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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Encore un mensonge d'état! Attentat à Kharkiv (Kharkov) en Ukraine pendant une marche

24 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN.

Attentat à Kharkiv (Kharkov) en Ukraine pendant une marche.

Le 22 février, Euronews titrait "un leader de Maïdan tué lors d'une marche pacifique". Les autres restaient plus factuels en faisant référence à un attentat lors d'une marche à Kharkov, faisant état de deux tués.

- Comment cela s'est il produit?
- Pourquoi la communication officielle de Kiev laisse-t-elle
perplexe?

Toute la crise ukrainienne vue autrement:
http://www.youtube.com/playlist?list=... .

Sources utilisées pour cette vidéo:

La vidéo originale du journaliste ukrainien en exil Anatoli Shariy: http://www.youtube.com/watch?v=ht-3x0... .

La vidéo du SBU (service de sécurité d'Ukraine):
http://www.youtube.com/watch?v=RT8a0o...

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Le général Clark révèle que Daesh est un projet israélien

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël et la Palestine, #Palestine libre, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre

Le général Clark révèle que Daesh est un projet israélien

 
 
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Le général Wesley Clark, ancien suprême commandeur de l’Otan, a déclaré à CNN que l’Émirat islamique (dit « Daesh ») avait été « créé par nos amis et nos alliés pour vaincre le Hezbollah ».

Le général Clark mettait ainsi clairement en cause la responsabilité d’Israël.

Depuis 2001, le général Clark est le porte-parole d’un groupe d’officiers supérieurs opposés à l’influence israélienne sur la politique extérieure des États-Unis, à ses développements impérialistes agressifs et au remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’était opposé au déploiement de troupes en Irak, et aux guerres contre la Libye et contre la Syrie.

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« Grandeur et misère de la propagande occidentale, Minsk 2, regards et stratégies

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #La paix, #AMERIQUE, #L'OTAN.

« Grandeur et misère de la propagande occidentale

Le 22/02/2015. Minsk 2, regards et stratégies

FIGAROVOX/ANALYSE -

Pour Alexis Feertchak, les accords de Minsk signés le 12 février dernier offrent des perspectives de sortie de crise. Le rapprochement entre l'Ukraine et l'Europe se fera avec la Russie, et non contre celle-ci.

Alexis Feertchak est fondateur du site Internet et de l'application iPhilo.

« Grandeur et misère de la propagande occidentale, Minsk 2, regards et stratégies

Le sang coule encore, les souffrances continuent.

L'auteur de cette phrase est un homme qui a éclaté de rire lorsqu'on lui a parlé de trafic d'organes au Kosovo.

Le journal Le Monde, quotidien de référence pour nombre de lectrices et de lecteurs, lui a offert une tribune pour y livrer son analyse de la situation en Ukraine au lendemain des accords de Minsk, signés le 12 février dernier.

On y lit, bien sûr, les poncifs habituels sur Vladimir Poutine mais surtout le mensonge relatif à la guerre que la Géorgie avait déclenchée contre la Russie en 2008. L'Ancien Ministre français des Affaires Etrangères parvient à en inverser les responsabilités alors que le rapport rendu par Heidi Tagliavini avait formellement mis en cause la Géorgie.

Cependant, ladite analyse du French Doctor a été citée par Alexis Feertchak dans un article publié par Le Figaro.

Le propos tenu y est riche d'informations, entre autre, sur le rôle joué en coulisses par Jean-Pierre Chevènement dans le cadre des accords de Minsk 2.

Cela dit, alors que toutes sortes d'idées fixes relatives au Président de la Fédération de Russie y sont balayées, on y lit malgré tout l'obsession à le viser.

D'aucuns s'interrogent sur la différence entre le premier accord de Minsk datant de septembre 2014 et le second accord signé le 12 février 2015 dans la capitale biélorusse. Les mêmes causes vont-elles produire les mêmes effets et conduire ainsi à un nouvel enlisement voire une escalade du conflit militaire dans le Donbass?

L'abandon par l'armée ukrainienne de la ville stratégique de Debaltsevo, qui était complètement encerclée, est un coup symbolique très dur pour les forces de Kiev.

Bien que de moindre intensité sur l'ensemble du front, les combats continuent dans l'Est ukrainien, notamment dans le chaudron de Debaltsevo, ainsi qu'aux abords du port de Marioupol. L'abandon par l'armée ukrainienne de la ville stratégique de Debaltsevo, qui était complètement encerclée, est un coup symbolique très dur pour les forces de Kiev. À Shirokino, un village près de Marioupol, les milices nationalistes ukrainiennes (bataillons Azov et Donbass), dont les leaders ont annoncé qu'ils refusaient le cessez-le-feu, ont tenté une offensive contre les séparatistes, mais visiblement sans succès malgré le soutien de l'artillerie de l'armée régulière.

Une forme de scepticisme plane donc légitimement autour de l'application du cessez-le-feu. Avec ces accords, on lit, par exemple sous la plume de Bernard Kouchner, que Vladimir Poutine aurait gagné du temps et sortirait vainqueur, au moins à court terme, de ces négociations quadripartites avec Petro Porochenko, Angela Merkel et François Hollande. On pourrait penser à première vue que la chute de Debaltsevo lui donne raison.

Il est pourtant possible d'être plus optimiste et de voir dans «Minsk 2» une avancée sur le plan politique par rapport à «Minsk 1». En effet, si une solution existe pour mettre fin au conflit ukrainien, elle ne pourra être que politique. Seul cet espoir pourra venir à bout du scepticisme naturel concernant l'application stricte du cessez-le-feu.

Si une solution existe pour mettre fin au conflit ukrainien, elle ne pourra être que politique.

Une phrase de l'accord est passée largement inaperçue dans les médias, elle est pourtant essentielle dans l'optique d'une sortie de crise: «les dirigeants restent attachés à la perspective d'un espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique fondé sur le plein respect du droit international et des principes de l'OSCE». Il y a quelques semaines encore, qui aurait cru que les accords de Minsk pussent être l'occasion de coucher sur le papier le projet gaullien puis mitterrandien d'une grande Europe qui tende la main à la Russie?

Cette initiative bienheureuse est le fruit d'un couple franco-allemand renforcé. Il semblerait que Jean-Pierre Chevènement ait aussi joué un rôle discret: invité du Club de la Presse d'Europe 1, l'ancien Ministre de François Mitterrand a révélé avoir rencontré Vladimir Poutine à Moscou dès mai 2014, à la demande du Président Hollande. Conscient des dangers d'une confrontation entre l'Occident et la Russie, Jean-Pierre Chevènement n'a pas seulement éclairé le débat public, mais a aussi participé en sous-main au maintien d'un dialogue constructif avec Moscou.

Le concept d'«espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique» laisse donc supposer que le rapprochement entre l'Ukraine et l'Europe ne pourra se faire contre la Russie, mais seulement avec elle.

En filigrane, l'accord de Minsk, en inscrivant en toutes lettres la «perspective d'un espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique», admet la faute originelle de l'Union européenne dans sa gestion du projet de libre-échange avec l'Ukraine. Celui-ci ne pouvait être réalisé sans discussion avec la Russie, dont les liens avec l'Ukraine sont économiques, mais plus encore historiques. Jean-Pierre Chevènement, toujours au micro d'Europe 1, confessait ainsi que l'ancien Président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait prié Vladimir Poutine d' «aller se faire f….e» car l'accord ne le regardait en rien. On a connu plus fin psychologue, et surtout plus fin historien! Le concept d' «espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique» laisse donc supposer que le rapprochement entre l'Ukraine et l'Europe ne pourra se faire contre la Russie, mais seulement avec elle. Voici enfin exposée une stratégie politique européenne qui fait de l'Ukraine un pont et non un mur entre deux mondes.

Cette stratégie franco-allemande n'est encore qu'une perspective; sa réalisation exige de cheminer sur une ligne de crête. Or, dans la crise ukrainienne, les faux pas sont venus souvent d'une mécompréhension des volontés des différents acteurs, à commencer par celle de Vladimir Poutine, dont les redoutables qualités de tacticien ont jusqu'ici mis à mal le jeu occidental.

Un détour par la culture de négociation russe peut servir d'éclairage. Dans cette perspective, Vincent Eurieult, professeur de négociation à l'ESCP Europe, a récemment examiné l'exemple de la crise des missiles de Cuba de 1962. En avril 1961, avec le débarquement raté de la baie des Cochons, les États-Unis ne sont pas parvenus à écarter du pouvoir le révolutionnaire Castro. Nikita Khrouchtchev a alors joué une partie d'échec avec le Président Kennedy, dont le premier est sorti grand vainqueur: en six jours de négociation de crise, le président américain n'a eu d'autre choix que d'accepter l'inacceptable, la présence du premier État communiste sur le continent américain. La stratégie de Khrouchtchev ne laissait aucune chance au président Kennedy. Avec l'installation de missiles soviétiques à Cuba en 1962, à 200 kilomètres des côtes américaines, le Soviétique plaçait son adversaire dans une situation très simple: un conflit nucléaire en répliquant ou accepter un accord dans une position de relative faiblesse. La raison l'a emporté: le président américain choisit un accord, acceptant la présence d'un pouvoir communiste à Cuba. Comme le dit Vincent Eurieult, «Nikita Khrouchtchev n'a jamais eu l'idée d'attaquer les États-Unis sur leur territoire (…) mais le rapport de pouvoir ne pouvait guère varier: il était hors de question pour John Kennedy de tenter un retour au statu quo (…), il voulait le retrait des missiles, rien de moins (…). Dans cette affaire, John Kennedy a révélé, heureusement, des grands talents de tacticien, mais le russe, Khrouchtchev, en a été l'inoubliable stratège».

En avançant le risque d'une guerre totale en Ukraine le Kremlin place dans la balance des négociations un poids trop lourd pour les Occidentaux.

La crise des missiles de Cuba est un exemple de négociation de crise à l'état chimiquement pur dans la mesure où l'arme nucléaire a été mise en jeu: elle peut aussi éclairer dans une certaine mesure la stratégie du Président Poutine, dont les conseillers, avant d'être des idéologues nationalistes, sont d'abord des réalistes, anciens du KGB et fins connaisseurs des rapports de force soviétiques. En soutenant discrètement les séparatistes, très motivés, avec du matériel militaire et en tenant un double discours permanent, les Russes placent les Occidentaux dans l'embarras car ils savent pertinemment que personne en Europe n'accepterait de faire la guerre pour le régime de Petro Porochenko au risque d'une folle escalade. En avançant le risque d'une guerre totale en Ukraine -dont l'ambassadeur de France en Ukraine, Alexandre Orlov, se faisait encore l'écho il y a quelques jours sur BFM TV- le Kremlin place dans la balance des négociations un poids trop lourd pour les Occidentaux.

Dans cette partie d'échec, le coup de Vladimir Poutine est radical et brutal, mais il montre en creux que le maître du Kremlin ne souhaite pas envahir l'Ukraine: il souhaite en revanche placer son adversaire dans une situation inextricable en faisant exister la perspective d'une telle invasion à laquelle les Occidentaux ne pourraient pas répondre militairement sans prendre un risque de guerre totale.

En reprenant la thèse de la Pologne et des États baltes selon laquelle Vladimir Poutine souhaiterait recréer un Empire russe en annexant peu à peu toutes les terres de l'ex-URSS, les néoconservateurs tombent dans le piège que celui-là leur tend et ne voient pas qu'il s'agit d'une stratégie de négociation, de même que Khrouchtchev n'a pas installé des missiles à Cuba pour détruire les États-Unis mais pour les obliger à négocier l'existence d'un État communiste sur le continent américain. Vladimir Poutine a bien dit que «celui qui ne regrette pas l'URSS n'a pas de cœur», mais l'on oublie trop souvent la seconde partie de la citation: «celui qui souhaite sa restauration n'a pas de tête».

En reprenant la thèse de la Pologne et des États baltes selon laquelle Vladimir Poutine souhaiterait recréer un Empire russe en annexant peu à peu toutes les terres de l'ex-URSS, les néoconservateurs tombent dans le piège que celui-là leur tend et ne voient pas qu'il s'agit d'une stratégie de négociation.

Cette distinction du cœur et de la raison faite par le Président russe n'est pas sans rappeler d'ailleurs une intervention du Général de Gaulle lors de son allocution télévisée du 14 juin 1960: «Il est tout à fait naturel que l'on ressente la nostalgie de ce qui était l'empire, comme on peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais quoi? Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités!».

En soufflant le chaud et le froid sur le conflit ukrainien et en usant des maladresses et des erreurs multiples du gouvernement kiévien de Petro Porochenko, Vladimir Poutine a déjà gagné une bonne part de la négociation: l'Ukraine ne rentrera pas dans l'OTAN et la perspective de son adhésion à l'Union européenne est repoussée aux calendes grecques. Enfin, l'Ukraine ne pourra exister à l'avenir qu'au prix de sa fédéralisation qui laisse à l'Est une large autonomie et au prix de sa neutralisation sur la scène diplomatique. Cette partie d'échec cache moins un nouvel impérialisme postsoviétique qu'une réaffirmation de la puissance russe dans le concert des nations. Jean-Pierre Chevènement disait à ce propos en 2014: «le projet de Vladimir Poutine n'est pas un projet impérial mais un projet national». L'homme du Kremlin se veut le défenseur d'un monde multipolaire dans lequel la Russie, aux côtés des BRICS, rééquilibrerait le rapport de force avec l'Amérique. Il est trop pragmatique pour penser raisonnablement que la Russie puisse remplacer les États-Unis comme hyperpuissance: le PIB de la Russie est équivalent à celui de l'Italie…

L'homme du Kremlin se veut le défenseur d'un monde multipolaire dans lequel la Russie, aux côtés des BRICS, rééquilibrerait le rapport de force avec l'Amérique.

La méthode de négociation de Vladimir Poutine est hautement condamnable, car elle se fait au prix d'un embrasement de la situation en Ukraine. Mais ce serait plus grave encore de prendre la stratégie russe pour ce qu'elle n'est pas -une restauration de l'URSS- car elle amènerait à une escalade beaucoup plus large, dont personne ne sortirait grandi. Les accords de Minsk, loin d'être une simple rustine pour gagner du temps et temporiser la situation sur le terrain, revêtent une dimension politique beaucoup plus importante: le couple franco-allemand a probablement compris que la perspective d'un «espace humanitaire et économique commun de l'Atlantique au Pacifique», au sein duquel l'Ukraine jouerait la position de pivot, est un meilleur choix pour tous les acteurs qu'un mur ukrainien qui se dresserait contre la Russie. Cette avancée diplomatique est une bonne nouvelle car la stratégie de Khrouchtchev en 1962 et de Poutine aujourd'hui présente un danger ne pas être compris suffisamment tôt par l'autre joueur et risquer ainsi l'escalade qu'eux-mêmes ne souhaitent pas. John Kennedy, en bon tacticien, avait finement joué sa partition. Reste à espérer qu'il en sera de même aujourd'hui pour Barack Obama, et surtout pour le Congrès républicain qui semble bien moins prudent sur ce point.

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Maduro : "Le Venezuela fait face à une très grave menace".

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #La guerre, #Terrorisme

Le 9 mars 2015, le président Obama déclare "l'urgence nationale" face à la "menace inusuelle et extraordinaire" que ferait peser le Venezuela sur les États-Unis. Face à ces déclarations, Nicolas Maduro demande à l'assemblée nationale les pleins pouvoirs lui permettant de gouverner par décret : c'est la "loi habilitante".

Cela fait des années que Les Etats-Unis tentent diverses opérations de déstabilisation au Venezuela. Tout d'abord, ils ont tenté un coup d'état, comme ça n'a pas marché, ils ont essayé de tuer Chavez (et ont probablement réussi d'ailleurs). Puis il y a eu des tentatives d'assassinat également sur Maduro lorsqu'il a pris ses fonctions présidentielles. Les tentatives de coup d'état ont repris de plus belle. Rien ne marche...et d'un coup Obama déclare que le Venezuela est une "menace pour la sécurité des États-Unis". Et quoi encore?

Cela fait des années que Les Etats-Unis tentent diverses opérations de déstabilisation au Venezuela. Tout d'abord, ils ont tenté un coup d'état, comme ça n'a pas marché, ils ont essayé de tuer Chavez (et ont probablement réussi d'ailleurs). Puis il y a eu des tentatives d'assassinat également sur Maduro lorsqu'il a pris ses fonctions présidentielles. Les tentatives de coup d'état ont repris de plus belle. Rien ne marche...et d'un coup Obama déclare que le Venezuela est une "menace pour la sécurité des États-Unis". Et quoi encore?
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2015, L’Odyssée de la société. Par Fabrice Aubert.

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #AMERIQUE

2015, L’Odyssée de la société

SYNOPSIS  : Nous sommes en 2015, à la recherche de la « société disparue », engloutie au fond des « âges farouches » de l’individualisme, du « marché autorégulateur », de la compétitivité du « sacrifice », et du management. La politique, qui suppose débat contradictoire a disparu. « Transparence » oblige, tout est désormais piloté automatiquement, par la MATRIX, dépositaire de « l’équilibre général » et… des sacrifices.

2015, L’ODYSSEE DE LA SOCIETE (Episode I)

LE FORMATAGE DE LA « MATRIX » : Des machines pilotées par informatique, dont le programme s’appelle « marché libre et non faussé » gèrent désormais les destinées humaines, dans un pacte appelé « pacte de gouvernance » qui s’est substitué, sans le dire et sans référendum, à la Démocratie. Le citoyen, désormais appelé « client », est une cible « marchandise » que s’arrachent les publicitaires qui ont pris le pouvoir du « cloud ». La mémoire de l’humanité et ses évolutions, dénommées « Histoire », ont été « scratchées », et remplacées par des disques durs formatés sur la temporalité… du marché, autant dire de « l’instant » qui « fixe un prix ». Tout bien, service, ou « être vivant » (animal ou humain) dépend désormais d’un prix, et pour les humains, sa valeur est définie par le « marché du travail », qui fixe le prix du labeur de chacun, en fonction de la demande de la « MATRIX ». Le prix est fixé à la journée, le S.M.I.C ayant disparu (trop cher). Le dimanche on travaille aussi, suite à la loi « Macron ». D’ailleurs, il n’y a plus ni dimanche, ni lundi. Les jours, la semaine, le mois, l’année, les saisons (réchauffement climatique oblige) ont disparu, il faut « simplifier », il n’y a plus que… l’instant, qui en fonction de « l’offre et de la demande », fixe le prix, via la MATRIX.

Bien sûr, ce monde numérique du « meilleur des mondes » [1] a aussi supprimé les livres, les journaux, qui n’étaient plus lus, et le papier, inutile et couteux [2]. Tout donc se passe dans des transactions numérisées, instantanées, et optimisées, dénommées « trading », disponibles sur tous les écrans « connectés » [3]. Les plus performants se retrouvent dans « l’hyper trading ». Dans ce système, dénommé « jeu » (vendus par les « Nobels d’Economie ») il y a ceux qui gagnent, car les « bourgeois » sont en croissance, et il y a les perdants, dénommés « prolétaires ». Si l’évolution des « bourgeois » est de progression arithmétique, l’évolution des « prolétaires » est de progression exponentielle. Entre les deux, se trouvent les « managers », dont le rôle est d’organiser « l’exploitation des prolétaires », pour le seul bénéfice des « bourgeois » qui siègent dans des conseils d’administration. Les « Managers » ont des bureaux dans les tours de la Métropole et y vivent, l’environnement urbain et culturel leur a été mis à disposition par des investissements publics considérables (Paris, Lille, Lyon, Marseille). Les « prolétaires » à leur service, travaillent dans les Métropoles, mais logent (hébergement) en périphérie, dénommé « territoires » [4], développant le « nomadisme salarial ». Les communes, issues de la Révolution, ont été supprimées, car trop complexes à gérer par la MATRIX (trop de demandes sociales particulières nécessitant des réponses de qualité à proximité, de nature politique, donc conflictuelles).

Les rapports sexuels ont aussi disparu, trop de temps humain, passé en maquillage, rouges à lèvres, habillage, désirs, déshabillages, caresses, et d’énergie gâché dans l’acte sexuel (trop long), avantageusement remplacé par le « sexe-cloud » qui se branche pendant le sommeil, la jouissance s’obtient en rêvant, supprimant les pulsions réelles. Les gamètes sont alors récupérés via le « sexe-cloud » pour être traitées, en « flux tendus » vers des « cliniques couveuses », et profiteuses qui reproduiront la « force de travail » nécessaire. Plus de couples, ni de mariages, plus d’enfants à élever, plus de familles… que d’économies réalisées dans les procès pour divorces et séparations. La justice a aussi été simplifiée, plus rapide, les avocats ont disparu, il n’y a plus que des « procureurs-juges », car par définition, le prolétaire est coupable [5].

L’impôt a disparu car, tout étant marchandise, le service public et les fonctionnaires furent supprimés. De fait, la Politique, trop conflictuelle (choix) a aussi disparu, remplacée par la gouvernance (pilotage automatique mondialisé des marchés). Il n’y a plus de politique, puisque le marché « optimise » rationnellement les choix du « client roi » quant à la société, seuls les livres, qui ont disparu (trop de temps perdu en lecture), en parlaient, Il n’y a donc plus d’HISTOIRE [6], remplacée par MATRIX qui gère tout dans l’instant (nanoseconde)….

…/….

2015, L’ODYSSEE DE LA SOCIETE (Episode II)

SYNOPSIS  : Nous sommes en 2015, et un « prolétaire » victime d’un accident de navette (les voitures n’existent plus) se retrouve perdu dans un village déserté, compétitivité territoriale oblige. Il se réfugie dans un bâtiment abandonné par l’Etat, l’Europe, et le F.M.I, qui se trouve être une ancienne bibliothèque communale et se mets à lire un ouvrage intitulé « L’histoire des luttes sociales » écrit par un certain LARX MARK, inconnu de la « MATRIX  ». Il apprend alors…

LE DEFORMATAGE : Depuis Spartacus, et la révolte des esclaves (73 avant J.C), les exploités se sont toujours révoltés contre les féodalités.

  • En 1789, pour abolir la féodalité de la noblesse de robe et d’épée,
  • En 1838, 1848, et 1871, pour imposer définitivement la république, interdire le travail des enfants, limiter la journée de travail à 8 h (première revendication syndicale).
  • En 1917, à la recherche d’un autre système économique qui ne soit plus celui du marché.
  • En 1936 et 1945 pour créer un début de Démocratie sociale (droit aux congés payés).

LES JOURS HEUREUX : En 1940, en pleine nuit noire, des résistants à l’ordre de Vichy, qui imposait le S.T.O (Service du Travail Obligatoire), au service d’HITLER et des nazis, rédigèrent un programme politique ambitieux, dénommé « les jours heureux ». Il comprenait notamment :

  • La création de la sécurité sociale, du droit au travail, et à la retraite pour les travailleurs,
  • La troisième semaine de congés payés,
  • Le S.M.I.G et les conventions collectives de branche, garantissant ainsi les rémunérations des travailleurs, par ECRIT, et non selon la loi de « l’offre et la demande ».
  • La Nationalisation de l’énergie et des industries stratégiques ainsi que les banques, construisant ainsi la souveraineté de la Nation, sur l’Economie, permettant la politique (intervention de la puissance publique sur l’économie, en faveur de l’intérêt général). Cette période fut appelée « les trente glorieuses ».

6 Millions d’adhérents à la C.G.T et de nombreuses luttes sociales permirent au monde du travail d’obtenir de nouveaux acquis sociaux notamment en 1968 (+ 30 % de hausse du salaire) et de nouveaux droits (reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, obligeant de ce fait le patronat à négocier).

Depuis les années 80, les gouvernements libéraux ont mis en place un plan (« consensus de Washington ») dont l’objectif était de libéraliser l’économie, en supprimant toute contrainte. Cette politique a débouché sur la mise en place d’un système dénommé mondialisation (compétitivité, libre échange, marché libre et non faussé, etc.) dont le seul objectif est pour le capital, de récupérer ce qu’il a été obligé de lâcher, dénommé « acquis sociaux » obtenus dans le cadre de la libération et des luttes sociales. Le chômage, la précarité de masse, la pauvreté, les cités abandonnées aux trafics (Armes drogue), l’émigration de survie, et la délinquance s’expliquent par cette politique de libéralisation, qui détruit la société du « vivre ensemble » partout dans le monde. D’où le besoin d’activer les « guerres de religion », et de cultiver les haines entre couleurs de peau, pour faire oublier les causes profondes des crises, qui se trouvent dans l’accumulation financière développée par les marchés, MATRIX des inégalités, et des crises successives (financières, économiques, sociales, énergétiques, environnementales etc..).

L’ODYSSEE DE LA SOCIETE : C’est pour avoir oublié le fait que « l’histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes  », que la société est en perdition, d’où le besoin de son retour (ODYSSEE). LE FORMATAGE (voir recto) n’est pas un roman d’anticipation, mais une réalité en cours de réalisation, et plus nous attendons, et plus le formatage avance [7] et accélère jusqu’à disparition complète de la société. Seules des luttes sociales massives, débouchant sur une Révolution [8] pourront nous permettre de reconstruire une société (en France et dans le monde), fondée sur l’Humain, ses besoins, et son aspiration profonde à vivre en paix.

Fabrice AUBERT
Le 30 Décembre 2014

[1Aldous HUXLEY « le meilleur des mondes ».

[2De fait, les contrats de travail, les conventions collectives, les statuts ont disparu, happés par le « cloud ».

[3Télévisions, ordinateurs, smartphones, tablettes etc..

[4Où pullulent les Restaurants du cœur, qui se sont substitués à l’action publique.

[5Il ne peut que « négocier sa peine », les Bourgeois, n’étant jamais coupables (principe d’immunité).

[6« La fin de l’Histoire et le dernier homme », Francis FUKUYAMA, 1993.

[7« Valls demande des années de sacrifice », L’express du 29 Décembre 2014.

[8Il est désormais trop tard pour que le changement se fasse pacifiquement, car la MATRIX n’acceptera jamais désormais de voir son rôle dominant être remis en cause de manière pacifique.

URL de cet article 27715
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Accords de Minsk - Fédéralisation : l'analyse des communistes d'Ukraine et de Russie

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN.

Publié par Michel El Diablo

{C}

N.B. : Depuis la réalisation de cette carte, l'armée de Kiev a du fuir la ville stratégique de Debaltseve

N.B. : Depuis la réalisation de cette carte, l'armée de Kiev a du fuir la ville stratégique de Debaltseve

Yevgueni Tsarkov (Parti Communiste d'Ukraine -KPU) :

les accords de Minsk et la fédéralisation

Le 12 février 2015 ont été signés des accords offrant une chance à un règlement politique de la situation de l’Ukraine . L’accord témoigne du fait que la position de fédéralisation des communistes de l’Ukraine était bien le seul moyen de résoudre le conflit et de préserver l’intégrité du pays. Cette opinion a été exprimée par le député à la précédenre Rada, le premier Secrétaire du Comité régional du parti communiste d’UKRAINE d’Odessa Yevgeny Tsarkov.

 

« Parce que les accords ont été signés non seulement par l’Ukraine et la Russie, mais par les dirigeants des États européens, cela montre que notre position sur la question a été adoptée et prise en compte. Bien que le gouvernement nie la possibilité même de fédéralisation de l’Ukraine. Si vous comparez les paragraphes de la présente Convention et ce que signifie le concept de fédéralisation, il est facile de leur trouver une identité, » a déclaré Yevgeny Tsarkov.

 

Le député a également rappelé que, en son temps, quand les communistes tentaient d’instaurer le débat public, leurs adversaires déformaient délibérément les notions, le fédéralisme était assimilé au séparatisme et c’est sur cette base que le groupe communiste est poursuivi.

 

« Si notre position avait été entendue, cela aurait évité le sang, le conflit fratricide, les destructions et les centaines de milliers de réfugiés dans le sud-est de l’Ukraine »,- dit le premier Secrétaire d’Odessa du parti communiste.

 

Selon lui, Porochenko a peur des mots de fédéralisation et réaffirme que l’Ukraine restera un Etat unitaire, « mais comment comprendre un des points de l’accord, à savoir, la réforme constitutionnelle en Ukraine avec l’entrée en vigueur à la fin de cette année d’une nouvelle Constitution, qui a comme point essentiel la décentralisation (en tenant compte des caractéristiques des différentes régions de Donetsk et Lougansk, comme convenu avec les représentants de ces régions), ainsi que l’adoption de la Loi sur le statut particulier de certaines régions des zones de Donetsk et Lougansk, conformément aux mesures visées dans la note 1 ? »

 

Dans cette note, nous découvrons des choses telles que : l’exemption de la poursuite et du châtiment des personnes impliquées dans les événements dans le Donbass ; le droit à l’autodétermination de la langue ; le soutien de l’État au développement socio-économique de ces régions et de l’assistance des autorités centrales dans la coopération transfrontalière dans certaines zones des régions de Donetsk et Lougansk avec les régions de la Fédération de Russie.

 

Un autre fait intéressant, a poursuivi Yevgeny Tsarkov, est que les communistes ont été persécutés pour avoir seulement soulevé la question de la nécessité de fédéraliser. « Porochenko lui-même a mis sa signature sous ces obligations spécifiques qui, par leur contenu rejoignent l’idée de fédéralisation, quelle que soit la manière dont le Président appelle cela », a ajouté l’homme politique.

 

« Ou il ne va pas accepter ces articles, il mentira à ses partenaires européens et fera porter la responsabilité de l’échec sur la Russie et les Républiques séparatistes, » a déclaré Yevgeny Tsarkov.

SOURCE:

 

Evgueni Tsarkov, premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (PCU KPU) et Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

Evgueni Tsarkov, premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (PCU KPU) et Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

Guennadi Ziouganov (Parti Communiste de la Fédération de Russie): Nous devons rassembler les terres dans notre espace géopolitique. De manière pacifique, démocratique et dans la dignité …

 

Interview du 13 février 2015 avec des journalistes à la Douma d’Etat – commentaire sur la situation en Ukraine, par le président du Comité central du Parti communiste, GA Ziouganov.

« Le Parti communiste d’Ukraine a recueilli en son temps trois millions de signatures. Il insistait sur la tenue d’un référendum concernant l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Ce référendum aurait permis de résoudre pacifiquement les problèmes qui se sont accumulés « – a rappelé GA Ziouganov.

» La junte de Kiev a donné l’ordre de tirer sur ses propres citoyens. C’est un crime sans précédent. Je connais bien l’histoire des guerres. J’ai été dans de nombreux points chauds. Mais c’est  la première fois que j’ai rencontré une situation on l’on utilise des avions, des chars pour forcer les gens à abandonner leur langue, leurs tombes et leurs ancêtres », –  s’indigne le chef du Parti communiste.

» Le peuple ukrainien a-t-il besoin d’une guerre ? Bien sûr que non. C’est un peuple travailleur paisible, des honnêtes gens – a déclaré le chef des communistes russes. – Les  gens responsables en Europe en ont-ils besoin ? Non plus. Ce désordre sanglant et terrible a été organisé par des fonctionnaires corrompus, les voleurs oligarques, la CIA et les diplomates américains, les vrais nazis bandéristes. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale s’est  formé un gouvernement d’orientation ouvertement fasciste et d’origine criminelle « .

« Seuls des gens très naïfs peuvent espérer que ce gouvernement va résoudre les problèmes en Ukraine. Je crois que la guerre arrange les Américains. Ils prévoient de conquérir le marché européen. La dette américaine de 18 trillions,  ils veulent s’en décharger sur les épaules de l’Europe et de la Fédération de Russie. En effet, après avoir déclenché une guerre en Ukraine, détruit les liens économiques, financiers et autres entre les pays européens et la Russie, il sera possible de dicter ses conditions à l’Europe « , – a dit GA Ziouganov.

« En fait, en Nouvelle Russie aujourd’hui c’est une guerre entre un régime américanisé et la Fédération de Russie. Ça sent déjà la crise des missiles de Cuba et la guerre au Vietnam combinés. Pour l’Europe, cela pourrait se transformer en un effondrement de l’ensemble du système financier et économique qui s’est construit après la guerre. Lorsque Merkel et Hollande ont réalisé que la situation sentait le roussi, ils ont commencé à chercher d’urgence des moyens de résoudre ce problème », – a continué Guennadi Ziouganov.

« Nous devons arrêter le carnage et le mitraillage de la Novorossia par la junte retranchée à Kiev. Il semble que l’on soit parvenu à un accord, mais demain on verra ce qui se passe après zéro heure. Cependant je voudrais attirer votre attention sur le fait  que même pendant les négociations, personne n’a interpelé Porochenko. Personne ne lui a dit, que faites-vous ? Nous sommes assis à la table des négociations, mais vous continuez à bombarder les villes et les zones résidentielles, les écoles et les jardins d’enfants. Nous ne devrions pas oublier que Porochenko est le commandant des forces armées de l’Ukraine « , – a déclaré GA Ziouganov.

«Je crois que Porochenko n’a aucun contrôle sur la situation, – dit le chef du Parti communiste. – Les conditions lui sont dictées par le parti de la guerre, dirigé par Iatseniouk,  Tourchynov et leurs semblables. Ce sont des gens militarisés à l’extrême, et ils vont suivre les ordres de Washington, pas les ordres de Porochenko. Par conséquent, nous devons rester sur nos gardes et ne pas oublier avec qui nous traitons « .

« Il y a une chose qui me fait douter de la mise en œuvre des accords. Ce genre de dirigeants qui siègent maintenant à Kiev, Porochenko, Tourtchinov, Iatseniouk, Avakov ne peuvent tout simplement pas exister dans des conditions normales. Ils ne savent pas travailler, ils ne comprennent pas ce qu’est l’économie « , – a exprimé ses doutes GA Ziouganov.

« Ce sont seulement des fous ou des coquins qui pourraient acheter du charbon en Afrique du Sud. Seulement des bâtards absolument irresponsables pourraient détruire les mines dans le Donbass pendant que la moitié de la population de l’Ukraine meurt de froid. Et ce genre de personnes là-bas aujourd’hui détruit tout le système de gestion du pays, « – a déclaré le leader des communistes russes.

« Nous devons comprendre ce qui risque d’arriver au cas où le pouvoir des nazis bandéristes se renforcerait à Kiev. Quand ils s’empareront des armes modernes, ils vont tirer non seulement à Donetsk, mais aussi sur n’importe qui. Ce sont des gens sans morale, sans conscience et sans les obstacles fondamentaux qui existent dans toute société, « – a averti Guennadi Ziouganov.

«Nous devons rassembler les terres dans notre espace géopolitique. De manière pacifique, démocratique et dans la dignité. De cela, tous bénéficieront. D’autant plus que la base pour cela a déjà été constituée, sous la forme de l’Union eurasienne, « – a déclaré en conclusion le chef du Parti communiste.

SOURCE:

[UKRAINE] - Accords de Minsk - Fédéralisation : l'analyse des communistes d'Ukraine et de Russie

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L’Union européenne déchirée entre les USA et la Russie. Par Pepe Escobar.

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #Europe supranationale, #AMERIQUE

L’Union européenne déchirée entre les USA et la Russie

Pepe Escobar
Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 18 février 2015 – Source Sputnik

L’accord Minsk 2.0 montre de facto que les deux grandes puissances européennes que sont l’Allemagne et la France cherchent à rompre avec le projet de semer le chaos des USA.

 

Il n’empêche que Washington a déjà réussi à entraîner une Union européenne (UE) en difficulté toujours un peu plus dans le chaos, justement, en dressant l’Occident contre la Russie.

L’accord de Minsk est un sérieux défi pour Porochenko

L’administration Obama, qui est infestée de cellules néoconservatrices, tels des fantômes dans la machine, a toujours été persuadée qu’une série de sanctions occidentales, en parallèle avec une guerre des prix du pétrole lancée par l’Arabie saoudite, suffiraient à désorganiser l’économie de la Russie pour la forcer à modifier son comportement à l’égard de l’Ukraine et, dans le meilleur des cas, provoquer un changement de régime à Moscou.

 

Disons que c’est raté. Minsk 2.0 est peut-être un accord bien fragile, mais il fait ressortir le fait que l’Allemagne, avec l’appui de la France, les deux grandes puissances européennes donc, cherchent à rompre avec le projet des USA de semer le chaos.

L’Empire du Chaos [du Bien et de la Vertu, Note du Saker] ne veut pas d’accord durable concernant l’Ukraine et fera tout pour torpiller Minsk 2.0. L’impératif stratégique de l’Otan est clair: forcer Moscou à s’engager dans une guerre en Ukraine pour l’épuiser économiquement, empêcher un partenariat économique et commercial entre l’UE et la Russie, et éliminer la Russie comme concurrente des USA sur le marché mondial.

Les choses ne vont pas pour le mieux non plus du côté de la guerre des prix du pétrole. Les néoconservateurs sont au désespoir, car ils se sont rendu compte que la stratégie saoudienne saigne à blanc l’industrie du gaz de schiste aux USA.

Ils ne vont pas jusqu’à dire qu’ils veulent une hausse du prix du pétrole pour aider la Russie. Ce qu’ils veulent, c’est continuer de saigner à blanc la Russie avec des prix bas, pendant que les USA accumuleront des gains en imposant une barrière protectionniste. De la manière dont les néocons voient les choses, en procédant ainsi, ils saigneront aussi à blanc l’Arabie saoudite, et l’Iran au passage. Dire que cette combine n’a même pas été concoctée par le russophobe notoire Zbig grand échiquier Brzezinski.

Ne marchez pas sur mes chaussures en suédine* LOUées

Si, du point de vue géopolitique et énergétique, l’Empire du Chaos connaît des difficultés, tout va pour le mieux du côté du capitalisme du désastre, gracieuseté du Fonds monétaire international (FMI) une nouvelle fois.

En Ukraine, le FMI est en train de semer la même dévastation que celle qu’il a fait subir à la Grèce et à l’Irlande récemment, et à l’ensemble du Grand Sud depuis les années 1970. Les redoutables ajustements structurels s’appliquent encore, avec leur lot de privatisations sauvages au profit d’investisseurs occidentaux associés aux oligarques locaux. En font partie, bien sûr, les expropriations de terre que favorisent les prêts du FMI.

Le miraculeux prêt de 17 milliards de dollars consenti par le FMI la veille de Minsk 2.0 va certes permettre aux oligarques à Kiev de poursuivre la guerre par procuration que l’Empire du Chaos livre à la Russie. Mais il vient aussi avec une condition majeure. L’Ukraine doit accepter inconditionnellement d’être ravagée par la biotechnologie agricole pure et dure. Il faut dire que c’est un butin fabuleux du point de vue agricole, car l’Ukraine est respectivement le troisième et le cinquième exportateur en importance de maïs et de blé dans le monde. Son sol est composé d’une couche profonde de terre noire fertile, où pratiquement tout peut pousser. Les grands gagnants, c’était prévisible, seront les suspects corporatifs habituels associés aux OGM, comme les producteurs de semences Monsanto et Dupont, et le fournisseur de matériel agricole Deere.

Michael Hudson a suivi la piste de cette forme de néolibéralisme turbo-propulsé de façon concluante, ce qui nous fait réaliser qu’à l’instar des ventes massives du rouble orchestrées récemment, la finance est la nouvelle forme de guerre et la finance et les ventes forcées constituent un nouveau type de champs de bataille.

Juridiquement, Christine voyez mon nouveau Chanel Lagarde, qui est à la tête du FMI, en plus de contribuer à traiter la Grèce comme une colonie de la dette (c’est le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis qui le dit), ne saurait comment justifier les prêts qu’accorde le FMI à l’Ukraine, qui est plongée dans la guerre civile, en plus d’être complètement ruinée.

C’est que Madame Lagarde n’est pas aux commandes. Ce sont les très secrets Maîtres de l’Univers de l’axe Washington-Wall Street qui tirent les ficelles.

L’UE est dépassée, place aux BRICS et à l’OCS

L’Empire du Chaos a certes des raisons de jubiler à propos de la coupure douloureuse qui s’est faite entre l’UE et la Russie. L’hypothèse de travail de Moscou, c’est que les sanctions ne seront pas levées de sitôt. Vous pouvez aussi oublier un retour à la normale avant longtemps. Ce qui fait fulminer les grands industriels allemands.

Pourtant, il y a quelques années à peine, le président Poutine avait proposé, en Allemagne d’ailleurs, un élargissement de l’Europe s’étendant de Lisbonne à Vladivostok. La tragédie ukrainienne a eu pour effet de turbo-propulser le mouvement vers l’Est, sous la forme du partenariat stratégique russo-chinois, une sorte d’Eurasie s’étendant de Shanghai à Saint-Pétersbourg, qui s’avère être aussi l’une des pierres de touche du projet d’infrastructure massif piloté par la Chine que sont les nouvelles routes de la soie, qui relieront la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale, notamment au moyen d’une version TGV du Transsibérien.

Le mythe que font circuler Washington et ses vassaux à propos de l’isolement de la Russie est une mauvaise blague. La guerre froide 2.0 imposée par l’Empire du Chaos n’est pas la fin du monde en Russie. La diplomatie russe s’active sur tous les fronts, de l’Asie du Sud (Inde) au Moyen-Orient (Égypte). Cet été, la Russie va accueillir deux sommets d’une importance cruciale : le sommet des BRICS et le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Les BRICS progressent dans leur volonté de créer un monde multipolaire, en créant une banque de développement et en commerçant dans leurs propres devises. L’OCS va bientôt accueillir l’Inde et le Pakistan comme membres et, dans un proche avenir, l’Iran, ce qui l’enracinera encore plus en tant qu’alliance politico-économique de l’Asie.

Les obsessions de l’Empire du Chaos empêchent l’UE d’en tirer le moindre avantage. Si l’on fait abstraction de Gazprom, la Russie a été mise de côté comme partenaire commercial, dans un proche avenir du moins. L’UE peut aussi difficilement tirer quoi que ce soit de l’Ukraine. Elle ne versera pas le moindre euro dévalué pour la sauver de la faillite et ne jouera pas avec le feu en facilitant son intégration dans l’Otan. Je soutiens que tout dépend de l’Allemagne. Les sociétés allemandes veulent faire des affaires avec les puissances eurasiatiques que sont la Russie et la Chine. Quant à l’Allemagne politique, elle cherche encore quelles sont ses priorités stratégiques.

À Bruxelles, où la scission est complète, les diplomates laissent entendre officieusement que Moscou a envoyé un message clair. Soit que tous profitent d’une occasion gagnante-gagnante à la chinoise de Lisbonne à Vladivostok, soit que l’UE suive aveuglément l’Empire du Chaos, choisisse la confrontation en Ukraine et reçoive comme cadeau empoisonné une guerre, vouée à l’échec, à l’est de son territoire .

Traduit par Daniel, relu par jj et Diane pour le Saker francophone

Note
*allusion à une chanson d’Elvis: « You can do anything, but lay off of my blue suede shoes. »

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

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Hassan Nasrallah : l’Etat Islamique veut conquérir La Mecque et Médine (VOSTFR)

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Israël et la Palestine, #Palestine libre, #Politique étrangère, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La finance dérégulée, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Hassan Nasrallah : l’Etat Islamique veut conquérir La Mecque et Médine (VOSTFR)


Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2015, à l’occasion de la commémoration des cadres martyrs du Hezbollah : Cheikh Ragheb Harb (1952-1984) ; Sayed Abbas Moussaoui (1952-1992) ; Hajj Imad Moughniyeh (1962-2008)




Dans cet extrait, Sayed Hassan Nasrallah dénonce à nouveau le danger que représente l'Etat Islamique pour la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient et du monde, à l'exception d'Israël, qui en est le premier bénéficiaire. Pour la première fois, il dénonce la main des services secrets israéliens et américains derrière les mouvements terroristes et takfiris et la duplicité de la coalition internationale contre Daech. Hassan Nasrallah identifie dans la barbarie même des terroristes une culture d'inspiration occidentale, étrangère à l'histoire et aux mœurs de l'Orient et de l'Islam. A l'image de l'implication du Hezbollah, il exhorte l'ensemble des pays du Moyen-Orient à prendre l'initiative de la confrontation contre l'Etat Islamique afin de préserver leurs peuples, leurs pays, les villes saintes de l'Islam et l'Islam lui-même, directement mis en danger par les horreurs qui sont perpétrées en son nom.


Vidéo & traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Transcription


[…]

Eh bien, évoquons maintenant brièvement la situation régionale.

Telle est la situation actuelle dans la région – en mettant de côté la menace israélienne, car nous parlons des faits nouveaux et on ne va pas rappeler les anciens : un grand danger a submergé de nouveaux terrains et champs de bataille, à savoir la menace représentée par le mouvement takfiri dont la principale dénomination est maintenant « Daech » (l’Etat Islamique). Eh bien, par le passé, nous avons affirmé que ce danger ne menace pas simplement quelques gouvernements, mais tous les gouvernements. Il ne menace pas simplement quelques régimes politiques, mais tous les régimes, toutes les entités, tous les peuples, toutes les armées. Ce n’est pas une menace pour les seules minorités religieuses, sectaires ou ethniques, mais une menace pour TOUS. Plus encore, nous avons déclaré dès le début que c’était là une menace pour l’Islam, l’Islam en tant que religion, en tant que Message. Depuis lors, tous les événements qui se sont produits confirment cette vision dont nous avions parlé dès le début.

Aujourd’hui, le monde entier le reconnaît. Tout le monde reconnaît qu’effectivement, ce mouvement takfiri et son fer de lance « Daech » (l’Etat Islamique) représentent maintenant une menace pour la sécurité de la région et la sécurité du monde entier. Y a-t-il encore quelqu’un dans le monde qui débatte de ce fait ?

Oui ! Il y a seulement Israël qui ne le considère pas comme un danger ni comme une menace. Il y a quelques jours, j’ai vu que le Ministre de la Guerre israélien [Moshe] Ya’alon s’est rendu au Golan pour une inspection et a déclaré que Daech ne représente pas une menace, qu’il ne représente pas un danger (pour Israël). Très bien. Le Front Al-Nosra ne représente pas non plus une menace, ce n’est pas un danger (pour Israël). Excellent ! A présent, il n’y a plus qu’Israël qui considère que Daech et Al-Nosra ne représentent pas un danger. Aujourd’hui, tous les autres pays du monde – ne serait-ce qu’au niveau des apparences –, tous les pays du monde considèrent Daech (on reviendra ensuite à Al-Nosra) comme un danger et une menace pour la sécurité de la région et la sécurité du monde entier. Et Israël a parfaitement raison de considérer qu’ils ne représentent pas un danger pour eux, car tout ce que Daech a fait jusqu’à présent, et tout ce qu’ils continuent à faire, sert à 100% les intérêts d’Israël, que Daech le sache ou pas.

Eh bien, que se passe-t-il ? De nouveaux fronts sont ouverts, on voit de nouvelles manifestations de barbarie et de crime... Ils les ont importés tout droit d’Hollywood et de je ne sais où... La manière dont a été brûlé vif le pilote jordanien captif Moaz al-Kasasbeh est horrible. La manière dont ont été décapités les travailleurs égyptiens sans défense et opprimés, qu’on a pu voir sur les écrans TV, est abjecte et abominable. Les décapitations d’otages auxquelles on assiste... Puis ils ont ouvert de nouveaux fronts et se sont fixé de nouveaux objectifs.

Daech n’a que faire de la Palestine ! Ils n’ont que faire de la Maison des Sanctités (Jérusalem) ! C’est pour cela que [Moshe] Ya’alon dit qu’ils ne posent aucun problème. Le véritable objectif de Daech est La Mecque et Médine. Que les frères d’Arabie Saoudite se calment un peu et réfléchissent bien. L’objectif est La Mecque et Médine. Et j’ai vu aujourd’hui même aux informations – je le mentionne pour être précis, car je ne sais pas s’ils ont annoncé aujourd’hui cette nouvelle allégeance, ou s’ils parlent d’une déclaration plus ancienne, je m’exprime avec prudence. Mais ce que j’ai entendu, c’est qu’Abu Bakr al-Baghdadi, le calife de Daech, a nommé un Emir pour La Mecque et un Emir pour Médine. L’objectif est La Mecque, et l’objectif est Médine. Ce n’est pas la Maison des Sanctités (Jérusalem). Pourquoi ? Parce que pour le califat de Daech, le califat ne peut pas être valable sans les deux Lieux Saints. C’est vers cette bataille que nous nous dirigeons.

Eh bien, ceux qui ont décapité les travailleurs égyptiens coptes en Libye, qu’ont-ils déclaré ? « Notre objectif est Rome ! » Tu t’éloignes beaucoup, l’homme ! Tu t’égares, au moins, La Mecque et Médine sont assez proches d’ici... Tu t’égares. Par Dieu, ils prétendent qu’ils iront à La Mecque et à Médine, et que de là, ils viendront en Jordanie puis arriveront en Palestine. Oh frère ! Tu te diriges vers Rome ?! Vers Rome !... Quelles sont ces guerres, quels sont ces fronts ? Pour qui travaillent-ils ? Dans les intérêts de qui combattent-ils ?

Et à présent, pour la première fois, j’ose déclarer avec force : recherchez (la main du) Mossad israélien. Recherchez la (main de la) CIA. Recherchez (la main des) services secrets britanniques. Par le passé, nous ne voulions pas parler de complot, mais maintenant, je vous dis que si, recherchez (leurs mains) ! Tout ce qui sert la puissance d’Israël et la domination d’Israël sur la région, tout ce qui sert la puissance et la domination de l’Amérique sur la région, Daech le réalise, et le courant takfiri le réalise.

Ils vont jusqu’à provoquer l’Europe. Imaginez donc qu’en Italie, il y a quelques jours, la Ministre de la Défense a déclaré que l’Italie était prête à diriger une coalition internationale pour combattre le terrorisme en Libye. Et ici, entre parenthèses, je vais parler de la situation intérieure du Liban.

Chère Madame [Roberta Pinotti], pourquoi voulez-vous donc mener une offensive internationale pour combattre le terrorisme en Libye ? La Ministre de la Défense répond – j’espère que je ne me trompe pas et que c’est bien la Ministre de la Défense –, elle répond que c’est parce que le terrorisme – écoutez bien, et j’espère que le 14 Mars [opposants politiques du Hezbollah qui dénoncent leur intervention en Syrie] écouteront bien –, elle répond que c’est parce que le terrorisme est maintenant présent à 350 kilomètres de la frontière italienne... Seulement pour ça ! 350 kilomètres ! Et cette dame... et l’Italie, ce pays issu d’une grande civilisation, l’Union Européenne et qui sais-je encore sont en train de se demander comment ils peuvent mener une opération militaire en Libye car le terrorisme est maintenant à une distance de 350 kilomètres (de leurs frontières) !

Et quant à nous (le Liban), où est le terrorisme ? Au Nord du pays. Et à Al-Qusayr (Nord-Est). Et à Qalamoun (Est). Et dans les plaines (Sud). Sans parler des voitures piégées (envoyées au cœur du Liban). Et vous (14 Mars) vous nous sermonneriez sur la justice, les devoirs, le vrai, le faux [à cause de notre intervention en Syrie] ?!... Mais le monde entier est ainsi et agit de même [pour se protéger du terrorisme]. Tant pis...

Eh bien, face à cette réalité que je n’exagère nullement, non, car il y a un danger véritable et réel... Eh bien, cela a commencé en Syrie, puis s’est retrouvé en Syrie et en Iraq, et maintenant en Libye... Maintenant au Sinaï aussi, il se dit que le groupe Ansar Bayt al-Maqdis a fait allégeance à Daech ou pas... Il y a encore d’autres endroits : aujourd’hui la Tunisie est en état d’alerte maximal... Au Yémen, Al-Qaïda et certaines de ses factions qui ont fait allégeance à Daech et à son calife progressent et occupent des bases militaires dans les provinces du Sud du Yémen... Il y a une menace réelle, il y a des massacres, des morts...

O mon frère, ce ne sont pas des films tout ça ! Ils transforment la réalité en films... C’est une absolue certitude, oui, ces groupes sont inspirés d’Hollywood, par leur mentalité, leur esprit, leur barbarie... Tout ça, c’est la culture d’Hollywood ! Qu’est-ce que la culture d’Hollywood ? Sinon les massacres et les meurtres ?! Est-ce que tout cela vient de nous ? De l’Orient, de l’Islam, du Christianisme, des Prophètes ? Des califes, des Compagnons, de la Famille du Prophète ? Certes non, que Dieu nous préserve de telles idées ! Quelle est l’origine manifeste de tout cela ? Où donc a été façonné tout ce que nous voyons actuellement sur les écrans sous nos yeux ?

Eh bien, face à ce péril qui menace tout le monde, nous invitons les peuples et les régimes de la région à agir ensemble pour confronter cette menace terroriste takfirie dangereuse et considérable. Et nous affirmons à nouveau que nous sommes tous capables de mettre en déroute cette menace et ceux qui la contrôlent en coulisses, qu’il s’agisse du Mossad israélien, des américains ou des britanniques.

O mes frères et sœurs, la stratégie mise en œuvre jusqu’à présent par la coalition internationale contre Daech est une stratégie défectueuse – ce si nous accordons le bénéfice du doute à leurs intentions. Et si nous ne leur accordons pas cela, on demandera : qu’est-ce qui nous prouve qu’ils veulent vraiment en finir avec Daech ? Je suis tout à fait sérieux. Je reviendrai sur ce point particulier.

C’est pourquoi la communauté musulmane (oumma), les peuples de l’oumma, les pays de la région, les gouvernements, les savants, les partis politiques, les forces de la Résistance, les armées... Tous sont concernés par cette menace qui est la plus grande et la plus dangereuse de toutes les menaces à l’exception de la menace que représente Israël.

C’est pour cela que je veux énoncer rapidement deux ou trois points.

Premier point : la lutte idéologique, politique, médiatique et militaire contre ce mouvement takfiri doit être considérée comme une défense de l’Islam. Ce n’est plus la défense d’un Axe (de la Résistance), d’un régime, d’un pays, d’une secte, d’une école, de minorités, non... Ils menacent absolument tout le monde, et ils menacent l’Islam en premier lieu.

Tout agissement... – j’espère que tous ceux qui m’écoutent et tout le monde le comprendront. Tout agissement d’un musulman qui se revendique de l’Islam mais qui est contraire à la nature humaine ne peut absolument pas être conforme à l’Islam. C’est impossible qu’il provienne de l’Islam. Allah l’Exalté dit : « Tourne résolument ton visage vers la Foi, en toute sincérité. Telle est la nature originelle dans laquelle Dieu a façonné l’humanité. » Et ce depuis le début de la Création. « La Création de Dieu ne peut souffrir aucune altération. » Du début à la fin, il y a une nature humaine unique. « Telle est la religion droite. » [Coran, XXX, 30] La religion droite est la religion qui correspond et se conforme à cette nature humaine. Il est impossible qu’un acte soit islamique ou religieux s’il est exécré par les cœurs, les intellects, les âmes, et l’humanité tout entière malgré la diversité de ses pensées, de ses vues et de ses orientations dogmatiques et politiques.

Par conséquent, cette bataille est menée en défense de l’Islam. Et je vous déclare aujourd’hui avec honneur et fierté que nous constituons, ou que nous nous considérons comme un acteur de cette lutte contre le mouvement takfiri, et nous considérons que nous défendons par-là l’Islam du (Prophète) Muhammad fils de Abdallah, que la paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille ! Nous ne défendons pas les chiites ou les sunnites, ou telle ou telle secte. [Audience : « A ton service, ô Nasrallah !”]

Tout le monde sait que lorsque la bataille devient une bataille pour défendre la religion de Dieu et les Sanctités de Dieu le Très-Haut et l’Exalté, alors nos sacrifices deviennent sans limites, notre patience ne connaît plus de limites, de même que notre endurance et notre disposition à aller jusqu’au bout deviennent illimitées, comme l’a fait notre Imam et Maître Abu Abdillah al-Hussein – que la paix soit sur lui – à Karbala. [Audience : « A ton service, ô Hussein ! »]

Deuxièmement – et bien sûr, je déclare que nous faisons cela, mais j’invite tout le monde... Tous les musulmans sont invités à défendre leur religion : les savants, les autorités, les médias, les écrivains... Ce n’est pas une bataille simplement militaire. O mon frère ! La plus ignoble distorsion d’une religion divine dans l’histoire de l’humanité est celle que perpètre actuellement Daech. Il n’y a rien de comparable dans l’Histoire.

Deuxièmement, le monde entier doit dire – et s’il ne le fait pas, les pays de la région doivent au moins le faire, ainsi que tous ceux qui sont conscients de cette menace et de ce danger –, tous doivent dire à ceux des pays de la région qui continuent à soutenir Daech par les armes, l’argent, les facilités et même les médias – en apparence, ces médias ne soutiennent pas Daech, mais si on écoute bien, ils soutiennent Daech, mais je n’ai pas le temps d’expliquer ce point. On doit dire à ces pays que le jeu est terminé, ça y est. La région, ses peuples et ses gouvernements ne peuvent plus supporter ce niveau de crimes et de barbarie commis au nom de l’Islam et aux dépens de tous les peuples de la région.

Troisièmement, et c’est là un point très important : et je vais en parler franchement et nommément. Nous ne devons pas nous mentir à nous-mêmes ni permettre à quiconque de nous tromper par une distinction factice entre Daech et le Front Al-Nosra. Je ne vais pas détailler à nouveau tout ce que nous avons dit par le passé : ils ont la même composition, les mêmes principes, les mêmes croyances, la même culture, le même esprit, les mêmes objectifs, les mêmes agissements... Et j’espère que quelqu’un, n’importe quel Libanais ou Arabe, pourra un jour nous expliquer quelle est la différence entre le Front Al-Nosra et Daech, et comment on peut dire que Daech est composée de terroristes et Al-Nosra de révolutionnaires. J’espère que quelqu’un, en particulier au Liban où certaines personnes tiennent ce discours, pourra nous expliquer cela, que ce soit à la télévision ou directement en échangeant avec des frères (du Hezbollah). Ne nous laissons pas duper sur cette question. C’est un même mouvement dont le seul différend était d’ordre organisationnel au sujet des dirigeants, mais le résultat est le même. C’est pourquoi nous avons effectivement aujourd’hui des appels à combattre les mouvements takfiris sans distinction : c’est tout à fait juste. Telle est la position saine à avoir.

La Jordanie, le gouvernement jordanien ne peut pas combattre Daech en Irak et soutenir le Front Al-Nosra en Syrie. Certains pays du Golfe ne peuvent pas participer à la coalition internationale pour combattre Daech en Irak et fournir argent, armes, moyens et facilités au Front Al-Nosra, c’est-à-dire le frère, la sœur de Daech qu’est le Front Al-Nosra. Comment ? Par quelle logique ? Il faut considérer dans son ensemble ce mouvement qui représente réellement une telle menace.

[…]


Voir également :

Sayed Hassan Nasrallah : L’Etat Islamique est la plus grande distortion de l’Islam dans l’Histoire ; Les principales victimes de l’Etat Islamique sont les musulmans sunnites ; « L’Amérique est la mère du terrorisme » ; Le Hezbollah aurait dû intervenir plus tôt en Syrie ; Al Qaïda est une création des services de renseignement américains et saoudiens ; Le djihadisme takfiri menace l’Orient comme l’Occident ; La situation en Syrie et le danger takfiri ; Les terroristes takfiris n’ont ni religion ni patrie ; J’irai moi-même avec tout le Hezbollah combattre en Syrie s’il le faut

Tchétchénie : Kadyrov et 10 000 soldats s’engagent au service de Vladimir Poutine (VOSTFR)

Ali Khamenei : les musulmans doivent faire face à l’Etat Islamique et armer la Palestine (VOSTFR)

Bachar al-Asad célèbre le Nouvel An sur le Front disputé de Jobar

Terrorisme « islamiste » : à qui la faute ?

Le spectaculaire échec médiatique à propos de Charlie Hebdo

Norman Finkelstein réagit à l’affaire « Charlie Hebdo » : « Je suis… Gaza »

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champ diplomatique, par René Naba.

22 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère, #La France, #AMERIQUE

champ diplomatique, par René Naba.

Qatar : Extension du domaine du mercenariat au champ diplomatique

Genève, 19.02.15 – Jusque là réservé au domaine sportif, le Qatar a étendu le mercenariat au domaine diplomatique gangrenant l’une des plus illustres institutions internationales : Le Conseil des Droits de l’Homme, selon des informations recueillies par www.madaniya.info à Genève, en marge d’un colloque sur «Média et Terrorisme» organisé par Global Network Research and Development (GNRD), une organisation non gouvernementale norvégienne.

Le Qatar a siégé au sein de cette instance d’une manière discontinue pendant deux mandats et son mandat est venu à expiration fin 2014. Ayant semble-t-il pris goût à la parade diplomatique, le nouvel émir du Qatar, le Prince Tamim, tant vanté par la presse internationale pour son modernisme à sa prise de fonction en juin 2013, a voulu prolonger son plaisir.

Comme avec le Paris Saint Germain (PSGFC, club parisien de Football), comme surtout avec la coupe du monde de Football de 2022, comme avec son équipe nationale de Handball, le crésus du Qatar a pioché dans la caisse … et le hasard lui a offert un état africain désargenté … sur un plateau d’argent. On ne change pas les habitudes qui font leur preuve.

Le Conseil des Droits de l’Homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 états qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme autour du globe. “Toutes les victimes de violations des droits de l’homme devraient être en mesure de se tourner vers le Conseil des Droits de l’Homme comme un forum et un tremplin pour l’action.” ((Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, 12 mars 2007, ouverture de la 4ème session du Conseil des Droits de l’Homme)).

Le règlement intérieur de cette auguste instance prohibe à un état ayant accompli deux mandats successifs de trois ans, -soit un total de six ans-, de postuler pour un troisième mandat. Le Qatar a fait preuve d’innovation juridique en créant le statut de membre permanent d’une instance internationale relevant de l’ONU … par extension du champ du mercenariat corrélativement au champ de la corruption.

A moins que les dirigeants de cette auguste instance n’aient voulu primer un pays qui s’est distingué par son traitement humanitaire des travailleurs immigrés des chantiers du Mundial, ou le récompenser pour avoir séquestré une équipe d’enquêteurs népalais venus s’enquérir au Qatar du sort de leurs compatriotes, ou encore lui concéder une prime d’encouragement pour son rôle désintégrateur des pays arabes (Libye, Syrie), lors de la séquence dite du «printemps arabe» (2011-2014), ou pour son rôle déstabilisateur du pré carré africain de la France, au Mali, via Ansar Eddine, ou enfin d’avoir ordonné la déchéance arbitraire de nationalité à 5.258 ressortissants qataris, sans motiver réellement sa décision; une décision apparue comme une mesure de châtiment collectif prise à l’encontre de la tribu «Al Ghofrane», dont la signification en arabe est, paradoxalement, le pardon, membre de la confédération tribale d’«Al Mari».

La déchéance de nationalité du Qatar a entraîné ipso facto une déchéance humaine de la tribu en ce qu’elle s’est assortie d’une perte d’emploi et d’une perte du logement, avec privation de salaires et interdiction d’accès aux soins et à l’éducation, et, cerise sur le gâteau, interdiction de contracter mariage faute de pièces d’identité.

Amnesty International a publié en 2014 un rapport sur les conditions de travail effroyables des nombreux étrangers de l’émirat, notamment sur les conditions de vie des ouvriers du chantier de la Coupe du monde de football, en 2022, où près d’un millier de travailleurs y ont péri. L’organisation népalaise «Proissy» assure, de son côté, que «plus de quatre cents ouvriers du bâtiment sont morts sur les chantiers de la coupe du monde du Qatar», qui devrait abriter la Coupe du Monde 2022.

Le rapport publié le 17 Février 2014 sur le site en ligne «Ar Rai Al Yom», le nouveau site de l’ancien directeur d’Al Qods al Arabi, Abdel Bari Atwane, précise que les népalais représentent vingt pour cent des travailleurs immigrés opérant sur les chantiers du Qatar. http://www.raialyoum.com/?p=53211

Sénilité précoce? Gangrène morale exacerbée? La vénérable institution chargée de veiller aux respects des droits humains n’a pas jugé bon à redire ….ni sur ce mercenariat diplomatique d’un genre nouveau, ni sur la déchéance arbitraire de nationalité de plus de cinq mille qataris, ni non plus sur la condition des travailleurs immigrés au Qatar.

Pas plus que la France, la «Patrie des Droits de l’homme», ni les Etats Unis, le fer de lance des «grandes démocraties occidentales».

Ainsi périssent les grandes démocraties …..de leurs propres infractions à leurs grands principes.

René Naba

http://www.madaniya.info/2015/02/19/qatar-extension-du-domaine-du-mercenariat-au-champ-diplomatique/

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BBC : un combattant de l’Euromaïdan admet avoir tiré sur la police avant le massacre à Kiev (VIDEO).

21 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #La paix, #Europe supranationale

Le monde

BBC : un combattant de l’Euromaïdan admet avoir tiré sur la police avant le massacre à Kiev (VIDEO)

La BBC a diffusé le témoignage vidéo d’un combattant de l’Euromaïdan qui avoue avoir tiré sur la police le matin avant les affrontements qui ont fait plus de 50 morts à Kiev. Cela contredit la version selon laquelle la police aurait commencé à tirer.

Presqu’une année après le massacre qui s’est produit sur le Maïdan à Kiev, la chaîne d’information publique britannique British Broadcasting Corporation (BBC) a diffusé le témoignage d’un opposant au président déchu Viktor Ianoukovitch. L’homme reconnaît avoir tiré sur la police tôt dans la matinée le jour où les affrontements ont fait 50 morts sur la place dans le centre de Kiev. De quoi remettre en cause la thèse officielle qui accuse la police ukrainienne d’avoir fait feu la première sur des manifestants pacifiques.

«Je tirais sur leurs pieds», a déclaré un homme que la BBC a décidé d’appeler Sergueï. «Bien sûr, j’ai pu les blesser au bras ou n’importe où. Mais je ne tirais pas pour tuer», a poursuivi l’intéressé qui a aussi précisé qu’il s’était positionné le 20 février dans le conservatoire de Kiev situé dans le coin sud-ouest de la place de l’Indépendance [Maïdan].

La veille, il avait rencontré un homme qui lui a offert deux armes à feu, un fusil de calibre 12 et un fusil de chasse, un Saïga à haute cadence de tir. Il a choisi le Saïga et l’a caché dans un bureau de poste qui, comme le conservatoire, était sous le contrôle des manifestants. Sergueï a annoncé à la BBC qu’il avait ensuite été escorté jusqu’au conservatoire où il a passé 20 minutes, de 6h40 à 7heures du matin, à tirer sur la police. Un témoignage confirmé par d’autres témoins.

Andreï Shevtchenko, qui était alors député de l’opposition et qui participait aussi à l’Euromaïdan, a avoué qu’il avait reçu un coup de fil du responsable de la police antiémeutes de Maïdan affirmant qu’on tirait sur ses hommes. «Il m’appelle et me dit, ‘Andreï, quelqu’un tire sur mes gars’. Il a aussi dit que les tirs provenaient du Conservatoire», a affirmé Shevtchenko.

Le député a ensuite affirmé avoir contacté Andriy Paroubiy, le commandant et coordinateur des «corps volontaires de sécurité» pour les manifestations de Maïdan et à partir de ce moment, les explications deviennent obscures.

Le chef des volontaires affirme qu’il a envoyé un groupe de «ses meilleurs hommes» pour inspecter le Conservatoire et déterminer si quelqu’un tirait depuis cet endroit. Andriy Paroubiy, qui est aujourd’hui vice-président de l’actuel parlement ukrainien, affirme que ses hommes n’ont trouvé aucun individu armé dans le bâtiment.

Pourtant, un photographe qui avait obtenu le droit d’accéder au conservatoire ce matin-là après 8 heures a pris des photos d’hommes armés dans ce bâtiment bien qu’il ne les ait jamais vus faire feu.

Andreï Shevtchenko déclare pour sa part qu’il recevait des appels de plus en plus paniqués du chef de la police antiémeutes affirmant que cinq de ses hommes avaient été blessés et qu’un autre avait été tué par balles avant qu’il ne décide d’ordonner leur retrait.

Et là, les déclarations de Sergueï semblent contredire celles de l’actuel vice-président de la Rada. «Je rechargeais mon arme», a dit celui qui s’est présenté comme un tireur à la BBC. «Ils ont accouru vers moi, l’un d’eux a posé son pied sur moi et m’a dit : ils veulent te parler, tout va bien, mais arrête ce que tu es en train de faire».

Sergueï a encore dit qu’il était convaincu que les personnes qui l’ont emmené appartenaient au service de sécurité d'Andriy Paroubiy même s’il admet ne pas avoir reconnu leurs visages. Une fois hors du bâtiment, on l’a exfiltré de Kiev en voiture sans qu’il ait à subir d’autres conséquences.

La BBC note qu’à ce moment, trois policiers avaient été blessés mortellement et que les affrontements qui se sont soldés par une cinquantaine de morts avaient débuté.

Des snipers sur Maïdan : le mystère demeure

Le 20 février est devenu le jour le plus sanglant depuis le commencement des manifestations en novembre 2013. De plus, ce massacre a provoqué l’expulsion du président ukrainien Viktor Ianoukovytch. Les deux parties se sont mutuellement accusées d’être à l’origine des tirs de snipers qui ont entraîné la révolution.

Le correspondant de RT Alexeï Iarochevskiï, qui témoignait des événements sur place ce jour-là, a lui aussi essuyé des tirs d’origine indéterminée.

A l’époque, des témoins ont déclaré avoir vu des snipers tirer à la fois sur les manifestants et les forces de sécurité. La divulgation de l’enregistrement d’une conversation entre le chef de la politique extérieure de l’Union européenne Catherine Ashton et le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet semble également confirmer que des membres de l’opposition, et non pas les services de sécurité de Ianoukovitch, ont tiré les premiers.

«On comprend de mieux en mieux que quelqu’un de la nouvelle coalition [au pouvoir] a soutenu les snipers et que ce n’était pas Ianoukovytch», a dit Paet à Ashton, en citant des allégations estimant que «c’étaient les mêmes snipers qui tuaient les gens des deux côtés».

L’ex-chef du Service de sécurité ukrainien Alexandr Ialymenko accuse aussi le gouvernement actuel issu de l’Euromaïdan, en affirmant que ce sont eux qui ont embauché les snipers qui ont fait exploser la violence sur la place.

Pour les leaders de la manifestations, dont beaucoup siègent dans l’actuel gouvernement ukrainien, Ianoukovytch et ses forces de sécurité portent l’entière responsabilité de la fusillade. En avril, presque deux mois plus tard, les procureurs ukrainiens ont arrêté plusieurs Berkouts [troupes d’élites de la police ukrainienne], les considérant comme les possibles «tireurs embusqués de Maïdan». Il semble que l’enquête se soit arrêtée là.

En octobre, l’agence Reuters a publié les résultats de son enquête à propos des investigations de Kiev sur la fusillade de l’Euromaïdan qui a eu lieu en février 2014.

L’agence d’information rapporte qu’elle a découvert de «graves lacunes» dans l’enquête sur les Berkouts. Des dizaines de familles des victimes de Maïdan réclament toujours «une enquête objective et précise».

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