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Le blog de Lucien PONS

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Ukraine: Bataillon AÏDAR - les "vrais" défenseurs de la Patrie [sous-titres français]

10 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #L'OTAN.

Bonjour.

Pourquoi le gouvernement Français ne dénonce pas ce bataillon nazi composé de mercenaires peu recommandables? Il est - comme le sont les armées de djihadistes assoiffés de sang et de captagon - une armée supplétive de l'OTAN destiné à faire plier les états et les peuples récalcitrants à l'Empire atlantique.

Nous avons perdu toute indépendance, l'OTAN est revenue prendre totalement ses quartiers en France. La trahison du 7 avril 2016 signe ce retour.

La France a réintégré le commandement intégré de l’Otan en 2009. La France en 2016 se livre davantage à l’OTAN. Elle perd sa souveraineté, Alstom est bradé aux américains, les industries de défenses stratégiques passent peu à peu dans des mains étrangères, les armées de l’Axe Atlantique investissent peu à peu notre sol…

Toute honte bue, on nous montre la Russie comme notre principale ennemie ! N'oublions pas que le sacrifice de 27 millions de russes durant la seconde guerre mondiale a permis la victoire contre les nazis.

L’Etat Islamique et les fous de dieu biberonnés au salafisme et soutenus par les Frères Musulmans ne sont donc pas la menace principale. C’est vrai qu’ils constituent les armées supplétives de l’OTAN.

Nous avons droit nous aussi à de la propagande grossière pour entrer en guerre contre la Russie, notre alliée de toujours. Le 6 avril 2016, David Pujadas au journal de 20h de France2, ouvre celui-ci sur de la pure propagande de guerre.

http://www.dailymotion.com/video/x42pr0w_20h-f2-2016-04-06_news

http://www.les-crises.fr/quand-france-2-et-etienne-leenhardt-cherchent-a-paniquer-la-population/

Il faut à tout prix faire peur et inciter la population à accepter l’OTAN sur notre sol comme seule défense nationale.

Nous avons choisis le camp de ceux qui protègent les nazis. Nous avons choisis le camp de ceux qui protègent les djihadistes. Nous avons choisis le camp de ceux qui veulent la guerre contre la Russie. Nous avons choisis le camp de la folie meurtrière. En 1940 la France a été livrée de la même façon à l'occupant, par la trahison "des élites".

Notre pays est exsangue, il faut détruire tous les services publics, il faut vendre tous les biens publics pour satisfaire les appétits de ces monstres assoiffés de conquête. Pourtant on augmente le budget de la défense pour acheter du matériel militaire américain. Dans le même temps on détruit l'armée de la République. C’est vrai que dans le traité de Lisbonne - les français l’ont rejeté en 2005 – reconnait l’OTAN comme seul instrument de défense. L’Union Européenne dans ses œuvres va donc donner des injonctions à la France pour accentuer la disparition de notre République indépendante.

Par notre vaste contribution au budget de l’Union Européenne (24 milliards d’euros par an), on continue à payer les soldats de l'enfer que sont ces bataillons nazis. L’Union Européenne soutient financièrement le gouvernement putschiste et corrompu de Kiev. Même mieux la France a ratifié l'accord de libre-échange avec l'Ukraine sans demander l'avis du peuple. Heureusement que les néerlandais ont rejeté à 64% ce marché de dupes par le référendum d'avril 2016. Les français ne seront jamais plus consultés, c'est trop dangereux.

Le peuple doit ouvrir les yeux, prendre la mesure des forfaitures, se lever, retrouver sa souveraineté et donner à la France de nouveau son indépendance.

Cordialement

Lucien PONS

Ukraine: Bataillon AÏDAR - les "vrais" défenseurs de la Patrie

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TTIP : Selon un document rendu public, les multinationales et les États-Unis vont avoir une grande influence dans les traités commerciaux de l’UE par Paul Gallagher

9 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Le grand banditisme, #Le traité Transatlantique., #Europe supranationale, #AMERIQUE

Source : Independent, le 17/03/2016

Exclusif : Le document obtenu par un groupe militant montre que la législation va se trouver sous influence avant même d’arriver au Parlement européen

Paul Gallagher | jeudi 17 mars 2016

TTIP-AFP-Getty

Les militants manifestent devant le Parlement européen contre le TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d’industrie) entre l’Union européenne et les États-Unis | AFP/Getty

La Commission européenne sera obligée de consulter l’administration des É-U avant d’adopter de nouvelles propositions de lois, Selon un point d’une série controversée de négociations commerciales poursuivies, pour la plupart, dans le secret.

Le groupe militant l’Observatoire de l’Europe industrielle (CEO) et le quotidien britannique, The Independent, ont obtenu et rendu public un document qui fait partie des négociations du Partenariat transatlantique de commerce et d’industrie (TTIP). Il y est révélé que la Commission européenne, instance non élue, va avoir l’autorité pour décider dans quels secteurs il faudra coopérer avec les États-Unis, mettant ainsi sur la touche les États membres de l’UE et le Parlement européen.

Le principal objectif du TTIP est d’harmoniser les règles transatlantiques dans un ensemble de domaines, y compris la sécurité des produits de consommation, les produits alimentaires, les services financiers et bancaires.

Qu’est-ce que le TTIP ?

Le document rendu public concerne le volet des pourparlers sur la coopération réglementaire. Cette partie du traité aura, selon l’Union européenne, pour conséquence de réduire la bureaucratie, tout en respectant tout de même certaines règles. Il y a là, suivant l’analyse du CEO, tout un labyrinthe de procédures capables de museler toutes les propositions de l’UE qui pourraient porter préjudice aux intérêts des États-Unis.

Pour l’Observatoire, ce document révèle aussi à quel point les grandes sociétés et les groupes industriels seront capables d’influencer le développement de la coopération réglementaire en faisant ce qu’on y appelle une « importante proposition » qui sera mise à l’ordre du jour de la Commission et des instances américaines.

Les plans dévoilés par ce document donneront aux autorités réglementaires étatsuniennes « un rôle contestable » dans la législation de Bruxelles et affaibliront le Parlement européen, fait valoir l’Observatoire.

Selon Kenneth Haar, chercheur au CEO, «L’Union européenne et les États-Unis ont résolu de placer les grandes entreprises au cœur de la prise de décision, ce qui constitue une menace directe pour les principes démocratiques. Ce document montre à quel point la coopération réglementaire va favoriser l’influence des grandes entreprises – et celle des États-Unis – sur la législation avant même qu’une loi n’ait été proposée aux parlements. »

Nick Dearden, directeur du groupe militant Global Justice Now (la Justice Mondiale, c’est Maintenant), affirme : « Cette fuite confirme nos craintes à propos du TTIP. Il s’agit là de donner aux grandes entreprises davantage de pouvoir sur un large ensemble de lois et de règlements. En fait, les lobbies industriels, c’est de notoriété publique, veulent écrire les lois avec les gouvernements et, avec ce traité, ils approchent de leur but. Ce n’est pas là un élément accessoire ou une petite partie du TTIP, c’en est un élément absolument central. »

Pour M. Dearden, il est tout à fait “terrifiant” que les États-Unis aient le pouvoir de remettre en question et d’amender les réglementations européennes avant que des politiques européens – élus – n’aient eu une chance d’en débattre.

Se référant au référendum sur l’UE, qui va avoir lieu très bientôt, il affirme : « Nous parlons, en ce moment, dans notre pays de souveraineté, et il est difficile d’imaginer une plus sérieuse menace à notre souveraineté que ce traité commercial. »

Selon le CEO, une intensification de la coopération réglementaire entre l’Union européenne et les États-Unis a déjà mené à des problèmes de santé publique : ainsi l’Union européenne s’est-elle abstenue de réguler l’emploi des perturbateurs hormonaux et a-t-elle permis la controverse récente sur le renouvellement du pesticide de Monsanto, le glyphosate.

Toujours selon l’Observatoire, dans ces deux dossiers, la Commission a prêté une oreille très attentive aux instances étatsuniennes et aux grandes entreprises en dépit des risques pour la santé publique que constituent ces substances chimiques.

Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré : « Ces accusations ne reposent sur rien et ne se retrouvent pas dans la proposition de l’Union européenne pour la simplification des règles pour les exportateurs de l’Union européenne. Le texte sur la coopération règlementaire ne tardera pas à être publié pour que chacun se rende compte que cette prétendue analyse est complètement fausse, qu’elle présente une vue tendancieuse du travail de la Commission européenne et ignore la réalité des textes de l’Union européenne. Ce sont les autorités en charge de la réglementation, non les négociateurs commerciaux, qui vont continuer à prendre les initiatives en matière de coopération réglementaire, à la fois dans l’Union européenne et aux États-Unis.

Explicatif : Le TTIP

Le Partenariat transatlantique de commerce et d’industrie est un projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, qui vise à promouvoir le commerce et une croissance économique multilatérale.

Selon l’Union européenne, le but du TTIP est d’aider les peuples et les entreprises en ouvrant les États-Unis aux entreprises, en aidant à réduire la bureaucratie que doivent affronter les firmes quand elles exportent et en établissant de nouvelles règles pour rendre les exportations, les importations et les investissements à l’étranger plus faciles et plus équitables.

Pour les militants anti-TTIP, le traité va augmenter le pouvoir des multinationales aux dépens de la démocratie et de l’intérêt  général.

Que ces pourparlers aient, pour la plupart, eu lieu dans le secret et que les fuites dans les médias aient été le seul moyen d’informer le public de ce qui se passe constitue l’un des grands problèmes de ces négociations.

La Commission européenne affirme que le Partenariat transatlantique de commerce et d’industrie pourrait relancer l’économie européenne, avec 120 milliards d’euros à la clé, l’économie étatsunienne avec 90 milliards et le reste du monde avec 100 milliards. À ce traité s’opposent les syndicats, les associations caritatives, les ONG et les écologistes, surtout en Europe. Les critiques ont déjà dit au quotidien The Independent que le TTIP aurait des impacts négatifs comprenant “la réduction des barrières réglementaires au commerce pour les grandes entreprises, des mesures pour la sécurité alimentaire et environnementale, des réglementations dans le domaine bancaire et les pouvoirs souverains des États,” ou même serait tout simplement “une attaque contre les sociétés européennes et étatsuniennes par le biais de multinationales.”

Selon la Commission européenne, une fois qu’un texte aura été définitivement approuvé, ce sera aux États membres et aux députés européens de décider de son entrée en vigueur.

Le document fuité met en lumière le sérieux danger que court la démocratie

Par Kenneth Haar, chercheur au CEO

La prétendue « coopération réglementaire » dans les actuels pourparlers sur le TTIP Union européenne/États-Unis cherche à harmoniser la législation des deux côtés de l’Atlantique. Ce volet des négociations vise à raser les barrières réglementaires déjà en place et à empêcher l’apparition de nouvelles.

Des procédures longues, dont la validation par les entreprises des répercussions économiques possibles, sont ainsi envisagées dans les nouvelles réglementations. De telles mesures ont déjà été utilisées de manière informelle pour affaiblir l’ambition de l’Union européenne dans la supervision du secteur financier dans les années précédant l’effondrement de 2008, pour offrir un laissez-passer aux entreprises des États-Unis sur la protection des données personnelles, et pour retarder ou édulcorer les propositions de l’Union européenne sur l’expérimentation animale et les émissions dans l’aviation.

Plus récemment, dans le cas des perturbateurs endocriniens toxiques, nous avons vu la Commission européenne s’aligner de près aux autorités des États-Unis et aux grandes entreprises en refusant de prendre des mesures pour restreindre l’usage de ces substances, malgré les menaces sur la santé bien documentées qui se posent aux citoyens de l’UE.

Consacrer de telles procédures dans la législation sous le TTIP mènera à l’intensification des attaques contre les lois qui protègent la santé, les droits des travailleurs et les normes environnementales.

Ce document fuité des négociations confirme les craintes que la Commission soit obligée de consulter les autorités des États-Unis avant d’adopter de nouvelles propositions législatives, alors que les États membres sont mis sur la touche. La fuite nous offre aussi un aperçu de la proposition de labyrinthe bureaucratique d’évaluations d’impact, dialogues, consultations et audits qui pourraient lier toute proposition qui irait contre les intérêts des entreprises américaines.

Au final, les grandes entreprises pourront influer sur les réglementations par ces propositions à un degré tel qu’il est une sérieuse menace à la démocratie telle qu’on la connaît.

Source : Independent, le 17/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Un rapport américain sur le TTIP est “sans appel”: “Les Européens n’ont pas grand-chose à gagner”

Source : RTL, 22-12-2015

L’eurodéputé PS Marc Tarabella

L’eurodéputé PS Marc Tarabella a pu consulter le rapport d’évaluation des gains des projets de TTIP sur la table, émis par le ministère de l’agriculture américain. Selon lui, ses “conclusions sont sans appel : d’une part, le secteur agricole Européen serait le grand perdant de cet échange, d’autre part les européens pourraient même subir des effets négatifs en cas d’accord. De l’aveu même des américains, les Européens n’ont pas grand-chose à y gagner. Au vu de ces résultats, je demande l’arrêt pur et simple des négociations avec les États-Unis. Je ne veux pas voir mener à l’abattoir l’agriculture européenne et dans son sillage la subsistance alimentaire européenne”, tempête le député européen, en charge de l’agriculture et de la Protection des consommateurs au Parlement européen, dans un communiqué émis ce mardi.

Il ajoute que “le volet agricole ne peut être la variable d’ajustement des autres chapitres de la négociation TTIP. Ce serait se moquer des agriculteurs et des consommateurs européens.”

Les gains financiers pour les USA seraient incroyablement plus grands que pour les Européens

Dans ce communiqué, on apprend que plusieurs scénarii sont envisagés par les Américains. Deux leur sont extrêmement favorables. Il s’agit premièrement de l’abolition des droits de douane, qui rapporterait 5,5 milliards de dollars aux Etats-Unis là où l’Union européenne ne gagnerait que 800 millions. Le second serait cette même abolition à laquelle on ajouterait la suppression des mesures non tarifaires. Là, les USA gagneraient 10 milliards de dollars tandis que l’Union européenne seulement 2 milliards.

Cette disproportion entre les gains potentiels au niveau agriculture de la signature d’un tel accord transatlantique –qualifiée de “déséquilibre astronomique” par Marc Tarabella- aurait de lourdes conséquences pour notre agriculture. En effet, cette nouvelle concurrence ferait plonger les prix pour les producteurs européens, selon le député.

Les Américains qui ont réalisé l’enquête l’avouent eux-mêmes: “les Européens n’ont pas grand-chose à gagner” en signant un tel accord.

Si les citoyens européens préfèrent la qualité, les USA n’auraient rien à y gagner

Ils ont également évalué leurs gains dans d’autres scénarii. Celui qui leur serait le moins profitable ? “Dans le texte, on peut également lire que le scénario qui leur serait néfaste serait celui de citoyens faisant de la qualité et des questions sanitaires une priorité”, détaille encore M. Tarabella. Les autorités US expliquent qu’alors les consommateurs se tourneraient vers la production locale. Dans un tel cas, les Américains conviennent que le TTIP n’aurait aucun intérêt. “On imagine volontiers toute la détermination outre Atlantique d’éviter un tel scénario catastrophe pour les entreprises US”, estime l’eurodéputé.

“Ce rapport vient conforter une position déjà défendue au Parlement européen : il faut cesser les négociations TTIP avec les États-Unis afin que ne soient sacrifiés ni l’agriculture européenne ni le citoyen européen !”, conclut M. Tarabella.

Source : RTL, 22-12-2015

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Goebbels revient régner sur l’Europe. Mort de la puissance souveraine française.

9 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #Europe supranationale

Goebbels revient régner sur l’Europe. Mort de la puissance souveraine française.

Goebbels revient régner sur l’Europe. Mort de la puissance souveraine française.

La France vient de signer son arrêt de mort. Féale des USA depuis 2009, elle sera désormais occupée comme elle le fut par le Reich entre 40 et 44. Le 22 novembre 1942, François Darlan, chef du gouvernement Vichy, signait la capitulation de la France suivie de sa vassalisation, une fois la guerre terminée, par les Américains. Cet accord avait été ratifié en présence du général Mark W. Clarck et stipulait également le cession de l’Afrique française du nord aux USA. Bien que cette page si peu glorieuse de notre Histoire soit quasi-inconnue du grand public, les détails qui la composent sont trouvables dans les manuels et les liens consacrés. Cela peut paraître extraordinaire, mais si ce n’était le Général, d’ailleurs dépeint par les States en dictateur et en pantin des Soviétiques – ça ne vous rappelle rien ? – la France serait officiellement passée sous protectorat amerloc et se serait vu imposer le dollar comme monnaie d’Etat.

Le 7 avril 2016, François Darlan est ressuscité. Mystiquement, à travers la personnalité d’un autre François, fossoyeur de la France dans la lignée otano-intégrationiste et intégriste d’un Sarko. L’intégration de Paris dans l’ensemble des organes de l’OTAN annonce sans équivoque l’installation de bases militaires US sur le territoire français. Autant dire qu’il s’agira d’emblée d’un pays occupé, officiellement désouverainisé et voué à accomplir coûte que coûte tous les desidératas d’une hyperpuissance qui en moins de 60 ans s’en est prise à 50 gouvernements légitimes, a détruit un pays européen prospère qu’était la Yougoslavie, a réduit à la sauvagerie l’Afghanistan, a rasé une grosse partie des pays arabo-musulmans, préférentiellement les pays laïcs moyen-orientaux, a anéanti le premier PIB d’Afrique, la Libye, par les mains de sa marionnette de Sarkozy, a orchestré un putsch sanglant en plein centre de l’Europe, en Ukraine, nargue la Chine en revendiquant l’élargissement de ses zones d’influence dans le Pacifique, instrumentalise les conflits semi-gelés des ex-espaces soviétiques – Transnistrie et Haut-Karabagh – entretient une hystérie endémique et pandémique autour de la pseudo-menace russe, hystérie relayée, comme si nous avions affaire à des perroquets dressés, par les pitres cravatés de TF1.

Car le 20 heures du 6 avril de Pujadas est un modèle de vassalisation revendiquée. L’expert interrogé, le journaliste Etienne Leenhardt, n’a rien à envier au bon vieux maître du Verbe nazi, J. Goebbels qui n’avait pas tort de constater la réceptivité de la foule à un mensonge répété 10.000 fois. Le compte y est. La Russie n’a jamais attaqué aucun pays européen ce qui inversement n’est pas le cas. L’OTAN ne cesse de s’étendre vers l’Est en violation de l’accord soviéto-américain sur l’unité de l’Allemagne, le nombre de bases US dans toutes les zones du monde cartographiées est estimé à plus de 1000 (soit 95% de l’ensemble des bases étrangères de la planète). M. Leenhardt ment avec aplomb en attribuant à Poutine une phrase qu’il n’a jamais dite : la Russie entend faire restaurer sa puissance dans sa zone d’influence historique. J’ai longuement cherché sur le net : sans surprise, aucune trace de cette déclaration. A contrario : Poutine a plus d’une fois répété qu’il n’avait nullement l’intention de rétablir l’URSS, que ça aurait été de la pure folie de sa part. Quel sens prêter alors à la pseudo-citation de Leenhardt ? En revanche, j’ai trouvé que la même thèse, mot pour mot, avait été avancée le 6 avril par Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN. TF1 la ressort telle quelle le même jour. Coïncidence ? C’est bien beau de mentir en plagiant. La Russie a montré de quoi elle était capable en Ukraine et en Syrie, poursuit le journaliste. S’il voulait dire qu’elle a montré comment aider à faire survivre son propre peuple dans le Donbass mitraillé à longueur de journée par les FAU et affamé pour insoumission au diktat atlantiste, je suis d’accord. S’il voulait dire que la Russie a montré comment il fallait en découdre avec les barbus obsédés de Daesh et de ses frangins tous logés à la même enseigne, d’accord ! Dans le cas contraire, je devrais imaginer – ce que je ne voudrais pas – que sieur Leenhardt soutient le génocide des peuples du Donbass et les salafistes en Syrie. La Russie projetterait de s’attaquer à Vilnius si bien que les forces locales de l’OTAN s’entraînent à simuler des combats de rue ? Le coup de la menace rouge paraît bien rabattu depuis qu’elle a libéré l’Europe du III Reich et dissout le pacte de Varsovie quelques mois avant l’écroulement de l’URSS. Et puis après, c’est à Vilnius de voir s’il désire voir débarquer les Russes : s’il se sent prêt à réserver à 40% de la population du pays qui est russe un sort similaire à celui des Donbassiens, je me demande si Moscou aura le même degré de patience qu’il a jusqu’ici avec ses « frères » ukrainiens. Qu’aurait fait la France si les Flamands cherchaient noise aux Wallons ? Soit dit en passant, le coup de la menace russe est resservi le jour où Moscou est parvenu à apaiser les passions autour du Haut-Karabakh 4 jours seulement après le relancement des hostilités. Encore une coïncidence ? Restons sérieux. Il est très clair que le dégel du Karabakh avait été prévu bien à l’avance et qu’il faut chercher ses racines dans un autre pays pacifique de l’OTAN, la Turquie, qui quelques jours avant les faits avait affiché un soutien inconditionnel à tous les agissements de Bakou. Le réchauffement du conflit arméno-azéri aurait acquis son plein sens si Damas était tombé ce qui Dieu merci n’est pas arrivé. Néanmoins, le détonateur activé, il fallait le jeter.

Elles sont bien belles les œuvres de l’OTAN quand la « menace russe » saute aux yeux. Ici, des chars flanqués de l’image de Poutine sillonnent les steppes ukrainiennes mais Kiev ne connaît toujours pas le sort de Bagdad. Là, les avions russes bombardent les petits enfants syriens et les gentils opposants à Bachar rêvant d’une Syrie éclairée et donneuse de pétrole pour trois sous. Pendant que les Pujadas et les Leenhardt singent sur commande le brillantissime Goebbels, les States prostituent ceux qui continuent à voir en eux leurs alliés et ceux qui feignent d’y croire pour ne pas briser le petit monde douillet qu’ils se sont crées en tant d’années de propagande.

Françoise Compoint

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COMITATO NO GUERRA NO NATO. VIDEO DELL'INCONTRO ALLA CAMERA DEL LAVORO DI MILANO

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'Italie., #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN.

COMITATO NO GUERRA NO NATO. VIDEO DELL'INCONTRO ALLA CAMERA DEL LAVORO DI MILANO

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Strelkov comme plat de résistance, l’UE au dessert…

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #La Russie, #L'OTAN., #le nazisme, #La guerre

Strelkov comme plat de résistance, l’UE au dessert…
 

Strelkov comme plat de résistance, l’UE au dessert…

Et en guise d’entrée ou d’apéro, c’est selon, une petite touche poivrée d’allemand : « Es Lebe Junta », ce qui se traduit littéralement par « Vive la junte » ! Normal, l’esprit du III Reich virevolte encore et toujours autour du Maïdan où vient d’ouvrir un resto au nom appétissant, Le châtieur. Si le terme en français est aussi prétentieux que caduc, il s’avère qu’une traduction plus nuancée casserait l’effet général. Jusqu’ici, j’ignorais que patriotisme et cannibalisme avaient quoi que ce soit en commun excepté la rime. C’est pourtant le cas. Si vous raffolez de chaire fraîche et que certains spécimens de l’espèce humaine réticents à la démocratie vous font saliver, laissez-vous tenter par les « Hommes Polis » (équivalent des petits hommes verts par allusion aux forces armées russes qui avaient pris part à la défense de la Crimée suite au coup d’Etat de Kiev de février 14), en fait, des pattes de grenouille, ou par les « 300 de Strelkov » (allusion aux 300 résistants qui se sont battus jusqu’au bout pour Slaviansk suite au retrait de l’armée républicaine), en fait, une escalope de veau grillée ! Les médaillons de porc « Pour la reprise de la Crimée », sans doute tout aussi succulents que les mets précédemment cités, associent de toute évidence les habitants de la péninsule à des porcs bons à être passés au fil du couteau. Maïdan est l’avant-poste de la liberté d’expression, peut-on lire, émerveillé, sur les pages d’un site aujourd’hui supprimé, maidan.org. Sachant que Le châtieur est présenté par ses promoteurs comme l’avant-poste du Maïdan place Maïdan, je vous laisse déguster tout votre soûl les arrière-goûts de cette soupe sanglante aux relents putrides. Entre la mise en scène de la décapitation d’un pilote russe par Daesh dans une boîte kiévienne, l’ouverture d’un café du même genre proposant des doryphores grillés par allusion aux morts d’Odessa qui portaient sur la poitrine le ruban de Saint-Georges dont les couleurs ressemblent à celles du doryphore ou le découpage supposément hilarant d’un gâteau représentant un nourrisson russe, les adeptes de l’eurointégration devraient déposer leur candidature dans une tribu cannibale d’Indonésie, j’imagine déjà l’accueil chaleureux qu’on leur ferait.

Strelkov comme plat de résistance, l’UE au dessert…Strelkov comme plat de résistance, l’UE au dessert…

Alors donc que les « ukrops » affutent la lame de leur haine bestiale, les Pays-Bas affichent quant à eux leur rejet de l’hospitalité bruxelloise. Porochenko revêt le deuil et accuse Poutine d’avoir fait pression sur les Néerlandais pour, de un, gonfler le taux d’abstention au référendum sur l’association – il s’élève à environ 65% – de deux, faire en sorte que seul 1/3 des participants veuillent s’associer économiquement et politiquement à l’Ukraine. La surprise est tellement indigeste que Porochenko propose aux technocrates unionistes d’appliquer la démocratie à géométrie variable dont Kiev use sans modération depuis voilà deux ans. Selon lui, il faudrait faire fi des résultats obtenus et se mettre d’accord entre le gouvernement et les hauts fonctionnaires du Parlement. Malheureusement pour lui, le Premier ministre néerlandais ne l’entend pas de cette oreille. Il partage le verdict de son peuple et se moque éperdument des théories paranos-conspirationnistes qu’exhibe Kiev dans l’exercice de son pouvoir de séduction.

Les fantasmes sont une chose mais la réalité inverse les rôles. Dans les nouveaux think thanks du post-maïdan il conviendrait de saigner les russophones moskalophiles du Donbass jusqu’à ce que disparition s’ensuive. S’il est vrai que la trêve est malmenée, il est non moins vrai que l’UE saigne l’Ukraine à blanc … à rouge et sous toutes les sauces prévues dans le menu des engeances sorosites. On connaît leurs appétits et leur rare capacité à éviter les indigestions. Châtiera bien qui châtiera le dernier. L’UE ne tenant plus qu’à un spaghetti, le digestif ne tardera pas à être servi.

Françoise Compoint

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La classe politique européenne a abandonné tout intérêt national, par Sergueï Glaziev

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La guerre, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale

Sergueï Glaziev est un économiste russe, né à Zaporojié (Ukraine) en 1961. Il a commencé une carrière politique à partir de 1990, tantôt dans les cabinets ministériels, tantôt sur les bancs de la Douma, le parlement russe. Il est passé du camp ultra-libéral aux communistes. Allié de Vladimir Poutine qu’il conseille, il a été nommé coordinateur des agences travaillant à l’union douanière entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan. Barack Obama l’a placé dans la liste des sept premières personnes sous sanctions, en 2014.

On dispose donc ici de la vision d’un proche conseiller du gouvernement russe, ce qui permet de mieux cerner leur vision (N.B : pour Manuel Valls : comprendre ne veut pas dire approuver hein…)

Cet article, à prendre bien entendu avec recul, est en lien avec l’article suivant, vu que Glaziev accuse nos médias de nourrir la peur d’une menace russe infondée…

Source : Russia-Insider d’après Lenta, 29/03/2016

M. Glaziev, y a-t-il la moindre raison de s’attendre à la levée des sanctions américaines ? 

Les sanctions constituent l’un des éléments de la guerre hybride que les États-Unis mènent contre nous. Ils le font, non pas parce qu’ils n’aiment pas «l’annexion» de la Crimée par la Russie , mais plutôt principalement en raison de la défense des seuls intérêts objectifs et subjectifs de l’oligarchie dirigeante américaine.

Les États-Unis sont en train de perdre leur hégémonie mondiale : ils fabriquent déjà moins de produits et exportent moins de technologies que la Chine. La Chine est également en train de rattraper l’Amérique pour le nombre de scientifiques et d’ingénieurs, et nombre de technologies innovantes chinoises sont en train de s’emparer des marchés mondiaux. Le taux de développement de la Chine est cinq fois supérieur à celui des États-Unis. Le système international des entités économiques récemment mis en place en Chine illustre bien le nouvel ordre économique mondial.

Les entités économiques qui dominent aux États-Unis, au seul service d’une oligarchie financière, ont complètement déstabilisé le système monétaire et financier américain, qui fait presque défaut deux fois par an. Les causes de la crise financière mondiale de 2008 n’ont en rien disparu et la bulle de la dette américaine – pyramides financières composées de dérivés et de dette nationale – ne cesse de croître davantage de jour en jour.

Selon la théorie des systèmes, ce processus ne peut pas continuer indéfiniment. L’oligarchie américaine est désespérée d’arriver à se débarrasser de son fardeau de la dette, et c’est la raison principale pour laquelle elle mène une guerre hybride, non seulement contre la Russie , mais contre l’Europe et le Moyen-Orient.

Comme il arrive toujours dans un ordre économique mondial en mutation, le pays qui est en train de perdre son leadership tente alors de déclencher une guerre mondiale pour le contrôle de la périphérie. Depuis que les Américains considèrent l’ancien espace soviétique comme étant leur périphérie financière et économique, ils tentent sans cesse d’en prendre le contrôle.

L’élite politique américain a été élevée selon des chimères de géopoliticiens du XIXième siècle. Les étudiants américains s’imprègnent encore dans les classes de sciences politiques des fondamentaux géopolitiques anglais et allemands de leur époque. La principale question qui revient sans cesse reste comment ruiner l’Empire Russe, et ils regardent encore le monde à travers les yeux des «faucons» du XIXième siècle, quand la Grande-Bretagne a tenté de sauver son hégémonie en déclenchant la Première Guerre mondiale, puis qu’elle a perdu son empire colonial après la seconde guerre mondiale.

Voilà ce qu’étudient toujours les géopoliticiens américains dans le Département d’État et la Maison Blanche , en continuant de regarder le monde à la fois à travers le prisme de la guerre froide, et des confrontations britanniques entre la Russie et l’Allemagne au XIXième siècle ; c’est donc maintenant le tour des États-Unis de vouloir déclencher une autre guerre mondiale.

La combinaison des problèmes objectifs de l’oligarchie financière américaine et de l’étrange état d’esprit des géopoliticiens américains fait peser la menace d’un conflit mondial. Cela n’a strictement rien à voir avec la Crimée. N’importe quel prétexte fera l’affaire.

Nous devons donc agir en fonction des contradictions qui amènent les États-Unis à toute attitude agressive à risque, avec le danger d’une guerre hybride avec le monde entier. Ils ont choisi la Russie comme étant leur objectif principal, et l’Ukraine, occupée par eux, comme étant leur principal moyen de destruction.

Pour survivre dans de telles conditions, arriver à maintenir notre souveraineté et développer notre économie, nous devons construire une large coalition antimilitaire, poursuivre notre stratégie de développement prioritaire, récupérer notre souveraineté financière et économique et continuer l’intégration eurasienne. Pour éviter la guerre, nous devons réaliser l’objectif du président Poutine d’une zone de développement commune de Lisbonne à Vladivostok. Il est très important de convaincre nos partenaires européens, ainsi que nos partenaires d’Extrême-Orient et dans le Sud, que nous avons besoin de coopérer, non pas par le chantage ou bien par des menaces, mais plutôt à travers des projets mutuellement bénéfiques, en combinant nos potentiels économiques tout en respectant la souveraineté de chaque État.

 

Peut-on améliorer les relations avec l’UE et comment ? 

Une condition nécessaire pour coopérer avec l’Union européenne est qu’elle ait rétabli sa souveraineté. Le fait que des politiciens européens soient aller tenir des discours devant la foule de l’euromaïdan comprenant des nazis déchaînés a montré à quel point s’est dégradée la culture politique européenne. Les dirigeants de l’UE ne sont plus indépendants : ils sont devenus de simples marionnettes des États-Unis.

Ceci est dû à une spécificité de l’espace politique de l’UE : il est dominé par les médias américains. Ils ont ancré dans l’esprit du public tout un tas de chimères antirusses, les affolant avec une soi-disant menace russe. Leurs politiciens se retrouvent donc obligés de suivre la ligne médiatique fournie par Washington afin de pouvoir gagner des voix. Cela a conduit à la catastrophe que nous contemplons aujourd’hui à Bruxelles et dans tant d’autres villes européennes, qui se retrouvent tout d’un coup envahies par la peur que leurs gouvernements ne réussissent pas à assurer leur sécurité.

Malheureusement, la souveraineté de l’Europe ne peut être restaurée uniquement par une clarification de l’esprit du public. Ces problèmes ne sont pas apparus d’un seul coup : ils sont le résultat d’une classe politique européenne qui a abandonné tout intérêt national. L’Europe se retrouve confrontée à une période de transition très difficile, au cours de laquelle elle ne peut pas encore devenir un partenaire, mais sera simplement l’ombre de Washington.

Les Européens ont perdu leur boussole. Ils vivent dans une mosaïque, un monde fragmentaire, qui a perdu de vue le système global de relations. Mais la vie va les forcer à revenir à la réalité, et je crois que les traditions démocratiques européennes et l’humanisme européen vont jouer un rôle important dans le retour du bon sens.”

Source : Russia-Insider d’après Lenta, 29/03/2016

Traduction librement adaptée par Didier Arnaud pour www.les-crises.fr, librement reproductible en indiquant la source.

usa-guerre

 

Réponse à "La classe politique européenne a abandonné tout intérêt national", par Sergueï Glaziev

Commentaires recommandés

 

“récupérer notre souveraineté financière”

Ca implique une nationalisation de la Banque Centrale, qui est “indépendante” (des citoyens, donc dépendante des cartels bancaires) car créée sur le modèle occidental pendant l’ère de grand pillage des années Eltsine. La Russie procède par étapes, et ils ont commencé par le lancement de la carte de paiement russe (“Mir”) leur permettant d’être indépendant de Visa/Mastercard. Il y a aussi la discussion en cours d’un système de paiement international alternatif avec la Chine, permettant d’être indépendant de Swift. Sans compter l’or, que Russie et Chine amassent.

Pendant ce temps-là, les pays de l’UE sont pieds et poings liés, comme des petits esclaves : les moyens de paiement par carte sont aux mains des cartels bancaires (chantage en cas de “problème” des banques : si les Etats ne les sauvent pas, les paiements s’arrêtent, c’est la famine), et les opérations Visa/Mastercard sont faites aux Etats-Unis (fin de Visa-Europe). Dès l’abolition de l’argent liquide, l’intégralité de l’économie européenne (y compris la bouffe) pourra être interrompue, d’un clic, à Washington.

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Un scénario à la yougoslave : liquidation armée des Etats dans le Donbass

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #L'OTAN., #l'ONU, #le nazisme, #Terrorisme, #La guerre

Un scénario à la yougoslave : liquidation armée des Etats dans le Donbass

Un scénario à la yougoslave : liquidation armée des Etats dans le Donbass

Le 08 avril 2016

Lors du récent sommet sur la sécurité nucléaire, le président de l’Ukraine a fait une déclaration concernant ses projets d’introduire sur le territoire des Républiques de Donetsk et de Lougansk des troupes internationales sou l’égide de la mission de l’OSCE. L’idée d’une résolution du conflit par le déploiement des forces pacificatrices dans le Donbass n’est pas nouvelle et ressort systématiquement, venant non seulement de Washington ou de Kiev, mais aussi de la Russie. Sauf que Kiev est farouchement opposé à la participation des forces russes dans une telle opération.

Alors, comment cela se passerait en réalité ? Indépendamment de celui qui supervisera cette action, nous avons sous les yeux l’exemple de la Yougoslavie où il a été question d’assurer seulement la sécurité dans quelques agglomérations dans le cadre d’une mission d’observation. Par la suite les forces internationales ont reçu l’autorisation d’utiliser leurs armes et en fin du compte l’OTAN a commencé les bombardements de la Serbie. C’est la raison pour laquelle Porochenko s’oppose à la participation de la Russie dans le blocage du conflit : les forces russes ne feront pas semblant comme le fait l’OSCE que tout va bien, mais tout simplement ouvriraient le feu sur les avions qui passent à l’attaque.

Les médias ont qualifié la proposition de Porochenko de « scénario à la yougoslave ». Je vous rappelle au passage qu’un autre scénario a eu lieu en Yougoslavie, que tout le monde a l’air d’avoir oublié.

En 1991-1995 en Croatie a été fondée une République Serbe de Krajina. Bien que cet Etat eût contrôlé entièrement son territoire, eût son propre gouvernement, sa devise et son armée, fût peuplé dans sa majorité par des Serbes, la communauté internationale n’a pas reconnu son indépendance. A la différence de Kosovo.

Au début du mois d’août 1995 on a procédé à la liquidation de l’Etat de la RSK.

“L’opération militaire a duré 36 heures avec la participation de presque 150 soldats croates, appuyés de 280 chars, de quelques de centaines d’unités d’artillerie antiaérienne, de plusieurs dizaines de missiles, ainsi que des avions et des hélicoptères. Les Croates étaient soutenus de presque 25 milles militaires de l’armée de la Bosnie-et-Herzégovine dont les régiments étaient principalement composés de Crates bosniaques. En face d’eux, il y avait potentiellement 40 milles soldats de l’armée de la République Serbe de Krajina avec un appui de 10 milles Bosniaques amenés par Fikret Abdića, un séparatiste de Bosnie opposé au pouvoir musulman de la Bosnie qui travaillait souvent avec les Serbes. Les forces Serbes n’ont pas entrepris de tentatives sérieuses pour mener une controffensive.” [LINK]

Cela vous rappelle quelque chose ? Il n’est pas exclu que le pouvoir kiévien cherche à reproduire la manœuvre : frapper avec tout le potentiel à sa disposition en espérant que le monde (ou plus précisément la Russie) ne bougera pas ou plutôt n’aura pas le temps de réagir. Dans cas là, nous les accords de Minsk, les discussions avec l’OSCE ne servent qu’à masquer le fait qu’il masse ses forces armées le long de la ligne de contact.

Dawid Hudziec

Traduit depuis le polonnais par Svetlana Kissileva

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Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Les média, #L'OTAN., #l'ONU, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'armée française, #le nazisme, #Terrorisme

Odessa, 2 mai 2014 :
un massacre occulté


« Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile.
Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge,
celui-là est un criminel ! »

Bertolt Brecht

(La vie de Galilée)

Qui s’en souvient en France ? Encerclés par une foule en furie, plusieurs dizaines de membres et partisans du mouvement anti-maïdan réfugiés à la maison des Syndicats, à Odessa le 2 mai 2014, sont brûlés vifs ou asphyxiés, d’autres achevés à coups de barres de fer après s’être jetés par les fenêtres pour échapper à l’incendie. Qualifiés de « prorusses », ils avaient fait l’objet d’une opération de « nettoyage » lancée à l’instigation de groupes néo-nazis qui s’étaient déjà illustrés à Kiev quelques semaines auparavant dans la pseudo-révolution orchestrée dans la capitale pour renverser par la force le gouvernement démocratiquement élu. Or, sans ces groupes, et leur encadrement comme fer de lance des manifestations, il n’y aurait jamais eu de « révolution » sur la place Maidan. Quant à Odessa, non seulement des activistes ukrainiens d’obédience fasciste ont bel et bien constitué les troupes de choc armées, cuirassées et casqués qui ont assailli puis envahi la Maison des Syndicats pour y « liquider la racaille pro-russe », comme en témoignent de nombreuses vidéos filmées par des gens n’ayant rien à voir avec le FSB1, mais le déroulement de cette opération a pu s’effectuer sans que les autorités locales n’interviennent pour y mettre fin, la police, présente sur les lieux faisant preuve d’une remarquable passivité, tandis que les pompiers dont la caserne trouvait à proximité, battaient le record de lenteur pour se rendre sur place.

Sans doute, le gouvernement de Kiev s’est-il vu obligé de procéder à quelques limogeages de responsables locaux, à commencer par le gouverneur de la région d’Odessa, sous peine de perdre aux yeux de l’étranger une légitimité démocratique déjà douteuse. Mais les coupables directs ou indirects du carnage semblent toujours bénéficier, bientôt deux ans après l’événement, d’une totale impunité. Bien plus, certains d’entre eux continuent de patrouiller et parader dans les rues d’Odessa, à pied ou en véhicules, pour poursuive la chasse aux « prorusses » et menacer les habitants de la ville qui trouveraient à y redire, et ce jusque dans les tribunaux. Résultat : les parents et amis des victimes en sont encore à attendre que lumière soit faite sur les conditions de leur disparition, terme à prendre dans les deux acceptions du terme, puisque les cadavres de certaines d’entre elles n’ont pas encore été retrouvés.

C’est afin que justice soit rendue qu’une Association des mères des personnes assassinées s’est constituée pour qu’une enquête sérieuse soit réalisée sur ce qui s’est passé à Odessa le 2 mai 2014. Une justice qui, jusqu’ici, semble malheureusement encore relever de la mission impossible. En ce domaine en effet, c’est la parodie qui prédomine. Seul un activiste « pro-ukrainien » c’est-à-dire antirusse et vraisemblablement sympathisant sinon militant de Pravy Sektpr ou Svoboda, a été poursuivi, alors que les assiégeants et les assaillants de la Maison des Syndicats se comptaient par dizaines. À l’inverse, mais de manière complémentaire, 20 manifestants catalogués comme « pro-russes » étaient mis en examen. « Enquête judicaire opaque » titrait un journaliste du Monde, journal pourtant acquis aux positions pro-européennes et néo-libérales des nouveaux dirigeants ukrainiens2. Effectivement, cette enquête traînait au point d’inciter un certain nombre de personnalités à former un « groupe du 2-mai » qui mènerait ses propres investigations. Néanmoins, bien que composé en principe de personnes de « toutes les opinions politiques » et que son travail ait été « considéré comme objectif et sérieux », selon le même journaliste qui ne précise d’ailleurs pas à qui ledit travail devait cette considération, il ne semble pas que l’éclaircissement des faits survenus le 2 mai 2014 auquel il a abouti ait donné pleine satisfaction. 

Il faut dire que la version des faits concoctée par ce « groupe du 2 mai » concordait un peu trop, n’en déplaise à l’envoyé du Monde, avec les attentes de tous ceux qui, à Odessa comme à Kiev, souhaitent que l’affaire honteuse d’un meurtre de masse perpétré par des ultra-nationalistes dans un pays européen dont on se félicite à l’étranger qu’il soit en passe de rejoindre la grande famille des « démocraties », soit au plus vite étouffée, enterrée et oubliée. Ainsi le coup d’envoi des affrontements était-il imputé aux activistes « prorusses » qui auraient attaqué une manifestation pacifique pro-ukrainienne, c’est-à-dire nationaliste, spontanément organisée par les supporteurs de deux équipes de football à l’issue un match. Les deux premiers morts de la journée proviendraient de leurs rangs, atteints par les balles de tireurs « russophiles » sans que cela soit encore prouvé. Un scénario qui n’était pas sans rappeler celui fabriqué après coup dans la foulée de la « révolution de Maïdan » avant que l’on ne découvre qu’en réalité, les snipers qui avaient tiré sur la police aussi bien que sur les manifestants le 20 février 2014 faisaient partie d’un « groupe clandestin » où « se trouvaient impliqués, directement ou indirectement, l’extrême-droite (Pravy Sektor, Svoboda) et un parti oligarchique pro-occidental (Patrie) », avec pour objectif, grâce à un « meurtre de masse perpétré sous une fausse bannière », de « l’emporter dans le conflit assymétrique de Maïdan et prendre le pouvoir en urkraine »3.

La suite du récit ne dépare pas le début. Les « deux camps » auraient ensuite « échangé des cocktails Molotov, provoquant l’incendie ravageur du fait de la quantité de combustible stockée par les anti-Maïdan dans le bâtiment »4. Enfin, les commandos munis de barres ou de battes cernant l’immeuble en flammes auraient « dans leur grande majorité essayé de sauver les personnes pris au piège » au lieu de les achever comme en attestent pourtant les scènes filmées de multiples videos.

Que le « journal de référence » que Le Monde est censé être — de révérence à l’égard des puissants, en fait — se fasse le relais des mensonges et des contre-vérités destinés à dissimuler ou travestir une réalité aussi gênante pour les nouveaux dirigeants ukrainiens que pour leurs alliés euro-atlantistes, n’a rien qui doive surprendre. La présentation unilatérale pour ne pas dire caricaturale qui en est faite, de même que celle de la pseudo-révolution de Maïdan, offre un bon exemple de ce manichéisme primaire auquel cède le complexe médiatico-politico-intellectuel de notre pays pour embrigader une opinion publique qu’ils formatent plutôt qu’ils ne la forment. On a là une fable typique de ce que peut produire ou, dans ce cas, reproduire une presse française mainstream en phase avec la réécriture de l’histoire en temps réel par les autorités officielles ukrainienne ; et ce afin de relativiser l’importance des évènements funestes qui ont endeuillé une partie de la population d’Odessa, en falsifier la signification et nier leur propre implication en plus de celle, avérée, de leurs supplétifs d’extrême-droite.

Si ce conte à dormir debout avait le mérite, comme s’en félicite notre journaliste mondain, d’écarter l’« hypothèse avancée par les médias russes du massacre délibéré »5, il ne pouvait toutefois convaincre que les gens déjà convaincus. Ce qui n’était apparemment pas le cas d’un groupe de membres du Parlement européen qui, préoccupés par l’absence de données fiables relatives au massacre, demanderont en mai 2015 au Premier ministre Arseni Iatseniouk de « tout mettre en œuvre pour rendre publics les résultats des enquêtes sur les meurtres commis sur le Maïdan et les meurtres de masse perpétrés à Odessa ». Peine perdue. Dans un rapport très critique publié en octobre 2015, les experts européens d’un comité consultatif international créé à l’initiative du Secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland, jugeaient que l’enquête menée en Ukraine, censée établir les circonstances exactes du massacre et évaluer le travail des services municipaux d’urgence le jour des troubles, « ne répondait pas aux exigences de la Convention européenne des droits de l’homme ». Bien plus, outre qu’elle ne pouvait pas « être qualifiée d’indépendante et efficace », ils estimaient que le « contexte général » qui régnait en Ukraine empêchait les enquêteurs de « réaliser de sérieux progrès dans l’élucidation de la tragédie d’Odessa ».

On comprend dès lors que les mères des victimes du carnage n’aient plus d’autre recours aujourd’hui que de s’adresser à l’ONU pour qu’il ne demeure pas impuni. D’où leur requête auprès d’une instance compétente de cet organisme en matière de protection des droits humains, mandatée pour les cas de tortures, exécutions sommaires, disparitions forcées et détentions arbitraires, pour qu’une commission internationale réellement indépendante, impartiale et objective puisse faire enfin éclater la vérité sur ce qui s’est passé à Odessa le 2 mai 2014 et que les responsables soient punis.

C’est la raison pour laquelle, une conférence suivie d’un débat s’est tenue dans les locaux de l’ONU à Genève le 21 mars 2015 au Palais des Nations, en marge des travaux du Conseil des Droits de l’Homme, avec la participations de M. Xavier Moreau, co-fondateur du site Stratpol, spécialiste des questions géopolitique, de Mme Victoria Malchulko, fondatrice et présidente de l’Association des mères du 2 Mai, témoin direct des évènements survenus ce jour-là et de Mme Elena Radzikhovskaiya, mère d’André Brazhevsky, tué lors du siège et de l’incendie de la Maison des Syndicats, toutes deux enseignantes, l’une à la retraite, l’autre en activité, et habitantes d’Odessa. Le but de cette conférence était d’une part, de retracer l’évolution de l’Ukraine depuis la «révolution» de la Place Maïdan, d’exposer l’impact sur le pays du changement de régime qui s’en est suivi, de replacer la tuerie d’Odessa dans ce contexte socio-historique, tant national qu’international, et de pointer le rôle des différents acteurs de ce drame. D’autre part, il s’agissait de faire connaître à partir de témoignages, non seulement le déroulement concret des évènements mais aussi les multiples obstacles rencontrés pour que la lumière soit faite sur les responsabilités directes et indirectes des autorités de la ville dans cette violence sans précédent à Odessa.

Il faut croire, cependant, que cette recherche de la vérité ne plaisait pas à tout le monde et encore moins l’idée de créer une commission d’enquête libérée de la pression des pouvoirs en place en Ukraine. Après la tentative d’un certain Mykola Cusin, président d’un Comité de Défense de la Démocratie en Ukraine, branche européenne du Comité des Ukrainiens d’Amérique du Nord, pour faire annuler la conférence, sous prétexte qu’elle offrirait une tribune à l’anti-américanimsme, l’antisémitisme, la russolâtrie et l’extrême droite, trois agents provocateurs dont une journaliste urkrainienne mêlée de très près aux évènements du 2 mai, sont venus jouer les agents d’ambiance à leur manière : interruptions du conférencier accompagnées d’injures à son égard, prises de paroles bruyantes sans y être conviés, discours haineux interminables… L’intention de ces perturbateurs était évidente : saboter la conférence et surtout faire capoter la projet de mise en place d’une commission d’enquête internationale. Il a fallu que je leur explique ainsi qu’à l’assistance que nous étions dans une assemblée de gens de pays civilisés et non dans la jungle qu’était devenue l’Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir de leurs commanditaires aidés de leurs acolytes néo-nazis pour les obliger à se taire, tâche rendue aisée par les applaudissements approbateurs de la plupart des gens présents.

Le calme revenu, Mme Elena Radzikhovskaiya a pu exprimer, au nom des mères qui comme elle, ont été privées de leurs fils par ce qu’il faut bien appeler un assassinat collectif, le souhait qu’un maximum de personnes des autres pays se solidarisent avec elles pour que les coupables, quels qu’ils soient, soient identifiés, poursuivis, jugés et châtiés.

Que celles et ceux qui se refusent à rejoindre la cohorte des imbéciles ou des criminels, au sens où Bertolt Brecht les désignait, signent cet appel. Les mères des Ukrainiens assassinés le 2 mai 2014 leur en sauront gré.

 

Jean-Pierre Garnier

 

 

 

 

1 FSB : Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie Service secret chargé des affaires de sécurité intérieure. Principal successeur du KGB soviétique dissous en novembre 1991.

2 Benoît Vitkine, « Odessa, un an après le drame du 2 mai », Le Monde, 02.05.2015

3 Ivan Katchanovski, « The “Sniper’s Massacre ”in the Maidan in Ukraine » september 2015 The “Snipers' Massacre” on the Maidan in Ukraine | Oriental review. org

4 Benoît Vitkine, « Odessa, un an après le drame du 2 mai », Le Monde, 02.05.2015.

5 Ibid.

Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
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Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
Odessa, 2 mai 2014 : un massacre occulté
 
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Quand France 2 et Etienne Leenhardt cherchent à paniquer la population

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #L'armée française

8 Avril 2016

Quand France 2 et Etienne Leenhardt cherchent à paniquer la population

La propagande de guerre, c’est ça : le 6 avril 2016, l’ouverture du JT se fait sur cette annonce pressante :

En effet, comme c’était une petite journée calme au niveau du terrorisme, ils ont dû trouver autre chose :

Pujadas, ouverture : “Bonsoir à tous. Dans l’actualité ce soir, le réarmement de l’Europe face au réveil de la menace russe. Les dépenses militaires font un bond en Pologne, en Slovaquie ou dans les pays baltes. Ont-ils raison d’avoir peur ? – Etienne Leenhardt nous répondra“.

J’ai du mal à voir en quoi une augmentation des dépenses militaires au fin fond de l’Europe mérite la Une (que n’a pas eu ce soir-là le référendum sur l’UE aux Pays-Bas, en revanche…), mais passons.

Par chance, les “journalistes” n’ont pas non plus évoqué le fait que l’industrie d’armement est aussi une des plus corruptrices au monde – ce qui ne peut évidemment avoir le moindre lien avec ce fait…

Pujadas : “Bienvenue à tous. C’est un virage pour l’Europe, après des années de baisse continue de l’effort militaire, le réarmement est en cours. C’est le cas de la France ou du Royaume-Uni, dont les budgets repartent à la hausse. Mais c’est la cas, bien davantage encore, pour l’Europe Centrale. En cause, le réveil de la menace russe.”

Reportage : “En Pologne… : total : 40 milliards d’euros (!). En Estonie, on accueille à bras ouverts les navires de l’OTAN venus en renfort dans la région (sic.).

pologne

Ca, c’est de l’information utile qui nous aurait manqué…

pologne-2

Belle fin de reportage

(Dommage, ils n’ont pas pu mettre ça vu que c’est un terroriste modéré syrien qui goûte le foie d’un soldat de l’armée syrienne (chuuuuut, on ne vous le montrera pas au JT), et pas un russe…)

Retour plateau :

Pujadas : “Bonsoir Etienne Leenhardt : ces pays d’Europe centrale ont-ils raison d’avoir peur ?

Etienne Leenhardt, directeur adjoint de l’information de France 2 : “Oui. cette inquiétude elle se comprend. Si vous êtes letton, estonien, polonais, et que vous entendez Vladmir Poutine dire “qu’il faut restaurer la puissance de la Russie dans sa zone historique d’influence”.

Je n’ai pas trouvé la source de cette déclaration – si quelqu’un peut chercher et l’indiquer en commentaire, merci.

J’ai trouvé cette interview de la BBC de décembre 2015 : Russia is not trying to bring back the USSR, but “nobody wants to believe it” […] I would like to think that there is not a person on the planet crazy enough to decide to use nuclear weapons,” he said, adding that this would lead to a “planetary catastrophe

Effrayant en effet…

Que pour la seule année 2015 vous constatez que les dépenses militaires russes ont représenté plus de 20 % du budget de l’État, que vous voyez Vladimir Poutine subtiliser la Crimée à l’Ukraine il y a 2 ans sans aucune réaction de la communauté internationale.

1/ c’est amusant, il me semblait qu’on avait lancé des sanctions contre la Russie, j’ai rêvé ?

2/ mais sinon, c’est quoi alors une “réaction” : la guerre ? Qu’il n’hésite pas, ils embauchent dans l’armée ukrainienne (90 € par mois)

3/ elle avait réagi comment la “communauté internationale” (sic.) quand, en 1954, l’Ukraine avait subtilisé la Crimée à la Russie via le dictateur communiste Khrouchtchev ?

4/ il est au courant que le parlement de Crimée a voté pour, puis la population aussi ? Et que des sondages occidentaux disent que le résultat des votes est conforme à la volonté de la population ?

Eh bien OUI, il y a de quoi être inquiet !

C’est beau la subtilité quand même…

Pujadas : “on peut effectivement parler de menace russe ?”

Leenhardt : “2 opérations militaires l’Ukraine et la Syrie, à la fois limitées mais efficaces.

Sérieusement ?

Il a vu l’armée russe opérer en Ukraine ? C’est dommage qu’en 2014, on n’arrive pas à avoir d’mages quand même… Et ils ne sont pas allés jusqu’à Kiev du coup ?

Quand au rapport avec la Syrie… Après, c’est sûr que ce n’est pas comme si on avait attaqué l’Irak ou la Libye sous de faux prétexte, ou soutenu en sous-main en Syrie les terroristes ayant abattu un avion russe…

“La Russie de Poutine a atteint un de ses objectifs : elle fait à nouveau peur.”

Tiens, celle-là je la mets direct dans mon Best-of des saloperies de “journalistes”, elle est vraiment belle.

Il aurait fait merveille dans les médias il y a un siècle, pour parler du boche. Ou en Allemagne un peu plus tard…

Et même si très peu d’observateurs pensent qu’elle ira au delà,

1. Ah, ben oui, peu se défoncent au crack, c’est sûr, et encore moins sont “journalistes” par chance…

2. ben alors, c’est quoi le micmac dont on parle depuis 3 minutes en terrorisant la population ?

notamment parce que les guerres, ça coûte cher, et que l’économie russe est au plus mal.

ah pardon, j’ai cru que c’était parce que les guerres ça tuait du monde, et que la prochaine risquera même d’anéantir l’espèce humaine – je suis bête…

Et ce n’est pas comme si la Russie avait perdu 20 millions d’habitants la dernière fois, hein… La guerre, ça les fait bien rire j’imagine…

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Donc prions pour que “Poutine” n’obtiennent pas un petit crédit Sofinco, sinon, boum, la guerre…

L’OTAN a annoncé que 4 000 seraient déployés à l’année en Europe de l’Est, pour parer à toute éventualité.

De quoi stopper net l’armée russe, c’est clair… Comme les 8 missiles Patriot polonais.

En tous cas, la Russie n’a en rien menacé la Pologne ou les pays Baltes, mais elle se retrouve avec plus de soldats juste à sa frontière – c’est subtil pour améliorer notre sécurité collective…

Une grande première depuis 30 ans. [Fin]

Ce genre de discours, il avaient en effet les mêmes en URSS durant la guerre froide…

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Eh bien voilà donc une jolie trace pour l’Histoire du niveau intellectuel du directeur adjoint de l’information d’une grande chaîne française en 2016 – je pense que ça aidera probablement les historiens à mieux comprendre ce qui s’est passé ensuite – s’il en reste évidemment…

C’est le moment où je vous renvoie au formidable discours de fin de mandat du Président Eisenhower :

“Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques. Nous ne devons jamais rien considérer comme acquis. Seul un peuple informé et vigilant réussira à obtenir que l’immense machine industrielle et militaire qu’est notre secteur de la défense nationale s’ajuste sans grincement à nos méthodes et à nos objectifs pacifiques, pour que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble.” [Dwight Eisenhower, Discours de fin de mandat resté connu sous le nom du Discours du Complexe Militaro-Industriel, 17/01/1961]

Je vous ai enfin préparé une série de graphiques, que ces pantins télévisuels auraient dû faire s’ils avaient encore un peu de professionnalisme, pour informer les téléspectateurs avec quelques faits tangibles :

ue-russie-1

ue-russie-2

otan-russie-1

N.B. vous notez visuellement dans ce schéma que, par habitant, l’OTAN dépense donc en moyenne bien plus que la Russie… En fait, 980 $ contre 630 $/hbt, soit la bagatelle de 50 % de plus...

otan-russie-2

Eh oui, tu penses que les Russes rêvent d’un conflit avec une structure 7 fois plus peuplée et disposant d’un budget militaire 10 fois supérieur – qui ne ferait pas pareil ?

depenses-ue

On note qu’il n’y a que la Pologne parmi les pays cités qui augmente véritablement sur longue période ses dépenses – ce qui n’est ne rien rassurant…

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En conséquence, si tout ceci vous choque, je vous recommande vraiment de ne pas rester inactif et d’écrire (poliment…) :

 

 réponse à "Quand France 2 et Etienne Leenhardt cherchent à paniquer la population"

 

J’étais entrain de grignoter lorsque je suis tombé sur cette ouverture du journal… ma femme a cru que j’étais un poisson lune tellement mes yeux se sont agrandis à en sortir de leur orbite…
Tant de mensonges à la minutes, de contre vérités et de discours guerrier pour “affoler le lambda” qui n’a pas la capacité de réfléchir par lui même “à force d’être abreuvé par tous ces mensonges quotidiens”…
C’est pitoyable… affligeant… et dangereux/effrayant, car ils “jouent avec le feu”… le problème? ce sont “nos vies” qui sont concernées en bout de chaine… ce “pseudo” journaliste est pathétique… il devrait se voir retirer sa carte sur le champ… et par voie de conséquence, son poste…
L’idée d’en référer au CSA et au médiateur de France TV; est excellente Olivier, je suggère à toutes et à tous de le faire… Il faut qu’ils se rendent compte que les gens “ne sont pas naïfs-stupides”…

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La France revient définitivement dans le giron de l’OTAN.

8 Avril 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

La France revient définitivement dans le giron de l’OTAN.

Bonjour

La France a réintégré le commandement intégré de l’Otan en 2008. La France en 2016 se livre davantage à l’OTAN. Elle perd sa souveraineté, Alstom est bradé aux américains, les industries de défenses stratégiques passent peu à peu dans des mains étrangères, les armées de l’Axe Atlantique investissent peu à peu notre sol…

Toute honte bue, on nous montre la Russie comme notre principale ennemie ! L’Etat Islamique et les fous de dieu biberonnés au salafisme et soutenus par les Frères Musulmans ne sont donc pas la menace principale. C’est vrai qu’ils constituent les armées supplétives de l’OTAN.

Le 6 avril 2016, David Pujadas au journal de 20h de France2, ouvre celui-ci sur de la pure propagande de guerre.

http://www.dailymotion.com/video/x42pr0w_20h-f2-2016-04-06_news

http://www.les-crises.fr/quand-france-2-et-etienne-leenhardt-cherchent-a-paniquer-la-population/

Il faut faire peur et inciter la population à accepter l’OTAN sur notre sol comme seule défense nationale. Les dépenses liées à la défense nationale vont augmenter régulièrement, mais l’armée de la République va peu à peu disparaître. C’est vrai que le traité de Lisbonne - que les français ont rejeté en 2005 – reconnait l’OTAN comme seul instrument de défense. L’Union Européenne dans ses œuvres va donc donner des injonctions à la France pour accentuer la disparition de notre République indépendante.

Cordialement

Lucien Pons

La France revient définitivement dans le giron de l’OTAN.

 

Le 7 avril, la France a finalisé par voie parlementaire sa réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN en ré-adhérant au protocole visant à simplifier la vie des militaires de l’Alliance déployés en France.

«Ce texte technique constitue la traduction juridique et administrative de la réintégration du commandement intégré de l’OTAN», décidée par Nicolas Sarkozy en 2009, a déclaré au nom du gouvernement la secrétaire d’Etat à l’Egalité réelle Ericka Bareigts, à l’Assemblée nationale, qui a voté conforme le texte approuvé au Sénat le 17 mars.

 La France, qui avait quitté le commandement intégré de l’Alliance atlantique en 1966, «a commencé à accueillir de nouveau du personnel de l’OTAN dans ses quartiers généraux, mais, sans ce statut, ces officiers alliés sont confrontés à des difficultés administratives et financières qu’ils n’ont pas dans les autres pays de l’Alliance», a-t-elle précisé. Le texte, qui permet des exonérations fiscales et douanières, pourrait s’appliquer à 240 des 1 485 militaires de pays de l’OTAN actuellement déployés en France, selon le ministère de la Défense.

 

 

 

La France revient définitivement dans le giron de l’OTAN.
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