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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #amerique tag

Confirmations, les djihadistes sont bien les supplétifs étasuniens.

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre, #Terrorisme

Confirmations

Après cinq années de guerre en Syrie, les masques sont tombés. La diffusion du texte de l’accord russo-états-unien révèle les intentions cachées des deux Grands : couper la « route de la soie » pour Washington, anéantir les jihadistes pour Moscou. En outre, l’échec de cet accord et les débats du Conseil de sécurité attestent du surréalisme de la rhétorique du président Obama : en cinq ans, il n’est pas parvenu à constituer le moindre groupe d’opposition « modérée » et ne s’est donc pas trouvé en mesure de les aligner, contrairement au texte de l’accord. Les États-Unis ne sont pas en mesure d’honorer leur signature.

| Damas (Syrie)
 
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L’échec de l’accord russo-états-unien du 9 septembre et les débats du Conseil de sécurité qui ont suivi permettent de confirmer plusieurs hypothèses.

- L’objectif stratégique actuel des États-Unis en Syrie est bien de couper la « route de la soie ». En préparant durant de nombreuses années, puis en plaçant au pouvoir le président Xi Jinping en mai 2013, la Chine a fait de la restauration de cet axe historique de communication son but principal. Cependant, la Chine étant devenue le principal producteur au monde, Xi a prévu de la doubler par une « nouvelle route de la soie » passant par la Sibérie et l’Europe orientale avant de rejoindre l’Union européenne.

En toute logique, les États-Unis organisent actuellement deux guerres par proxy, au Levant d’une part, en Ukraine d’autre part. L’installation du chaos en Syrie et au Donbass ne vise pas à satisfaire les théories cyniques de Leo Strauss, mais exclusivement à couper les deux trajets de la route.

Sans surprise, le président ukrainien Petro Porochenko est venu participer au Conseil de sécurité pour soutenir la délégation états-unienne accusant la Russie d’avoir bombardé un convoi humanitaire syrien.

- D’autre part, l’accord russo-états-unien prévoyait que les États-Unis sépareraient les combattants « modérés » des « extrémistes » ; puis que ces « modérés » participeraient avec les deux Grands et l’Armée arabe syrienne à la neutralisation des « extrémistes » ; enfin qu’un gouvernement d’union nationale serait formé à Damas, sous la présidence de Bachar el-Assad, intégrant des représentants des « modérés » ayant participé à la bataille finale contre les « extrémistes ».

Or, rien n’a été fait en ce sens. L’engagement du secrétaire d’État John Kerry s’est avéré n’être qu’un vœu pieux. Washington n’a pas trouvé de combattants pour jouer le rôle des « modérés ». En réalité, tous les « modérés » sont des « extrémistes ». Il a donc fallu sauter sur l’occasion —voire l’organiser— du convoi humanitaire brûlé pour échapper à ses propres contradictions. La rhétorique du président Obama selon laquelle il soutient des Syriens qui se battent pour la Démocratie face à un régime qui les réprime ne correspond pas à la réalité. En 2013, le président Vladimir Poutine avait raison de railler les Occidentaux qui considéraient comme « modérés » les cannibales de l’Armée syrienne libre.

- Enfin, cet accord manifeste que l’objectif de la Russie est d’anéantir les jihadistes qui se préparent ici à l’attaquer dans le Caucase. La solution négociée était idéale pour Moscou : elle mettait fin aux souffrances de son allié syrien, elle ouvrait une voie de communication pour son allié chinois, et l’assurait d’en finir avec le jihadisme international. A contrario, Moscou vient de vérifier que, depuis la guerre d’Afghanistan, le jihadisme est une arme états-unienne tournée contre lui et que Washington ne va pas l’abandonner. Bien sûr, les nouveaux jihadistes n’en ont pas conscience, mais ceux qui se battent avec l’aide des États-Unis depuis 38 ans ne peuvent pas ignorer n’être que des supplétifs du Pentagone.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Publié depuis OverBlog et Twitter et Facebook

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #l'Arabie, #La guerre, #Terrorisme, #Daesch

Les mercenaires de DynCorp remplacent ceux d’Academi au Yémen

 

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Au Yémen, les mercenaires d’Academi (ex-Blackwater) ayant été tués les uns après les autres par la coalition des Houthis et des militaires fidèles au président Saleh, ils sont remplacés par un nouveau personnel fourni par DynCorp.

Cette armée privée sera payée par les Émirats arabes unis, pour 3 milliards de dollars. DynCorp est la propriété du fonds de placement Cerberus dirigé par l’Israélien Steve Feinberg et l’ancien vice-président des États-Unis, Dan Quayle.

Réseau Voltaire

 

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Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ?

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ?

Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

| Beyrouth (Liban)
 
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Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats arabes unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

Les États-Unis ont sollicité les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh. D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ». La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme. Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les arabes sunnites, les turkmènes et les kurdes sunnites pourront y rester ». En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des chrétiens et des kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400. Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière. La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien. Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncé l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep. Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution. Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses. Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère. Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd. Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep. Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages. Ceci en application de la résolution 2249 du 20 novembre 2015 qui demande aux Etats membres de l’Onu de de « mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution. Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.

 

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Qui vit et se bat à Alep-Est ?

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Qui vit et se bat à Alep-Est ?

 
 
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Alors que les États occidentaux et le secrétaire général de l’Onu évoquent 250 à 300 000 habitants à Alep-Est, les autorités syriennes parlent de 25 à 30 000 personnes. Qui dit vrai ?

Alors que les États occidentaux et le secrétaire général de l’Onu assurent que les combattants sur place sont de nationalité syrienne et sont des modérés se battant pour la démocratie, les caméras de Russia Today ont montré la présence de drapeaux d’Al-Qaïda et de Daesh dans la zone.

Surtout, personne ne conteste que le chef actuel des combattants d’Alep-Est n’est pas syrien, c’est le cheikh Abdullah al-Muhaysini (photo), le suprême juge du Tribunal de la Charia de l’Armée de la conquête (Jaish al Fatah). Cette dernière est une coalition comprenant officiellement les membres d’Al-Qaïda. Elle est composée de jihadistes étrangers, principalement saoudiens, koweïtiens, tunisiens, russes et chinois, et de quelques collaborateurs syriens.

Dans ses discours, le cheikh saoudien Abdullah al-Muhaysini désigne l’ennemi : selon lui ce sont tous les chiites qu’ils soient duodécimans ou pas (c’est-à-dire non seulement les chiites iraniens et le Hezbollah libanais, mais aussi les alaouites et les druzes). En de nombreuses occasions, il a appelé à les massacrer tous, femmes et enfants compris.

Le 18 septembre 2016, en pleine « cessation des hostilités » et alors que 200 civils venaient de s’évader d’Alep-Est avec l’aide des forces russes, le Tribunal de la Charia de l’Armée de la conquête a annoncé que tout habitant d’Alep-Est — sans distinction d’âge ou de sexe — qui tenterait de rejoindre le territoire se trouvant aux mains des troupes gouvernementales serait abattu. Une quarantaine de personnes ont effectivement été assassiné par des snipers en tentant de fuir.

C’est ce que le président français, François Hollande, appelle un « leader syrien modéré ».

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Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme

Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

L'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route et a passé plus de temps que prévu dans le ciel syrien est inquiétante…

L'Occident en général, et les États-Unis en particulier ne peuvent restaurer le statu quo perdu qu'avec le départ d'Assad. Mais le soutien fourni par la Russie aux dirigeants et aux forces gouvernementales syriennes réduit les chances de la coalition à zéro. Ils n'ont pas réussi à forcer Poutine à trahir sa parole et ses actes quelque soient les sanctions ou les menaces.

Mais personne n'est prêt à se battre à la baïonnette avec l'insolente Russie. De véritables actions militaires, comme les autorités ukrainiennes en rêvent tellement sont impossibles en principe. La Pologne et les états Baltes le confirmeraient les premiers, eux dont les bases militaires seraient détruites par une frappe de représailles russe en cas de début de conflit armé. Donc la guerre, au sens habituel du terme est à oublier.

Leur seule chance de renverser la tendance en leur faveur serait de faire de Poutine un criminel de guerre. La manière la plus rapide et la plus efficace pour que ce conte-de-fées-favori-des-mêmes-autorités-ukrainiennes devienne réalité serait d'abattre un avion civil dans la zone où sont situés les missiles antiaériens russes en Syrie. Malgré la situation, le ciel syrien n'est pas fermé aux avions civils. Bien sûr les routes pour les vols commerciaux ne passent pas au dessus des zones de combat, néanmoins une phrase du contrôleur aérien peut suffire pour changer la situation.

Compte tenu de la situation actuelle, rien ne peut être écarté. C'est pourquoi, l'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route initiale et a passé plus de temps dans le ciel syrien que ce qui était prévu est très curieux.

Déviation vol Kiev-Amman

Je souligne que la première information sur la déviation dangereuse de la route de ce vol est apparue sur la page Twitter de Julian Roepcke – un chroniqueur politique du journal allemand Bild – qui est connu pour sa russophobie enragée. Pour situer le journaliste, il attribue systématiquement la responsabilité des morts en Syrie et dans le Donbass sur la Russie.

L'apparition d'un tel post sur sa page peut difficilement être considéré comme un accident. Je reconnais là totalement l'une des étapes de préparation d'une provocation à grande échelle. Le Département d'État adore utiliser des informations venant des réseaux sociaux. Et si soudainement nos amis américains décident en effet d'abattre un autre avion civil (peut importe avec l'aide de qui), ils auront déjà des preuves.

C'est-à-dire que la probabilité qu'une opération « Boeing-2 » soit prévue est très forte, mais qu'au lieu des Ukrainiens, le sale boulot sera fait par les combattants de « l'opposition syrienne modérée ». Bien sûr, ce n'est pas la seule façon de coincer la Russie dans un scénario déjà testé. Cependant, à l'heure actuelle, les subtilités d'un « plan B » ne sont pas encore au point.

Je ne crois pas aux coïncidences. À l'heure actuelle, chaque coïncidence doit être considérée comme une chaîne d'événements bien élaborée.

L'Occident rappelle trop souvent à Poutine le sort de Kadhafi, Hussein et Milosevic. Cependant, contrairement aux dirigeants de ces pays, accusés de crimes de guerre contre leur propre peuple, Poutine et la Russie sont aujourd'hui hors de portée. Et il y a peu de chances de réussir à présenter cela comme une intervention de « libération ».

Cela veut dire qu'ils ont besoin d'un prétexte officiel. Les erreurs du MH17, qui les ont empêchés d'obtenir le résultat désiré sans ambiguïté, ont été prises en compte. Maintenant, ils vont agir avec plus de précaution.

Et le fait qu'ils puissent, très probablement, utiliser un vol ukrainien - c'est là que la situation est particulièrement cynique. Car dans le quadrilatère Occident-Russie-Syrie-Ukraine, tellement d'énergie et de moyens ont été investis qu'ils vont essayer d'en retirer un maximum de profits.

Imaginez les gros titres : « Les S-400 russes ont abattu un avion ukrainien dans le ciel syrien ».

Certains au Pentagone sont prêts à vendre leur âme au diable pour une telle chance...

PS :

1. Les autorités ukrainiennes, pour l'amour de la provocation qui peut leur fournir la « victoire » tant convoitée sur la Russie, sont prêtes aujourd’hui à sacrifier une centaine de leurs citoyens.
2. Prêtez attention au fait que depuis que la Russie a déclaré qu'elle ne cherchera pas à identifier les objectifs et la nationalité des objets volants, personne n'a depuis traversé cette zone. Mais avec cet incident - c'est comme si le feu vert avait été donné pour le faire...
3. Si ce précédent avec le changement de route a eu lieu, cela signifie que maintenant la Russie doit avoir des doutes chaque fois un objet apparaît dans le champ de vision des S-300 / S-400: « Peut-être est-ce un avion ukrainien qui a décidé d'offrir des sensations fortes à ses passagers? » Et cela fera perdre un temps précieux à la Russie.
4. Les drones et avions de combat ennemis volant « très serré » pourront obtenir là une couverture parfaite.
5. En ce qui concerne les avantages que l'Occident recevra en cas d'avion civil abattu, il est même inutile de spéculer …

Rayon d'action S-300 et S-400 russes

Yulia Vitiazeva pour News Front

Traduction depuis l'anglais (StalkerZone) par Christelle Néant

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Commentaires

  • Commentaire de Louis JULIA le 12 Oct 2016

    Entièrement d'accord avec cette analyse. J'ai publié l'info dès qu'elle est apparue dans des twitts, et je l'ai répercutée sur Spoutnik:
    09/10/2016 https://fr.sputniknews.com/international/201610091028101858-boeing-aeroport-prague/
    PUBLICATION : 08/10/2016 Un charter ukrainien faisant la ligne Kiev-Amman s'est dangereusement aventuré au-dessus de la Syrie dans une zone qui est utilisée par les avions militaires gouvernementaux et russes pour partir en opération.
    https://www.rusdialog.ru/news/81948_1475951761
    Il s'agit d'un Boeing 737 de la compagnie ukrainienne de charters Bravo Airways, vol Kiev-Amman, dont l'équipage a décidé de délaisser l'itinéraire sûr afin de raccourcir le vol et d'économiser du carburant. Il a donc engagé son avion dans une zone proche de Damas qui est utilisée pour les départs en mission des avions militaires. Mais surtout, l'avion s'est retrouvé à peu de distance de la portée des radars qui commandent les missiles S 300 installés par les Russes.

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Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils ! Par Robert Charvin.

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La nation ., #La République, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils !

Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils ! Par Robert Charvin.

Lors de la Première Guerre mondiale, 5% des victimes étaient civiles ; aujourd’hui 90% des victimes des conflits armés sont des civils. Ces populations sont assassinées, affamées, déplacées, pillées. Les civils sont devenus, de plus en plus, des moyens de faire la guerre.

Cette situation est paradoxale. Le droit humanitaire s’est développé et jamais la question des droits de l’homme n’a été aussi systématiquement posée dans l’ordre international. Des tribunaux pénaux chargés de sanctionner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ont même été créés. Plus globalement, l’ « Humanitaire » jouit d’une image sacrée fortement médiatisée au point qu’exprimer un doute sur une culpabilité entraîne une suspicion de complicité criminelle sur celui qui l’émet !

Au-delà des invocations sans portée et ne témoignant qu’une compassion officielle, les Puissances violent à tour de rôle le droit humanitaire et les populations civiles sont massacrées lors de chaque conflit armé. Ces dernières décennies, il y a même une fuite en avant : refus du principe de négociation pour tenter de prévenir les conflits armés, transformation d’affrontements civils en guerres internationales infiniment plus destructrices, impunité de certains et sanctions contre d’autres, indifférence aux dispositions de la Charte des Nations Unies, etc.

Le comble est atteint lorsque ceux qui tuaient hier s’autoproclament juges de ceux qui tuent aujourd’hui, ou lorsque ceux qui eux-mêmes bombardent sans scrupule s’indignent des bombardements des autres !

L’actualité est révélatrice de ce délire à prétention moralisatrice !

On se souvient peut-être encore des destructions massives subies par les populations de Dresde, Hambourg, Hiroshima, Nagasaki puis, après la Seconde Guerre mondiale, de l’écrasement total sous les bombes de Pyong Yang (durant la guerre de 1950-1953), de Hanoï et de la totalité du Vietnam, etc., « quadrillée » par les B52 américains.

Plus proches de nous, on peut rappeler les bombardements de Belgrade, de l’Irak et les attaques contre Bagdad, les huit mois de guerre contre la Libye, les bombardements de Gaza matraquée par Israël, etc.

Pour excuser le fait que les bombardements tuaient des civils, les médias occidentaux dénonçaient le fait que l’ennemi et les populations civiles, « prises en otages », étaient mêlés…., l’essentiel étant cependant que les forces militaires alliées ne subissent pas de pertes importantes.

Surviennent le cas syrien et l’intervention de la Russie dans un « jeu » étrange de complicité objective des Occidentaux avec les Islamistes. Après quatre années d’une fausse guerre contre Daech, installé sur le territoire syrien, l’intervention russe a modifié les données.

La France et les États-Unis ne peuvent plus atteindre l’objectif principal : liquider le régime de Damas en se servant des forces islamistes installées solidement dans différentes villes, en particulier à Alep. En quelques mois, sur le terrain, les rapports de force se sont inversés. Les États-Unis ont même été conduits à intensifier parallèlement leurs efforts militaires contre Daech en Irak et les « préoccupations » humanitaires des autorités françaises sont devenues prioritaires !

Le « scandale » est que la Russie n’accepte plus que les « frontières » de l’OTAN s’avancent jusqu’à elle et que seules les bases militaires occidentales soient fondées à encercler les États censés être hostiles !

A propos d’Alep, l’ONU a proposé que les Islamistes quittent sous protection les quartiers de la ville où ils sont installés pour que les populations civiles soient épargnées. Mais les Puissances occidentales, subitement devenues « humanitaires » à l’approche de la défaite de leur stratégie, dénoncent seulement « Damas et son allié russe » qui bombardent Alep et ceux qu’elles qualifient opportunément non plus d’islamistes mais de « rebelles » ! (*)

C’est que des intérêts stratégiques de grande importance sont en jeu : au-delà du pétrole, la Syrie est une zone de transit de l’énergie depuis la découverte en Méditerranée de ressources pétrolières et gazières. Selon les Occidentaux et le gouvernement français en particulier, la Syrie comme l’Irak et comme la Libye devraient demeurer sous un « néo-protectorat ».

Par contre, il n’y a pas de réaction hostile à la guerre menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, si ce n’est un bref communiqué appelant à la « retenue » pour un bombardement saoudien du début du mois d’octobre faisant à lui seul 600 victimes (morts et blessés) civiles !

La reprise de Mossoul par les États-Unis et les forces de Bagdad se fera certainement sans perte civile car les bombes occidentales ont pour qualité exceptionnelle de distinguer les ennemis armés des civils désarmés !

Sera-t-il possible un jour de s’inspirer tout simplement de la Charte des Nations Unies qui interdit aux États le recours à la force armée et qui recommande la recherche de solutions politiques négociées, seules méthodes pour que les civils soient réellement en sécurité ?

Source: 11 octobre 2016, Robert CHARVIN, Investig’Action

* Ces « rebelles » opposés au régime de Damas sont armés par les États-Unis depuis 2013 et financés par l’Arabie Saoudite, en plus des revenus provenant du trafic pétrolier.

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Les bombes américaines, françaises, saoudiennes ne tuent pas de civils ! Par Robert Charvin.

Devons-nous « assimiler, coloniser et civiliser » la Russie ? Et même « l’affaiblir par tous les
moyens », comme le recommande le stratège US Brzezinski ?
Quels intérêts sert la campagne actuelle de diabolisation de la Russie ? D’où vient ce courant de
révisionnisme historique qui minimise la contribution de l’URSS à la victoire des Alliés pendant la
Seconde Guerre mondiale et qui tend à assimiler le communisme au nazisme ? Pourquoi, Vassili
Kononov, un résistant antinazi a-t-il été accusé de « crime de guerre » par la Cour suprême de
Lettonie ? Pourquoi a-t-il été envoyé en prison à l’âge de 75 ans, un demi-siècle après les faits ?
Ce livre original nous met en garde : une certaine propagande médiatique peut nous mener tout droit
vers une nouvelle guerre froide. Pas si froide ?

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Mélenchon sur Public Sénat : «L’attitude de Hollande vis-à-vis de Poutine est insupportable»

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Mélenchon sur Public Sénat : «L’attitude de Hollande vis-à-vis de Poutine est insupportable»

Les Echos Le 12/10

Invité mardi de l’émission « L’épreuve de vérité » sur Public Sénat, le candidat à l’élection présidentielle dénonce l’attitude de François Hollande vis-à-vis de la Russie.

Jean-Luc Mélenchon, député européen de la Gauche unitaire européenne et candidat à l'élection présidentielle de 2017, était mardi l'invité de "L'épreuve de vérité", sur Public Sénat . Il est revenu sur la situation tendue entre la France et la Russie, alors que le Kremlin a décidé d'annuler sa visite prévue à Paris le 19 octobre , suite aux déclarations du président de la République qui s'interrogeait sur l'opportunité de cette venue.

Le fondateur de « La France insoumise » a réagi fortement : « L'attitude de François Hollande est absolument insupportable. Nous sommes totalement alignés sur les Etats-Unis d'Amérique (...) c'est une attitude pas du tout conforme aux intérêts de la France ». Pour Jean-Luc Mélenchon, « provoquer des incidents diplomatiques » ne fait « pas avancer la paix ». Au contraire, souligne le fondateur du parti de gauche : « je considère que l'attitude de François Hollande participe de l'escalade qui conduit à la confrontation avec la Russie ».

Après l'attaque de policiers aux cocktails Molotov dans l'Essonne, le week-end dernier, et la réaction du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve qualifiant de « sauvageons » les agresseurs, Jean-Luc Mélenchon s'agace : « Ce ne sont pas des « sauvageons. Ce sont des trafiquants et des criminels » (...) il s'agit d'une tentative de meurtre par des criminels qui ont des trafics et qu'il faut combattre jusqu'au bout ». Pour le fondateur de « La France insoumise, l'Etat doit « revenir dans ce pays » (...) On ne peut pas faire de police sans policiers ».

"La France insoumise"

Les 15 et 16 octobre prochains, Jean-Luc Mélenchon, qui sera candidat à l'élection présidentielle de 2017, tiendra la première convention de son mouvement « La France insoumise ». « C'est un prototype que nous allons voir dimanche (...) quelque chose que personne n'a jamais fait » annonce-t-il. « Nous avons tiré au sort une Convention, des gens viennent et ils participent à un débat (...) et il y aura surtout le « donner à voir ». (...) C'est le moment où nous allons donner la parole à des gens qui ne l'ont jamais ». Et Jean-Luc Mélenchon de prévenir déjà : « La France insoumise aura des candidats aux élections législatives partout, dans les 577 circonscriptions ».

Selon un dernier sondage Ifop-Fiducial des personnalités les plus appréciées des Français, publié mardi, Jean-Luc Mélenchon gagne deux points, à 49%, en un mois.

Revoir l'intégralité de l'émission :

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Le "False flag US" en Syrie?

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Daesch

Le "False flag US" en Syrie?

Le "False flag US" en Syrie?

Un déguisement à grande échelle est en train d’être mis en place au sein des troupes aériennes des États-Unis: ils changent la panoplie de couleurs de leurs chasseurs F-18 en celles que portent les appareils russes Su-34. Dorénavant, seuls les spécialistes pourront distinguer les aéronefs américains des russes…

Un avion de combats des États-Unis en Syrie a été repeint aux couleurs de camouflage typique russe. C'est le journaliste canadien Christian Borys qui a publié les images du chasseur américain « rénové » et coloré en camouflage russe. Il se demande ce que veut dire ce déguisement inattendu : une pratique ordinaire au sein de l'armée, une simple coïncidence ou un moyen de comploter ?

« Les États-Unis utilisent "des appareils de l'agresseur" pour entraîner leurs pilotes. Les couleurs utilisées font que les chasseurs ressemblent à leurs équivalents russes. Arrêter avec les complots », écrit le journaliste canadien qui a remarqué ce « jeu de couleurs » à l'américaine. « Les États-Unis repeignent leurs F/A-18 afin que leurs couleurs coïncident avec celles des avions russes en Syrie. La formation standard, mais quand même intéressante », note-il.

Des bombardiers russes Su-34 imitent un combat dans la stratosphère Le fait est que l'on peut voir les ailes repliables de l'aéronef américain seulement quand il est au sol, et les bouts verticaux de la queue du F-18 diffèrent de l'appareil russe par leur pente sur les côtés. Ainsi, si l'on enregistre l'appareil américain à l'aide d'une caméra semi-professionnelle alors qu'il nous survole, il sera impossible de le distinguer du Su-34.

Le seul signe distinctif que le F-18 « rénové » a gardé est l'étoile blanche sur fond sombre. Pourtant, sur sa queue on trouve aussi une étoile rouge, la même que portent les avions russes. Il est à noter que « les travaux de peinture » ont commencé justement après que le chef de la diplomatie américaine John Kerry a demandé à l'opposition syrienne de fournir des vidéos prouvant les « crimes russes contre la population civile (syrienne, ndlr) ».

Cette information est apparue suite à une « fuite » de la conversation audio entre le secrétaire d'Etat américain et des opposants (les casques blancs). Y aurait-il un lien de causalité, se demande M.Borys… Un utilisateur de Twitter a déjà une réponse assez claire à cette question: "les Américains peuvent frapper les convois d'aide et en accuser la Russie", affirme-il. Source : Sputnik 

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Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

mardi 11 octobre 2016

Kiev persiste et signe...

 
"Un petit peuple libre est plus grand 
qu'un grand peuple esclave."
 
Victor Hugo
 
Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.
Dans la soirée du 10 au 11 octobre 2016, l'artillerie ukrainienne a continué à bombarder le territoire de la République populaire de Donetsk. Au total 462 obus ont frappé principalement les secteurs de Yasinovataya (Nord Est de Donetsk) Trudovsky, t Aleksandrovka (Sud Ouest de Donetsk) et Kominternovo,Sahanka (Sud de la DNR)
 
Mais c'est dans ce dernier secteur de Sahanka, proche de la mer d'Azov, que les tirs ukrainiens (plus de 200 obus de mortiers et d'obusiers) ont fait le plus de dégâts et surtout 2 nouvelles victimes civiles, 2 femmes touchées par des éclats d'obus dont une succombera à l'hôpital au milieu de la nuit. 

Au total depuis 3 jours cette zone du front est devenue le point le plus critique du moment enregistrant suite aux bombardements répétés et une attaque terrestre 3 morts (2 soldats et 1 civile), 5 blessés et 1 soldat capturé.
 
Pendant ce temps là à Kiev, les représentants du gouvernement Porochenko ont décliné leur participation à la prochaine réunion du Quartet Normandie (France, Allemagne, Ukraine Russie) chargé d'impulser le processus de Paix signé à Minsk. La raison invoquée à ce retrait des négociations est que le gouvernement ukrainien n'a pas donné son consentement pour l'application de la feuille de route des accords de Minsk (élections locales, statut spécial...) Nous voyons donc arriver le processus dans l'impasse inévitable du fait du refus catégorique de l'actuelle Verkona rada (assemblée ukrainienne) de procéder à une réforme constitutionnelle autorisant la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
Ce blocage était prévisible du fait de la constitution actuelle du parlement ukrainien sous la coupe réglée de radicaux nationalistes et d'oligarques corrompus qui refusent de voir s'achever l'éclatement de l'Ukraine par un processus de fédéralisation et d'autonomie des régions.
 
 
Les aboiements des roquets ukrops...
 
 
Encouragés par l'aggravation de le crise syrienne et des relations entre Washington et Moscou, les roquets de la "coalition de la guerre" s'en donnent à haine-joie sur les bancs de la Verkhona Rada ou sur les pages des réseaux sociaux thérapeutiques...
 
Ainsi Oleksandr Turchynov l'ex Pésident putschiste du Maïdanet actuel  chef de la sécurité et la défense du Conseil national de l'Ukraine a t-il déclaré que "la Russie est aujourd'hui un facteur de risque majeur, à la fois en Europe et dans le monde." Quant au petit Führer et député Iarosh, il pousse quant à lui le délire jusqu'à voir les chars ukrainiens dans Rostov et Kransnodar !
 
Le 23 septembre 2016, un participant à l'émission télévisée ukrainienne Shuster Live, se lâche et dénonce la réalité des parlementaires ukrainiens qui ne représentent qu'eux mêmes.
 
La réalité du parlement ukrainien
Au niveau international la crise syrienne provoque déjà des crispations diplomatiques majeures qui augurent d'une extension du conflit levantin. Ainsi pour rester autour des accords de Minsk qui sont mort nés depuis 2 ans, ils risquent d'être les premières victimes du différend qui oppose aujourd'hui Moscou à Washington via Paris qui assume plus le rôle de caniche étasunien que de médiateur européen souverain. Après la visite arrogante du ministre français des affaires étrangères à Moscou, la résolution présentée par la France à l'ONU dans le dossier syrien, plus destinée à provoquer un veto russe logique et énervé que d'ouvrir une porte à la Paix, a jeté un froid glacial entre les 2 capitales, au point que le Président russe a annulé la visite qu'il devait effectuer à Paris le 19 octobre prochain
 
Le peuple du Donbass uni autour de sa Liberté 
 
Dans le Donbass, les familles qui se préparent à affronter à nouveau les froidures de l'hiver et les brûlures de la guerre continuent de faire bloc autour de leurs représentants et de défendre leur droit à disposer d'eux mêmes en combattant l'agression ukrainienne ou en refusant comme à Lugansk une ingérence militaire occidentale qui utiliserait  dans le cheval de Troie.
 
Ainsi à Lugansk, plus de 17 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet occidental récurrent de'organiser une présence militaires armée étrangère dans le Donbass sous prétexte de mission internationale de maintien de la paix. Les milliers de familles venues manifester ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'intervention étrangère sous prétexte d'une mission armée", "Lugansk contre les envahisseurs", "la mission armée = intervention militaire" "Nous assurons nous mêmes notre propre sécurité." etc... L'expérience des opérations occidentales passées comme en Yougoslavie par exemple reste ancrée dans les mémoires ...
 
 

Un appel humanitaire
 
A Donetsk, l'approche de l'hiver inquiète les familles bombardées sur le front dont certaines démunies ont besoin d'aide pour réparer les dégâts causés par l'artillerie ukrainienne. L'action humanitaire est souvent un vol de colibris qui modestement apportent chacun leur goutte d'eau au dessus de l'incendie. 
 
Certains volontaires venus ici aident comme ils peuvent la population en donnant 500 roubles ici ou en offrant un repas ailleurs, d'autres plus démunis offrent leur temps et leurs bras pour réparer des toitures ou des fenêtres, tout ceci pendant que certains, vautrés dans leur fiel osent critiquer ces petits donateurs dont la dimension morale du plus petit de leurs gestes est aussi grande que la lâcheté méprisable des insectes nuisibles qui les calomnient.
 
"Save Donbass People" est une organisation humanitaire qui apporte son soutien et dirige les aides vers des familles durement touchées par la guerre. Ainsi, cette semaine une opération a été lancée par Christelle Néant de l'agence DONi Press pour aider une famille de Trudovsky (au Sud Ouest de Donetsk) dont la maison a été gravement endommagée par plusieurs bombardements...
 
Voir l'article référence, le lien ici : DONi Press
 
Si vous désirez participer à aider cette famille éprouvée par la vie et la guerre, vous pouvez contacter les responsables de cette action  ici :
 
- Christelle Néant  le lien ici : courriel 
- Andrey ( russophone) le lien ici : Vkontakte ou au +380 50 474-85-33.
 
Merci d'aider cette famille, soit en participant, soit en relayant comme ici l'information autour de vous 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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Alep, Al-Bab, Raqqa : un état des lieux du conflit en Syrie. Par Caroline Galactéros

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Politique étrangère

Alep, Al-Bab, Raqqa : un état des lieux du conflit en Syrie

 

Publié le par Caroline Galactéros

Situation du conflit en Syrie : en rouge le régime de Damas ; en vert les "rebelles" ; en noir l'Etat islamique ; en jaune les kurdes. Carte Wikipédia du 6 octobre 2016

Situation du conflit en Syrie : en rouge le régime de Damas ; en vert les "rebelles" ; en noir l'Etat islamique ; en jaune les kurdes. Carte Wikipédia du 6 octobre 2016

Les lignes bougent à grande vitesse en Syrie alors que les médias pointent leurs objectifs vers la capitale économique du pays, Alep, où les forces de l’Etat syrien, appuyées par les milices chiites, les troupes iraniennes et l’aviation russe, mènent une campagne terrestre pour reprendre quartier par quartier l’Est de la ville sous contrôle des rebelles islamistes dominés par l’ex-Front al-Nosra.

 

La reprise complète de la ville d’Alep serait une consécration pour le régime de Damas qui s’en servirait comme d’un levier diplomatique dans le cadre de futures négociations internationales : il s’agit pour Bachar el-Assad de montrer qu’il contrôle bien la « Syrie utile » et que sa guerre de contre-insurrection, certes lente et très meurtrière pour les populations civiles prises en otage par les islamistes qui s’en servent comme de boucliers humains dans cette partie de la ville, est efficace contre tous ceux qu’il dénomme les « terroristes ». Comme le disait récemment Fabrice Balanche, une guerre de contre-insurrection est une guerre d’usure qui consiste, sur le terrain, à démontrer qu’on est l’acteur qui fait le plus peur à tous les autres et qui est insensible à la pression médiatique, bref, que rien en peut faire déroger de sa ligne stratégique et de son approche tactique. En d’autres termes, on pourrait dire qu’il s’agit pour Bachar el-Assad de rappeler que l’Etat est celui qui dispose du monopole de la violence (son caractère légitime étant évidemment sujet à caution dans le cadre d’une guerre civile…). et que « L’Etat, c’est moi » pour sortir justement son pays de l’état d’anarchie. Si le régime de Damas parvient à contrôler ainsi l’ensemble des grandes villes de Damas, de Lattaquié, de Homs, de Hama, d’Alep et, plus symbolique qu’autre chose, de Palmyre, il pourra considérer que l’essentiel de cet objectif aura été réalisé.

Il restera à la myriade de rebelles islamistes quelques zones dispersées autour de Damas, de Homs, de Hama, mais aucun bloc stable sinon le gouvernorat d’Idleb qui, au Nord, jouxte la Turquie. Si les forces gouvernementales syriennes sont passées à l’offensive à Alep, c’est aussi qu’un grand nombre de rebelles présents autour de cette ville sont partis plus au Nord pour participer dans le cadre d’une Armée Syrienne Libre (ASL), remise au goût du jour, à l’opération turque « Bouclier de l’Euphrate ». Trois nouveaux groupes de rebelles syriens ont été créés dans le cadre de cette opération : Liwaa thouar al-Haraka ; Liwaa el-Qadissiya ; Liwaa thouar al-Jazira. De quoi s’agit-il ? A la suite d’un accord entre Ankara et Moscou, il s’est agi d’autoriser la Turquie à mener une opération de nettoyage de la frontière Turco-syrienne de la présence de Daech, notamment dans la ville de Jarabulus. D’après le quotidien libanais L’Orient le Jour, « le compromis trouvé avec les Russes était d'opérer dans les limites d'une zone de 90 km de largeur et de 12 km de profondeur ». Il s’agissait donc d’empêcher le passage d’armes, de pétrole et de djihadistes de l’Etat islamique, mais aussi d’empêcher la constitution d’un corridor kurde qui aurait pu se constituer à partir de la reprise de la ville de Manbij cet été par les Forces Démocratiques Syriennes, dominées par les YPG, branche armée du parti politique kurde PYD, qui souhaite créer une Rojava (Kurdistan syrien) unitaire réunissant les trois cantons historiquement kurdes d’Afrin, de Kobané et de Djéziré (d’Ouest en Est). Pour les Turcs, le nom même de « Bouclier de l’Euphrate » est une mise en garde aux Kurdes de Kobané de ne pas franchir l’Euphrate vers l’Ouest pour rejoindre le canton d’Afrin. Pour l’instant, l’étape primordiale des forces turques et des rebelles qui les accompagnent est de reprendre le village très symbolique de Dabiq actuellement aux mains de Daech. Symbolique car dans sa propagande, l’Etat islamique considère que Dabiq (qui est aussi le nom de l’un de ses magazines ) sera le lieu de l'ultime bataille avant l'Apocalypse entre musulmans et infidèles.

Les Turcs iront-ils plus loin ? S’ils veulent définitivement empêcher les Kurdes de constituer un corridor, ils devront aller plus au Sud … jusqu’à rejoindre les lignes de défense contrôlées par le régime de Damas juste au-dessus d’Alep. Dans cette hypothèse, les Turcs devront reprendre la ville d’Al-Bab (100 000 habitants) qu’ils ont déjà commencé à bombarder. Qui prendra Al-Bab ? Il est possible que les Kurdes puissent l’atteindre mais Ankara aura du mal à le tolérer et pourrait donc tout faire pour ne pas permettre aux Kurdes de prendre Al-Bab, ce que craignait déjà en juillet dernier Patrice Franceschi dans une interview accordée au Figaro. Le sort de la ville dépendra sans doute d’un compromis éventuel d’Ankara avec Moscou et Damas, et donc de contreparties turques données sur d’autres dossiers ou fronts. Sans oublier l’Iran qui voit d’un fort mauvais oeil la présence des troupes turques en Syrie et en Irak et commence à le faire savoir. Sans oublier l’Iran qui voit d’un fort mauvais oeil la présence des troupes turques en Syrie et en Irak et commence à le faire savoir. D’une manière générale, c’est désormais le triangle Moscou-Ankara-Téhéran qui est à la manoeuvre face à la coalition internationale.

Pour revenir à Al-Bab, les forces du régime, qui en sont aujourd’hui les plus proches (10km seulement) tentent elles aussi de reprendre Al-Bab mais Damas pourrait avoir intérêt à favoriser aussi les Kurdes car le corridor que ces derniers constitueraient pourrait servir de « bouclier » face aux Turcs. Côté turc enfin, une offensive vers Al-Bab dépendra en partie de la facilité avec laquelle les rebelles syriens de l’ASL qu’ils soutiennent prendront le village de Dabiq où Daech a envoyé des hommes en renfort. Fabrice Balanche expliquait récemment que ces rebelles islamistes soutenus par l’Armée turque pourraient ne pas être assez nombreux pour avancer davantage au Sud. Bref, sur ce point aussi, tout va encore dépendre de la position russe.

 

Mais les choses se compliquent : la route qui part d’Al-Bab vers le Sud mène… à Raqqa (200 kilomètres plus loin). Cette ville n’est donc pas de mineure importance pour la suite des événements ! Même si une partie de cette route à quelques dizaines de kilomètres d’Al-Bab est déjà sous le contrôle du régime… La route longe ensuite le lac el-Assad qui se termine par la ville de Tabqa (où se situe un important barrage hydraulique), qui n’est distante que de quelques dizaines de kilomètres de Raqqa. On se souvient que l’Armée syrienne avait essayé cet été de reprendre Tabqa en partant de l’Ouest (la route d’Homs), mais l’opération s’était soldée par une débandade.

Pour résumer : qui veut reprendre la “capitale” syrienne de l’Etat islamique par l’Ouest doit d’abord prendre Tabqa. Pour y arriver, les Turcs et leurs “rebelles” peuvent passer par la route d’Al-Bab mais risquent de se heurter aux forces de Damas qui en contrôlent une partie. Les forces du régime, quant à elles, peuvent emprunter cette route, éventuellement depuis Al-Bab s’ils parviennent à reprendre la ville avant les Turcs, mais peuvent aussi (ré)emprunter la route venant de l’Ouest de Tabqa et qui part de Homs. Les Syriens contrôlent cette route jusqu’à Ithriyah, qui est situé à 100 km de Tabqa (précisons néanmoins qu’on est en plein désert : comme l’ont montré les Syriens cet été, une offensive peut aller très vite … tout autant qu’une contre-offensive !).

N’oublions pas un troisième protagoniste, les Forces Démocratiques Syriennes, dominées par les Kurdes et parrainées par les Etats-Unis. Ce sont les 14 000 combattants des FDS qui sont géographiquement les plus proches de Raqqa. Contrôlant tout le Nord-Est de la Syrie, les Kurdes n’en sont qu’à 50 kilomètres et pourraient quant à eux attaquer la capitale régionale de Daech par le Nord. Néanmoins, Raqqa est une ville arabe. Une opération kurde y serait considérée comme une invasion, d’autant que les Kurdes n’ont pas forcément envie de verser leur sang pour une ville qu’ils ne pourront pas contrôler longtemps et qui ne se situe pas dans les territoires qu’ils convoitent. Les Kurdes ont récemment expliqué qu’ils accepteraient de s’engager vers Raqqa si les Américains reconnaissaient officiellement le Rojava et armaient directement les YPG. L’Orient le Jour fait d’ailleurs état de pressions américaines sur la Turquie en annonçant que le Pentagone fournirait des armes aux FDS pour reprendre Raqqa… Même son de cloche chez les Kurdes et chez les Américains… Colère à Ankara ! C’est pour les Etats-Unis un moyen de faire pression sur l’opération « Bouclier de l’Euphrate » qu’ils jugent avec suspicion dans la mesure où elle est le fruit d’un accord entre Moscou et Ankara. Il en va de même de l’opération sanglante à Deir Ezzor quand l’aviation américaine a (malencontreusement…) bombardé une position du régime, tuant plus de 80 soldats loyalistes. Une opération qui pourrait d’ailleurs se répéter..

L’Orient le Jour l’explique ainsi : « La difficulté à lire la stratégie américaine pourrait s'expliquer par l'absence de consensus stratégique aujourd'hui sur ce dossier. L'opération de Deir Ezzor a été, selon un grand nombre d'acteurs, voulue par le Pentagone, la ligne la plus dure de l'establishment américain, afin de remettre en cause l'accord conclu avec la Russie. Cette lutte sourde au sein de l'Administration pour la réorientation de la politique étrangère américaine a été longuement traitée dans un article de l'intellectuel libanais Ziyad Hafez : « L'État profond aux États-Unis est le parti de la guerre ». Ziyad Hafez voit dans les contradictions entre Pentagone et l'administration Obama l'illustration d'un véritable « coup d'État » qui marque le retour à la direction des affaires « du parti de la guerre », la Syrie apparaissant comme le champ de compétition et de guerre d'usure avec la Russie ». C’est bien ce qui inquiète les Faucons américains : profitant de la fin de règne de Barack Obama et de la priorité que celui-ci a donné à la reprise de Mossoul en Irak, Vladimir Poutine est celui qui, en Syrie, donne le rythme aux événements. Si l’année 2015 a consisté pour le Kremlin à sauver le régime de Damas menacé d’implosion, l’année 2016 est marquée par une phase beaucoup plus offensive : reprise symbolique de Palmyre en mars suivie d’une longue phase d’offensive pour reprendre Alep, laquelle semble bien engagée pour le régime. Pour l’instant, loin d’un bourbier, la Russie mène avec succès son grand retour dans les affaires du Moyen-Orient. Un exemple est assez frappant. En Syrie, les Russes parlent avec presque tous les acteurs, avec l’axe chiite évidemment (Iran ; Irak ; régime de Damas), mais aussi avec les Kurdes (qui s’appuient sur Moscou pour se protéger des Turcs), avec la Turquie (qui s’appuie sur Moscou pour prendre un peu d’indépendance par rapport à Washington). La Russie, malgré son alliance avec Téhéran, est même loin d’avoir rompu tout dialogue avec l’Arabie Saoudite et le Qatar : un dialogue fondé sur les questions économiques, financières et énergétiques se maintient malgré leurs divergences géostratégiques. Moscou n’exclut même pas de vendre des armes à Riyad… On pourrait encore citer l’Egypte, Israël ou la Jordanie qui, chacun à leur manière, entretiennent des relations cordiales voire chaleureuses avec Moscou. On voit ainsi que, diplomatiquement, Moscou n’est pour l’instant aucunement prisonnier de la rivalité des axes chiite/sunnite et que, militairement, la Syrie n’est pas l’Afghanistan.

En 2017, on voit donc se dessiner une Syrie quadripartite :

  • “La Syrie utile” (Lattaquié, Damas, Homs, Hama, Alep) acquise au régime de Bachar el-Assad, progressivement consolidée et placée sous l’influence de la Russie et de l’Iran ;
  • La Syrie des rebelles islamistes sunnites soutenus par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, laquelle ne se limiterait plus qu’à quelques poches près des grandes villes, au gouvernorat d’Idleb et à une zone tout au Nord issue de l’opération turque « Bouclier de l’Euphrate » (notons bien que la Russie force le bras turc depuis leur « réconciliation ») ;
  • La Syrie des Kurdes dite « Rojava » avec l’incertitude de sa continuité territoriale dépendant de la création d’un corridor entre l’Ouest (Afrin) et l’Est (Kobané & Djéziré). Soutenus par les Etats-Unis (mais avec des hauts et des bas car Washington ne veut pas se froisser avec son allié stratégique turc), les Kurdes sont historiquement proches de la Russie (qui a été le premier pays à ouvrir un bureau de représentation du Rojava sur son territoire) même s’ils se méfient du deal entre le Tsar et le Sultan…
  • La Syrie de l’Etat islamique le long de la vallée de l’Euphrate, dont le territoire se réduit peu à peu pour se concentrer autour de la capitale régionale, Raqqa. L’une des questions encore en suspens sera de savoir qui s’emparera de cette quatrième Syrie, la diabolique. Rien ne se profile à l’horizon : le régime n’a pas pour priorité de reprendre Raqqa, mais de consolider son territoire en brisant les « rebelles » autour d’Alep (avec l’interrogation autour du gouvernorat d’Idleb…) ; les FDS dominées par les Kurdes n’ont pas les moyens aujourd’hui d’entrer dans une telle offensive et les Américains sont tournés vers Mossoul en Irak ; l’intervention turque ne peut pour l’instant pas aller trop loin sans froisser Moscou et Téhéran. Et puis, tout dépendra évidemment des élections américaines entre le faucon Hillary Clinton et la colombe Donald Trump (à moins que ce ne soit l’inverse…).

 

Dans cette partie du territoire syrien comme à Alep, force est de constater que Moscou poursuit son oeuvre de réduction sans pitié des positions islamistes. Les civils aux mains des gens de l'Etat islamique, d’Al Nosra et ses innombrables avatars ou ramifications, quels que soient leurs noms, en font les frais. L’indignation internationale monte devant les horreurs de la guerre mais de manière bien sélective faut-il le rappeler... Quoi qu’il en soit, ni les menaces, ni le chantage, ni les intimidations américaines, ni l’opprobre international relayé médiatiquement ni d’ailleurs les cris d’orfraie de notre propre diplomatie n’entameront la détermination russe à mener une lutte élargie contre les islamistes qui ont pris la Syrie à la gorge et à pousser ses feux pour prendre l’ascendant militaire et politique en vue d’une négociation ultime sérieuse avec Washington. Washington qui n’en peut mais et semble se rendre progressivement à l’évidence d’un compromis inéluctable sur lequel il n’aura pas la main tout en poursuivant son soutien aux “rebelles” et en se répandant en anathèmes moralisateurs qui ne trompent plus grand monde.

48h après avoir dit qu’ils jugeaient l’attitude russe insupportable et rompaient le dialogue, les Américains reprennent langue avec Moscou. Ils nous utilisent pour cela en guise de missi dominici. Paris dont la parole ne compte plus depuis longtemps et qui cherchait fébrilement l’occasion de donner l’illusion de reprendre l’initiative, ... au nom d’une vision qui demeure à la fois irréaliste, dogmatique et idéaliste. Un os à ronger pour notre diplomatie qui a perdu contact avec la réalité et oscille entre aveuglement aggravé et cynisme pur. Cela aussi fait des morts, aussi sûrement que les bombes qui tombent sur Alep Est. De cela aussi il faudra un jour rendre compte.

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