extraterritoriales imposées par le droit américain (…) La délégation a relevé que “la France témoigne d’une application stricte, voire zélée, des différents régimes de sanctions”.

 

 

 

Avec la main mise américaine sur ce secteur stratégique, la dissuasion nucléaire voulue par le général De Gaulle ne sera plus effective. La France et son peuple seront donc soumis au bon vouloir des maîtres du monde. Nous pouvons donc subir le même sort que la Libye, la Syrie, etc…, si les intérêts de ces psychopathes sont en jeu !

 

 

  • La loi sur le renseignement : Antoine Lefébure, « La loi renseignement va mettre la France sous la coupe des Américains », Slate.fr, 10 juin 2015 : « Le 31 octobre 2013, sur France Inter, Jean-Jacques Urvoas, député concepteur de la loi française sur le renseignement, se lance soudain dans une déclaration spontanée, répondant à une question qui ne lui est pas posée. Le signe d’une préoccupation, de la volonté de vouloir faire passer un message à un interlocuteur dont il ne dira rien : “Ce qui serait scandaleux, c’est que nous fournissions, nous Français, des éléments aux Américains portant sur des Français ! Cela serait inadmissible!” Et le journaliste de France Inter de demander : “Et cela n’a pas été le cas ?” “Je ne peux pas vous le dire, je ne sais pas. Je vous le dirais avec plaisir si j’en avais la certitude, mais je n’ai pas les éléments pour le dire aujourd’hui ; mais je ne le crois pas, ce n’est pas la culture de la DGSE.”

 

Vous avez là quelques éléments qui doivent vous inciter à approfondir vos connaissances sur ces sujets fondamentaux.
 
Voici maintenant l’excellent
article de Maxime Chaix
 

.

L’État profond « français » Al-Qaïda : terroriste en Occident, alliée au Moyen-Orient.

Depuis le 11-Septembre, on observe un basculement de nombreux États occidentaux vers une forme d’ultrasécuritarisme, imposé verticalement au nom de la lutte antiterroriste. Ce phénomène se caractérise notamment par l’adoption de mesures introduisant la notion de « pré-crime » dans la loi, ce qui est préoccupant.

 

[…]

 

Or, du fait du conformisme, de l’incompétence, voire de la complicité (5) de la plupart des médias grand public, une réalité profonde aussi déplaisante qu’irréfutable est dissimulée : depuis 2011, certains États occidentaux – dont le gouvernement français – ont soutenu des réseaux terroristes en Syrie, principalement via la Turquie (6) et les hydrocarbomonarchies du golfe Persique. (7) Datant de 2012, une évaluation secrète du Renseignement militaire du Pentagone confirme (8) ce soutien clandestin de l’Occident et de ses alliés moyen-orientaux en faveur de groupes jihadistes sur le territoire syrien ; dans ce document, cette agence anticipe avec deux ans d’avance la création d’un « État Islamique » à cheval entre l’Irak et la Syrie. (9)

[…]

Or, l’instrumentalisation périlleuse de groupes islamistes par les puissances occidentales et leurs alliés n’est pas une nouveauté, le soutien massif de la CIA aux « Arabes afghans » dans les années 1980 en étant l’exemple le plus connu du grand public ; par la suite, ce mode opératoire a de nouveau été appliqué en Bosnie, au Kosovo et en Libye. (15)

Politiques profondes de l’État français, hydrocarbomonarchies et jihad anti-Assad

[…]

 

Dans tous les cas, en coordonnant sa politique syrienne avec le Qatar et d’autres pays hostiles à Bachar el-Assad, l’État français a offert son appui diplomatique à des « rebelles » dont la modération est loin d’être avérée. En 2012, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait d’ailleurs déclaré au journal Le Monde que les jihadistes du Jahbat al-Nosra – c’est-à-dire d’al-Qaïda en Syrie – faisaient du « bon boulot » sur le terrain, (20) Daech faisant alors partie de cette milice avant la scission en avril 2013 entre al-Nosra et l’EI. (21) L’année précédente, d’autres groupes jihadistes liés à al-Qaïda, dont le GICL d’Abdelhakim Belhadj, avaient été intégrés aux opérations de l’OTAN en Libye.

 

[…]

 

Les médias français ne font pas mystère d’une alliance entre le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie pour soutenir cette milice d’al-Qaïda et faire tomber le régime de Bachar el-Assad. (36) Sur le terrain, il semblerait que Daech en soit le principal bénéficiaire, selon le journaliste Jean-Michel Quatrepoint. (37)

Le paradoxe qui découle de ces politiques aventuristes est que la démocratie est menacée en Occident au nom de la lutte antiterroriste, alors que les principaux réseaux jihadistes sont aujourd’hui des alliés des pouvoirs profonds de l’OTAN,

 

[…]

 

Le système de gouvernance abyssale de l’« État profond »

Selon le docteur en Sciences politiques et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott – dont je suis le principal traducteur francophone –, l’« État profond » est « un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. » (41) Afin d’illustrer un tel pouvoir, je vais citer un exemple méconnu, mais sur lequel nous reviendrons à travers cette analyse. Il s’agit des réseaux clandestins que la NSA a tissés avec la DGSE, dont les procédures d’échange massif de renseignements échapperaient au contrôle et à la supervision des responsables politiques français – selon les informations du journal Le Monde basées sur des documents internes de la NSA. (42)

 

[…]

 

Comme nous venons de le souligner, cette « omnipuissante » (46) agence états-unienne collabore déjà avec la DGSE, mais dans un cadre extralégal et visiblement non supervisé par l’État français.

 

[…]

 

Il en résulte une accélération du déclin commercial, technologique et industriel de notre pays, avant tout en faveur d’une puissance étrangère hégémoniste – dont la DGSE semble être officieusement devenue une extension, voire un réseau d’influence à part entière. Et la tendance ne pourra hélas s’inverser de sitôt au vu de la proportion de « Young Leaders » composant notre gouvernement actuel (83) et son « opposition », (84) certains d’entre eux faisant partie intégrante de l’État profond « français ». Par conséquent, à défaut de pouvoir inverser cette tendance en votant aux prochaines élections nationales, je vous remercie d’avance de transmettre cet article à vos responsables politiques (députés, sénateurs, ministres, Président de la République, etc.). Ce faisant, n’hésitez pas à leur demander des comptes, car il est inacceptable que nous financions, en tant que contribuables, un État profond supranational qui déstabilise notre économie et menace notre démocratie dans ses fondements mêmes.

Et puisque des millions de vies humaines sont en jeu, il est encore moins acceptable que l’État français, via ses services spéciaux, mène des politiques clandestines et irresponsables qui conduisent à renforcer des réseaux djihadistes au Moyen-Orient, alors que le gouvernement est censé lutter contre le fléau du terrorisme islamiste. 

 

 

La suite sur le site « de defensa »:  http://www.dedefensa.org/article-l_tat_profond_fran_ais__27_06_2015.html

 

Bien cordialement

 

Lucien Pons

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Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

16 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #Alstom, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Publié par El Diablo

 

 

Les travailleurs d’ALSTOM Belfort défendent L’INTÉRÊT NATIONAL ! (PRCF)

Communiqué du POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, 14 septembre 2016

La casse annoncée d’Alstom-Belfort, matrice du célèbre groupe français du ferroviaire (on produisait déjà des locomotives à Belfort au 19ème siècle !), est une étape de plus dans la liquidation de la nation et du produire en France par l’oligarchie capitaliste à genoux devant la funeste « construction » européenne.

Il y a quelques semaines, le PRCF avait déjà mis en garde contre l’euphorie médiatique sur commande à propos d’une grosse commande passée à Alsthom pour la construction de rames TGV… à construire de A à Z aux USA sur la base de la technologie française. Cette manière de procéder, que pratique aussi AIRBUS, n’est rien d’autre qu’une manière de brader les « bijoux de famille » de la Nation.

De même le PRCF n’a-t-il cessé de dénoncer la manière dont la SNCF de M. Pépy, de plus en plus euro-privatisée, trahit le ferroviaire français sans souci de l’emploi en France et avec pour seule obsession l’augmentation des marges.

On voit aussi combien certains syndicats de cheminots ont eu tort d’accompagner l’euro-régionalisation de la SNCF alors que le transport par train doit rester une grande affaire nationale : et c’est encore plus vrai à l’heure où la contre-réforme territoriale, qui « länderise » le territoire national et qui se conjugue à l’euro-austérité budgétaire, étouffe les capacités de financement du transport par rail dans les régions. Plus généralement, il faut dénoncer l’avidité du patronat « français » qui saisit toute occasion pour casser l’outil industriel, déclasser la combative classe ouvrière de France et exploiter sans vergogne les énormes opportunités de surprofit impérialiste que lui offre structurellement l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (définition de l’UE dans le traité de Maastricht).

Le rôle néfaste des Hollande, Macron, Valls et Cie doit également être dénoncé : totalement acquis au MEDEF et à l’UE, ces gens ont pleinement collaboré au dépeçage d’Alsthom et à son rachat partiel à vil prix par le grand capital US. Les jérémiades de Hollande promettant le maintien de l’emploi sur place et feignant de « gronder » la direction d’Alsthom, relèvent donc de la pure hypocrisie préélectorale. On a vu à Floranges, Aulnay-sous-Bois, Amiens, etc. ce que valent ces promesses.

Dans ces conditions, le PRCF et sa commission luttes

a)     Expriment leur solidarité totale aux travailleurs d’Alstom : zéro suppression d’emploi à Belfort, le départ de la firme de cette ville serait un assassinat pour cette région, pour les salariés et les PME sous-traitants, pour la nation. La France a besoin de produire tous ses trains en France et de développer fortement, non le transport par autocar (loi Macron), mais le transport par rail rapide et à bon marché. Et pour cela il faut une filière nationalisée franco-française intégrant la SNCF, la RATP et Alstom !

b)     Exigent la nationalisation à 100% d’Alsthom, avec l’intervention démocratique des salariés dans la gestion ; aucune indemnité publique pour Bouygues et pour les gros actionnaires profiteurs et incapables !

c) Exigent que la SNCF renationalisée, absorbant les compagnies privées prédatrices et dotant leur personnel du statut de cheminot, unifiée et réunie à SNCF réseau passe désormais toutes ses commandes à Alstom et qu’à l’inverse, ce groupe (tout en coopérant de manière mutuellement profitable avec d’autres pays) privilégie de nouveau les débouchés français ;*

d)     Appellent les travailleurs, notamment les cheminots et les salariés du ferroviaire qui veulent reconstruire le « produire en France » industriel et agricole à revendiquer haut et fort le FREXIT progressiste car, dans le cadre de « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui caractérise l’UE, les nationalisations franches et la planification nationale sont interdites (interdiction des « monopoles d’Etat »), de même qu’est inconcevable la planification de la reconquête industrielle à partir d’un fort secteur public d’Etat démocratisé.

Assez rêvé d’une impossible « Europe sociale » dans le cadre de l’euro et de l’UE, il faut sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme pour reconquérir l’indépendance nationale, l’emploi productif et le progrès social, coopérer avec tous les continents et remettre sur ses rails la lutte révolutionnaire pour le socialisme.

 

SOURCE:

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COMMENT LE PS ET L'UMP ONT VENDU AIR FRANCE

11 Octobre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Economie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme

COMMENT LE PS ET L'UMP ONT VENDU AIR FRANCE

 
 
Photo de Pierre Jovanovic.
Pierre Jovanovic

MISE A JOUR MARDI: COMMENT LE PS ET L'UMP ONT VENDU AIR FRANCE : HOMMAGE AUX SYNDICALISTES
du 6 au 9 octobre 2015 : Lundi toute la journée, la France a assisté, hallucinée, à des actes d'une violence rare lors de négociations syndicales chez Air France. Ce qui s'est passé hier EST UNE VRAIE PREMIERE, témoin de la révolution 2.0 qui s'amorce dans le pays.

Pourquoi ?

Parce que les acteurs de ces violences ne sont pas des ouvriers de base, ils ne travaillent pas à la chaîne les doigts pleins de graisse noire sur une ligne de montage, ni dans les mines de Lorraine, ni dans une usine de dépeçage de poulets ou de porcs, ils ne sont pas des chauffeurs de taxis en colère contre UperPop. Non: ils travaillent chez Air France, l'une des compagnies aériennes les plus luxueuses et la plus "classe" du monde.

Mécaniciens, Personnel d'Accueil, Stewards, Hôtesses et Pilotes, ils portent tous dans leur tête et sur leur uniforme le symbole de tout ce qui a fait "la France", la vaisselle créée sur mesure Haviland, leurs habits dessinés par les plus grands couturiers, le champagne en Classe Affaires, etc., avec leurs qualifications sanctionnées par les standards professionnels les plus sévères et les plus élevés au monde.

Et d'un seul coup d'un seul, ces hommes et ces femmes, toujours prévenants et aimables avec les passagers, aux doigts manucurés et au cou délicatement parfumé par Hermès, Dior our Guerlain, eux qui ont fait la réputation mondiale de la douceur d'Air France, ont soudain exprimé leur colère pour la Ne humiliation que leur fait subir leur direction...

La DRH d'Air France leur avait promis voici 8 mois qu'il n'y aurait plus de licenciements. Et voici que d'un seul coup d'un seul, Xavier Brosseta leur annonce 2900 départs de plus !!

Mais comment osent-ils ?

Et ils s'étonnent que des gens parfaitement bien élevés, soudain, "pètent un plomb" devant tant de sauvagerie sociale, de fourberie et de mensonge!

Manuel Valls, qui n'a jamais travaillé de sa vie, a condamné les violences de... Tokyo. Pauvre type. Il en sait pas ce que c'est que de perdre soudain son salaire. Le DG Frédéric Gagey a pu s'enfuir, mais le DRH Xavier Brosseta a été attrappé par le personnel naviguant qui lui a/ont mis quelques baffes. Comme dans un film, il est reparti chemise en lambeaux et torse nu, sous la protection de vigiles. Les photos surréalistes et les vidéos ont depuis fait le tour du monde.

Mais ce que les médias "aux ordres" ne vous disent pas, c'est que ces licenciements sont dus en grande partie au démembrement d'Air France, organisé par Nicolas Sarkozy et son équipe qui ont commencé à vendre la France au Quatar... Ne soyez pas étonnés par exemple d'apprendre que certaines lignes fermées par AF ont été transferées au Quatar... Quand au programme de fidélité, il a été signé avec... American Express, malgré l'opposition radicale en interne des gens en charge du dossier (merci à ma lectrice Ray, bises).

Je vous avais expliqué il y a environ 7 mois que le nouveau logo de la compagnie (regardez bien) n'est plus AIR FRANCE (lettres grasses avec un espace) mais bien AIRFRANCE (lettres maigres sans espace), et que les trois couleurs du drapeau de la France (hautement symbolique) ont été enlevées pour ne laisser que le... rouge.

La fusion Air France-KLM avait été le premier pas de la destruction. L'esprit français n'avait rien de compatible avec l'esprit protestant hollandais, connus pour leur sens de l'économie (pour ne pas dire radinerie) et leur manque total de savoir faire. KLM était une compagnie médiocre et triste avec aucune envergure. Mais cela a permis de semer progressivement la zizanie au sein de la compagnie française... Et la destruction a commencé. De l'intérieur. Des postes stratégiques qui devaient revenir à des Français, ont été donnés à des Hollandais qui n'en avaient que faire d'Air France. Le reste, vous l'imaginez. Les "clashs" entre Paris et Amsterdam ont été innombrables, au détriment d'AF évidemment.

Vous ne voyez pas que c'est la même politique/campagne de déstabilisation qui agit en ce moment chez Air France que celles qui ont détruit Alsthom, Areva, GemPlus, Alcatel, etc. ?

Air France ne doit plus exister parce que sa réputation et surtout son chiffre d'affaires gênent encore trop de monde, en particulier les Quataris et les Américains.

Et que scandaient les hôtesses à la manifestation de hier? "On est chez nous !" pour rappeler que les Quataris n'ont pas encore le pouvoir au sein de la compagnie.

C'est absolument énorme !

Vous l'avez vu ça sur BFM-WC ou I-tele ? Evidemment que non, trop politiquement incorrect pour ces journap*****...

Petit rappel de notre lecteur Mr Lacoste. "Cerise sur le gâteau: François Hollande a remis personnellement la Légion d'Honneur au PDG de Quatar Airways. La trahison des "Elites" est au grand jour, ou: Quand ces même Elites décident de sacrifier Air France". Et Mr Lacoste ajoute, "le Quatar devrait s'écrire avec un B" (LoL).

A la même période, oyez manants, pardon, PNC, cette petite info était tombée: "Mardi, lors du Salon aéronautique du Bourget, le PDG de la compagnie Qatar Airways, Akbar Al-Baker, a annoncé avoir obtenu des droits de trafic supplémentaires vers Lyon et Nice. Pour le PDG, cela "n'a pas de lien" avec la vente de 24 Rafale à l'Emirat début mai. Il affirme: "que les droits étaient en négociation depuis plus de deux ans" ... Les décideurs économiques lyonnais avaient lancé une pétition pour libérer des droits de trafics supplémentaires pour l'aéroport lyonnais notamment pour Emirates" (lien la Tribune).

Ah oui, j'oubliais... il y a aussi Emirates Airways qui veut sa part.

Reprenons d'abord le Quatar: "Rafale: Air France serait le grand perdant de la vente au Qatar. C’est un contrat à 6,3 milliards d’euros. La vente officielle de 24 Rafales au Qatar a été signée, en présence de François Hollande, lundi 4 mai à Doha ... Si l’engagement de Jean-Yves Le Drian a sans doute facilité les discussions avec le Qatar, il semblerait surtout que Paris ait dû lâcher sur certaines conditions posées par les Qataris. Et notamment sur les droits de trafic pour Qatar Airways vers la France, expliquent Les Echos.

Doha réclamait en effet davantage de vols que son quota de 21 vols hebdomadaires et souhaitait « pouvoir desservir la province en direct, en plus de Paris ». Selon le quotidien économique, le Qatar a finalement obtenu gain de cause. La semaine passée, François Hollande a annoncé à l’émir qu’il autorisait la compagnie qatarie à atterrir et décoller à Lyon et Nice, « plusieurs fois par semaine ». Cette décision ne devrait guère enchanter Air France, qui pousse pour que l’Etat n’accorde plus de nouveaux droits aux compagnies du Golfe, note La Tribune.fr. Le PDG d’Air France dénonce ainsi une concurrence déloyale, soulignant que ces compagnies paient très peu de redevances aéroportuaires dans leurs pays. Or, en concédant davantage de vols à Qatar Airways, l’Etat français risque d’avoir du mal à résister aux mêmes demandes pressantes des compagnies des Emirats, telles qu’Emirates ou Etihad Airways."

ET POURQUOI QUATARI, EMIRATES AIRWAYS, ETC. VEULENT LES POINTS D'ATTERISSAGE EN FRANCE A CE POINT?

Parce qu'ils savent que la partie démographique des Français musulmans n'ira qu'en croissant (LoL) grâce aux taux de fertilité, et que tous ces gens auront besoin de se déplacer en avion, et AUSSI (en fait SURTOUT), de faire leur pélérinage à la Mecque, comme tout musulman se doit de le faire au moins une fois dans sa vie.

A ce propos, avez vous remarqué la campagne de pub massive de Turkish Airways sur les chaînes d'info BFM et Itele ? Suivez le fil...

Donc, immense respect au personnel gréviste d'Air France qui a montré hier qu'il y a encore des Résistants dans ce beau pays vendu morceau par morceau par les traîtres qui nous gouvernent.

Merci à Nicolas Sarkozy et à François Hollande. Ils nous ont montré sans le faire exprès que les syndicalistes d'Air France ont encore le sens de la dignité humaine face au capitalisme sauvage qui veut juste vous jeter à la rue en vous dépossédant de votre travail pour vous remplacer par un pauvre hère à 300 euros. Les syndicalistes AF sont entrés dans la Résistance. La vraie. Celle qui est violente. C'est ainsi que les grandes révolutions commencent.

PS: Bruno Matheu, le patron du long-courrier Air France avait démissionné, car débauché par Etihad, la compagnie d'Abu Dhabi QUI POSSEDE AUSSI des participations massives dans Alitalia, Air Berlin, Air Seychelles, Air Serbia, Aer Lingus, Darwin Airlines, Jet Airways et Virgin Australia.
MISE
Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2015

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Belfort est préservé, mais Alstom a-t-il un avenir? Par Martine Orange

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Alstom, #Le grand banditisme

Belfort est préservé, mais Alstom a-t-il un avenir?
4 octobre 2016 | Par martine orange
Plus de 700 millions d’euros de commandes publiques vont être engagés pour sauver Belfort et ses emplois. Si ce plan permet d’assurer le maintien du site historique d’Alstom, l’avenir du groupe ferroviaire reste incertain. Alstom peut-il se maintenir seul ? L’absence de stratégie industrielle claire et le gaspillage de 3,2 milliards d’euros en rachat d’actions posent question.
 

Belfort est sauvé ! Il n’y aura pas de fermeture de site, pas de suppression d’emplois. Toute la ville a soufflé en découvrant, mardi 4 octobre, le plan gouvernemental destiné à aider le site d’Alstom après 2018. En un mois à peine, le gouvernement a bâti un programme massif pour éviter la fermeture du site historique du groupe, ainsi que la disparition de 450 emplois directs et environ 1 000 emplois indirects. Pour sauver Belfort, l’État a mis les moyens : pas moins de 700 millions d’euros vont être engagés pour l’achat de nouvelles rames TGV, sans compter les commandes à venir sur les nouveaux trains intercités.

Le sauvetage de l’usine de Belfort le vaut bien. Alors que la suppression de 5 000 postes à SFR est engagée dans l’indifférence générale, le dossier d’Alstom à Belfort menaçait de devenir un nouveau Florange à la veille de l’élection présidentielle, illustrant à nouveau le déclin industriel de la France et l’impuissance des pouvoirs publics à l’enrayer. Le gouvernement a donc mis tout en œuvre pour éteindre l’incendie qui couvait, raclant les fonds de tiroir, utilisant tous les expédients de la commande publique pour trouver une solution.

Sur les murs de Belfort © D.ISur les murs de Belfort © D.I

 

« Il faut se réjouir que les emplois soient maintenus, mais tout cela relève du bricolage industriel », n’a pu s’empêcher de commenter Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste sur France Inter, tandis que la droite dénonçait le « rafistolage pré-électoral ». L’ensemble des mesures prévues a de fait des allures de catalogue. Dans un premier temps, l’État va commander quinze rames de TGV (roulant à la vitesse des trains Corail) et six rames destinées à la ligne Paris-Turin-Milan, selon les annonces présentées par le secrétaire d’État à l’industrie, Christophe Sirugue, aux élus locaux. Ces commandes devraient permettre d’assurer l’activité du site de Belfort pendant au moins trois ans après 2018. D’autant que la SNCF a elle aussi été mise à contribution : elle doit passer commande de 20 locomotives de dépannage.

En accompagnement, Alstom s’est engagé à investir 40 millions d’euros d’ici à 2020 dans le développement de la production d’un nouveau modèle de locomotive hybride, avec l’aide de l’État. De plus, le groupe prévoit d’investir, avec l’aide des collectivités locales, 5 millions d’euros à Belfort dans la modernisation des ateliers de maintenance ferroviaire du site, avec l’objectif de doubler les effectifs de cette activité pour les porter à 150 personnes d’ici trois ans. Cinq millions d’investissements supplémentaires devraient être engagés pour diversifier les productions du site de Belfort, afin de lui permettre de produire d’autres types de trains mais aussi des véhicules électriques de transport en commun.

Cette rafale de commandes publiques devrait conforter non seulement le site de Belfort, mais aussi celui de La Rochelle. Tout cela afin de permettre au groupe de franchir la mauvaise passe, en attendant le TGV du futur, dont la conception doit être lancée par la SNCF et Alstom à partir de 2017 et qui doit commencer à être produit à partir de 2021. C’est en tout cas le calcul fait par le gouvernement.

Une question reste toutefois pendante : cette pluie de commandes publiques va certes sauver le site de Belfort pour les années à venir, mais est-ce suffisant pour garantir l’avenir d’Alstom ? Le groupe ferroviaire est-il encore de taille pour affronter la concurrence mondiale ?

Cette interrogation sur la solidité du groupe ferroviaire plane depuis qu’Alstom a vendu son activité énergie à General Electric en 2014. D’un seul coup, le groupe a changé de dimension : de plus de 21 milliards d’euros en 2013, son chiffre d’affaires est tombé à 6,7 milliards d’euros en 2015. Sur le site historique de Belfort, l’usine ferroviaire d’Alstom n’est plus installée que sur quelques milliers de mètres carrés, noyée dans des hectares d’usines et d’entrepôts aux couleurs de GE.

 

 

Même si le groupe a engrangé de nombreuses commandes au cours des dernières années, ses moyens semblent limités, d’autant que la commande publique partout se raréfie. La concurrence internationale devient de plus en plus rude. On y retrouve l’allemand Siemens, le canadien Bombardier, le japonais Hitachi, mais aussi les espagnols Talgo et CAF, sans parler du nouveau groupe public chinois CRRC, qui se développe à toute vitesse et fait peur à beaucoup. Parmi eux, nombreux sont ceux qui appartiennent à des conglomérats, ce qui leur permet de partager des frais de structure, de recherche, et surtout leur offre une surface financière importante. Des avantages qu’Alstom n’a plus.

Pour de nombreux observateurs, la cause est entendue. Alstom est voué à acheter ou être racheté. Dès la vente des activités énergie à GE, le président de Siemens Joe Kayser, dont l’offre de reprise avait été écartée, voyait l’avenir d’Alstom comme inéluctable et prévenait que le groupe allemand attendait son heure. « Alstom est voué à devenir une entreprise relativement petite, opérant dans le secteur du transport et devant lutter pour rester compétitive, sur un marché soumis à un processus de consolidation rapide », analysait-il dans un entretien au Figaro. Avant d’ajouter : « Dans le secteur de l’énergie, la perspective de créer un champion européen est probablement passée et Siemens devra continuer seul. Dans le secteur du transport, une consolidation entre entreprises européennes reste encore possible. »

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3,2 milliards d'euros en rachat d'actions

 

Manifestation à Belfort le 15 septembre © D.IManifestation à Belfort le 15 septembre © D.I
« Siemens n’est peut-être pas le bon candidat. Il n’a pas grand-chose à apporter à Alstom. En revanche, le rapprochement avec Bombardier aurait beaucoup plus de sens. D’autant que la question va se poser à n’importe quel gouvernement : la France a-t-elle les moyens de soutenir trois constructeurs de locomotives ? », s’interroge un banquier d’affaires. Le sujet risque de rebondir dans les semaines à venir. Car pendant que l’État distribue les commandes à Alstom pour soutenir le site d’Alstom, qu’advient-il du site de Bombardier à Crespin (Nord), qui emploie 2 000 personnes ? Quel sort sera réservé au site de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), où l’espagnol Caf produit des locomotives et des tramways ?

 

« Si l’État veut maintenir des savoir-faire, des compétences et des emplois, il aurait tout intérêt à se pencher sur le sujet et à favoriser des réorganisations, plutôt que de se laisser balloter par les circonstances et intervenir en pompier », poursuit ce banquier.

Ces logiques financières, ces grands Meccano industriels ne semblent pas de mise pour Alstom, du moins pour l’instant, à en croire Frédéric Genevrier, cofondateur de la société d’analyse financière indépendante OFG. « Les métiers ferroviaires répondent à des logiques très particulières qui ne s’exportent pas. Tout se conçoit avec les clients. La logique conglomérat n’apporte rien. Alstom n’a pas besoin de Siemens qui ne lui apporterait rien. Quant à Bombardier, ils travaillent déjà beaucoup ensemble. » Pour lui, plutôt que de spéculer sur des fusions financières, il importe de lui donner du temps pour se développer, après avoir vécu dans l’ombre des activités énergie pendant des décennies. « Alstom est un groupe en construction. Même s’il a le même nom, ce n’est plus le même groupe. Il lui faut changer d’image, faire oublier la présidence de Patrick Kron et les scandales de la corruption », dit-il.

L’ennui est que Henri Poupard-Lafarge, qui dirige cette activité depuis plus de cinq ans, ne s’explique pas sur sa stratégie industrielle. La direction du groupe ferroviaire ne dit rien de ce nouvel Alstom, de l’avenir qu’elle lui imagine. Avant l’annonce brutale de la fermeture du site de Belfort, désormais annulée, la première vraie décision, presque la seule, prise depuis la cession de l’activité d’énergie a été de racheter ses actions. Le groupe a dépensé 3,2 milliards d’euros touchés de la vente pour reprendre ses titres et les annuler pour le seul bénéfice des actionnaires, comme lorsque Alcatel s’était séparé d’Alstom en 1999 et avait exigé des milliards de dividendes exceptionnels. La décapitalisation comme illustration de l’esprit d’entreprise.

N’y avait-il vraiment pas de meilleures utilisations, à un moment où le groupe est en pleine reconfiguration ? La mobilité, le transport sont pourtant des sujets d’avenir qui intéressent tout le monde. Le groupe, après avoir été l’un des leaders technologiques dans ce domaine, s’est fait distancer tout au long des années 2000 et n’a rattrapé qu’une partie de son retard. La perte de commande de locomotives face à l’allemand Vossloh n’est pas seulement liée à un problème de prix, mais aussi de produit : les motrices allemandes sont beaucoup plus modernes et intégrées. Quels moyens pense engager le groupe pour inventer des trains, des trams, des moteurs plus confortables, plus faciles et plus économes à exploiter ? Mystère.

 

Sites de production d'Alstom en France © AlstomSites de production d'Alstom en France © Alstom
De même, puisque l’activité ferroviaire est désormais totalement autonome, ne convient-il pas de repenser son organisation industrielle ? Est-il justifié par exemple de maintenir la production de boogies en Inde, quand les sites industriels français sont en sous-production ? De même, si l’avenir de Belfort est assuré, qu’advient-il du site d’Ornans (Doubs) ? Celui-ci, qui conçoit, développe et produit des moteurs de tractions ferroviaires, emploie plus de 300 personnes. Une cinquantaine d’emplois doivent être supprimés d’ici à la fin de l’année.

 

De façon plus générale, alors que tous les industriels allemands sont en train de réfléchir à la numérisation, à la façon dont ces nouvelles technologies vont s’intégrer dans les processus industriels, changer tout de la conception à la production, a-t-on entendu la direction d’Alstom expliquer que le groupe allait profiter de ce redémarrage et de sa capacité financière pour s’emparer de ce sujet, et le mettre en œuvre pour la réalisation de ces futures commandes ? À l’image de tout le patronat français qui a délaissé l’innovation et l’industrie, Alstom préfère gémir sur les charges patronales et renvoyer le tout sur le dos de l’État.

Dans cette affaire, ce dernier est loin d’être irréprochable. Sa politique incohérente en matière de transports, privilégiant outrageusement la route au détriment du ferroviaire, plombant la SNCF de mille charges tout en lui refusant de reprendre sa dette héritée du passé, comme l’a fait le gouvernement allemand avec la Deutsche Bahn, sans parler de l’abandon en rase campagne des projets de ferro-routages, a produit des catastrophes qu’il essaie de réparer en urgence. Mais Alstom ne peut se dédouaner de tout. Maintenant que l’État s’est engagé à l’aider, il lui revient de prouver que tout ce qui est mis en œuvre se justifiait, qu’il est capable de redevenir un groupe industriel innovant, portant des visions d’avenir. Car pour l’instant, la démonstration est loin d’être faite : quand l’État met plus de 700 millions d’euros sur la table, lui en met 40 en demandant en plus l’aide des collectivités locales, après avoir dissipé 3,2 milliards d’euros rien que dans du papier boursier.

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LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

29 Décembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La guerre, #Economie, #La mondialisation, #Politique étrangère, #Les transnationales, #Le traité Transatlantique.

  LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ».

29 décembre 2014,

  LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT ». Le 29 décembre 2014.

 LES ANALYSES DE L’UPR CONFIRMÉES PAR LE CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) ==

 

LE CF2R PUBLIE UN RAPPORT SUR ALSTOM QUI CONCLUT À UN « SCANDALE D’ÉTAT » ET QUI DÉNONCE LE « RACKET AMÉRICAIN », L’« AMATEURISME DU GOUVERNEMENT », LA « TRAHISON DES ÉLITES » ET LA « DÉMISSION D’ÉTAT » QUI RÈGNENT EN FRANCE.

 

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Fondé en 2000, le Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) est un « think tank » indépendant, régi par loi de 1901, spécialisé sur l'étude du renseignement et de la sécurité internationale. Comme il se présente lui-même, le CF2R a pour objectifs :

  • le développement de la recherche académique et des publications consacrées au renseignement et à la sécurité internationale ,
  • l'apport d'expertise au profit des parties prenantes aux politiques publiques (décideurs, administration, parlementaires, médias, etc.),
  • la démystification du renseignement et l'explication de son rôle auprès du grand public.

 

Depuis sa création il y a 14 ans, le CF2R a réalisé un travail considérable pour une meilleure connaissance du renseignement en France et dans le monde francophone. Il a publié plus de 70 livres, 60 rapports de recherche, 300 articles, 350 notes d'analyse et 700 bulletins d'écoute radio. Le Centre a créé quatre revues ou lettres électroniques et a organisé 40 dîners-débats et une dizaine de colloques. Ses chercheurs ont donné plus de 150 conférences, animé de nombreux séminaires et ont accordé plus de 2 000 interviews dans les médias (TV, radio, presse écrite).

 

Le CF2R n’est cependant pas beaucoup médiatisé dans les très grands médias parce que certaines de ses analyses ne sont pas conformes à la pensée imposée par l’oligarchie euro-atlantiste.

 

En mars 2014, par exemple, son directeur Éric Denécé a publié une analyse sur la crise en Ukraine intitulée   « UKRAINE : LE MONDE À L'ENVERS ! », qui dénonçait point par point la manipulation et l’attitude agressive des États-Unis et des pays de l’Union européenne à l’encontre de la Russie :

http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/ukraine-le-monde-a-envers.php

 

 

Eric Denécé

Eric Denécé

 

NOTA : Au cours de sa carrière, Éric Denécé a été Officier-analyste à la direction de l'Évaluation et de la Documentation stratégique du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), Ingénieur commercial export chez Matra Défense.  Responsable de la communication de la société NAVFCO, filiale du groupe DCI (Défense Conseil International),  Directeur des études du Centre d'études et de prospective stratégiques (CEPS), Fondateur et directeur général du cabinet d'intelligence économique ARGOS et  Créateur et directeur du département d'intelligence économique du groupe GEOS.

  • UN RÉQUISITOIRE QUI CONFIRME LES ANALYSES DE L’UPR

 

En ce mois de décembre 2014, le CF2R vient de récidiver sur une toute autre échelle en publiant un long rapport de 41 pages sur l’affaire de la vente des activités d’énergie d’Alstom à l’entreprise américaine General Electric.  

 

Ce rapport, intitulé « RACKET AMÉRICAIN ET DÉMISSION D’ÉTAT : LE DESSOUS DES CARTES DU RACHAT D’ALSTOM PAR GENERAL ELECTRIC », est signé du directeur Éric Denécé et de Leslie Varenne.

 

Non seulement tout le rapport vaut la lecture mais sa conclusion est un véritable réquisitoire qui conclut au « scandale d’État » et qui dénonce le « racket américain », l’ « amateurisme du gouvernement », la « trahison des élites » et la « démission d’État » qui règnent en France.

 

  • La responsabilité conjointe du gouvernement, des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des syndicats et des médias dans ce « scandale d’État » de démission devant les États-Unis.

Cette conclusion confirme les analyses que fait l’UPR depuis sa création quant à cette haine de la France et son mépris des intérêts du peuple français qui se sont emparé des élites dirigeantes, - et le rapport du CF2R note que « de tels comportements ne s’observent nulle part ailleurs en Europe » - . On retrouve ainsi ce trait de caractère suicidaire des dirigeants indignes que l'on a toujours connu dans les pires moments de notre histoire nationale, et que Charles de Gaulle nommait « l’esprit d’abandon ».

 

Cette conclusion est à lire in extenso car elle souligne la responsabilité conjointe des membres du gouvernement, des parlementaires, des hauts fonctionnaires, des syndicats et des médias qui ont plié devant les  États-Unis dont « nous ne sommes plus amis », et qui ont purement et simplement « abandonné notre indépendance et notre souveraineté nationales ».

 

  • Les raisons de l'hypermédiatisation du FN dans les grands médias euro-atlantistes

Un dernier point, qui n’est pas le moindre : le rapport du CF2R souligne aussi – et c'est exceptionnel dans un rapport d’un cabinet d’intelligence économique – que l’invocation du Front National est l’une des raisons essentielles avancées dans les sphères gouvernementales et de la haute administration pour ne pas défendre nos intérêts nationaux.

 

Là aussi, donc, le rapport du Centre français de recherche sur le renseignement rejoint les analyses que fait l’UPR depuis 7 ans : à savoir que le véritable rôle du FN dans la société française est d’avoir pestiféré toute idée de défense des intérêts nationaux. Car ce souci, ô combien essentiel et naturel, est désormais assimilé, dans la tête de 80% des Français, aux fameux « dérapages » continuels du mouvement d’extrême-droite.

 

Depuis un tiers de siècle, les Français ont été pris en otage conjointement par les médias "mainstream" et la famille Le Pen, qui leur font croire que défendre notre industrie, notre agriculture, notre diplomatie, nos intérêts nationaux, revient grosso modo à tenir des propos abjects sur la Deuxième Guerre mondiale, à faire la chasse aux immigrés, à fricoter avec des néo-nazis, ou à justifier la torture par la CIA, comme s’y est encore livrée Mme Le Pen voici moins d’un mois. C'est l'un des mérites du rapport du CF2R que de souligner, après l'UPR, cette manipulation capitale qui explique le blocage de la situation et la passivité des Français face à la guerre qui leur est livrée.

 

L’extravagante publicité qui est constamment donnée à la SARL Le Pen dans tous les grands médias euro-atlantistes trouve ici l’une de ses principales explications : si le FN n’existait pas pour pourrir toute idée de défense de nos intérêts nationaux dans l’esprit de 80% des Français, jamais les élites moutonnières qui président au naufrage actuel de la France n’accepteraient de laisser sans réagir le pillage de notre pays et jamais les 80% de Français en question ne les laisseraient faire.

 

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Je laisse ici la place à cette conclusion du rapport sur l’affaire Alstom du Centre français de recherche sur le renseignement (rapport n°13 de décembre 2014)

 

François ASSELINEAU

29/12/2014

 

----------------- Extrait du Rapport n°13 de décembre 2014 du CF2R ------------------

 

CONCLUSION: LA TRAHISON DES ÉLITES

 

Derrière un discours circonstancié sur l’inéluctabilité de la mondialisation, nos élites sont en train de vendre  nos joyaux industriels à l’étranger, motivées par la satisfaction d’intérêts personnels ou la dissimulation d’erreurs stratégiques, n’hésitant pas à sacrifier notre indépendance militaire et nucléaire sous de faux prétextes.

 

Elles semblent ne plus croire à la nécessité d’une industrie française, et ne se considèrent plus comme solidaires avec leurs concitoyens. De tels comportements ne s’observent nulle part ailleurs en Europe.

 

Rappelons que dès l’arrivée des socialistes au pouvoir, en 2012, Patrick Kron avait commencé à préparer le déménagement du siège d’Alstom à Singapour afin de s’affranchir de la fiscalité française et de s’installer dans un pays n’ayant pas d’accord d’extradition avec la France. Par ailleurs, la campagne de communication lancée par GE en France au printemps 2014 pose la question des agences médias françaises y ayant collaboré à des fins mercantiles.

 

Ce phénomène se trouve amplifié par l’incompétence ou la compromission d’une partie des dirigeants  politiques et des hauts  fonctionnaires. Dans  ce dossier, le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Rien n’a été fait.

 

Pire, certains, dans la haute administration ont torpillé dès le départ la solution d’un un rachat d’Alstom par la France. Cette option a donc à peine été étudiée. 139 hauts fonctionnaires de Bercy ont eu le culot – faute d’autres arguments valables - de justifier cette décision au nom de l'intégration silencieuse des discours du Front national dans la politique économique de la France. Affligeant. Défendre les intérêts nationaux, c’est aujourd’hui être du Front national !

 

De plus, il convient de signaler l’irresponsable passivité des parlementaires sur ce dossier, qui n’ont jamais mesuré l’ampleur des enjeux en cours et ont laissé le gouvernement cafouiller à sa guise. En particulier, pourquoi Jean-Pierre Chevènement, dans un premier temps fortement opposé au démantèlement d’Alstom, a-t-il aussi rapidement changé d’avis? Serait-ce à cause de sa circonscription de Belfort où GE et Alstom sont les premiers employeurs?

 

Enfin, il convient de ne pas oublier le silence assourdissant des syndicats, que l’on n’a pas entendus dans cette affaire. Comment la CGT, d’habitude plus réactive, a-t-elle pu rester aussi silencieuse sur ce dossier et pendant autant de temps ? En effet, rappelons que le 4 novembre 2014, au terme de la procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel, le conseil d’administration d’Alstom a autorisé, à l’unanimité, la signature d’un accord avec General Electric pour la cession des activités Énergie. Ainsi que l’a déclaré lui-même Patrick Kron, les partenaires sociaux ont émis un avis favorable, ce qui n'est pas très fréquent dans ce type d'opérations.

 

Ce sont là autant de signes  inquiétants d’une démission collective. Entre la trahison des élites, l’amateurisme dont a fait preuve le gouvernement dans ce dossier, l’abandon par la France de son indépendance et sa souveraineté nationales et les multiples affaires, la cession des activités énergie d’Alstom est  un véritable scandale d’État.

 

L’affaire Alstom révèle par ailleurs l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Elle est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenché contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et le racket dont a été victime BNP/Paribas.

 

C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis avec les États-Unis, tout au plus alliés… La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! »

 

 

Signé

Éric Denécé

Leslie Varenne

Centre français de recherche sur le renseignement sur l'affaire Alstom

(rapport n°13 de décembre 2014 ; source : http://www.cf2r.org/images/stories/RR/rr13.pdf )

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Le gouvernement privatise Arianespace - Le blog de Lucien PONS

13 Juin 2015 , Rédigé par Lucien Pons

Je suis honteux et furieux de constater que la politique ultralibérale de dépeçage de notre pays, LA FRANCE, continue. C'est vrai que l'asservissement à la Communauté Européenne ne permet plus de s'opposer à ces trahisons. Le traité de Lisbonne a bafoué la souveraineté populaire, la finance internationale pille notre pays sans entrave.

Elle est belle cette Union Européenne qui permet toutes les rapines par le truchement de la dette et autres mécanismes obscurs. Le carcan monétaire et le carcan budgétaire permettent le vol en bandes organisées.

TOUS les services publics seront démantelés et livrés à l'avidité des banksters de tous poils. Les "segments rentables" seront exploités par ces naufrageurs des nations, le reste sera livré au bon vouloir des œuvres de charité.

Veut-on pour tuer définitivement la France ? Les fleurons de notre industrie, garants de notre indépendance, sont honteusement bradés aux intérêts financiers anglo-saxons. Après Alsthom, Eurocopter, voici le temps d’Ariane-espace. Au fait saviez-vous que le porte avion Charles de Gaulle était en mission en mer noire sous commandement américain ? Avant d’entrer à Toulon ces jours derniers (juin 2015), l’amiral américain a redonné le commandement à l’amiral français, ce qui a quand même permis de remplacer les drapeaux étasuniens par des drapeaux tricolores.

La loi du plus fort bafoue nos principes républicains. Les idéaux universalistes hérités du siècle des Lumières et de la Révolution Française sont relégués dans les poubelles de l’histoire, ce sont des entraves au libre-échange. La sacralisation du "Dieu-Marché" est contraire à tous nos principes républicains.

Lucien PONS.

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Billet d'humeur: M. De Rugy, considérez-vous toujours Parouby comme un démocrate après sa glorification de Hitler? Par Karine Bechet Golovko.

6 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Ukraine

mercredi 5 septembre 2018

Billet d'humeur: M. De Rugy, considérez-vous toujours Parouby comme un démocrate après sa glorification de Hitler?
 
 
 
En juin de cette année, le président du Parlement ukrainien, A. Parouby affilié aux mouvements néonazis ukrainiens, était reçu avec les honneurs de la République par De Rugy, qui estimait normal de recevoir un homologue démocratiquement élu, estimant qu'il faut parler avec tout le monde, mais ne se demandant ni comment recevoir, ni comment parler. M. De Rugy et la presse française, qui minimisait le scandale d'une telle réception, seront certainement heureux de savoir que ce grand démocrate ukrainien vient, devant les caméras de télévision ukrainienne, de déclarer que Hitler était le plus grand démocrate. Une réaction, chers amis?
 
 
Dans une émission politique sur la chaîne ukrainienne ICTV, le président de la Rada vient de faire des déclarations qui laissent sans voix. Pour ceux qui en ont l'envie, voici la vidéo complète:
 
 
Nous apprenons ainsi, avec soulagement, que le président de la Rada, Andry Parouby, s'occupe, scientifiquement, depuis longtemps des questions démocratiques. Et d'ailleurs, non sans rire, en matière de démocratie directe, Hitler est le plus grand démocrate de tous les temps.
 
Etrangement, la seule ressource en français à en parler est Sputnik, ces mêmes journalistes que Macron considère comme des "propagandistes", qu'il ne faut surtout pas accréditer. Etrange, non? Pas une ligne dans les journaux français, pas une réaction de nos hommes politiques, ni de nos défenseurs des idéologies et pseudo-valeurs postmodernes. Rien. 
 
Il faut dire que, par exemple, dans le Figaro, l'on pouvait lire quelques lignes très intéressantes nous expliquant que toutes ces critiques contre Parouby n'étaient plus d'actualité, maintenant c'était un démocrate pro-européen:
Andry Parouby n'est plus membre de Svoboda depuis la révolution orange de 2004. En 2007, il a été élu à la Rada sous les couleurs de la coalition Notre Ukraine, au logiciel plus libéral et pro-européen. Il est réélu cinq ans plus tard sur une liste de «Patrie», parti conservateur dirigé par l'ex-premier ministre Ioulia Tymochenko. 
J'ai peur que nous n'ayons pas la même conception du libéralisme ni la même vision des valeurs européennes. Sur le parcours de parouby, voir notre texte ici.
 
Quant à De Rugy, qui expliquait qu'il fallait parler avec tout le monde, autrement dit qu'il fallait être réaliste, l'on peut rappeler que c'est exactement sur ce mode que la France, même après 1938, envisageait sereinement la collaboration avec l'Allemagne nazie comme le seul moyen de retrouver sa fierté, rejetait toute possibilité de conflit:
"Un trop grand effort d’armement que suppose toute politique d’endiguement du Reich ne pourrait lui aussi que renforcer le déséquilibre économique du pays. Voilà ce que pense par exemple Louis Renault. L’économie de l’armement, poursuit A. Detœuf, « menace les finances publiques » et fait courir un risque de totalitarisme, en accroissant l’intervention de l’État. Au bout du compte, la coopération avec l’Allemagne est le levier de la reconstruction économique du pays. Elle assainirait le budget de l’État, permettrait le renforcement des groupes industriels qui pourraient dès lors repartir à l’assaut des marchés extérieurs (comme Renault ou Alsthom en Pologne). Un conflit franco-allemand serait considéré, sous cet angle, comme criminel. Il empêcherait la renaissance d’une France moralement forte qui, selon les vœux de P. Baudouin, directeur de la Banque d’Indochine, pourrait s’associer avec l’Allemagne « en vue de la défense et de la reconstruction d’un Occident menacé »"
Non, Parouby n'a pas changé, il a simplement mis un costume. Il n'y a pas d'anciens néonazis, il n'y a que des fanatiques. Et dans nos rangs non plus, rien n'a changé. La pleutrerie n'a manifestement pas quitté les tréfonds de nos politiques. Donc, effectivement, rien, un silence total. Un silence écrasant. Comme s'il suffisait de taire quelque chose pour que cette chose cesse immédiatement d'exister. Le déshonneur de la République est à ce prix. Le nôtre aussi.
 
PS: Extrait de la "pensée" de Parouby publiée dans son ouvrage "Un regard de droite" en 1999:
Seule l’Ukraine est capable aujourd’hui de proposer au monde entier un véritable nationalisme, qui pourra sortir les gens de la déchéance morale et devenir l’idéologie principale du futur. Je suis convaincu : cette conception du monde sera basée sur le social-nationalisme en tant que maillon final du développement du nationalisme ukrainien traditionnel
 
 
 
 
 
 
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Frexit, classe ouvrière et socialisme – par Georges Gastaud, PRCF.

17 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le socialisme

Frexit, classe ouvrière et socialisme – par Georges Gastaud

par , PRCF

La candidature de François Asselineau aux présidentielles a relancé le débat : faut-il « seulement » sortir de l’ et se fixer cet objectif limité, « raisonnable » et « réaliste », sans se soucier d’engager la rupture avec le capitalisme ? Faut-il au contraire viser « d’abord » la rupture avec le capitalisme, la sortie de l’, de l’euro et de l’OTAN intervenant chemin faisant et par-dessus le marché (si du reste elle intervient : car cela ne figure pas au menu des « Etats-Unis socialistes d’ » chers aux héritiers de Trotski…)? Ou bien encore, faut-il, comme le propose le PRCF, articuler une stratégie de «  progressiste » d’emblée articulée sur la rupture avec le capitalisme, c’est-à-dire en clair, orientée vers la révolution socialiste ? Et pour cela promouvoir à la fois l’objectif minimal d’une sortie de l’euro/UE/OTAN et l’objectif stratégique de la transformation socialiste de la France en les associant l’un à l’autre par le truchement d’un programme de transition révolutionnaire axé sur la défense de la paix, l’antifascisme, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, l’élargissement de la démocratie populaire et la recherche de coopérations internationales élargie à tous les continents ?

Sortir de l’UE sans rompre avec le capitalisme ?

Il est clair que la première réponse ne peut convenir à des révolutionnaires : le Brexit de droite promu par le parti UKIP et porté par Theresa May ne peut évidemment améliorer durablement le sort des ouvriers britanniques, pas plus que le protectionnisme retors affiché par D. Trump ou par son admiratrice Marine Le Pen n’est susceptible de remettre en selle les millions de cols bleus déclassés par les délocalisations… A moins bien sûr que la classe ouvrière anglaise, dans laquelle les thèmes anticapitalistes refont surface au grand dam des caciques travaillistes, ne réoriente le Brexit dans la bonne direction en retrouvant ses fières traditions combatives : mais dans ce cas, il faut modifier l’hypothèse examinée, car il ne s’agirait plus dès lors d’un Frexit de droite et que l’horizon d’une transformation socialiste de la Grande-Bretagne se dessinerait de nouveau…

Mais surtout, la situation française est telle que le Frexit ne peut être mené jusqu’au bout que sur des bases d’emblée populaires, progressistes et in fine, anticapitalistes. En effet, le MEDEF, le CAC-40, les banques « françaises », en un mot l’impérialisme « français »*, sont unanimement acquis à la « construction » européenne, à l’ « Union transatlantique », à la « reconfiguration du territoire national », tout cela s’opérant dans une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (comme y oblige le Traité de Maastricht) : ces orientations ont du reste été écrites noir sur blanc et mises en cohérence dans le manifeste-programme du MEDEF toujours en vigueur intitulé Besoin d’aire (déc. 2011). Qu’importe si ces orientations euro-atlantiques flamboyantes, destinées à obtenir aux oligarques « français » une place au soleil de la mondialisation germano-yankee, débouchent sur le déclassement massif des travailleurs industriels, de la paysannerie laborieuse, des artisans « ubérisés », sur l’humiliante éviction du français au profit du tout-anglais, sur les « coopérations renforcées » avec Berlin, voire sur la fusion des armées allemandes et françaises au sein de l’OTAN, en un mot sur le démontage final de l’Etat-nation qui constitue la feuille de route commune de MM. Gattaz, Macron et Fillon** ? Comme en outre le « Frexit » ne peut guère être porté avec esprit de suite par les « couches moyennes », fussent-elles « altermondialistes », qui hésitent toujours par nature entre le camp du capital (donc de l’UE) et celui du travail (72% des ouvriers ont voté non à l’euro-constitution en 2005 !), il ne reste que la classe ouvrière, et plus généralement, que la classe des travailleurs salariés, pour mener le Frexit jusqu’au bout et avec esprit de conséquence. Alors que le Parti Maastrichtien Unique (PS, LR, EM…) et ses satellites « euro-constructifs » (euro-écolos, euro-« communistes », euro-trotskistes***…) conduit (ou accompagnent en geignant) la casse des conventions collectives, des statuts, du code du Travail, des retraites par répartition, de la Sécu, des services publics, du secteur industriel nationalisé (notamment EDF) pilotés par Berlin/Bruxelles (faut-il d’ailleurs dire Bruxlin ou Berxelles ?), c’est bien pour sauver ses acquis sociaux, pour augmenter les revenus du travail, bref, pour vivre mieux, que la classe laborieuse doit, peut et veut de plus en plus s’extraire de ce broyeur d’acquis, de souverainetés, de libertés et de paix mondiale, qu’est depuis toujours l’UE de par l’essence même de ses traités et des forces de classe qui l’ont construite,.

La conclusion inévitable est donc que l’orientation sociale du Frexit, son contenu de classe (en clair, quelle classe sociale pilote-t-elle le Frexit et vers quel objectif socio-économique ?) est capitale pour sa réussite elle-même, qui ne peut évidemment se contenter de demi-mesures : à un moment, il faudra bien que la France ouvre la porte de l’euro-prison… et qu’elle la referme derrière elle ! Bien entendu, la sortie de l’euro-UE-OTAN ne peut suffire pour produire la rupture avec le capitalisme pas plus que l’envol d’une fusée à plusieurs étages ne garantit à lui seul que le satellite qu’elle porte à son faîte soit finalement placé correctement sur orbite. Comme disent les mathématiciens, le Frexit est la condition nécessaire, non la condition suffisante d’une sortie du capitalisme, et c’est bien par la sortie de l’UE qu’il faut commencer, à la fois parce qu’on ne peut pas sortir de son pays sans d’abord sortir de sa maison et parce que, de fait, l’idée de reconstituer conjointement l’indépendance nationale et le progrès social est bien plus rassembleuse pour commencer (mais la soif de liberté croît à mesure qu’on y goûte…) que les idées, aujourd’hui très minoritaires, de socialisation des moyens de production, de dictature du prolétariat et de marche vers la société sans classes (idées sans lesquelles le mot « socialisme » est vide de sens). Mais si ce que nous avons énoncé ci-dessus est exact (et nous attendons avec impatience une réfutation appuyée sur des faits !), la relation entre Frexit et rupture avec le capitalisme est bien plus complexe qu’une simple relation mécanique de condition nécessaire à condition suffisante dans laquelle la première se contenterait d’inclure la seconde comme une possibilité formelle. Car on ne peut tout bonnement pas « allumer » l’intérêt des masses populaires, principal support d’un Frexit véritable, allant au bout des choses, sans lier d’emblée ce Frexit à la renationalisation des entreprises privatisées, à la reconstruction de la protection sociale, à la réduction rapide des inégalités criantes, à la reconstruction résolue, menée tambour battant, du produire en France industriel et agricole, c’est-à-dire sans lier le Frexit à toute une série d’objectifs progressistes, antifascistes, anti-impérialistes, qui ne peuvent que heurter tous azimuts les intérêts capitalistes en accusant crûment la dimension de classe aiguë de la « construction européenne » et en marquant a contrario la dimension de classe révolutionnaire d’une sortie par la gauche de l’euro-prison.

Ce n’est nullement qu’il faille mettre la charrue avant les bœufs, à la manière des gauchistes, en réclamant magiquement, en dehors de tout rapport des forces concrets, « le socialisme tout de suite, sinon rien ! ». En effet, des orientations de ce genre, dans le cadre des rapports de forces idéologiques encore très marqués par le recul de la conscience de classe, ne sont que des incantations, des mots jetés au vent. En réalité, ce babillage « hyper-révolutionnaire » éloigne la classe ouvrière de ce qu’elle doit conquérir de toute nécessité pour effectuer pratiquement la révolution socialiste : le rôle dirigeant dans un vaste rassemblement populaire majoritaire capable d’isoler et de vaincre le grand capital maastrichtien. Au contraire, le babil gauchisant (les mots ne coûtent pas cher et le symbole de la révolution n’est pas le mégaphone impuissant du NPA mais l’alliance des producteurs signifiée par la faucille et par le marteau) isole le prolétariat et abandonne à des fractions de la moyenne bourgeoisie (UPR), voire de la grande (Le Pen), le drapeau de l’union populaire pour tirer la nation des griffes des oligarques. Ce n’est pas la sortie du capitalisme qui est le préalable au Frexit progressiste, car dire cela reviendrait à dire qu’il faut magiquement mettre le satellite sur orbite avant d’avoir fait décoller la « fusée » : mais c’est bien et bien le sens antifasciste, progressiste, ouvrier, populaire, anticapitaliste en un mot, du Frexit qui peut d’emblée allumer l’intérêt de dizaines de millions de « petites gens » ; et pas seulement l’attention de milliers d’intellectuels progressistes, si respectables soient-ils, pour une rupture franche, décidée, « carrée », avec l’UE. En conséquence, la sortie de l’UE/OTAN doit être d’emblée conjuguée à un programme positif et clairement anticapitaliste de progrès social et de nationalisations démocratiques qui permette rapidement aux travailleurs de respirer et de vivre mieux : sans quoi la contre-attaque des adversaires du FREXIT serait terrible, les masses travailleuses ne le défendront pas au moment critique et tout cela aboutira à court terme à atteindre l’objectif mal dissimulé de l’oligarchie : la liquidation pure et simple de la nation (cette dénationalisation ultime de la France figure déjà en filigranes dans le programme de Macron, l’homme du tout-anglais officialisé, de l’hyper-régionalisation, de l’ubérisation générale, du démontage rapide des protections sociales, de la « défense franco-allemande », etc.).

Contre-épreuve de cette démonstration positive : ni Debout la République ni le FN ne vont jusqu’au FREXIT « carré ». Non seulement le programme du FN est fort timide sur le plan social (la proposition-phare de rétablir la retraite à 60 ans est bidon puisque le FN ne supprimerait pas les 42 annuités et les décotes), mais il ne s’agirait même pas d’un Frexit de plein exercice. MLP ne propose en fait que « la sortie concertée de l’euro » (pas de sortie sans le feu vert d’Angela !), qu’un référendum sur l’UE (comme l’a fait David Cameron, et en se gardant de dire à l’avance ce qu’elle voterait elle-même). Dans la réalité, la « sortie de l’euro » servirait surtout de monnaie d’échange avec les LR dans le cas où le FN ayant conquis l’Elysée, il ne pourrait compter d’emblée sur une majorité de députés FN à l’Assemblée ; si bien qu’il aurait grand besoin pour gouverner des députés LR ou du moins, de leur partie la plus fascisante. Qui ne voit qu’alors le maintien (« provisoire », ben voyons !) de la France dans l’UE/euro, serait la condition du soutien au FN des LR du type « droite forte », le vrai but d’un éventuel bloc gouvernemental FNLR étant alors de « remettre la France en ordre », c’est-à-dire de briser la CGT, de mater les quartiers populaires, de renforcer et de militariser l’Etat policier… tout en demeurant bien sagement dans une pseudo-« Europe des nations » criminalisant le communisme, célébrant ses « racines chrétiennes » (et blanches) et trouvant de nouveaux arrangements impérialistes avec les USA (notamment contre la Chine et les Etats arabes).

Rompre avec le capitalisme sans sortir de l’UE ?

affiche du PRCF de 2005 pour le non à toute constitution européenne

Il est besoin de moins de mots pour réfuter la proposition euro-trotskiste, ainsi que les arguties pseudo-léninistes de certains groupes qui n’ont manifestement rien compris au 7ème Congrès de l’Internationale communiste ainsi qu’au rapport qu’y prononça Dimitrov, le secrétaire général de l’IC fraichement arraché aux geôles hitlériennes. Qui ne voit que refuser de faire campagne sur la sortie de l’UE dans la perspective d’emblée proclamée d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme, c’est, de fait, protéger à la fois l’UE… et le capitalisme ? Qu’importe aux capitalistes que de braves Besancenot, Poutou et autre Nathalie Arthaud s’époumonent aux cris de « à bas le capitalisme ! », et « révolution immédiate », « internationale » et même « permanente » (ce que, soit dit en passant, le trotskisme promet depuis 100 ans sans l’esquisse d’un début de réalisation, et pour cause…). Quand on coupe d’emblée l’objectif de la révolution prolétarienne de toutes les luttes démocratiques, patriotiques et antifascistes (car tous ces milieux minimisent, voire nient la fascisation galopante et la nécessité d’une large mobilisation spécifique contre elle), de la défense de la paix contre l’impérialisme (car les mêmes renvoient dos à dos l’impérialisme US agresseur et, qui « le régime russe », qui « la dictature chinoise », qui « le régime de Damas », qui le Venezuela bolivarien…), de la défense du « produire en France » (considéré comme étant d’essence xénophobe alors qu’il est la condition vitale pour que la classe ouvrière, française et immigrée, ne finisse pas massivement déclassée en « plèbe » de type romano-impérial), de la sauvegarde des langues nationales (car sans doute c’est une « ouverture internationaliste » que de laisser l’impérialisme américain imposer partout SA langue et SA « culture » pourrie par le fric !) et de la souveraineté des peuples, comment veut-on que le socialisme puisse prendre corps dans de véritables luttes de masse, comme ce fut invariablement le cas lors des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, sans parler de la Révolution d’octobre accomplie sous le drapeau de la paix pour tous et de la terre aux paysans ? Comment veut-on, tout bonnement, catalyser le « tous ensemble » nécessaire pour stopper l’offensive antisociale si l’on nie le cadre national lui-même, ou si l’on refuse de voir combien la « construction européenne » peut – à la manière de critères de convergence au négatif – fédérer les luttes contre les privatisations (travailleurs du public), les délocalisations (travailleurs du privé), l’ubérisation, etc. ? Etranges « matérialistes marxistes » qui, sous couvert de maximalisme verbal, refusent en fait de construire le Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique qui peut unir autour des travailleurs l’ensemble des couches populaires et moyennes pour isoler le capital financier, état-major du mode de production capitaliste, et préparer ainsi dans les actes les conditions du renversement général de la classe capitaliste ? Exiger mille fois la lune sans jamais construire la fusée, pire, harceler en permanence ceux qui essaient de construire ladite fusée sans oublier de placer à sa cime le « spoutnik » révolutionnaire, c’est se conduire en mouches du coche, ce meilleur allié, non pas du « petit cheval rouge » qui s’efforce de tracter la charrette, mais de la pente contre-révolutionnaire, qui tire en continu la charrette vers le bas, vers la défaite et le découragement. Pire que pire, abandonner à la réaction le drapeau de la Nation – issu d’une des plus grandes révolutions de l’histoire s’agissant de la France ! -, la Marseillaise (un hymne appelant le peuple à s’armer !), la langue française (porteuse d’un héritage frondeur qui va au minimum de François Villon à Aimé Césaire en passant par Hugo !), voire le produire en France, base d’existence matérielle du prolétariat, c’est abandonner la classe ouvrière au fascisme. C’est ce que n’ont pas craint de faire certains faux communistes qui expliquaient encore il y a peu aux ouvriers raffineurs, épicentre de la lutte contre la Loi Travail, qu’il ne serait pas si grave que certaines raffineries françaises fussent délocalisées dans le tiers-monde « puisque tous les travailleurs sont frères » ? Que dire de ces « généreux » individus qui font de l’internationalisme pseudo-prolétarien sur le dos des ouvriers du « nord » jetés à la rue pour que MM. les capitalistes gagnent encore plus d’argent sur le dos des prolétaires du Sud… tout en aggravant sans cesse les conditions de vie de tout le monde ?

 Le seul « argument », mille fois réfuté déjà – mais il n’est pire sourd que qui refuse d’entendre ! – de l’anti-« frexisme » pseudo-révolutionnaire est alors de dire à ceux qui veulent construire une République sociale rompant avec l’UE et en route vers la révolution : « vous êtes d’affreux « étapistes », vous voulez une « démocratie avancée » éludant la révolution, pis, vous voulez refaire le « honteux » compromis historique de 1945 qui a vu des ministres communistes (Thorez, Croizat, Paul, Tillon, excusez du peu…) intégrer un gouvernement présidé par de Gaulle au lieu de lancer bille en tête les FTP et les « milices patriotiques » à la conquête du pouvoir d’Etat (avec l’armée américaine sur le territoire ? Et en prenant le risque irresponsable d’un affrontement mondial immédiat entre les USA, nouvellement doté de l’arme atomique, et l’URSS, victorieuse de Hitler au prix de trente millions de morts ? Notons d’abord que le bilan des ministres communistes de 45-47 n’a rien de honteux. Au contraire, il est proprement glorieux et il a apporté au peuple français ses plus grandes conquêtes depuis 1793 : nationalisation de Renault, d’EDF-GDF, de l’Aéronautique (SNECMA) et des Charbonnages de France, création comités d’entreprise, fondation du CEA et relance du CNRS, rénovation démocratique de l’école, code du travail, droit de vote des femmes, justice spécifique pour les mineurs, généralisation des conventions collectives, statut du mineur et du fonctionnaire, retraites par répartition et, cerise sur le gâteau, Sécurité sociale remboursant les soins médicaux à 100%… Qui dit mieux en l’espace de deux ans de présence combative au gouvernement ? Et qui ne voit, puisque l’on accuse les défenseurs du CNR de « passéisme », que la défense de tous ces « conquis » est au cœur des luttes actuelles où s’affrontent les défenseurs de l’UE et les partisans de nouveaux « Jours heureux » réconciliant démocratie, progrès social et indépendance nationale ?

Mais surtout, ce sont les sectaires et les dogmatiques du « socialisme tout de suite, sinon rien ! », qui télescopent les époques. En guise d’épouvantail réformiste, ils s’inventent en effet une « étape » démocratique, un « compromis historique », une sorte de « troisième voie » interminable entre capitalisme et socialisme qui résulterait selon eux de la stratégie de Frexit progressiste. L’auteur de ces lignes a cent fois expliqué que, précisément, les époques sont différentes. En 45, un compromis historique était possible à l’international (Yalta) et à l’échelle nationale (France, Italie, Belgique…), non seulement pour des raisons de rapport des forces, non seulement parce qu’un objectif de classe non négligeable était d’empêcher Washington de mettre la France sous tutelle directe (AMGOT, monnaie américaine). C’est déjà pour contrer cet objectif antinational que le PCF clandestin s’était rapproché de de Gaulle, isolant ainsi le général Giraud, la marionnette maladivement anticommuniste et néo-pétainiste que voulaient imposer Londres et Washington. A l’époque, un courant politique de masse comme le gaullisme était encore historiquement possible : ce courant, certes bourgeois et impérialiste, pouvait alors « naviguer » entre les deux Grands issus de la guerre, l’américain et le soviétique, pour permettre à la France capitaliste, sortie très affaiblie de la guerre, de tirer son épingle du jeu sur le plan international (en clair, de tenir en respect les Anglo-Saxons tout en restant dans le camp capitaliste). La mission de classe du gaullisme était aussi de préparer les fusions monopolistes qui, à l’époque, devaient alors encore s’opérer principalement à l’échelle nationale. Bref, la grande bourgeoisie – qui n’a jamais été réellement patriote, ni même gaulliste, et qui ne le sera jamais, sa seule patrie étant son tiroir-caisse – pouvait alors miser conjoncturellement sur un courant bourgeois patriotique légitimé par la « France libre ». Et bien sûr elle était aussi forcée de le faire parce que le courant patronal collabo était sorti discrédité de la défaite commune de Hitler et de Pétain. Et ce fut la mission principale du pouvoir gaullo-pompidolien, entre 1958 et 1974, que de constituer avec l’aide de l’Etat ces géants financiers et industriels nationaux que furent Rhône-Poulenc, la BNP, Péchiney-Ugine-Kulhmann, Schneider-Creusot-Loire, etc.

Or cette ère « nationale » de la grande bourgeoisie hexagonale est pour l’essentiel révolue pour deux raisons.

Parce que l’URSS est tombée, que les nouveaux rapports de forces entre puissances capitalistes ont globalement desservi l’impérialisme français à l’avantage des USA et de l’Allemagne « unifiée », codirigeants de l’UE libre-échangiste, antirusse et re-colonisatrice des pays de l’Est. Il y a donc moins d’espace géopolitique pour un néo-bonapartisme gaullien (au sens que Marx donne au mot « bonapartisme » dans son 18 Brumaire de Louis Bonaparte) naviguant entre l’Est et l’Ouest. Mais il y avait aussi bien moins d’espace « intérieur » pour des fusions monopolistiques purement nationales : à l’heure de la mondialisation américaine et de l’Europe allemande, la concentration capitaliste s’opère en effet au minimum à l’échelle continentale et transcontinentale : Renault-Nissan, PSA/Opel, Alsthom/General Electrics, France-Télécom/ « Orange », etc. D’où le « besoin d’aire » de l’oligarchie patronale « française » (dans le temps on osait dire : « espace vital » ou « Lebensraum »). D’où la germanophilie mâtinée d’atlantisme de « notre » bourgeoisie profondément honteuse de ce qui fait notre fierté, les acquis sociaux, et qu’elle nomme dédaigneusement l’ « exception française ». D’où le basculement des oligarques et de tous les snobs qui la courtisent à l’English Mother Tongue (l’anglais langue maternelle). D’où ce couple morbide que forment la xénophobie d’Etat et de l’auto-phobie nationale dont nous avons révélé les racines de classe dans un autre article. Si bien qu’aujourd’hui, si les bases d’une union du peuple de France formée contre le grand capital et centrée sur la classe travailleuse existent plus que jamais (ce que le PRCF nomme le FR.APPE), les bases d’un compromis historique « national » du type de celui qui se forma très brièvement en 1945, où le rôle dominant était tenu par le Général, et dont le socialisme n’était pas l’objectif à court terme, se sont effilochées. Aujourd’hui, la reconstitution des acquis sociaux du CNR et la sortie connexe de l’UE atlantique qu’impose cette reconstitution ne pourraient conduire qu’à de rapides et brutaux affrontements de classes entre le bloc populaire conduit par la classe ouvrière et le bloc maastrichtien de plus en plus fascisant conduit par l’oligarchie hexagonale et par ses alliés extérieurs (notamment, l’Axe Washington-Berlin). Ainsi, non seulement le Frexit progressiste n’ajournerait pas sine die le socialisme pour la France, mais – si les communistes et les syndicalistes de classe jouent vraiment leur rôle – il rapprocherait au contraire, de manière concrète et sur des bases de masse, la « lutte finale » entre capital et travail, entre capitalisme et socialisme.

En en mot, ceux qui ne voient, à droite « que » la sortie neutre,  « raisonnable », comme dit M. Dupont-Aignan, de l’euro-destruction nationale et ceux qui, « à gauche » refusent d’affronter l’UE sous couvert de « socialisme tout de suite sinon rien », commettent la même erreur antidialectique. Incapables de voir les choses dans leur dynamique et leurs interactions dialectiques, il refusent de voir que :

  • le Frexit lui-même nécessite – pour être mené jusqu’au bout, la rupture effective avec l’euro-UE-OTAN – d’être porté par un programme franchement progressiste de transition révolutionnaire, donc par un parti communiste centré sur le monde du travail et associant le drapeau rouge au drapeau tricolore ; bref le contraire du « ni droite ni gauche » de plusieurs groupes souverainistes actuels qui croient ainsi sortir du « système » alors même que ledit système fait tout pour mettre en place un second tour Le Pen/Macron qui oblitèrerait la vieille opposition du camp réactionnaire et du camp progressiste. Alors que notre tâche est de faire à nouveau coïncider camp progressiste, camp capitaliste et camp anti-UE (comme à l’époque où existait un vrai PCF).
  • la dynamique du Frexit devra, pour gagner, pour ne pas être rapidement balayée par les forces euro-atlantiques internes et externes, s’appuyer sur une dynamique de classe dont le terme sera, soit le socialisme, soit l’euro-dissolution de la France et la fascisation de l’Europe occidentale ; car sans cette orientation violente, la classe dominante ne saurait durablement imposer ce viol sanglant des peuples que serait la création de l’Empire euro-atlantique sur la ruine des Etats-nations nés de la Révolution française, de l’insurrection nationale grecque contre les Ottomans, du Printemps des peuples de 1848 et du Risorgimento italien. Plus que jamais patriotisme républicain et internationalisme prolétarien de nouvelle génération convergent tant il est vrai que, pour parachever la mise en place de l’Empire euro-atlantique ultraréactionnaire, il est nécessaire de liquider le pays de la Révolution jacobine comme a déjà été liquidé l’Etat hérité de la Révolution bolchévique.

C’est pourquoi concrètement les militants communistes doivent tout à la fois saisir les occasions de faire germer « en bas » l’alliance euro-critique, anti-FN et anti-OTAN du drapeau rouge et du drapeau tricolore (tel est le sens de l’appui critique, mais franc et dynamique, que le PRCF apporte à la candidature Mélenchon), de déployer l’unité d’action communiste, de promouvoir un programme communiste commun de Frexit progressiste. Ce pourquoi il faut s’adresser, non aux euro-trotskistes qui protègent « de gauche » la « construction européenne », non aux souverainistes de droite qui combattent les communistes ou qui veulent les mettre à la remorque, mais à la classe ouvrière, aux syndicalistes de classe, aux patriotes antifascistes, à tous ceux qui acceptent les « deux drapeaux » en rejetant catégoriquement l’oriflamme bleu marine et le drapeau impérial de l’UE atlantique. Ainsi remettra-t-on définitivement « le monde du travail au centre de la vie nationale », comme le prescrivait le programme du CNR intitulé Les Jours heureux.


* cette réalité n’en est pas moins une contradiction dans les termes : ce qui ne surprendra pas les dialecticiens !

** Et aussi, en réalité, de B. Hamon, lequel est, soit bien naïf, soit suprêmement rusé…

***nous disons « euro-trotskistes » car apparemment, il existe aussi désormais en France, des militants de tradition trotskiste qui sont opposés à l’UE : tant mieux évidemment.

Georges Gastaud est auteur notamment de

  • Lettre ouverte aux bons français qui assassinent la France, Le Temps des Cerises, 2005
  • Patriotisme et Internationalisme, 2010, edition du CISC
  • Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité, 2015, Delga
  • Lumières Communes, Traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, 2016, Delga
  • Mondialisation capitaliste et projet communiste, Le temps des cerises, 1997
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