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Le blog de Lucien PONS

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Alstom, la financiarisation et le scandale par Jacques Sapir ·

11 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Alstom, #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #AMERIQUE, #Europe supranationale

Alstom, la financiarisation et le scandale  par Jacques Sapir ·

Alstom, la financiarisation et le scandale

 

La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu’elle survient au moment même où Alstom se félicite d’avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d’innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu’il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l’usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L’apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l’approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l’entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l’entreprise.

De ce point de vue, si l’on considère l’avenir de l’entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix.

Le contrat d’innovation n’est pas une panacée

Cette décision cependant est prise dans le même temps où l’on annonce un partenariat d’innovation entre l’Etat et la société Alstom, pour penser le développement du TGV du futur. Le partenariat d’innovation est une bonne chose, et permet de répondre à certains des problèmes rencontrés dans la production de grandes infrastructures où les délais de conception et de réalisation sont longs et l’irréversibilité des décisions d’investissement important. On est en présence de ce que l’on nomme en théorie économique des actifs (matériels et humains) hautement spécifiques, c’est à dire qui ne peuvent être employés dans d’autres activités sans des pertes de valeurs très importantes. A cet égard, l’association de la puissance publique et d’une entreprise privée très en amont, dans la conception du projet, permet de dégager des synergies intéressantes.

Mais, il convient immédiatement d’ajouter que ces synergies ne sont complètes que si l’Etat maîtrise parfaitement la dynamique de développement du secteur, et ici la séparation entre l’activité réseau et l’activité transport dans le domaine ferroviaire – une conséquence justement des directives européennes – soulève de graves problèmes d’incohérence dans les décisions.  Il faut, aussi, que l’équilibre entre le développement du réseau TGV et du réseau non-TGV soit pensé et non laissé à de simples arbitrages financiers. Car, le développement du réseau TGV dépend en réalité de son alimentation par le réseau non-TGV.

Quelle intervention pour l’Etat?

Les fluctuations dans le temps des plans de charge, qui viennent justement de ce que tant les opérateurs publics que les acteurs privés sont englués dans des logiques de gestion à court terme, posent le problème du maintien des compétence sur les sites de production. C’est d’ailleurs un problème que connaissent bien les producteurs d’avions civils. Le partenariat d’innovation est ici impuissant pour gérer ce type de problèmes, et l’intervention de l’Etat s’avère alors nécessaire que ce soit en subventions, pour le maintien des sites opérant temporairement en sous-capacité, ou indirectement par des engagements de long terme dans des dépenses d’investissement. Cette importance du rôle, direct et indirect, de la puissance publique et les effets d’externalités qu’induisent ces grandes infrastructures sont des arguments importants, et sans doute décisifs, pour une nationalisation (partielle ou totale) de ces activités.

Mais, il faut rappeler que la décision de liquider le site de Belfort survient alors que ce site est une pièce maîtresse dans l’histoire du développement et de la construction du matériel ferroviaire à haute technologie. Plus qu’un signe de l’abandon de la fonction stratégique de l’Etat ici, c’est surtout le signe d’une incohérence à la fois politique (que l’on mesure à l’aune des promesses contradictoires et des engagements réels) mais aussi temporelle de l’Etat. Ce dernier cherche à suivre simultanément une logique de court terme (en matière de comptes publics) et de long-terme. Or, la définition d’un « Etat stratège » implique en réalité que les fonctions de long terme de l’Etat soient clairement sécurisées ou déconnectées par rapport aux impératifs de court terme.

Si l’Etat ne peut s’abstraire des impératifs de court terme, et il doit conserver une capacité de réaction importante devant les évolutions de la conjoncture, il doit impérativement conserver des moyens importants pour se projeter dans le long terme. Car, ce faisant, il favorise les décision d’investissement des acteurs privés. Plus et mieux il le fait et plus et mieux il stabilise les anticipations des acteurs privés et peut donc jouer sur la conjonction de ces anticipations avec sa propre stratégie et ainsi créer des « cercles vertueux ». Mais, cela implique qu’une partie importante du budget soit programmée dans le long terme.

 

Que s’est-il passé depuis 2004?

Il convient de se poser la question de la différence de comportement dans les actions du gouvernement en 2004, date à laquelle Alstom fut sauvée par Nicolas Sarkozy, et celles de ces dernières années. Le ralliement d’une grande partie de l’élite bureaucratique de notre pays (qu’elle soit apparentée au PS ou qu’elle soit proche de l’ex-UMP) au néo-libéralisme a conduit à l’abandon des perspectives stratégiques dans les différents secteurs de l’économie. Aujourd’hui, et ceci est vrai tant pour le PS que pour les « Républicains », on accepte en réalité la logique du court terme, la domination de la « puissance » des actionnaires. Bref, la « finance » n’est plus un problème, pour ne pas dire un « ennemi ».

Ne nous y trompons pas: c’est une conséquence directe, une conséquence immédiate, de la financiarisation de l’économie et avec elle de cette « tyrannie des actionnaires », en réalité des fonds de pensions, qui cherchent en permanence le rendement le plus élevé possible pour leurs investissements. Quand, avec d’autres économistes, nous écrivons qu’il faute « dé-financiariser » l’économie, ce n’est pas pour des raisons morales, parce que la « finance » serait  intrinsèquement une entité mauvaise ou perverse. C’est parce que les rythmes imposés par la financiarisation aux entreprises (et au budget de l’Etat) sont en réalité incompatibles avec les rythmes de la production et du développement des activités, en particulier dans les secteurs où les externalités positives, les effets induits et non directement visibles de ces activités, sont les plus importants. On ne peut penser le développement de l’économie « verte », la transition énergétique, le développement d’un véritable aménagement du territoire, dans le cadre d’une rentabilité annuelle ou de quelques années. Il faut pouvoir penser à 15 ou 25 ans. Et, pour cela, il faut se dégager de l’emprise de la finance et la mettre au service, s’il le faut par la contrainte, de ces priorités de développement. Cette dé-financiarisation passe, il faut le rappeler, par la sortie de l’Euro car, et on le constate tous les jours, l’Euro est un carcan fait pour imposer la domination de la finance sur nos économies.


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POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

10 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Les transnationales

POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

POUR LE MAINTIEN DU SITE ALSTOM TRANSPORT DE BELFORT ET DE SES 480 EMPLOIS

Message de José Pedro

Les Politiques se succèdent et se ressemblent pour le site d'Alstom Belfort. En janvier 2016, General Electric annonce la suppression de 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités énergie d'Alstom, l'information sur ces suppressions de poste aurait été présentée aux partenaires sociaux sous le sceau de la confidentialité.

En, août 2016, Alstom remporte un contrat de 2 milliards de dollars aux États-Unis. Le constructeur français fabriquera 28 trains à grande vitesse destinés à l'Acela, la ligne Boston Washinton exploitée par Amtrack. Les premiers essais devraient être réalisés en 2019, et les premières séries devraient sortir des usines en 2021. En septembre 2016, Alstom annonce la fermeture du site de Belfort pour 2018, faute de commandes suffisantes de matériel ferroviaires, et le reclassement de ces salariés dans autres sites principalement celui de Reichshoffen.

On soupçonne déjà que le PDG de la SNCF ne donne pas de commandes et qu'un chantage commence. Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi à Alstom "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant toute décision définitive sur l'avenir du site de Belfort. "Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises"

"Nous ne considérons pas qu'il est aujourd'hui inéluctable de penser que tout doit être transféré", a-t-il dit sur BFM TV.

Il reconnaît cependant qu'Alstom a aujourd'hui "un trou dans son carnet de commande" pour les années à venir, notamment 2018 à 2020, malgré la perspective plus lointaine du "TGV du futur". "Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises de ce point de vue-là", a-t-il dit à BFM TV. "Mais encore une fois, le gouvernement souhaite porter de manière très forte la filière ferroviaire et porter la filière ferroviaire, c'est pouvoir discuter avec les différents acteurs des potentialités pour les années qui viennent", a-t-il ajouté.

Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace.

Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par cette décision. Son activité sera recentrée sur la maintenance et la réparation. "Il faut qu'Alstom essaie de remporter des appels d'offre", et pas seulement à l'étranger, souligne Christophe Sirugue, qui cite notamment un appel en cours sur 274 rames de RER nouvelle génération.

Malgré l’annonce par Alstom du transfert des productions de locomotives de fret et de motrices de TGV de Belfort (Territoire-de-Belfort), l’avenir du site de Reichshoffen (Bas-Rhin) et de ses 1 000 salariés reste incertain. Dépendant à 90 % de commandes publiques, l’industriel redoute de sérieuses baisses d’activité dans les années à venir.

L’usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin), spécialisée dans la construction de rames TER Regiolis et de trains Intercités, compte actuellement près d’un millier de salariés dont une centaine d’intérimaires. Ce site va récupérer d’ici 2018 les activités de fabrication de locomotives et de motrices jusqu’alors produites à Belfort (Territoire-de-Belfort), selon l’annonce faire le 7 septembre par la direction du groupe.

Vécue comme une catastrophe dans la ville comtoise, cette information signifie la perte d’environ 400 emplois, appelés à être transférés vers les onze autres implantations d’Alstom en France. Dans la théorie, l’usine alsacienne pourrait en profiter, mais rien n’est certain. "Nous restons suspendus à la confirmation par le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, de sa promesse de nous confier la fabrication de 30 trains Intercités", confie un cadre du site.

Encore une fois on est dans La bataille de Reischoffen!

Message de Damien Meslot, maire de Belfort

Damien MeslotS’abonner

Damien MESLOT, Député-maire de Belfort,
Cédric PERRIN, Sénateur-maire de Beaucourt,
Florian BOUQUET, Président du Conseil Départemental,
lancent une pétition en soutien aux salariés d’Alstom Transport.
Grâce à cette pétition, les élus comptent faire pression sur la direction d’Alstom Transport afin que cette dernière renonce à fermer le site de production installé à Belfort.
« Il est important que l’ensemble des français puisse manifester leur soutien aux salariés de l’entreprise et à leurs familles qui vivent dans l’angoisse. Nous comptons sur la mobilisation de tous pour faire avancer les choses dans le bon sens en maintenant les emplois à Belfort », soulignent les élus
Si vous souhaitez, vous aussi, apporter votre soutien aux salariés d’Alstom, signez cette pétition en vous rendant sur le site :

Le texte de la PETITION.
 

Soutien à l'initiative du Conseil départemental, de la Ville de Belfort, de la Communauté de l'Agglomération Belfortaine et du Sénateur du Territoire de Belfort.

La direction d'Alstom a annoncé brutalement sa décision de fermer le site de Belfort. C'est inacceptable !

La Ville de Belfort, la Communauté de l'Agglomération Belfortaine, le Conseil départemental et le Sénateur du Territoire de Belfort appellent l'ensemble des Français à se mobiliser afin de faire revenir la direction sur cette décision.

Le site d'Alstom Belfort est l'unique site de production de locomotives en France. C'est également, à ce jour, 480 emplois directs et près de 1 200 emplois indirects. L'impact économique et social de cette annonce est donc sans précédent dans notre région empreinte d'une forte présence industrielle.

L'histoire de cette entreprise ferroviaire est indissociable de la ville depuis 137 années : Belfort, c'est Alstom et Alstom, c'est Belfort !

C'est donc un savoir-faire internationalement reconnu qui va disparaître d'ici 2018 si rien n'est fait ! La fermeture du site de Belfort n'est donc pas qu'une mauvaise nouvelle pour notre région mais aussi un coup dur porté à l'industrie française.

Comment comprendre une telle décision alors que la SNCF vient d'annoncer un partenariat avec Alstom pour la création du TGV du futur ?

Comment ne pas être surpris de cette annonce alors qu'il y a quelques semaines encore la direction excluait cette possibilité?

Comment ne pas être en colère alors que le Gouvernement, qui possède 20% des droits de vote au Conseil d'Administration d'Alstom, s'était engagé à maintenir l'activité ce qu'il n'y ait aucun licenciement sur le site de Belfort ?

Aussi, nous demandons à la direction d'Alstom de revoir sa position quant à la fermeture du site.

Nous demandons au Gouvernement de faire respecter la parole qu'il a donné.

Nous sollicitons le Gouvernement afin qu'il fasse pression sur les dirigeants de l'entreprise pour qu'ils reviennent sur leur décision.

Nous devons nous battre pour sauver le site de Belfort et nous invitons l'ensemble des Français à signer cette pétition.

Cette pétition sera remise à:
  • Henri Poupart-Lafarge PDG d'ALSTOM TRANSPORT FRANCOIS HOLLANDE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

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Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

10 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.
Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Bonjour.

Comme durant la période noire de l'occupation et de la collaboration, les zélites au pouvoir en France n'ont de cesse de vanter un projet européen supranational qui a pour objet de faire disparaître complètement notre pays. Les occupants et pilleurs d'hier utilisaient la brutalité et la force pour soumettre notre peuple. Aujourd'hui ce procédé est employé dans d'autres lieux (Ukraine, La Syrie, etc...), mais pas dans l'espace européen où le carcan mis en place par l'Empire américain à l'issue de la seconde guerre mondiale fonctionne à merveille. La dictature de Bruxelles impose toutes les régressions, toutes les vassalités, tous les pillages, ..., plus besoin d'armée pour imposer la terreur! La perte de souveraineté, le droit américain imposé à la hussarde, et autres joyeusetés suffisent. Le sang ne coule plus officiellement mais la guerre à mort voulue par les américains est là! La France en tant que puissance indépendante doit disparaître.

Les "young leaders" formés par Washington sont chargés de veiller à la liquidation de notre indépendance. Par leurs actions sur les leviers essentiels de l'état, ils administrent cette colonie américaine. Ils sont équitablement répartis entre les partis de gouvernement. Quelques noms suffisent à comprendre la gravité de la situation: François Hollande, Arnaud Montebourg, Najat Belkacem, Marisol Tourraine, Pierre Moscovici, Fleur Pellerin, Mathias Felk, Emmanuel Macron, Aquilino Morelle, ...

Alain Juppé, Valérie Pecresse, Nathalie Kosciusko Morizet, Laurent Wauquiez, jeannette Bougrab, etc...

Vous pouvez compléter la liste en cherchant sur internet. Le lien ci-après est une bonne source d'informations:

http://philip.dru-administrateur.nwo.over-blog.com/article-liste-des-young-leaders-fran-ais-depuis-1981-105102778.html

Il faut remarquer que La French American Foundation n'est pas le seul outil de soumission du peuple français.

Les organisations humanitaires financées par George Soros poursuivent le même but. Les révélations du mois d'août 2016 jettent un regard nouveau sur les engagements antinationaux de partis, associations et ONG sensés défendre les classes opprimées.

Pour parfaire le tout, l'implication grandissante de l'ambassade américaine dans les affaires intérieures françaises (promotion des minorités dans les banlieues par exemple) donne la mesure de l'asservissement de notre nation.

Bien cordialement

Lucien Pons

Comme en 1940, la France est menacée de disparaître.

Citation importante:

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Times Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le mponde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

 

David Rockefeller Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR. Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

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« 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ? Par Sputnik News le 07 septembre 2015

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #l'islamisme, #l'immigration, #Terrorisme, #Daesch

« 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ?

Par Sputnik News le 07 septembre 2015

 « 4000 combattants de l’EI ont-ils pénétré en Europe en tant que réfugiés » ? Par Sputnik News  le 07 septembre 2015

Plus de 4.000 combattants de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) ont pénétré en Europe en tant que réfugiés, annonce le journal Sunday Express citant une source de l’EI. Le transfert a été « réussi », selon cette dernière.

Les combattants s’intègrent aux flux de réfugiés dans les ports turcs d’Izmir et de Mersin pour arriver en Italie via la mer Méditerranée. Ensuite, ils se dirigent vers d’autres pays européens notamment la Suède et l’Allemagne.Deux passeurs ont confirmé cette information. L’un d’eux a confié avoir aidé une dizaine de terroristes à pénétrer en Europe. Certains prétendaient vouloir rendre visite à leurs familles, d’autres voulaient juste y aller pour « se tenir prêt ».

L’envoi de combattants est le début d’une action de représailles pour les frappes aériennes de la coalition internationale en Irak et en Syrie dirigée par les Etats-Unis, selon la source du Sunday Express au sein de l’EI.

« Nous voulons établir le califat non seulement en Syrie mais aussi dans le monde entier », a-t-elle souligné.L’Etat islamique est un groupe terroriste qui a instauré un califat autoproclamé à l’été 2014 sur les territoires syriens et irakiens qu’il contrôle. Les troupes loyales envers Damas, les rebelles syriens, l’armée irakienne, les miliciens chiites, les forces d’autodéfense kurdes et la coalition guidée par les Etats-Unis essaient de le combattre. Selon la CIA, l’EI compte plus de 30.000 combattants.

07.09.2015
Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018022589.html#ixzz3l3H1QJ6F

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Mis à jour | 8 sept 2015

Des cellules dormantes de l’EI présentes en Europe?

Selon un expert, l’EI pourrait commettre des attentats en Europe si l’Occident n’arrête pas de jouer avec le terrorisme.

Il y aurait des cellules dormantes du groupe terroriste Etat islamique (EI) en Europe qui pourraient se réveiller à un moment donné, a déclaré lundi à Sputnik Riadh Sidaoui, le directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (Caraps) basé à Genève.

« Il y a des cellules dormantes qui n’ont pas forcément de liens directs et qui reçoivent des ordres directs de l’état-major de Daesh (…). On peut avoir ces cellules qui se réveillent pour commettre des attentats », a indiqué M.Sidaoui.

© AP PHOTO/ MILITANT WEBSITE

© AP PHOTO/ MILITANT WEBSITE

Le journal Sunday Express a rapporté lundi, citant une source de l’EI, que plus de 4.000 combattants de Daesh avaient pénétré en Europe en tant que réfugiés.Selon M.Sidaoui, il est « fort possible » qu’il y ait des terroristes parmi les milliers de réfugiés syriens qui arrivent en Europe. Mais le problème est que les médias occidentaux sont en train de diaboliser cette vague d’immigration et le régime du président syrien Bachar el-Assad au lieu de parler de « l’EI, qui est à l’origine de ce drame ».

« On instrumentalise le terrorisme contre Bachar (…). On ne peut pas jouer avec le terrorisme. Si on banalise le terrorisme en Syrie ou ceux qui financent ce terrorisme, à un certain moment donné, le terrorisme va frapper », a noté l’expert. Selon lui, « la guerre contre le terrorisme doit être globale, totale sans hésitation et sans instrumentalisation ».

Organisation terroriste Etat islamique

Organisation terroriste Etat islamique

Un autre expert interrogé par Sputnik a toutefois émis des doutes quant à la présence de djihadistes de l’EI parmi les migrants. »Le mouvement terroriste, quand il forme des activistes, il ne prend pas le risque de mettre ses gens sur des bateaux qui risquent de couler et dont on ne connaît pas exactement la destination. Ils ont les moyens de leurs payer des billets d’avion en première classe en passant par des zones détournées pour rejoindre les pays cibles », a indiqué Alain Rodier, directeur de recherche chargé du terrorisme et de la criminalité organisée du Centre français de recherche sur le renseignement.

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018040208.html#ixzz3lAtczsvD

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Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Europe supranationale, #Economie

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

Passé sous contrôle de l'américain General Electric, Alstom va arrêter la production de trains à Belfort d'ici à 2018

"canempechepasnicolas" :

General Electric a mis la main sur Alstom

avec la complicié du gouvernement PS

Voici le communiqué de victoire de General Electric, au lendemain de l'opération :

L'acquisition des activités énergie d'Alstom est l'investissement industriel le plus important que GE ait jamais réalisé, et il est essentiel aux transformations qui s'opèrent au sein de notre groupe.

BIENVENUE DANS UNE NOUVELLE ÈRE

La période actuelle marque un véritable tournant dans l’histoire de GE. Nous avons conclu l’alliance qui a mené à l’intégration des activités Power et Grid d’Alstom dans la famille GE. Aujourd’hui, GE est un groupe encore plus industriel et indispensable, plus à même de répondre à vos besoins en électricité. Cette étape constitue une avancée majeure dans l’évolution de GE en tant que groupe industriel numérique.

En tant que leaders du secteur depuis plus de 130 ans, GE et Alstom ont une histoire riche et similaire, qui s’est construite autour de l’ingénierie, de l’innovation et de la technologie. GE s’engage pleinement à poursuivre les innovations, à entretenir les valeurs et la diversité qui ont fait des deux groupes les leaders dans le secteur de l’énergie. Avec votre aide, nous définissons la façon de produire, d’acheminer et d’exploiter l’énergie.

Et aujourd'hui...

Le Point

Fragilisé par une baisse des commandes en France, le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé mercredi l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici à 2018, une nouvelle qui touchera plus de 400 personnes, accueillie avec consternation sur le site historique du TGV. Le scénario tant redouté s'est finalement produit : face à une chute programmée de 30 % de la charge de travail de ses usines françaises, Alstom a sacrifié un de ses sites d'assemblage, Belfort.

« La direction d'Alstom a partagé un projet qui vise à recentrer ses activités exclusivement sur le service », soit la maintenance de trains, tandis que « les activités d'ingénierie et de production seront progressivement, sur une période de deux ans, transférées vers le site de Reichshoffen », dans le Bas-Rhin, a indiqué le groupe. Confronté à « la baisse des commandes et des projets d'investissement », le constructeur ferroviaire explique qu'il « se devait d'adapter son outil industriel pour ne pas mettre l'ensemble des sites à risque ».

« Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles »

« Tous les salariés recevront, s'ils le souhaitent, une proposition de transfert » vers d'autres sites en France d'ici à 2018, assure Alstom, qui n'évoque ni fermeture ni plan social pour Belfort. Devant l'usine, en fin d'après-midi, des grappes d'employés mutiques sortent au compte-gouttes, l'air assommé sous le choc de l'annonce. « Tout ce qu'on veut, c'est rentrer chez nous et aller prendre l'air », lance un homme en passant.

« Pour l'instant, on n'arrive même pas à en parler. Il faut digérer l'annonce qui nous a été faite en 10 minutes », explique un peu plus loin un employé qui, comme les autres, refuse de donner son nom. Quant aux promesses de reclassements ... « Il y a plein de salariés qui ne sont pas mobiles », balaye-t-il.

« Cette annonce signifie pour nous la fermeture ni plus ni moins de Belfort », a dit Olivier Kohler, délégué CFDT du site. Selon lui, sur les 500 salariés actuels, seuls les 50 affectés à la maintenance des trains resteront sur place. Pour Claude Mandart, délégué central CFE-CGC, il « ne resterait à Belfort qu'une centaine de personnes » d'ici à deux ans.

« On défendra bec et ongles notre usine »

Inacceptable pour Pascal Novelin, délégué CGT du site. « La direction dit On vous proposera quelque chose. Est-ce qu'on va déraciner 450 familles ? » interroge le syndicaliste. Et de promettre : « On défendra bec et ongles notre usine. Par la grève, par tous les moyens. On ne va pas laisser se faire mettre a la porte comme des moins-que-rien. »

Du côté politique, le député-maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, s'est dit « consterné par cette décision qui menace directement près de 400 emplois » et qui n'est, selon lui, « pas conforme aux engagements d'Alstom ». Florian Philippot, le vice-président du Front national, a fustigé dans un tweet « Alstom #Belfort sacrifié par la politique de l'UE, de Macron, de l'RPS : l'État doit être un stratège industriel, pas un spectateur complice ».

Installée depuis 1879 à Belfort, l'entreprise y a produit sa première locomotive à vapeur en 1880, avant de se développer dans les turbines et l'énergie, une activité cédée à l'américain General Electric fin 2015. Mais un an plus tôt, les syndicats alertaient déjà sur des menaces de suppressions de postes dans la branche transports à Belfort.

« Mirage »

Or, le carnet de commandes du groupe ne s'est pas rempli depuis, Alstom voyant même lui passer sous le nez un contrat de 44 locomotives diesel, achetées à son concurrent allemand Vossloh par Akiem, filiale de la SNCF et de la Deutsche Bank. L'usine de Belfort n'avait plus que quelques locomotives à fabriquer pour la SNCF et l'Azerbaïdjan jusqu'en 2018, puis pour la Suisse jusqu'en 2021.

Celle de Reichshoffen (1 000 salariés à ce jour), où sont assemblés les trains régionaux, n'a pas beaucoup plus de visibilité : la commande de 30 trains Intercités promise en février par le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, n'a toujours pas été concrétisée. Dans un courrier à François Hollande mercredi, des parlementaires dont les circonscriptions accueillent des sites d'Alstom s'en inquiètent : « D'aucuns commencent à douter de la réalité de cette commande », écrivent-ils. Les 13 sénateurs et députés espèrent « réellement que cette annonce n'avait pas seulement pour but d'être un mirage permettant de mieux faire accepter les autres annonces particulièrement pénalisantes pour les emplois des sites d'Alstom Transport ».

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STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre !

Par Veterans for Peace le 06 septembre 2016

 STOP à la guerre en Syrie ! Ne vous laissez pas tromper par la propagande de guerre ! Par Veterans for Peace, le 06 septembre 2016

Récemment, la photo poignante d’un enfant syrien ensanglanté et apparemment en état de choc, assis dans une ambulance à Alep, a été largement diffusée et commentée dans les médias nationaux et internationaux. En réponse, des journalistes ont appelé l’administration Obama à « prendre des mesures », y compris le bombardement de cibles militaires du gouvernement en Syrie.

«Veterans For Peace» éprouve une grande sympathie pour toutes les victimes en Syrie, et pour tous ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des amis et des proches dans cette guerre terrible.

Beaucoup d’entre nous sont des vétérans de conflits militaires qui ont été « vendus » aux citoyens américains grâce à des messages et des images poignants mais trompeurs. Nous dénonçons la manipulation d’images choisies de souffrance humaine comme une propagande destinée à justifier de nouvelles agressions militaires qui ne peuvent conduire qu’à davantage et morts et de souffrances. Pourquoi ne voit-on pas d’image de souffrance des deux côtés de cette guerre en Syrie ? Pourquoi utilise-t-on l’image d’un enfant blessé pour appeler à plus de violence ?

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » que certains pontes veulent imposer en Syrie sont des actes de guerre qui ne conduiraient qu’à davantage de violence et de destruction, comme cela a été le cas en Libye, un pays qui a été pratiquement détruit par une soi-disant «intervention humanitaire ».

Les «zones d’exclusion aérienne» et les « zones de sécurité » mettraient les pilotes américains au contact direct des pilotes russes, ce qui conduirait à une dangereuse escalade militaire entre deux puissances nucléaires – une menace existentielle pour toute vie sur terre.

Cette diffusion à grande échelle de la photographie de l’enfant syrien n’est que l’exemple le plus récent et le plus révélateur du climat de guerre psychologique engagé contre l’opinion publique américaine et mondiale. Les médias déforment presque quotidiennement la guerre qui se déroule en Syrie en la présentant comme un combat entre des « rebelles » épris de démocratie et le « cruel dictateur Assad ». Ce qui se passe réellement en Syrie, ce sont des interventions étrangères visant à détruire le dernier pays laïc et multi confessionnel du Moyen-Orient. Des groupes d’extrémistes radicaux reçoivent des Etats-Unis des armes, un entraînement militaire et du soutien logistique ; ils reçoivent aussi des milliards de dollars de l’Arabie Saoudite et du Qatar, deux monarchies non démocratiques, qu’un « changement de régime » en Syrie arrangerait bien.

Pour nous, la seule issue à cette crise syrienne et l’unique aide à apporter aux victimes de ce conflit, c’est l’arrêt des combats et non leur escalade. Le peuple syrien a le droit de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir.

Nous appelons le gouvernement américain à cesser toute assistance armée, politique et économique aux groupes armés qui combattent contre l’Etat syrien syrienne et à prendre des mesures pour amener ses alliés à faire de même.

« Veterans for Peace » appelle aussi à l’arrêt de toutes les sanctions économiques prises à l’encontre de la Syrie, surtout en matière de médicaments, y compris les anti-cancéreux.

Nous appelons le gouvernement américain à fournir l’assistance humanitaire nécessaire aux millions de réfugiés syriens et à autoriser l’entrée de davantage de réfugiés aux Etats Unis.

Le peuple syrien a le droit de se défendre contre les agressions étrangères et de s’opposer aux projets de « changement politique » que les Etats Unis et leurs alliés imposent à leur pays. Nous appelons tous les protagonistes de cette guerre à faire tout ce qu’ils peuvent pour que cesse cette tuerie de civils innocents.

Il est temps d’en finir avec la guerre en Syrie. Il est temps de se mettre à soigner les blessures de ce terrible conflit qui a été imposé aux Syriens. Nous devons assumer nos responsabilités quant au rôle de notre propre gouvernement. Nous devons permettre aux peuples de Syrie et du Moyen-Orient de vivre en paix.

Veterans for Peace | 06 septembre 2016

Article original en anglais : Veterans for peace.org

Traduction : Sylvie Jolivet

Source: http://arretsurinfo.ch/stop-a-la-guerre-en-syrie-ne-vous-laissez-pas-tromper-par-la-propagande-de-guerre/

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Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'islamisme, #l'immigration

Les pompiers pyromanes.

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés.

Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015.

Cet article a été publié il y a un an.

La manipulation médiatique apparait clairement avec le recul.

 

Grace aux révélations d'août 2016 sur le financement par George Soros de nombreuses de ces organisations, nous pouvons donc mieux comprendre le dessous des cartes.

 

L’initiateur et principal organisateur du rassemblement « pas en notre nom » du 5 septembre à Paris – se revendiquant « citoyen » et « spontané » – n’est autre que Raphaël Glucksmann, fils d’André Glucksmann et proche de Bernard-Henri Lévy.

Un rassemblement coloré politiquement programmé avant la « crise »des réfugiés syriens pour protester contre le gouvernement Assad.

N’est-il pas troublant de constater que l’un des principaux organisateurs du rassemblement qui a appelé à manifester via Face Book notamment « les « simples citoyens ne pouvant rester indifférents à une tragédie humaine qui déshonore la France et l’Europe » fasse précisément partie des idéologues fervents partisans des guerres « humanitaires » qui ont contribué à détruire des pays entiers et à jeter des millions de gens sur les routes de l’exode ?

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

Les groupes armés liés à l’ASL et le CNS, ont adopté en 2011 le drapeau à trois étoiles de l’indépendance ce qui est paradoxal et une profanation, car ce drapeau incarnait le refus de l’ingérence et du protectorat alors que les groupes d’ « opposants » armés ou pas, sont soutenus financièrement par les monarchies du Golfe et appellent à l’intervention occidentale contre la Syrie souveraine. Groupes qui se sont peu à peu fondu dans al-Nosra affilié à al-Qaida ou à l’EIIL.

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL  d’al-Nosra affilié à al-Qaida,  après la prise d’Idlib  le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah  [http://www.dailystar.com.]

Opposants armés brandissant les drapeaux d’Ahrar Al-Sham, de l’ASL d’al-Nosra affilié à al-Qaida, après la prise d’Idlib le 29 mars 2015 REUTERS/Ammar Abdallah [http://www.dailystar.com.]

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles. (*)

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants », nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

Les drapeaux des groupes armés en Syrie et les drapeaux turcs – un Etat qui soutient les groupes terroristes en Syrie – étaient très présents lors du rassemblement de Paris le 5 septembre. Les 8 millions de Syriens qui ont fui la terreur instaurée par les « opposants » et sont allés dans les zones sous contrôle du gouvernement Assad qui leur assure protection doivent se sentir très offensés par ce genre de mélange des genres.

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Au niveau des organisateurs de ce rassemblement se revendiquant « citoyen » et « spontané », appelé « Pas en notre nom – #RéfugiésMigrantsDignité », outre Glucksmann, il y avait Amnesty, Ensemble, le NPA, SOS racisme, l’Unef, Solidaires Etudiants, et plusieurs associations. Les militants du Parti de Gauche et du Parti Communiste y ont participé à titre individuel, laissant les drapeaux au placard.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Amnesty a toujours montré sa vraie couleur dans la guerre qui frappe la Syrie.

Les Syriens qui en leur grande majorité sont fidèles à leur gouvernement et ont combattu l’intervention étrangère dans leur pays par groupes terroristes interposés, ne l’oublierons pas.

 

A noter que malgré le fait qu’Amnesty France a été impliquée dans l’organisation de cet évènement piloté par André Glucksmann, son site internet garde un profil bas à ce sujet.

 

 

Amnesty International 

Rassemblement citoyen #PasEnNotreNom à Paris

[du 05/09/2015 au 05/09/2015]

Notre organisation appelle à rejoindre le rassemblement citoyen en solidarité avec les réfugiés et migrants organisé ce samedi à 17 h, place de la République à Paris.

Rejoignez le groupe Facebook de ce rassemblement citoyen.

 Les pompiers pyromanes. Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés. Par Silvia Cattori, le 09 septembre 2015

Images montrant les drapeaux des « opposants » armés en Syrie et les drapeaux turcs – un pays qui soutient les groupes terroristes en Syrie – très présents dans la manifestation de Paris le 5 sept.

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Rassemblement anti-Assad – Place de la République, Paris, 5 Septembre 2015

Par Silvia Cattori | 8 septembre 2015

Source: http://arretsurinfo.ch/les-pompiers-pyromanes/

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Géopolitique de la corruption : travaux pratiques. La méthode Soros pour les nuls, l’exemple roumain

8 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Géopolitique de la corruption :
travaux pratiques


La méthode Soros pour les nuls, l’exemple roumain



2016-08-19_16h29_24Le 26 août 2016 – Source Katehon

La Roumanie est l’un des pays européens les plus orientés vers le projet géopolitique atlantiste. Malgré ses habitants chrétiens orthodoxes, ses élites suivent toujours un cours strictement pro-UE et pro-américain. La raison en est très simple : c’est un pays dont les élites et la société civile ont été complètement formatées par les ONG américaines, notamment par celles de George Soros. L’histoire de la Roumanie mérite une attention particulière, car elle est exemplaire par sa réussite en montrant comment les méthodes d’établissement de la domination libérale occidentale fonctionnent réellement.

 

Comment ça a commencé

En début des années 1980, George Soros a commencé à financer des groupes de résistance et des gens dans les régimes communistes en Europe orientale promouvant les idées d’Open Society. En 1979, Open Society a pénétré en Europe de l’Est (États communistes) et centrale, mais aussi dans de nombreux autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. En 1992, Soros a fondé − à Budapest − la Central European University, formant des cadres sélectionnés à travers l’Europe de l’Est et l’ex-URSS, y compris la Roumanie.

Officiellement, George Soros s'est engagé dans les affaires roumaines dans les derniers jours de 1989, après la chute du régime de Ceaucescu. Mais certains disent que le travail du magnat américain juif d'origine hongroise, a commencé bien avant la chute du régime communiste.

Même si il n’a jamais reconnu son implication en Roumanie avant 1989, Soros a admis qu’il était impliqué dans d’autres pays communistes, en soutenant financièrement les opposants à ces régimes. Étant donné que Soros a fondé le Groupe pour le dialogue social, le 31 décembre 1989, et la Fondation Open Society dans les premiers jours de 1990, il est peu probable que les premiers membres aient été trouvés au hasard dans la rue. C’était préparé depuis l’époque du régime de Ceaucescu.

Selon une enquête journalistique par le journal roumain Adevarul, le début des années 1990 a été une période d’assujettissement idéologique de la Roumanie par les États-Unis. Ainsi les États-Unis ont créé la première télévision privée roumaine Canal SOTI et alloué d’énormes sommes d’argent pour la formation des journalistes. La Fondation Soros a été le principal contributeur à ce projet. Toutes les structures de l’opposition politique, y compris les syndicats indépendants, les syndicats d’étudiants et les partis politiques ont été financés par les fonds américains : Open Society, Freedom House, NED, Institut national républicain.

Ainsi, des fonds américains et George Soros ont formé la majeure partie de la classe politique roumaine et de la communauté des journalistes. Par exemple, l'actuel ministre de la Défense Mihnea Motoc a reçu à cette époque une bourse d'études à l'Université George Washington et depuis ce temps est devenu un agent de l'influence américaine. Comme dans d'autres pays post-communistes, Soros visait à contrôler le système d'éducation. Entre 1990 et 1994, la Fondation a été chargée de l'élaboration de « manuels » – écrits par des membres de la Fondation – en collaboration avec le ministère de l'Éducation.

La première organisation de Soros en Roumanie a été le Groupe pour le dialogue social (GDS) avec les membres fondateurs suivants : Silviu Brucan, Andrei Plesu, Gabriel Andreescu et Stelian Tanase.

Officiellement, Soros a fondé à Bucarest en 1990, la fondation qui porte son nom : Fondation Soros (FSD). Plus tard, le nom a été changé en Open Society Foundation. Elle a été parmi les premières ONG établies en Roumanie.

L’étreinte de Soros

Le premier représentant direct de George Soros en Roumanie était Sandra Pralong (Sandra Marilyn Andreea Budis) une personne qui, pas par hasard, a émigré de Roumanie dans les années 1970, puis est revenue après le renversement de Ceausescu. Sandra Pralong était conseillère du président Emil Constantinescu, elle est conseillère de l’actuel président roumain Klaus Iohannis.

Il est à noter que le Premier ministre roumain actuel Dacian Ciolos, un ancien commissaire de l'UE pour l'agriculture, était un membre des Amis de l'Europe, une association financée par la fondation Open Society. Un fait qu'il a oublié de communiquer au peuple roumain. Cependant, son gouvernement a été souvent désigné comme « le gouvernement de Soros » en raison du fait qu'il est entièrement formé d'anciens militants d'ONG, d'étudiants Soros, de gestionnaires de sociétés multinationales et d'ardents atlantistes. Donc, ce pays est aujourd'hui ouvertement gouverné par le milliardaire américain.

Le réseau

En plus du Groupe pour le dialogue social (GDS) et de la Fondation Soros, le financier américain a développé une myriade d’ONG liées à ses structures. Voici quelques noms parmi elles : Centre Soros de conseils en placement, Centre Soros de conseils pour l’éducation, Union pour la reconstruction de la Roumanie, Centre pour le partenariat et l’égalité, Centre pour le développement économique, Fondation Concept, Centre pour les droits humains – Bucarest, Association pour les droits de l’homme en Roumanie – Comité Helsinki (APADOR-CH), Association Pro-Démocratie, Société académique roumaine, etc., qui ont à leur tour donné naissance à d’autres ONG.

Parmi les membres de ces organisations, vous pouvez facilement trouver d'anciens ministres, des conseillers de présidents roumains, des directeurs d'institutions de l'État, des journalistes influents. Il convient de noter que trois des quatre présidents roumains ont eu des conseillers ou des personnes formées par le réseau Soros.

En réalité, c’était un véritable réseau : Soros Open Network Romania. Dans ce réseau fonctionnent une grande variété d’organisations. Les ONG du réseau les plus connues sont :

APD. Fondé en Août 1990 par Adrian Mourousis à Brasov. Il a été financé, en premier lieu, par le National Democratic Institute, puis est entré dans la pyramide SON (ie Fondation Soros) . Il dispose de trente succursales à travers le pays et de plus de mille membres. Spécialisation : supervision des élections, décompte parallèle des voix, etc. Organise chaque année l’Université d’été de Balvanyos (Covasna), ainsi que la Ligue pro-européenne, l’Union de la jeunesse hongroise et le FIDESZ.

Pro-Démocratie est financé en plus de SON (ie Fondation Soros) par le National Democratic Institute, Freedom House. USAID (Agence américaine pour le développement international) et Westminster Foundation pour la démocratie.

Société académique roumaine (SAR). Elle est dirigée par Alina Mungiu. Elle a promu et réalisé la fusion entre le Parti démocratique et le Parti national libéral. Ainsi, le Parti national libéral, parti historique roumain, qui avait précédemment une aile souverainiste conséquente, a été complètement détourné par les militants de Soros. Alina Mungiu est une activiste anti religion orthodoxe et la sœur de Cristian Mungiu, réalisateur roumain, décoré par un Oscar pour un film justifiant l’avortement.

Le financement du fonds Mungiu provient de l’Open Society Institute, de la Banque mondiale, de Freedom House (James Woolsey), et du German Marshall Fund.

Association pour les droits de l’homme en Roumanie – Comité Helsinki (APADOR-CH). Dirigé d’abord par Renate Weber, puis en 1996 par Monica Macovei.

Groupe pour le dialogue social (GDS) Fondé en 1990. GDS comprend les personnes, décrites par les médias comme des intellectuels de la Roumanie aujourd’hui : Gabriela Adameşteanu, Mariana Celac, Andrei Cornea, Andrei Oisteanu, Adrian Cioroianu, etc.

En tête des personnalités du réseau Soros Open Network Roumanie on trouve Renate Weber, Alina Mungiu, Monica Macovei, Cristian Parvulesc, Mihai Razvan Ungureanu, Adrian Cioroianu, etc.

L’histoire d’une réussite

L’un des meilleurs exemples de travail du réseau Soros est la carrière de Mihai Razvan Ungureanu, le chef actuel du service de renseignement roumain, ancien Premier ministre (2012) et ministre des Affaires étrangères (2004-2007). Depuis 1997, Razvan Ungureanu a travaillé pour la Fondation Soros. Cela lui a permis de bénéficier de bourses et de stages. Ainsi, en 1990 -1991, Ungureanu a reçu une bourse d’études pour une maîtrise dans le Collège St. Croix à l’Université d’Oxford. Cela lui a permis de devenir plus tard membre de la prestigieuse Association européenne des études juives à Oxford. En 1998, Ungureanu est devenu un senior fellow au Centre d’études hébraïques et juives au sein de son Collège St. Croix (Oxford), le plus célèbre centre de ce genre dans le monde. Le Prix Posen lui a été attribué après qu’il a également bénéficié d’une bourse pour deux ans (1996/1997 et 1997/1998), à la célèbre Université hébraïque à Jérusalem. En 2000, Ungureanu délivre des cours comme Senior Reader à L’École de l’OTAN à Oberammergau (Allemagne) et en 2003 Ungureanu est Senior Reader au George C. Marshall Center for Security Studies à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne). Mihai Razvan Ungureanu est un exemple des possibilités offertes par la Fondation Soros et George Soros aux jeunes Roumains. La même chose peut être dite pour beaucoup d’autres parmi ceux cités précédemment.

La liste des Soros

Voici une liste de quelques-uns des membres anciens ou actuels du Groupe pour le dialogue social, de la Fondation Open Society et d’autres ONG affiliées au réseau présentes dans les médias roumains :

Dacian Ciolos, Premier-ministre de la Roumanie.
Sandra Pralong, ancienne conseillère du président Emil Constantinescu, actuelle conseillère du président Klaus Johannis.
Mihai Razvan Ungureanu, ancien ministre des Affaires étrangères (2004 – 2007), directeur du Service de renseignement extérieur (SIE 2007 – 2012), Premier ministre de la Roumanie (février 2012 – mai 2012) actuellement à nouveau directeur du SIE.
Helvig Edward, Chef du SRI une autre agence de renseignement roumaine, ancien directeur général de l’Institut d’études sociales, ancien conseiller du ministre de l’Intérieur − C. Dudu Ionescu −, ancien conseiller de Mugur Isarescu − la tête de la Banque de Roumanie−, ancien membre du Bihar, ancien député européen, ancien ministre du développement régional et du Tourisme
Corina Şuteu, actuelle ministre de la Culture, ancienne directrice de l’Institut culturel roumain à New York.
Raluca Alexandra Pruna, actuelle ministre de la Justice, membre fondateur de Transparency International – Roumanie

Voir la liste complète sur l’article original

Katehon

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale Par Olivier Demeulenaere

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale

Ou la vraie raison pour laquelle la Russie et la Syrie sont ciblées en ce moment.

petrodollar-world-war-3

[un article de SCGnews.com traduit par Les Brindherbes engagés]

Une synthèse de très bonne facture pour qui veut comprendre les grands enjeux géopolitiques de notre époque – jusqu’aux développements les plus récents et les plus brûlants. Les habitués du blog s’y sentiront en terrain familier : Le cocktail explosif de pétrole, de gaz et de dollars de l’Empire états-unien va-t-il nous mener à la troisième guerre mondiale ? OD

 

« Contrairement à la croyance populaire, la conduite des nations sur la scène internationale n’est presque jamais motivée par des considérations morales, mais plutôt par un cocktail obscur d’argent et de géopolitique. Ainsi, lorsque vous voyez les porte-paroles de la classe dirigeante commencer à diaboliser un pays étranger, la première question dans votre esprit doit toujours être « qu’y a-t-il réellement en jeu ici ? »

Depuis quelque temps la Russie, la Chine, l’Iran et la Syrie ont été dans le collimateur. Une fois que vous comprenez pourquoi, les événements qui se déroulent dans le monde en ce moment prennent beaucoup plus de sens.

Le dollar américain est une monnaie unique. En effet, son design actuel et sa relation à la géopolitique ne ressemblent à aucune autre dans l’histoire. Si elle a été la monnaie de réserve mondiale depuis 1944, ce n’est pas ce qui la rend unique. Beaucoup de monnaies ont successivement tenu le statut de réserve au cours des siècles, mais ce qui rend le dollar unique, c’est le fait que depuis le début des années 1970, il a été, à quelques exceptions notables près, la seule monnaie utilisée pour acheter et vendre du pétrole sur le marché mondial.

Avant 1971, le dollar américain était indexé sur la valeur de l’or, du moins officiellement. Selon le FMI, dès 1966, les banques centrales étrangères détenaient 14 milliards de dollars américains, mais les États-Unis avaient seulement 3,2 milliards de dollars en or alloué pour couvrir les avoirs étrangers.

Traduction : la Réserve fédérale a imprimé plus d’argent qu’elle ne pouvait réellement garantir.

Le résultat a été une inflation galopante et une fuite générale du dollar.

En 1971, dans ce qui est devenu plus tard le «choc Nixon», le président Nixon a complètement supprimé l’étalon-or du dollar.

À ce stade, le dollar est devenu une monnaie fiduciaire basée uniquement sur la dette. Avec une monnaie indexée sur la dette, l’argent est littéralement fabriqué a la demande.

Environ 70% de la monnaie en circulation est créée par les banques ordinaires qui sont autorisées à prêter plus que ce qu’elles ont véritablement sur leurs comptes.

Le reste est créé par la Réserve fédérale, qui prête de l’argent qu’elle n’a pas, la plupart du temps au gouvernement.

Un peu comme des chèques en bois, sauf que pour les banques, c’est légal. Cette pratique qui est appelé le système bancaire de réserve fractionnaire est soi-disant régulé par la Réserve fédérale, une institution qui se trouve être détenue et contrôlée par un conglomérat de banques privées, et aucune agence ou succursale du gouvernement ne réglemente la Réserve fédérale.

Maintenant, pour rendre les choses encore plus intéressantes ces prêts de réserve fractionnaires ont des intérêts attachés, mais l’argent pour payer ces intérêts n’existe pas dans le système. En conséquence, la somme de la dette totale est toujours supérieure a la somme d’argent en circulation, et pour pouvoir subsister l’économie doit sans cesse croître.

Ce n’est évidemment pas durable.

Maintenant, vous vous demandez peut-être comment le dollar a maintenu une position dominante sur la scène mondiale depuis plus de quarante ans, si ce n’est rien de plus qu’une chaîne de Ponzi élaborée.

Eh bien c’est là que le dollar rencontre la géopolitique.

En 1973, sous couvert de la crise artificielle du pétrole dans l’OPEP, l’administration de Nixon a entamé des négociations secrètes avec le gouvernement d’Arabie Saoudite pour établir ce qui est depuis appelé le système de recyclage des pétrodollars. En vertu de l’accord, les Saoudiens ne vendraient leur pétrole qu’en dollars américains, et devraient investir la majorité de leurs profits pétroliers excédentaires dans les banques américaines et les marchés de capitaux. Le FMI devrait alors utiliser cet argent pour faciliter les prêts aux pays importateurs de pétrole qui avaient des difficultés a assumer l’augmentation des prix du baril. Le paiement et les intérêts sur ces prêts seraient évidemment libellés en dollars américains.

Cet accord a été formalisé dans la « Commission Américano-Saoudienne sur la coopération économique » mise en place par Henry Kissinger, le secrétaire d’Etat de Nixon en 1974.

Un autre document publié par le Congressional Research Service (service de recherche du Congrès) révèle que ces négociations leur donnaient un avantage supplémentaire, puisque les responsables américains discutaient ouvertement la possibilité de saisir militairement des champs de pétrole en Arabie Saoudite.

“Aux États-Unis, le choc pétrolier a entraîné une inflation, de nouvelles préoccupations quant aux investissements étrangers des pays producteurs de pétrole, et la spéculation ouverte sur ​​l’opportunité et la faisabilité de prise militaire des champs de pétrole en Arabie Saoudite ou d’autres pays. Dans la foulée de l’embargo, les deux responsables saoudiens et américains ont travaillé à renforcer la relation bilatérale sur la base d’une opposition commune au communisme, une coopération militaire renouvelé, et grâce à des initiatives économiques qui ont favorisé le recyclage des pétrodollars saoudiens aux États-Unis par l’intermédiaire d’investissements saoudiens dans les infrastructures, l’expansion industrielle, et des titres américains.”

Le système a été élargi en 1975 pour inclure le reste des membres de l’OPEP.

Bien que présenté comme un tampon pour les effets récessifs de la hausse des prix du pétrole, ce dispositif a eu un effet secondaire caché. Il a supprimé les contraintes traditionnelles sur la politique monétaire américaine.

La Réserve fédérale est depuis libre d’augmenter les réserves monétaires à volonté. La demande toujours croissante de pétrole permet d’éviter l’abandon du dollar, tout en distribuant les conséquences inflationnistes à l’ensemble de la planète.

Le dollar est passé d’une monnaie indexée sur l’or à une monnaie soutenue par l’or noir. Il est également devenu premier produit d’exportation des USA.

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment l’économie américaine a été en mesure de rester à flot tout en ayant plusieurs milliards de dollars de déficit commercial pendant des décennies ?

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que les États-Unis détiennent une telle quantité disproportionnée de la richesse mondiale quand 70% de l’économie américaine est basée sur la consommation ?

Dans l’ère moderne, les combustibles fossiles font tourner le monde. Ils se sont intégrés dans tous les aspects de la civilisation : l’agriculture, le transport, les matières plastiques, le chauffage, la défense et la médecine, et la demande ne cesse de croître encore et toujours.

Tant que le monde a besoin de pétrole, et aussi longtemps que le pétrole est vendu uniquement en dollars américains, il y aura une demande de dollars, et c’est cette demande qui donne au dollar sa valeur.

Pour les États-Unis c’est une affaire primordiale. Les dollars sortent, soit en tant que papier ou chiffres dans un système informatique, tandis que des produits et des services réels et tangibles entrent.

Cependant, pour le reste du monde, ce n’est qu’une forme très sournoise d’exploitation.

Que le commerce mondial se fasse principalement en dollars fournit également à Washington une arme financière puissante au travers de sanctions. Cela est dû au fait que la plupart des transactions à grande échelle en dollars doivent nécessairement passer par les États-Unis.

Ce système des pétrodollars est resté incontesté jusqu’en septembre 2000, lorsque Saddam Hussein a annoncé sa décision de vendre le pétrole irakien en euros plutôt qu’en dollars. C’était une attaque directe contre le dollar, et certainement l’événement géopolitique le plus important de l’année, mais seulement un article dans les médias occidentaux anglophones l’a mentionné.

project for a new american centuryLe même mois où Saddam annonçait qu’il s’éloignait du dollar, une organisation appelée le «Projet pour un Nouveau Siècle Américain », dont il s’avère que Dick Cheney est membre, a publié un document intitulé «Reconstruire la stratégie, les forces et ressources de défense américain pour un nouveau siècle ».

Ce document a appelé à une augmentation massive des dépenses militaires américaines et une politique étrangère plus agressive afin d’étendre la domination des États-Unis dans le monde entier. Cependant le document a déploré que la réalisation de ces objectifs risquait de prendre de nombreuses années « en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor ».

Un an plus tard ils avaient ce qu’ils souhaitaient.

Profitant de la réaction émotionnelle du 11 septembre, l’administration Bush fut capable d’envahir l’Afghanistan et l’Irak ainsi que de voter le Patriot Act sans réelle résistance.

Il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak et ce n’était en aucun cas une question de mauvais renseignements. C’était purement et simplement un mensonge prémédité, et la décision d’invasion a été prise en parfaite connaissance des désastres qui en découleraient.

Ils savaient exactement ce qui allait se passer, mais en 2003, ils l’ont quand même fait. Une fois les champs de pétrole irakiens sous contrôle des États-Unis, les ventes de pétrole en euros ont été immédiatement interrompues. Mission accomplie.

Peu de temps après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a tenté d’étendre ces guerres à l’Iran. Le gouvernement iranien aurait soit-disant travaillé à la construction d’une arme nucléaire. Après le fiasco irakien, la crédibilité de Washington a été gravement endommagée et par conséquent ils n’ont pas réussi à mobiliser le soutien international ou national pour une intervention. Leurs efforts ont en outre été sabotés par des éléments au sein de la CIA et du Mossad qui ont publiquement affirmé que l’Iran n’avait pas encore pris la décision de développer des armes nucléaires, encore moins commencé à le faire. Toutefois, la campagne de diabolisation contre l’Iran a continué même sous l’administration Obama.

Pourquoi ?

Eh bien, pourrait-il y avoir quelque chose à voir avec le fait que depuis 2004, l’Iran a entamé l’organisation d’une bourse pétrolière indépendante ? Ils construisaient leur propre marché du pétrole, et il n’allait pas être lié au dollar. Les premières livraisons de pétrole ont été vendus sur ce marché en juillet 2011.

Incapables d’obtenir la guerre qu’ils voulaient, les États-Unis ont utilisé l’ONU pour imposer des sanctions contre l’Iran. L’objectif des sanctions était de renverser le régime iranien. Bien qu’elles aient infligé des dégâts sur l’économie iranienne, les mesures n’ont pas réussi à déstabiliser le pays. Cela était dû en grande partie à l’aide de la Russie à contourner les restrictions bancaires étatsuniennes.

En février 2009, Mouammar Kadhafi a été nommé président de l’Union africaine. Il a immédiatement proposé la formation d’un État unifié avec une monnaie unique. C’était la nature de cette monnaie proposée qui l’a tué.

En mars 2009, l’Union africaine a publié un document intitulé «Vers une monnaie unique africaine ». Les pages 106 et 107 de ce document précisent les avantages et les techniques de gestion d’une banque centrale africaine utilisant l’étalon-or. À la page 94 il est dit explicitement que la clé de la réussite de l’Union monétaire de l’Afrique serait la « l’indexation éventuelle d’une monnaie unique africaine au plus monétaire de tous les biens – l’or. » (Notez que le numéro de page est différent selon les versions du document qu’ils ont publié.)

En 2011, la CIA s’est installée en Libye et a commencé à soutenir des groupes militants dans leur campagne pour renverser Kadhafi alors que les États-Unis et l’OTAN imposaient et élargissaient une résolution de zone d’exclusion aérienne Onusienne pour faire pencher la balance avec des frappes aériennes. La présence d’extrémistes d’Al-Qaïda parmi ces combattants rebelles a été discrètement étouffée.

La Libye, comme l’Iran et l’Irak avait commis le crime impardonnable de remettre en cause le dollar américain.

L’intervention de l’OTAN en Libye a continué dans une guerre secrète contre la Syrie. Les arsenaux du gouvernement libyen ont été pillés et les armes ont été expédiés via la Turquie aux groupes rebelles syriens travaillant pour renverser Assad. Il était déjà clair à ce stade que beaucoup de ces combattants avait des liens avec des organisations terroristes. Cependant l’appareil de sécurité nationale des États-Unis considère qu’il s’agit d’un mal nécessaire. En fait, le Conseil sur les relations étrangères (CFR) a publié un article en 2012 déclarant que

«L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience de combat d’Irak, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des conséquences mortelles. Bref, l’Armée Libre Syrienne (ALS) a besoin d’al-Qaïda en ce moment. »

(Chapeau à theantimedia.org pour avoir mis le doigt là-dessus.)

Soyons clairs ici, les États-Unis ont mis l’EIIL/ISIS/Daesh au pouvoir.

En 2013, ces mêmes rebelles syriens en cheville avec Al-Qaïda ont lancé deux attaques au gaz sarin. Il s’agissait d’une tentative pour faire accuser Assad et mobiliser le soutien international pour une intervention militaire. Heureusement, ils ont été exposés par les enquêteurs de l’ONU et les Russes et l’appel à des frappes aériennes est tombé complètement à l’eau quand la Russie est intervenue pour négocier une solution diplomatique.

La campagne pour le changement de régime en Syrie, comme en Libye a été présenté en termes de droits de l’homme. Évidemment, ce n’est pas le véritable motif.

En 2009, le Qatar a mis sur la table une proposition visant à lancer un pipeline de gaz naturel à travers la Syrie et la Turquie à destination de l’Europe. Assad a toutefois rejeté cette offre, et en 2011 il a arrangé un pacte avec l’Irak et l’Iran pour faire un pipeline vers l’est, mettant ainsi le Qatar et l’Arabie Saoudite complètement sur la touche. Il n’est pas surprenant que le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie aient été les puissances régionales les plus insistante en faveur d’un renversement du gouvernement syrien.

Mais pourquoi cette histoire de pipeline a mis la Syrie dans la ligne de mire de Washington ? Trois raisons:

1. Cette disposition du pipeline aurait significativement renforcé la position de l’Iran, leur permettant d’exporter vers les marchés européens sans avoir à passer par l’un des alliés de Washington. Cela réduit évidemment l’effet de levier du gouvernement américain.

2. La Syrie est le plus proche allié de l’Iran. Son effondrement affaiblirait intrinsèquement l’Iran.

3. Syrie et l’Iran ont signé un accord de défense mutuelle, et une intervention américaine en Syrie pourrait ouvrir la porte à un conflit ouvert avec l’Iran.

En février 2014, ce jeu d’échec mondial s’est emballé sur un nouveau territoire : l’Ukraine. La véritable cible était cependant la Russie.

Voyez-vous, la Russie se trouve être le deuxième plus grand exportateur de pétrole au monde, et non seulement ils ont été une épine diplomatique dans le pied de Washington, mais ils ont également ouvert une bourse de l’énergie en 2008, avec des ventes libellées en roubles et en or. Ce projet était en préparation depuis 2006, ils ont également travaillé avec la Chine à retirer le dollar dans l’ensemble de leur commerce bilatéral.

La Russie a également travaillé à l’organisation d’une Union économique eurasienne, qui comprend l’intention d’adopter une unité monétaire commune, et qui devrait avoir son propre marché énergétique indépendant.

Ce qui nous mène à la crise en Ukraine. Celle-ci s’est vue offrir un choix : rejoindre l’UE ou adhérer à l’Union eurasienne. L’Europe a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une offre exclusive. L’Ukraine ne pouvait pas joindre les deux. La Russie, pour sa part, affirmait que l’adhésion aux deux ne posait pas de problème. Le président Ianoukovitch a décidé d’écouter la Russie.

En réponse, le dispositif de sécurité nationale des États-Unis a fait ce qu’il fait le mieux : ils ont renversé Ianoukovitch et installé un gouvernement fantoche. Pour voir la preuve complète de l’implication de Washington à la veille du coup d’état regardez « La crise en Ukraine ce qu’on ne vous dit pas » (en anglais, ndlr).

Cet article du Guardian est également intéressant à lire.

Bien que tout cela semblait se passer au mieux dans un premier temps, les États-Unis ont rapidement perdu le contrôle de la situation. La Crimée a organisé un référendum et le peuple a voté massivement pour la sécession de l’Ukraine et la réunification avec la Russie. La transition a été ordonnée et pacifique. Personne n’a été tué, mais l’Occident a immédiatement maquillé l’événement comme un acte d’agression russe, et cela est devenu dès lors le leitmotiv.

La Crimée est importante sur ​​le plan géostratégique en raison de sa position sur la mer Noire qui permet la projection de la puissance navale Russe dans la Méditerranée. Elle a également fait partie du territoire russe pour la plupart de l’histoire récente.

Les États-Unis pressent pour l’inclusion de l’Ukraine dans l’OTAN depuis des années. Une telle démarche placerait les forces américaines à la frontière de la Russie et aurait pu potentiellement aboutir à la perte de bases navales Russes en Crimée. C’est pourquoi la Russie a immédiatement accepté les résultats du référendum de Crimée et rapidement renforcé le territoire.

Pendant ce temps dans l’Est de l’Ukraine, deux régions ont déclaré l’indépendance de Kiev et ont tenu leurs propres référendums. Les résultats sont évidemment quasi unanimement en faveur de l’indépendance.

Kiev a répondu à cela avec ce qu’ils appellent des opérations anti-terroristes. En pratique, cela a été une campagne massive et aveugle des bombardements qui ont tué des milliers de civils. Apparemment, tuer des civils n’est pas considéré comme une agression pour l’Occident. En fait, le FMI a mis en garde explicitement le gouvernement provisoire que leur prêt de 17 milliards de dollars d’aide pourrait être en danger s’il n’était pas en mesure de mettre un terme au soulèvement en Ukraine orientale.

Alors que la guerre contre l’Ukraine de l’Est faisait rage, des élections ont eu lieu et Petro Porochenko a été élu président. Il s’avère que Porochenko a été exposé par un câble diplomatique divulgué et publié par Wikileaks en 2008 après avoir travaillé comme informateur pour le Département d’Etat des États-Unis depuis 2006. Ils se sont référés à lui comme «Notre taupe Ukrainienne» et la plupart des câbles visés faisaient état de l’information qu’il fournissait. (Un câble distinct a montré que les États-Unis savaient Porochenko corrompu, même à ce moment-là.)

Avoir une marionnette en place ne s’est cependant pas avéré être suffisant pour donner à Washington la plus haute main dans cette crise. Qu’est-ce que Washington fait quand elle n’a pas d’autre moyen de pression ? Ils imposent des sanctions, ils diabolisent et ils montrent les dents (ou utilisent une opération sous fausse bannière).

Ce n’est pas une très bonne stratégie pour traiter avec la Russie. En fait, elle a déjà fait contre-feu. Les sanctions ont simplement poussé la Russie et la Chine dans une coopération plus étroite et accéléré le programme de dé-dollarisation de la Russie. Et en dépit de la rhétorique, cela n’a pas conduit à l’isolement de la Russie. Les États-Unis et l’OTAN ont mis un fossé entre eux et la Russie, mais pas entre la Russie et le reste du monde (cherchez ‘BRICS’ si vous n’êtes pas sûr à ce sujet).

Ce nouvel axe anti-dollar va plus loin que l’économie. Ces pays comprennent ce qui est en jeu ici. C’est pourquoi, dans le sillage de la crise ukrainienne la Chine a proposé un nouveau pacte de sécurité eurasienne qui inclurait la Russie et l’Iran.

Examinez les implications ici tandis que l’administration Obama commence les bombardements en Syrie, qui a également un accord de défense mutuelle avec l’Iran.

Ce n’est pas la guerre froide 2.0. C’est la Guerre Mondiale 3.0. Les masses peuvent ne pas encore voir l’ensemble du tableau, mais l’Histoire s’en souviendra de cette façon.

Les alliances se solidifient déjà et une guerre chaude est en cours sur plusieurs fronts. Si les provocations et les guerres par procuration continuent, ce n’est qu’une question de temps avant que les grandes puissances s’affrontent directement, et ça c’est une recette pour un désastre.

Est-ce que tout cela vous semble fou ?

Eh bien, vous avez raison. Les gens qui dirigent le monde en ce moment sont fous, et le public somnambule marche vers une tragédie. Si vous voulez modifier le cours des affaires courantes, il n’y a qu’une seule façon de le faire. Vous devez réveiller ce public. Même les armes les plus puissantes sont neutralisées si vous atteignez l’esprit de l’homme derrière la gâchette.

Comment pouvons-nous réveiller les masses me demanderez-vous ? N’attendez pas que quelqu’un d’autre réponde à votre place. Faites preuve de créativité. Agissez comme si le futur de vos enfants et petits-enfants en dépendait, car c’est exactement le cas.

Source : SCGnews.com, le 11 septembre 2014

Traduit par Manu Gignoux pour Les Brindherbes Engagés

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Quelques rappels :

En route vers la troisième guerre mondiale ?

La chute du pétrodollar résonnera sur la planète entière (Jim Willie)

11 septembre, Journée officielle des « merdias » et du mensonge d’Etat

Nous avons le pouvoir de refuser le projet des Etats-Unis ! (Peter Koenig)

« Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur » (D. Ganser)

Les USA, pour tenter de ralentir leur déclin, entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie (P. Leconte)

Revoir aussi :

[Vidéo] Pourquoi l’Amérique a-t-elle besoin d’une grande guerre en Europe ?

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À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre. Par Christelle Néant.

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #La guerre

À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre

Alors que doucement, mais sûrement, le nombre de bombardement de l'armée ukrainienne augmente à nouveau à peine quelques jours après l'entrée en vigueur du nouveau cessez-le-feu, l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne, pourtant garants des accords de Minsk, continuent de fermer les yeux sur la situation réelle.

Alors que 49 violations dont 10 avec de l'artillerie de 122 mm ont été enregistrées ces dernières 24 h de la part de l'armée ukrainienne, et que Porochenko continue de fanfaronner en public sur le fait qu'il n'appliquera pas deux des points pourtant majeurs des accords de Minsk que sont la loi sur la décentralisation et celle sur les élections, la France et l'Allemagne continuent de commenter la situation d'une manière totalement décalée de la réalité.

Ainsi l'Allemagne a réaffirmé le fait que les sanctions contre la Russie ne seront levées que s'il y a des progrès concernant l'application des accords de Minsk, alors que pour les avoir participé aux négociations qui ont abouti à ces accords la chancelière allemande est censée savoir qu'ils ne concernent en RIEN la Russie…

Le président français, François Hollande, est lui encore plus déconnecté des réalités. Dans un discours hallucinant de mauvaise foi crasse, le président français a en effet exhorté Vladimir Poutine à « regarder en face la situation en Ukraine et en Syrie » (sic).

Comment cet homme qui ferme délibérément les yeux sur les crimes de guerre et le génocide commis par l'armée ukrainienne, les mouvements nazis qui prennent de plus en plus de pouvoir y compris politique en Ukraine, et l'effondrement en cours de la situation politique et économique, peut-il oser dire au président russe, qui lui est bien informé et loin de fermer les yeux sur toutes ces horreurs, de regarder la situation en face ? On en reste pantois devant un tel culot.

Monsieur Hollande et madame Merkel, feraient bien de regarder bien en face, la montée de plus en plus violente des groupuscules nazis en Ukraine, qui n'ont pas hésité une seconde et en totale impunité, à incendier à Kiev le bâtiment d'une chaîne de télévision qui osait dire certaines vérités qui dérangent en Ukraine. Sans l'intervention de députés courageux, qui ont exfiltré les employés de la chaîne TV piégés dans le bâtiment, cette histoire aurait pu finir comme l'incendie du bâtiment des syndicats à Odessa. On attend toujours la réaction des pseudo organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch, l'ONU, ou l'UE, qui restent bien silencieuses…

Les deux dirigeants européens feraient bien aussi de regarder de près la venue de ces journalistes américains sur le front, pour filmer des violations des accords de Minsk par les troupes de la République Populaire de Donetsk, qui n'existent pas, et ce malgré toutes les provocations de l'armée ukrainienne. Ou de s'intéresser à l'arrivée de ces containers de produits chimiques qui font craindre le risque d'une attaque chimique contre la population civile du Donbass, des deux côtés de la ligne de front.

Ils feraient bien surtout de regarder l'augmentation de l'armement et de l'entraînement des groupuscules nazis en Ukraine, qui pourraient bien déclencher un Maidan 3.0, et promettent déjà un automne « chaud » aux autorités de Kiev. Si ces groupuscules réussissent leur coup d'état et renversent Porochenko, la guerre dans le Donbass reprendra immédiatement, pendant que l'Ukraine sombrera totalement dans le nazisme.

Presque 80 ans après leurs prédécesseurs, nos dirigeants ont choisi la même voie que ceux d'alors face à la montée du nazisme : l'aveuglement volontaire par lâcheté.

Il est vraiment temps que l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne ouvrent les yeux, et arrêtent d'imposer aux peuples européens les contes de fées de Washington et de l'OTAN sur la soit-disant « menace russe », avant que cette hallucination collective ne transforme l'Europe en champ de bataille pour la troisième fois en à peine plus d'un siècle.

Car comme l'a si bien dit Churchill :

« Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

Christelle Néant

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