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Le blog de Lucien PONS

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JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #Politique étrangère, #La France, #La nation ., #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre

Dimanche 23 novembre 2014

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR

"LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR

O.N.U. LES PAYS EUROPEENS S'ABSTIENNENT DANS

LA LUTTE CONTRE

LA GLORIFICATION DU NAZISME

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS  LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

Publié par Karine Bechet-Golovko sur son site et transmis par Jacques Tourtaux et Mohamed Bouhamidi

Aujourd'hui est une triste journée. Ce n'est pas la première.

Ce ne sera pas la dernière. Mais ça ne change rien.

Il y a des choses auxquelles on ne s'habitue pas. Surtout pas.

A la faiblesse, par exemple.

A la mesquinerie. A la bêtise aussi, c'est moins grave.

Mais surtout à la pleutrerie.

JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS  LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

Nous venons, en effet, d'apprendre une bien triste nouvelle. Les Etats Unis, le Canada et l'Ukraine ont voté contre la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU proposée par la Russie de lutter contre la glorification du nazisme. Encore 50 pays se sont abstenus. Dont tous les pays de l'Union européenne. Même si cette résolution fut quand même adoptée par 115 voix sur 193, c'est triste.

L'on peut être fier du niveau de notre renoncement. Jusqu'où les pays européens sont-ils encore capables de tomber? Jusqu'au bout, c'est à n'en pas douter. La question qui m'inquiète est de savoir où est "le bout" ...

Pourquoi la France vient-elle de trahir sa Constitution? Oui, trahir. Je vous rappelle la première phrase du Préambule de la Constitution de 1946, qui est toujours en vigueur, car cité par la Constitution de 1958:

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."

Cela veut-il dire que nos peuples ne sont plus libres? A quel moment avons-nous trébuché?

Sur le plan international, il est facile de comprendre la répartition du vote. L'Ukraine glorifie son passé collaborationniste, extrémiste et nazi et le porte à la hauteur d'une idée nationale. Elle ne peut donc pas voter pour la résolution. Les Etats Unis utilisent l'extrémisme qui est le moyen le plus facile d'enrôler des jeunes en manque d'émotions fortes, de réponses simples - même si fausses - à de vraies questions. Ils sont plus facilement manipulables. Donc relancer les mouvements de jeunesse nazies en Europe est un excellent moyen d'affaiblir les Etats et de les faire exploser, comme en Ukraine, quand nécessaire. Le Canada n'a aucune politique autonome. L'Europe n'existe plus.

Triste bilan. N'oublions pas que c'est par ailleurs la meilleure arme pour toucher la Russie. C'est également le meilleur moyen de dégrader les peuples de l'Union soviétique qui ont participé à la Deuxième Guerre Mondiale. De définitivement les asservir. Psychologiquement. Car ils sont ainsi conduits à renier leur passé, à faire table rase, à se retrouver sans histoire et sans racines, à la merci du moindre courent d'air. Ils se renient eux-mêmes, ce qui a pour effet direct de renforcer d'autant leur haine pour la Russie. Ce pays qui ne renonce pas. Qui protège son passé, ses racines pour tenir face au vent.

C'est justement pour cela que le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov, affirme que le but de la politique de l'Occident n'est plus de conduire la Russie à modifier sa ligne politique, mais de conduire à un changement de régime en Russie. Les leaders occidentaux affirment de plus en plus haut vouloir utiliser les sanctions pour détruire les sphères sociale et économique en Russie afin de contraindre la population à la révolte.

N'oublions pas qu'en URSS, 15 245 000 civils sont morts lors du combat de la 2e Guerre Mondiale contre le nazisme. Les Etats Unis ont perdu 3000 civils. Je ne parle pas des soldats. Je ne parle plus de l'Europe. A chacun d'en tirer les conséquences.

Karine Bechet-Golovko

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JACQUES LACAZE : "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  "LA CHOSE IMMONDE", LE RETOUR  O.N.U. LES PAYS EUROPÉENS S'ABSTIENNENT DANS  LA LUTTE CONTRE LA GLORIFICATION DU NAZISME. HONTE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

Karine Bechet-Golovko

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AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

23 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #le nazisme, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

Dois-je vraiment employer encore le mot “énorme” ?…

Les masques tombent…

La 3e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une intéressante résolution le 21/11/2014 (l’AG elle-même n’a pas encore voté, on en est encore au travail préparatoire, mais il ne manque qu’une vingtaine de petits pays…).

Présenté entre autre par le Brésil et la Russie, il est ici :

Résolution L56 publié par les-crises

Il prévoit entre autres :

Lutte contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen -SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l ’édification de monuments et d ’ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites , selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949;

8. Prend note avec inquiétude de la multiplication des incidents à caractère raciste partout dans le monde, en particulier de la montée en puissance des groupes de skinheads, qui sont responsables de nombre de ces incidents, ainsi que de la résurgence des violences racistes et xénophobes visant, entre autres, les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques;

10. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste;

11. Se félicite que le Rapporteur spécial a it demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les États à prendre des mesures, notamment législati ves, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l ’Holocauste;

12. Engage les États à continuer de prendre des mesures adéquates, notamment par le biais de leur législation nationale, afin de prévenir les incitations à la haine et à la violence à l ’encontre des membres de groupes vulnérables, dans le respect du droit international des droits de l’homme;

14. Souligne que les pratiques susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes contre l ’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi, et ont une influence néfaste sur les enfants et les jeunes, et que les États qui ne s’attaquent pas effectivement à ces pratiques contreviennent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles qui sont liées aux buts et principes de celle-ci;

15. Souligne également que de telles pratiques alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et contribuent à la propagation et à la multiplication des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance a ccrue;

16. Constate avec inquiétude que les dangers que représentent les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes pour les droits de l ’homme et la démocratie sont universels et qu’aucun pays n’y échappe;

17. Insiste sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux pratiques susvisées et engage les États à adopter des mesures plus efficaces, dans le respect du droit international des droits de l ’homme, pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques;

19. Prend note de la recommandation du Rapporteur spécial concernant la responsabilité des dirigeants et partis politiques eu égard aux messages qui incitent à la discrimination raciale ou à la xénophobie;

20. Constate avec préoccupation que le profilage ethnique et les actes de violence policière dirigés contre les groupes vulnérables font naître chez les victimes un sentiment de méfiance à l’égard du système juridique qui les décourage de demander réparation et, à cet égard , engage les États à accroître la diversité au sein des services de maintien de l ’ordre et à imposer des sanctions appropriées contre les membres de la fonction publique reconnus coupables de violence à caractère raciste ou de propagande haineuse;

21. Rappelle la recommandation du Rapporteur spécial qui invite les États à incorporer dans leur droit pénal une disposition prévoyant que les motivations ou les objectifs racistes ou xénophobes d’une infraction sont des circonstances aggravantes qui emportent des peines plus lourdes, et encourage les États dont la législation ne comporte pas une telle disposition à tenir compte de cette recommandation;

22. Souligne que les racines de l’extrémisme ont de multiples aspects et qu ’il faut s’y attaquer en adoptant des mesures adéquates comme l ’éducation, la sensibilisation et la promotion du dialogue et, à cet égard, recommande le renforcement des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes;

24. Appelle l’attention sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa soixante-quatrième session dans laquelle il a fait valoir l ’importance des cours d’histoire pour la sensibilisation aux événements tragiques et aux souffrances humaines nés d’idéologies telles que le nazisme et le fascisme ;

26. Invite les États à continuer d ’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre autres, afin de faire évoluer les mentalités et de corriger les idées de hiérarchie et de supériorité raciales défendues par les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes et d ’en contrer l’influence néfaste;

29. Réaffirme également que, comme cela est souligné au paragraphe 13 du document final de la Conférence d ’examen de Durban, toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, que toute propagation d ’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine raciale, ou l ’incitation à la discrimination raciale ainsi que les ac tes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigés en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations internationales des États, et que ces interdictions sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

47. Encourage les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les acteurs concernés à diffuser le plus largement possible, notamment, mais non exclusivement, par l’intermédiaire des médias, des informations concernant la teneur de la présente résolution et les principes qui y sont énoncés;

[PS : Mission accomplie pour DiaCrisis ]

Les votes :

Vote résolution L56 publié par les-crises

J’ai pris le G20 (-UE + Ukraine) :

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !

P.S. ce n’est pas la première fois que ce type de résolution est votée, avec les même votes.

(OUPS, vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?)

(Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP)

AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.
AG ONU : Lutte contre la glorification du nazisme. BRICS POUR, USA Canada Ukraine CONTRE, UE s’abstient. Par Olivier Berruyer.

Voici ce que disait la Russie en 2013 appuyant le vote de la résolution :

La situation actuelle est alarmante : les idéologies qui incitent à la haine raciale, ethnique et religieuse sont en expansion, tout comme l’incidence des crimes qu’elles inspirent. Dans nombre de pays, les organisations néonazies et néofascistes sont de plus en plus nombreuses et attirent un nombre accru de membres de plus en plus jeunes. Malheureusement, on n’en fait pas suffisamment pour remédier à cette situation. Trop souvent, les activités des néonazis sont traitées comme de simples troubles à l’ordre public et parfois comme la manifestation du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui est contraire à la lettre et à l’esprit des instruments des droits de l’homme, notamment de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui, elle-même, illustre la réaction du monde civilisé face aux crimes monstrueux du nazisme. Les réserves formulées par de nombreux pays occidentaux contre des instruments internationaux des droits de l’homme dans le but de défendre ce qu’ils considèrent comme un droit absolu à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association, constituent une violation de la Convention de Vienne sur le droit des traités et servent tout simplement d’alibi aux racistes.

L’interprétation relativiste des événements de la Deuxième Guerre mondiale et des décisions du tribunal de Nuremberg, ainsi que les tentatives de blanchir le nazisme et de minimiser les crimes des Nazis ont créé un climat favorable à la résurgence de cette idéologie criminelle. À cet égard, la Fédération de Russie présente une fois de plus un projet de résolution, qui figure dans le document A/C.3/68/L.55, tout en constatant avec une profonde déception que les démocraties occidentales, dont un grand nombre ont fait partie de la coalition contre les Nazis, se sont abstenues dans le passé de voter en faveur du projet de résolution. Elle demande à toutes les délégations qui se sont abstenues d’appuyer le projet de résolution pour des raisons politiques ou économiques de reconsidérer leur position. Il faut fermement résister à la propagation et la glorification des idéologies nazies et néonazies afin d’empêcher la répétition des monstrueux crimes commis par les Nazis. Les États, les organisations de la société civile, les organisations internationales, les milieux universitaires et tous les autres acteurs concernés doivent unir leurs efforts à cette fin. [...]

Bientôt, 70 ans se seront écoulés depuis la défaite du nazisme. Les personnes qui ont vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale sont aujourd’hui peu nombreuses. La Fédération de Russie, dont la population a payé un lourd tribut à la tolérance des idéologies de suprématie raciale, ne permettra aucune forme de regain du Nazisme.”

Maïdan a donc permis de disposer d’un pays de plus votant contre ces résolutions…

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain…

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La Serbie dans l’engrenage européen par Karine Bechet-Golovko jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #AMERIQUE, #La guerre, #L'OTAN.

La Serbie dans l’engrenage européen
par Karine Bechet-Golovko

jeudi 20 novembre 2014, par Comité Valmy

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de l'élargissement et des relations avec les voisins de l'UE

Johannes Hahn, commissaire européen chargé de l'élargissement et des relations avec les voisins de l'UE

La Serbie dans l’engrenage européen

La Serbie, officiellement candidate à l’entrée dans l’UE, est sommée par Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, de choisir son camp. Soit l’entrée dans l’UE reste sa priorité, comme elle l’a déclarée, soit elle veut continuer à coopérer avec la Russie. C’est une certaine conception de la négociation. Autrement dit, en temps de guerre, la neutralité déclarée par la Serbie n’est pas de mise. Bref, L’UE reconnait que la Russie a officiellement obtenu le statut d’ennemi.

La position de la Serbie est plus que délicate. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien, les intérêts de la coopération avec la Russie revêtent un caractère vital pour le développement de l’économie de la Serbie.

L’ultimatum de l’UE, pour sa part, sonne mal. Dans une interview, J. Hahn déclare de manière un peu trop péremptoire :

"Dans le cadre des négociations concernant son entrée dans l’UE, la Serbie s’est engagée à mettre en accord sa position avec l’UE en ce qui concerne des questions aussi difficiles que celle des sanctions contre la Russie. C’est très important et nous espérons que Belgrade respectera ses obligations."

La menace du commissaire européen est à peine voilée : la Serbie doit se soumettre et seule la soumission permettra de confirmer que le choix européen reste son choix. Autrement dit, elle doit faire un choix entre sont intérêt national et l’intérêt de l’UE.

Et pour faire passer le message, les médias français lance un légère campagne de dénigrement de la Serbie. Voir par exemple le reportage, particulièrement mal fait, de France 24, que vous pouvez voir ici. Le journaliste y montre de manière absurde que, en raison de sa politique de neutralité, la Serbie est exclue des sanctions russes contre les pays européens. Elle peut donc exporter ses fruits et légumes en Russie, ce qu’elle fait par ailleurs. Mais selon le journaliste, non seulement cela ne sert à rien au pays car il ne produit pas suffisamment pour couvrir tout le marché russe (c’est un argument d’une rare stupidité), mais en plus les serbes osent faire passer en contrebande en Russie des produits européens sous étiquettes serbes. Bref, ce sont vraiment des gens infréquentables ...

Plus généralement, en ce qui concerne l’évolution de l’UE, cette sortie assez maladroite du commissaire européen confirme certaines tendances :

1.L’UE est dans une phase d’affaiblissement. Comment en est-on arrivé à menacer ouvertement dans la presse un Etat souverain ? A lui faire du chantage à l’entrée dans l’UE ? Cela veut dire que l’UE n’est plus aussi attractive, que sa propagande n’est plus aussi efficace et que les négociations/pressions de couloirs ne sont plus suffisantes. Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Le Premier ministre serbe a rappelé que la Serbie est un Etat souverain et qu’elle décidera seule de sa position concernant la Russie.
2.L’UE se radicalise et considère la Russie comme un ennemi. Sinon, rien n’empêche un Etat souverain d’avoir des relations commerciales et politiques et avec l’UE et avec la Russie.
3.Cela montre en conséquence l’hypocrisie du discours européen disant que l’Ukraine peut collaborer avec la Russie et que seule la Russie l’en empêche.

4.L’UE n’est plus apte à intégrer des Etats souverains. Elle a besoin de "petits soldats obéissants", elle a besoin de soumission. Il n’y a plus de place pour l’intérêt national.
5.L’intérêt de l’UE s’est totalement dissocié de la somme des intérêts des pays membres. La structure UE est donc autonome des pays qui la compose. Ce qui pose de sérieuses questions en terme de gouvernance, de démocratie et de liberté.

Karine Bechet-Golovko

Karine Bechet-Golovko

Karine Bechet-Golovko

jeudi 20 novembre 2014

Russie politics

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La présidente de l’Argentine hospitalisée Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ? mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy.

21 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La guerre, #Amérique Latine, #AMERIQUE, #Le grand banditisme

La présidente de l’Argentine hospitalisée
Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ?

mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy

La présidente de l’Argentine hospitalisée   Une épidémie de cancers et autres maladies atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques ?   mercredi 19 novembre 2014, par Comité Valmy.
Christina Kirchner, la présidente anti-impérialiste de l’Argentine , hospitalisée

A propos des maladies qui frappent les chefs d’Etat anti-impérialistes, particulièrement en Amérique latine, Al Manar posait dès mars 2013 cette question :
Une épidémie de cancers et autres maladies foudroyantes atteignent les chefs d’Etat anti-impérialistes en Amérique Latine, et ailleurs. Hasard ou assassinats politiques camouflés ?
Dans cet article à relire, il était déjà question de de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner.

Chavez, Héros et martyr, ou le cancer induit comme arme de guerre.

Allocution de S.E. Mme Cristina Fernández, Présidente de la République argentine, lors du Débat général de la 69e session de l’Assemblée générale de l’ONU

. Argentine - Débat 2014 de l'Assemblée générale de l'ONU

Argentine - Débat 2014 de l’Assemblée générale de l’ONU

Cette intervention de Cristina Fernández de Kirchner a la tribune de l’ONU a été censurée par les médias occidentaux ainsi que l’a souligné cet autre article publié par Al Manar.
La clarté des positions exprimées par la présidente de l’Argentine suffit à expliquer la haine d’Obama et de ses vassaux, à son égard. Une très longue expérience démontre que les dirigeants étasuniens assassinent ceux qui s’opposent à leur dictature pour bien moins que cela.
Hasard ou assassinats politiques camouflés ? cette question reste ouverte et pertinente.CB

Censure à l’ONU : Kirchner a fustigé les mensonges des puissances occidentales

Pourquoi les chaines internationales ont suspendu la diffusion en direct et stoppé la traduction du discours de la présidente argentine prononcé mercredi à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York ?

La réponse est simple. Mme Cristina Fernandez de Kirchner a transgressé la ligne rouge des Américains et de leurs alliés !

Voici les principaux points du discours de Mme Kirchner, publiés sur les réseaux sociaux.

-Nous nous sommes réunis, il y a un an, quand vous avez qualifié de terroriste le régime du (président syrien) Assad, et soutenu la rébelles (en Syrie) que vous avez surnommée de révolutionnaires.

Aujourd’hui on se réunit pour éradiquer ces révolutionnaires qui se sont avérés êtres des terroristes.

-Vous avez dans le passé inscrit le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes alors qu’il est un grand parti reconnu au Liban !

-Vous avez accusé l’Iran d’être derrière l’explosion ayant visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires en 1994, alors les enquêtes argentines ne sont pas parvenues à prouver l’implication de l’Iran.

-Vous avez adopté une résolution contre Al-Qaïda après les attentats du 11 septembre. Des pays comme l’Irak et l’Afghanistan ont été profanés et leurs habitants tués sous ce motif, alors que ces deux pays souffrent toujours du terrorisme !

-Il s’est avéré après la guerre israélienne contre Gaza, qu’Israël a commis un désastre horrible et causé la mort d’un grand nombre de civils palestiniens, alors vous ne vous intéressez qu’aux roquettes qui se sont abattus sur Israël, et qui n’ont causé ni dommages, ni pertes humaines !

-On se réunit aujourd’hui pour adopter une résolution internationale incriminant et luttant contre Daesh, alors que cette organisation jouit du soutien des pays connus et qui sont les alliés de grands Etats membres du conseil de sécurité de l’Onu ?

Traduit par Al Manar du site Tayyar.org

La vision du Figaro et de l’AFP :

Argentine : Kirchner hospitalisée

La présidente argentine Cristina Kirchner, admise depuis dimanche dans une clinique de Buenos Aires pour une infection intestinale, ne pourra pas assister au sommet du G20 en Australie, a annoncé le gouvernement argentin jeudi soir. Mme Kirchner est dans un état "stable", "reste hospitalisée et suit un traitement de routine", précise le communiqué.

Elle sera représentée à Brisbane par son ministre de l’Economie, Axel Kicillof, et par son adjoint, Héctor Timerman, a précisé le secrétaire chargé de la communication, Alfredo Scoccimarro. Mme Kirchner avait déjà été obligée d’annuler sa rencontre avec son homologue chilienne Michelle Bachelet prévue mardi dernier.

D’autres problèmes de santé

L’entretien prévu entre les deux présidentes et le pape François via téléconférence à cette occasion avait également été reprogrammé à une date non encore précisée. Selon le rapport médical officiel publié par le site du gouvernement, Mme Kirchner, âgée de 61 ans, a subi une "sigmoïdite", soit une inflammation ou une infection d’une partie du côlon.

C’est la troisième fois en huit mois que la dirigeante doit suspendre ses activités en raison de problèmes de santé. La présidente argentine avait recommencé à travailler le 21 octobre dernier après avoir pris un repos de 48 heures en raison d’une pharyngite. En juillet dernier, Christina Kirchner s’était également reposée pendant deux jours à la suite de maux de gorge et d’une laryngite. Ce repos s’était prolongé plus d’une semaine et elle avait dû reporter un voyage au Paraguay. Il y a un peu plus d’un an, la présidente avait été opérée d’un hématome cérébral et avait cessé de travailler pendant six semaines. Sujette à l’hypertension, elle avait aussi subi une intervention chirurgicale début 2012, pour une suspicion de cancer de la thyroïde.

www.lefigaro.fr

Mise en ligne CV : 8 novembre 2014

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ONU/ Rapport du Secrétaire général : les positions de chaque gouvernement sur le blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis - Octobre 2014

2 Novembre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine, #AMERIQUE, #La mondialisation

2 novembre 2014

ONU/ Rapport du Secrétaire général : les positions de chaque gouvernement sur le blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis - Octobre 2014

Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique – Rapport du Secrétaire général.

Résumé : Dans sa résolution 68/8, intitulée « Nécessité de lever le blocus économique,commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », l’Assemblée générale a prié le Secrétaire général, agissant en consultation avec les organes et organismes compétents des Nations Unies, d’établir un rapport sur l’application de la présente résolution, compte tenu des buts et des principes de la Charte et du droit international, et de le lui présenter à sa soixante-neuvième session. Les réponses des gouvernements et des organes et organismes des Nations Unies communiquées comme suite à la demande du Secrétaire général sont reproduites dans le présent rapport, pour information.

POUR ACCÉDER AU RAPPORT COMPLET (160 pages, format PDF)
http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/69/98&Lang=F

Rapport du Secrétaire général (A/69/98)

Dans ce rapport annuel, le Secrétaire général présente les réponses reçues des gouvernements et des organes et organismes des Nations Unies, au 7 juillet 2014, sur l’application du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis.

Déclarations

Aujourd’hui, l’Assemblée générale se réunit pour la vingt-troisième fois pour exprimer son soutien et sa solidarité au Gouvernement et au peuple cubain, a fait observer M. HOSSEIN DEHGHANI (Iran), qui s’exprimait au nom du Mouvement des pays non alignés. Il a rappelé que l’année dernière, 188 États ont voté en faveur de la résolution demandant la levée du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba. Le Mouvement, a-t-il dit, s’est toujours opposé vigoureusement aux mesures unilatérales qui ont des effets extraterritoriaux. Il n’a cessé de condamner le blocus unilatéral comme contraire au droit international, à la Charte des Nations Unies et aux normes et principes gouvernant les relations entre États. Le blocus viole le droit de Cuba d’agir au sein de la communauté internationale, estime également le Mouvement.

L’embargo, a souligné le représentant iranien, affecte négativement le bien-être des Cubains. Les dégâts causés par cet embargo non mérité sont énormes, a-t-il insisté, en dénonçant les effets sur des secteurs cruciaux de l’économie, comme la santé publique, la nutrition et l’agriculture, sans compter les secteurs bancaire, commercial, des investissements et du tourisme. L’embargo, a poursuivi le représentant, nie à Cuba tout accès aux marchés, à l’aide au développement et au transfert des technologies. L’embargo est le principal obstacle à un accès plus large à Internet, aux échanges d’idées et au développement des relations culturelles, sportives et scientifiques. La poursuite de cet embargo est totalement injustifiable et va à l’encontre des efforts de Cuba pour réaliser le développement durable. Les mesures unilatérales imposées par les États-Unis violent les droits et les intérêts légitimes du peuple cubain et ceux des pays tiers.

Le représentant a salué les progrès significatifs de Cuba, malgré l’embargo, dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la coopération internationale. Le rôle de Cuba dans la lutte contre Ebola est tout simplement le dernier exemple de la coopération de ce pays. Le plus grand nombre d’agents de santé déployés dans les trois pays affectés par l’épidémie sont effectivement cubains, a souligné le représentant. La réponse de Cuba à Ebola demeure et continue d’être bien plus forte que celle des pays plus riches et c’est là une autre preuve du rôle constructif de Cuba dans les affaires internationales.

À ce jour, 190 nations ont des liens économiques et politiques avec Cuba ; les États-Unis s’isolant dans leur politique injustifiée. Une nouvelle fois, le Mouvement des pays non alignés exhorte l’administration américaine à se plier à la volonté de la majorité « écrasante » de la communauté internationale et à corriger des politiques en échec, en se conformant à toutes les résolutions de l’Assemblée générale sur la levée immédiate de l’embargo contre Cuba, a conclu le représentant.

Au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. SACHA SERGIO LLORENTTY SOLIZ (Bolivie) a prévenu que des vies humaines à Cuba sont menacées par le blocus qui affecte les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture, du sport, des banques, du commerce extérieur et de l’aide étrangère. Le blocus sape les secteurs de la construction, du tourisme, de l’industrie, des communications, des mines et des transports, « en violation flagrante de tous les principes consacrés par la Charte des Nations Unies ». Ce blocus a provoqué des dommages sociaux et économiques irréparables, a résumé le représentant. Une fois de plus, le Groupe des 77 et la Chine exigent que le Gouvernement des États-Unis mette un terme au blocus « génocide » à l’égard de Cuba.

Le représentant a dénoncé « la persécution des transactions financières cubaines à l’étranger » et rejeté l’inclusion de Cuba dans la liste des États qui défendent le terrorisme. En dépit des difficultés, Cuba fournit une assistance humanitaire internationale, avec plus de 50 000 agents de santé dans 66 pays, dont, récemment, en Sierra Leone pour contribuer à la réponse à l’épidémie d’Ebola. « Que les jours de l’embargo arrivent à leur fin et que cet embargo devienne une relique de l’histoire », a souhaité le représentant, en ajoutant que « le monde est du côté de Cuba » et que les États-Unis « ne pourront jamais bloquer la solidarité absolue du peuple cubain ».

Au nom du Groupe des États d’Afrique, M. CHARLES P. MSOSA (Malawi) a, à son tour, plaidé pour la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis. Les sanctions économiques contre Cuba sont très durement ressenties, en particulier par la population la plus pauvre et la plus vulnérable, a-t-il déploré. La levée immédiate du blocus améliorerait les conditions de vie des Cubains et dans ce contexte, le représentant a souhaité que le dialogue prévale pour résoudre la question du blocus et permettre à Cuba de participer aux efforts internationaux de développement. Il a rappelé que les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont, en juin dernier, réitéré leur soutien à la résolution de l’Assemblée générale demandant la levée du blocus imposé à Cuba. Nous invitons le Gouvernement des États-Unis à lever un blocus qui n’a que trop duré, a-t-il conclu.

Au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), M. JUAN CARLOS MENDOZA-GARCIA (Costa Rica) a rappelé que depuis 1992, 22 résolutions demandant la levée du blocus ont été adoptées par l’Assemblée générale, « organe le plus représentatif et le plus légitime des Nations Unies ». Il a d’emblée apporté son appui à ce qui sera la vingt-troisième résolution de l’Assemblée générale sur la question. Le blocus imposé à Cuba est contraire aux objectifs, aux principes, à l’esprit et à la lettre de la Charte des Nations Unies, a-t-il dit, à laquelle les États Membres doivent impérativement se conformer, s’agissant, en particulier, de l’égalité souveraine entre les États, de la non-ingérence dans les affaires intérieures, du libre-échange et de la libre navigation.

Le représentant a dénoncé les effets extraterritoriaux de la loi américaine dite « Helms-Burton » dont les dispositifs affectent un grand nombre d’entreprises qui commercent avec Cuba. Des entreprises appartenant pour certaines à des pays de la CELAC ont écopé d’amendes en raison du blocus et c’est la raison pour laquelle les membres de la CELAC n’ont cessé d’appeler à une abrogation de la loi « Helms-Burton », a-t-il rappelé. Le représentant a exhorté l’Administration américaine à modifier sa législation afin qu’elle soit conforme à la Charte des Nations Unies, aux résolutions de l’Assemblée générale, au point de vues de la CELAC et des autres régions du monde, et surtout à « l’opinion de son propre peuple ».

Au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), M. JOSEPH GODDARD (Barbade) a réaffirmé une opposition jamais démentie à l’embargo contre Cuba, lequel « étouffe le peuple cubain » depuis plus de 50 ans et empêche l’élargissement des liens commerciaux avec les autres États du monde. En outre, a déploré le représentant, cet embargo va à l’encontre des principes de la Charte des Nations Unies, du multilatéralisme, de la souveraineté et du libre-échange.

La CARICOM, a affirmé M. Goddard, a toujours été « ferme » en ce qui concerne sa solidarité avec Cuba, le blocus ne répondant à aucun objectif juridique, politique et économique justifié en matière de relations internationales. Dans la sous-région, Cuba a généreusement bâti des hôpitaux et des cliniques, fourni des médicaments et équipé des professionnels de la santé. Dans cet esprit, Cuba est en train de mobiliser le contingent médical le plus important pour combattre Ebola en Afrique de l’Ouest. Les États des Caraïbes, a annoncé le représentant, se réjouissent de la tenue, le 8 décembre prochain, du Sommet CARICOM-Cuba à la Havane. Il a demandé la levée immédiate de l’embargo et la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba.

Au nom du Marché commun du Sud (MERCOSUR), M. MATEO ESTREME (Argentine) a prévenu que la non-application des résolutions adoptées depuis 1992 sur la levée du blocus contre Cuba affaiblit la Charte des Nations Unies et le multilatéralisme. Le blocus viole le droit international, en particulier l’égalité souveraine entre États et la non-ingérence dans les affaires intérieures. L’embargo viole les principes de justice. Il limite et retarde les progrès sociaux et économiques et empêche la réalisation des objectifs de développement, y compris les OMD. Le représentant s’est dit préoccupé par l’augmentation des restrictions sur les transactions financières entre Cuba et les autres pays. Cet embargo n’est rien d’autre que l’exemple d’une politique obsolète qui n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui. Le MERCOSUR affirme qu’il était temps de mettre fin à ce blocus, a conclu le représentant.

M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a estimé que la levée du blocus imposé à Cuba est tout simplement « une nécessité », car il est incompatible avec le droit international et empêche les efforts du pays en vue de la réalisation des OMD. Malgré les sanctions et les privations, le peuple de Cuba a été l’un des premiers à voler au secours des peuples d’Afrique de l’Ouest qui font face à l’épidémie d’Ebola, a tenu à souligner le représentant. Au nom de son pays, il s’est élevé contre toutes les pressions politiques exercées sur un État souverain, indiquant que ces pressions ne font que nourrir les tensions. La Fédération de Russie votera en faveur de la résolution sur la levée du blocus, a annoncé le représentant.

M. WANG MIN (Chine) a déploré qu’au fil des ans, les résolutions demandant la levée du blocus économique et financier imposé par les États-Unis contre Cuba n’aient pas été appliquées avec efficacité. Ce blocus constitue un obstacle au développement de Cuba et entrave la réalisation des OMD. Il porte atteinte aux droits des Cubains et touche aux relations entre Cuba et les autres pays. Cet embargo n’a pas de raison d’être, a tranché le représentant. Il a rappelé que la Chine et Cuba ont maintenu des relations économiques et commerciales normales dans l’intérêt de leurs populations. La Chine espère que les États-Unis mettront fin le plus tôt possible à ce blocus et que les relations entre les deux pays s’amélioreront, contribuant ainsi à la stabilité et au développement de la région d’Amérique latine et des Caraïbes.

M. SAMUEL MONCADA (Venezuela) a réitéré son rejet total du blocus imposé à Cuba depuis plus d’une cinquantaine d’années. Il s’agit là d’une « politique illégale » qui est une violation flagrante du droit international, y compris les principes de la Charte dont la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, l’égalité souveraine entre États, l’intégrité territoriale, le non-recours à la force et le règlement pacifique des conflits. Les États-Unis ont ignoré délibérément les appels de la communauté internationale contre une politique immorale, rejetée par l’opinion publique internationale. Le Venezuela condamne énergiquement les lois contraires au droit international comme la loi Toricelli et Helms-Burton et ses effets extraterritoriaux.

Le Gouvernement des États Unis n’a pas d’autorité universelle sur la souveraineté des autres États et sa prétention de convertir des lois nationales en lois universelles est « illégitime ». Le blocus viole, de façon systématique les droit de l’homme des citoyens cubains et comme si cela ne suffisait pas, les États-Unis menacent de sanctionner, de manière illégale, toute société financière étrangère qui souhaiterait faire des transactions parfaitement légales avec le Gouvernement cubain. Nous refusons, a dit le représentant, les actes d’intimidation des autorités américaines à l’égard de sociétés qui travaillent avec « ce pays frère » dans le but unique de l’asphyxier économiquement.

M. GUILHERME DE AGUIAR PATRIOTA (Brésil) a réaffirmé le rejet par son pays du blocus économique et commercial imposé à Cuba par les États-Unis. Il a dénoncé les conséquences du blocus et ajouté que tous les pays devraient mettre fin aux embargos unilatéraux, par respect du droit international et la Charte des Nations Unies. La nature extraterritoriale de ce blocus est contraire à la liberté de mouvement et de commerce, a-t-il souligné, en regrettant les effets négatifs sur la population cubaine en particulier, les plus vulnérables. Il a félicité les progrès de Cuba en matière de développement, arguant que la volonté de faire plus est obstruée par l’embargo. Le Brésil, a-t-il assuré, continuera de développer des relations d’amitié avec Cuba. Il existe, a-t-il dit, un consensus en Amérique latine sur le fait que les pays de la région ne participeront plus à des conférences internationales sans Cuba.

Présentant le projet de résolution, M. BRUNO RODRÍGUEZ PARRILLA, Ministre des affaires étrangères de Cuba, a d’abord parlé d’Ebola en citant son Président : « Compte tenu de la gravité du problème, j’estime qu’il faut éviter toute politisation qui nous dévie de notre objectif fondamental, contribuer à juguler cette épidémie en Afrique et à la prévenir dans d’autres régions ». Le Ministre a ensuite fait remarquer que le blocus économique, commercial et financier appliqué par les États-Unis à Cuba s’était renforcé et que son application extraterritoriale à toutes les régions s’était intensifiée. Il a évoqué « des amendes aussi énormes qu’insolites » d’un montant total de 11 milliards de dollars, infligées à 38 banques, dont la banque française BNP Paribas, qui font des transactions avec Cuba et d’autres pays.

Les préjudices économiques cumulés qui en découlent, énormes pour une petite économie, se chiffrent au total à 1 112 534 000 000 de dollars, a précisé le Ministre. Les préjudices humains que cause le blocus ne cessent de croître et dorénavant « 77% des Cubains sont nés sous son ombre », a-t-il constaté.

Les peuples étatsunien et cubain, situés de part et d’autre du détroit de la Floride, ont toujours eu des liens profonds, a dit le Ministre. Malgré les campagnes mensongères, le peuple étatsunien a appuyé le renvoi dans sa famille du petit Cubain en 1999. Devant les terribles actes terroristes du 11 septembre 2001, Cuba a offert son aide quand des milliers d’avions ne savaient où atterrir et l’a de nouveau offert, lors des attaques au bacille de charbon, pour remédier à la carence d’antibiotiques.

Cuba a aussi offert sa coopération à la population de la Nouvelle-Orléans après le cyclone Katrina en 2005. En 2010, après le tremblement de terre en Haïti, les États-Unis et Cuba ont coopéré en faveur de cette nation. Le Gouvernement cubain a fait invariablement parvenir à celui des États-Unis des informations concernant des projets d’actes ou d’attentats terroristes.

Malgré de vieilles tensions et les tentatives d’extrémistes violentes et de groupes terroristes, « la guerre n’a jamais éclaté entre les deux pays et aucun jeune étatsunien n’est mort à Cuba », a rappelé le Ministre. Malgré des calomnies dans ce sens, Cuba n’a jamais menacé la « sécurité nationale des États-Unis ». Aucune hostilité n’existe entre nos peuples.

Les sondages d’opinion prouvent que tous les secteurs de la société étatsunienne sont toujours plus favorables à la levée du blocus et à la normalisation des relations bilatérales, a relevé le Ministre. Il a jugé « particulièrement symptomatique » que cette opinion soit encore plus marquée en Floride. Des personnalités politiques des tendances les plus diverses et de prestigieux universitaires reconnaissent que cette politique a échoué quant à ses objectifs et qu’elle ne répond pas aux intérêts nationaux. « Il suffit pour s’en convaincre de lire les éditoriaux que le New York Times a consacrés à ce point ces dernières semaines », a-t-il ajouté.

Les Étatsuniens réclament le droit de se faire personnellement une opinion directe sur la réalité cubaine. L’opinion publique s’oppose dans sa majorité à l’orientation actuelle et se montre toujours plus critique à cet égard. L’émigration cubaine souhaite, dans sa majorité, la paix et le bien-être pour sa famille et son peuple et des relations normales avec son pays d’origine.

« Le blocus fait du tort à Cuba, mais il en fait aussi aux États-Unis », a poursuivi M. Parrilla. En outre, l’inscription « absurde et ridicule » de Cuba sur la liste des États parrainant le terrorisme, qui sert uniquement, selon lui, à justifier des sanctions financières internationales, « jette le discrédit sur les États-Unis ».

M. Parrilla a reconnu qu’après les mesures limitées, quoique positives, de 2009 et de 2011, relatives aux visites familiales, aux envois de fonds familiaux des Cubains installés aux États-Unis et aux voyages de catégories données d’Étatsuniens, le dialogue technique s’est élargi. La coopération s’est accrue dans des domaines tels que la lutte contre le trafic de drogues, la criminalité transnationale, la traite d’êtres humains, la prévention des marées noires, la recherche et le sauvetage de personnes ou la sécurité aérienne et de l’aviation.

« Le Président Barack Obama jouit de toutes les prérogatives constitutionnelles pour modifier, sans avoir à recourir au Congrès, des aspects clefs du blocus et infuser une dynamique nouvelle et décisive aux relations bilatérales », a fait valoir le Ministre. Il a invité l’Administration étatsunienne à nouer des relations mutuellement respectueuses et réciproques, fondées sur l’égalité souveraine, les principes du droit international et la Charte des Nations Unies. Il a assuré que « Cuba ne renoncera jamais à sa souveraineté ni à la voie que son peuple a choisie librement : la construction d’un socialisme plus juste et efficace, prospère et durable. Cuba ne renoncera pas non plus à la recherche d’un ordre international ni ne cessera de lutter pour l’équilibre du monde ».

Explications de vote

Le représentant des États-Unis s’est opposé au projet d’une résolution que le Gouvernement cubain utilise, tous les ans, pour ne pas reconnaître l’échec de sa politique, même s’il commence à en reconnaître les effets négatifs. Le représentant a appelé Cuba à libéraliser le marché du travail et à consacrer le principe de la libre concurrence. Les États-Unis, a-t-il affirmé, sont un ami proche du peuple cubain. Il a précisé qu’à ce jour, Cuba reçoit, chaque année, 2 milliards de dollars sous forme de fonds privés en provenance des États-Unis. En outre, le Gouvernement américain a envoyé pour 359 millions de dollars d’équipements agricoles, de matériels de santé et d’aide humanitaire, en 2013, une assistance conforme à un régime de sanctions « calibré avec soin » pour ne pas peser sur le peuple cubain. Le représentant a ajouté que le resserrement des liens entre les deux pays était une priorité de son gouvernement, mentionnant l’assouplissement des restrictions au voyage récemment décidé par le Président Obama.

L’échange d’idées et d’informations étant une valeur fondamentale de la Charte des Nations Unies, le représentant a déploré, à ce titre, les entraves imposés par le Gouvernement cubain à l’accès à Internet. Le Gouvernement continue d’imposer des obstacles au droit à l’information, a-t-il dit, indiquant qu’une personne a été condamnée à 15 ans de prison pour avoir œuvré pour le libre accès à Internet dans une localité cubaine. Il faut abattre le mur de cette censure et faire triompher le droit à la communication sur Internet, a-t-il déclaré. « La louable contribution de Cuba à la lutte contre l’épidémie d’Ebola ne saurait excuser le traitement que son gouvernement réserve à son propre peuple. »

Au nom de l’Union européenne, le représentant de l’Italie a dénoncé les effets extraterritoriaux de la loi dite « Helms-Burton ». Nous ne pouvons pas accepter que des mesures unilatérales entravent nos relations économiques avec Cuba, a-t-il dit. Il a exhorté les États-Unis à appliquer, sans tarder, le train de mesures convenu en 1998 entre les États-Unis et l’Union européenne visant à atténuer les effets extraterritoriaux des lois américaines. Il a rappelé que l’Union européenne avait levé ses mesures restrictives contre Cuba en 2003.

« Nous réitérons le droit des Cubains à décider librement de leur avenir », a-t-il affirmé, avant d’exhorter le Gouvernement cubain à accorder à ses citoyens toutes les libertés civiles, politiques et économiques internationalement reconnues. Il a insisté sur le fait que la levée du blocus permettrait une ouverture de l’économie cubaine qui bénéficierait grandement aux Cubains. « Ensemble, nous exprimons notre rejet de toutes les mesures unilatérales décidées contre Cuba et qui affectent les intérêts des États tiers et contreviennent aux règles communément acceptées du commerce international ».

Source : http://www.un.org/press/fr/2014/ag11574.doc.htm

Documents joints

ONU Cuba Blocus - Rapport Secrétaire Général - Octobre 2014

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OGM : tout comprendre au nouveau cadre européen. Par Audrey Garric sur "Le Monde.fr".

25 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Agriculture, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #La santé, #Le grand banditisme, #Le traité Transatlantique.

Un article joint très intéressant sur le fond, les OGM mais aussi sur ce qu'il nous montre du fonctionnement totalement anti-démocratique de l'Union Européenne. C'est sur ce plan là qu'il est particulièrement édifiant.... surtout à un moment où l'UE va donner son aval sur le budget et le déficit Français.

OGM : tout comprendre au nouveau cadre européen

Le Monde.fr | 12.06.2014• Mis à jour le 13.06.2014 | Par Audrey Garric.

OGM : tout comprendre au nouveau cadre européen. Par Audrey Garric sur "Le Monde.fr".

Les vingt-huit Etats membres de l'Union européenne (UE) ont donné leur accord, jeudi 12 juin, lors d'un conseil des ministres de l'environnement au Luxembourg, à une réforme du processus d'autorisation des organismes génétiquement modifiés (OGM). Décryptage de cette nouvelle législation, qui pourrait mettre fin à une bataille politique de quatre ans entre partisans et opposants des semences transgéniques.

Lire : OGM : l’Europe donne la liberté de choix aux Etats membres

  • Comment la procédure d'autorisation des OGM se déroule-t-elle actuellement ?

La procédure d'homologation des organismes génétiquement modifiés en Europe est longue et complexe. La Commission européenne délivre les autorisations de mise sur le marché ou de mise en culture des semences transgéniques destinées à l'alimentation humaine ou animale après une évaluation, au cas par cas, des risques pour la santé publique et l'environnement réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Sur la base de l'avis de l'EFSA, Bruxelles soumet sa décision au vote des Etats membres réunis lors des conseils européens. L'autorisation est validée si elle obtient une majorité qualifiée ; dans le cas contraire, la Commission, qui a le dernier mot, pour décider de l'autoriser seule. L'autorisation de commercialisation vaut pour l'ensemble de l'Union européenne et pour une durée maximale de dix ans renouvelable.

Les Etats peuvent toutefois faire jouer une clause de sauvegarde ou une mesure d'urgence pour interdire sur leur territoire l'un de ces OGM. Ils doivent se fonder sur des motifs environnementaux et sanitaires. Une procédure très fragile juridiquement. Pour preuve, le Conseil d'Etat a annulé à deux reprises — en 2011 et en 2013 — le moratoire français visant à interdire la culture du MON810, au motif d'une absence de fondement scientifique.

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Union européenne : feu vert à un maïs OGM malgré une forte opposition

Union européenne : feu vert à un maïs OGM malgré une forte opposition

Malgré l'opposition de dix-neuf pays européens, un nouveau maïs OGM, le TC1507, va être autorisé à la culture dans l'Union européenne. Il est fabriqué conjointement par les groupes américains DuPont et Dow chemical et résiste aux insectes. Cinq états, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et l'Estonie ont voté pour. L'Allemagne, la Belgique, le Portugal et la République Tchèque, se sont abstenus, mais cela revenait à soutenir les pays favorables à ce maïs OGM. 'Il n'y a pas de majorité qualifiée contre et la Commission européenne doit approuver cette autorisation de culture', a expliqué le commissaire chargé de la Santé et de la Consommation Tonio Borg, à l'issue d'un débat public entre les ministres des Affaires européennes à Bruxelles. Les critiques ont fusé. Le Luxembourg a déploré que des pays où ce maïs' ne peut être cultivé à cause du froid' aient apporté leur soutien à la culture du TC1507. A Berlin, Simone Peter, la dirigeante des Verts, a estimé que le gouvernment allemand avait 'raté une occasion historique d'être une voix claire contre le génie génétique en Europe. L'approbation du maïs génétiquement modifié sur le sol européen met la nourriture génétiquement modifiée dans les assiettes des consommateurs. Presque tous les Allemands s'y opposent. ' A 100 jours des élections européennes, 'c'est la pire des décisions au pire des moments', a renchéri la Hongrie. La France a déploré 'une situation incongrue' où 'une minorité de pays est susceptible d'imposer un choix à une majorité'. Le Parlement français devrait adopter le 10 avril une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France, en particulier ce maïs TC1507 Avec AFP et Reuters

1:10

Cette procédure, fondée sur une directive de 2001 et un règlement de 2003, ne satisfait personne. Le feuilleton du blocage dure depuis une quinzaine d'années entre les Etats, comme la France, la Hongrie ou l'Autriche, qui souhaitent interdire la culture des OGM sur leur sol pour tenir compte de l'opposition de leurs populations, et ceux qui veulent au contraire, à l'instar du Royaume-Uni et de l'Espagne, la promouvoir. Résultat, si l'EFSA a toujours rendu des avis favorables à la commercialisation des OGM, le Conseil, de son côté, n'a jamais approuvé d'autorisation faute de majorité qualifiée.

  • Quels sont les OGM autorisés en Europe ?

Conséquence de ces blocages au niveau de l'Union, le maïs MON810, de Monsanto, est le seul OGM cultivé en Europe depuis 1998 – qui attend le renouvellement de son autorisation. En 2012, 132 000 hectares de la céréale transgénique ont été plantés, soit seulement 0,07 % de la surface agricole de l'Union européenne, selon les chiffres de l'association Inf'OGM.

Surtout, cette production ne se limite aujourd'hui presque plus qu'à la péninsule ibérique : l'Espagne et le Portugal représentent 95 % de la production de MON810 en Europe, avec respectivement 116 000 et 9 000 hectares cultivés. Les autres — la Slovaquie, la Roumanie, la République tchèque — affichent moins de 5 %. A l'opposé, huit pays ont adopté un moratoire sur le MON810, rendant de fait la culture de ce maïs impossible. La France, de son côté, a voté une loi en mai pour interdire sa culture, qui a été validée par le Conseil constitutionnel.

Outre le MON810, trois semences transgéniques ont été autorisées à la culture mais abandonnées par les entreprises qui les commercialisaient, faute de débouchés : le maïs BT176, de Syngenta, le maïs T25, de Bayer, et la pomme de terre Amflora, de BASF. Les candidats à la culture restent néanmoins nombreux, 13 dossiers d'OGM attendent une autorisation européenne de culture, selon Inf'OGM.

Malgré l'hostilité du public, les OGM restent présents en Europe par le biais des importations. Au total, cinquante et un organismes transgéniques sont autorisés à la mise sur le marché, selon Inf'OGM : du maïs, du coton, de la betterave, de la pomme de terre et surtout du soja, dont aucun organisme ne communique le montant total des importations.

Lire notre synthèse : OGM : qui en produit, qui en importe en Europe ?

  • Que change la nouvelle législation ?

Pour sortir de cette impasse, la Commission a fait en 2010 des propositions pour simplifier ces démarches, suivie par le Parlement européen, qui a voté un rapport en 2011. Mais, depuis, les discussions sont restées au point mort, en raison notamment de l'opposition de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. Les discussions ont repris lorsque la Commission, sous la pression d'un arrêt de la Cour de justice de l'UE, a proposé aux Etats d'autoriser la culture d'un nouveau maïs transgénique (le TC1507, de Pioneer) en novembre 2013. Malgré l'opposition de dix-neuf Etats, la Commission pouvait imposer l'OGM en vertu des règles communautaires. Les deux camps ont alors décidé de transiger pour sortir de l'impasse.

Lire : Pas de consensus pour interdire un maïs OGM en Europe

Poussé par la présidence grecque de l'Union, le projet de réforme a fini par être validé par le conseil des ministres de l'environnement, jeudi 12 juin, à l'exception de la Belgique et du Luxembourg. Le texte adopté laisse le choix aux Etats membres, en amont de la procédure, d'autoriser ou d'interdire la culture des OGM sur leur territoire. Dans le détail, les Etats qui souhaitent bannir des OGM devront négocier avec les semenciers, sous la houlette de la Commission, pour leur demander d'être retirés du périmètre de culture proposé par les entreprises.

En cas d'opposition de ces dernières, les gouvernements pourront interdire les plantes sur leur sol en invoquant des motifs « sérieux » et « distincts » du champ d'évaluation des risques conduit par l'EFSA. Ils devront transmettre à la Commission les motivations de leur décision, parmi une liste non exhaustive : considérations économiques, aménagement du territoire ou encore politique environnementale et agricole. Par contre, les Etats membres réfractaires ne pourront pas interdire le transit sur leur territoire des OGM autorisés.

Avec cette nouvelle procédure, Bruxelles – et notamment la Commission, favorable aux OGM – espère faciliter les autorisations des semences transgéniques au sein de l'Union : les Etats qui ont interdit un OGM sur leur territoire ne devraient pas s'opposer forcément à son autorisation sur le reste du continent européen. Jeudi, le commissaire à la santé Tonio Borg, en charge du dossier OGM, a d'ores et déjà annoncé que le maïs TC1507 sera prochainement autorisé à la culture.

  • Qu'en pensent les anti et les pro-OGM ?

« Le nouveau système garantit aux Etats la possibilité de choix, s'ils souhaitent cultiver ou non », s'est réjouie la ministre de l'écologie française, Ségolène Royal. Ce nouveau système « permet du sur-mesure », s'est félicitée la ministre néerlandaise Wilma Mansveld.

La nouvelle législation européenne mécontente les anti-OGM, qui craignent qu'elle n'ouvre une brèche favorable aux semenciers. « Accepter la possibilité d'interdire des OGM sur des bases aussi fragiles serait un véritable marché de dupes et la porte ouverte à la contamination de l'agriculture européenne », dénonce l'eurodéputée Corinne Lepage, rapporteuse du texte adopté par le Parlement en 2011.

Les experts pointent que le choix de critères socio-économiques, et non scientifiques, pour motiver une interdiction d'un OGM pourrait exposer les pays réfractaires à des poursuites de semenciers devant l'Organisation mondiale du commerce. « Il y a en outre un risque pour les Etats de voir leur échapper le débat sur l'évaluation et sur les risques des OGM, qui serait cantonné au niveau européen, davantage pro-OGM », prévient Eric Meunier, chargé de mission pour l'association Inf'OGM.

Pour Mute Schimpf, chargée de la campagne « alimentation » des Amis de la Terre Europe, le texte donne trop de poids aux entreprises de biotechnologies dans le processus de décision. « Les Etats ne doivent pas avoir à négocier avec les semenciers. Il serait naïf de penser que ces derniers vont accepter l'interdiction des Etats réfractaires sans contrepartie », assure-t-elle.

Les semenciers, de leur côté, reconnaissent que la nouvelle législation, très attendue, pourrait « accélérer » la culture de nouveaux OGM en Europe, mais ils sont loin d'être pleinement satisfaits. « Nous sommes opposés à la “renationalisation” du choix d'autoriser ou non les OGM car elle s'oppose au marché unique et à la politique agricole commune, explique François Burgaud, directeur des relations extérieures du Groupement national interprofessionnel des semences et plants. Nous ne voulons pas de semences autorisées dans certains pays mais qui s'arrêtent à la frontière avec d'autres. » Reste en outre la question, non réglée, de la contamination, notamment transfrontière, en cas de culture d'OGM.

  • Quelle est la suite du calendrier ?

Le compromis entre les Etats ne met pas un terme à la controverse puisque la législation doit encore être soumise au Parlement européen pour une adoption définitive d'ici au début de 2015. Or, comme en première lecture en 2011, les élus pourraient de nouveau exiger de renforcer les marges de manœuvre des Etats afin de rendre les interdictions d'OGM inattaquables. Dans l'entourage de l'eurodéputée Corinne Lepage, on s'attend désormais à des négociations serrées entre les Etats et le nouveau Parlement. Mais l'eurodéputée sortante ne pourra pas participer aux débats, faute d'avoir été réélue.

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Génocide du Rwanda Les médias-mensonges politiques sont enfin démasqués. par Christian Sébenne sur le site "Réseau International".

22 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Afrique, #AMERIQUE, #La nation ., #Politique étrangère, #Armée

Génocide du Rwanda Les médias-mensonges politiques sont enfin démasqués.

Génocide du Rwanda Les médias-mensonges politiques sont enfin démasqués. par Christian Sébenne sur le site "Réseau International".

Du baume au cœur pour le Colonel Jacques Hogard et le Capitaine Paul Barril

Il est des nouvelles qui passent inaperçues ou sont volontairement passées à la trappe voire censurées, tellement elles dérangent la conscience de ceux qui ont pêché par manque d’analyse, de réflexion ou de discernement, à moins que ceux-ci ne faisaient que répondre à une stratégie émanant directement d’un certain Protocole de Toronto.

La longue enquête menée par la BBC, média dominant s’il en est, a fait l’effet d’une bombe médiatique exceptée en France, révélée par la voix de la journaliste Jane Corbin qui confirme en tous points que les massacres qui auraient été perpétrés par les Hutus sur les Tutsis étaient et sont une vaste imposture dans la présentation des faits, et pour reprendre le titre du canadien Bernard Desgagné, « La propagande des médias menteurs est complètement démolie », (dont l’article ci-joint).

http://www.vigile.net/La-BBC-confirme-la-macabre

Dans cette fuite en avant pour cacher la vérité, Paul Kagamé a ‘’fait suicider’’ ou liquider nombres de témoins gênant de son entourage proche, cependant quelques uns avaient in extremis eu le temps de témoigner avant leur mort, mais ici les preuves à charge sont apportées en complément par des anciens du FPR traqués par le tyrannicide Kagamé.

L’union sacrée en 1996 entre le Président Paul KAGAMÉ et Binyamin NETANYAHU à Yad Vaschem

Cette minutieuse quête pour qu’enfin la vérité voit le jour, fait suite à plus de vingt années de mensonges et de calomnies, taxant les Hutus d’actes de génocide, ainsi que des défoulements diffamatoires à l’encontre de l’Armée Française, propos qui avaient déshonoré tout particulièrement le Colonel Jacques Hogard et le Capitaine Paul Barril qui ont été salis et accusés à tort des pires ignominies voire de complicité de génocide.

Dès les événements de 1994, en tant qu’ancien propriétaire du magazine Africa International, selon les faits et nos informations de l’époque, rapportés entre autres par notre spécialiste de la région des Grands Lacs, Jerzy Bednarek, faits et informations qui n’ont fait que suivre notre ligne éditoriale, nous avons toujours dénoncé l’affabulation et les mensonges du « Tutsi-Power » de Paul Kagamé, mensonges repris et suivis en boucle par la presque totalité de la Presse, et j’insiste à nouveau lourdement ici, ‘’mensonges relayés par la quasi intégralité de la Presse sur la couverture des faits et massacres au Rwanda’’ dont la diabolique rhétorique perdure encore aujourd’hui, alors que celle-ci est un règlement de compte dont les Hutus furent et sont encore les victimes et non l’inverse, d’un génocide qui deux décennies plus tard perdure encore et toujours.

Aujourd’hui, vingt ans après le déclenchement du drame, les massacres ont fait plus de six millions de morts, le génocide continue et Paul Kagamé égal à lui-même est invariablement au pouvoir, à qui profite le crime, cherchez l’erreur…?

Je me suis permis de joindre en annexe un texte que j’avais rédigé l’année dernière lorsque j’ai appris que le capitaine Paul Barril était poursuivi et accusé de complicité de génocide; or, le connaissant très bien, je n’avais pas pu laisser passer sans réagir ces propos diffamatoires dont il était affublé.

http://www.armee-media.com/2013/07/21/lhonneur-du-capitaine-barril-ne-doit-pas-etre-bafoue-par-christian-sebenne/

Mon texte avait été repris sur le site de madame Nicole Guihaumé, celle-ci avait retrouvé un additif que j’avais rédigé en 2010 de mon exil Canadien faisant état d’une décision des enquêteurs de l’ONU qui déjà à cette époque remettait les pendules à l’heure et aurait dû mettre un terme au calvaire vécu entre autres par le Colonel Jacques Hogard et le capitaine Paul Barril, c’était sans compter avec le lobby des faussaires.

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-le-capitaine-barril-accuse-de-complicite-de-genocide-video-de-l-accident-d-avion-d-habyarimana-119165230.html

Aujourd’hui, à la lumière des révélations de la BBC, celles-ci sont une réhabilitation pour ceux qui ont été injustement salis et dont la vie a été brisée par la tournure de tous ces mensonges et fausses accusations dont la planche de salut pour nombre de survivants aura été l’exil, sans oublier les familles endeuillées de l’équipage de l’avion présidentiel du Falcon 50, dont le cas n’a apparemment pas ému grand monde.

Alors que tant de journalistes d’investigations, pour ne citer que Jerzy Bednarek, Bernard Lugan, Pierre Péan ou les travaux de Robin Philpot avaient depuis longtemps apporté tous les éléments de preuve de la falsification des faits dans la responsabilité chronologique de ce génocide, il est choquant de constater que ceux qui ont œuvré pour que la vérité puisse voir le jour aient été trainés dans la boue et soient taxés de révisionnistes voire de négationnistes, ces faits ont d’étranges similitudes avec une certaine coloration que Paul Kagamé a revendiqué, d’un business démontré, et démonté pièce par pièce par Norman Finkelstein de l’exploitation des souffrances que l’on veut à tout prix faire rentrer de force dans le mental des peuples au grand dam de la vérité, car dans cette course aux génocides… les falsificateurs de l’histoire auront livré ignominieusement en pâture les sacrifiés Jacques Hogard et Paul Barril.

Dans cette réécriture de ce drame, les spécialistes de l’investigation exposeront leurs masses de preuves, mais la justice devra statuer sur le pourquoi et les raisons qui ont poussé le président Nicolas Sarkozy à s’octroyer le droit d’interférer dans ce dossier et à démettre le juge Jean-Louis Brugière dont le travail avait été remarquable. Plus que jamais se pose le grave problème de la dissociation des pouvoirs pour une justice indépendante, honnête et libérée des réseaux et loges, comme en ont fait foi de récentes affaires où des jugements iniques et anticonstitutionnels ont été rendus par le Conseil d’Etat. Faut-il avoir été soi-même victime de dénis de justice pour comprendre l’effroyable gravité de ces situations pour nos libertés, qui chaque jour passant font craindre le pire pour nos droits de « sans dents » et l’avenir de la République.

En conclusion, il est affligeant que la somme de ces preuves flagrantes ait été dévoyée de la sorte, la tournure de prestidigitation donnée à cette funeste tragédie par le juge Marc Trévidic sur ce dossier devait semble t-il cadrer au mieux des intérêts supérieurs des Protocoles de la caste de ce Nouvel Ordre Mondial. La BBC a parlé !

« Blessent mon cœur d’une langueur monotone ». Paul Verlaine

Christian Sébenne

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/10/20/genocide-du-rwanda-les-medias-mensonges-politiques-sont-enfin-demasques/#more-71687

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La vérité sur le 11 septembre devient nucléaire : Diffusion massive en cours...

15 Octobre 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #REVELATIONS VERITE, #VERITE, #AMERIQUE, #BUSCH, #PENTAGONE

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