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Le blog de Lucien PONS

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George Soros, architecte du chaos.

25 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #l'horreur économique

George Soros, architecte du chaos.
.2015(mis à jour 16:05 05.10.2015) URL courte32777713260Là où Soros apparaît, il faut s'attendre à des troubles sanglantsNombreux sont ceux qui se souviennent avec colère et exécration du nom de George Soros, né György Schwartz, financier et investisseur américain, juif d'origine hongroise: des banquiers britanniques touchés au début des années 1990 à cause de la chute de la livre au politiciens d'Europe orientale victimes des révolutions de velours organisées avec son implication directe, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.
 
Son nom a récemment refait surface en Macédoine, pays des Balkans jusque-là tranquille et paisible, dont le calme ne semblait pas du goût des faucons de Washington. Une autre révolution de couleur "à la Soros" a failli s'y produire. Soyons objectifs: personne ne nie qu'il est un homme d'affaires accompli et le "seigneur" des bourses à travers le monde occidental. Un magnat qui a fait sa fortune de 19 milliards de dollars essentiellement en jouant sur la baisse des cotes en bourse. Il mène sur le marché un jeu étonnant avec un calcul presque diabolique, qu'il perçoit, d'après sa philosophie, non seulement comme des côtes et des valeurs, mais comme une substance vivante, bouillonnant d'émotions, avec des personnes concrètes — des négociants, des courtiers, des investisseurs, qui peuvent être influencés à l'aide des informations pour promouvoir des décisions avantageuses. Mais Soros n'a pas seulement un don étonnant de prédiction financière. Il est aussi connu pour sa capacité à utiliser à 100% les informations d'insiders obtenues grâce à ses liens avec les "puissants de ce monde". Il n'hésite pas non plus à faire de la manipulation ou, en d'autres mots, de la désinformation par l'intermédiaire des ressources analytiques des milieux politique et financier, en parallèle d'une déstabilisation du marché par les spéculateurs financiers qui lui sont subordonnés. Ainsi, le 13 août 1998, Soros a annoncé que la Russie avait "besoin d'une dévaluation". En dépit des affirmations du gouvernement de l'époque, le rouble s'est effondré quelques jours après. Soros est un véritable "mauvais génie", un des escrocs à l'échelle planétaire. Il n'est pas du tout "Uncle Scroodge" qui se cache soi-même et ses biens des autres. Il est un fervent partisan de l'idée de "société ouverte" qui, grâce à son maître, le philosophe autrichien Karl Popper, est devenue le but de sa vie. Soros est l'un de ces "barons" qui préfèrent faire des dons "au public admiratif". Peu importe que ce soit sous forme de subventions ou de manuels, avec lesquels il essayait d'envahir, à l'aide de ses assistants obséquieux, les universités russes dans les années 1990, et qui étaient soumis dans notre pays à de vives critiques de la part des scientifiques et des chercheurs pro-étatiques. Soros préfère donner ce genre d'"aumônes" non pas à l'intérieur des USA, mais partout dans le monde: ses fonds sont déjà ouverts dans 25 pays. Il est l'un de ceux qui font des dons. Des dons de centaines de millions de dollars. Mais souvent, il utilise ses fonds à des fins autres que le véritable mécénat implique. Il suffit de dire qu'au cours de 20 dernières années, ce père de cinq enfants trois fois marié et fervent partisan des mariages homosexuels a donné 200 (!) millions de dollars pour la promotion de l'idée de la légalisation de la marijuana aux États-Unis. Que cela reste une affaire intérieure des USA, ainsi que l'hostilité persistante de Soros envers Bush fils. Pour discréditer la politique de celui-ci pendant sa campagne électorale de 2004, il a dépensé 27 millions de dollars. Une autre chose est alarmante: en "s'infiltrant" dans d'autres pays par l'entremise de fondations caritatives pavées de bonnes intentions, l'empire de Soros utilise en fin de compte ses ONG pour organiser des révolutions de toutes les couleurs. Comme une révolution "rose" en Géorgie en 2003, quand le protégé des Américains Saakachvili est arrivé au pouvoir, ou comme une révolution "orange" en Ukraine à deux reprises, en 2004 et en 2014.
On dit qu'il est impossible de le regarder longtemps dans les yeux. Comme un analyste l'a écrit de manière très précise, on ressent "un regard plein de désespoir et de douleur; qu'on craint de rencontrer". Laissons aux économistes l'analyse de ses activités commerciales, notamment dans le domaine des fonds de couverture (hedge funds) qu'il a abandonnés, selon lui, il y a quelques années. Examinons plutôt les motifs de ses actes. Il faut commencer par son enfance, pendant laquelle il a failli se retrouver avec toute sa famille dans un convoi de Juifs emmenés dans des chambres à gaz en Allemagne, mais a été épargné grâce à son père qui avait falsifié les papiers. Il a presque regardé la mort en face — et son regard s'est empli de désespoir et de douleur. Depuis la Seconde guerre mondiale, l'URSS puis la Russie ont été pour Soros comme un chiffon rouge devant un taureau, tout comme les pays "pro-soviétiques" ou se trouvant dans la zone des intérêts vitaux de Moscou. Il faut, d'ailleurs, mentionner un autre motif de l'"amour personnel" du financier pour la Russie. Pendant la Première guerre mondiale, le père de Soros, avocat et éditeur, s'est porté volontaire pour aller au front, a été capturé par les Russes, exilé en Sibérie, mais a réussi à s'échapper et, par miracle, est rentré dans sa ville natale de Budapest. "J'ai de la chance que mon père ait été de ceux qui n'agissaient pas comme autres", a avoué une fois le milliardaire. Survivant de la Seconde guerre mondiale, George Soros, qui a connu beaucoup de malheurs, a forgé sa philosophie de la vie pendant son enfance, marquée par la souffrance et la peur. Son essence peut se résumer par l'une de ses phrases: "Je n'acceptais pas les règles proposées par les autres, sinon, je serais déjà mort". On pourrait facilement la compléter ainsi: "Je m'en fiche de tout ce que vous faites. Moi, je peux tout. Et je vais obtenir ce que je veux". D'ailleurs, l'idée même de "société ouverte" qui a donné le nom à ses fondations et organisations caritatives, est que l'homme est guidé dans vie par sa propre pensée et intelligence, en évitant des tabous imposés par la "société fermée", en d'autres mots, "l'autre humanité". Parmi ceux qui ont beaucoup souffert pendant la période de formation de la personnalité, les uns se referment sur eux-mêmes et les autres, rancuniers face au monde entier, sont rongés par cette rancune. Soros a choisi un autre chemin, sans doute le plus difficile. Il a commencé à se lever obstinément de ses genoux avec un calcul froid, en se vengeant, à sa manière, du monde qui l'avait rejeté dans son enfance et son adolescence. En analysant l'activité de Soros, financier et philanthrope, on arrive à la conclusion que tous ses actes, parfois excentriques en apparence, sont dictés par le désir de prouver au monde qu'il est capable de "déplacer des montagnes", malgré les règles et les tabous établis dans la société. Peu importe, quel "monde". Que ce soit des régimes communistes odieux ou la Russie (en fait, il suffit de se rappeler les "révolutions de velours", sponsorisées par Soros, qui ont traversé l'Europe de l'Est en 1989 et conduit au changement des régimes), ou bien l'Albion britannique. © REUTERS/ Stefanie LoosSoros remercie Merkel pour les sanctions antirussesLe 16 septembre 1992, "mercredi noir" pour l'Angleterre, Soros a gagné près d'un milliard de dollars en un jour et a fait chuter la livre sterling par rapport au mark allemand. Ainsi, il a piétiné la monnaie du pays dans lequel au début des années 1950, les employeurs lui avaient refusé un emploi d'un ton moqueur. À la fin des années 1940, le jeune diplômé de la London School of Economics a travaillé un peu partout — comme commis voyageur, vendeur de pommes, gestionnaire dans une fabrique de mercerie — tout sauf sa spécialisation financière. Les banques anglaises lui refusaient des postes en raison de sa nationalité et de l'absence d'un protecteur qui pourrait dire un mot en sa faveur. … Quarante ans plus tard, Soros achetait discrètement des petits lots de monnaie britannique à la bourse et le mercredi 16 septembre 1992, faisait chuter la monnaie nationale du Royaume-Uni en déversant à la bourse 5 milliards de livres sterlings. La Grande Bretagne a été choquée, ne s'attendant pas à un tel coup de l'autre côté de l'Atlantique. Soros lui-même a appelé ce jour "mercredi blanc", celui de sa vengeance face aux Britanniques. En 1997, par l'entremise de spéculations boursières, il a fait chuter les monnaies d'un certain nombre de pays d'Asie-Pacifique comme la Malaisie et Singapour. Il a également essayé d'atteindre la Chine, mais Pékin a su arrêter le zèle du milliardaire américain. C'est ce principe — "je peux tout et je vais le faire", marqué par son expérience personnelle, qui explique beaucoup de ses actions, y compris le travail mené depuis la fin des années 1980 pour renverser des régimes indésirables à l'Amérique, dans lequel il est activement impliqué. La Maison Blanche et le grand Joueur en bourse, doté d'un instinct naturel incontestable, ont formé une équipe qui gagne. On peut dire que Soros est la "pointe financière" de la lance, jetée par les marionnettistes de la grande politique des États-Unis restant en coulisses, quand il est nécessaire de renverser des gouvernements qui ne naviguent pas dans le sillage des USA. Soros: 50% de chances que la Grèce quitte la zone euro D'autant que ce type de personnes ne se fait pas longtemps prier: pour le financier Soros, russophobe avéré de longue date, tout comme pour le politicien McCain du Capitole, une Russie forte et prospère serait une horreur. N'ayant pas réussi à la ruiner directement par l'intermédiaire de Gaïdar, Kassianov et leurs semblables dans les années 1990, il s'approche d'elle par le truchement des peuples frères de notre pays. En mars 2014, quand Porochenko n'était pas encore président et que le sang ne coulait pas encore dans le Donbass, l'ancien agent des services de renseignement américain Scott Rickard avait fait un aveu sensationnel dans son interview donnée à la chaîne internationale Press TV. C'est de l'ancien agent de la CIA qu'on a appris que les dépenses directes des USA pour la "réanimation de la révolution orange" — ou "Maïdan-2014" — s'élevaient à 5 milliards de dollars. Cependant, un autre aveu est resté dans l'"ombre" de ce chiffre choquant: Rickard a déclaré que parmi les principaux sponsors du coup d'État à Kiev figuraient le fondateur du site de ventes aux enchères eBay, Pierre Omidyar, et Soros. Cette "contribution" a porté ses fruits sanglants: dirigée par la main cynique du réalisateur-marionnettiste Soros, l'Ukraine a glissé dans l'abîme du chaos et du désespoir, deux peuples frères se sont heurtés, portant le niveau de haine à l'extrême. Soros a bien réussi à semer la pagaille sur le Maïdan — et le chaos a englouti l'Ukraine. Le dollar vert de Soros n'a que faire des souffrances humaines et des sentiments. Peu lui importe, à lui, de savoir qui a survécu à la terreur nazie, de voir qu'à quelques centaines de kilomètres du pays de son enfance, le sang est versé, qu'un obus, atterri dans sa cour, a déchiré une jambe à un petit garçon innocent, en mutilant sa vie et son âme, ou qu'un vétéran de la guerre, auquel les salauds du Maïdan ont cassé des côtes pour avoir porté le ruban de Saint-Georges, pleure d'impuissance de ne pas avoir achevé les partisans de Bandera. Il serait naïf de croire que Soros fait n'importe quoi en jetant de l'argent à droite et à gauche, simplement pour semer le chaos. C'est seulement le personnage qui convient le mieux pour les opérations secrètes de Washington. Si d'autres marionnettistes américains membres du club Bilderberg préfèrent rester dans l'ombre sans apparaître dans les médias, Soros, au contraire, s'exprime très volontiers. En avril 2015, il appelait Bruxelles à soutenir les autorités ukrainiennes jusqu'à la participation à une confrontation militaire directe avec la Russie. Il a récemment effrayé la planète par sa "prophétie" d'une nouvelle guerre mondiale où Washington serait opposé à Pékin. Il a aussi donné deux conseils, à sa manière. En tant que financier, il a suggéré à la Maison blanche d'associer le yuan au panier monétaire du FMI. Et en tant que russophobe, il a déclaré que l'administration américaine devait tout faire pour empêcher la solidification de l'alliance entre la Russie et la Chine. 
On pourrait, bien sûr, expliquer toutes ces déclarations excentriques par l'âge avancé de George Soros. On pourrait dire que "le vieillard s'est un peu emballé". Le 12 août 2015, il aura 85 ans. Mais il faut garder à l'esprit que quel que soit l'état physique de Soros, il ne laissera jamais échapper un mot sans avoir calculé ses conséquences, ni sans y voir son propre bénéfice — pas un simple bénéfice, mais un superbénéfice — ni sans tenir compte du profit des USA, le pays qui l'a accueilli en 1956. À propos Il n'y a pas longtemps, Soros a été vu à Kiev — fait qui a été complètement ignoré par les journalistes. C'est l'ancien chef de l'administration présidentielle du pays, Viktor Medvedtchouk, qui a expliqué les raisons de la visite du milliardaire influent en Ukraine. Selon lui, Soros serait venu pour diviser Naftogaz Ukraine en trois entreprises distinctes, avec le soutien du premier ministre Iatseniouk, et les privatiser. "Il (Soros) est toujours là où il y a beaucoup d'argent, des schémas de corruption et des possibilités de fraude. En Ukraine, surtout sous le pouvoir qui lutte contre la corruption de façon que personne ne s'en aperçoive, il y en a plus qu'assez de tout cela", conclut Medvedtchouk....
 
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Lire aussi:Les enjeux du Maïdan macédonienUkraine: Soros déçu par l'Europe d'aujourd'hui face à la Russie (WSJ)

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201506011016356566/
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La France invertébrée et anti-chrétienne. Par Alexandre Artamonov (Pravda France)

23 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Les transnationales

La France invertébrée et anti-chrétienne

La France invertébrée et anti-chrétienne. Par Alexandre Artamonov (Pravda France)

 

Un ami et un compagnon d’armes – André Michel Chanclu – m’a fait parvenir, par l’entremise de Françoise Compoint, une information qui m’a fait, je vous avoue, tiquer ! Lisez par vous-mêmes :

On sait que la Russie n’est pas une démocratie, on sait que la Russie est un régime instable et dangereux. La question posée c’est : est-ce qu’on doit continuer à provoquer les Russes, à refuser toute espèce de dialogue avec eux en les poussant à être de plus en plus violents, agressifs, et de moins en moins européens?

signé François FILLON.

Intéressant, non ? Je me demande bien quelle serait la réaction émotionnelle de ce cher François lorsqu’il regardera dans l’azur nordique remplissant les yeux d’un Poutine. Lui répétera-t-il ouvertement : « Vous êtes instable et dangereux, cher Ami ! » ? Les politiciens français sont-ils juste de petits apparatchiks, des nantis d’un régime qui a fait son temps qui observent le monde du haut de leur clocher villageois croyant que la planète Terre doit se presser à leurs portes ?

Vous savez, M. Fillon, vous êtes d’une désobligeance parfaitement indigène et indigeste! Et je recommanderais vivement au service de la Présidence russe de faire très attention à vous lorsque vous serez élu Président de la Cinquième République, faute de mieux, et serez de passage au Kremlin. Mais, à la différence d’un Donald Trump qui est peut-être grognon, mais est à même d’enfoncer le clou et de gueuler aussi fort que même les Séoudiens en tombent du haut de leurs minarets, à la différence de ce gros plein de soupe, dis-je, M. Fillon est tout douceur, tout miel : il a un discours réservé à ses ouailles domestiques, un autre qu’il tient à l’étranger, etc.

Vous savez, ce n’est pas de la politique : c’est de l’inconséquence dont la France pâtit, de ce double jeu style Macron lèvres pincées, « béni-oui-oui » qui est de mise à partir du temps du départ du Général De Gaulle. Les invertébrés se vendent à la pelle et pullulent, tels des têtards de marais dans les couloirs de l’Assemblée : très peu d’entre eux peuvent se gargariser d’être mâles. Et la belle Marion semble être entourée de mollusques sans méninges ni ossature.

Je veux bien croire à l’avènement de Fillon qui sauverait la République, mais injurier une grande nation continentale avant même d’avoir pris ses responsabilités relève d’un cas de myopie aggravée impardonnable chez un ex-premier ministre.

J’en déduis que Fillon est aussi atlantiste que Juppé ou Sarko. Que la France va continuer à s’écraser devant l’Amérique Trumpée (pourvu qu’elle ne soit pas trompée par ses espérances) – bref, qu’il s’agit d’un être atone qui n’arrive pas à la cheville de Marine. La Russie peut se passer des compliments de Fillon, mais jamais Poutine ou Medvedev ou le speaker de la Douma n’aurait eu le front de s’exprimer en public sur bien de choses qui émaillent le passé de la Cinquième République. Sans parler d’insulter Paris ou faire des jugements de valeur sur le caractère gaulois.

Dommage ! Grosse déception. Je dirais également qu’il y a un point très important en passe d’échapper aux observateurs français puisque ni Le Figaro ni Le Monde n’en font état : il s’agit de la loi anti-russe discutée au Parlement Européen. Le couperet tombera le 23 novembre prochain : si la loi est adoptée, les Européens n’auront plus le droit d’écouter ou lire ou regarder les médias russes jugés aussi extrémistes et propagandistes que les exhortations fanatiques de DAESH. Le Rideau de Fer s’abaissera de nouveau sur l’Europe. A ma connaissance, Angela Merkel a demandé de faire voter aussi la défense pour les autorités russes de sponsoriser une promotion agressive des valeurs chrétiennes. Si-si ! Vous avez bien compris : l’Europe se met en guerre contre le monde chrétien. D’où ma nouvelle lecture de la Syrie : on se rappelle bien que lors des bombardements alliés ou des attaques de DAESH les chrétiens étaient les premiers à périr. Et le silence médiatique fut des plus absolus en Europe.

A titre de conclusion générale je dirais que l’Europe lance une anti-croisade chrétienne et que la seule personne digne de porter la culotte en France semble être Marine Le Pen ou sa nièce Marion à l’avenir. Sic.

Alexandre Artamonov

Pravda France

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L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE. Crise inattendue ou planifiée ? Conférence organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" à Nice le mardi 29 novembre 2016. Analyse de Christina KOMI. Partie II.

23 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #L'OTAN., #Les transnationales, #Daesch, #Politique étrangère, #La Turquie, #l'immigration

 L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE.   Crise inattendue ou planifiée ? Conférence organisée par l'association  "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" à Nice le mardi 29 novembre 2016.  Analyse de Christina KOMI. Partie II.

L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE.


Crise inattendue ou planifiée ?


Aujourd'hui --26 ans après la guerre du Golfe, 13 ans après l'invasion de l'Irak par les USA et par leurs alliés européens, 15 ans après l'invasion de l'Afghanistan par les mêmes forces, 6 ans après la guerre de destruction de la Libye, et en plein milieu de la guerre en Syrie où encore les
mêmes forces étrangères donnent le rythme du tambour-- nous, citoyens des pays européens nous nous voyons concernés par deux situations graves :


1- des énormes flux de populations, en provenance de l'Asie et de l'Afrique essayent de joindre à tout prix les rives du continent européen.


2- notre vie quotidienne devient de plus en plus militarisée et surveillée pour des « questions de
sécurité ». Or, en même temps aucun contrôle d'identité des migrants n'est effectué dans les pays où ils arrivent en premier (notamment la Turquie, la Grèce, l'Italie), et aucune distinction n'est faite entre les réfugiés qui viennent vraiment de zones de guerre (qui doivent de suite être placés sous le régime de protection internationale de l'ONU qui leur attribuera les documents nécessaires) et les immigrés provenant d'autres zones. Les lois du droit international ne sont pas respectées ni appliquées et ce qui devrait être envisagé comme un problème à l'échelle internationale et planétaire est réduit à une affaire interne à l'Union Européenne. Une des fonctions des traités de Lisbonne, de Dublin et de Schengen est exactement celle-là : obliger les gouvernements nationaux des pays européens à contourner le droit international en imposant la non surveillance de certaines frontières (notamment celles de la Méditerranée) et en permettant la fermeture d'autres, notamment de celles des pays qui se trouvent au nord de la Grèce et de l'Italie.

Sous les ordres du Directoire de Bruxelles (Commission, BCE, Eurogroup, MES et d'autres organismes travaillant en réseau) encadré comme toujours par les lobbies financiers et
spéculateurs, le Sud de l’Union européenne est en train de se transformer en un énorme camp de concentration de gens d'autres continents, détenus de façon illégale en situation de misère et de désespoir. Car les autorités nationales de la Grèce et de l'Italie, qui contrôlaient
traditionnellement le mouvement à leurs frontières, se voient aujourd'hui dispensées de leurs
obligations d'antan. Les frontières italiennes et grecques de la Méditerranée sont ouvertes et
délibérément privées de tout contrôle de la police et de l'armée nationales. C'est une zone de
safari aux humains, exercé par des commerçants illégaux d'âmes, par des nombreuses ONG peu transparentes (qui n'ont à rendre de compte à personne sauf à ceux qui les financent) et par des forces armées mercenaires de compagnies privées, telle FRONTEX, et de l'OTAN.
Les photos de milliers de migrants noyés en mer ont fait le tour du monde, mais peut être
pas l'information du journal The Guardian en Avril 2016 : plus de 10.000 mineurs non
accompagnés, une fois arrivés sains et saufs en Europe, sont perdus dans les réseaux du crime organisé. Et ceci seulement entre 2014 et 2015. En fait, 60 % du nombre total des migrants qui
entrent en Europe, après avoir payé des fortunes aux commerçants illégaux pour traverser un
bout de mer, s'ils ne finissent pas noyés, terminent dans les réseaux de prostitution et de
commerce d'organes (femmes et enfants) ; le reste dans l'esclavage.
En même temps, on entend que « le terrorisme se répand de plus en plus en Europe » ou
que « l'état d'urgence est prolongé », la peur du prochain coup nous faisant accepter de plus en
plus de surveillance devant notre porte d'appartement. Pourtant le flux d'argent, seule vraie voie
pour bloquer les affaires lucratives du crime organisé et du terrorisme, reste complètement libre
et incontrôlable, tout comme le flux des migrants aux portes de l'Europe. Les consignes « à bas
les frontières », «à bas les nations » n'ont qu'un seul objectif : que l'infiltration d'éléments
potentiellement criminels continue et qu’ainsi le commerce des circuits criminels devienne de
plus en plus lucratif sans obstacles, au détriment tant des migrants que de nous, citoyens français, italiens, grecs, allemands etc.


Et voici une première question à se poser : qui en profite ?

Le bureau de l'ONU estime que pour la période du 1996-2011 le nombre des victimes du
commerce illégal d'humains était de l'ordre de 55.000 immigrés entrés en Europe, provenant de
l'Orient, de l'Afrique du Nord et de l'Ouest et apportant au crime organisé des profits de l'ordre
de 150.000.000 de dollars. Imaginons-nous l'augmentation vertigineuse de ces profits à partir de
2014 ?


Et voici une deuxième :
Quel est le niveau de gains pour les entreprises multinationales en Europe quand elles ont la
possibilité de puiser de la main d'oeuvre quasi-esclave dans un énorme réservoir de miséreux,
situé à la portée de leur main --non pas en Chine mais juste à côté, en Grèce par exemple ? Quel est, dans ce cas le sort du travailleur local (français, italien, allemand etc.) ?

N'allons pas très loin, la loi El Khomri est un fait et ce n'est que le début.


Ces deux questions nous mènent à la troisième :


Est-ce que les victimes des pays détruits de l'Asie et de l'Afrique --qui sont en même temps
victimes des réseaux criminels aux portes et à l'intérieur de l'Europe et victimes de la non application du droit international-- ne deviennent pas aujourd'hui l'instrument d'une autre action
destructrice ? celle du démantèlement des Etats-nations de l'Europe, tout d'abord du Sud –
transformé en une énorme prison de déracinés miséreux-- et par la suite du Nord –car les
travailleurs seront tôt ou tard confrontés à la concurrence du travail esclave.


L'objectif de notre débat est d'essayer de comprendre la situation très complexe et cruciale dans
laquelle se trouvent aujourd'hui les peuples, tant ceux du continent européen que ceux des autres, de nous aider à poser les bonnes questions et de fournir à l'auditoire des informations et des éléments de réponse.


Christina KOMI. Enseignant-chercheur franco-grecque.
 

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L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE. Crise inattendue ou projet planifié ? Conférence organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" à Nice le mardi 29 novembre 2016. Partie I

23 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #L'OTAN., #L'immigration, #AMERIQUE

L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE.  Crise inattendue ou projet planifié ?  Conférence organisée par l'association  "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" à Nice le mardi 29 novembre 2016. Partie I

Préinscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions !

 

 

 

 

Ce 29 novembre, de 18h à 21h,

maison des associations, 12 pl. Garibaldi ( salle Avelanie ),

notre association vous invite à la Conférence/ Débat

 

 

L'IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE

 

Crise inattendue ou projet planifié ?

 

avec la participation de Christina Komi (enseignante-chercheur franco-grecque)

et une tribune composée de représentants d’organisations attachées à la souveraineté nationale

 

Bonjour

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » voit son périmètre se réduire dangereusement.

En octobre 2016 nous avons reçu un courrier du responsable de la vie associative auprès de la mairie de Nice, nous annonçant les nouvelles dispositions prises sur injonction du préfet des Alpes-Maritimes. En voici un extrait significatif:

« Dès lors qu’une manifestation organisée par votre association est ouverte au public  et qu’elle ne fait pas l’objet de réservations par les participants et qu’il n’y a pas, par conséquent, de liste d’émargement, il vous appartient de prendre des mesures de sécurité, à savoir un agent de sécurité d’une société privée agréée, pour le contrôle des sacs à l’entrée. »

Ces dispositions ont été au centre de la réunion de travail du conseil d’administration de l’association qui s’est réuni le 20 octobre 2016 à Nice. La survie de notre association est au cœur de notre réflexion et oriente les décisions prises.

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire autrement.

En voici les grandes lignes :

  • Moins de réunions dans l’année, mais sur des thèmes majeurs concernant l’objet de notre association.
  • Demander une préinscription des participants éventuels afin de présenter une liste de réservations, ce qui évitera le recours aux agents de sécurité (voir modalités d’inscription en fin de message).
  • Travailler en collaboration étroite avec des organisations préoccupées par la souveraineté populaire et par la souveraineté nationale.
  • Demander à ces organisations de lancer l’invitation auprès de leurs contacts afin de constituer une liste de participants éventuels.

Rien ne garantit la réussite de ces réunions publiques avec préinscriptions, mais cela semble être la seule issue possible pour la poursuite de nos activités. Dans ces temps incertains et troubles il semble de première nécessité de conserver cet espace de liberté.

Cette introduction doit être aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Il n’est pas habituel d’inviter les citoyens à nos réunions publiques par un tel message, mais les « dispositions de sécurité » prises après les attentats terroristes en France obligent à le faire.

En espérant vous voir bientôt.

Bien cordialement.

Lucien Pons. Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

 

Comprendre qui et comment tire les ficelles de l'immigration massive vers les pays d'Europe est aujourd'hui indispensable pour comprendre notre présent et notre avenir.

Peuples en déracinement, victimes de guerres militaires ou économiques orchestrées par l'Occident, et plus particulièrement par les pays euro-atlantistes, ces milliers de gens, quand ils ne finissent pas noyés après avoir déboursé des fortunes auprès de commerçants d'âmes, se retrouvent emprisonnés dans des centres de détention et/ou canalisés vers les circuits du crime organisé et de l'esclavage, en pleine floraison en Europe actuellement. Qui en parle ? Qui se mobilise pour que tout cela s'arrête ?

Si des murs et des fils barbelés s'érigent en Europe centrale, les intérêts des spéculateurs et des financiers, protégés et promus par Bruxelles, exigent « No borders » : que les frontières du Sud, de la Méditerranée, soient privées de tout contrôle de la part des polices nationales, soient laissées aux mains des forces armées privées et de celles de nombreuses ONGs, financées directement par ces mêmes spéculateurs. L’un d'eux, l'investisseur devenu milliardaire dans une nuit, Georges Soros, fondateur de la fondation Open Society, et qui est derrière de nombreuses ONGs, déclare dans un article du Wall Street Journal que les migrants seront son prochain objectif d'investissement, pour une somme de 500 millions de dollars : voir ici (site en anglais).

Dans un des documents officiels de cette même fondation, porté à la lumière du jour cet été par DC Leaks, on lit : « la crise des réfugiés en Europe doit être acceptée comme la nouvelle réalité » et que « la crise doit être envisagée comme une nouvelle opportunité » pour la mission que la fondation de Soros a entreprise : influencer au niveau planétaire les politiques migratoires ; voir ici le document (en anglais).

Entre temps, chez nous, la menace du terrorisme est ruminé quotidiennement par les médias, mise en avant par les classes politiques au pouvoir, et suivie par la militarisation de notre vie quotidienne et la limitation progressive de nos droits et libertés. Chômage croissant, recrudescence des lois contre les travailleurs, interdiction des réunions, état d'urgence…

Nous vous attendons nombreux pour écouter ce que les médias ne disent pas et pour participer au débat.

Christina Komi, enseignante-chercheur franco-grecque

 

Seules les personnes inscrites pourront participer à cette conférence

 

Modalités d’inscription

Quelque soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer :

« prénom, NOM, code postal de résidence

je m’inscris à la Conférence sur l’immigration organisée par le CNR le 29 11 2016  »

 

  • Par courrier postal :  CNR 06  7 rue Pierre Mellarède 06100 Nice
  • Par courrier électronique : contactcnr06@laposte.net
  • Par téléphone ( SMS ou message enregistré) :  06 82 97 97 77

 

 

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Bosnie : Un futur conflit dans les Balkans ?

23 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #La guerre, #Daesch, #Politique étrangère, #Les média, #La Turquie, #ISIL, #L'OTAN., #La Russie

Source : Joaquin Flores – Fort Russ News – 26 septembre 2016

Le premier ministre Milorad Dodik prend la parole à un meeting pré-victoire à Banja Luka, capitalede facto de la Republika Srpska

Le premier ministre Milorad Dodik prend la parole à un meeting pré-victoire à Banja Luka, capitalede facto de la Republika Srpska

La Républika Srpska – l’état serbe autonome enchâssé dans la Bosnie-Herzégovine – a tenu hier [25 septembre, NdT] un référendum qui change la donne. Ce référendum portait théoriquement sur la reconnaissance d’un jour férié : le Jour de l’Indépendance. Il a été publiquement approuvé et soutenu par le Premier ministre de la Republika Srpska, Milorad Dodik.

bosnie-auj

Dans la soirée d’hier, les derniers bulletins ont été dépouillés et le résultat a été publié : 99,8% des votants se sont prononcés pour la reconnaissance d’un Jour de l’Indépendance.

Mais les uns et les autres, des deux côtés, sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agissait d’un galop d’essai pour un autre référendum, qui porterait, celui-là, sur une réelle déclaration d’indépendance, c’est-à-dire une volonté de séparation d’avec la Bosnie-Herzégovine et la possibilité d’une réunion avec la République de Serbie et sa capitale, Belgrade. Cette aspiration a le soutien la Russie.

Ce qui veut dire qu’un référendum portant sur la question d’une véritable indépendance pourrait bien se tenir à n’importe quel moment entre aujourd’hui et l’année 2018, qui a déjà été publiquement évoquée. En fait, la date précise dépendra de la rapidité avec laquelle l’OTAN poussera le fragile état multi-ethnique et multi-confessionnel vers une intégration à l’Alliance et exigera de lui des réformes constitutionnelles grosses d’orages.

Le référendum d’hier était une réplique aux avertissements officiels – et même aux menaces de violences – de l’OTAN, interdisant la tenue d’un référendum dans la capitale sous domination bosniaque de la Bosnie-Herzégovine, Sarajevo.

Ces menaces n’ont pas laissé indifférent le gouvernement, siégeant à Belgrade, de la République de Serbie, état indépendant reconnu par l’ONU, à l’est de la Republika Srpska et de la Bosnie-Herzégovine.

La République de Serbie (à ne pas confondre avec la Republika Srpska) ne fait partie ni de l’Union Européenne ni de l’OTAN. La Bosnie-Herzégovine, qui comprend la Republika Srpska, ne fait pas non plus partie de l’OTAN, mais l’équipe au pouvoir à Sarajevo a multiplié ces dernières années les démarches pour y être admise.

Au départ, le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić, respectant les normes diplomatiques de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres états, avait exprimé une position neutre vis-à-vis du référendum bosniaque.

Mais, suite aux menaces de violence contre la population ethnico-religieusement différente de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères, Ivica Dačić, après un échange de vues avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, a été forcé de se prononcer plus clairement, en déclarant que les forces de sécurité serbes ne resteraient pas les bras croisés, si un référendum, dans la Republika Srpska voisine, était en butte à des violences de la part des forces de Sarajevo.

On n’avait pas entendu des discours de ce genre au niveau officiel depuis la guerre « civile » de Yougoslavie, qui a fait rage de 1991 à 2001. Les intellectuels occidentaux qui se sont exprimés sur le sujet – y compris Noam Chomsky – ont démontré que le démantèlement de la Yougoslavie avait résulté d’un projet dirigé par les États-Unis et l’Allemagne, l’Albanie et la Croatie étant les premiers bénéficiaires ex-yougoslaves de l’entreprise.

Il y a peu de chances pour que les USA et la Russie trouvent un terrain d’entente sur ce problème, vu son parallélisme avec d’autres guerres où s’affrontent actuellement les deux puissances. Le désir des Russes de construire un gazoduc à travers les Balkans et la volonté de l’OTAN de s’y opposer augmentent considérablement les chances d’un nouveau conflit dans les Balkans.

Ce qui a déclenché le mouvement du référendum.

Depuis 2013, l’OTAN a organisé plusieurs rencontres au sommet avec l’équipe au pouvoir à Sarajevo, en vue d’accélérer l’entrée de la Bosnie-Herzégovine dans l’Alliance.

Ces tractations ont été synchronisées, en 2014, avec un mouvement de revendications sociales  portant apparemment sur les droits du travail et les problèmes de chômage à Tuzla, l’ancienne capitale industrielle de la Bosnie, que l’auteur de ces lignes et notre collègue russe Andrew Korybko ont signalé à l’époque comme un stratagème de l’UE et de l’OTAN[ébauche de révolution colorée en somme, NdT]. Leur conviction s’était fondée alors sur le fait que les manifestants réclamaient des changements de la Constitution qui auraient court-circuité son état actuel, lequel reconnaît à la Republika Srpska un important degré d’autonomie. Cet état présent de la Constitution accorde à la Republika Srpska le droit d’entretenir une force de sécurité ethnique dotée d’une autonomie équivalente à la force de sécurité ethnique bosniaque, à la frontière séparant les deux états associés.

La frontière entre la Republika Srpska et la République de Serbie est plutôt poreuse, avec un contrôle des frontières qui ressemble beaucoup plus à un péage qu’à une frontière nationale entre deux états distincts.

Là-dessus,vient se greffer un mouvement social bosniaque, vendu au public occidental comme une initiative syndicale laïque de centre-gauche, qui est en réalité un mouvement salafiste djihadiste lié à Al Qaïda, utilisant les procédés d’agitation des Frères Musulmans, dont le but est de consolider le contrôle de Sarajevo sur la Republika Srpska actuellement autonome, en conformité avec les intentions publiquement affichées de l’UE et de l’OTAN de réformer la Constitution.

Dans un document intitulé « Réformer les institutions de la Défense de Bosnie-Herzégovine » publié par le journal officiel de l’OTAN, NATO Review, James R. Locher III et Michael Donley analysent les progrès accomplis par la Bosnie-Herzégovine dans le domaine de la réforme de son armée.

Ils écrivent :

La Bosnie-Herzégovine a réussi à satisfaire presque toutes les attentes de l’OTAN. Succédant à une intense période de recherche de consensus (consensus building) et de négociations entre mai et septembre 2003, la Commission de Réforme de la Défense est arrivée à un accord unanime qui a fait l’objet d’un rapport de 293 pages, fixant la voie à suivre. Ce rapport comportait le brouillon des changements à apporter aux constitutions des deux entités, trois lois de niveau-entité et deux lois de niveau-état, ainsi que deux propositions de lois comprenant une loi sur la défense au niveau de l’état.

L’OTAN a planté profondément ses crocs dans la Bosnie (aussi appelée Bosnie-Herzégovine dans cet article) et elle n’est pas du tout disposée à lâcher prise. Les réformes sur la sécurité impliquent la centralisation du commandement et l’élimination de toutes les forces de sécurité autonomes de la Republika Srpska, qui sont déjà en sous-effectifs, du fait de la signature forcée d’accords léonins.

Une autre preuve que la situation, dans la région, est instable, c’est que la principale menace envers les forces de sécurité serbes est constituée par l’armée bosniaque elle-même.

En février dernier, la Fédération de Russie a annoncé qu’elle allait entraîner les forces de sécurité de la Republika Srpska, dans le cadre d’un projet d’entraînement commun.

L’OTAN et les Monarchies du Golfe ont, de leur côté, préparé leurs propres forces paramilitaires en parallèle avec l’armée officielle. Ces forces font, pour l’essentiel, partie des brigades d’ISIS et d’Al-Nosra, mais les centres de recrutement et d’entraînement sont en Bosnie.

Le plus grand camp d’entraînement des troupes d’ISIS et d’Al Qaïda à l’ouest d’Istamboul se trouve en Bosnie. Les plus grands groupes ethnico-religieux indigènes à l’Europe actuellement engagés dans les guerres de Syrie et de Libye sont bosniaques. Les Bosniaques, à l’origine, étaient des Serbes qui, pour différentes raisons, au temps de la domination ottomane, ont adopté la religion musulmane. La langue parlée par les Bosniaques, aujourd’hui encore, est le serbe. Ils restent, en général, d’un point de vue phénotypique, indiscernables des Serbes, les deux principales différences entre les deux communautés étant religieuses et historiques.

Mais les liens historiques entre les musulmans de Bosnie et la Turquie existent encore. Les médias occidentaux qui ont rendu compte des manifestations de Tuzla se sont bien gardés de jamais faire allusion au fait que les groupes organisateurs étaient soutenus par l’Arabie Saoudite et la Turquie. Pourtant, l’essentiel du travail d’organisation  a été fait par le plus grand parti « islamiste modéré » de  Bosnie, le SDA (Parti d’Action Démocratique).

Financé significativement par les monarchies du Golfe et par le Parti populaire européen de Jean-Claude Juncker (dont il fait partie), le SDA, est un parti conservateur de droite (Chari’a) pro-Union Européenne et islamiste, qui est aussi le parti politique le plus important de Bosnie.

Candidats du SDA

Candidats du SDA

En ce sens, ce croisement de mouvements pro-OTAN, pro-UE et islamistes se faisant passer pour des progressistes de centre gauche, répète à l’identique la stratégie politico-médiatique utilisée en Libye avec le CNT ou Conseil national de transition, et en Syrie avec le CNS ou Conseil national syrien et l’ASL ou  Armée syrienne libre.

En conséquence des avertissements sans équivoque de Sarajevo quant à sa volonté d’abolir le statut autonome de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères russe Lavrov a prévenu très clairement en 2014 que si Sarajevo mettait à exécution sa menace de changer la Constitution, la Russie serait en position de « reconnaître le droit à l’autodétermination des deux peuples composant l’État » de la République à trois peuples de Bosnie-Herzégovine, se référant ainsi non moins clairement au précédent historique des Croates et des Serbes, bien que sa remarque concernât surtout la Serbie, puisque les Serbes de Bosnie ont ouvertement exprimé leur volonté de faire sécession en cas de crise constitutionnelle.

Toutes ces circonstances rassemblées font de la consultation d’hier un « référendum-test » sur l’indépendance de la Republika Srpska.

Contexte

La structure actuelle de la Bosnie-Herzégovine résulte de deux déterminants historiques : la structure d’origine de la République socialiste fédérale de Yougoslavie et les accords de Dayton. Les accords de Dayton ont été négociés et signés en 1995, lors de la guerre civile (sic) de Yougoslavie, quatre ans avant le bombardement de la Serbie en général et de Belgrade en particulier, par l’aviation de l’OTAN. Les institutions et les réalités politiques créées par les accords de Dayton sont, pour l’essentiel, le point de convergence de la dispute.

La République actuelle de Bosnie-Herségovine est composée de la Republika Srpska d’une part, et de la Fédération de Bosnie et d’Herzégovine d’autre part, celle-ci ayant été auparavant nommée Fédération bosniaco-croate, parce qu’elle était elle-même composée de deux groupes religieux distincts.

Comme l’auteur de ces lignes l’a écrit dans le passé, la période qui s’annonce et la crise qu’elle amène vont offrir à la Republika Srpska l’occasion rêvée de s’unir à la Serbie.

La Serbie est dans la position délicate de pouvoir soit récupérer la Republika Srpska et le Kosovo, tout en conservant des régions comme la Voïvodine, soit d’éclater davantage, en prenant part à un véritable conflit entre des pouvoir locaux aspirant au transfert et des états régionaux hostiles.

Un des rédacteurs de Fort-Russ et directeur de projets spéciaux du Centre d’Études Syncrétiques, Jafe Arnold, a écrit une étude fouillée et prémonitoire sur le sujet pour Global Independent Analytics, au début de cette année. Il y disait notamment :

Au cours des derniers mois, on a constaté un accroissement des tensions entre les deux entités politiques formant la Bosnie-Herzégovine – la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la Republika Srpska – au point que la bouilloire sur le feu qu’est l’arrangement géopolitique de cet espace de l’ex-Yougoslavie a failli déborder.

Tandis que les événements continuaient leur escalade et que l’axe OTAN/islamistes apparaissait au grand jour, la situation, dans les pays de l’ex-Yougoslavie est devenue plus instable qu’elle ne l’a jamais été depuis 2001.

Des ONG serbes pour éduquer et tenter de stabiliser.

Le Centre pour les Études Syncrétiques (Center for Syncretic Studies) a été fondé en 2013 à Belgrade, comme une réponse spécifique au spectre grandissant d’un nouveau conflit majeur dans la région. En tant qu’organisation éducative à but non lucratif, il a travaillé à disséminer l’information accessible au public, à l’intention à la fois des publics anglophones et serbes, pour aider à comprendre ce que signifient les Balkans occidentaux et  en particulier la Serbie, dans la crise mondiale en cours.

Fort-Russ News a plusieurs rédacteurs, qui sont aussi des chercheurs, et des directeurs au sein du CSS. Le CSS travaille en partie sur des questions relatives aux efforts de déstabilisation de l’OTAN dans la région, et il étudie les outils de mobilisation politique et idéologique capables de s’y opposer. Le CSS a travaillé en collaboration avec le consulat de Syrie et avec des dirigeants politiques serbes, afin d’être mieux préparé aux événements que de nombreux analystes considèrent comme inéluctables.

Les événements de Syrie et d’Ukraine ont confirmé plusieurs des thèses opératoires du CSS sur l’idéologie syncrétique, les tactiques de printemps colorés dans le contexte de la 4GW (« Fourth Generation Warfare ») ou  Guerre de Quatrième Génération* et la guerre des nouveaux médias, qu’il peut s’avérer utile de bien connaître, au fur et à mesure que surgiront des problèmes similaires dans les mois ou les années qui viennent, dans ce qui fut la Yougoslavie.

Joaquin Flores – Fort Russ News – 26 septembre 2016

Article original : http://www.fort-russ.com/2016/09/new-balkans-conflict-ser…

Traduction : ASInfo, Joaquin Flores, 04-10-2016

 

28 réponses à Bosnie : Un futur conflit dans les Balkans ?

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 23 novembre 2016 
 
 

Parler d’un régime dictatorial en Russie est un refrain usé. Un président soutenu par 85% de sa population, alors que le président français qui a plus de pouvoir, n’est soutenu que par 4%. Ce qui pose la question d’un totalitarisme caché. Le président français, selon la constitution de la Vème République, a plus de pouvoir que le président de la Fédération de Russie.
Ce refrain sans cesse répété de “régime” dictatorial en Russie est lassant.
Il est tout à fait fondé que plusieurs pays européens n’apprécient par l’implantation de l’OTAN qui ne les protège pas, mais les mets en première ligne, au service d’intérêts qui ne sont pas les leurs.

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Censure française, « Je suis MEMORIAL DE CAEN ! » Par Richard Labévière.

22 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La nation ., #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Politique étrangère, #ISIL, #Daesch

Censure française, « Je suis MEMORIAL DE CAEN ! » Par Richard Labévière

Censure française, «  Je suis MEMORIAL DE CAEN ! »

Coupure d’électricité au Pays des Lumières… Donc, le colloque scientifique sur la Syrie qui devait avoir lieu le samedi 26 novembre prochain au Mémorial de Caen a été annulé sans autre forme de procès. « On ne pouvait pas laisser les clés du Mémorial à un colloque suspecté de défendre les positions de Bachar al-Assad, lequel depuis 2011 conduit une guerre infâme », a déclaré à l’AFP Stéphane Grimaldi, le directeur du Mémorial de Caen. Et notre courageux redresseur de torts – qui a été directeur de la communication de la mairie de Bordeaux de 1995 à 2000 et de l’Association des maires de France de 2000 à 2002 – de préciser que sa décision a été prise à la suite d’une campagne menée sur les « réseaux sociaux », qualifiant les intervenants pressentis du colloque scientifique du Mémorial de Caen (universitaires, journalistes, députés PS, Républicains et UDI) comme proches, sinon carrément d’extrême-droite ! Bigre, ça ne s’invente pas !

Si d’aventure des comploteurs du Net venaient à lancer une campagne pour affirmer que le débarquement du 6 juin 1944 n’a jamais eu lieu, ce bon Stéphane Grimaldi risquerait bien de fermer sa boutique sans autre forme de procès non plus, ni autre espèce de vérification et de contrôle du contenu des multiples fadaises qui circulent sur la toile ! En tout cas, la décision de Stéphane Grimaldi est édifiante et fait symptôme sur l’état des libertés civiles et politiques de notre vieux pays : il suffit qu’une bande de crétins s’agitent sur des réseaux « numériques », qui n’ont du reste rien de « sociaux », pour qu’un fonctionnaire territorial ou déterritorialisé décide de censurer telle ou telle expression qui n’aurait pas l’avantage de correspondre à sa perception très personnelle de l’actualité internationale.

Qui est à l’origine de la petite campagne haineuse déclenchée contre le colloque scientifique du Mémorial de Caen sur les réseaux numériques ? On retrouve les mêmes tristes sires et sirettes qui ont déjà mené une entreprise similaire contre l’émission Un Oeil sur la Planète de France-2, qui pour une fois faisait la part des choses pour mieux comprendre la guerre globale de Syrie. La présentatrice du magazine s’est même vue trainée dans la boue, y compris par des amis Tunisiens, la poussant à se désolidariser de son producteur, pourtant grand reporter et professionnel reconnu des dossiers les plus difficiles. Au final, ces hystériques ont fini par avoir gain de cause, puisque la courageuse Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a tout simplement supprimé l’émission prétextant quelque mesure d’économie.

De retour depuis plusieurs années dans la France « Je suis Charlie », la censure se pare toujours de l’argument dominant, imparable et susceptible d’habiller chaudement toutes les lâchetés : les restrictions budgétaires, mesures d’économie s’entend… C’est tellement commode !

Parmi ces grands courageux des « réseaux sociaux », on retrouve – en première ligne – un « journaliste » du Point qui s’était retrouvé en Syrie comme le Fabrice del Dongo de La Chartreuse de Parme à Waterloo, ne voyant que de la fumée et des chevaux sans véritablement comprendre ce qui était en train de se passer… avant d’être enlevé.

En France, et c’est une autre particularité nationale, un journaliste quel qu’il soit – qui a été pris en otage durant une courte, moyenne ou longue durée – peut, à peu près tout se permettre et se voit aussitôt promu en expert d’à peu près tout et n’importe quoi. C’est, évidemment le cas de notre imprécateur, qui à part son séjour prolongé-contraint en Syrie, ne connaissait pas grand-chose de ce pays et de sa région complexes, ses écrits et autres prestations audiovisuelles en attestent avec éloquence. Cela n’empêche nullement ces accidentés de l’information de faire la morale à tort et à travers en prétendant dire le bien et le mal tout en calibrant ce qu’il est correct de faire ou de ne pas faire ; tout en s’affirmant « Charlie », bien-sûr, c’est-à-dire le défenseur interplanétaire des droits humains, de la liberté de pensée et d’expression bien-sûr…

Vient ensuite, un « chercheur » dont quelques-unes des spécialités les plus connues sont la haine de l’Iran, la défense des intérêts d’Israël et une admiration inconditionnelle de l’OTAN. On retrouve aussi deux sœurs assez fofolles autant que pittoresques. La première « chercheuse » elle-aussi ayant été longtemps la « secrétaire » d’un vieil agent inamovible du MI-6 (services extérieurs britannique) en poste à Paris, a pigé pour la Fondation Ford et d’autres Think tanks anglo-saxons juteux avant d’être décorée de la Légion d’honneur. Militante psychiatrique de la « Révolution syrienne », sa sœur se présente comme « journaliste », envoyée spéciale permanente du quotidien Libération en Syrie… Qui lit encore ce « journal » passé de Jean-Paul Sartre à Rothschild ? Un autre activiste, ancien patron de l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) à Damas, est aussi à la manoeuvre. Amoureux transi des Frères musulmans et de Tariq Ramadan, ce Crétin des Alpes ne supporte pas qu’on ne partage pas ses obsessions, surtout lorsqu’il abuse de la gnôle de ses belles montagnes.

Quant à classer les intervenants du colloque scientifique du Mémorial de Caen dans la catégorie « extrême-droite », disons spontanément que c’est très exagéré !!! aurait dit Mark Twain répliquant ainsi à un grand quotidien newyorkais qui venait d’annoncer sa propre mort alors qu’il était en train de mettre la touche finale à l’un de ses plus grands romans…

Quoi qu’il en soit, la décision du directeur du Mémorial de Caen constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire, Condorcet, Alain Badiou, Frédéric Lordon et Bernard Stiegler… Quelle tristesse !

ALAIN CHOUET

A chaud, notre ami Alain Chouet nous a fait parvenir le texte suivant : « Le Colloque sur la Syrie – Les enjeux de la Syrie et de la région – qui devait se tenir le 26 novembre prochain au Mémorial de Caen et auquel j’avais été invité à participer vient d’être annulé sur décision du directeur du Mémorial qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs mois, vient d’annuler cet accord au dernier moment.

Le directeur du Mémorial dit avoir pris cette décision de refus après avoir été alerté « par des réseaux sociaux » (sans autre précision) sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d’extrême droite bien connus et partisans de Bashar al-Assad »… Il aurait tout de même été intellectuellement honnête de sa part de vérifier ces assertions avant de prendre sa décision.

Je ne connaissais pas tous les participants à ce colloque mais ceux que je connais ne sont ni d’extrême droite ni partisans de Bashar al-Assad, en particulier :

– Michel Raimbaud, ancien ambassadeur, ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ;

– René Nabaa, ancien correspondant de l’AFP à Beyrouth, consultant à l’Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l’Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève ;

– Richard Labévière, journaliste et écrivain, membre du Parti socialiste ;

– Joël Bruneau, maire UMP-UDI-Modem de Caen ;

– Gérard Bapt, député à l’Assemblée nationale, groupe PS ;

– Adonis, philosophe et poète syro-libanais ;

– Jean Marie Schléret, député à l’Assemblée nationale, groupe UMP, ancien président du Conseil national consultatif des personnes handicapées ;

– Majed Nehmé, directeur du journal Afrique-Asie ; (ce journal créé par Simon Malley s’est illustré dans la lutte contre les dictatures arabes et africaines et dans la lutte anti-apartheid) ;

– … et enfin moi-même, écarté de mes fonctions à l’été 2002 sous le soupçon d’appartenance au PS et de « jospinisme »…

Toutes ces personnes ne sont ni des militants d’extrême droite ni partisans ou soutiens des dictateurs. Certains, comme le poète Adonis, sont au contraire d’inlassables combattants contre la violence d’Etat dont ils ont été eux-mêmes victimes.

En ce qui me concerne, j’ai été il y a plus de vingt ans le premier en France à essayer de prolonger les travaux de Michel Seurat sur ce qu’il appelait « l’Etat de barbarie ». Dans un très long article publié par la Documentation française, j’ai décrit en détail les méthodes et les mécanismes par lesquels Hafez el-Assad s’était approprié entre 1970 et 1990 – par la duplicité et la violence – l’ensemble de l’appareil d’Etat syrien au profit de sa famille et de sa communauté. Ce texte reste encore aujourd’hui – en France comme à l’étranger – l’une des premières références universitaires sur le sujet.

Je défie quiconque de trouver dans mes nombreux écrits, entretiens, conférences, le moindre soutien aux auteurs – quels qu’ils soient – des violences commises en Syrie ou ailleurs, le moindre soutien aux dictateurs et la moindre référence aux thèses de l’extrême droite, du conspirationnisme, de l’antisémitisme que je combats au contraire avec véhémence depuis cinquante ans.

J’ignore quels sont les « réseaux sociaux » qui ont alerté le directeur du Mémorial de Caen sur cette réunion de « dangereux fascistes ». J’en ai trouvé un qui s’intitule « Gauche de combat » avec comme sous-titre « Gauchiste et fier de l’être ». Il y en a sans doute d’autres mais je ne les ai pas vus. J’y note la présence de deux personnes qui avaient exigé en février 2016 de Mme Delphine Ernotte (Présidente de France Télévisions) la mise à pied de Mme Samah Soula, présentatrice de l’émission Un Oeil sur la planète, au motif que l’un de ses documentaires consacrés à la Syrie ne leur convenait pas car sa description des atrocités commises par les djihadistes s’analysait à leurs yeux en un soutien implicite au régime de Damas ».

RENE NABAA

La réaction de notre ami et grand journaliste René Nabaa vaut aussi le détour : « Au XXème siècle, à l’époque de la montée du totalitarisme, du fascisme et du nazisme, les États ont failli, en cédant sous la pression de groupuscules minoritaires… Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard von Weizsäcker, président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994. Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire.

Stéphane Grimaldi, le directeur du Mémorial de Caen, paraît un ferme partisan de la liberté d’expression, mais à l’épreuve des faits ce bureaucrate s’est révélé, sinon un homme sans vertébration intellectuelle, à tout le moins sans consistance morale. Un démagogue bas de gamme : Charlie à Paris, Charlot à Caen et parfait zozo for ever, au vu des péripéties qui ont émaillé sa dernière prestation administrative.

Se drapant de l’autorité que lui confère sa fonction de serviteur d’un majestueux monument, le Mémorial de Caen, cet ancien directeur de la communication de la Mairie de Bordeaux, ancien administrateur de l’office des investissements internationaux, notamment pétromonarchies, s’est imaginé en auguste personnage bravant l’infâme. Un chevalier blanc terrassant l’ignominie, grisé par la tentation de son « quart d’heure de célébrité médiatique », chère à Andy Warhol. Ah les ravages des frustrations des bureaucrates anonymes et sans relief.

Confondant sans doute sa mission et sa dimension, ce scribe – un serviteur, non un régent, un simple exécutant, non un prescripteur – prétendument incommodé par les gazouillis d’un groupe frelon protestataire a décrété l’annulation d’un colloque prévu le 26 novembre 2016 au Mémorial de Caen, sans le moindre égard pour le maître des lieux : le Maire de Caen. Sans égard pour un aréopage constitué de grands serviteurs de l’État: Véronique Bouté, cancérologue de renom, présidente de l’Université pour la Méditerranée, Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, ancien président de l’Office de protection des réfugiés et des apatrides, Alain Chouet, ancien haut fonctionnaire de la DGSE en charge du monde arabe musulman, Alain Corvez, officier de marine du cadre de réserve, Richard Labévière, ancien Rédacteur en chef de la revue Défense, le vecteur médiatique de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) et auteur de plusieurs ouvrages sur le terrorisme et son financement dont Les dollars de la terreur – Les États-Unis et les islamistes, paru aux Éditions Grasset en 1998.

Un colloque organisé sous le parrainage notamment de l’Université pour la Méditerranée et du mensuel Afrique-Asie, fondé par Simon Malley, compagnon de route des guerres de libération nationale du Tiers Monde, dont le propre fils Robert Malley est le conseiller du président américain Barack Obama pour le Moyen Orient.

Du beau monde en somme. De grands serviteurs de l’Etat apparent et de l’Etat profond, non des soudoyeurs et des soudards du « tueur d’enfants Bachar Al Assad », qui seraient cimentés, de surcroît, par leur attachement commun à une déologie d’extrême droite…

Le signataire de ce texte a figuré dans ce lot, alors qu’en quarante ans de carrière dans les grandes entreprises de la presse française, il passait, de l’aveu même de sa hiérarchie administrative, pour être un « incontrôlable », expression qui signifie dans le jargon professionnel, un être qui exerce un journalisme d’impertinence et d’irrévérence et non un journalisme de déférence et de connivence, comme ont tendance à l’être ses détracteurs.

D’origine libanaise, d’une famille chrétienne, natif du Sénégal, pays de l’Afrique noire francophone, majoritairement musulman, cette naissance a signé sa culture de base, une culture de métissage culturel et de brassage humain, où se conjuguent, Islam et Chrétienté, bi-culturalisme franco-arabe, sur fond de rapport colonial entre oppresseurs et opprimés, entre exploiteurs et exploités. La matrice de sa structuration intellectuelle et morale.

D’un ancrage solide à gauche, nullement adossé à la moindre structure pour sa subsistance matérielle ou sa substance intellectuelle – contrairement à ses détracteurs -, l’auteur est animé de la ferme conviction que les Arabes n’ont pas vocation à être d’éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Son combat est mené, simultanément, contre les tyrans arabes ou non arabes et contre la tyrannie de la pensée occidentale. Ses amis sont ses amis, ses ennemis des ennemis qu’il combat comme tels, mais en aucun cas les amis de ses ennemis peuvent espérer devenir ses amis. Un combat dans la clarté. Front contre Front. Bloc contre Bloc. Stéphane Grimaldi a été notifié de la tenue du colloque le 26 septembre, soit deux mois avant sa tenue. Le déclic salvateur lui est parvenu, assure-t-il, sous la forme d’une salve de tweet provenant d’une meute haineuse des intellectoïdales.

Bien connue de la blogosphère nauséabonde, cette meute répond aux noms des habituels abonnés toxiques aux protestations sélectives, dont voici la liste sur ce lien: http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/polemique-caen-le-colloque-sur-la-syrie-derange-le-memorial-4611267

Nicolas Hénin, ancien otage en Syrie et générateur involontaire d’un flux financier de 16 millions d’euros au djihadisme terroriste, la rançon payée à ses geôliers, Jabhat al Nosra, le commanditaire du carnage de Charlie Hebdo, le ravisseur des 17 religieuses de la bourgade chrétienne de Maaloula (Syrie). La rançon fixée à 20 milllions pour Hénin et ses trois journalistes compagnons d’infortune, a été réduite de 4 millions à titre de bonus pour la politique menée par le plus célèbre ronfleur des forums internationaux, Laurent Fabius, qui leur avait décerné auparavant un brevet d’honorabilité.

Le « forfait » a été obtenu en vertu d’une transaction menée par les services de renseignements turcs avec le Qatar, avec la caution de la France. Un forfait apparu rétrospectivement comme une forfaiture abominable, qu’aucun des participants au colloque de Caen ne s’est jamais hasardé à commettre à l’égard de sa patrie.

Dans sa rage hennissante, Nicolas Hénin a toutefois omis de signaler que sa captivité a fait l’effet d’un jackpot. Ré-animateur du blog « un oeil borgne sur la Syrie du Journal Le Monde, propriété du trio millardaire BNP (Bergé, Niel Pigasse), il est de surcroît commentateur sur BFM-TV, salarié du groupe de presse de Patrick Drahi, le milliardaire franco-israélien. En la matière on aurait rêvé meilleure posture morale de la part d’un allié objectif volens nolens du terrorisme djihadiste.

Nicolas Tenzer, l’autre indigné de service, n’est que le passeur de plats de Bernard-Henri Lévy, le philosophe du botulisme, le naufrageur de la Libye et de la Syrie, en droite ligne des objectifs globaux de la stratégie israélienne, responsable, à ce titre, au premier chef du flux migratoire qui a déferlé depuis la rive sud de la Méditerranée sur la France, mettant en péril la blancheur immaculée de sa population. Le troisième ange exterminateur n’est autre que l’ultra faucon Bruno Tertrais, professeur des relations internationales à l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, une institution dont le papa de Nicolas Hénin était le président. Ah les ravages de l’entre soi égotique du parisianisme calfeutré !

Une conjuration de cloportes, chassant en meute depuis le début de la guerre de destruction de la Syrie avec pour grand gourou François Burgat/Burqa, « l’idiot utile » du djihadisme erratique et bénéficiaire à ce titre d’une subvention de deux millions d’euros du Conseil Européen des Relations extérieures. Secondé par le colonel Salafi, alias Romain Caillet, Fiché S mais néanmoins boursier de l’Etat français, ainsi que la cohorte des suffragettes de la contre révolution syrienne, dont l’une, – fâcheuse coïncidence -, Hala Kodmani, est également salariée du milliardaire franco israélien Patrick Drahi, en sa qualité de graphomane au journal Libération.

Enfin dernier et non le moindre des imprécateurs n’est autre que Ziad Majed, le dernier chouchou de l’intelligentsia parisienne, qui s’étrangle de rage devant la « République monarchique » constituée par le clan Assad en Syrie, – éminemment critiquable -, mais lourdement taiseux sur les dynasties africaines: Laurent et Joseph Kabila au Congo Kinshasa, Omar et Ali Bongo au Gabon, Gnassingbé et Faure Eyadema au Togo, sans doute en raison de leur rôle de pourvoyeur de djmebés et de mallettes de la classe politico médiatique française. La dernière coqueluche à la mode des plateaux de télévision est un parfait représentant de la gauche mutante libanaise dont le plus illustre exemple n’est autre que Samir Kassir, ancien compagnon de route communiste syro palestinien de la Révolution Palestinienne reconverti en fer de lance de l’invasion américaine de l’Irak (2003) ; un reniement que ce «martyr de la presse» a sans doute payé de sa vie.

En s’érigeant ainsi en gardien de la vertu républicaine, le charlot de Caen a fourvoyé sa fonction, disqualifiant par la même sa mission de gardien du temple. Frappé d’indignité dans sa personne et dans sa fonction. Ne ultra sutor crepidam : « que le cordonnier ne juge pas au-delà de la chaussure ». «Apelle, le plus illustre des peintres grecs (IVe siècle av. J.-C.) vécut à la cour d’Alexandre le Grand, dont il fit le portrait. Il se signala par le charme souverain de ses figures, rehaussées d’un brillant coloris. Apelle, loin de s’offenser des critiques, les provoquait pour en faire son profit. On rapporte qu’il exposait quelquefois ses tableaux en public, et qu’il se cachait derrière la toile pour entendre les réflexions de chacun. Un jour, un cordonnier trouva à redire à la sandale d’un personnage. Apelle corrigea le défaut. Le lendemain, le même ouvrier s’avisa d’étendre ses critiques à d’autres parties du tableau. L’artiste sortit aussitôt de sa cachette et lui dit : « cordonnier, tiens-t’en à la chaussure ». De là est venu ce proverbe : ne sutor ultra crepidam. Stéphane Grimaldi : Tenez-vous à la chaussure. Ne dépassez pas votre seuil d’incompétence, immense, de crainte de sombrer dans le ridicule : Charlot de Caen. Zozo for ever. Et risée planétaire pour l’éternité ».

MICHEL RAIMBAUD ET ALEXIS CHEBIS

Enfin, nous laissons conclure Michel Raimbaud et Anas Alexis Chebis conclure : « Liberté, liberté chérie… Nul ne pouvait penser que le colloque du 26 novembre organisé au Mémorial de Caen par le Collectif pour la Syrie pourrait passer inaperçu, la guerre de Syrie et ses enjeux étant un sujet ultra-sensible qui exacerbe les passions, mais qui n’a jamais été présenté au public comme il conviendrait dans un Etat démocratique.

Voilà en effet près de six ans que nous entendons une seule version des faits, et ce monolithisme, quasiment sans précédent dans l’histoire contemporaine de notre pays, est déplorable et inadmissible. Il en dit long sur la déliquescence intellectuelle et morale de nos « élites ». La pensée unique n’est jamais bon signe, encore moins si elle se greffe sur un récit simplificateur, désinformateur et menteur.

Il ne s’agit pas de faire de la propagande, mais de proposer une lecture différente, et en tout cas de présenter une vision plus équitable et plus équilibrée des faits et des réalités. Le Colloque de Caen a été annulé sous l’effet de pressions qui ne visaient qu’à déconsidérer, selon une méthode bien connue, les organisateurs et les intervenants en mettant en cause leur « moralité » ou leur « rigueur scientifique ». Pourtant, s’il y avait vraiment des gages à demander quelque part, c’était plutôt aux « révolutionnaires offshore » syriens qui hantent les palaces et les palais nationaux ainsi qu’aux allumeurs des réseaux sociaux, experts en la matière. Il est vrai que nos censeurs ont un culot assez phénoménal et qu’ils ne brillent pas par leur tolérance. Ils aspirent à diriger la Syrie, mais ils censurent, ils menacent déjà. Qui aimerait être gouverné par de tels révolutionnaires, même affublés du qualificatif de modérés, à part leurs sponsors, qui ont du mal à faire la part des choses entre les effusions et les explosions. Il aura suffi d’un seul colloque (qui n’avait d’ailleurs pas encore eu lieu) sur les centaines qui ont anesthésié et intoxiqué l’opinion française pour faire sortir de leurs gonds, à en perdre la raison, les « démocrates » et leurs protecteurs.

« On ne pouvait pas (paraît-il) laisser les clés du Mémorial à un colloque suspecté de défendre les positions de Bachar Al Assad, lequel depuis 2011 conduit une guerre infâme », mais la décision (du Mémorial) d’annuler le colloque revient à donner aux lobbies bien connus la faculté de pouvoir, au choix, verrouiller ou ouvrir les portes…

La politique française, bien qu’elle se veuille décomplexée, n’est pas au-dessus de tout soupçon et il ne semble pas immoral de la remettre en question : l’acharnement à détruire un Etat souverain avec lequel aucune guerre n’a été déclarée, à saper toutes les chances de règlement politique, à bafouer toutes les règles du droit international et la légalité onusienne, est contraire à la tradition de notre pays : c’est sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité qui assure à la France une bonne partie de son rang . Ne serions-nous pas en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ?

La Syrie est déjà en partie détruite et les Syriens se sentent oubliés, seuls avec leur malheur, d’autant plus grand qu’il est occulté en Occident et dans ceux des pays musulmans qui ont pris fait et cause pour la « révolution » dont se réclame l’opposition armée. A Paris, on préfère en rester à des obsessions qui ne sont plus à l’ordre du jour et à des nostalgies de contrats qui ne seront jamais honorés. Ce n’est ni honorable, ni raisonnable.

La vérité est limpide et il suffirait de regarder pour voir, d’écouter les témoignages pour comprendre et de prêter attention au flot grandissant des voix qui contestent la vision truquée que l’on nous inflige en toute circonstance. Au pays de la raison, il n’en est rien. Oui, sur ce point, on peut bien parler de « l’exception française », et elle n’est pas glorieuse car, à la coupe du monde diplomatique, nous sommes d’ores et déjà hors-jeu ou sur le banc de touche, et nos protégés « révolutionnaires » avec.

Nombreux sont les Français qui rêvent du jour où se lèvera une équipe de visionnaires hardis, capable d’accompagner l’émergence d’un nouvel équilibre mondial et de redonner à leur pays, celui des Lumières, la place qu’il a hélas perdue dans le concert international. La France doit retrouver au plus vite sa liberté de décision et ne plus laisser des « alliés » qui ne nous veulent pas de bien, des « amis » de circonstance ou des groupes de pression divers décider de son destin. Les Français doivent tout simplement recouvrer la liberté, celle de s’exprimer en premier lieu. Assez de censeurs, de maîtres chanteurs, de gourous, de terroristes intellectuels : ils n’ont pas leur place au pays de la raison et la liberté ».

Nous rentrons d’Alger où nous avons participé au 21ème Salon international du livre (SILA). Cette manifestation populaire qui a vu la fréquentation de plus d’un million et demi de visiteurs reste incroyable par la variété de ses exposants et de ses dizaines de conférences et débats sur les sujets nationaux et internationaux les plus sensibles. Croisements multiples et baroques de moustachus, de barbus, de mini-jupes et de hijabs, d’Africains du Nord, du Sud, de l’Est, du Centre et de l’Ouest, d’Européens de toutes nationalités et notamment française, ce SILA s’est imposé, depuis de nombreuses années déjà, comme l’un des théâtres mondiaux de la liberté de penser, d’imprimer et de diffuser, de la liberté tout court !

Une évidence aujourd’hui : la liberté d’expression est plus grande à Alger qu’à Paris. Nous l’écrivons et le proclamons depuis Genève, refuge de Jean-Jacques Rousseau et de tant d’autres. La semaine prochaine – et toujours des rives du lac Léman -, nous reviendrons sur les situations militaires d’Alep et de Raqqa. Bonne semaine quant même !

Richard Labévière

source: http://prochetmoyen-orient.ch/censure-francaise-je-suis-memorial-de-caen/


 
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De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes Par Nicolas Bonnal

22 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #De Gaulle.

De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes
Par Nicolas Bonnal

dimanche 20 novembre 2016, par Comité Valmy

De mai 68 et des conspirations anglo-saxonnes

Le gaullisme fut en fait sauvé par la Russie et par la CGT. Et comme dit un inspiré Guy Debord, « rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968 ».

Parlons de mai 68. Comme disait le philosophe libertarien Murray Rothbard (aux antipodes des néocons et de leurs relais médiatiques), « on appelle conspirative l’histoire qui n’est pas rédigée par l’autorité étatique officielle » et ses rédacteurs orwelliens. Cette citation importante met en relief le fait que l’histoire officielle (celle qu’on enseigne à l’école) est en elle-même une conspiration destinée à couvrir les crimes et les méfaits de nos élites privées ou bureaucratiques, et ce, quelles que soient les prétentions des fonctionnaires qui l’enseignent ; Nietzsche en parle déjà dans la deuxième considération. La désintégration de l’enseignement historique en France (ou de ce qu’il en restait…) sous le gouvernement socialiste met en lumière cette tentative.

 

L’universitaire Ralph Raico en Amérique décrit, dans A libertarian rebuttal (sur Mises.org) les nuisances que représentèrent les présidents mythiques comme Lincoln, Wilson ou Roosevelt. Et Rothbard explique ailleurs que l’Amérique n’a livré que deux guerres justes : la guerre d’indépendance et la guerre de Sécession, mais côté sudiste bien entendu. Revoyez le meccano de la générale !

 

Mais restons en France – ou dans notre hexagone !

Le Français moyen, comme le chien Ran-Tan-Plan, « sent confusément quelque chose à propos de mai 68 ». Le bataclan de ce mois légendaire avait tout, en fait, d’une révolution orange destinée à mettre à l’écart un pouvoir hostile, celui du gaullisme, et de soumettre la France, pardon, l’hexagone, à des intérêts occultes. Sempiternel malaise social français mis à part (voyez Vallès, Zola, Le Bon), on utilisa des émeutiers, on manipula des grévistes, on dénonça un despote, on déploya le beau slogan « CRS SS ». Le gaullisme fut en fait sauvé par la Russie et par la CGT. Et comme dit un inspiré Guy Debord, « rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968 ». Roger Frey parla de l’argent qui passait par la Suisse (L’Express N°2437) ; le fils du Général a dénoncé le rôle de forces opaques durant les événements si mal expliqués de notre post-histoire.

 

Le cruel dominion socialiste et chrétien-démocrate de la Quatrième république avait donné à l’empire américain toutes les garanties. Baroud colonial humiliant. Puis vint au pouvoir le Général, dont les convictions anti-impériales ne plurent pas à tout le monde. S’ensuivit une longue bataille politique et médiatique contre le pouvoir gaulliste en France et dans le « monde libre ».

 

Il est clair que le sinistre Lyndon B. Johnson et son administration Deep State détestaient de Gaulle. Le Général dénonce en 1964 à Peyrefitte les agissements de l’ambassadeur américain Bohlen (de la dynastie Krupp) avec la presse et la bourgeoisie aux ordres. Sur cette bourgeoisie, Chevènement a dit un jour, lors d’une vieille émission de l’ORTF : elle était aux ordres des Allemands pendant la Guerre, elle est aux ordres des Américains aujourd’hui. Et le gaullisme prétendait gêner le Lebensraum germano-américain qui engloutit aujourd’hui nos vieilles nations, pendant que la nouvelle Europe des Baltes, dirigée par des professeures américaines, exige en trépignant sa guerre nucléaire contre la Russie.

 

On retrouve deux éléments importants chez Carroll Quigley. Il dit, dans son opus sur l’établissement anglo-américain (il y célèbre la création de la table Ronde), que la France fut poignardée dans le dos (stab in the back) par l’Angleterre au cours des années trente, au moment notamment de l’accord naval anglo-nazi de 1935, parce que le groupe Milner ne voulait pas d’une grande guerre contre le nazisme ; il ajoute qu’on déclarerait la guerre au nazisme, mais qu’on ne la mènerait (wage) pas. Ce fut la drôle de guerre anglo-allemande, qui dura après le 10 mai 1940 : l’anglophilie nazie fit le reste, en Méditerranée et ailleurs. On préférait tuer du Russe. Guido Preparata explique tout cela très bien. Pour lui, les nazis ont joué les idiots utiles pour anéantir la puissance allemande et la Russie ; et ils n’ont jamais bien compris l’hostilité de l’élite anglo-américaine (elle ne veut que contrôler l’île-monde) alors qu’ils croyaient œuvrer pour elle. Preparata donne une fascinante interprétation cryptée des Falaises de marbre de Jünger.

 

Sur de Gaulle, Quigley, qui fut le professeur d’histoire de Bill Clinton, ajoute haineusement ceci, cette fois dans Tragédie et espoir :

 

« La France, malgré de Gaulle, devra accepter une Europe politique… Les USA veulent que l’Europe soit unifiée et alliée ; De Gaulle veut l’Europe désunie et indépendante… Il semble évident que l’Europe, malgré un considérable retard causé par De Gaulle, émergera unifiée et indépendante. »

Indépendante ???

Nicolas Bonnal
Le 25 octobre 2016

Bibliographie

Quigley (Carroll) – Tragedy and hope ; The anglo-american establishment

Preparata (Guido) – Conjuring Hitler

Peyrefitte – C’était de Gaulle

Rothbard (Murray) – A libertarian manifesto

Raico (Ralph) – A libertarian rebuttal

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Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #ACTUALITE, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #L'OTAN., #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Les média, #Politique intérieure, #l'horreur économique

Un discours essentiel de Donald Trump contre l’oligarchie et les médias mondialistes et corrompus incarnés par Hillary Clinton

 

Voici une vidéo tout à fait exceptionnelle qui ne sera jamais relayée, soyez en sûr, par nos médias corrompus : il s'agit d'une dénonciation claire, franche, et directe, de l'emprise d'une minorité antidémocratique et cupide sur les États-Unis (et c'est la même chose d'ailleurs aussi dans le monde) et des raisons profondes qui peuvent expliquer le vote d'une grande partie des américains en faveur de cet homme. Les gens en ont plus que marre de se faire voler leur maison par des financiers cupides, de se faire escroquer par des banques, de voir des politiciens qui ne pensent qu'à servir la soupe à des multinationales, et à des lobbies de toutes sortes, sans jamais se soucier de l'intérêt général, du bien commun, et des citoyens en général.

 

Notez bien son discours droit et sans aucune marque de sexisme, de xénophobie, etc., et de toutes les tares dont l'affublent systématiquement nos médias alignés propagandistes, menteurs, et dissimulateurs.

 

Un discours qui permet de mesurer tout le décalage qu'il y a entre l'oligarchie et le peuple, ainsi que le rôle et la responsabilité terribles des médias. Une étude vient d'ailleurs de révéler que sur 200 médias américains, 194 avaient soutenu Hillary Clinton... C'est dément quand on y pense... Comme quoi, la pluralités des médias ne garantie aucunement la diversité des points de vue (Voir cette très édifiante [vidéo]).

 

Maintenant, Donald Trump va-t'il réussir à foutre dehors cette oligarchie ténébreuse et à reprendre le contrôle ? Pas sûr... La bataille risque d'être très rude (contrairement à ce que pensent certains optimistes) parce-qu'il suffit de regarder la pugnacité malfaisante au cours des années des oligarques bancaires, des ploutocrates comme Georges Soros, des dirigeants de l'OTAN, etc., pour comprendre que ces gens ne lâcheront pas leur bout de gras facilement, et qu'ils vont lutter jusqu'au bout du bout du bout contre les peuples pour asseoir leurs dessins de domination totale du monde. La lutte s'annonce donc absolument féroce (nos ennemis utilisent de surcroît tous les procédés, même les plus pervers et les plus iniques et dégueulasses, ils sont prêts véritablement à tout, même à tuer et à créer des conflits et des guerres), et les peuples ont donc encore un long chemin de lutte à parcourir pour en finir avec les tenants de cette oligarchie malfaisante et du Nouvel Ordre Mondial.

 

Souhaitons de tout cœur que Donald Trump parvienne à reprendre le contrôle !

 

Un must, à voir absolument !

 

 

Nota Bene :

  • Pour des vidéos ayant dans leur titre "Donald" et "Trump", cliquez [ici].
  • Pour des vidéos ayant dans leur titre " Hillary" et "Clinton", cliquez [ici].
  • Pour des vidéos ayant dans leur titre " média", cliquez [ici].
  • Pour des vidéos ayant dans leur titre " journa", cliquez [ici].
  • Pour des vidéos ayant dans leur titre " propagan", cliquez [ici].
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  • Pour des vidéos ayant dans leur titre " essentiel", cliquez [ici].
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  • Pour toutes les vidéos de la catégorie "Politique, Démocratie, Libertés, et Altermondialisme", cliquez [ici].
Dans le cas où les liens ci-dessus seraient brisés, vous pouvez les retrouver ici : http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=8509
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Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

16 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #ACTUALITE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Nation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

Election américaine : La victoire en chantant ou le triomphe d'un peuple

© lefigaro.fr
Ecrasante victoire de Donald Trump dans le Nevada
L'Amérique a voté et la messe est dite. Donald Trump sera donc le 45ème président des Etats-Unis. J'en suis ravi car au-delà de la personnalité du vainqueur et, partant de celle de son adversaire battue sur toute la ligne, c'est avant tout une victoire écrasante du peuple américain que je salue.

Peu m'importe, à la limite, que ce soit Trump qui a remporté cette élection, et sur ce point, je reste constant avec ma vision des deux impétrants que je qualifiais il y a peu de temps de peste et de choléra. Le peuple américain s'est déplacé en masse pour dire non à tout ce qu'il abhorre. Sans réellement savoir de quoi sera faite l'Amérique de demain. Une Amérique qui, à l'instar de l'Europe a peur. Mais la peur n'est pas là où l'on pensait la trouver. La peur est désormais dans le camp de ceux qui, durant de très longues années ont répandu la terreur et la désolation dans le monde. L'Amérique des va-t-en guerre vient de prendre un coup d'arrêt à l'issue d'une campagne terrifiante et nauséabonde. Jamais une campagne électorale américaine n'aura autant senti les excréments. Le fond a été touché.

La plus grande nation du monde a montré son véritable visage. Le candidat républicain a ainsi été humilié ad nauseam par le camp des démocrates emmené par l'abjecte Hillary Clinton au coeur de tous les scandales. Jamais un candidat n'avait été autant trainé dans la boue et avec une telle haine. Une gigantesque campagne d'intoxication a été orchestrée par la quasi totalité des médias américains à la botte des tenants du pouvoir et de sa continuité dans le temps. J'avais mal pour cette Amérique et ses citoyens.

Cette désinformation s'est poursuivie jusqu'à ce qu'il faille se rendre à la réalité : le peuple avait élu Donald Trump. Aux Etats-Unis comme en France, les mensonges continuaient. J'ai ainsi entendu répéter à l'envi "nous n'avons rien vu venir". Quelle plaisanterie. Je dis, moi, qu'ils n'ont surtout rien voulu voir venir. Et qu'il ont menti au monde entier.

Ainsi, et alors que la victoire de Trump était acquise, les journalistes de BFMTV insistaient lourdement en clamant "les résultats ne sont pas définitifs et nous voulons encore y croire". Pauvres journaleux sans foi ni loi. A la botte du système qui tremble désormais lui aussi dans ses bottes.

Ceci m'amène à dire "si le peuple américain l'a fait, alors le peuple français peut le faire également". Et c'est bien ce qui va faire trembler les uns et les autres de nos politiciens de carrière qui, depuis des décennies, n'ont eu de cesse de nous imposer la pensée unique, de nous avilir, de nous abêtir, de nous humilier nous le peuple.

Les Américains ne sont pas des veaux et ils viennent de le prouver. Alors, marchons dans leurs pas. Infligeons-leur la sanction qu'ils méritent.

Aujourd'hui, je veux dédier à nos alliés américains, à défaut d'être amis, ces quelques paroles qui me semblent être de bon augure :
La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France
Rois ivres de sang et d'orgueil.
Le Peuple souverain s'avance,
Tyrans descendez au cercueil.

A l'instar des Américains, disons-le nous aussi : "Yes, We Can"     
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